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 Rage et tourmente. [Apparition *]

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Marcus Graybach
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MessageSujet: Rage et tourmente. [Apparition *]   Sam 20 Mar 2010 - 22:52

Quatorzième semaine, troisième jour.
Début de soirée.


Les chaînes cliquetaient autour des poings serrés du général en furie, sa rage incommensurable le rongeait. Le poison de la corruption l'avait mené à retrouver une cellule qui l'empêchait de mener à bien sa tâche, l'obscurité avait beau être moins présente, cette cage l'irritait au plus haut point et il douta longtemps de pouvoir résister à sa rage comme au palais Amazone. Les Amazones! Ces lâches qui se cachaient derrière l'image de victime qu'on leur octroyait et en profitaient pour désarçonner l'adversaire de la manière la plus vile qui soit ne faisaient qu'alimenter la profonde haine qui s'emparaît de Marcus, encore aux prises du fer et de la colère. Il fallait que son souverain le face sortir de là, et il réduirait à néant ce peuple de lâches! Ces hypocrites qui osaient l'accuser d'outrage alors qu'eux-même n'étaient pas capables de se défendre sans user des plus méprisables stratèges. Depuis trop longtemps Marcus portait de l'intérêt pour les peuples qui n'étaient pas les siens, il n'avait que trop écouté la voix qui lui suppliait d'épargner, d'éviter le massacre, mais cet humanisme se retournait contre lui et lui faisait entrevoir quel triste destin attend celui qui se montre clément sur les terres du Gwendir. Etre intransigeant, répandre la mort, et imposer la Terreur, voilà l'unique manière qu'il lui restait de finir cette guerre! Ces satanés juges se pensaient intouchables, ils regretteraient bien vite leur traîtrise et suplieraient avec autant de ferveur le général de leur laisser la vie sauve qu'ils ont soutenu les ennemis du peuple Humain! Puisque personne ne semblait comprendre les inquiétudes du général, il allait leur montrer ce contre quoi il avait mis la reine Amazone en garde, les enfants du nouveau peuple Gwendirien se souviendraient avec quelle hargne le général Marcus avait fait régner sur tout le continent les lois de la guerre et de la violence! Certes, des obstacles entravaient la route de l'Humain, mais combien de fois s'était-il sorti de pétrins dans lesquels il avait cru sa fin approcher, où la mort tenta de lui arracher son âme? Il avait un objectif, un devoir, qui le guidait, peu importe la façon dont il devait s'y prendre, il y arriverait. Qu'on se souvienne de lui en bien ou en mal était peut-être la dernière de ses préoccupations, il cherchait juste à satisfaire celui qui pouvait lui apporter le bonheur, le soulager de sa peine...

Allongé sur le modeste lit que possédait la cellule, Marcus laissa défiler les souvenirs devant ses yeux, les faisait danser, aussi douloureux puissent-ils être. Lors des dernières années beaucoup avaient perdu des êtres chers, et l'amour est ce qui guide avant tout un homme. Quand il lui est dérobé, c'est alors la haine qui vient obscurcir sa pensée. Un sentiment douloureux qu'avait réussi à repousser Marcus, mais qui revenait à la charge après tant d'évènements facheux. Ardiosis avait-il prévu que le général puisse être mené à combattre accompagné de la fureur qui était alors sienne? Avait-il tout prévu? Sinon, pourquoi l'aurait-il choisi lui? Son expérience n'était surement pas l'unique raison de ce choix.

Alors que sa femme et sa fille lui chantaient à l'oreille les douces musiques de leur passé et caressaient son esprit de milles baisers lointains, Marcus fut tiré de ses songes par le râclement strident d'une porte qu'on poussait au fond du couloir qui longait les geôles. Chassant sans vergogne la douce rêverie du général, un garde vint se poster devant les bareaux de la cellule, annonçant la nouvelle avec toute de même autant de respect qu'autrefois.

-Vous avez de la visite, mon général.

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MessageSujet: Re: Rage et tourmente. [Apparition *]   Mar 23 Mar 2010 - 20:57



Une ombre drapée d’un long manteau sombre gravit les escaliers du Palais de Justice avec une aisance particulière, une fluidité rare, tandis qu’une voiture tirée par deux chevaux noirs filait dans la nuit qui avait enveloppé la cité impériale. L’ombre glissait plus que ne se déplaçait, atteignant les portes de l’édifice en quelques secondes, et la personne qui l’attendait avec une appréhension peinte sur les traits du visage. Le Sergent en charge de la surveillance de la Prison ce soir s’inclina profondément à l’approche de la silhouette fantomatique qui se faufilait jusqu’à lui, et l’emmena aux travers des couloirs sans un bruit, sans un murmure. Pas même un souffle. Seuls leurs pas raisonnaient, accompagnant leur progression d’un rythme cadencé. Le Sergent poussa une porte et l’imposante silhouette qui se tenait derrière lui s’infiltra par l’entrée, pour descendre un escalier miteux qui conduisait aux tréfonds du Palais de Justice. Là où croupissaient les malfrats. L’odeur était peu accommodante, et la crasse suintait par les murs et le plafond. Pourtant, la silhouette encapuchonnée ne s’en offusqua pas et continua d’avancer d’une démarche assurée, presque tranquille, comme habituée à se mouvoir dans les boyaux qui constituaient les couloirs de la prison d’Yswllyra. La surprise était de taille et Ardiosis Bennefoy savait précisément où se rendre.

Le Sergent repassa devant lui, lorsqu’il fut arrêté devant une grille qui lui entravait le passage. Un geste d’impatience, un brusque revers de la main intima au soldat de se dépêcher. Nervosité. Anxiété. Honte. Tels étaient les sentiments dominants de l’homme qui se hâtait d’obéir à son souverain. Celui-ci retroussa son nez, huma l’air comme pour s’imprégner des émotions dégagées. Le Sergent annonça à l’homme avec qui Ardiosis était venu s’entretenir, qu’il avait de la visite. Il y avait presque de la dévotion dans les paroles du soldat, un respect religieux pour s’adresser à son Général déchu. Ainsi était la raison pour laquelle l’illustre monarque était en ces lieux. Un Chef aimé des armées et du peuple ne pouvait croupir en prison sans que cela ne lui porte préjudice. Car sans cela, qu’est-ce qui aurait amené le Seigneur Nordique à quitter sa Tour pour des affaires qu’il regardait de loin ? Marcus était un pion, certes, mais un pion utile. Bientôt, il sortirait.

Impatient, le souverain ténébreux repoussa d’une pression sur le bras le soldat qui ne s’écartait pas et lui ordonna tacitement de déguerpir s’il ne voulait pas avoir quelques ennuis. Le Sergent s’inclina, soucieux, et partit au trot à l’autre bout du couloir. L’ombre se décapuchonna et avança de quelques pas pour parvenir à la cellule où était retenu son Général. L’obscurité ne permettait pas de distinguer avec précision la scène, mais Marcus était bien là, chaînes aux poignets, rage écumant de sa bouche. Il devait être rongé par la colère d’avoir subi le revers d’un système qu’il ne maîtrisait pas, inconscient des enjeux politiques qui se cachaient derrière la Justice. Le procès avait été truqué d’après les rapports de ses conseillers, mais cela n’avait rien éveillé chez le souverain. Quelle affaire ne l’était pas en réalité ? Et si les Amazones s’étaient montrés intègres, les Hommes les auraient bernés. Ainsi allait le destin, et les desseins des dieux diraient certains. Mais Ardiosis ne s’autoriserait pas à spéculer sur les intentions des puissances supérieures, éphémères et changeantes. Seule la faiblesse des créatures mortelles était le poison qui rongeait le Gwendir.

« Bonsoir, Général. »

Voix insidieuse, pénétrant corps et chair, volonté et âme. Introduction à la condition du soldat qu’il était venu décharger du poids de son fardeau.

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Marcus Graybach
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MessageSujet: Re: Rage et tourmente. [Apparition *]   Mar 23 Mar 2010 - 23:28

Des ténèbres surgit la silhouette du souverain le plus craint et le plus haït de tout le continent, un homme dont le seul nom suffisait à vous glacer le sang, un roi qui avait réduit à néant ses opposants, et qui, maintenant, apparassait derrière les barreaux de la cellule du général graybach alors que le son de sa voix résonnait contre le métal froid des lieux et semblait se faire taire le silence oppressant qui avait règné jusqu'à cet instant des plus pesants. Marcus resta interdit à la vue de son souverain, celui à qui il avait fait le serment d'être fidèle, l'emblème de son peuple. Comment rester de marbre face à cette toute puissance? L'incarnation même du pouvoir qu'avait conféré à un homme Loki lui-même? Car Ardiosis Bennefoy n'était que l'ombre de lui même et plus qu'un corps guidé par la seule volonté d'un Dieu, réputé comme étant le plus vil de tous. Néanmoins, malgrè cette apparence peu reluisante de son roi, Marcus n'ignorait pas qu'Ardiosis pouvait amener le peuple Humain à la place de dominant. Il y avait là de quoi faire peur quand on savait quels ravages pouvait causer le Seigneur Nordique... Malgrè cette incontestable puissance, certains peuples résistaient et se pensaient assez endurant pour repousser l'assaut des fidèles d'Ardiosis qui, bientôt, allaient déferler sur les villes ennemies. Une attitude que ne comprenait pas le général, désormais résolu à écraser la rebellion ou tout signe de résistance.
Se levant de son lit après un très court instant de réflexion, Marcus salua son souverain. Avant toute chose, il devait s'excuser pour la gêne qu'il occasionnait. Plongeant ses yeux dans l'abysse ténèbreuses qu'était le regard du Seigneur Nordique, le général s'excusa.

-Mon roi! J'ai été sôt! Je suis navré de causer tel désordre, mais je pensais plus que tout à la réussite de votre entreprise, dit Marcus, peu doué pour se répandre en excuses.

Le général ne savait comment aborder son souverain, c'était un homme difficile à cerner et dont il ne valait mieux pas anticiper les réactions. Ainsi, il s'excusa platement, sans s'expliquer davantage, en connaissance de cause ; Ardiosis n'était surement pas venu chercher des excuses, mais était probablement là pour s'entretenir avec Marcus. Le général regrettait l'anonce qu'il allait avoir à faire à son souverain, mais ce dernier devait s'y attendre depuis longtemps, la guerre avec les Amazones était inévitable!
En y repensant, Marcus devint malade de rage, tout cela à cause d'une Amazone qui n'avait aucune expérience de la guerre! Tout comme les vieux bornés qui devaient maintenant lui lécher les bottes après sa réussite. Ces imbéciles allaient se lancer dans l'inconnu et riaient! Tant pis pour eux, Marcus avait tenté de les prévenir, ils avaient refusé d'écouter! Plus personne ne pourrait lui dire quoi que soit, les Amazones n'auront qu'à s'en prendre à eux-même!
Le général serra ses poings de nouveau, baissa la tête quelques instants, ne faisant plus face à son monarque. Un soupir las trahi sa frustration.

-Les Amazones devront être écrasés. Leur Reine se sent prête à vous résister et ne cache pas qu'elle n'hésitera pas à entraver votre avancée si nous tentons quoi que ce soit contre les Elfs. Je ne doute pas de notre puissance et j'irai, s'il le faut, vaincre ces guerrières.

Le général n'avait aucunement abordé sa situation, déjà parce qu'il ne désirait absolument pas insulter son roi en lui faisant remarquer qu'on se permettait d'incarcérer son propre chef des Armées dans sa ville, et, deuxièmement, parce qu'il savait qu'il allait sortir d'ici. Ardiosis avait besoin de lui, car il était le meilleur dans son domaine. Voilà pourquoi le seigneur Nordique l'avait choisi, lui. Marcus imposait le respect dans les rangs, les soldats le suivraient n'importe où. Il était autant un symbole de bravoure et de courage pour ses guerriers qu'Ardiosis était l'emblême du mal pour les autres peuples du Gwendir. Relevant les yeux vers ceux du roi humain, Marcus attendait la réponse de son visiteur, toujours impassible.

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MessageSujet: Re: Rage et tourmente. [Apparition *]   Sam 27 Mar 2010 - 12:03



L’homme d’armes resta déconcerté quelques instants à la vue troublante et peut être inattendue du monarque qui venait de sortir de l’obscurité des lieux. Le général avait-il envisagé que son roi le laisserait croupir dans une geôle, pendant les huit années qui lui incombaient de purger ? Ardiosis n’était un souverain qui tolérait l’incompétence et Marcus n’était sûrement pas sans le savoir. Réparer les erreurs de ses subordonnés lui déplaisait car il devait estimer que son temps ô combien précieux ne devait être gaspillé dans de futiles tracasseries. Le soldat finit par se lever de sa couche. Le regard intrigué, le sourcil droit très légèrement arqué, le Seigneur Nordique attendait une réaction qui ne tarderait pas à venir. Marcus s’excusa placidement, tandis que le monarque faisait glisser ses longs doigts décharnés contre les barreaux qui lui obstruaient le passage. Ardiosis n’avait que faire des remords de son général et son manque d’intérêt pour la première partie de son discours était flagrant. Le repentir était une perte de temps. Les choses se passaient et il n’y avait que les conséquences qui importaient. Les causes n’étaient qu’insignifiance. Marcus n’était pas idiot et c’est pourquoi le souverain avait pris la peine de se déplacer d’ailleurs. Il savait que son roi n’était pas venu l’entendre geindre et se fondre en excuses. L’empereur lui fut gré de continuer sur une autre lancée et l’estime qu’il portait au soldat, aussi ridicule qu’elle puisse être en réalité, n’en fut pas entachée. Il semblait soudain harassé, comme si une vérité trop difficile à énoncer lui brûlait les lèvres et avant qu’il n’avoue le fond de sa pensée à son souverain, un soupir lui échappa. Distant, Ardiosis jaugea son homme de main. Bien évidemment, il savait cela. Les farouches guerriers des Plaines de Fazor seraient les ennemis les plus radicaux qu’ils auraient à combattre. Les Ombres étaient plus timorés et n’opposeraient de la Résistance que tant que les Amazones seraient le Fer de lance. Et les descendants de Baldr ne desservaient que leurs intérêts, ils finiraient tôt ou tard par rendre les armes d’eux-mêmes.

Le ténébreux souverain esquissa un pas sur le côté, lent et démesuré, pour rappeler sa grandeur et son importance. Une lueur d’impatience brilla dans ses prunelles obscures et il balaya l’air d’un signe de main distinctif. Le tempérament belliqueux de son Chef des Armées était un fléau dont il se devait de se débarrasser s’il ne voulait pas avoir d’autres erreurs à corriger à l’avenir. Les Monteurs de Chevaux paieraient tôt ou tard l’insolence qui bouillait dans leurs veines, leur accordant l’illusoire espoir de mettre un terme à son règne. L’agacement fit claquer la langue du souverain.

« Ne sous-estimez pas la puissance des Amazones une seconde fois, Soldat. De ce que je constate, c’est vous qui êtes en prison.

L’illustre monarque fit un nouveau pas vers le côté, mains ramenées dans le dos. L’erreur de méconnaître ses ennemis avait placé le général dans une mauvaise posture. Et si l’indulgence du souverain pouvait être accordée une première fois, le pardon ne serait pas au rendez-vous en cas de nouvel échec.

- Certes, vous serez bientôt libre. Nos finances sont strictement régies par notre ministre Rhaer Thalion, mais il se pourrait que les Orthodoxes participent au financement de votre caution. Du moins, pour une partie. Comprenez désormais que vous êtes redevable à deux monarques, Général. Il serait donc malavisé de recommencer à vous jeter dans la Gueule du Loup.

Les intonations du monarque étaient intransigeantes. Inflexibles. Déterminées. Il ne laisserait pas son appui militaire recommencer les mêmes erreurs. Sa loyauté était sans égale, il le comprenait bien. Mais il était inutile de mourir bêtement, pour l’honneur de son souverain.

- Les Amazones paieront. Soyez en assuré, mon Ami. Mais ne laissez pas vos émotions prendre le pas sur vos décisions militaires. Un Général mort ne me servirait plus à rien. »

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MessageSujet: Re: Rage et tourmente. [Apparition *]   Sam 27 Mar 2010 - 16:07

Ardiosis ne pouvait être plus clair ; il faisait remarquer au général combien il avait été stupide d'aller en territoire Amazone. Marcus n'avait pas vu la chose de cet oeil, lui qui n'avait que désiré éviter une guerre entre Humains et Amazones. Mais maintenant qu'il adoptait totalement le point de vue qu'il aurait du avoir dès le premier instant, sa réaction d'alors lui parut finalement futile et terriblement stupide. Certes, une rage inédite s'était emparée de lui, néanmoins, il savait très bien que se jeter de nouveau face à ses ennemis était la pire des stratégies qu'il puisse adopter. Non! Il fallait user de la ruse, tourner les esprits, cacher ses véritables intentions, voilà comment il gagnerait cette stupide guerre. Les Ombres et les Druides semblaient les plus hésitants quant à leurs positions, de ce côté, le plus charismatique des opposants l'emporterait. Si Marcus réussissait à se faire craindre assez des Druides, il pourrait facilement entretenir le pacte d'alliance qui les liait. Il restait le cas des Ombres qui semblaient plus se tourner du côté des Amazones, mieux valait attendre et voir comment se déroulaient les choses.

« Je n'ai plus l'intention de me laisser aller à mes émotions, les Amazones ne m'ont que trop bien montré quelle attitude je me dois d'adopter face à mes ennemis. »

Ardiosis ne lui avait pas non plus caché que la caution du général serait en partie remboursée grâce aux Orthodoxes, ces derniers prouvant ainsi leur amitié à l'égard du peuple Humain. Une attitude qui, bien que généreuse, causa le doute dans l'esprit du militaire maintenant à l'affut de la moindre anormalité, du moindre geste suspect pouvant trahir quelque intention malsaine à l'encontre des intérêts humains. en repensant au général Gilad, Marcus se souvint parfaitement avec quelle facilité son pair avait caché ses sentiments et émotions derrière un voile de bonne humeur. Une attitude que devait adopter maintenant le général dans n'importe quelle situation, il était réputé pour être quelqu'un possédant un certain sang-froid, les derniers évènements avaient prouvé que certaines situations pouvaient provoquer de vives émotions chez Marcus. Donc, ce geste de grande générosité plaisait autant au général qu'il lui inspirait des doutes, d'autant qu'Ardiosis semblait profiter de la dette qui pesait maintenant sur les épaules du général. Il ne faisait aucun doute que les Orthodoxes avaient sauté sur l'occasion, le militaire leur était redevable, une manière assez subtile de le rabaisser. Il fallait faire attention à ces êtres possédant une puissance magique immense et capable de retourner la situation à n'importe quel instant, un nouveau voyage attendrait surement Marcus après sa libération.

« Je saurais être redevable aux Orthodoxes, ce peuple se montre bien généreux à mon égard, j'aurai plus tard besoin de m'entretenir de nouveau avec le général Gilad, ou son représentant.

Après qu'Ardiosis eut assuré Marcus qu'une épée de Damoclès pesait au-dessus de sa tête, le général comprit dans quelle situation il se trouvait mais ne faibli pas.

-Je ne mourrai pas avant d'avoir remboursé toutes mes dettes, mon roi. Je saurai me montrer digne de la chance que vous m'accordez. »

La situation était clair, Marcus ne pouvait plus faillir, il devait coûte que coûte réussir, et peu importe combien de temps cela prendrait, combien de vie cela coûterait, l'unique but était de vaincre les opposants du Seigneur Nordique, rétablir l'ordre sur le Gwendir en achevant une guerre qui venait à peine de commencer. Les première flèches n'avaient pas été tirées, mais la haine était perceptible, il ne restait plus qu'à embraser les esprits d'un dernier soupçon de rage et alors le chaos remplacerait les tensions actuelle pour mener à la plus sanglante des guerres qu'ait connu le continent.

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MessageSujet: Re: Rage et tourmente. [Apparition *]   Sam 3 Avr 2010 - 10:04



Le désintérêt du monarque pour la situation dans laquelle il se trouvait par la faute du Général se manifesta à nouveau sur les traits de son noble visage. Toutefois, quand son subordonné mentionna la générosité des Orthodoxes, le Seigneur du Gwendir ne put contrôler un geste de la tête aussi indolent que significatif. Le Roi des Magiciens n’avait que faire du général qui croupissait pour l’heure dans les cachots de sa propre cité. Le paiement de la caution n’était qu’un intermédiaire, un leurre pour afficher la dépendance des Humains à leur allié des Montagnes. Erendil San’Veck n’était pas généreux. Il était intéressé. Toute la loyauté qu’Ardiosis pouvait espérer de lui se quantifiait en pouvoir et monnaie. Tant que le peuple de Loki aurait à offrir, les Orthodoxes le suivront. Le Seigneur Nordique ne releva pas les propos de son appui militaire, car l’intelligence et le temps qui lui étaient impartis l’éclaireraient sur les véritables intentions de cette démarche. Il incombait à lui seul de démêler les tenants et aboutissants de cette intrigue politique, exercice qui ne ferait pas de mal à son intellect. Il avait des lacunes en matière de politique et Ardiosis tâcherait de lui faire prendre conscience de son retard.

La dévotion avec laquelle le Général exprima sa gratitude et sa volonté de se racheter n’ébranla nullement le souverain. En toute connaissance de cause, le Chef des Armées avait plutôt intérêt à avancer de son plein gré plutôt que par la cuisante douleur d’être un pion mené par une puissance supérieure. L’ennui était peint sur les traits du monarque. Que de futiles conversations il devait mener à présent ! Et le temps qui s’écoulait ne pouvait plus être utilisé pour des occupations dignes d’un plus grand intérêt ! Ramenant sa capuche sur sa tête, le Seigneur Nordique s’expliqua d’une voix amorphe sur la dette du Général.

« J’y compte bien, Général. Sans quoi, vous ne m’auriez sans doute jamais plus revu. Pour l’heure, je ne peux vous faire sortir de votre cellule. Vos détracteurs sont encore présents en ville et je ne voudrais précipiter une guerre que nous gagnerons largement en nous appliquant à la faire avancer dans le sens qui nous conviendra le mieux.

Ardiosis comptait faire plier ceux qui ne se soumettaient pas à sa volonté, mais le temps jouerait en leur faveur s’il était amputé de moitié. Tout vient à point à celui qui sait attendre. Nul doute que le Seigneur Nordique était patient.

- Les fonds pour votre libération seront levés d’ici quelques jours. A ce moment, vous pourrez sortir la tête haute et reprendre vos fonctions à mes côtés. D’autres affaires se trament actuellement, et vos services me seront rapidement nécessaires. Et cette fois, je vous chargerais de convaincre nos alliés potentiels, et non nos ennemis assurés. »

Les Druides venaient de perdre leur monarque. Nul ne pouvait prévoir qui le remplacerait sur le trône, bien que le prince Nillviem fût tout désigné pour porter la couronne. Il faudrait alors s’assurer de la légitimité de leur soutien à la cause humaine. Le Seigneur Nordique était prêt à repartir de cet endroit malsain et humide, laissant derrière lui son Général à son sort, pour quelques temps encore.


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MessageSujet: Re: Rage et tourmente. [Apparition *]   Sam 3 Avr 2010 - 18:44

Tout était dit. Marcus n'avait plus qu'à patienter, c'était d'ailleurs ce que lui conseillait Ardiosis, qui préférait une domination lente du Gwendir. Le soldat n'était peut-être pas fait pour le domaine politique mais ses dispositions naturelles pour le combat et sa grande connaissance des stratégies militaires faisaient de lui le pire ennemi sur un champ de bataille, et il savait à quoi menait la stratégie d'Ardiosis. Une guerre d'usure n'était pas celle qu'aurait préféré mener le général, mais après son erreur il ne pouvait contredire son roi, qui semblait plus qu'impatient de quitter ce lieu lugubre. Derrière le visage de cet homme se cachaient des plans qui provoqueraient surement les plus grands carnages qu'allait connaître le Gwendir. Une hécatombe que devrait mener Marcus, avec la bénédiction de Loki, d'Odin, et de son Roi.

" J'attendrai, mon Seigneur. "

Le Seigneur Nordique remonta la capuche de son long manteau, et comme accompagné des ténèbres qui emplissaient ces lieux putrides, il gravit les marches de l'escalier qui menait à la surface. Pas un bruit ne parvint au général qui s'adossa de nouveau contre ce qui lui servait de lit, les yeux dans le vide. La solitude était encore une fois sa seule compagne, une idée à laquelle il n'arrivait pas à se faire, car être seul était bien ce qui le rendait malheureux. Son coeur avait-il été fait pour aimer ou pour haïr? Apparemment, l'un ne peut exister sans l'autre...
~ ~ ~
An 807, Dixième semaine.
Début de matinée.
Le soleil se levait sur la plaine, les rayons s'infiltraient au travers des fines herbes qui montaient de la fine poussière sableuse qui couvrait le sol. Le vent caressait la chevelure blonde du garçon qui admirait le balais incessant des magnifiques chevaux de Fazor, de puissantes bêtes que seuls les meilleurs cavaliers du Gwendir pouvaient chevaucher. Le galop agité des créatures fascinait l'enfant qui restait planté au milieu de la végétation sèche, l'air s'engouffrait dans les plis de ses vêtements simples et les quelques épines qui s'y accrochaient ne gênaient pas le jeune garçon dans son avancée vers les merveilles qu'il rêvait de chevaucher. Un des chevaux s'avança quand la main tendue de l'imprudent tenta une approche plutôt direct, quelques secondes passèrent ainsi, alors qu'un contact s'établissait entre l'animal et le garçon. Cet instant de profonde complicité et d'un calme peu habituelle fut coupée par l'intervention d'un être subitement présent, une ombre qui grandissait et cachait le soleil levant qui encadrait d'un halo de lumière orangé les deux êtres. Le cheval tourna la tête puis partit au trot, dérangé par cette brusque intrusion.

" Marcus... Que va encore dire ton père?

L'enfant tourna la tête et fixa la nouvelle venue dans les yeux, non sans se tordre le cou. Sa mère rayonnait mais semblait à la fois en colère et amusée. Sa longue robe pourpre flottait derrière elle, ainsi que ses cheveux dorés qui semblaient se fondre, au loin, dans la lumière de l'astre qui avait fini de colorer l'horizon d'orange et montait déjà tout en peignant le ciel d'une magnifique couleur azur. Grande et splendide, c'est de cette façon que voyait le jeune Marcus son Amazone de mère qui le saisissait alors par la main et le ramenait à la cité.

- Crois-tu qu'il va te laisser revenir à Eralo si chaque jour tu t'aventures aussi loin?

Marcus baissa la tête, il n'avait voulu aucun mal, et puis il ne lui était rien arrivé. Il ne comprenait pas pourquoi on lui interdisait d'aller voir les chevaux, tous les amazones y allaient, eux. Même les plus petits que lui.

-Je ne veux pas retourner à Yswllyra. Pourquoi je ne peux pas rester ici?

-Parce que j'ai du travail. Et puis, ton père n'aime pas que tu te familiarises trop ici. "

Marcus baissa la tête de nouveau. Son père voulait faire de lui un soldat, dans la famille on sert le peuple, comme il disait souvent, on fait honneur aux ancêtres. Voir son fils évoluer en compagnie de femmes ne lui plaisait guère, c'était pourquoi il devait séparer le petit de sa mère afin de le former en compagnie d'hommes, de vrais! Des humains sanguins et solides qui lui apprendraient comment se conduire en homme et feraient de lui un véritable guerrier. Les parents de Marcus s'aimaient toujours, c'est ce qu'ils disaient, mais leurs peuples les séparaient... L'humain refusait de vivre dans les plaines de Fazor, et l'Amazone avait pour horreur la capitale humaine, une mésentente qui menait le petit à passer de territoires en territoires plusieurs fois dans l'année mais, récemment, Marcus avait eu l'impression que beaucoup de temps passerait avant qu'il ne revoit sa mère et les grandes cavalières qui le fascinaient.

" Allons! Ne fais pas cette tête! Tu me reverras, ne t'en fais pas. Montre à ton père l'amazone qui en toi! Tu vas devenir plus fort que tous les autres petits hommes.

-J'aime trop cet endroit. Yswllyra est moche!

-Mais ce n'est pas ici que tu serviras le mieux, Marcus. Tu es destiné à servir l'armée. Rejoins ton père, rends-nous fiers. "
~ ~ ~
An 835, Quatorzième semaine.
Troisième jour, Nuit.
Tant de souvenirs remontaient et causaient parfois des souffrances au général. Toute sa vie il aura été séparé de ce qu'il aimait. Que lui restait-il maintenant? L'honneur, peut-être. Que s'apprêtait-il à faire? Il allait écraser un peuple qu'il ne considérait plus depuis longtemps comme faisant partie de lui-même, et pourtant... comment définir le sentiment qui s'emparait de lui à cette idée? Repoussant ces pensées infernales, Marcus s'allongea, et tenta de trouver un peu de paix, un repos qui chasserait toutes ses préoccupations nuisibles qui faisait de lui un être indécis, incapable de suivre une unique voix, car possédant toujours et encore des sentiments en contradiction.

[HRP : Voilà un post qui clôture le sujet. J'ai pris une certaine liberté sur le personnage tout en conservant les traits caractéristiques de son histoire et de sa personnalité, j'espère que cela ne gêne pas.]

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Apparition
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MessageSujet: Re: Rage et tourmente. [Apparition *]   Mar 6 Avr 2010 - 10:32



{RP Terminé}

Tu peux considérer que ta libération s'effectue le soir du cinquième jour.
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MessageSujet: Re: Rage et tourmente. [Apparition *]   

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Rage et tourmente. [Apparition *]

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