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 Le chant des beaux jours [Pv Lilian Tiwaël *]

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Elönia Aziel'Da
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MessageSujet: Le chant des beaux jours [Pv Lilian Tiwaël *]   Mar 23 Mar 2010 - 12:27

Quatorzième semaine de l'an 835
1er jour
Midi


Assise dans un confortable fauteuil, Elönia ne cessait de croire que le ton carmin de cette magnifique pièce était à changer. Ce salon avait besoin de modernité et avec les beaux jours, des couleurs plus douces seraient agréables à regarder. Le bras leste, pendant, sans grâce d'un côté de son fauteuil, la jeune femme commençait à s'endormir. Elle s'était retirée à l'écart pour lire un peu, mais elle fut contrainte d'admettre qu'elle n'avait jamais passé un moment aussi ennuyeux. Le salon était calme, certainement à cause du fait que ce soit l'heure du déjeuné. Regardant par la fenêtre, Elönia espérait pouvoir bientôt profiter du beau temps : sortir se promener, faire une longue ballade à cheval plutôt que de rester en permanence entre quatre murs.

Des éclats de rires, suivis d'une douce mélodie, la sortirent de sa rêverie. L'air joué était plutôt joyeux, ce qui réveilla complètement la jeune femme. Prenant soin de déposer son ouvrage dans la bibliothèque, exactement où elle l'avait trouvé, Elönia décida de rejoindre le cercle de jeune gens qui s'était formé dans un coin du salon. Jeunes nobles des deux sexes profitaient d'un morceau joué par un barde de passage. Ce n'était pas un troubadour banal venu gagner quelques pièces, car Elönia reconnut cette musicienne dont la réputation n'était plus à faire : Lilian Tiwaël. La jeune femme ne la connaissait pas personnellement, mais elle avait déjà eu la chance d'assister à diverses prestations à la cour, suivant les occasions. La douceur de sa voix et la perfection du son des cordes de son instrument étaient bien les raisons de sa réussite. Nombreux sont ceux qui se prétendaient poètes, mais la majorité n'était que des charlatans ou de pauvres hommes sans aucun talent. Alors que la jeune Nymphe, ou peut-être Elfe, car Elönia avait un doute sur ses origines, n'avait plus rien à prouver à personne.
La poésie finie, le barde enchaîna sur la suivante, sous les applaudissements de ses spectateurs :


« N'est-ce-pas magnifique ? ! S'exclama une Lady arriviste qu'Elönia ne supportait que les jours pluvieux. »

Faisant mine de ne pas avoir entendu, l'aînée des Aziel'Da se laissa guider par le doux son de la mélodie et ferma les yeux. Transportée sur un fleuve tranquille, elle flottait à sa surface, sentant une brise fraiche sur ses joues et le soleil sur sa peau. Elle voguait sans savoir où elle allait, laissant le destin l'emmener là où bon lui semblerait... Elle ressentait ce même plaisir d'évasion dans un monde imaginaire que durant son enfance : Petite, Elönia se laissait ainsi bercer par les contes de fée. A cette époque, durant son enfance, elle pensait que le monde était un vaste repas : il était différent chaque jour, comportant son lot de surprise, parfois bonne, parfois mauvaise, mais en fin de compte, elle était toujours pleinement satisfaite, le ventre plein. Drôle de métaphore pour caractériser la vie qui finalement n'était pas aussi évidente que cela...

«"Le chant des beaux jours"... »

Ce titre lui revint soudainement en mémoire : c'était celui d'une mélodie. La dernière fois qu'elle l'avait entendu, c'était à l'époque de son apprentissage de la musique. Cet air l'avait profondément ému et elle rêvait de l'apprendre. Seulement, la maladie avait emporté son professeur de musique et personne n'avait réussi à lui retrouver ce morceau, pour le lui jouer.

Le chant terminé, Elönia applaudit, avant de se faufiler jusqu'à l'artiste et de la prendre par le bras.


« Magnifique ! Prodigieux ! »

En disant cela, la jeune femme réussit à emmener la jeune Nymphe un peu plus loin pour qu'elles ne soient pas importunées.

« Votre registre est fascinent si je peux me permettre ! Dites-moi mademoiselle, connaîtriez-vous le morceau "Le chant des beaux jours" ? »

Cela était possible, alors Elönia n'allait quant même pas laisser passer cette occasion !

_________________

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Dernière édition par Elönia Aziel'Da le Mar 23 Mar 2010 - 18:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le chant des beaux jours [Pv Lilian Tiwaël *]   Mar 23 Mar 2010 - 17:50

Après la rencontre avec la femme sur la plaine, le jeune homme s’était rendu dans le village au nord de celle-ci, mais son temps en les terres obscures s’était tranquillement écoulé et il savait qu’il ne pourrait passer plusieurs mois ici. Le contexte guerrier des dernières semaines rendait son travail encore plus dur, mais plus important et le barde avait décidé qu’il serait plus judicieux d’apaiser les cœurs en peine que de tenter tant bien que mal de se battre contre la grande vague qui s’affaissait sur les royaumes en entier. Il s’était donc rendu de nouveau à la capital des Ombres dans l’espoir de pouvoir y jouer quelques morceaux, si ce n’était que pour les dames de la cour, cela n’avait aucune importance car son voyage aurait pris tout son sens. Il ne rêvait que de voir leurs visages s’illuminer au son de la musique, leurs cœurs battre au rythme de son violon et leur âme captivé par sa douce voix. Il croyait que la musique pouvait apaiser le cœur et les peines, qu’elle pouvait calmer ou attiser les plus grands feux, les plus grandes haines.

Lilian avait donc choisit de se faire inviter à la cour, en annonçant son passage en ville, profitant de son passage en ville, peut-être le dernier pour un temps très long, car comme les elfes il voyait le temps passer très lentement, il s’écoulait au grain de sable, il s’écoulait dans un sablier mystique très lent qu’il avait la chance de tourner une, deux fois, trois s’il était chanceux, alors chacune de ses actions pouvait être lente, chacun de ses plans pouvait être coordonné à la perfection, chacune de ses chansons comme s’il y avait passé des semaines, jours et nuits. Aujourd’hui, l’assemblée s’était formée en un cercle autour de lui, il n’avait reconnu aucun visage, mais ça n’avait aucune importance, il avait chanté et joué les chansons qu’il connaissait, enfin pas toutes, et celles qu’on lui avait demandé, car il était versatile et la musique coulait dans ses veines, en fait presque toute sa mémoire était centré autour de la musique, il se rappelait du goût des choses par la musique ambiante, pouvait décrire une pièce par l’énergie qu’elle dégageait mais aussi par la mélodie qu’elle lui inspirait.

Lorsqu’il s’arrêta de jouer, il vit une jeune femme s’approcher de lui, probablement une noble, mais elle semblait avoir beaucoup plus de cran que les autres, elle avait empoigné son bras avec force, et elle le tirait. Heureusement, il avait fini sa prestation pour la journée, et c’était avec un doux sourire sur les lèvres qu’il la suivit sans chigner. Son cœur battait encore la chamade, comme il le faisait toujours après une longue prestation, normal car c’était en soit exigeant et stressant, de toujours bien performer, de toujours être au sommet de son art. Il la regarda un bon moment lorsqu’elle s’immobilisa, un peu plus loin de la petite assemblée. Son regard semblait vide de vie sans la pupille au milieu, ou elle se mélangeait parfaitement à l’iris dans un tout argenté. C’était fascinant de voir les reflets du soleil dans ces yeux et probablement encore plus ceux des étoiles.

Pendant quelques secondes, Lilian regarda la noble sans trop savoir quoi dire, plutôt amusé de la situation. Cette spontanéité était une chose qu’il adorait chez les gens, ça les rendait tellement plus intéressants de se dévoiler sans la moindre gêne. Mais le jeune homme ne pu se retenir d’éclater de rire lorsqu’on l’appela ‘mademoiselle’. Oh, ce n’était pas méchant, il avait l’habitude, surtout que peu de temps auparavant il portait ses cheveux argentés d’une longueur et d’une coupe féminine, peut-être pour aller avec son personnage! Qui appelait un garçon Lilian, de toute façon… mais ça n’avait aucune importance. Il rit si fort qu’il du essuyer une larme qui perlait au coin de son œil. Elle avait dit ça avec tant de franchise et de cœur, peut-être devrait-il jouer le jeu.


« Eh bien oui, ça me dit vaguement quelque chose, mais je ne connais que l’air, enfin, je crois, plus que les paroles. Je veux dire si c’est un chant ça veut dire qu’il y a des paroles, mais je ne connais que la mélodie des beaux jours. » Il marqua une pause avant de s’incliner poliment, tenant d’une main son archet et de l’autre son violon. « Enchanté, mademoiselle, Lilian Tiwaël, à votre service, du moins pour tout ce qui est musical. »
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MessageSujet: Re: Le chant des beaux jours [Pv Lilian Tiwaël *]   Jeu 25 Mar 2010 - 17:43

Étrangement, la jeune Nymphe éclata de rire après que l'Ombre eut posé sa question. Elönia ne comprenait pas, pour le moment, ce qu'il y avait de drôle dans sa requête, se demandant même si la musicienne n'était pas en train de se moquer de sa petite personne. Elle ne put cacher sa tristesse lorsqu'elle obtint sa réponse, tant désirée. Pourtant, la jeune femme aurait dû se réjouir : trouver une personne qui connaissait cette mélodie était une véritable chance et peut-être qu'en entendant simplement le doux son de cette musique, Elönia se souviendrait des paroles et pourrait en toucher deux mots à sa mère pour qu'elle l'aide dans cette démarche.

Marquant une pause, son interlocutrice se présenta finalement. Elönia comptait faire de même lorsqu'un jeune noble lui passa dans le dos avant de lui murmurer d'une toute petite voix :


« Et ce n'est pas une demoiselle ! »

Le regardant partir, dubitative, le cerveau de la jeune femme, qui dormait visiblement encore, mit quelques secondes à comprendre où ce jeune homme voulait en venir. Lilian Tiwaël n'était pas une, mais un Nymphe. Se sentant rougir, Elönia entreprit une profonde révérence en tentant de cacher, comme elle le pouvait, sa honte.

«Je suis  Lady Elönia Aziel'Da. »

N'osant faire face au regard de son interlocuteur, la jeune femme ne savait que faire : en s'excusant, elle mettrait certainement mal à l'aise le barde et elle-même. Pourtant, dans une telle situation, cette solution lui paraissait la plus naturelle. La seconde option consistait à se taire et à faire comme si rien ne s'était produit. Cette attitude était monnaie courante chez la noblesse dont l'hypocrisie sentait mauvais jusque dans les rues de la ville. Osant regarder enfin Lilian, elle espérait ne pas être trop rouge et que ce dernier n'avait pas entendu le commentaire que l'on venait de lui faire. Paradoxalement, elle espérait qu'il comprenne son désarroi et l'excuse pour cette maladresse involontaire. Il fallait dire que la beauté exotique des Nymphes était intrigante. Elönia la jugeait plus efféminée que chez les Ombres ou les Humains, d'où son erreur.

« J'ai déjà assisté à vos représentations, de nombreuses fois. Votre réputation vous précède ! »

Finalement, elle choisit de se taire, préférant réorienter la conversation sur le sujet qui l'avait poussé à interpeller le barde. Seulement, Elönia se voyait mal lui poser d'autres questions ou de lui demander d'interpréter cette douce mélodie. Il était peut-être vexé. Il fallait dire, que si on l'avait pris pour un homme, elle aurait certainement mal réagi... Il fallait quand même préciser que pour la prendre, elle, pour un homme, il fallait être à la fois sourd et aveugle ! Alors, elle songea à se retirer, voulant s'excuser de l'avoir importuné, lorsque, malgré elle, un léger fredonnement venait de faire son apparition dans son esprit.

Et nous serons ensemble,
Oublions les pluies de décembre,

« C'est ça ! C'est ça ! S'exclama la jeune femme. »

Attrapant maladroitement les mains du barde encombrées par son archet et son violon avant de les presser contre les siennes, Elönia pensa qu'elle devait avoir des étoiles dans les yeux à ce moment précis, devant ce sauveur, qui venait de ranimer une vieille flamme éteinte.

« Je vous en supplie. Articula t-elle. Jouez-moi cette mélodie et je suis certaine que les paroles vont me revenir ! »

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MessageSujet: Re: Le chant des beaux jours [Pv Lilian Tiwaël *]   Jeu 25 Mar 2010 - 18:44

Lilian avait choisit de ne rien dire à la jeune noble. Il savait que ces gens pouvaient se sentir insulté par un rien et il semblerait qu’elle eut comprit, alors il n’en rajouta pas, mais une partie de lui trouva l’erreur fort mignonne. C’était rendu une habitude. Jamais les nymphes ou les elfes ne faisaient cette erreur, mais quand il se trouvait en visite chez les autres peuples, ça arrivait, c’était normal. Les nymphes étaient, après tout, de façon générale des femmes, et il ne pouvait être qu’un hybride, mais ça ne se voyait pas au premier regard, bien qu’il ne possédait pas les charmantes petites ailes de ses sœurs, il y avait quelque chose de féérique chez lui. Mais cela n’avait aucune importance. Il tenta de fredonner l’air que lui avait apprit son père, mais il était difficile de le faire sans connaître les paroles, le chant se faisait plus aisément avec des paroles. Lorsque la femme posa ses mains sur les siennes, il se contenta de sourire doucement, toujours fasciné de voir à quel point une simple mélodie pouvait raviver une flamme de passion dans le cœur des hommes et des femmes. Il la regarda avec de grands yeux et, de son caractère enfantin, il hocha de la tête, avant même de parler. Il ne voulait pas briser l’essence du moment.

Hésitant, il regarda la jeune femme mais alla s’installer sur un canapé qui s’était vidé en installant le petit violon noir et argent sur son épaule. Il le tenait avec une certaine maitrise, sans trop de force, il n’écrasait pas les cordes, visiblement, il connaissait son métier. Le violon était simplement posé sur l’épaule de sorte à ce qu’il pouvait chanter tout en jouant un talent rare, mais qui lui avait demandé des années de pratique, pour bien chanter, on s’entend. Il soupira avant de prendre une longue inspiration. Ses doigts bougeaient d’eux-mêmes sur les cordes, alors que la nymphe tentait de se rappeler de l’air, mais comme toutes les autres mélodies, elle coulait tout simplement dans son sang, elle faisait partie d’une mémoire qui allait bien au-delà de quelques années, elle faisait partie de son patrimoine, de son héritage et de son sang. Finalement, il commença à jouer tranquillement, se coupant du monde extérieur, ignorant en quelque sorte la femme qui se trouvait seulement à quelques pas de lui, alors qu’il jouait. Passionné. Vif…. Il semblait lui aussi faire partie de la musique, il semblait faire partie du morceau. Il respirait les temps et ses doigts semblaient bouger dans une fluidité en accord parfait avec le ton de la musique. Doux, mais distant, calme mais mélancolique, une musique qui rappelait un autre temps, qui rappelait d’autres jours, ceux-ci meilleurs mais lointains, ils ne reviendraient jamais. Heureusement, le barde pouvait vider complètement son esprit quand il jouer, penser à la mélodie, aux sentiments, sans se concentrer sur les notes. Son visage aux yeux clos exprimait une sérénité parfaite qui collait avec la pièce. Lorsqu’il eut fini, il allongea la dernière note et il enleva l’archet de l’instrument entrouvrant les yeux pour regarder la réaction de la jeune femme, espérant qu’elle soit positive et que ça soit bien cet air, sinon il ne pouvait savoir à quoi elle pensait.

Il garda un moment de silence, tant par respect que parce qu’il voulait lui donner la chance de se rappeler de ces paroles oubliées. Cela prendrait peut-être quelques fois mais ça n’avait pas d’importance. Quelques heures ne seraient jamais perdues si c’était pour voir une personne sourire. Il ne faisait pas son métier pour l’argent et c’était aussi bien car certaines années étaient plus difficiles que les autres. « Alors était-ce bien cela? J’espère que ça va vous avoir aidé dans votre rechercher… je ne peux vous offrir plus car je ne me souviens pas des paroles. Je ne les ai entendu qu’une fois et ce n'était pas dans votre langue, peut-être une variante d’une même mélodie, qui sait… »
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MessageSujet: Re: Le chant des beaux jours [Pv Lilian Tiwaël *]   Mar 30 Mar 2010 - 19:52

Se contentant d'un simple hochement de tête en guise de réponse, le barde s'installa sur un canapé disponible, toujours un peu à l'écart. Il semblait songeur. Elönia s'approcha en silence, ne disant rien, ne faisant rien qui pourrait le perturber dans sa préparation. Les artistes détestaient être dérangés dans ces moments, certain n'acceptant même aucun intrus durant la préparation. Un jour l'Ombre souhaitait regarder faire le peintre qui avait été engagé pour tirer le portrait de sa mère, mais celui-ci l'avait congédié poliment, lui expliquant qu'un artiste avait besoin de tranquillité. Ici, la situation était différente, car un barde avait l'habitude, sans vraiment avoir le choix, de jouer devant un public. Il n'existait, malheureusement, aucun moyen de jouer une mélodie et de pouvoir la réécouter plus tard grâce à un quelconque subterfuge. Les musiciens devaient donc jouer devant un public ou garder à jamais pour eux ce savoir tellement merveilleux.

Puis la mélodie envoutante commença. Le barde laissait glisser ses doigts sur les cordes, fermant les yeux avant qu'Elönia ne fasse de même, se laissant bercer par ce doux son qui avait peuplé son enfance. Car oui, il s'agissait bien du chant des beaux jours. Qu'elle fut sotte de ne pas avoir accordé plus de temps à la musique... Si seulement elle avait suivi bien sagement ses cours, elle aurait été certainement capable de jouer et de chanter, elle aussi, cette belle mélodie. Peut-être pas avec autant de dextérité et de passion que ce fascinent barde, mais avec tout l'amour que cette mélodie lui inspirait.


Et nous serons ensemble,
Oublions les pluies de décembre,
Quand revient le printemps.
Et le soleil brillera toujours,


Puis il termina, alors que les paroles se dessinaient petit à petit dans l'esprit d'Elönia. Apprendre à jouer d'un instrument ne l'avait jamais passionné, mais le chant, elle trouvait cela merveilleux. Enfant, elle pouvait rester devant le miroir à chanter jusqu'à que sa mère ou sa sœur, en manque de silence, vienne lui demander gentiment de se taire un peu. D'ailleurs, son niveau de chant avait toujours été excellent, même si sa maîtrise des instruments laissait à désirer.

Le barde s'inquiéta alors, pensant ne pas avoir réussi à la satisfaire sa requête, mais Lady Aziel'Da s'empressa de le rassurer :


« C'est bien cela ! Répondit-elle tout sourire. Je la reconnais. Mon professeur disait toujours que la musique était équivalente aux parfums. Il suffit d'une note pour faire renaitre une farandole de souvenirs disparus, presque oubliés. Il en va de même pour les parfums... N'êtes-vous pas d'accord ?  »

Il fallut encore un petit moment à la jeune femme pour que la totalité de la chanson lui revint en mémoire. Hésitant sur certains mots, elle chercha désespérément une plume et un papier pour pouvoir restituer les paroles. Elle prit son temps, raturant lorsqu'elle avait un doute sur un mot ou deux, avant de recommencer, d'essayer plusieurs versions. Au bout de quelques minutes, elle semblait satisfaite, relisant plusieurs fois pour être certaine de ne commettre aucune faute.


Elönia demanda avec hésitation une nouvelle fois au jeune Nymphe de lui jouer la mélodie. Il s'exécuta, la gratifiant d'une performance nettement meilleure à la première : visiblement, lui aussi avait retrouvé la totalité de ses souvenirs.

« Puis-je insister une nouvelle fois pour l'entendre de nouveau ? Et accepteriez-vous que je vous accompagne au chant ? Enfin... que j'essaye ! »

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