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 Parlons peu mais parlons bien... Et trinquons aussi! [PV Namira *]

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MessageSujet: Parlons peu mais parlons bien... Et trinquons aussi! [PV Namira *]   Jeu 1 Avr 2010 - 8:46



Adrian Duncan, Capitaine de l'Éphémère


Septième jour, Quatorzième semaine, An 835.
Fin d’après-midi, soleil déclinant, vent frais


Cette semaine avait été longue, éprouvante et terriblement riche en aventures et émotions diverses ! Tout ce qu’appréciait Duncan. Mais même s’il avait un goût très prononcé pour ce genre de train de vie, parfois un peu de repos ne faisait pas de mal. Et là, il en avait grandement besoin. Malgré tout, il restait capitaine de Nef, il avait donc besoin de faire un petit bilan et de se préparer pour la suite. Car bientôt, il allait devoir repartir avec son équipage. Il ne pouvait se permettre de rester en repos trop longtemps, c’est qu’il avait une très grande famille à nourrir ! Et ce n’était pas en restant derrière une chope d’alcool dans un rad miteux qu’il allait pouvoir offrir leurs paies aux matelots qui l’accompagnaient partout où il allait. Adrian ne pouvait que leur être reconnaissant à tous. Alors que beaucoup auraient prit la poudre d’escampette dès la première virée de l’Ephémère, les hommes et femmes qu’il avait choisit pour partager ses aventures avaient tous été, sans exceptions, fidèles et dévoués. Aucun ne se plaignait du train de vie d’enfer que leur faisait vivre leur capitaine un poil déjanté. A cette pensée un sourire vint s’accrocher aux lèvres d’Adrian, fier de son équipage, fier de sa Nef Volante, fier de lui quelque part. Emmitouflé dans une longue cape, le fougueux capitaine marchait à pas décidé en direction d’un petit village d’agriculteurs humains. Il avait prit la décision de faire atterrir sa Nef à la lisière du bois blanc de la forêt d’Ellendwraï et de faire le reste du chemin à pied. Donner quartier libre jusqu’à nouvel ordre à son équipage, il avait simplement convoquée sa divine seconde à le rejoindre un peu plus tard pour qu’il puisse discuter de leur situation présente et future. Et puis c’était l’occasion parfaite pour Adrian d’être en tête à tête avec Namira.

Il fallait avouer que depuis qu’il avait décidé de reprendre la Nef de son père, Adrian vivait pleinement son existence, sans trop se soucier des conséquences, sans trop réfléchir même, au plus grand dam de sa seconde. Impulsif, il aimait se retrouver dans des situations plus ou moins périlleuses. Mais c’était connu, la vie ne valait pas la peine d’être vécue si elle ne comportait pas quelques petites zones de risques. L’existence était trop courte, et l’atmosphère au Gwendir s’était largement dégradée. Sans en parler, chacun des habitants du continent savait que la guerre couvait. Certains s’y étaient préparer, l’attendait avec impatience ou au contraire la redoutait. Pour le moment, Adrian faisait partie de ceux qui ne préféraient pas y penser. Il menait son petit train de vie comme il l’entendait. C’était lui qui décidait de ce qu’il allait faire ou non et il n’était pas particulièrement pressé que cela change. La guerre était peut-être inévitable mais plus tard elle se déclencherait, mieux il allait s’en porter. Adrian ne put s’empêcher de soupirer. Le futur du Gwendir était incertain mais pour le moment, il n’avait pas le temps d’y penser. Il avait d’autre chat à fouetter, et le premier était d’examiner les offres qu’on lui avait faites. Il avait reçut quelques missives d’hommes d’affaires et autres pirates qui espérait son aide et celui de l’Ephémère pour mener à bien leurs projets. Offrir ses services aux plus offrants étaient un bon moyen de se faire de l’argent rapidement mais il fallait tout de même examiner chaque requête pour ne pas s’embarquer dans des missions trop périlleuses voire mortelles pour lui et son équipage. Aimer le danger et l’aventure était une chose, mener à sa perte tout les Hommes dont il avait la charge, pas question. Et puis c’était difficile de trouver de bons matelots maintenant ! Non, il aimait son équipage, il savait à qui il avait à faire, comment leur parler, la confiance régnait avec eux.

Le soleil commençait sa lente descente, l’air se refroidissait petit à petit, les oiseaux chantaient moins et moins fort, dans les champs environnant les derniers fermiers rentraient paisiblement chez eux après un dur labeur. Le sol était sec et à chaque pas, Adrian entendait ses semelles soulever la poussière. La nuit allait être fraîche. Mais qu’importe, il n’allait certainement pas la passer dehors. Pour le moment, il se dirigeait lentement mais surement vers une petite auberge qu’il avait repéré lors d’un ancien passage dans les parages. Amirisha était un tout petit village humain mais dans n’importe quel village, il y avait une auberge ou au moins une taverne. Adrian affectionnait ce genre d’endroit car là-bas les gens étaient naturel, ils ne se camouflaient pas dans l’hypocrisie des grands de ce monde, ils pensaient comme ils parlaient et inversement. Bientôt, la petite auberge entra dans le champ de vision de l’unique œil du capitaine. Ce dernier pressa légèrement le pas. Une fois qu’il fut devant la porte, il l’ouvrit sans délicatesse aucune, la referma en lui donnant un bon coup de talon. L’ambiance qui régnait ici lui arracha un sourire de satisfaction. L’auberge n’était ni grande ni petite, conviviale était le mot. Le comptoir se trouvait sur la droite du capitaine. Le tenancier lavait machinalement un verre, le même probablement depuis qu’il avait engagé une vive discussion avec l’un de ses clients. Les deux hommes riaient à gorge déployée. L’autre partie de la salle n’était que tables et chaises, toutes remplies ou presque. Des hommes et des femmes, mais surtout des hommes, buvaient, trinquaient à la santé de leur Dieux, riaient comme des malades et parfois même, un coup de poing jaillissait. Au donc de la salle, une imposante cheminée avait été construite et à l’intérieur ronflait un feu vif mais apaisant qui donnait à ce lieu un aspect encore plus chaleureux et détendu. Fier de sa trouvaille, Adrian se débarrassa de sa longue cape, s’approcha du comptoir et toisa le tenancier de son œil valide et lui offrit son plus beau sourire avant de prendre la parole :


« Salut l’ami ! Sert moi donc ce que tu a de plus fort, et apporte moi aussi quelque chose à me mettre sous la dent, j’ai les crocs ! »

Le bonhomme acquiessa de la tête avant de hurler quelque chose d’incompréhensible à une petite femme toute ronde, sa femme probablement. Le capitaine tourna des talons et alla écraser son postérieur sur une chaise pas loin. Il avait donné rendez-vous à sa seconde et cette dernière n’allait pas tarder à arriver. Adrian mit une main à sa poche sans pour autant en sortir son contenu. Il tenait juste à s’assurer que les missives qu’il avait reçut était toujours en sa possession. La petite femme toute en rondeur débarqua bientôt, posa un verre de taille moyenne devant le capitaine ainsi qu’une assiette largement garnie de viandes et autres aliments froids mais consistants et un gros morceau de pain. Adrian remercia la tenancière qui resta planté devant lui un moment avant de prendre la parole :

« J’espère que monsieur à de quoi payer l’adition sinon je l’avertis que mon mari n’hésitera pas à sortir sa pioche ! »

Adrian prit une mine stupéfaite. Visiblement, le tavernier n’était pas commode. Ou du moins, il avait trouvé une solution fiable quoique assez barbare pour se faire respecter de ses clients. Duncan ne put s’empêcher d’éclater de rire avant d’hausser les épaules et de prendre un ton innocent :

« Je vous avoue ma chère que je n’ai pas une piécette sur moi. Mais ne vous inquiétez pas, mon second arrive et elle se fera une joie de régler l’addition, je vous assure ! »

Et c'était l'entière vérité. Adrian n'avait pas un sous sur lui mais il comptait bien sur Namira pour payer son du à ce couple d'honnête travailleur. Rassurée, la femme repartit avec son plateau et Adrian continua de rire seul. Lorsqu’elle allait l’apprendre, Namira ,ne sera certainement pas ravie mais la taquiner, pour ne pas dire la mettre en boule était un des passe-temps favori de l’Amazone. Ce dernier fini par examiner le contenu de son verre : un liquide sirupeux et rouge vif y avait été versé. Arquant un sourcil, dubitatif, Adrian se demanda ce que ça pouvait bien être. Puis il en avala une grosse gorgée avant de soupirer très fort d’aise et de surprise. Il ne s’attendait pas à sentir ce liquide rouge brulant lui descendre dans le gosier de manière si radical. Riant un bon coup, il attrapa a grosse miche de pain et y mordit de bon cœur. Namira ne devrait plus tarder, il en profita pour recommander un verre avant qu’elle n’arrive et qu’elle lui interdise de prendre quoi que ce soit d’autre sous prétexte qu’elle n’était pas pleine aux as.
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Namira
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MessageSujet: Re: Parlons peu mais parlons bien... Et trinquons aussi! [PV Namira *]   Jeu 1 Avr 2010 - 13:55

Perdue cette nuit



Encore une journée qui s'achève sur une terre d'Hommes. Namira avait vu des paysages au court de son aventure avec l'Éphémère, mais celui-ci semblait étrangement calme. Quand elle était petite son père lui avait raconté un tas d'histoires sur les Humains, et cela sans passer le fait qu'ils n'avaient aucun dons particuliers. Il est vrai parfois, que Namira ne comprenait pas les décisions de son capitaine, mais bon une destination reste un voyage alors elle acceptait. Elle avança sans bruit sur la terre sèche, posant prudemment sa main sur sa dague; elle ne faisait pas confiance au soleil, il laissait trop de visibilité à ses ennemis, même le jour était le pire des traitres. Elle marcha d'un pas rapide, relâchant un instant le lien qui la tenait à la réalité. Pourquoi le Capitaine Ducan voulait-il la voir seule? La dernière fois qu'il avait été question de se donner rendez-vous dans un lieu à l'écart de l'équipage, Adrian lui avait poliment demandé de jouer les gardes du corps pendant qu'il charmait une jeune courtisane, il était d'ailleurs arrivé à ses fins.

Cette dernière pensée la fit sourire, son Capitaine était un incorrigible enfant coureur de jupons, qui une fois avoir débarqué sur la terre ferme ne pensait qu'à s'amuser et prendre du bon temps. C'était le capitaine après tout et personne n'aurait pu changer son caractère de chef prétentieux, d'ailleurs elle n'aurait jamais songé le changer une seule seconde. L'aventure qu'elle vivait sur l'Éphémère lui permettait de se remettre sans cesse en question, de savoir comment et pourquoi elle était là ne l'intéressait plus, elle voyait le monde à moitié mais, elle réalisait un peu plus la chance qu'elle avait de partager sa vie avec le vent et sa propre liberté. Elle était une Ombre, et n'hésitait pas à le revendiquait haut et fort.

Une petite fille gâtée qui avait choisi sans hésiter la voie qu'avait suivi son père, un des pirates des vents les plus célèbre, qui avait tragiquement disparu près de l'île brumeuse . Pourtant, les années passaient si vite, allait-elle finir ainsi? Perdue, comme une âme entre ciel et terre, pourquoi pas. Namira pensait, comme beaucoup, que les astres pouvaient avoir une influence sur chacun des êtres vivants, les étoiles pour les créatures, ainsi que le vent dans les voiles d'une nef. Le plus grand tournent dans sa vie avait été de croiser la route d'Adrian. Mais que pouvait-il bien penser d'elle? Il l'avait rencontré dans une ruelle malfamée en train de mendier lâchement quelque pièce pour pouvoir survivre, elle n'avait que vingt ans et lui avait déjà connu beaucoup d'autres planètes. C'était une de ses lubies, de faire partie de l'équipage prestigieux de l'Éphémère. Et son rêve se réalisa, Namira avait commencé à croire qu'elle avait une bonne étoile, qui veillait sur elle la préservant de la mort mais l'obligeant à subir les douleurs de son destin. Un bon moyen de savoir si les choses allaient encore pouvoir la surprendre.

Les oiseaux arrêtèrent de chanter. Elle approchait de sa destination, pas besoin de carte, même si elle ne connaissait pas le lieu que lui avait indiqué son capitaine, les traces de pas sur le sol se suivaient sans peine, il fallait avouer qu'en matière de discrétion et de finesse Adrian n'était pas très doué. Mais il endossait néanmoins son rôle de capitaine avec aisance, entrainant avec lui sa délicate seconde, qui après réflexion pourrait lui laisser son dernier souffle sans hésiter. Que voulez-vous on ne peut pas être parfait. L'obscurité commençait à voiler la vision de la jeune femme, qui devait maintenant plisser son œil encore valide pour suivre la piste de son prédécesseur. Elle pressa le pas pour ne pas arriver trop tard, même si faire attendre le capitaine la faisait légèrement jubilé. Namira sorti de la forêt avec une démarche toujours aussi souple et assurée, elle leva la tête et constata qu'elle était à l'entrée d'un petit village perdu entre deux vallées, ça devait être Amirisha le petit village dont lui avait son capitaine.


Le froid entama son travail, en mordant la nuque de Namira, un frisson lui parcourut le dos, pour une fois qu'elle avait pri la résolution de ne pas porter de cape, à la demande de plusieurs de ses compagnons. On lui avait même rapporté que beaucoup pensés qu'elle et le capitaine ne se limitaient pas à des relations « professionnelle » et Ducan ne faisait rien pour faire taire cette rumeur, presque amusait de se dire qu'il aurait été l'un des rares à pouvoir conquérir le cœur de la tumultueuse Namira. Elle avait bien l'intention d'éclaircir les choses avec lui ce soir, qu'elle ne voulait pas que les moussaillons pensent qu'elle avait obtenu son poste de seconde, grâce à son corps divin.

Namira arriva devant la taverne, elle hésita à rentrer, ne voulant plus savoir pourquoi le capitaine voulait la voir, elle s'arrêta en posant sa main sur la porte. Pour entrer, non juste pour écouter les bruits qu'il y avait dans la taverne.

Elle s'était fait belle, mais pourquoi? Namira avait serré son corset, c'était poudrée le nez. Elle n'avait pas hésité à mettre une belle robe blanche, que lui avait conseillé une amie pour sa soirée avec le capitaine. Elle trouvait ça maintenant ridicule, elle avait presque envie de faire demi-tour et de trouver une excuse pour expliquer son absence au capitaine, demain. Ses longs cheveux noirs tombaient en cascade sur son dos nu. Un décolletée, presque comme une invitation au regard. Jamais elle n'avait osé mettre une tenue pareille. Mais ce soir c'était différent. Elle trouvait que le capitaine méritait qu'on lui fasse plaisir, et comme il aimait les belles femmes. Elle respira un grand coup comme pour se donner du courage et poussa lentement la porte pour qu'elle ne fasse aucun bruit.

A l'intérieur de l'auberge, tout semblait calme. Namira regarda à sa droite pour y voir le gérant derrière son bar en pleine conversation avec un client. Elle observa en silence l'endroit ou elle se trouvait. Puis l'homme s'arrêta de parler pour lever les yeux vers elle. Il lui lança un sourire charmeur. Et glissa un mot en la regardant à l'homme qui était en face de lui. Namira s'arrêta en essayant de ne pas y faire attention, mais quand l'un d'entre eux la siffla en l'appelant elle posa une main sur son arme. Elle n'était pas méchante, mais elle était suffisamment anxieuse pour être agressive. Namira ne montra pas les crocs, mais espérait que lui pourrait lui montrer les siens. Elle avait presque oublié que le capitaine se trouvait dans la pièce, elle se contenta juste de lancer en riant:

-Un problème messieurs?

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MessageSujet: Re: Parlons peu mais parlons bien... Et trinquons aussi! [PV Namira *]   Jeu 1 Avr 2010 - 15:41



Adrian Duncan, Capitaine de l'Éphémère

Les endroits comme celui que venait de dénicher Duncan était vraiment ceux qu’il préférait. Ici les gens ne se souciait pas vraiment du quand dira-t-on, les bonnes manières et autres hypocrisies du genre n’était pas de rigueur, les hommes et femmes qui venaient ici n’espéraient qu’une chose : prendre un ou plusieurs verres dans la bonne humeur. C’était un lieu où les travailleurs qui se cassaient le dos toute la journée venaient prendre du bon temps, rire et bavarder, se battre parfois. Le langage y était plus que familier si ce n’était vulgaire parfois mais toujours festif et décalé, naturel et sans chichis. Adrian comprenaient ces gens, même s’ils ne faisaient pas partit de la même race. D’ailleurs, son œil avisé avait repéré des êtres autres qu’humains. Si on faisait bien attention, à l’extrémité gauche du comptoir, on pouvait identifier deux orthodoxes qui discutaient ensemble et près de la porte se trouvait un vieux druide, toute encapuchonné de la tête aux pieds, tapis dans l’ombre, buvant son verre et parlant seul visiblement. Quelques peu avachit sur sa table, le verre toujours à la main, Adrian sirotait son verre tranquillement et laissait son œil gauche vagabonder de clients en clients, s’amusant à les déchiffrer, tentant de comprendre qui ils étaient, qu’elle était leurs vies. Des vies plus ou moins simples très certainement, mais le capitaine préférait de loin être parmi ces gens plutôt que parmi des êtres qui dissimulaient leurs véritables natures derrières des apparences trompeuses et erronées. Ici il se sentait à l’aise et bien plus en sécurité qu’à l’intérieur de n’importe quel autre forts ou palais. Mais bien sûr, Adrian estimait que l’Ephémère était le lieu le plus sur mais ça, c’était les convictions d’un capitaine excentrique et légèrement égocentrique sur les bords.

Son deuxième verre était maintenant bien entamer et le capitaine décida de se mettre un peu plus à l’aise. Il se débarrassa de sa lourde veste en cuir ternis et la jeta négligemment sur le dossier d’une chaise près de lui. Il s’était installé près d’un mur histoire d’être sur d’avoir une vie complète et détaillée de la salle, pour pouvoir voir du coup de l’œil qui entrait ou sortait. Une vue globale était nécessaire à cet homme à la vision déjà raccourcie. Certains clients partaient déjà alors que l’obscurité dehors n’était que légère. Des pères de familles probablement qui rejoignaient leurs foyers. Mais la plupart des hommes ici présents avaient visiblement l’intention d’y rester encore un moment. L’alcool n’avait pas fini de couler et le feu dans la cheminée n’avait pas fini de brûler et d’irradier la pièce de sa douce chaleur. Adrian poussa un long soupire de satisfaction avant que son attention ne soit attiré par la porte d’entrée qui venait de s’ouvrir et offrait à la vue de tous l’apparition d’une bien belle femme, chose visiblement rare vu la réaction immédiate de quelques hommes qui ne purent s’empêcher de sourire et de commencer à décrire la demoiselle. Adrian ne put réprimer un large sourire amusé et épaté lorsqu’il comprit enfin que cette belle plante qui venait de passer la porte dans sa robe blanche n’était autre que sa seconde. C’était chose rare de voir Namira Teredial, Ombre de son état, fidèle seconde sur l’Ephémère porter une tenue si soignée. C’est vrai que la jeune femme était très belle, et qu’elle avait beaucoup de charisme. On savait en la voyant que son visage d’ange avait vécue beaucoup plus que la plupart des autres femmes de son âge. De plus elle avait beaucoup de cran et un sacré caractère pour une bonne femme. Duncan savait pertinemment qu’elle jouait un rôle prépondérant à ses côtés sur la Nef et que l’équipage la respectait beaucoup. D’ailleurs le capitaine avait de la chance d’avoir une seconde comme elle car lui qui avait l’habitude de se lancer corps et âme dans des aventures plus ou moins périlleuse sans trop y réfléchir, elle avait souvent était là pour rattraper ses bêtises et le sortir des situations cocasses dans lesquelles Adrian se mettait seul.

Il la laissa observer la salle d’un œil méthodique et la vit se mettre légèrement sur ses gardes d’un air parfaitement neutre lorsqu’un client ne put s’empêcher de l’interpeller. Namira avait beau avoir des courbes de folies, elle possédait également un esprit de feu. Il était rare de la voir porter le premier coup mais elle aimait se faire respecter très vite par ceux qui l’entourent. Et ce n’était pas une femme à qui il fallait se frotter de trop près au risque de subir son courroux qui pouvait s’avérer dévastateur. Adrian en savait quelque chose. Depuis le temps qu’ils naviguaient ensemble, il avait apprit – à ses dépends – que ce bout de femme savait très bien se défendre seule et se battre s’il le fallait. L’Amazone se mit à rire avant d’avalée une nouvelle gorgée de sa liqueur rouge et d’ajouter plus pour lui-même que pour n’importe qui d’autre :


« Dis donc, c’est que le moche à un sacré courage pour vouloir se frotter à elle. »

Il repartit dans un rire franc alors qu’un client attablé près de lui se tourna vers le capitaine en acquiesçant lentement. Même ce vieux bonhomme avait sentit l’aura que dégageait la jeune Ombre. Adrian rit de plus belle avant de lancer haut et fort à sa seconde d’un ton décontracté et taquin :

« Voyons ma petite Namira, ne fait pas trop de mal à ce gentil monsieur veux-tu ? Et ramène donc ta croupe de rêve par ici ! » Dit-il en riant de plus belle même s’il se doutait que cette petite réflexion ne serait pas du goût de sa seconde. Mais il était là pour se détendre et non pas pour voir l’un des membres de son équipage se mettre sur la gueule avec un parfait inconnu.

Non s’il était là c’était surtout pour toucher quelques mots à sa seconde des missions qu’on lui avait proposé de faire, argent comptant bien entendu. Ce qui était appréciable depuis qu’il s’était forgé une petite réputation était qu’on savait désormais qu’il n’était pas du genre à se décourager devant des requêtes plus ou moins hasardeuses. Ainsi l’Ephémère, en plus de transporter des marchandises à son bord avait déjà escorté plusieurs pirateries légères. Les raisons qui poussent un homme à entreprendre tel ou tel voyage ne le regardait pas dans l’absolue. Ce que faisait la plupart de ses clients ne lui était pas dévoilé. Une sorte de marché entre lui et les hommes plus ou moins bons qu’il transportait. S’ils le respectaient lui, son navire et son équipage, Adrian acceptait de fermer l’œil sur leurs magouilles, du moment que le voyage était pimenté et relevait d’un certain défis. C’est tout ce qui lui fallait pour accepter une mission plus ou moins douteuse. Un peu d’aventure que diable n’a jamais fait de mal à personne ! Et au fil du temps, son train de vie était devenu comme une drogue douce pour lui. Sentir l’adrénaline monter dans ses veines, montrer de quoi on était capable quitte à s’y jeter corps et âme sans réfléchir, vivre intensément et se poser les bonnes questions après. Adrian aimait sa petite vie même si pas mal de choses sont venus le chambouler ces derniers temps. Des rencontres inattendus et un nouveau futur qui se profilait à l’horizon. Mais penser au futur n’était pas ce qu’Adrian faisait de mieux, il préféra donc mettre de côté ce genre de questions pour le moment et se consacré au moment présent.
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Namira
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MessageSujet: Re: Parlons peu mais parlons bien... Et trinquons aussi! [PV Namira *]   Mar 20 Avr 2010 - 15:55

Douce nuit



Quand le rire éclata dans la salle Namira ne pu retenir un petit sourire. Toujours le même. Elle le laissa finir poliment sa tirade et sourit de plus belle quand il l'invita à s'assoir près de lui pour se détendre un moment. Elle n'avait pas tourné la tête sachant exactement ou il se trouvait, au fond de la pièce dans un coin assez sombre, le volume de sa voix ne pouvait pas le trahir. Il savait à quel point elle aimait finir les choses qu'elle commençait. Adrian savait pas mal de chose sur elle à vrai dire, sa curiosité ne pouvait pas se contourner, il savait frapper au moment ou on s'y attend le moins. Contrairement à Namira, qui n'avait jamais cherché plus loin sur son compte, c'était son capitaine et il ne lui parlait que de voyage et d'aventure. Mais la jeune Ombre, ne savait pas ce qu'elle cherchait réellement; servir son capitaine rien de plus, c'était déjà bien. Elle lança un dernier regard aux deux hommes qui ne cessaient de la regarder. Elle se retourna et s'approcha de la table ou était posé lourdement son capitaine, « Toujours la même nonchalance à ce que je vois Capitaine. » Il est vrai qu'il avait les mots juste pour divertir adroitement l'équipage, et sa douce seconde même si elle jouait les rabats joies pour rajouter un peu de folklore à la scène.

Sa robe prenait la forme de son corps, elle embrassait parfaitement ses courbes, et vu le sourire que le capitaine lui lançait, il aurait presque donné raison au ragot qui se baladait sur la coque de la nef. Namira ressemblait étrangement à une apparition divine qu'on aurait pu croiser dans un désert avide, au moment ou notre subconscient joue avec notre vision. Une bonne bouteille de Rhum et tout ira bien. Namira lança ses longs cheveux noirs dans son dos en ne cessant de scruter la pièce minutieusement de son seul œil valide, l'autre étant caché par un bandeau de cuir marron clair. Elle n'aimait pas vraiment voir du monde, elle n'était qu'une Ombre une fille de la liberté, et cette auberge, malgré le peu de monde qui occupait les tables, le bruit et les rires montaient en résonant désagréablement dans les oreilles de la belle espagnole. Drôle d'endroit pour discuter calmement. Elle aurait cru que son capitaine soit plus romantique, comme elle l'avait fait pour son vêtement. Elle trouvait cette idée complètement stupide maintenant. Mais à quoi elle pensait? Ils allaient discuter comme d'habitude, il allait lui proposer une mission, ou encore une mise au point à établir rapidement sur l'Éphémère.

Namira sortit de sa rêverie, et s'avança d'un pas décidé vers son capitaine. Prête à encaisser une tonne de remarques sur sa tenue de ce soir. Elle vit que son capitaine c'était offert le luxe de prendre de quoi boire, mais quelque chose lui soufflait que c'était elle qui allait devoir régler. Personne à l'horizon aucune jolie fille qui puisse faire office d'escapade pour Adrian. Namira c'était habituée au meilleur mais aussi au pire, alors qu'elle vivait au jour le jour, son instinct faisait qu'elle était tout le temps sur ses gardes. Elle s'assit en face du capitaine en lui lançant un sourire gênait; on aurait presque dit une enfant qui n'ose pas avouer la faute commise. Elle remonta son un peu sa robe pour que ses seins ne s'échappe pas. Puis, elle s'arrêta sur le visage du capitaine, jamais elle ne c'était attardée à ce genre de détail. Elle comprenait un peu plus pourquoi autant de femme lui tournaient autour, ses yeux étaient assez fins et pour tout dire elle lui trouvait un air charmeur. Namira le trouvait beau, presque attirant. Un rire nerveux s'échappa de sa gorge, elle aurait voulu se cacher. Jamais ce genre de chose ne lui était arrivée. Elle posa ses yeux sur la table. En cherchant quelque chose à dire. Elle le connaissait depuis toujours, elle ne comprenait vraiment pas ce qui lui arrivait. Un raclement de gorge elle leva la tête et appela la femme qui était près du comptoir:

-Une... Non... Deux bouteilles de rhum!

Son cris avait percé un peu l'atmosphère bancale de la salle. La femme regarda Namira et partit un instant. Namira leva un regard timide au capitaine « Pourquoi il ne parle pas? » Il avait l'air de vouloir quelque chose, un petit sourire était figée sur ses lèvres. « Pourquoi il me regarde comme ça? » Elle chercha une blague, une réflexion n'importe quoi quelque chose qui puisse détendre l'ambiance et qu'il cesse de la regarder ainsi. La femme réapparue dans l'auberge et s'avança de la table. Namira n'arrivait même plus à réfléchir, pourvu que le rhum lui rende les idées plus claires. Elle claqua les bouteilles sur la table. En mettant ses mains sur ses hanches. Elle lança un regard au capitaine et sortit avec une voix rauque:

-Et bien je sais que vous allez payer !

Elle lui jeta un clin d'œil complice en riant. Namira arqua un sourcil. Un chaud intense parcouru ses membres. Elle se sentait encore plus mal. Elle attrapa la première bouteille et en vida plus de la moitié avec la grâce d'un ivrogne en manque d'alcool. Namira oublia presque le capitaine une fois qu'elle posa la bouteille et ne pu retenir un sourire un peu à coté du contexte. Elle regarda franchement le capitaine. Oubliant les sentiments qui se battaient en elle.

-On peut commencer!

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MessageSujet: Re: Parlons peu mais parlons bien... Et trinquons aussi! [PV Namira *]   Jeu 22 Avr 2010 - 13:10



Adrian Duncan, Capitaine de l'Éphémère

Lorsqu'il avait décidé de reprendre la Nef Volante de feu son paternel, Adrian s'était promit de ne prendre à son bord comme membre d'équipage seulement des hommes et des femmes qui lui ressemblait et le comprenait. Ainsi, chacun de ses fiers matelots avaient plus ou moins le sang chaud, étaient capable de se défendre par eux-même que ce soit physiquement ou verbalement. Même s'ils les considéraient tous comme sa petite famille, il ne fallait pas se voiler la face, il n'était pas là pour résoudre les problèmes de chacun. Ainsi, l'attitude de sa seconde ne l'étonnais guère. Namira était une belle femme certes mais qui cachait en elle une vraie démone! Il était rare de la voir très en colère mais mieux valait ne pas subir son courroux, Adrian en savait quelque chose, il en avait fait l'expérience et se promit de ne plus jamais se mettre la plantureuse Namira sur le dos. La jeune femme était parfaitement capable d'encaisser les coups mais surtout de les rendre. Elle avait un franc parlé que le Capitaine appréciait fortement, de la jugeote et de la raison surtout, alors que lui n'en avait que très peu. Bon nombre de leurs sorties catastrophes avaient été résolut par le calme nonchalant du Capitaine mais également par la détermination et le bon sens de sa seconde. La voir ainsi prêt à dégainer ses armes blanches contre un simple paysan ayant un peu trop taquiné la bouteille ne l'étonnais pas le moins du monde. Mais comme dit précédemment, il n'était pas là pour voir un de ses moussaillons étriper un pauvre bougre qui avait oser la regarder de travers. Ce fut donc tout sourire aux lèvres, d'une voix tonitruante et accompagné d'un rire franc que le Capitaine demanda à sa seconde de le rejoindre à sa table au lieu de laisser les épices lui monter au nez, qu'elle avait très joli d'ailleurs.

La jeune femme s'approcha sans broncher, ne cessant de fixer son Capitaine des yeux. Ce dernier lui ne faisait qu'admirer la démarche chaloupée et fluide de la jeune Ombre qui s'avançait gracieusement vers lui. Un sourire narquois mais satisfait accroché aux lèvres, Adrian ne pouvait que savourer le spectacle que lui offrait Namira. Il était rare de la voir dans une tenue si féminine. La blancheur de sa robe contrastait avec les couleurs ternes mais chaudes de la petite auberge où l'hygiène n'était visiblement pas à l'ordre du jour. Le visage assuré de la jeune femme, sa longue chevelure d'éden, un régal pour son seul œil valide alors qu'elle s'installait confortablement devant lui, rehaussant d'un geste parfaitement féminin sa robe. Adrian ne la quittait pas des yeux et avait bien remarqué son air gêné, il s'en amusait, ce n'était pas tout les jours que sa seconde se livrait à lui ainsi. Il s'amusait à la contempler de long en large, ouvertement et sans quitter son éternel sourire plus que satisfait. Il la laissa commanda ses deux bouteille de Rhum sans un mot, bien trop amusé par la situation. Lui était dans son élément, les tavernes comme celles-ci, il en avait vu pas mal, des plus sordides aux plus chic, si tenter qu'une taverne puisse être "chic". Depuis petiot, le jeune Duncan avait apprit à connaître les habitués de ce genre d'endroit qui, pour la plupart, n'étaient pas vraiment méchants, ils avaient juste l'alcool mauvais. Peut-être que le choix qu'il fit en convoquant sa seconde dans un tel endroit n'était pas le plus judicieux, mais bon, le jour où Adrian prendra une décision juste et appropriée n'était pas encore arrivé, et n'était surement pas près d'arriver... Il avait choisit cet endroit par simple préférence, par goût pour les endroits chaleureux et décontracté. Visiblement Namira ne s'était pas attendu à mettre les pieds dans un lieu tel que celui-là, sa tenue en disait long sur ses espérances. Mais qu'importe, maintenant qu'elle s'était mise sur son 31, Adrian avait bien l'intention d'en profité!


La tenancière arriva avec les deux bouteilles de Rhum. Le liquide ambré dansait dans les bouteilles de verres alors que la femme, une Humaine pensait le Capitaine, posa son regard sur Namira et sous-entendit qu'ils pouvaient bien commander ce qui leur chantait puisque c'était elle qui aller allonger la monnaie. Adrian ne put s'empêcher d'éclater de rire une nouvelle fois en remarquant le clin d'œil de la bonne femme et l'air un peu plus gêné de sa seconde qui se jeta littéralement sur l'une des deux bouteilles d'alcool brun. Le Capitaine suivit bien entendu la jeune femme quand celle-ci sembla donné le top départ de cette soirée qui s'annonçait cocasse. Il prit en main la deuxième bouteille, ôta le bouchon de liège d'un coup de dent vif et assuré et avala une grande gorgée du liquide qui sentait aussi fort qu'il l'était une fois en bouche. Adrian poussa alors un soupire très expressif de satisfaction avant de lever sa bouteille en direction de sa seconde.

"Il va nous falloir au moins ça vu le programme que je nous ai concocté ma chère! "

D'un geste brusque mais calculé, il sortit de la poche intérieur de sa veste trois enveloppes plus ou moins en bonne état. Attachées ensemble par une fine ficelle, les trois morceaux de papier étaient précieusement scellés à l'aide de cire de différentes couleurs portant chacune un sceau différent. Des missions. Des demandes d'aides et/ou de soutient. Des requêtes. Appelez cela comme vous le désirez mais ce qui était commun au trois bout de papiers était le fait que quelques part, des hommes et des femmes avait besoin du plus grand capitaine de Nef Volante et de son équipage pour mener à bien une mission d'ordre privé ou personnel. Même si au final il risquait d'accepter les trois, Adrian préférait demander son avis à sa seconde qui savait mieux que personne peser le pour et le contre. L'œil brillant, Adrian fixa quelques secondes la jeune femme avant de reprendre la parole sur un ton plus léger, moins fort et surtout, un poil plus sérieusement:

"Avant de finir rond comme des culs de bières ma belle, j'aimerais que tu jette un œil là-dessus. Sinon tu risque de m'en vouloir parce que je ne t'ai pas demandé ton avis."

Adrian porta une nouvelle fois la bouteille à sa bouche, se rinça le gosier et examina sa seconde puis les trois maigres enveloppes qu'il avait posé négligemment devant elle. La première missive était marquée du sceau d'une troupe de mercenaires installée quelque part dans les environs des Montagnes Infernales. Le Capitaine avait entendu parler d'eux, pas vraiment en bien, mais peu lui importait. Du moment qu'il voyait la couleur de son argent et que la mission comportait un minimum d'intérêt... La deuxième enveloppe était quand à elle marquée d'un sceau qu'il ne connaissait pas. Il avait beau faire quelques recherches, il n'avait pas su dire qui était le commanditaire de cette missive. Il allait le découvrir en même temps que sa seconde. La troisième et dernière enveloppe était celle qui avait le plus attirée l'attention du jeune Capitaine impétueux. Elle était noire, la cire rouge sang, le nom d'"Adrian Duncan" écrit en lettre d'or d'un geste qui semblait brusque. Le sceau, Duncan le connaissait. C'était celui d'un vieux Druide qu'il avait connu il y a de cela quelques années. Aucunes des trois missives n'avaient été ouvertes mais le jeune Amazone savait pertinement ce que contenait la dernière. Elle avait été écrite par un certain Men'hir, du moins, c'était comme cela qu'il aimait qu'on le nomme. Ce Druide avait sauvé la vie du Capitaine en le soignant de blessures graves qu'il avaient reçut de la part d'un groupe de voleur qui lui était tombé sur le coin du museau alors qu'il flânait tranquillement du côté de Trolin. Ce Druide un peu fou, loufoque voir complètement barré lui avait alors parlé d'un rêve qui le hantait depuis tout petit: celui de visiter en détail la légendaire et pas moins lugubre île aux brumes ou personne ne parvint à revenir en vie.

L'idée était agicheuse: devenir le premier Capitaine capable d'emmener mais également de ramener son équipage en vie de cette île maudite. Men'hir, en apprenant ce que faisait Adrian, lui promit qu'un jour, il ferait appel à l'Amazone et espérait de lui qui lui rende la monnaie de sa pièce. C'est vrai qu'il avait une dette envers ce vieux Druide fou et Duncan espérait la lui payer. Mais il ne pouvait se permettre de prendre une si grave décision sans le consentement de sa seconde tout d'abord, puis de chacun des membres de son précieux équipage. Jamais il ne prendrais ce risque fou d'embarquer des hommes ou des femmes qui lui avaient toujours été fidèles mais qui refusaient, à raison, de prendre part à cette expédition qui s'annonçait funeste. Mais tout le monde connaissait la confiance ô combien trop grande qu'Adrian avait en lui et il s'imaginait déjà revenir de cette île, frais comme aux premiers jours, un sourire triomphant accroché aux lèvres...
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Namira
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MessageSujet: Re: Parlons peu mais parlons bien... Et trinquons aussi! [PV Namira *]   Jeu 22 Avr 2010 - 15:46

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Namira regarda le capitaine posait les trois lettres bien en évidence sur la table. Voilà une bonne raison pour que tout redevienne sérieux. Mais elle ne porta pas trop d'attention à leur enveloppe, encore des missions pour le fidèle équipage de l'Éphémère, c'était certain pas besoin de les ouvrir pour deviner leur contenu. Elle savait peser ce qui était bon pour la survit de tout ces hommes et ces femmes qui étaient à présent sa seule famille, en négligeant modestement la valeur de l'argent. Puisque qu'elle ne demandait qu'un salaire dérisoire au près du capitaine, c'est qu'elle n'avait pas de famille à nourrir ou quelque ennuis sur le carreaux, elle laissait sans peine tout ce magot aux autres. La reconnaissance d'autrui est plus belle que toute les richesses du monde, voilà ce qui faisait marcher sa vie. Mais il fallait avouer que la période dans laquelle ils se trouvaient n'était pas des plus favorable à tout le commerce et autres lubies des gens de la terre ferme. Namira fixa les missive posaient sur la table sans pour autant les ouvrir, se n'était pas à elle de le faire.

Pour le moment elle ne pensait qu'à une chose: ouvrir ces lettres, en discuter un petit moment en arrosant leur dénouement avec de l'alcool puis partir en oubliant cette nuit. Tout redeviendrait comme avant, elle retrouverait son véritable apparat et surtout ses armes. Elle posa ses longs doigts fins sur la bouteille aux couleurs ternes et en avala encore une gorgée. Après que le liquide lui ait brulé la gorge, elle reposa la bouteille en se léchant la lèvre supérieure pour faire disparaître la bande humide qui c'était déposée sur sa peau, si fine et légèrement halée. Namira observa, encore ces lettres, elle n'avait pas la tête à parler de ça ce soir. Les missives et les demandes peuvent bien attendre demain, et après tout cela concernait aussi l'équipage. Elle n'avait jamais faillit à sa tâche de seconde, elle avait toujours réussit à donner des conseils judicieux et méthodique pour éclairer les penser de son capitaine, mais cette nuit la troubler, ce qui venait de se passer en elle l'a préoccupé tellement qu'elle n'arrivait pas à mettre de coté tout ces sentiments.

La jeune femme leva la tête avec un sourire désolé, son regard turquoise se posa dans celui d'Adrian. Elle s'en voulait de lui réclamer ce genre de faveur, mais à quoi bon? Si ce n'est que pour lui dire des choses qu'elle ne pensait pas forcément. Namira rapprocha ses élégantes mains des bout de papiers si importants, importants certes, mais à ses yeux pas assez pour pouvoir les faire passer avant une multitude de sentiments qui pouvaient presque lui couper le souffle. Elle pensa à ce que lui avait apprit un homme qu'elle avait croisé sur son chemin. Quand dans un jour de froid profond il lui avait sourit en lui parlant doucement. Il disait qu'elle rencontrerait un homme qui saurait la faire voyager plus loin que tout les pays connus. L'image était poétique et attirante, elle lui avait juste répondu que même le plus beau des amour ne valait pas tous les voyages. L'idée de repenser à cette période de sa vie la fit sourire. Encore une fois ce sourire. Namira inspira profondément et d'une voix calme et sensuelle aborda le capitaine.

-Je pense que les missives, aussi importantes soient-elles, peuvent attendre jusqu'à demain.

Les ombres, elle avait ce sang en elle comme un destin, et pour que personne ne lui prenne elle vivait de sang et de beauté. Namira avait une peau douce mais intouchable, c'était le corps du désir, la promesse de son avenir. Elle regarda la femme qui leur avait servit de quoi boire et sentit comme un coup de couteau dans le creux de son ventre, je ne suis qu'une guerrière. Et elle se souvint en fermant les yeux d'une chanson que lui avait chanté sa nourrisse durant sa tendre enfance, les mots lui revinrent comme des flèches. Elle la récita machinalement dans sa tête en oubliant ce qui se passait autour:

"Regarde Jalousie ce que tu as détruit
D'une rose écarlate qui en suite flétrit
Plus jamais je ne viendrai me baigner
Dans ton lagon qui a tout emporté
Les belles phrases qui font de toi l'innocente
Pour m'accuser et faire de moi la méchante
Je ne me reposerai plus sous ce bel amour
Tu as su m'emprisonner dans tes serres de vautours
S'en ait finit des beaux paysages
Avec ta prison j'ai pu faire un naufrage
Triste Jalousie; N'entends tu pas ces cris
Qui t'appellent, qui te supplient
De ne pas réveiller toute ta colère
Sur la sincérité tu jettes des pierres
Oh pauvre visage que tu as su défiguré
Ceux de la confiance et de la complicité
Tu écoutes seulement le fruit de ta haine
Sans t'apercevoir de la douleur que tu sèmes
Tu fais couler le sang de l'amoureux
Quand il voit tes courbes apparaître dans tes yeux
Pourquoi Jalousie veux-tu tout posséder?
Ne sais-tu pas que tu finiras par tout tuer?
Je me souviens des beaux jours que tu as décimés
Dans le creux de tes mains, une prison dorée
Le bonheur qui s'en est allé
Jalousie tu pourras à présent pleurer
En regardant ce que tu as oublié
La plus belle des chose, celle de la liberté."


Namira devint pendant un moment absente. Cette chanson ne lui évoquait rien à l'époque, juste un amas de mensonges qui n'existaient que pour les filles fragile. La jalousie n'allait pas sans amour, pourtant cette poésie lui était venue dans l'esprit alors qu'elle était avec le capitaine. Mais la jalousie pouvait aussi être du à un manque, ou un sentiment qu'on perd de vu, justement elle perdait de vu ce qu'elle faisait la, elle pouvait partir. Les Ombres n'attendaient rien de personne et ne cherchaient pas à excuser un tout pour un rien, vivre au jour le jour en comprenant ce qui les entourent. Liberté de choisir quand on leur imposer un choix. « Ce que je sais, c'est que je ne sais pas. » Les hommes oublient parfois, la valeur des femmes. Ils passent leur temps à s'inventer des mensonges, en passant sur le sens de la réalité. Tout ce qui lui fait penser que plus jamais elle ne ferait confiance à ses sentiments. Un masque plus épais que la surface d'une planète faite de fer blanc. Namira était une femme qui tout le monde redoutait, sachant ce qu'elle voulait en faisant preuve de tact, elle avait toujours les mots francs pour dire le fond de sa penser. C'était une femme droite qui avait pour seul principes celui d'obéir à son capitaine avec fidélité. Mais les choses se compliquait un peu plus ce soir, les rumeurs avaient pour la première fois dans sa vie un impacte. La femme qu'on appelait l'intouchable, devint aussi fragile qu'une rose pale sur les bord d'un banc de sable.

Elle prit les trois lettre et les posa en face du capitaine, il pourrait être déçu d'elle, qu'importe. La nuit était noire dehors, on pouvait sans peine sentir le froid glisser entre les carreaux de la fenêtre pour venir mordre la peau découverte de la belle brune. Un frisson se faufila dans ses cheveux pour aller rencontrer sa nuque et l'embrasser avec passion. Elle ne décolla pas son regard de Ducan, absorbait par les pupilles noires de son capitaine. Namira savait que sa fonction était très convoitée , malheureusement elle n'avait pas la force de la remplir ce soir. Elle se sentait obliger de trouver une excuse, juste parce qu'elle le respecté. Son visage devint plus fins, comme si elle comprenait, comme si elle s'ouvrait enfin. Mais qu'est-ce qu'elle pouvait dire? Lui raconter son histoire. Lui expliquer pourquoi elle était si froide et si sauvage envers tout? Envers lui? Elle posa sa main sur la bouteille encore une fois, comme pour se donner du courage. Mais arrivait à sa bouche elle s'arrêta, posant doucement la bouteille sur la table elle le regarda franchement, comme si elle avait prit une décision soudaine. Elle le fixa comme pour lire en lui, et sortit avec une voix sûre et mélodieuse:

-Je suis quoi pour vous, Capitaine?

_________________

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