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 Exil forcé ... [Libre]

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MessageSujet: Exil forcé ... [Libre]   Lun 7 Avr 2008 - 10:53

[ Suite d'Aurevoir Yswllyra ]

Troisième jour de la huitième semaine de l'an 835, aux alentours de dix heures du matin.


Pourquoi Siran avait choisi la voie menant à ce petit village humain ? Surement à cause de sa récente rencontre avec Idril Calafas, nouvelle monarque Elfe, dont les terres se trouvaient être bien proches d'Amirisha.

Le jeune prince restait encore marqué par cette rencontre bien étrange. En effet, les dernières paroles de la belle blonde lui avaient fait comprendre le rôle qu'il tiendrait dans le conflit qui se préparait. Il ne serait pas qu'un simple fugitif, non, loin de là. Au contraire, les humains ne suivant pas les idées d'Ardiosis ayant besoin d'un meneur, Siran savait qu'il devrait tenter de les réunir et de les protéger. Cependant, il était encore incapable de dire où et par quel procédé.

Gwendir était une ile vaste et il n'y avait pas un seul coin pouvant être dit libre et neutre. Chaque race avait depuis longtemps déjà établi les limites de leur territoire, et un humain, même accompagné de plusieurs alliés, aurait bien du mal à convaincre les souverains de faire diminuer la taille de leurs contrées respectifs.

Quoi qu'il en soit, sa mission était tout autre pour le moment. Il était bien temps d'appeler les premiers résistants, de faire entendre les premiers mécontentements, de pousser les premiers hurlements.

Qui sait ? Serait-ce dans ce petit bourg que le prince trouverait son premier fidèle ? Malgré cela, il tenterait par tous les moyens de se faire entendre.

La veille, après avoir quitté la capitale humaine, il avait donc erré jusqu'à voir un écriteau de bois affichant "Amirisha". Il se souvenait avoir entendu à quelques rares occasions ce nom et avait donc pris l'initiative d'y partir. Avançant à vitesse plus que modérée, ne voulant prendre le risque d'être remarqué et préférant se faire passer pour une âme errante plus que pour un prince fuyant, il avait du passer sa nuit dans un petit bois. Il était désormais dix heures, et Siran faisait son entrée dans le village. Un village fermier, entouré de champs et empli d'élevages variés.
Suivant le simple chemin menant à la place du village, Siran regarda alors autour de lui. Presque personne, tous devaient déjà travailler.

Dans un élan de courage, alors qu'il était encore sur le dos de sa monture, il hurla en espérant se faire entendre, non conscient des risques qu'il prennait :


" Que les humains s'unissent, et qu'Ardiosis ils punissent !! "

Ayant alors sorti son épée qu'il pointa vers le ciel, le prince espéra plus que tout que son peut-être premier allié entende ce qui demeurait être son premier signe de résistance.

[ C'est pas super long :s ]


Dernière édition par Siran Bennefoy le Jeu 10 Avr 2008 - 12:32, édité 1 fois
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Loran Kellac
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MessageSujet: Re: Exil forcé ... [Libre]   Mer 9 Avr 2008 - 16:54

Loran était en selle depuis l’aube. Pas pour une mission, non : il avait réussi à obtenir une permission d’une journée pour rejoindre sa famille, et lui annoncer, aussi, qu’il ne la reverrait sans doute pas de sitôt. Les troubles n’étaient pas encore bien affirmés, mais il le savait, cela ne durerait pas, et dans ces cas-là, il resterait sans nul doute de longs mois sans pouvoir rejoindre ses parents. Ils habitaient une petite maison perdue située au sud-est d’Amirisha, un village situé à une centaine de kilomètres de la capitale mais réputé pour la qualité exceptionnelle de ses terres et de ses pâtures. De nombreux élevages y étaient installés, et c’est tout naturellement que la père du jeune capitaine avait décidé de s’établir ici.

Le jeune homme tira sur les rênes, stoppant son étalon au sommet d’une colline. Il venait de se rendre compte de quelque chose : il avait complètement oublié les cadeaux destinés à ses parents, et, plus important encore, ceux de Tomin. Quel imbécile il faisait ! Le sac devait être bien tranquillement posé sur son lit, à l’attendre, mais il était hors de question de faire demi-tour ! Vu le paquet de lieux que cela impliquait, il préférait affronter la colère de son petit frère !

Mais pourquoi ne pas faire un détour ? Après tout, Amirisha n’était situé qu’à quelques dizaines de minutes à cheval du haras de ses parents, et cela ne le déporterait pas trop de sa route. Heureusement, il n’avait pas oublié sa bourse !
Faisant volter sa monture, le capitaine fit demi-tour, reprenant la croisée de chemins qu’il avait dépassé un peu plus tôt, et Glad avala au galop les quelques kilomètres qui le séparait du bourg. Enfin, plutôt un village, mais Loran ne désespérait pas d’y trouver son bonheur.

Il laissa l’étalon au maréchal de la ville, puis se dirigea vers les quelques commerces qui permettaient aux habitants de s’approvisionner. Il erra quelques temps avant de faire ses emplettes : une belle provision de sucres d’orge, une broche pour sa mère, une pipe de bois destinée à son père, sans oublier la commande d’une nouvelle selle, qu’il passa en allant récupérer sa monture. Elle n’était pas pour lui, mais pour Tomin, une selle décorée avec différents motifs insérés dans le cuir. Il connaissait la réputation du tanneur et, même s’il ne valait pas ceux de la capitale, il passait pour être à même de se débrouiller.

Loran s’apprêtait donc à rentrer chez lui armé de ses cadeaux, quant un bruit de cris attira son attention. IL n’était pas soldat pour rien, et son devoir était de jeter un coup d’œil. Dans un village isolé, les plus grands troubles étaient causés par les prédicateurs, voire même quelques raids étant donné la proximité de la frontière amazone, mais il se devait quand même de jeter un coup d’œil.
Vérifiant machinalement son équipement, il se saisit de son arc pendu à la selle et fit avancer Glad en direction du vacarme.

Un jeune homme, à en juger par sa carrure, était juché sur sa monture, l’épée brandie vers le ciel, hurlant des propos que Loran jugea particulièrement inconvenant. Il appelait…quoi ? Le village à se soulever, les traîtres à rallier sa cause ? Malheureusement, le capitaine ne pouvait pas voir le visage de ce parvenu, étant donné qu’il était dissimulé sous un ample capuchon. Mais la splendeur de son épée, ainsi que l’allure de son cheval et la richesse de son harnachement, tout indiquait qu’il s’agissait d’un fils de noble, bien décidé à prouver au monde sa valeur.
Il aurait du chercher une autre façon de s’affirmer, songea Loran avec amusement, car il risquait bien de passer quelques années au cachot.

D’une main légère, il guida sa monture jusqu’à avoir un bon angle de tir, et banda son arc. Il n’avait pas l’intention de tuer ce gamin, simplement de lui faire peur. Si comme il le pensait, ce n’était qu’un gosse désœuvré, une sévère remontrance suffirait. Il n’avait pas l’impression d’avoir affaire à un traître, ou sinon, sa façon de faire était bien stupide.
Le jeune capitaine banda son arc, resta immobile et tira sa flèche. Il avait bien visé, et le trait se planta entre les pattes de la monture du jeune homme qui broncha violemment, manquant se cabrer.

Loran ne bougea pas, attendant que l’apprenti traître lève la tête vers lui pour clamer.

Quelle jolie réplique ! Dommage qu’il s’agisse d’un blasphème envers notre Roi, parce qu’elle était vraiment bien trouvée !

Loran n’avait aucune idée de qui pouvait bien être son interlocuteur, mais il se tenait prêt à toute éventualité. Son arc, baissé vers le sol, était toujours bandé, au cas où le jeune homme se risquerait à faire quelque chose de stupide.
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MessageSujet: Re: Exil forcé ... [Libre]   Jeu 10 Avr 2008 - 13:03

Autant être franc, une pareille annonce dans un lieu si reculé était presque inutile. A quoi bon se faire des ennemis à peine arrivé ? Siran ne s'était pas posé la question. A ses yeux, bien qu'il y ait un risque, le temps n'était pas à la soumission et il se devait de faire comprendre à ses semblables que tous les humains ne seraient pas les larbins d'un Seigneur ayant plus du tyran que du gentilhomme.
Azgan, lui, semblait pourtant avoir remarqué quelque chose que n'avait vu son propriétaire. Ce fut un sifflement facilement reconnaissable qui avertit Siran de la présence de quelqu'un étant contre ses idées. La flèche, heureusement, n'effraya que légèrement le destrier noir qui ne fit que protester sous l'effet de la surprise. Un simple cheval aurait surement fui, mais Azgan était une monture ayant suivi un entrainement militaire, tout comme Siran qui la fit brusquement se mettre face à celui qui avait osé menacer le prince.

Aïe. Heureusement que sa capuche le camouflait, il n'aurait pas franchement aimé être reconnu avant de reconnaitre ... Loran Kellac. Loran et Siran, deux hommes rivaux pourtant si semblables. Durant le peu de temps où le prince avait accédé au poste suprême de Chef des Armées, il avait apprécié le travail de ce Capitaine ingénieux et fort, maitrisant lui aussi l'arc et se révélant être également un excellent cavalier. Même physiquement, on pouvait trouver quelques similitudes aux deux hommes.

Et que faire, que dire pour tenter de se défendre en évitant de créer un conflit qui serait plus que gênant. Un combat ne serait guère judicieux, car même si Siran demeurait être un combattant de talent, peut-être même plus talentueux que son ancien Capitaine, les locaux les plus pieux n'hésiteraient pas à soutenir un membre de la garde d'Ardiosis ... Encore fallait-il qu'il soit au courant des récents évènements.

Et si Loran lui-même ignorait tout de la rébellion profonde que voulait mener Siran ? D'après tout, le prince avait quitté la demeure familiale sans explications, et n'ayant encore lancé d'attaques concrètes contre son père, il pouvait tenter d'agir par la ruse. Car quoi qu'il en soit, Ardiosis ignorait peut-être même que celui qui le méprisant le plus était certainement son fils.

Baissant sa capuche et comptant sur le soutien de son éloquence naturelle, Siran dévoila alors un grand sourire chaleureux à l'égard de Loran. L'épée cependant toujours en main, il s'adressa à celui qui, il l'espérait, lui offrirait un respect naïf.


" Et Bien Loran, tenterais-tu de blesser ton supérieur ? Mon père n'apprécierait guère de savoir quelqu'un désireux de prendre ma place en m'exterminant ... "


Sa voix était piquée d'une touche d'humour, comme pour détendre l'atmosphère et agir comme le prince l'avait toujours fait en tant que Chef des Armées, poste qui allait logiquement se libérer.
Après avoir marqué une très courte pause, le jeune blond reprit


" Hum, je comprends malgré cela que tu te sois montré désireux de défendre les intérêts de mon père. Sache que cette ... "mascarade" ... n'avait à mes yeux pour seul but que d'envoyer les premiers opposants rejoindre les six monarques.
Et pour répondre à la question que tu as surement envie de me poser, mon absence, je l'ai moi-même souhaitée. Il me fallait me ressourcer quelque peu et réfléchir, la situation dans laquelle nous a mis mon père est embarrassante, mais je suis convaincu que Loki nous protègera comme il se doit de le faire, et que Gwendir acceptera notre soumission. "


Beaucoup de culot et un charisme de prince, voila les seules armes nécessaires à ce genre d'intervention. Les explications de Siran restaient plausibles, il fallait désormais espérer que Loran se montre convaincu, ce qui était envisageable.
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Loran Kellac
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MessageSujet: Re: Exil forcé ... [Libre]   Ven 11 Avr 2008 - 18:38

Le cheval, malgré la surprise qu’il avait du ressentir, ne bougea pas d’un pouce, ce qui confirma l’hypothèse du soldat. Une monture très bien dressée, un destrier de guerre sans doute, et il répondit immédiatement à son cavalier qui le plaça face au capitaine. L’étranger avait gardé son capuchon baissé, dissimulant ses traits, mais plus que tout, il avait gardé son épée dégainée. Loran se montrait sans doute un peu présomptueux de ses propres capacités, puisque, malgré la flèche encochée, il gardait sa propre arme baissée. Il n’avait pas l’intention de tirer une seconde flèche, mais simplement de réprimander ce gamin qui se croyait le champion des rebelles.

Quand le jeune noble fit tomber sa capuche, dévoilant un grand sourire… et des traits familiers, la surprise du jeune capitaine fut totale. Il ne s’était pas attendu à trouver le Prince Siran ici, dans un bourg paumé au milieu des champs, clamant ce genre de paroles. Mais plus que sa surprise, sa stupidité, et la très mauvaise situation dans laquelle il s’était fourré lui sautait aux yeux. Décidément, il avait un réel don pour s’attirer les plus grands ennuis… Une telle poisse, c’était presque de l’acharnement, non ?
Parce que sur ce coup, Loki s’était joué de lui. Non content d’avoir attaqué le Chef des armées royales, son propre supérieur, il avait osé élever la voix sur le fils du Roi, l’héritier du Royaume, et l’avoir taxé de traître. La liste de ses bourdes aurait pu être plus longue… enfin, ça aurait pu être pire… même si, pour le moment, il ne voyait pas trop comment. De plus, la réplique du Prince le mit extrêmement mal à l’aise. Jamais il n’avait eu l’idée de piquer sa place à son supérieur, son poste de Capitaine au service du Roi le satisfaisait pleinement, et l’idée que cet incident puisse arriver aux oreilles de son monarque n’était pas non plus pour lui plaire. Même si Siran avait l’air de plaisanter, il devait savoir que sa réplique n’était pas particulièrement élogieuse pour son subordonné.

Le jeune capitaine glissa la flèche dans son carquois, rangeant rapidement son arc et glissa à bas de sa selle, se dirigeant vers la monture de Siran avant de s’incliner devant son prince. Siran lui expliqua qu’il comprenait son ardeur à défendre les intérêts du royaume, mais que sa propre intervention avait pour but d’éradiquer les futurs traîtres à l’empereur du Gwendir, et que sa présence ici était une coïncidence.
Qu’aurait pu répondre Loran ? Certes, il avait entendu des rumeurs, sur une soi-disant dispute entre le prince Siran et son père, et aussi sur le fait que sa monture avait disparu des écuries. Des rumeurs, des on-dit, mais pourquoi aurait-il pensé que Siran était opposé à la politique de l’empereur Ardiosis ? Pourquoi n’aurait-il pas cru ce que lui disait son supérieur ? Même si quelques détails ne collaient pas, il le savait, mais comment le faire remarquer ?

Le capitaine releva les yeux vers le prince, qui tenait toujours son épée à la main. Pourquoi ? Il aurait bien aimé le savoir, disons qu’il aurait bien des questions à poser, mais pas du genre de celles qu’un Prince peut entendre, ou accepter. Il prit donc la parole, d’une voix pas tout à ait comparable avec celle qu’il avait prise pour le provoquer quelques minutes plus tôt.

Mon Prince, vous… veuillez me pardonnez, je ne pouvais deviner qu’il s’agissait de vous. Si je puis me permettre, vous ne devriez pas sortir sans escorte, surtout pour défier d’éventuels traîtres.
Même si Loki veille sur notre peuple, des hommes en armes le secondent très efficacement.


Il n’insista pas sur le fait qu’il aurait pu le blesser, préférant éviter de mentionner ce détail fâcheux. En tout cas, plus le temps avançait, plus Loran voyait s’éloigner la perspective de rester quelques heures en famille.
Le stratagème de Siran avait réussi, mais son mensonge, concernant sa présence sur place, risquait d’être éventé lorsque loran rentrerait à la caserne. Cependant, pour l’instant, le jeune capitaine n’avait aucune raison de mettre la parole de son supérieur en doute.
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MessageSujet: Re: Exil forcé ... [Libre]   Mer 16 Avr 2008 - 12:13

Autant être franc, lorsque Siran avait décidé de monter sa mascarade, il s'attendait à tout sauf à ce que Loran finisse par le croire. Cependant, la partie de lui qui l'avait poussé à duper son ancien subordonné était convaincue qu'en moins d'une semaine, personne n'avait réellement compris pourquoi le jeune prince manquait à l'appel. Il était même probable qu'Ardiosis ne soit pas conscient de la rébellion et des projets de son propre fils. Toutes ces suppositions réunies pouvaient offrir un
avantage au fugitif.

Quoi qu'il en soit, il fallait rester prudent. Bien qu'ayant l'air décontracté, Siran avait gardé en main cette épée qui lui était chère, bien qu'il préfère largement la précision et l'attrait d'un arc. Cette pluridisciplinarité dans la maitrise d'armes avait été nécessaire à Siran lorsqu'il s'était montré désireux d'occuper le poste de Chef des Armées logiquement réservé au guerrier confirmé. L'épée, l'arc, l'arbalète, le javelot ou la lance, tant d'armes qui convenaient à un combattant de talent.

Loran, lui, semblait avoir oublié toute méfiance, ne se doutant de la supercherie, et avait l'air horriblement gêné. Il est vrai que s'il n'était pas en train de mentir, Siran aurait sans doute très mal pris l'action du Capitaine. Après avoir rangé ses flèches et avoir offert à Siran une révérence, Loran, un brin sceptique, s'excuse auprès de son prince. La situation était comique aux yeux du fugitif qui voyait quelqu'un qui, en connaissance de cause l'aurait attaqué, étant ébloui par la hiérarchie de son royaume, implorait le pardon d'un prince.

Toujours le sourire aux lèvres, Siran répondit à Loran dans le but désormais de le mettre mal à l'aise, la situation l'amusant.


" D'éventuels traitres ? A priori, c'est de mes propres soldats que je dois me méfier. Crois-moi Loran, je ne connais pas un seul humain capable de me vaincre, si ce n'est peut-être mon père. Les Bennefoy sont coriaces et mon éducation militaire me permet de rester confiant dans de tels lieux. Penses-tu sincèrement qu'un paysan armé d'une fourche a une chance de résister à mes flèches ? "

Conscient de l'avantage que serait Loran, pouvant apporter de fraiches nouvelles, Siran songea qu'il serait bon de passer un peu de temps à discuter avec lui, sachant pertinemment qu'il n'avait rien à craindre tant le dévouement du Capitaine était important. Cela en devenait presque dommage aux yeux de Siran qui savait que l'armée de son père contenait de bons éléments. La Résistance humaine ne serait surement pas constituée des meilleurs gradés en ses débuts, cela était à craindre. En s'engageant face au Seigneur Nordique, le Prince rebelle appréhendait le moment où ses premiers fidèles le suivraient, sachant que dans le lot, on retrouverait nombre de voleurs, bandits ou autres hors-la-loi. Chaque nouveau peuple connaissait des débuts difficiles, la Résistance humaine ne serait probablement pas épargnée.

Confiant, le jeune prince reprit alors.


" Hé bien Loran, regagne ta monture et faisons un bout de chemin ensemble, je n'ai pas de réelles destinations. Tu pourras profiter de ce voyage pour me conter les dernières nouvelles de la Capitale, je suppose qu'en ce temps de Terreur, les incidents ne doivent pas manquer."
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Loran Kellac
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MessageSujet: Re: Exil forcé ... [Libre]   Mer 16 Avr 2008 - 13:48

Si Siran avait pour but de le mettre en position de faiblesse, le moins que l’on puisse dire, c’est que son stratagème avait parfaitement réussi. Loran ne savait plus vraiment où se mettre, et les remontrances de son supérieur n’arrangeaient rien.
Pourtant, au fond de lui-même, le capitaine sentait que quelque chose clochait. L’attitude du jeune Prince, d’abord. Il avait toujours été sûr de lui, sans doute un peu prétentieux, mais jamais Loran ne l’avait vu aussi nerveux. Du moins, c’est ce qui lui semblait, et le fait qu’il ait gardé son épée à la main renforçait encore cette idée. Pourquoi ? Parce qu’il avait quelque chose à cacher ?
Ca, Loran en était convaincu. Il était à des milliers de lieux de penser qu’il s’agissait d’une rébellion, plutôt d’une maîtresse. En effet, car sinon, qu’irait faire un Prince ici ? Si une jeune dame était l’explication, cela expliquait la dispute, et la soudaine disparition… couverte par son père, d’ailleurs. Loran ne l’avait su que par l’intermédiaire de l’un de ses soldats qui badinait avec l’une des servantes de la table d’Ardiosis, et qui avait confirmé l’absence du fils aîné du monarque.

Enfin, ce n’était pas le moment de penser à ça. La voix de Siran était quelque peu présomptueuse, mais Loran mordit sa langue et ne répliqua rien. Pour être tout à fait honnête, il aurait voulu répondre à son Prince que l’orgueil n’était pas une qualité pour un Chef des Armées, et que bien des paysans n’étaient pas armé de fourche, mais de solide acier. Certes, un paysan n’était pas en mesure de battre le fils de l’empereur Bennefoy, mais cinq ou six, c’était une autre histoire…
Mais le capitaine prit néanmoins la parole, d’une voix quelque peu froide et guindée. Siran le prendrait comme il le voulait, mais Loran ne pouvait laisser bafouer sa loyauté sans protester.

Je suis totalement dévoué à mon Roi, Messire, ainsi qu’à vous-même. Vos soldats ne sont pas des traîtres.

Il n’ajouta rien d’autres, ne répondant pas à la question du prince. La discussion risquait de prendre un tournant qui, il le savait, ne lui serait pas du tout favorable, aussi décida-t-il que tenir sa langue serait la meilleure des réponses à faire.
Le jeune capitaine devait bien s’avouer qu’il ressentait une pointe de colère envers son supérieur. Après tout, lui n’avait fait que défendre son Roi et les intérêts du royaume, et voilà qu’on le blâmait pour ça ! IL se sentait humilié et rabaissé, et ces sentiments ne lui plaisaient guère. Certes, il savait à quoi s’attendre en s’engageant dans l’armée, mais entendre le Prince lui tenir ces propos… La colère faisait étinceler ses yeux bleus, aussi détourna-t-il le regard.
Malgré cela, Siran avait toujours été quelqu’un de très perspicace, Loran n’était pas sans l’ignorer, et il se doutait que son jeune seigneur devinerait aisément ce que ressentait le capitaine.

Le jeune homme suivit le conseil de son prince et sauta souplement en selle, se penchant sur l’encolure pour remettre ses rênes en place. D’un claquement de langue, il fit avancer sa monture à côté de celle du jeune prince, avant de reprendre la parole d’une voix neutre, tandis qu’il faisait de son mieux pour cacher son irritation.

Je retournais chez moi, mon Prince, alors si vous n’y voyez pas d’inconvénient, nous pouvons prendre la route qui mène au haras de mon Père.
Quand aux nouvelles d’Yswllyra, elles sont plutôt calmes. Les troupes envoyées par l’Empereur n’ont pas encre fait leur rapport, mais tout semble indiquer que, si Rébellion il y a, elle est encore en formation.
La seule nouvelle inquiétante est une émeute dans la prison, mais tout est sous contrôle, et les coupables ont été arrêtés, messire.


Les coupables de l’émeute, pas les prisonniers échappés, mais le capitaine ne jugea pas utile de le mentionner. Il restait deux fugitifs, l’un qui avait fuit vers les terres des Amazones, l’autre qui, selon toute vraisemblance, se cachait au cœur de la capitale.
Toutefois, Siran n’avait pas réellement besoin de le savoir, si ?

Le jeune capitaine fit avancer sa monture vers la sortie de la ville, bien droit sur sa selle. Il se demandait quelles étaient les véritables intentions du Prince : quelque chose ne collait pas, mais il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus.
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MessageSujet: Re: Exil forcé ... [Libre]   Dim 20 Avr 2008 - 20:29

Tout se passait pour le mieux, et Siran était assez fier de voir que son habituel charisme le sauvait même dans de pareilles situations. Et quelle situation ! Le jeune prince allait en profiter un maximum, conscient de l'avantage que seraient des informations récentes de la cité s'il comptait bientôt lever sa Résistance.
Cependant, restant un tantinet stressé devant les risques qu'il prenait, Siran n'osait ranger son arme, voulant avoir un avantage certain au cas où son ancien Capitaine découvrirait que tout n'était qu'illusions et mensonges. Sachant pertinemment qu'il avait face à lui un gradé de qualité, le fugitif s'imaginait qu'à armes égales, le combat serait équilibré. Certes, il aurait été plus à l'aise avec un arc, mais ranger son épée, sortir son arc et le pointer sur Loran n'aurait rien de très naturel, ainsi avancer l'épée baissée mais en main demeurait être la meilleure chose à faire.

Mais à trop vouloir profiter des bonnes choses, Siran finit par s'attirer les soupçons fondés d'un soldat méfiant. En effet, il ne fallait pas oublier que le prince était un fugitif voulant hisser sa race contre son propre père, un statut dur à assumer et lourd en charges diverses. En voulant taquiner son subordonné, Siran l'avait froissé, et avait ainsi, par la même occasion, réduit la confiance et l'admiration du Capitaine envers lui. Et l'hésitation de l'attitude la mieux adaptée à la situation provoqua des pics d'orgueil ou de sympathie parmi les plus étranges, qui étonnèrent surement Loran, qui, comme beaucoup, avait du entendre de Siran que c'était un homme simple. Pourquoi alors se dire capable d'exterminer la population locale en la sous-considérant ? Une erreur de jeunesse, due au manque d'expérience du prince, à n'en pas douter. Seulement, s'il prétendait réellement devenir l'un des piliers de la Résistance contre Ardiosis, Siran devrait dorénavant éviter ce genre d'erreur grossière.

Une réponse vint alors, froide et moins amicale que tout ce qu'avait jamais dit Loran à son supérieur. Préférant ne pas répondre, de peur de s'attirer les hantises du Capitaine, Siran détourna son regard quelques instants, observant une maison banale qui lui semblait soudainement bien étrange - et surtout pratique.
Répondant à la proposition du prince, Loran monta alors en selle et les deux hommes commencèrent à suivre le chemin menant à la ferme familiale du Capitaine. C'était mignon de voir la vie plate que menait en fait ces soldats, vouant leur vie à Ardiosis et profitant de rares excursions pour aller voir leur famille en tentant de la rassurer. Dans le fond, c'était presque minable ...
Par chance, Loran continua à marcher au manège infernal et donna les dernières nouvelles de la capitale. Une aubaine, un don de Dieu, même si cela serait plus pratique, Siran décida de ne pas tenter de tuer cet homme fidèle à son Seigneur et bon soldat.

Première information, aucune Résistance ne s'était pour le moment manifestée. Siran serait-il le précurseur d'un futur mouvement populaire ? Du moins, cela restait à espérer, mourir car étant parmi les rares à ne pas exprimer son mécontentement face aux agissements du Seigneur Nordique resterait un acte brave mais inutile.
Seconde information, meilleure, un incident était survenu à la prison. Ceux l'ayant provoqué avaient malheureusement étaient arrêtés, Siran pensant alors qu'il aurait pu tenter d'en savoir un peu plus sur leur sort. Et les prisonniers, Loran ne les mentionna étrangement pas ? Tiens, le prince n'était à priori pas le seul à avoir quelque chose à cacher. Si les deux s'obstinaient à mentir, cette discussion serait rapidement inutile, bien que plus qu'un mensonge, c'était un silence qui trahissait Loran.


" Les prisonniers se sont révoltés ? Vous me direz, leur vie ne doit pas être des plus palpitantes, bien que beaucoup sont d'anciens combattants de talents ...
Hmm, tous ont regagné leur cellule suite à ce problème ou mon bon père a décidé d'exterminer le bas de l'échelle sociale, pensant qu'après de grands monarques, il pourrait inverser la tendance ? "


Dans ses paroles, une pointe de colère, facilement perceptible, avait cette fois-ci trahi Siran qui fut frappé par la stupeur suite à ses dires. Il était dans de beaux draps, et se hâta de reprendre, avant que Loran ait pu dire quoi que ce soit.

" Si c'est le cas, il a raison. Ces monarques étaient tous coupables de crimes immenses mais étouffés, à n'en pas douter, et ses prisonniers ne sont qu'un trou dans les caisses d'Yswllyra. D'ailleurs, nous devrions relâcher toutes ces pourritures dans la nature pour qu'ils aillent empester dans le territoire de nos futurs ennemis. "

Dans le fin de sa phrase, un ton tranchant et presque agressif. Ne pensant pas un mot de ce qu'il avait dit, Siran avait par contre pris soin de paraitre convaincant, son visage désormais habité par une sorte de haine qui semblait destinée aux prisonniers cités plus haut. A l'instar de ses pensées, le fugitif les avait dénigrés, alors qu'il se voulait être celui leur offrant une deuxième chance à travers la Résistance.
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MessageSujet: Re: Exil forcé ... [Libre]   Lun 21 Avr 2008 - 11:52

Le Prince ne se laissa pas abuser par son subterfuge, en même temps, cela aurait été trop beau. Loran, concentré sur la réponse à donner et, surtout, sur le fait de ne pas montrer sa colère, ne remarqua pas que l’intérêt soudain de Siran pour cette révolte, somme toute banale, était des plus étrange.
Mais de toutes manières, tout dans le comportement de son jeune seigneur était étrange. Le fait de garder l’épée à la min, pourquoi ? Pour se protéger d’éventuels ennemis, de ceux qui, l’espace d’un instant, il considérait comme des moins que rien ?
Non, ce n’était pas cohérent. Pour se protéger de qui alors, de lui ?
Cette question effleura l’esprit du capitaine, qui la rejeta en bloc. Pourquoi le fils d’Ardiosis aurait-il pu avoir peur de lui ? A moins qu’il ne craignait d’être découvert… mais de ce cas, qu’est-ce que Loran avait-il découvert par mégarde ?

Bref, des questions bien trop compliquées pour quelqu’un qui se vouait corps et âme à son seigneur… et à la famille royale. N’empêche, au fond de lui, Loran ne pouvait s’empêcher de penser qu’il s’était trompé : si Telak lui semblait plus humain depuis leur conversation, Siran, lui, était descendu dans son estime. C’est vrai que Loran ne lui avait jamais vraiment parlé directement avant ça, et il se voyait maintenant contraint de réviser son jugement. S’il idolâtrait son Roi, son fils, lui, avait une attitude bien trop étrange.

Et encore plus maintenant. La pointe de colère dans la voix du jeune Prince, à l’évocation de la mort des six monarques du Gwendir, était bien trop perceptible pour être ignorée, et même le brusque sursaut du Prince pour corriger ses dires dévoilait un peu plus la supercherie.
Loran le considéra d’un œil attentif, regrettant brusquement de s’être éloigné du village. Ils étaient en rase campagne, et le fait que Siran tenait toujours son épée à la main n’avait vraiment rien de rassurant. Mais il y avait sûrement une explication. Bon, sur le moment, il ne savait pas laquelle, mais après tout, il n’était que Capitaine, pas général des Armées, et son souverain ne venait pas lui confier ses plans les plus secrets. Mais tout de même…

Petit à petit, les pièces du puzzle se mettaient en place dans la tête du jeune homme. Il se considérait comme quelqu’un d’intelligent et de perspicace, mais ce qu’il croyait deviner devait forcement être faux.
Reprenons : la disparition brusque du Prince, après quelques éclats de voix… sa déclaration de guerre envers Ardiosis, avant une rétractation pour le moins étrange. Aucune escorte, seul dans un village isolé… situé près de la forêt d’ Ellendwraï, un lieu réputé pour ses brigands…. Et la facilité qu’ils avaient à échapper aux troupes royales.
Sans oublier sa nervosité, et quelques propos qui, pour un simple soldat, seraient sans doute passible de la pendaison pour trahison.
Bref, un tableau pas très glorieux. Mais il devait avoir une explication, une explication autre que celle à laquelle songeait Loran. Certes, il n’était pas sans ignorer que beaucoup avaient reproché à Ardiosis sa soudaine prise de pouvoir, le taxant de démon assoiffé de puissance. La Rébellion était inévitable, et le Roi avait envoyé ses troupes pour la prévenir. C4était vrai aussi que beaucoup, au sein même de l’armée, chuchotait quand à la cruauté de l’Empereur, et son étrange addiction à la Magie. Des rumeurs, des on-dit… mais le Prince Siran, le propre sang de l’Empereur, pouvait-il à se point se fourvoyer ? Pouvait-il croire que son père était devenu… un monstre ?

Ardiosis défendait la cause de son Peuple, et de ça, Loran en était persuadé. Si les Sept compagnons Gwendiriens (enfin, six^^) avaient été anéantis par le Roi, il y avait une raison. Et quelle que soit cette raison, Loran donnerait raison à son Empereur. La fin justifie parfois les moyens, et si Ardiosis avait agi ainsi, sa raison devait sûrement être la bonne.

Mais Loran se décida finalement à reprendre la parole. Inutile que le Prince ne devine à quoi pouvait bien pensé son subordonné, car tant que sa trahison ne serait pas avérée, Loran ne pourrait se résoudre à porter les armes contre son Prince. La loyauté peut-être à double tranchant, et il en faisait l’amère expérience. Prenant soin de contrôler sa voix, il répliqua au Prince.

Non monseigneur, les prisonniers ne se sont pas révoltés. Quelques gens du commun ont forcés les portes pour libérer ceux qui avaient, soi-disant, été enfermés par erreur. Nous avons arrêté les coupables, et rattrapé les prisonniers.
Seuls trois… non, deux ont réussi à nous échapper. Une femme, et un assassin qui a pris la route vers la frontière amazone.


Puis le capitaine ajouta quelques mots, tout en sachant pertinemment que c’était stupide, de tester ainsi le prince. Mais une voix lui soufflait qu’il devait être sur, qu’il devait s’en assurer, quitte à être déçu… ou sévèrement châtié.

Pardonnez moi, mon seigneur, mais vous avez tort. Le seul crime qu’aient commis les Sept compagnons Gwendiriens fut d’être stupide, et de ne pas avoir sût se plier à l’intérêt commun, intérêt que seul l’Empereur du Gwendir était à même de considérer dans son ensemble. Ils devaient disparaître, pour le bien de tous, mais ce n’était pas des criminels. Et je ne pense pas que votre père les considère ainsi.

La voix de Loran s’était faite criante de vérité. Il avait sincèrement confiance en ce qu’il disait, et surtout, il était loyal à son Roi. Maintenant, restait à savoir ce que répondrait le Prince : soit il abondait dans son sens, soit il cherchait à accabler son père.
Mais aurait-il sa réponse pour autant ? Siran était intelligent, et il était fort possible qu’il ne tombe pas dans le piège.
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MessageSujet: Re: Exil forcé ... [Libre]   Sam 26 Avr 2008 - 12:28

Rester cohérent restait difficile. Pourquoi ? Surement car d'habitude, le jeune prince n'avait guère pour manie de mentir et de jouer le rôle de quelqu'un qu'il n'était pas. Naturel, franc et simple, tant de qualités qui faisaient que réussir à convaincre l'un de ses anciens subordonnés que notre présence n'a rien de suspecte devenait un réel défi pour Siran. Cependant, cette qualité qu'est la franchise du prince pouvait également le sauver, ceux le connaissant le sachant direct et peu manipulateur. Son for intérieur criait au fugitif qu'il se haïssait lorsqu'il agissait pareillement, mais tout révéler à Loran serait dangereux, et ce n'est pas en affrontant un redoutable Capitaine d'Ardiosis que Siran montrerait sa ferveur à mener une Résistance. Non, réunir des sbires, voila la première phase du plan "Résistance humaine". Trop de sang avait coulé cette semaine, il n'était pas le moment d'envoyer aux cieux un innocent, surtout lorsque l'innocent n'était qu'un Capitaine pieu et dévoué à son Seigneur.

L'épée toujours en main, sa tension presque palpable, ses changements brusques de caractère ... Qu'est-ce qui laisserait comprendre à Loran que tout cela n'était qu'une mascarade piteusement menée, bien que le charisme de Siran, précieuse arme, restait être son unique espoir.

Quoi qu'il en soit, lorsqu'ils vinrent à parler de l'incident à la prison de la capitale, garder son calme et sa pérennité devint une épreuve trop difficile pour le prince qui relâcha la pression, dénigrant ce père aux allures de tyran, laissant ouvertement comprendre, à travers une voix pleine de haine, son antipathie envers ce personnage opportuniste et dément. Une erreur bien importante en la compagnie de Loran, erreur que le fugitif ne manque de rattraper, tentant de continuer dans sa lancée, comme si ce qu'il avait dit n'avait rien de grave et que cette critique ne changeait rien à sa fidélité pour l'Empire. Une situation des plus compliquées, que penserait le Capitaine face aux propos confus et extrêmes du jeune prince ?

Surpris, il le fut sans doute, et un silence pesant s'instaura. Siran resserra son étreinte sur le pommeau de cette épée qui lui servirait peut-être. Il ne le souhaitant pas, craignant qu'en suite, sa trahison soit découverte et qu'il ne puisse manipuler quelques braves soldats avant de s'affirmer résistant, bien que cet échange avec Loran serait surement répété de la part du Capitaine, envers quelques uns de ses amis. Aïe aïe aïe ...

Loran répondit enfin, et ce pieu homme qu'il était avait un comportement des plus exemplaires. Un brave type, qui n'évoluerait certainement pas, n'ayant pas la malice et la fourbe nécessaire pour surpasser ses concurrents aux postes convoités. Dommage.
Bien, deux échappés, ce ne serait pas suffisant, mais qui sait, peut-être le prince rencontrerait-il l'un d'eux, avec un brin de chance et une dose d'espoir. Pour espérer les rencontrer, il lui faudrait cependant parcourir le continent ...
La thèse que développa ensuite Loran semblait juste et avait été traitée dans un esprit plus clair que celui du prince qui ne savait pas comment agir. Cependant, la défendre n'avancerait à rien.


" Comment peux-tu prétendre connaitre les pensées de mon père sur un pareil sujet ? Est-ce toi qui a grandi à ses côtés ? Est-ce toi qui l'a vu sombrer ? Laisse moi répondre à ta place : NON ! "

Encore une colère perceptible. Bien, il n'était guère judicieux de rester en compagnie de Loran qui allait sans doute se douter de quelque chose. Partir, il était temps de partir.

" Je sais que mon père n'est pas fou, et que ses actes sont consciencieusement menés, mais il reste des mystères qui, je l'espère, trouveront une réponse.
Sur ce, Capitaine, je vais me retirer. Il est temps pour moi de ... retourner à la Tour, ma famille doit m'attendre, mon absence non-annoncée a du en surprendre plus d'un."


Sans ajouter un mot, Siran fit tourner les talons à sa monture et partit en vitesse, sans attendre une réponse. Son manque d'expérience, sa jeunesse, l'avaient trahi. Il n'était prêt à tout assumer, à tout faire, mais il le serait un jour. Décidant de poursuivre une errance près des villages humains dans l'espoir de trouver un refuge protégé, le prince se dit qu'il devrait prendre la direction d'un autre bourg, Amirisha devenant trop dangereuse, Loran y étant surement encore présent quelques heures.
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Loran Kellac
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MessageSujet: Re: Exil forcé ... [Libre]   Sam 26 Avr 2008 - 21:57

Je pense qu'on peut dire fin, non?
De toute façon, je pense qu'on se rencontrera à nouveau Very Happy
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MessageSujet: Re: Exil forcé ... [Libre]   Lun 28 Avr 2008 - 15:47

[ Dans ce cas, en attente de la prochaine confrontation ^^' ]

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