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 Au détour d'un couloir [PV Erendil San'Veck]

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MessageSujet: Au détour d'un couloir [PV Erendil San'Veck]   Dim 11 Avr 2010 - 21:44

Midi, Cinquième jour,
Quatorzième semaine


Citation :
«Bonjour ma tendre fille.

J’espère que tu as bien dormi. Aujourd’hui, c’est le grand jour, tu vas déjeuner avec le noble Aldarick Gut’Berg. Je sens en lui toutes les qualités nécessaires pour être ton époux. Ton père pense la même chose que moi alors tu as intérêt à bien te conduire avec ce seigneur. Ci-joint à cette lettre une bourse remplie de quelques Tiwazs. Files t’acheter une robe pour l’occasion, dans les tons bleus de préférence –il paraît que ce grand noble adore cette couleur !-.

Bonne chance ma chérie, ta mère qui t’aime fort.

PS : Bisous, Papa ».


La mou mauvaise, Meowyr froissa la lettre en une boulette de papier et la jeta au milieu de sa chambre. Elle prit entre ses mains la petite bourse en cuir et fit tomber les piécettes sur son lit. Les Tiwazs s’entrechoquèrent dans un léger bruit métallique. Il y avait environ une centaine de Tiwazs, de quoi s’acheter une robe de bonne manufacture. D’un cri strident, elle appela Bérénice, sa servante et nourrice personnelle. Toutes deux se connaissaient depuis l’âge le plus tendre de Meowyr. Confidente et sûrement seule vraie amie, Bérénice chérissait la jeune noble comme si elle était sa propre fille. Elle la connaissait sur le bout des doigts et pouvait prévoir ses réactions. En ce matin du cinquième jour, la servante savait que Meowyr serait d’humeur affreuse. La jeune femme détestait les déjeuners arrangés par ses parents et faisait tout en général pour faire tourner en bourrique son prétendant.

Arrivant à la porte de la chambre, Bérénice toqua légèrement et s’engouffra dans la pièce luxueuse. Meowyr y faisait les cents pas. Agacée, l’orthodoxe se demandait comment elle pourrait se débarrasser de ce noble gênant. Elle le connaissait très bien : plusieurs fois, elle avait eu l’occasion de se rendre à quelques unes de ces fêtes et autres tournois. C’était un homme d’une trentaine d’années, blond et légèrement chauve. Les dents blanches parfaitement alignées, son sourire faisait plus mal aux yeux qu’autres choses. De grandes lignées, il commerçait à travers les contrées du Gwendir de l’hydromel que lui-même produisait. Meowyr le savait, un tas de jeunes femmes se damneraient pour être à sa place. D’ailleurs, un sourire satisfait se dessina sur son visage.

Avec l’aide de sa servante, Meowyr se prépara rapidement. Selon les ordres de sa mère, elle devait sortir s’acheter la plus belle robe bleue qu’elle trouverait. Une fois prête, les deux femmes quittèrent le palais et se rendirent rapidement dans les rues les plus luxueuses d’Iboa. Un pavé parfaitement aligné, des échoppes de qualités bordaient la grande avenue. S’arrêtant devant sa boutique habituelle, Meowyr y entra et y fit un rapide tour. Son regard s’arrêta alors sur la robe vermillon installée derrière la vitrine de l’échoppe. Un sourire amusé se dessina sur son visage. Son regard croisa celui de Bérénice, qui hochant négativement la tête et soupirant, tendit la bourse en cuir à la jeune femme. Jamais Meowyr ne respectait la volonté de sa mère. Approchant de la trentaine, elle était aussi puérile qu’à son adolescence.

L’heure du déjeuner approchait rapidement. Rentrant au palais, Meowyr se revêtit de sa robe fraîchement achetée et se para de ses habituels bijoux. Une fois satisfaite de son apparence, elle quitta sa chambre en direction de la demeure du noble. Arrivée devant le carrosse qui devait l’y emmener, la jeune femme s’aperçut qu’elle avait oublié sa petite bourse. Elle se précipita alors en direction de ses appartements. Presque arrivée, au détour d’un couloir, elle percuta soudainement quelqu’un. Se retrouvant les fesses par terre, Meowyr devint rouge de honte et de colère. Les cheveux devant le visage, elle n’aperçut pas tout de suite le visage du responsable de sa misérable chute. D’un ton peu amical, elle s’adressa à la personne en face d’elle.

Vos yeux sont trop occupés à admirer le monarque ou vous vous en servez de temps en temps pour regarder devant vous ?


Dernière édition par Meowyr Nhar'Dek le Mar 27 Avr 2010 - 9:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir [PV Erendil San'Veck]   Lun 12 Avr 2010 - 11:14

- Plus souvent la seconde que la première option, qu'en déduisez-vous donc ? répondit une voix grave et légèrement moqueuse à la dame qui se trouvait aussi peu élégamment à terre, la robe relevée jusqu'aux genoux.

Des rires moqueurs se chargèrent de traduire de manière un peu plus audible l'amusement du seigneur Erendil lui-même, les conseillers l'accompagnant. L'un d'eux s'étaient baissés pour récupérer les feuilles qui avaient volé pendant la collision avec la jeune (hum, Erendil doutait de la pertinence de cet adjectif) femme et ne s'était pas privé de lui jeter un regard goguenard. Il n'était guère seyant pour une femme de se retrouver les vêtements au dessus des chevilles, quand ce n'était pas dans l'intimité d'appartements privés, tous ne pouvaient que saluer aujourd'hui la maladresse de celle qui leur offrait pareil spectacle en dehors des sentiers battus.

Mais quand le calme revint, Erendil tendit obligeamment une main secourable pour aider la dame à retrouver une position verticale plus digne d'elle. Il se tourna finalement une dernière fois vers ses conseillers et l'unique garde qui le suivait comme son ombre. Il avait été question de la cérémonie en l'honneur des morts de la semaine, prévue pour le septième jour. Cela éviterait au moins d'en faire à chaque fois qu'on venait lui annoncer qu'untel avait périt d'une manière étrange et inexplicable. Il envoya l'un des hommes jusqu'au Temple pour règler les derniers détails avec le Grand Prêtre et renvoya les autres à leurs occupations. Seul restait le garde dont il ne pouvait pas aussi facilement se débarrasser.

Cette situation commençait à devenir lassante, quel que soit le côté où il portait son regard. Peu de choses fonctionnaient comme Erendil le souhaitait et si encore les affaires du royaume étaient en cause... Mais il n'y avait pas que cela, étant donné que sa vie privée allait radicalement changé trop tôt à son goût, alors qu'il n'avait pas encore trouvé une raison plausible pour repousser les désidératas du père de sa malheureuse fiancée. Erendil détestait les femmes, mais plus encore, il haïssait les parents qui avaient de l'ambition. Ils étaient souvent plus butés que leur fille et avaient plus de moyens pour obtenir ce qu'ils désiraient.

Mais comment expliquer qu'il se soit soudainement décidé à rester planter dans ce couloir, avec l'une de ses créatures du diable ? Si Erendil pouvait vaguement coller un prénom et nom de famille à la femme en face de lui, il ne savait rien de plus que ce que la rumeur (toujours elle) disait et que le souverain, non pas par intérêt, avait appris. En dehors du fait que les ragots ne l'intéressaient pas le moins du monde, ils étaient malgré tout un bon moyen d'en apprendre sur ceux et celles qui peuplaient la cité et le palais royal. Ou d'avoir un moyen de pression quand on en avait besoin. Celle-ci n'avait pas de maris riches à Cresus pour l'entretenir alors qu'elle avait largement dépassé l'âge pour ce genre de chose. Il y avait de quoi être curieux, surtout quand on était de ceux qui croyaient que toutes les femmes courraient après un homme avec assez de moyens pour accéder à tous les rêves matériels que pouvaient bien avoir une femme normale.

- Où courriez-vous donc ainsi, dame Meowyr, si vous me permettez d'être curieux ? Pour un galant impatient de vous rencontrer ? demanda-t-il, toujours moqueur dans le ton de sa voix.

Il était de notoriété publique que Meowyr Nhar'Dek changeait de prétendant toutes les semaines, les repoussant les uns après les autres sans raison apparente, autre que celle de s'amuser avec les malheureux qui s'étaient laissés prendre à accepter un rendez-vous avec elle.
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir [PV Erendil San'Veck]   Jeu 22 Avr 2010 - 20:51

La jeune femme reconnut immédiatement l’intonation de la voix au-dessus d’elle. Dans une position délicate, elle n’était pas sous son meilleur jour. Meowyr, qui habituellement était la première à claironner que « le ridicule ne tuait pas », se sentit rougir honteusement. En effet, devant l’assemblée d’hommes, dont le monarque Erendil San’Veck, elle se trouvait assise par terre, le jupon de sa robe remonté, laissant entrevoir la fine courbe de ses jambes nues. Heureusement que j’ai mis une culotte, rigola-t-elle intérieurement. Alors que l’un des hommes ramassait précipitamment les feuilles tombées à terre, Meowyr en profita pour remettre correctement son jupon, le dépoussiérer et se recoiffer tout en gardant une mine dédaigneuse. Une situation humiliante comme celle-ci l’horripilait au plus haut point.

Relevant enfin le regard vers le maître des lieux, elle s’aperçut que celui-ci lui tendait la main. Ce fut avec un large sourire se dessinant sur ses lèvres que Meowyr accepta l’aide du souverain. Elle déposa sa petite main dans celle d’Erendil et se laissa soulever. Aussitôt, elle se retrouva sur ses deux pieds. Terminant d’enlever les dernières traces de sa chute, elle consentit enfin à saluer le roi d’une légère et gracieuse révérence. Combien de fois s’était-elle entrainée devant le miroir, attendant ce jour avec impatience ! La tête de côté, pas trop penchée, le genou légèrement fléchi… Meowyr avait testé toutes les révérences possibles, cherchant la perfection ultime. L’Orthodoxe se souvint alors que le roi lui avait posée une question. Cherchant la meilleure remarque possible et avec tout le zèle qu’elle pouvait posséder, elle répondit sans détour au monarque du mont Erild.

En réponse à votre question cher seigneur San’Veck, j’en déduis que vous n’êtes pas un homme égocentrique ?

Après avoir congédié ses sujets, seul restait ce garde toujours présent aux côtés d’Erendil. Le silence s’instaurait petit à petit dans le couloir, devenant pesant. Meowyr en profita alors pour contempler le Roi. Elle ne pouvait le nier, plus il avançait dans l’âge et plus elle le trouvait radieux. Cette prestance et cette grandeur qui émanaient de lui ne pouvait qu’attiser les désirs de la jeune femme. Et dire qu’il va se marier avec cette jeunette… quel gâchis ! pensa-t-elle fortement. Si seulement elle avait pu être à sa place, elle aurait été la femme la plus heureuse du Gwendir… Une idée germa alors dans sa tête. Cette rencontre inopinée ne pouvait être due qu’au bon vouloir des dieux ! Son destin devait croiser celui d’Erendil et même peut-être plus. Un sourire rêveur se peignit sur son visage. Ses yeux brillaient d’un sublime éclat : elle rencontrait enfin le souverain. Une rencontre qui la replongea alors dans ses rêveries d’adolescente…

Meowyr fut réveillée de ses songes par la voix du monarque. Celui-ci lui demanda où donc elle pouvait se précipiter ainsi. Au vu de sa remarque, le souverain devait être au courant de sa fameuse réputation faisant d’elle une croqueuse d’hommes avec qui elle rompait en général par la suite. Mais ce qui attira le plus son attention, ce fut que le roi connaissait son nom. Flattée, jamais elle n’aurait pensé qu’il sut qui elle était exactement. Néanmoins, la naïveté de la jeune femme ne lui fit pas penser que le roi connaissait son nom non par son statut mais par sa réputation… Sans attendre plus longtemps, elle répondit au roi d’un air enjoué.

Je vous permets, je vous permets… Hum, étant donné que mes parents sont absents, que tout le monde ici me déteste et que je ne suis guère attirée par les femmes, je ne vois que cette possibilité… Possibilité ayant un nom : Aldarick Gut’Berg. Je suppose que ce nom vous dit quelque chose ?
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir [PV Erendil San'Veck]   Dim 25 Avr 2010 - 20:39

Rien ne vint répondre au sourire de la dame quand elle accepta de bonne grâce la main qu'Erendil lui tendait. Il s'était, à vrai dire, plutôt attendu à ce qu'elle soit étonnée d'une telle marque de considération de sa part, alors même qu'il n'était pas connu pour sa considération envers la gente féminine. Celle-ci devait être de celle qui souriait à tout bout de champ dans l'espoir de lui être agréable, ce qui, à terme, lui avait appris que ce genre de femme était des gourdes qui au final ne savait rien répondre d'autre que oui à tout ce qu'il pouvait bien dire, sans idée propre sur la question posée, tout cela dans le but qu'il les remarque. Les pires. Des bécasses sans cervelle.

Les coins de ses lèvres frémirent à la réponse de Meowyr, pour le moment, elle n'était pas différente des autres. Peu, homme ou femme, se serait avancé à lui dire quoi que ce soit qui pouvait paraître péjoratif, de près ou de loin. La révérence ne fit qu'accentuer l'amusement du monarque, qui se demanda un instant à combien d'année s'élevait le temps qu'une femme mettait à apprendre la pose qui mettrait le mieux en avant leur décolleté pour attirer l'œil (et surement beaucoup d'autres choses) d'un homme, roi ou non.

- Vous m'en voyez donc rassuré, ma dame. J'ai crains un instant que vous ne m'aviez relégué dans cette catégorie.

La réponse était convenue, il le savait, mais c'était là tout l'art de la conversation : meubler avec des banalités pour donner l'illusion d'une conversation bien remplie. Un don difficile à maitriser, surement autant que de savoir jusqu'où il fallait fléchir les genoux pour paraître à son avantage. Erendil inclina la tête pour saluer la jeune femme en retour.

Il ne dit rien de plus, mais cela n'empêcha pas son interlocutrice de se mettre à sourire sans raison. Sans le voir, le souverain pouvait sentir l'effarement du soldat derrière lui. Étaient-ils tombés sur une folle ? Peut-être devraient-ils lui conseiller un bon médecin, sans savoir si il y avait une chance de sauver un tel 'cas'. Erendil se décida finalement à lui demander des explications sur sa précipitation passée et ce qu'elle lui dit, loin de le maintenir dans le rôle qu'il tenait devant ses pairs, l'étonna. Parler avec une telle légèreté des membres de la Cour... Il était bien plus souvent de bons tons de faire croire que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Devant tout à chacun, on paraissait, l'on n'était pas. Alors avouer que personne ne vous portait dans son cœur...

Meowyr avait un franc parler rafraichissant, mais cela n'attendrissait en rien le monarque. Comme tout le reste, ce pouvait tout aussi bien être un genre que la jeune femme se donnait et dans ce cas, elle serait juste un peu plus intelligente que la moyenne de ses compatriotes féminines en ayant compris qu'elle avait un peu plus de chances que les autres en parlant franchement, sans dépasser les bornes toutefois.

- Cela aurait été une perte pour tout le monde, se permit-il de dire, en compliment pour la dame.

Comme tout homme, Erendil n'était pas insensible aux attraits féminins et comme tout homme, il préférait que les belles femmes soient disponibles et non attirées par les femmes, comme l'avait précisé celle qui se tenait devant lui.

Le nom qu'elle lui servit amena un écho dans l'esprit d'Erendil, qui ne tarda pas à mettre un visage sur le galant. Elle devait être plus que désespérée pour se tourner vers un homme qui avait fait fortune dans l'alcool. La monarque se devait bien de la connaître, vu que l'homme était celui qui fournissait quantité d'alcool au palais, pour les diverses manifestations organisées au cours des semaines. Mais le montant dans les caisses du seigneur Gut'Berg devait bien facilement éclipser les désagréments physiques et le métier du concerné, pour une femme désespérée...

- Certes, je le connais. Un parti fort convenable. L'on dit même qu'il possède une superbe propriété à la campagne, avec un terrain sur plusieurs hectares... Il s'en vante bien souvent pour que tout à chacun le sache et surtout sache qui il est. Je comprends d'autant mieux votre engouement pour ce rendez-vous, acheva-t-il, pince-sans-rire.

En réalité, non, il n'y comprenait pas grand chose, mais qui pouvait se targuer de comprendre quelque chose à l'esprit étrange des femmes ? Certainement pas lui.
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir [PV Erendil San'Veck]   Dim 23 Mai 2010 - 13:36

Quand on se retrouvait devant l’homme tant désiré, on pouvait soit perdre tous ses moyens soit être dans une totale confiance. Alors que Meowyr s’attendait à cette seconde possibilité (en effet, elle s’était déjà préparée à plusieurs reprises à cette rencontre), elle se rendit compte qu’il n’en était rien. Au fond d’elle-même, ses idées se brouillaient et son cœur s’emballait. Sentant ses joues s’enflammer, elle devinait qu’Erendil avait du remarquer sa gêne et sa faiblesse face à son imposant charisme. Le monarque était un homme séduisant qui laissait difficilement indifférente. Meowyr espérait être différente de toutes les nymphettes du palais qui se conduisaient comme des nunuches face au souverain. Mais au fond, elle leur était identique. Et plus en s’en apercevait, plus elle avait chaud…

Tentant de reprendre confiance en elle, bien que tout espoir fût perdu pour cacher son penchant affectif pour le roi, elle essaya de se concentrer sur les paroles de ce dernier. En effet, il connaissait très bien le fameux prétendant qui attendait Meowyr : Aldarick Gut’Berg était une personne assez vantarde et prétentieuse qui ne devait pas se gêner pour parader devant le monarque et agiter sa bourse pleine de Tiwaz sous son nez pour lui rappeler qu’il était l’un des plus riches nobles du mont Erild. Cet homme ne plaisait pas tellement à Meowyr bien qu’il pouvait subvenir à tous ces besoins et désirs. Jusqu’à présent, dans la tête de la jeune femme, un seul homme pouvait lui correspondre : Erendil San’Veck. Néanmoins, jamais elle n’avait imaginé qu’un jour cet homme aurait une promise. En effet, elle s’était dit qu’elle avait toute ses chances de devenir la reine et comptait bien s’imposer auprès du roi pour lui en faire prendre conscience. Mais prise au dépourvu par l’annonce d’une promise nommée Linnel Soma’Ren, ses plans s’étaient transformés : elle comptait doubler la jeune femme par n’importe quel moyen… Mais sa soudaine rencontre avec le souverain lui fit prendre conscience que finalement, peut-être n’avait-elle pas les épaules pour assumer un tel acte.

En effet, Meowyr pouvait être mauvaise et déplaisante si on la blessait mais elle n’avait pas l’habitude de faire du mal gratuitement. Née dans une famille pieuse, elle craignait plus que tous les flammes de la souffrance après la mort. Et puis, ses parents lui avaient posée un ultimatum : si elle écourtait sa rencontre avec le noble Aldarick, ils n’hésiteraient pas à l’envoyer dans un autre royaume rencontrer de nouveaux nobles. Meowyr avait parfois l’impression que seul son mariage comptait pour ses parents. Néanmoins, elle le comprenait bien : c’était l’esprit des Orthodoxes. D’ailleurs, elle se disait que partir dans un autre royaume pourrait peut-être la sortir de ce carcan insupportable et dissoudre sa mauvaise réputation… Et puis, ses chances avec Erendil étaient réduites à néant. Revenant de ses pensées lointaines, elle répondit au roi d’une voix timide.

Oui, c’est un bon parti qui ravirait sans doute mes parents mais pas moi… Néanmoins, il est ma dernière chance. Si je ne l’épouse pas, mes parents m’éloignent de la cour orthodoxe pendant quelques temps… Sûrement que ma réputation les gêne. Et puis contrarier le seigneur Aldarick remuera la cour pendant un bon moment… Il vaut mieux que je m’efface.

D’ailleurs, il doit s’impatienter… Je devrais m’en aller maintenant. Ravie de vous avoir rencontré Sire. Et tous mes vœux de bonheur.


S’inclinant, elle tourna les talons en direction de la demeure d’Aldarick. Elle savait qu’elle passerait un après-midi ennuyant mais au moins, elle mangerait bien. L’avenir était peut-être incertain mais elle savait à présent qu’il ne se déroulerait pas ici.
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir [PV Erendil San'Veck]   Dim 23 Mai 2010 - 14:47

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