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 Balade entre amis [PV Morzan]

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Idril Calafas
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MessageSujet: Balade entre amis [PV Morzan]   Mer 9 Avr 2008 - 20:42




Les deux amis sortirent de la chambre de Morzan, et se dirigèrent vers la sortie de la Forteresse, pour ensuite se rendre aux écuries. Comme lorsqu’ils avaient quitté la Salle du Conseil, les deux monarques se déplacèrent en silence, Morzan devant Idril qui se tenait quelque peu en retrait. Lorsqu’ils sortirent de la demeure royale, des regards interloqués des gardes se croisèrent. Il n’était pas habituel que leur Roi sortent sans escorte ... et encore moins en compagnie d’un autre souverain. Morzan les ignora cependant, sous le regard amusé d’Idril. Lorsque enfin ils arrivèrent aux écuries, le jeune homme indiqua à sa compagne lequel des chevaux était le sien. C’était un magnifique étalon à la robe baie, répondant au nom de Broussaille. L’amazone vint lui caresser l’encolure et l’observa de plus près. Elle expliqua alors :

Il semble un peu petit pour un étalon de sa race, mais il l’air robuste et endurant. Et puis, il paraît doux et docile. Je pense que tu as là une très belle monture.

Puis elle s’écarta pour chercher Alzan. Elle le trouva dans un box non loin de celui de Broussaille, en compagnie des montures de ses trois soldats. Elle le fit sortir, et le guida vers la sortie où Morzan les attendait, déjà monté sur son étalon. Idril se hissa sur le dos de son fidèle compagnon, et le talonna pour se mettre à la hauteur de son ami. Elle lui adressa un petit sourire amical, et ils se mirent en route, malgré les conseils des ministres qui se trouvaient aux portes de la demeure royale. Apparemment, ils n’étaient pas très favorables à cette petite balade mais Morzan ne semblait pas trop s’en soucier ... Ou du moins, en apparence. Lorsqu’ils furent hors de leur vue, les deux amis lancèrent leurs chevaux au galop. Ils chevauchèrent ainsi jusqu’à ce que le terrain ne le permette plus.

Reprenant l’allure du pas, Idril put sentir l’air froid pénétrer sous ses chauds vêtements. Au moins, il ne neigeait plus. Elle talonna Alzan pour rejoindre Morzan qui avait pris un peu d’avance. En plus d’être endurant, Broussaille était rapide. Vraiment, il avait reçu une bien bonne monture. De son côté, Idril avait reçu Alzan pour son quinzième anniversaire. Il était également très endurant, mais pas vraiment rapide. Il était beaucoup plus massif que Broussaille, et convenait plus aux longs voyages qu’aux courses. Lorsqu’elle fut à la hauteur de son ami, elle l’interpella :

Morzan, trouvons un endroit où nous arrêter. Je ne voudrais pas trop fatiguer mon pauvre Alzan avant de reprendre la route.

Le jeune roi acquiesça et ils se dirigèrent vers une clairière. Ils descendirent de leurs montures qui furent visiblement ravies de pouvoir se reposer et de brouter de l’herbe fraîche. Les deux amis s’éloignèrent un peu, et Idril se laissa tomber dans l’herbe encore humide. Cette petite promenade la ramena dix ans arrière, quand Morzan et elle partaient secrètement en balade à cheval. Secrètement bien sûr, car leurs parents n’étaient pas vraiment favorables à ce que leurs progénitures quittent la demeure royale ... A cette époque, Morzan montait derrière Idril qui avait beaucoup plus d’expérience que lui avec les chevaux.

Te rappelles-tu quand nous partions nous promener en cachette, quand nous étions encore enfants ? Nos parents affichaient toujours des mines graves quand nous rentrions, et ils nous menaçaient de nous séparer. Nous avons fait pas mal de bêtises, ensemble ... C’était amusant de voir les visages désolés de ton oncle et de ma mère quand ils nous prenaient en flagrant délit.

Idril émit un petit rire sonore en repensant à tous ses souvenirs heureux. Elle se disait souvent qu’elle avait eu une enfance privilégiée, même en comparaison avec d’autres enfants de souverains. Ces temps étaient désormais lointains, mais se les remémorer emplissait la jeune fille d’une allégresse enivrante.
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MessageSujet: Re: Balade entre amis [PV Morzan]   Ven 11 Avr 2008 - 17:02

L’avis d’Idril sur sa monture lui importait beaucoup : déjà parce qu’elle s’y connaissait beaucoup plus en chevaux que lui, c’était une évidence, mais aussi, et surtout, parce que son avis comptait. Le sien, personnel. Il aimait bien la consulter à propos de diverses choses, et même si ses réponses rejoignaient souvent ce qu’il pensait, il aimait bien la questionner. D’ailleurs, cette facette de leur amitié déplaisait à beaucoup de membres de sa Cour, comme s’il allait mener sa politique en fonction du peuple des Amazones. Il n’était pas stupide non plus !

Merci.

Répondit-il au compliment de la jeune Reine, avant qu’elle ne s’éloigne pour seller sa propre monture. En tant que Roi, et même que prince héritier, Morzan n’avait plus l’occasion d’effectuer des tâches simples, et seller sa monture lui procura un certain plaisir : celui de la liberté. Vent-gris se tenait devant les box, attendant son maître avec un regard confiant, et le jeune roi esquissa un sourire. Il se sentait bien, ici en compagnie de sa sœur de cœur, s’apprêtant à goûter au plaisir d’une courte chevauchée. Oublier quelques instants ses responsabilités, ses problèmes… quoiqu’ils ne lui pesaient pas tant que ça, à la réflexion. Il était heureux d’être le successeur d’Erin, le meneur du peuple des Ombres, son peuple qu’il chérissait par-dessus-tout, et les contraintes du métier de Roi n’étaient guère importantes face à cela.

Ils sortirent de la Forteresse, contournant les ministres qui continuaient à lui dire que cette promenade n’était pas une idée brillante. Qu’ils acceptent au moins la compagnie de la Garde Royale, six hommes à cheval ! Mais Morzan les fit taire d’un regard, et mena Idril vers des terres un peu moins bruyantes. Les deux jeunes gens lancèrent bientôt leurs montures au galop, et le jeune Roi savoura avec délice le vent fouettant son visage, la morsure du froid et le vent qui lui sifflait aux oreilles. Broussaille était rapide, et quand Idril fut revenue à sa hauteur pour lui demander de s’arrêter, il renâcla à ralentir l’allure.
Ils finirent par s’arreter dans une clairière isolée, et Vent-Gris, langue pendante, se coucha sagement auprès des chevaux. Il n’avait rien d’un chien de troupeau, Morzan ne se leurrait pas, mais les chevaux étaient assez bien dressés pour rester à proximité. Il s’assit près de la jeune Reine qui s’était laissée tomber dans l’herbe couverte de rosée.

Il sourit au souvenir évoqué par la jeune amazone. Malgré leurs statuts respectifs de princesse et prince héritiers, ils en avaient fait des bêtises ensemble ! C’est vrai qu’il leur arrivait souvent de s’éclipser à cheval, parcourant les terres des Ombres ou celle des amazones, goutant simplement au plaisir de leur complicité et de leur compagnie mutuelle. C’était d’autant plus amusant qu’ils n’ignoraient pas que, dès qu’ils seraient de retour, leur escapade serait punie. Combien de fois la mère d’Idril et son oncle avaient menacé de les garder enfermés au château quand ils allaient visiter l’ »un ou l’autre monarque ! Pourtant, cela n’arrivait jamais, ou si peu que ce n’était pas la peine de le mentionner.


Combien de fois a-t-on entendu cette menace ! Mais c’est vrai que nous étions de vrais petits diables, enfants. Je ne sais pas si tu te souviens, mon oncle avait l’habitude de prendre un air tout malheureux en disant : mais qu’est-ce qu’on va bien pouvoir tirer de ces enfants, tout en secouant la tête. Ca nous faisait éclater de rire, et pourtant, les Dieux savent combien de fois il le répétait.

Idril se mit à rire, et Morzan songea à quel point les souvenirs devaient être chéris, en particuliers ceux de ceux qui n’étaient plus là pour continuer le chemin. Une étrange sensation s’empara de lui, une tristesse poignante mais, en même temps, adoucie de tout ce bonheur qu’ils avaient connus… et par celui qu’ils leur restaient à connaître. Il tourna les yeux vers la Reine amazone, examinant avec amusement ses cheveux décoiffés et sa tenue quelque peu débraillée par leur course folle, avant de lui demander d’une voix douce.

Tu crois qu’avec nos enfants, dans plusieurs années, nous referont la même chose ? Promet moi que si je commence à hocher la tête, tu me mettras un coup de coude pour que je n’aie pas cet air ridicule qu’avait mon oncle !

Bon, un héritier, ce n’était pas prévu tout de suite au programme, même si, il le savait, ses conseillers se demandaient déjà quel bon parti il pourrait épouser. C’était sans doute la raison de cette demoiselle aux yeux verts, celle dont Idril s’était gentiment moquée un peu plus tôt.
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Balade entre amis [PV Morzan]   Sam 12 Avr 2008 - 14:26

Idril émit un rire sincère, suite à la plaisanterie de Morzan. Elle les imaginait parfaitement, dans vingt ans, à la place de leurs parents. Bien évidemment, leurs éventuels héritiers bénéficieraient d'une proximité égale voire supérieure à celle qu'ils avaient pu entretenir, compte tenu de l'amitié qui unissait leurs parents. Penser à une descendance quelconque fit sourire Idril.

Avec des parents tels que nous, je n'imagine même pas les bêtises que feront nos enfants! Tu pourras secouer la tête et prendre un air désolé : ce sera justifié à mon avis!

Néanmoins ... bien malin celui qui pouvait prétendre connaître l'homme qui ferait chavirer le coeur de la jeune femme. Elle ne s'était jamais réellement questionnée à ce sujet. D'ailleurs, elle était plutôt étrangère à ce milieu qu'était l'amour ... sauf si on écoutait les rumeurs qui prétendaient qu'une liaison amoureuse l'unissait au nouveau Roi des Ombres. Idril semblait d'ailleurs si peu se soucier d'un éventuel mari que cela aurait pu inquiéter ... si elle n'avait pas été du peuple amazone. Il n'était pas nécessaire qu'elle se marie, les femmes régnant exclusivement sur les plaines de Fazor. Le protocole amazone était sur ce point (le mariage) bien plus laxiste que celui des autres peuples, et cela convenait parfaitement à Idril. (d'ailleurs, qui pourrait la supporter à part Morzan? XD) Cette dernière réalisa que son ami avait atteint un âge où il devenait embarrassant pour un noble de ne pas être marié ... surtout si on n'était le Roi. Elle lui demanda alors :

Tes conseillers doivent exercer une certaine pression pour que tu choisisses une fiancée ? Tu vas certainement devoir te marier bientôt, n'est-ce pas ?

Devant l'air pensif de Morzan, la jeune femme se surprit pour la seconde fois à baisser les yeux et à rougir quelque peu. Elle se rendit compte qu'elle avait été indiscrète en posant cette question, et qu'elle n'aurait sans doute pas dû laisser sa curiosité intervenir. Elle quitta sa position couchée pour une posture assise, avant de démêler ses cheveux avec ses doigts pour enlever les brins d'herbe qui s'étaient accrochés à sa longue chevelure d'argent.

Excuse moi, tu n'as pas à répondre à cette question. Elle était déplacée. Parle moi plutôt de ton couronnement! Tout s'est bien passé ?


Bien qu'ils soient amis depuis de nombreuses années, Idril n'aimait pas embarrasser Morzan avec les questions qui lui venaient à l'esprit. Elle connaissait sa gentillesse, et elle se doutait qu'il ne saurait pas lui refuser grand chose. Elle s'abstenait donc de poser des questions trop personnelles. Encore une fois, non pas par désintérêt, mais par pudeur. Mais aujourd'hui, sa curiosité avait dépassée sa retenue. Elle brûlait d'envie de savoir ce que pensait Morzan d'un éventuel mariage, mais elle n'avait pas à ennuyer son ami avec ça. Idril était une femme de principes, et elle aimait s'y tenir.

Elle se releva et s'étira longuement, avant de coiffer ses cheveux en chignon. Vu l'air de Morzan, elle ne devait pas être très présentable. Elle se mit à sourire, en le regardant de toute sa hauteur. En cet instant, ils faisaient des monarques bien peu convaincants. Ils ressemblaient bien plus à des jeunes de leurs âges, plutôt qu'à des souverains. Soudain, Idril se rappela qu'elle n'avait pas encore parlé à Morzan de Siran Bennefoy, le fils du Parjure, qu'elle avait rencontré quelques jours plus tôt.

Oh, j'ai quelque chose à t'apprendre! Je me suis rendue à Yswllyra, en début de semaine, et j'y ai fait une rencontre pour le moins surprenante ... celle de Siran Bennefoy, le fils d'Ardiosis, qui fuyait la cité impériale. Il disait s'opposer aux agissements de son père. Cette information est officieuse toutefois, et j'ai envoyé des espions pour vérifier la véracité des propos du prince. Mais tout de même, si c'est le cas, je dois dire que cette situation pourrait nous avantager ...

Idril craignait à un subterfuge de la part du Parjure, mais le prince Siran lui semblait sincère. D'ailleurs, il était plus que souhaitable pour sa sécurité qu'il le soit, sinon la jeune Reine se ferait un plaisir de lui régler son compte. S'il y avait bien une chose qu'Idril ne pardonnait absolument pas, c'était la traîtrise et le mensonge. Gare à celui qui jouait avec sa confiance! Et dans cette optique, la trahison de Bennefoy lui était insupportable. D'une part parce qu'elle avait conduit Ardentia à sa perte, et d'autre part, parce que la jeune Reine détestait toute forme de déloyauté. Un jour, elle ferait payer cet affront à Ardiosis, elle se l'était jurée. Elle regarda Morzan et pensa tout de suite que lui aussi devait nourrir une haine immense envers le Parjure et une envie de vengeance. Il fallait néanmoins qu'ils veillent à ne pas succomber à la colère. Les conséquences seraient lourdes le cas échéant, tant pour leur peuple que pour leur propre personne.

L'amazone dégaina lentement Glyrin, l'arme céleste offerte par Freyja. Heureusement, Ardentia l'avait confié à Idril avant son départ. Comment aurait réagi le peuple amazone face à la perte du présent de leur déesse? D'autant plus que Glyrin participait intégralement à la cérémonie de couronnement de la nouvelle Reine... La jeune femme fit danser sa lame, avant de la pointer vers Morzan. Elle le regarda d'un air amusé, avec un petit sourire narquois. Elle déclara d'un ton faussement méprisant, sous le regard curieux de son ami :

Vous voilà dans une situation peu recommandable, Seigneur Terinfiel. Et si je décidai de vous faire prisonnier, qu'adviendrait-il de vous ? Vous devez avoir entendu les rumeurs qui parlent de mon absence de pitié ...

Idril disait vrai : bon nombre de rumeurs couraient, sur son manque de compassion et de pitié. Elle était une guerrière effroyable, qui n'hésitait pas à se servir de son glaive pour se sortir d'une mauvaise situation. Elle était implacable, précise et certainement pas influençable. En ce sens, les deux amis étaient littéralement opposés.
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MessageSujet: Re: Balade entre amis [PV Morzan]   Lun 14 Avr 2008 - 15:10

La question d’Idril, venant d’une toute autre personne, aurait pu sembler à Morzan être une critique, voire même une incursion dans sa vie privée, déjà bien chamboulée depuis qu’il était passé du statut d’héritier à celui de Roi des Ombres. D’une toute autre personne, certes, mais pas d’Idril. IL la connaissait si bien qu’il savait qu’elle n’avait pas voulu se montrer inquisitrice, mais juste curieuse et, aussi qu’elle avait sans doute laissé ses paroles dépasser sa pensée.
Elle se montrait prudente envers lui, ne voulant sans doute pas trop s’impliquer dans sa vie privée, car elle savait bien que son meilleur ami ne pouvait pas laisser ses questions sans réponses. Aussi la brusque marche arrière qu’elle fit le fit sourire plus largement, avant de balayer son excuse d’un geste.

Le jeune Roi se laissa rouler sur le dos, les mains derrière la nuque, les yeux perdus dans la contemplation des rares nuages qui paressaient dans le ciel limpide. Il ne trouvait pas la question de la jeune fille si déplacée que ça : elle était curieuse, il le savait, mais pourquoi devrait-il refuser de lui répondre ? Après tout, et il ne devait pas l’oublier, elle était reine, et, plus que tout, ils étaient alliés dans cette guerre qui s’annonçait. Normal qu’elle veuille en savoir plus. Il reporta son attention sur Idril, détaillant la jeune Reine avant de pousser un léger soupir.


Non, je t’en prie. En tant qu’alliée, et surtout, de meilleure amie, tu as le droit d’être au courant.
TU as deviné juste, ils viennent presque me supplier, tous les matins. Erin n’avait pas d’enfants, tu le sais, et ils ont peur que je meure en laissant le royaume en proie à la guerre civile pour savoir qui s’adjugera le trône. Nuran n’est pas…enfin, tu vois quoi. Il n’est pas un héritier en titre, mais certains se battront pour le mettre sur le trône, et mieux le manipuler ensuite.
La seule solution serait d’avoir un fils… c’est la raison d’être de cette jeune courtisane qui se tenait dans la salle du trône. Ne me demande pas de me rappeler son nom, j’en serais incapable…

Mais j’ai un royaume à gouverner, une guerre à gérer, et le mariage n’est pas vraiment ma principale priorité. Mais même le peuple commence à chuchoter… Enfin, je ne vais pas t’embêter avec mes problèmes. On est ici pour s’amuser, alors, parlons de choses plus gaies. Mon couronnement… exactement comme je le rêvais enfin, sauf que tu n’étais pas là pour me faire des grimaces.


La taquina-t-il avant de se relever sur un coude pour l’aider à ôter les brins d’herbe qui parsemaient sa chevelure argentée. Idril se releva bientôt, coiffant ses cheveux tandis que Morzan, étendu de tout son long, la regardait faire avec amusement. Décidément, les filles se devaient d’être coquettes en toute circonstances ! Il allait lui en faire la remarque quand elle passa à un sujet beaucoup plus sérieux.

Morzan ne répondit pas tout de suite : il réfléchissait. Il avait confiance dans le jugement d’Idril, et si cela s’avérait vrai… Siran serait un élément de poids contre cette guerre. Même un tyran comme Ardiosis serait bien obligé d’hésiter avant de prendre les armes contre son propre fils. Le jeune roi ne connaissait le Prince que de vue, mais il passait pour être un bon guerrier, habile tant dans le maniement des armes que celui de la rhétorique. Siran ferait une figure de proue parfaite pour la Rébellion, un moyen de montrer que si même son fils s’opposait à ses agissements, Bennefoy n’était pas au-dessus de tous soupçons. Il fit d’ailleurs part de son idée à son amie.


Tiens moi au courant. Siran Bennefoy serait un parfait leader de la Rébellion, si ce que tu soupçonnes s’avère exact. Quitte à n’être qu’un homme de paille, puisque je pense que les forces humaines seront bien plus dévouées à l’empereur qu’à son fils. Mais cela pourrait être un atout de poids…

Par contre, tu devrais peut-être éviter de te promener seule dans la capitale du tyran. C’est un conseil que je sais que tu ne suivras pas forcément, mais j’aimerais éviter de m’inquiéter pour toi à l’avenir.


Il avait dit cette dernière phrase sur le ton de la remontrance, mais Idril ne pouvait ignorer qu’il s’inquiétait réellement. Il connaissait trop bien le tempérament de son amie d’enfance pour lui interdire de se promener ainsi, mais il espérait que, le cas échéant, elle se remémorerait son conseil.
Le jeune roi ferma un instant les yeux, écoutant distraitement les bruits alentour, et le jappement de Vent-Gris qui semblait reprocher quelque chose à l’un des deux chevaux. Sa mouture et le chien-loup ne s’entendaient guère, et Vent-Gris avait plus d’une fois dû échapper à un coup de sabot vicieux du cheval. Mais ce fut le glissement de l’acier sur le cuir qui le fit rouvrir les yeux, pour voir Idril debout devant lui, Glyrin dégainée.
Il lui lança un regard curieux, un air amusé sur le visage tandis qu’elle le menaçait gentiment. En réponse à sa question, il leva les mains dans un geste de soumission, toujours couché sur le dos.


Etre prisonnier d’une aussi jolie guerrière, je ne dis pas non. Quand aux rumeurs de votre manque de compassion et de l’implacabilité de votre lame, j’espère bien en venir à bout. Je peux être désarmant quand je le veux.

D’un geste du pied, il tenta de faucher les deux jambes de la princesse. Elle n’avait sans doute pas vu venir le coup, du moins, il l’espérait. Son but était de la faire tomber à terre, sur lui afin qu’elle ne se fasse pas mal, histoire de lui montrer qu’il ne se laisserait pas faire aussi facilement.
[Je te laisse décider si tu tombes ou pas. Gentleman, moi ?^^]
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Balade entre amis [PV Morzan]   Jeu 17 Avr 2008 - 12:48

[bah voyons ^^]


Morzan répondit tout de même à la question de son amie, et ce, avec une grande sincérité. Comme l'avait pensé Idril, il devrait certainement se marier bientôt. Et certainement avec la jeune femme qu'elle avait observé quelques heures plus tôt, à la table du Roi. Elle contempla son ami parler de ce devoir ennuyeux, et se surprit à éprouver une sensation étrange quand il expliqua qu'il ne se rappelait même pas du nom de celle qui deviendrait peut être sa future épouse. L'amazone ressentait comme de la satisfaction et en même temps de la peine. De la satisfaction en voyant l'indifférence de Morzan lorsqu'il parlait de la jeune Ombre. (Idril serait-elle inconsciemment jalouse?) De la peine en imaginant son ami marié par obligation. La jeune Reine ne pouvait cesser de s'interroger sur le bien-fondé de telles pratiques, son peuple ne partageant pas les mêmes points de vue.

Vraiment, sur ce point du protocole, je ne comprendrai jamais ton peuple, ni tous les autres d'ailleurs. C'est terriblement ennuyeux de se trouver uni à quelqu'un qu'on ne connaît pas ... Heureusement que pour la Reine des Amazones, de telles contraintes n'existent pas. Je ne supporterai pas d'être liée ainsi à quelqu'un que je n'aime pas. Je dois bien avouer que tu n'as pas de chance, mon pauvre ami ...

La jeune femme comprenait qu'un roi estimé laissait un grand vide, lorsqu'il disparaissait. D'autant plus s'il ne laissait pas d'héritier ... Mais était-ce forcément un mal ? Idril n'aurait pas vraiment su répondre à cette question. Le peuple amazone n'était guère préoccupé par une absence de descendance royale. En effet, même si une Reine avait une descendance, celle-ci ne serait pas forcément apte à monter sur le trône et le peuple refuserait de servir cette nouvelle souveraine. Idril, pour le moment, avait l'estime de son peuple et c'était pour cette raison qu'elle avait pu prétendre à la couronne. Il en aurait certainement été tout autre si les amazones l'avaient jugée incapable de servir leurs intérêts ... Lorsque Morzan évoqua son couronnement et le fait que les grimaces d'Idril lui avaient manqué, la jeune Reine esquissa un demi-sourire, avant de chuchoter quelques paroles à peine perceptibles :

J'aurais tellement aimé être là pour te voir devenir le nouveau souverain des Ombres ...

Elle laissa son ami l'aider à arranger sa longue chevelure parsemée de brins d'herbes, avant se relever et d'attacher ses cheveux en chignon. Elle se coiffait souvent ainsi, et encore plus depuis que sa mère avait disparu car elle lui ressemblait de manière très troublante quand elle laissait cascader librement sa chevelure argentée. Elle essayait de se différentier d'elle au maximum, pour éviter toute confusion dans l'esprit des siens. Elle n'était pas Ardentia ... même si elle aimait qu'on la compare à elle. Elle ne voulait simplement pas voir planer le spectre de sa mère au dessus d'elle. Cela lui procurerait plus de peine que de joie. Elle secoua la tête et parla de sa rencontre avec Siran à Morzan. Comme elle, ce dernier pensait qu'il pourrait être un atout de poids. Néanmoins, il n'hésita pas à prendre un ton de reproche pour mettre en garde sa protégée contre les dangers que pouvait dissimuler la Capitale humaine. Idril ne douta pas un instant qu'il s'inquiétait pour elle, et cette bienveillance lui fit chaud eu coeur.

Je serai prudente, je te le promets. Et si cela peut te rassurer, j'éviterai d'y aller pour le moment.

Elle avait bien trop de choses à régler aux plaines de Fazor pour se rendre de nouveau à Yswllyra. Ses espions seraient sans doute plus efficaces qu'elle de toute façon. Puis pour s'amuser un peu, elle dégaina Glyrin, en menaçant amicalement le jeune Roi qui était allongé paresseusement dans l'herbe fraîche. Il la regarda avec un air amusé et n'hésita pas à se laisser prendre au jeu. Il tenta de faire tomber Idril, en lui fauchant les jambes d'un coup de pieds latéral. Un coup facilement parable, mais l'amazone se prêta elle aussi au jeu : elle se laissa tomber sur son ami. Avec un sourire franc, elle lui enserra le cou et lui chuchota à l'oreille :

Eh bien, vous m'obligez à me montrer plus convaincante ...


Elle resserra son étreinte sur les épaules de Morzan, tout en provoquant une roulade sur le côté. Elle le plaqua au sol avec ses bras, et enfourcha le bas de son ventre pour le dominer de tout son poids. Avec un sourire victorieux, elle se releva et lui tendit une main pour l'aider à se remettre sur pieds, tout en lui demandant :

Alors, ça te dirait un petit affrontement amical, avant de repartir ? Je te sens un peu rouillé ...
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MessageSujet: Re: Balade entre amis [PV Morzan]   Jeu 17 Avr 2008 - 16:41

[Bah voyons quoi ? Ne suis-je pas un incorrigible romantique ?^^]

Morzan sourit plus largement à la réponse de son ami, ne pouvant s’empêcher de la taquiner :

Si l’on te forçait à te marier, je ne suis pas sur que tu serais la plus à plaindre.

Une gentille pique sur le caractère plutôt sauvage de l’amazone, mais tout de même, Morzan comprenait son sentiment. Les Amazones ne se transmettait pas forcément le trône de mère en fille : cela dépendait des valeurs guerrières et, dans une moindre mesure, des autres talents de celle qui était destiné à monter sur le trône. Idril était la princesse présomptive, certes, mais un rien aurait pu faire que le trône ne lui soit pas transmis. Mais la jeune fille avait prouvé ses capacités à maintes reprises, et son Peuple l’avait accepté comme Reine.
Chez les Ombres, le trône était transmis en succession, à la mort du Roi. Morzan en avait hérité, mais qui en hériterais s’il venait à mourir ? Voilà pourquoi on insistait pour le marier, même si pour le moment, il faisait de son mieux pour y résister. Il savait pourtant que tôt ou tard, il lui faudrait bien céder…
Dans un sens, les deux systèmes, pourtant différents, d’accession au trône se valait. Les Amazones étaient sûres d’avoir des monarques compétents, mais parfois au prix de sanglantes guerres civiles entre factions opposées. Les Ombres, eux, pouvaient hériter d’un monarque peu habile, mais au moins, la succession était réglée par avance, et peu pouvaient s’y opposer sans raison valable.
Il répondit à son amie d’un ton réconfortant.


C’est sûr, c’est terriblement ennuyeux. Mais ça n’empêche pas le Roi d’avoir des maîtresses, tu sais.

Il lui fit un clin d’œil coquin, levant les bras au cas où elle aurait l’idée de lui donner un coup pour le punir d’avoir osé utilisé ce ton graveleux avec la Reine des Amazones. C’était une plaisanterie, ils le savaient tous les deux, mais néanmoins, Morzan savait que tôt ou tard, il lui faudrait bien être père, ne serait-ce que pour la sécurité de son peuple.
Puis Idril chuchota quelques paroles sur son couronnement, et Morzan lui rendit son regard, un regard à la fois triste et plein d’espoir en l’avenir.


J’aurais aimé être là au tien, mais les Dieux en ont décidé autrement.

Puis Idril se lança dans une séance de recoiffage, tandis que son ami la contemplait avec amusement. Le sourire espiègle d’Idril lorsqu’elle sortit son arme lui fit chaud au cœur, et il se prit au jeu. Néanmoins, qu’Idril puisse facilement parer son coup n’échappa pas à l’œil avisé du Roi, et il lui sût gré de ne pas trop insister sur ses lacunes. Puis elle lui enserra le cou lui chuchotant quelques mots avant de le plaquer au sol. Morzan se laissa docilement faire, écartant les mains pour montrer sa reddition. S’il avait voulu, il aurait certainement pu s’échapper : après tout, Idril n’était pas très lourde et, malgré sa carrure frêle, Morzan était plus costaud qu’elle.
Mais la jeune femme se releva d’un bond, lui tendant une main pour l’aider à se relever. Il l’accepta avec plaisir et, sitôt debout, tira sur le bras d’Idril pour la plaquer contre lui avant de répondre à sa question d’un air amusé.


Rouillé, moi ? Tu dis ça parce que tu te doutes bien que l’entraînement est passé un peu à la trappe ces derniers temps, et que je suis dans une position de faiblesse. Vaincre la Reine Amazone ici, sur mes propres terres, serait un affront direct envers le protocole. Après tout, tu es mon invitée, mais sinon, nul doute que je t’aurais vaincu sans problème.
Un petit affrontement amical, d’accord, mais je me vois dans l’obligation de perdre.


Ouais, bon, ce n’était que des paroles visant à adoucir sa prochaine déconfiture. Face à Idril et Glyrin, il ne faisait pas le poids et il le savait. Idril ne devait sans doute pas être dupe, mais peu importe.
Le jeune roi libéra le bras de la jeune femme avant de sortir de son fourreau l’épée que son oncle Erin lui avait transmise. Il avait beau s’être entrainé avec, elle lui semblait toujours lourde, et peu faite pour sa main, même si elle semblait être parfaitement proportionnée. Sans doute était-ce l’idée d’utiliser l’épée de son oncle qui lui donnait cette impression, cette épée sonnant comme la confirmation qu’Erin était parti, parti pour ne plus jamais revenir.
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Balade entre amis [PV Morzan]   Sam 19 Avr 2008 - 18:17

Suite au sous entendu de Morzan, concernant son caractère quelque peu indomptable, Idril fit mine de bouder, sans rien répondre. Elle savait que de toute façon son confident n'était pas vraiment dans le faux, la connaissant depuis bien longtemps. Mais il ne fallait tout de même pas qu'il aille croire qu'Idril allait approuver ... Puis continuant dans sa lancée, le jeune Roi répliqua que le mariage n'était pas si terrible que ça : il pourrait toujours entretenir des maîtresses. La jeune femme joua celle qui s'offusquait, tandis que Morzan levait le bras afin de se protéger d'éventuelles représailles :

Je ne vous félicite pas, mon Seigneur. Mais au moins, je dois avouer que cela suggère que vous m'accorderez encore un peu d'attention après votre mariage ...

Elle lui rendit son clin d'oeil complice, mais au fond, elle savait que le mariage de Morzan les obligerait à modifier leur relation quelque peu. Au moins par respect pour le jeune femme qui deviendrait la reine des Ombres, même si effectivement elle espérait que cette future épouse ne soit pas hostile à leur amitié. Mais connaissant Morzan, Idril pensa qu'il n'en ferait certainement qu'à sa tête ... Même s'il taquinait souvent son amie sur son caractère impétueux, il fallait bien avouer que quand il avait une idée en tête, il se révélait aussi, voire plus, obstiné qu'elle.

Il répondit également aux regrets de l'amazone, concernant leurs couronnements respectifs, en plongeant ses yeux sombres dans les siens. Idril aimait particulièrement le regard du jeune Roi, ayant toujours trouvé qu'il inspirait le respect, la sympathie et la bienveillance. Les siens représentaient plutôt la dureté, la bravoure et l'orgueil. Oui, il fallait tout de même reconnaître qu'Idril avait une fierté incommensurable ... La jeune femme se recoiffa, avant de s'amuser à défier Morzan. Après une petite confrontation au sol, Idril se releva et tendit une main à son ami pour l'aider à se relever. Ce dernier accepta l'aide volontiers et en profita pour tirer vers lui la Reine des amazones, et la faire prisonnière de ses bras. Il répondit à ses attaques verbales amicales, en précisant qu'il se devait de perdre. Idril le repoussa avec un sourire prononcé, et tout en ramassant Glyrin, elle lui rétorqua :

Tu dis ça pour rendre plus douce ta future défaite, mon tendre ami ...

Idril avait souvent l'avantage quand ils combattaient simplement au corps à corps, possédant une force et une constitution plus développées que celles de son ami. Cependant, Morzan était un combattant hors pair et il était un des seuls à tenir tête aussi longtemps à la jeune femme. Et lorsque la Magie entrait dans leur combat, l'Ombre remportait souvent l'affrontement...

Un sourire complice illuminait le visage des deux monarques, qui savouraient pleinement les instants qu'ils passaient ensemble. Morzan dégaina sa lame, ancienne arme d'Erin, tandis qu'Idril ensorcelait sa lame pour qu'elle cesse d'être tranchante (ça me rappelle quelque chose ^^). La situation pourrait se révéler problématique si elle blessait par inadvertance le Roi des Ombres, comme cela s'était souvent produit lorsqu'ils combattaient. Aussi bien pour l'un que pour l'autre, de nombreuses blessures légères parsemaient leurs corps lorsqu'ils avaient combattu. Il n'était pas question que cela se produise aujourd'hui, pour éviter tout incident diplomatique avec les Conseillers de Morzan.

Idril fit tournoyer Glyrin comme pour intimider son adversaire. Lorsqu'elle estima qu'il était prêt, elle s'élança sur Morzan, en brandissant l'arme divine de Freyja. A l'ordinaire, elle optait toujours pour une position défensive en début de combat, pour analyser les forces et faiblesses de ses adversaires. Puis une fois son observation terminée, elle changeait d'attitude pour adopter une position offensive. Mais Morzan et elle avaient combattu ensemble tellement de fois qu'elle connaissait parfaitement ses réactions ... Tout comme il la connaissait par coeur.

Arrivée à la hauteur de Morzan, elle abattit son glaive sur celui qu'avait brandi le jeune homme, pour parer le coup de l'amazone. Ils restèrent ainsi quelques secondes, à se fixer intensément, luttant pour faire tomber la défense de l'autre. Puis Idril choisit de lâcher sa pression, tout en sautant en arrière pour esquiver la lame tombante de Morzan. Puis elle se précipita à nouveau vers lui, l'arme fondant de manière transversale vers les côtes du Roi. Ce dernier possédant une agilité particulièrement impressionnante, esquiva le coups avec une facilité déconcertante. Puis les lames s'entrechoquèrent une nouvelles fois, et les deux amis, le sourire toujours aux lèvres, échangèrent de nombreux coups, sans qu'aucun des deux ne réussisse à trouver une faille.
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MessageSujet: Re: Balade entre amis [PV Morzan]   Dim 20 Avr 2008 - 16:57

Idril joua les jeunes femmes offusquées, lui répliquant qu’au moins, cela voudrait dire qu’ils ne couperaient pas totalement les ponts. Morzan s’empressa de la serrer plus fort contre lui, repoussant une mèche de cheveux blonds qui lui chatouillait le visage avant de répondre d’un ton qui ne laissait aucune place à la réplique.

Bien sûr que je t’accorderai encore mon attention. Une seule femme ne me suffira certainement point… Mais trêve de plaisanteries, Idril. Il y aura toujours une place pour toi, toujours, et peu importe que ma future reine s’en montre outragée.
Et puis, si je me débarrasse de toi, qui viendras me taquiner pour que je n’attrape pas la grosse tête ?


Il avait entremêlé quelques plaisanteries dans sa phrase, mais le fait est qu’il était totalement sincère. Comment pourrait-il se séparer d’Idril, son amie d’enfance, sa confidente… sa meilleure amie ? Si future Mme Terinfiel il y avait, elle devrait se mettre cela en tête, et c’était un point sur lequel Morzan ne transigerait jamais. Et tant pis s’il fallait pour cela essuyer quelques prises de becs.
Comme il s’en doutait, Idril n’était absolument pas dupe, et ce fut sur un ton amusé qu’elle l e lui fit remarquer. Avec un regard rieur, il pencha la tête avant de faire une légère grimace.


Vous voyez clair dans mon jeu, gente dame. Seulement, on ne peut pas me reprocher d’avoir essayé, n’est-ce pas ?

Demanda-t-il d’une voix enfantine. Enfin, et tous deux le savaient parfaitement, Morzan n’était pas un mauvais joueur, et pas du genre à ne pas supporter d’être défait. IL savait reconnaître ses torts et ses faiblesses, et le combat en corps à corps était l’une de ses faiblesses, particulièrement contre Idril.
Il était sans doute aussi doué que ses meilleurs soldats, ayant reçu une éducation de pointe. Mais contre une Amazone comme Idril, il était clair qu’il n’avait que peu de chance de remporter le combat, surtout si l’on n’usait d’aucune magie.
Mais la défaite peu se montrer plus enrichissante que la victoire, et à force d’être battu par Idril, Morzan avait développé certaines bottes enseignées par sa camarade de jeu. Il était un bretteur hors pair parmi les siens, mais avait souvent le dessus sur la Reine. Autant s’y faire !

Il jeta sur la lame d’Erin la même protection qu’Idril venait de mettre sur son glaive. C’était un combat amical, pas une réelle lutte, et si l’un des deux s’en revenait blesser, cela pouvait fort bien déclencher une véritable affaire d’état. Pas une guerre, car les deux souverains étaient à même d’empêcher leurs Peuples de partir en guerre, mais un véritable tollé parmi les conseillers.
La jeune femme attendit qu’il soit prêt pour se lancer à l’attaque, faisant tournoyer Glyrin. Morzan, lui, se contenta d’un salut plus sobre, une légère courbette pour indiquer qu’elle pouvait y aller.
Elle attaqua la première, et Morzan contra aisément son premier coup. Ils restèrent quelques instants à lutter pour faire tomber la défense de l’autre, puis la Reine recula, permettant au jeune homme de reprendre son souffle.

Il connaissait par cœur la façon d’attaquer d’Idril, même si l’enchaînement de la jeune femme avait de quoi le déstabiliser. Ils étaient des adversaires depuis l’enfance, et chacun connaissait les faiblesses de l’autre. Pour Morzan, c’était la réplique.
Il avait une bonne garde, et sa façon d’attaquer était rapide et précise. Mais une fois que son adversaire parvenait à tromper sa défense, comme s’il perdait confiance en lui, le jeune roi semblait s’effondrer. Il avait conscience de ce défaut, conscience aussi qu’il devait absolument être concentré… mais même s’il le savait, il avait parfois du mal à appliquer cette méthode.
Idril ne se laissa pas décontenancer par cette première passe d’arme, enchaînant les coups avec une vitesse prodigieuse. Morzan, quand à lui, se contentais pour l’instant d’esquiver, réfléchissant à une stratégie. C’était un autre de ses défauts : il devait absolument être plus naturel, plus instinctif, Idril le lui répétait sans cesse.
Les coups pleuvaient, et le jeune roi commençait à avoir mal aux bras à force de parer. Alors il passa à l’attaque, espérant, sans trop y croire, surprendre son adversaire. IL feinta vers le ventre de l’amazone avant de remonter son épée, espérant percer sa garde… peine perdue, Idril était bien trop douée pour se laisser prendre à un piège aussi grossier.

Morzan recula de quelques pas, jaugeant son adversaire avant de lui lancer un petit sourire et de se lancer de nouveau à l’assaut. Les lames s’entrechoquèrent à nouveau avec fracas, faisant exploser le silence de la clairière. Mais les deux amis n’en avaient cure, chacun étant concentré à percer la défense de l’autre.
Le Roi tenta une autre approche, mettant son flanc droit à découvert. Si Idril voulait en profiter, il l’attendait de pied ferme, mais elle ne tomba pas dans le panneau. Morzan se fendit alors, découvrant par mégarde son côté gauche.
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MessageSujet: Re: Balade entre amis [PV Morzan]   Lun 21 Avr 2008 - 17:55

[pour ma part, je trouve que relater un combat amical est bien plus difficile que pour un combat normal XD]

Glyrin et l'arme de Morzan s'entrechoquèrent à maintes reprises, sans que l'une ou l'autre n'arrive à prendre le dessus. Quelques gouttes de sueur commençaient à perler sur le front blanc de la jeune Reine. De nombreuses mèches de sa longue chevelure s'étaient échappées de sa coiffure, ce qui lui donnait un air assez peu présentable. Mais pour l'instant, sa seule préoccupation était de faire tomber la défense de son adversaire. Et la tâche se révélait assez ardue ... comme toujours! Morzan possédait une capacité à parer les coups impressionnante, ce qui obligeait la jeune femme à user d'une multitude de stratagèmes, plus inventifs les uns que les autres. La lame de Glyrin dansait à une vitesse fulgurante pour atteindre le Roi des Ombres, mais en vain. Celle de son arme parvenait toujours à contrer le glaive de Freyja.

Finalement, le jeune homme chercha à leurrer l'amazone, sans grand succès. Elle réussit à contrer le coup, obligeant Morzan à reculer. Idril était experte en son domaine, et elle maniait Glyrin avec une grande aisance, comme s'il avait été un simple prolongement de ses membres. La légende racontait que Glyrin s'adaptait à la morphologie de son porteur, et Idril ne savait si ces rumeurs étaient vraies. Tout ce qu'elle pouvait affirmer, c'est qu'elle ne s'était jamais aussi sentie à l'aise avec une arme qu'avec Glyrin. Et cela pouvait aisément se comprendre en regardant les mouvements de la princesse : fluides, précis et rapides. Elle attaqua de nouveau le jeune homme, une nouvelle série de coups et de parades furent échangés. Elle jugea que le combat commençait à s'éterniser, ses membres commençant à la tirailler quelque peu. Morzan chercha à nouveau à faire tomber son adversaire par un habile manoeuvre, mais il créa une brèche dans sa défense : son flanc gauche était à la merci de la lame de l'amazone. Celle ci n'hésita plus et fit fondre son glaive vers le côté non défendu de Morzan. Elle stoppa la course de son arme, et la plaça simplement à l'endroit où elle aurait dû s'abattre, un sourire satisfait se dessinant sur son visage. Morzan leva les bras en signe de soumission, et lâcha son arme. Idril rangea Glyrin dans son fourreau, tout en expliquant d'un ton faussement méprisant

Je vais devoir réviser mon jugement ... Tu es encore plus rouillé que je ne le pensais!

Elle lui adressa un sourire complice avant de venir lui enserrer la taille. La jeune femme se demandait si son ami était vraiment à l'aise avec l'épée que lui avait transmise son oncle, mais elle hésita longuement avant de lui en faire part. Elle comprenait aisément que Morzan aime utiliser cette épée, ou du moins que l'idée de ne pas s'en servir lui soit insupportable. Elle libéra la taille du jeune Roi, et vint se placer devant lui, tout en prenant ses mains dans les siennes. Elle s'exprima alors avec une voix douce, tout en essayant de ne pas brusquer son ami :

L'épée d'Erin est vraiment une très belle arme, mais te convient-elle vraiment ? J'ai l'impression qu'elle n'est peut être pas adaptée à ta façon de combattre, ou à ta morphologie ... En tout cas, tu ne tiens pas compte de mes conseils! Je n'arrête pas de te dire d'être plus naturel quand tu combats! Tu dois fusionner avec ton arme, et la considérer comme le prolongement de ton bras! A croire que tu aimes me voir radoter!

La jeune femme avait terminé son petit discours avec une plaisanterie, pour adoucir ses propos. Après tout, Morzan était tout aussi bon combattant qu'elle et ses conseils ne lui convenaient peut être pas. Puis elle continua de le taquiner en ces termes :

Désormais, vous êtes mon prisonnier légitime, et je peux faire ce que je veux de vous ... Je crois que je vais vous enlever et vous garder près de moi dans mon Palais. Avouez, ce n'est pas un sort si cruel...
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MessageSujet: Re: Balade entre amis [PV Morzan]   Mar 22 Avr 2008 - 11:41

[Je trouve aussi, c’est pour ça que je te fournis une si belle ouverture^^]

Comme toujours lors de leurs combats, Idril mit à profit la première erreur de son adversaire pour percer sa défense. Souvent, leurs affrontements se terminaient de cette façon là, c’est vrai : Morzan avait beau être un habile combattant, Idril était une implacable guerrière. Les récits faisant des amazones les plus talentueuses combattantes du Gwendir n’étaient pas erronés, loin s’en fallait.
En tout cas, s’il se sentit vexé d’avoir été battu, Morzan ne le montra pas. Levant les mains en signe de soumission, il laissa glisser son arme à terre, feignant l’indignation lorsqu’Idril lui fit remarquer qu’il était plus rouillé que ce qu’elle pensait.
Elle se glissa contre lui, et Morzan allait lui demander quelle était la raison de cette soudaine envie de câlins quand elle s’échappa et se glissa devant lui.

A voir sa tête, avant même d’entendre le son de sa voix, le Roi devina qu’elle avait quelque chose à lui dire, quelque chose qu’elle ne savait pas vraiment comment lui faire comprendre. Il serra sa main dans la sienne, tentant de lui faire comprendre par ce geste qu’elle pouvait tout lui dire. En tout cas, son impression fut confirmé quand la voix de la jeune fille retentit, douce et attentive.
Elle lui parlait de l’épée d’Erin, et Morzan poussa un léger soupir. Il savait qu’elle avait raison, mais c’était trop dur pour lui de lui expliquer précisément les raisons qui le poussaient à porter cette arme. Chaque fois qu’il l’empoignait, elle ravivait le souvenir douloureux de la perte de son oncle, mais en même temps, agissait comme un… un talisman ? Un moyen de lutter contre l’oubli, car Morzan n’avait pas envie d’oublier. Puis la jeune amazone lui reprocha d’un ton plus léger de ne pas suivre ses conseils, et le Roi des Ombres ne pût s’empêcher de baisser la tête comme un gamin prit en faute. Mais il n’y avait pas une trace de repentir dans son regard quand il le tourna à nouveau vers son amie.


Peut-être que j’aime t’entendre te répéter sans cesse, qui sait ! Si tu étais tout le temps penchée sur mon épaule à radoter des conseils, je serais sûrement un combattant bien meilleur ! Mais trêve de plaisanterie : comment rester naturel et concentré avec toi comme adversaire ?
Tu serais plus laide et quelques années de plus, je n’aurais aucune difficulté à faire ce que tu me demandes. C’est donc que tout doit être de ta faute, après tout.

Conclut-il avec un haussement d’épaule fataliste, légèrement démentie par son sourire moqueur. Mais sa voix se fit plus grave quand il avoua enfin

Quand je combats avec cette arme, j’ai l’impression qu’Erin est là, à mes côtés. Que je ne l’oublierais pas. Utiliser ma propre lame me donne l’impression de trahir sa mémoire, en quelque sorte. J’ai beau essayer de me raisonner, je ne… pourtant, je sais que tu as raison. Il préfèrerait me voir en vie ma lame à la main, que mort avec la sienne.
Je dois te paraître stupide, n’est-ce pas ?

Essaya-t-il de lancer avec humour, mais même sa propre voix lui paru un peu mélancolique. En tout cas, il apprécia la franchise de la jeune femme : bien qu’il sache qu’elle n’était pas du genre à tourner longtemps autour du pot, il fallait avouer que sa franchise était bien plus rafraichissante que tous les propos de ses conseillers.
Puis la princesse reprit la parole d’une voix taquine, indiquant qu’il était maintenant son prisonnier. Réconforté, Morzan lui répondit d’un air fataliste.


Je vais donc être condamné à demeurer votre esclave pour l’éternité… Curieusement, j’ignore pourquoi, mais cette perspective m’enchante.

Il lui plaqua un baiser sur la joue avant de s’éloigner pour ramasser son arme et la glisser dans son fourreau, avant de se retourner vers son amie et de lui lancer avec amusement :

Par contre, je pense que mes conseillers ne seront pas de cet avis. Déjà qu’ils vont m’en vouloir de cette escapade, alors un séjour à vie parmi les Amazones ne sera surement pas très bien accueilli.

Il n’avait pas vraiment envie de rentrer, de retourner dans ce carcan de jeune Roi dont tout le monde attendait quelque chose. Pourtant, Idril devait elle aussi rentrer, car il ne se pardonnerait jamais de l’avoir mise en danger, et ces derniers temps, les routes n’étaient pas très sûres.
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MessageSujet: Re: Balade entre amis [PV Morzan]   Mer 23 Avr 2008 - 10:28

Morzan savait toujours deviner quand Idril voulait lui parler de quelque chose qui lui tenait à coeur. Aujourd'hui encore, avant même qu'elle n'ait commencé à lui parler. Comme pour l'encourager, il serra ses petites mains dans les siennes. Idril plongea ses yeux dans son regard, et lui révéla le fond de sa pensée avec une douceur prononcée dans le timbre de la voix. Le jeune roi soupira légèrement, avant de répondre à la plaisanterie d'Idril. Cette dernière esquissa un sourire amusé, avant de répondre :

Tu es un incroyable charmeur!

Puis Morzan parla plus sérieusement, concernant le sujet qu'Idril venait d'aborder, avec un haussement d'épaule peu convaincant. Sa voix trahissait sa mélancolie, bien qu'il chercha, comme à son habitude, à paraître fort. Idril ne douta pas qu'il adoptait toujours ce comportement pour qu'elle ne s'inquiète pas trop. Elle posa sa main droite sur sa joue, de manière affectueuse, pour le consoler, le rassurer. Elle lui adressa son sourire si particulier, celui qu'elle n'affichait que pour lui, d'une jeune fille aimante et attendrie. Puis, elle répliqua avec tendresse :

Non, pas du tout, et c'est loin d'être stupide. Je trouve ton comportement justifié et compréhensible. Tu as besoin de conserver quelque chose qui te lie encore à Erin, tout comme j'ai besoin de ce qui appartenait à ma mère. D'ailleurs, je ne suis certainement pas la mieux placée pour te conseiller, sachant que j'aurais certainement agi de la même façon si j'avais été à ta place ... En tout cas, ne crois pas qu'afficher son désir de conserver le souvenir d'un être cher soit une faiblesse. Bien au contraire.

Idril s'estimait heureuse de pouvoir porter Glyrin, d'une part parce que c'était le présent de Freyja, du moins selon les croyances amazones, et d'autre part, parce qu'il représentait tellement de choses pour elle. Des souvenirs heureux. Sa mère avait insisté pour qu'elle s'en serve régulièrement, quand elle avait été promue Capitaine, lorsqu'elle était âgée de 17 ans. Glyrin avait été l'arme de sa mère, bien des années auparavant, et elle s'était sentie très honorée de pouvoir la manier régulièrement. La jeune femme avouait également que les propriétés magiques du glaive étaient une vraie bénédiction, sinon, elle n'aurait certainement jamais été à l'aise avec. La légende racontait que Glyrin s'adaptait à la morphologie de son porteur, et Idril en était convaincue. Ardentia, qui était pourtant plus grande et plus imposante qu'Idril, se servait d'épée longue mais fine. Sa fille, quant à elle, préférait manier les épées longues mais beaucoup plus larges. Alors comment expliquer que les deux Reines aient pu manier à la perfection l'Arme divine, si ce n'est, outre leur grand talent pour le combat armé, par quelques vertus magiques?

Pour détendre un peu l'atmosphère, Idril lança une petite plaisanterie, expliquant qu'elle allait emmener Morzan dans son Palais. Celui-ci fit mine d'acquiescer, avant de baiser la joue de son amie et de s'éclipser rapidement pour ramasser son glaive. La jeune femme esquissa un sourire amusé, alors que Morzan se tournait vers elle pour lui expliquer que ses conseillers seraient sans doute peu favorables à cette escapade dans les plaines de Fazor. C'est avec un petit rire qu'Idril répliqua :

Eh bien, je pourrais peut être les convaincre. Après avoir battu leur Roi, je peux bien m'occuper d'eux pour les obliger à te laisser partir avec moi!

Elle lui fit une grimace, avant de siffler pour rappeler Alzan qui s'était écarté de la clairière où les deux monarques étaient. Le cheval ne tarda pas à pointer le bout de son museau. On pouvait dire qu'Alzan était vraiment un cheval très loyal, et surtout très obéissant. Idril se tourna vers Morzan, et demanda d'un ton plus sérieux :

Je pense que nous devrions rentrer maintenant, j'ai encore une longue route qui m'attend. Et je n'aimerais pas que ma garde personnelle imagine que je l'ai abandonnée!

Elle rejoignit sa monture et se hissa lestement sur son dos, en attendant que Morzan en fasse autant. Elle se sentait quelque peu déçue de devoir partir si tôt, mais son devoir de Reine devait passer avant tout. Elle avait encore tant à faire aux plaines de Fazor ... Et son compagnon devait lui aussi avoir de nombreuses choses à gérer. C'est avec une pointe de tristesse à l'approche du départ que les deux monarques chevauchèrent vers la Forteresse royale. Mais Idril, certainement comme Morzan, se sentait plus rassurée et plus confiante après avoir pu passer un peu de temps avec celui qui comptait désormais le plus pour elle.
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MessageSujet: Re: Balade entre amis [PV Morzan]   Jeu 24 Avr 2008 - 9:13

La tendresse avec laquelle Idril répondit n’échappa pas au jeune roi, qui se sentit soulagé d’avoir partagé son sentiment avec la jeune fille. Elle avait néanmoins raison : il s’était entiché de cette lame comme un gosse s’obstine à jouer avec l’arme de son père. La jeune fille était bien plus experte que lui concernant le combat armé, et ses conseils étaient la plupart du temps précieux. Morzan lui caressa la joue, une façon de la remercier de son soutien, avant de lui expliquer.

Merci. Mais il n’empêche, tu as raison. Je ne suis plus un enfant pour m’entêter à porter l’épée de mon oncle, et ce n’est pas cela qui me rendra plus fort que je ne le suis. Tes conseils me sont précieux, Idril, et mon arme est certainement celle avec laquelle je me bats le mieux. Je préfère l’avoir appris de toi plutôt qu’au cours d’un combat… et puis, il me reste Vent-Gris.

A l’évocation de son nom, le chien-loup apparut comme par magie, se glissant aux côtés de son maître avec un regard d’adoration. Morzan caressa doucement l’animal, ultime cadeau de son oncle avant cette journée fatidique, avant de relever la tête pour regarder son ami. Il ne parla pas, mais la sincérité des sentiments que la reine des amazones pouvait lire dans ses yeux était désarmante. De la gratitude, de l’amitié, et surtout du respect.
Les deux jeunes gens restèrent un petit moment sans rien dire, dans le silence retrouvé de la clairière, avant que la jeune fille ne fasse une plaisanterie pour détendre l’atmosphère. Le Roi des Ombres lui en fut gré et entra dans son jeu, avant de s’éloigner quelques secondes pour ramasser l’arme de son oncle. Glissant la lame dans son fourreau de cuir, le jeune homme murmura quelques mots, comme un adieu à son oncle, un adieu qu’il avait encore du mal à réaliser.
Il ignorait si Idril l’avait entendue, quoi qu’il en soit, elle ne dit rien. Elle respectait trop sa douleur pour essayer vainement de le consoler : sa présence seule suffisait à Morzan pour retrouver la paix, et il pensait qu’il en était de même pour elle. Réconfortés par leur présence mutuelle…
Idril lança une nouvelle plaisanterie, et Morzan se sentit heureux de rire avec elle. Il répliqua tout de même d’un ton amusé :


Je pense que tu n’éprouveras pas de grandes difficultés, de toute manière. Ce sont plus des hommes habitués à la table royale qu’au combat à l’épée !

Puis Idril siffla sa monture, qui apparut presque immédiatement. Il était étonnant de constater à quel point Alzan était une monture obéissante, totalement dévoué à sa cavalière. Une grande complicité unissait ces deux-là, un sentiment étonnant, même lorsqu’on savait que les amazones apprenaient pratiquement à monter avant de savoir marché. La Reine se hissa sur sa monture d’un geste souple, annonçant qu’il était temps de faire demi-tour. Morzan acquiesça et retourna auprès de Broussaille : l’étalon n’avait pas bougé, et pour cause, Vent-Gris s’amusait à jouer les gardiens de troupeaux. Il s’abstenait avec Alzan, beaucoup plus intimidant que l’étalon de son maître, mais le cheval de Morzan, lui, n’y échappait pas.
Le jeune Roi se hissa en selle, rassemblant ses rênes avant de diriger sa monture vers Idril. Lui aussi était déçu que leur escapade n’ait duré que quelques heures, mais conscient que leurs devoirs respectifs les attendaient. Tout en prenant le chemin du retour au pas, il prit la parole.


J’aimerais te fournir une escorte pour ton retour. Je sais que tu dispose de tes gardes personnels, mais si tu n’y vois pas d’inconvénient, je serais plus tranquille si mes soldats t’accompagnent, ne serait-ce que jusqu’à la frontière.

Sa demande n’avait rien d’officiel, et la jeune reine était tout à fait autorisée à refuser. Pourtant, Morzan espérait qu’elle ne le fasse pas : il serait plus rassuré de savoir qu’elle était rentrée saine et sauve, plutôt que de se morfondre dans l’attente d’un message. Si elle acceptait, il la ferait raccompagner par sa Garde d’Honneur, une poignée de soldats d’élite, triés sur le volet qui n’avaient pour mission que de satisfaire aux moindres désirs du Roi.
Tout en chevauchant, Morzan réalisa à quel point cette visite lui avait fait du bien. L’alliance entre leurs deux Peuples était sur le point d’être conclue et, au moins, les rebelles au régime imposé par Ardiosis commençaient à former les rangs. Sans oublier que leur discussion moins formelle l’avait rassuré et réconforté. Il avait retrouvé un peu de sa confiance en soi, restée auprès de son oncle, et malgré les responsabilités qui pesaient sur ses épaules, il se sentait beaucoup plus léger.


[Tu veux répondre, ou on peut en conclure que ce topic est terminé ?]
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MessageSujet: Re: Balade entre amis [PV Morzan]   Jeu 24 Avr 2008 - 11:20

Je pense qu'on peut conclure comme ça! ^^
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