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 Tendre pensées [PV Cig Kelahan *]

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Namira
Gwendirien
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MessageSujet: Tendre pensées [PV Cig Kelahan *]   Lun 26 Avr 2010 - 13:56

Deuxième jour. Quatorzième semaine de l'an 835
A l'est du continent là ou le froid ravage la cité d'Unae.
La nuit est proche, le jour va partir.


Cela faisait quelques jours que l'Ephémère était endormie paisiblement dans le port de Sudorma, la terre des druides. Adrian avait insisté auprès de sa seconde pour que l'équipage puisse faire un détour par ces lieux avant de partir vers le sud. Malgré que Namira soit assez méfiante envers ce peuple, elle avait accepté sans regret de faire une halte dans cette cité. Le voyage jusqu'à ce port avait été long et les matelots de la nef volante méritaient bien une escale dans la célèbre ville d'Unae. De plus, il y avait un moment que la fourmilière n'avait pas vu les prodigieuses structures de l'immense métropole. Les druides faisaient preuve de génie en ce qui concernait l'architecture de leur destin, les plus hautes demeures étaient construites sur des socles de marbre poli, elles venaient caresser sans retenue le doigt de leur Dieu Mani, et le soir se transformaient en étoiles pour se fondre dans son propre culte celui de la Lune. Namira savait à quel point il pouvait être indispensable de croire en un Dieu surtout quand on pratiquait de la magie, mais en ce qui concernait l'art des armes et du combat à corps purs, elle ne croyait quand un seul Dieu: celui de son âme. Pour être juste, Namira avait même consulté un druide pour qu'il lui apprenne des sorts ancestraux, les sortilèges de survis et autres enchantements indispensable à la survis dans ce genre de monde. Mais elle restait sceptique et ce type de pratiques lui semblait très flou, elle avait la répulsion des choses qu'elle ne maîtrisait pas. Pourtant dans le courant de sa vie elle avait eu le droit à de nombreux obstacles imprévus, la seule différence était que ces obstacles ne duraient qu'un cour moment alors que la magie elle persistait et trônait quasiment sur toutes les terres de ce monde. Un Homme, avec un grand H, quel qu'il soit, n'ayant pas touché à la magie sur cette planète était vu comme un fugitif et ce genre d'individus était facilement repérable. Jamais Namira n'aurait fait l'erreur d'être autant détectable aux yeux du peuple, elle n'aurait pas commis la faute de posséder un aura défaillant et perceptible.

La journée venait à peine de se terminer, les passant fragiles sur les trottoirs remontaient leur manteau avec frénésie pour chasser le froid qui mangeait les façade de la ville. Unae était une belle cité avec des visages changeants. Le soir ne faisait peur à personne dans cette métropole, ils redoutaient plutôt le jour et son soleil dévastateur. On voyait sans mal une foule de gens passait de temps en temps d'une impasse vers une autre, dans un silence presque religieux. Dans la ville des druides régnait un calme réparateur loin de l'agitation de la zone de commerce. Ici rien n'était pareil, seul l'harmonie du froid imposait sa puissance. Cette région de Gwendir était réputée pour ces hivers hostiles et glacials, les druides savaient garder dans leurs maisons une taciturnité peu commune. Le respect de cette profession faisait fuir la plupart des brigands et autres pirates, les vols étaient abattus à néants, les habitations restaient en permanence ouvertes sauf quand le froid se montrait. Les pavés de la grande rue étaient presque neufs, nul n'osait troubler le repos paisible des grands de ce monde. Très peu de créatures aimaient le froid, même pas les druides, mais ils prenaient ça comme une bénédiction de leur Dieu. Les maisons changeaient sans cesse, l'art de chacune apportait un art nouveau à la silhouette de la majestueuse cité. Même si certaine n'avaient rien à envier à d'autre; elles s'imposaient sans peine entre deux façades. Le blizzard donnait un air cérémonieux à la pièce, et même les animaux se taisaient. On aurait pu penser que c'était le froid qui apportait une vague de plénitude dans cette partie d'Unae. Le silence des morts devait être respecté et celui des druides aussi. Les couleurs ne se démarquaient pas, rentrant dans une fourchette de palle et de jaunes vieillis. Les formes de certaines habitations semblaient irréelle, proche du surnaturel; les Druides faisaient sans cesse dans la démesure. La cité avait un charme que personne n'aurait pu lui prendre, c'était une forteresse imprenable, une citadelle dans le ciel.

Namira rentra dans une ruelle comme une apparition, elle était enveloppée d'une longue cape marron claire, avec une capuche cerclée d'une fine fourrure, ne laissant entrevoir qu'une partie de son visage. Elle avait toujours la même démarche assurée, ne sachant pas vraiment ou elle allait. Le vent froid glissa dans sa cape fermait et s'engouffra dans ses cheveux, elle fuyait le froid, comme un chat peu fuir l'eau. Ses chaussures claquèrent dans l'impasse presque dépourvue de lumière, le soleil se faisait chasser par de gros nuages menaçant. A cette température ils ne pourraient que faire tomber de la neige, de beaux flocons. Namira avait presque oublié la magie de ces petits morceaux de cristal froids. Elle leva la tête en regardant autour d'elle, personne. La jeune ombre avait abandonné l'équipage pour se ressourcer elle avait envie de se détendre les muscles, un peu d'escalade lui ferait le plus grand bien. Elle trouva une maison en brique blanches avec un toit visiblement plat, de la haut elle pourrait profiter d'une vue imprenable sur la cité. Que dix petits mètres à monter, une promenade de santé. Namira ouvrit un peu sa cape, regrettant une minute le froid qui attrapa ses jambes. Elle s'approcha de la parois, et la caressa du bout des doigts, le froid du mur la fit grimacer. Personne ne pouvait la voir à part si un intriguant venait déranger son désir en entrant dans cette longue ruelle. Elle ne jeta pas un dernier coup d'œil comme à son habitude derrière elle, trop pressait d'admirer la vue. Namira monta comme une araignée la belle façade, oubliant le froid, se focalisant entièrement sur ces gestes. Elle retrouvait l'harmonie de l'escalade. Ses gestes étaient souples et précis; en quelques secondes elle atteignit le sommet. Quand elle se leva, elle ferma les yeux. Profitant du vent froid qui glissait sur ses joues, elle admira sans regarder. Elle était immobile, comme ensorcelée. Un roulement de pierre tonna derrière elle, elle ne bougea pas, comme pour faire croire à son visiteur qu'elle ne l'avait pas entendu. Ses yeux étaient toujours fermaient. Elle pouvait entendre sa respiration finement accélérait, avait-il peur? Ou n'avait-il pas l'habitude de monter si vite? L'avait-il suivit? Serait-ce le Capitaine? Namira attendait que l'inconnu, parte ou vienne vers elle sans bouger, sans même respirer.

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MessageSujet: Re: Tendre pensées [PV Cig Kelahan *]   Mar 27 Avr 2010 - 16:35

Ahhhh, la belle cité d'Unae. Cela faisait longtemps que Cig rêvait de la voir de ses propres yeux car dans sa vie de pirate, il avait sillonné pratiquement toutes les mers, quasiment rien ne lui était inconnu mais sur la terre ferme, il faut avouer qu'il ne connaissait pas grand chose. L'Éphémère était au port depuis déjà plusieurs jours et il s'ennuyait ferme à son bord. Ce qu'il aimait lui, c'était les voyages, les moments de grande activité. Mais lorsque le bateau venait à s'immobiliser, l'ennui semblait s'enraciner dans la cale du vaisseau. Depuis qu'ils s'étaient amarrés Cig n'avait posé les pieds à terre. Il ne savait pas ou aller ni avec qui y aller. Il comptait demander à la belle Namira de lui faire visiter cette ville qui semblait si mystérieuse mais il n'osait pas, sans savoir pourquoi. Dans la fin de l'après midi il décida enfin de sortir du navire.
D'un pas assuré il marchait sans aucun but. L'architecture était impressionnante, les Druides étaient très doués dans ce domaine. Les bâtiments étaient de formes et de tailles variées au cœur de la cité. De temps en temps Cig s'arrêtait pour admirer les imposants bâtiments et essayer de graver dans sa mémoire chacun des détails qu'il pouvait remarquer. Cette cité était décidément pleine de surprise mais malgré ça, il se sentait mal à l'aise. Comme si il n'était pas à sa place dans cette ville. Il la trouvait bien trop tranquille, trop sereine, trop spirituelle. Les Druides étaient paisibles et marchaient lentement dans les rues pavés. Cig imaginait facilement ce que les passants pouvaient penser de lui.
Il marcha seul pendant environ une heure jusqu'à-ce qu'au détour d'une rue il aperçoive Namira, la seconde du capitaine. Celle-ci ne l'avait apparemment pas remarqué et continuait sa marche lente et harmonieuse. Cig décida de la suivre.
Il la suivait discrètement faisant bien attention à ne pas se faire voir par Namira. Marchant, elle aussi apparemment sans but, il ne risquait pas de la perdre de vue grâce à sa démarche particulière. Au bout d'un moment, elle entrât dans une ruelle puis s'immobilisa devant une petite maison de briques blanches qui devait mesurer environ dix mètres de haut. Tout en jetant un dernier regard aux alentours, elle dégrafât un peu sa cape dévoilant légèrement ses jambes. Puis elle escalada rapidement et agilement la façade de la maison. Son agilité était épatante mais que pouvait-elle bien vouloir faire là-haut? Cig s'empressa d'attaquer lui aussi l'ascension de la façade dès que Namira eut finit de grimper. La montée était difficile et la paroi rugueuse ce qui lui écorcha les mains. Il n'était pas habitué à monter sur les bâtiments. De plus, la façade ne comportait presque aucune prise à proprement parler, il ne s'agissait que d'interstices entre les briques. Le froid lui engourdissait les membres car en dehors de sa cape, il n'avait qu'une vulgaire chemise abimée. Prenant garde à ce que son sabre ne touche pas la paroi de la maison pour ne pas faire de bruits, Cig grimpait lentement. Au bout d'environ une minute il arriva sur le toit de la maison. Il la vit là, devant lui. Elle était de dos à environ trois mètres de lui. Une petite pierre avait roulée lorsqu'elle avait rencontrée les bottes de Cig quand celui-ci s'était relevé après l'escalade de la maison. Il ne savait absolument pas si Namira l'avait remarqué.
Il glissât sa main droite à l'intérieur de sa cape et en sortit sa pipe usagée ainsi qu'une petite boite dans laquelle il rangeait les mélanges aromatiques qu'il fumait. Préparant lentement, mesurant chacun de ses gestes, il termina de préparer sa pipe et sortit de sa poche deux silex. Au bout de quelques essais il parvint à allumer l'étrange mixture. Maintenant, il lui était impossible de douter sur le fait que Namira l'ait entendu ou non. Il était sur qu'elle l'avait entendu mais elle ne bougeât pas. Il tira plusieurs fois sur sa pipe et recrachât dans l'air glacé des voluptés de fumée blanchâtre avant d'entamer la conversation:
"Bonsoir Madame, j'espère que je ne vous dérange pas dans votre réflexion."
Il parlait en détachant chaque mot d'une manière détendue et agréable. Namira ne bougeait toujours pas. Il renchérit rapidement:
"Je vous ai suivie et j'en suis désolé, mais j'espérais pouvoir faire plus ample connaissance avec vous en dehors de l'Éphémère car il est vrai que quand nous voyageons, vous n'avez pas trop la tête à ça."
Il espérait ne pas avoir dérangé la seconde car il savait à quel point ses colères étaient réputés.
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Namira
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MessageSujet: Re: Tendre pensées [PV Cig Kelahan *]   Jeu 29 Avr 2010 - 13:50

Si tu crois en moi



Namira ne bougea pas, le vent fit tomber sa capuche. La douce brise éparpilla ses cheveux tel un éclat d'étoile, c'était une danse harmonieuse et silencieuse. La tempête n'était pas loin, on pouvait le sentir à la pression qui s'accumulait. La neige allait bientôt peindre la ville de sagesse. Namira écouta, le silence revenu, la respiration de l'homme derrière elle. Pourquoi les hommes ne savaient-ils pas se tenir en place? Son coeur palpita, tel un papillon à l'approche de la chaleur. Elle sentait que c'était le moment. La belle pirate ouvrit lentement son oeil droit, le gauche étant cacher par un bandeau de cuir. Son oeil gauche avait une couleur lactée, cette couleur qu'elle détestait ardemment, qui lui rappelait sans gêne à quel point sa beauté avait un impact sur les hommes. Le froid alors, s'empara de son cou, la faible lumière qui restait du jour entra dans son corps. La cité d'Unae devant elle, telle une évidence, une apparition divine et subtile. Prête à lui offrir ses dernier moments de visibilités. La grande cité avait un air, de décors de théâtre, avec pour dernier acte une mer noire, qui était dissimulée entre deux grandes tours, appelaient citadelles. La guerre était-elle si cruelle pour que même les Druides aient recourt à des armes? Les maisons adoptaient un style futuriste et moderne, Namira regrettait parfois l'époque ou les maisons n'étaient que des morceaux de bois bancals, là ou il y avait encore beaucoup à découvrir. Namira aurait aimé faire partit de celle qui aurait fait avancer le monde. Même si rien n'était finit, elle savait que ces désirs étaient maintenant sans but. C'est alors que les nuages ne purent plus retenir leurs larmes de cristal. Un flocon se déposa sur la main de Namira. Elle avait oublié la caresse de la neige, ce beau sourire lui revint, un souvenir dans un hiver froid. L'hiver où elle avait connu l'amour, la haine, l'hiver où la profonde tristesse lui rongea le ventre. Elle porta une main à son ventre. « Tu étais là » Le ciel aussi se rappelait de toute sa peine. Namira oublia le paysage. Elle en profiterait une autre fois. Son amour de la solitude ne la quittera donc jamais. Une odeur de fleur brulait la ramena de suite à la réalité, elle pencha un peu la tête pour essayer de capter l'odeur. Et elle comprit.

C'était l'homme derrière elle. Il fumait le cigare, c'était sur. Avec une certaine élégance, Namira le savait pas besoin de le voir pour savoir qu'il avait une carrure d'homme imprévisible et révolutionnaire. Il pouvait même la toucher. Tout ce que Namira aimait en temps que femme, les hommes dangereux, mais qu'elle réprimandait quand elle enfilait son rôle de seconde. Très peu de personne la connaissait vraiment. Elle était deux femmes. Dans l'équipage on redoutait ses colères comme la peste noire. L'odeur enivra de nouveau son corps chaud, cette sensation qu'elle avait perdu entre les vagues de ses souvenirs. Une seule personne avait fumé devant elle, son père. Son père, sa moitié, l'homme à qui elle avait voué tout son amour et qu'elle continuerait à chercher inconsciemment jusqu'à la fins de ses jours. Elle cherchait un endroit ou poser sa détresse, une barque qui ne puisse plus la noyer. Sa vision se troubla, la cité devant elle perdit ses formes, elle ressemblait à une carte postale mouillée dans l'eau. Les flocons tombèrent en plus grands nombres. Namira profita de cette vague de réconfort et articula avec une voix douce et mélodieuse:

-Mon père aimait surtout fumer la fleur du Soleil.

C'était une fleur très rare et chère, on ne l'a trouvé que sur une petite île proche du continent. Elle ne poussait que tout les 2 ans. Elle était de couleur bleu et blanche, ses pétales étaient délicates et souples. On l'avait appelé fleur du soleil à cause de la lumière jaune qu'elle dégageait la nuit à la lueur de la lune. Pourquoi pas fleur de la Lune? Cette plante était aussi réputée pour son goût à la fois acide et sucré. Les amateur de cigare devait connaitre cette fleur, si non il n'était que de vulgaire fumeurs et non des connaisseurs. Namira n'avait gardé qu'un souvenir, celui de la fumée qui rodée dans l'antichambre quand son père était encore la.

Namira réalisa soudain que cette voix lui était familière. Ne serait-ce pas Cig? Elle lui avait parlé à plusieurs reprise sur la Nef, pour parler de missives ou autres missions avec Adrian. Il était vrai qu'il valait mieux être deux pour faire entendre raison au Capitaine, car malgré son franc parlé il n'en restait pas moins têtu sur ses idées. La réflexion sur le fait qu'ils n'avaient pas beaucoup parlé la fit sourire sagement. Les hommes et leurs desseins. Si seulement elle avait eut le temps de s'occupait d'elle, heureusement qu'elle ne pensait pas à papillonner quand elle était sur l'Ephémère. Si non sa serait la débandade, la Nef se serait alors appelée « La joyeuse compagnie de l'amour. » Qu'elle crédibilité aux abords des marchands. Se n'était pas un club de rencontre ou autre mascarade, c'était un bateau avec les titres et les honneurs qui lui sont du. Elle avait entendu parlé de Cig, un homme discret mais prêt à bondir quand la chair se présentait à lui. Animal. Elle avait longtemps cherchait quelqu'un qui lui ressemblait, mais elle se rendait compte que sa lui faisait presque peur, Cig avait une armure qui enveloppait son âme elle l'avait sentit, comme elle il se protégeait du monde. C'était un homme avec du cran et prêt à servir leur capitaine, Namira ne pouvait concevoir d'avoir un moussaillon qui ne puisse pas donner sa vie à Adrian. Elle avait apprit que c'était un humain qui avait froidement tué plusieurs vie pour survivre dans ce monde, pourquoi pas. Il était redouté pour son agilité au couteau, et plus aucune personne ne voulait s'amuser à l'affronter en duel. Plus aucune personne? Certaine aurait osé le faire, et Namira en faisait parti. Cig, un prénom comme la brume qui cache le soleil, elle avait envie de le connaître, elle aimait le contact avec des hommes instruits et grand. Alors elle se lança aveuglément dans un rencontre proche du fantasme. Namira se posa alors à quelle hauteur ils se trouvaient. Une dizaine de mètres seulement mais c'était assez pour pouvoir briser la vie d'un homme pas assez prudent. La longue cape valsa dans son dos, elle ne voulait pas encore se retourner.

Namira avait apprit à se battre depuis son plus jeune âge, elle était devenue au cour des années une épéiste hors pair. Cependant, le combat lui sembla trop lent. Elle cherchait une source qui puisse lui donner un nouvel élan, une sorte de tremplin qui l'élève plus haut que les nuages. Alors cet art s'imposa à elle comme une évidence. L'art de l'escalade, de la puissance de la matière. La première fois que la jeune Ombre incrusta ses mains dans la roche elle pensa alors que tout lui viendrai d'un seul coup. Elle s'aventura un peu trop haut, et ses chutes ne furent pas grave par miracle. Namira aimait monter les parois les plus raides, un vrai jeu. L'escalade avait tout changer en elle, la vision des choses. Sa patience. Et surtout sa souplesse, sa façon très particulière de se déplacer. On aurait dit un oiseau qui volait la terre. Son chemin n'avait jamais été calme, et le mot repos était banni de son vocabulaire. La preuve aujourd'hui l'un des seuls jours ou elle pouvait être libre, elle le consacrait à chercher un endroit pour se divertir un peu. Les heures d'acharnements, des cris de défaites. Pour en arriver là, Namira clamait haut et fort qu'elle n'abandonnerai jamais. La seule chose qui pourra la mettre à terre sera la mort. Alors que des souvenirs peuvent se perdre dans la mémoires, elle se souvenait de chacun de ses instants de vie. La terre lui apparut soudain comme une soudaine apparition, elle ne serait que la fille de la liberté. L'escalade n'était plus appréciait à sa juste valeur on la négligeait comme la cuisine, certain disait que c'était une perte de temps ou une pulsion avide envers les choses incontrôlables. Mais au fond de nous, nous voulons tous diriger des faits qu'on ne contrôle pas, ou qu'on ne contrôle plus le savoir se perd, hélas.

Ils étaient là, tout les deux. Sur le toit d'une maison. Comme deux amants, comme deux fugitifs. Namira se demanda comme Cig avait réussit à monter en si peu de temps la parois qu'elle qualifia de relativement dure. Avait-il lui aussi pratiqué cet art? Car si se n'était pas de l'art, alors le monde pouvait allait se rhabiller. Namira avait connu des hommes, des hommes qui l'avaient courtisé pendant des jours, des mois, des années et qui continuaient encore. Mais jamais un de ses courtisant ne s'était amusé à mettre sa vie en danger, prêt à lui demander si elle voulait bien de lui ou pas. Elle était tranché entre l'admiration et l'envie de jouer son rôle de supérieure en lui criant qu'il aurait pu se blesser. Mais elle se tu encore. Et écouta. Elle pensait que c'était tout à son honneur d'avoir eut la force de la suivre jusqu'ici. Elle aurait voulu rire à sa question en lui répondant que c'était trop tard que maintenant il devait tenir compagnie à la plus fougueuse des seconde. Mais elle se retint trop heureuse d'avoir quelqu'un qui puisse de loin ou de près la comprendre. Sans le vouloir elle recula d'un pas, son subconscient lui disait de reculer pour se rapprocher de l'homme. Elle n'était plus qu'à un pas, elle aurait pu sentir sa chaleur. C'est ce qu'elle voulait, Namira pouvait ressentir l'esprit d'une personne juste en sentant sa chaleur. Et Cig avait une chaleur réconfortante, jamais elle n'avait douter de lui, ses décisions sur l'Éphémère étaient bonnes, mais elle se rendait compte qu'elle ne le connaissait pas. Elle ouvrit encore une fois les lèvres et avec une voix joueuse lui lança:

-Jamais personne ne m'avait suivit aussi haut, monsieur Kelahan.

Namira laissa ses mots mourir dans un échos. Et pivota légèrement pour se retrouver enfin en face de Cig. A cet instant elle se rendit compte qu'elle n'était pas à un mètre que lui, mais seulement à quelque centimètre. Dix tout au plus. Elle leva son regard vers lui, n'osant pas se reculer. Il n'avait rien dit, il n'avait pas non plus reculé. Il tenait juste sa pipe à la main, et son souffle chaud se blottit entre les cheveux de Namira. Ils étaient dangereusement proche. La belle seconde ne bougea pas, attendant que le temps passe. Le silence de la neige les enveloppa. Elle le regarda, de son oeil doit, il avait une carrure de guerrier. Son visage était marqué par quelque cicatrices, mais il gardait un certain charme qui troublait Namira. La belle espagnole elle avait une peau mate et nette. Sa beauté était aussi légendaire que son caractère. Dans un mouvement vif, elle vu que Cig était absent dans ses pensées, il était ailleurs. Elle en profita pour sortir sa dague et à lui mettre sur le cou. Namira était agile et souple. Elle savait que la faiblesse des hommes étaient dans la confiance qu'ils portaient aux femmes. Voilà une bonne leçon qu'elle pouvait lui donner ce soir. La nuit avait presque remplit la vallée. Et il ne restait que des ombres obscures dans les rues. La dague de Namira surprit Cig, elle le vit dans son regard. Elle l'enfonça un peu dans sa chair, sans aucune hésitation. Un fin filet de sang coula sur la peau de Cig. Ce sang si pur si noir. Elle n'avait qu'un geste à faire et elle lui enlevait la vie. Il n'avait pas vu venir le coup. Un sourire radieux naquit sur les lèvres de la jeune femme, elle se pencha à son oreille et lui murmura sensuellement:

-L'amour des femmes vous perdra beau pirate.

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MessageSujet: Re: Tendre pensées [PV Cig Kelahan *]   Mar 15 Juin 2010 - 0:51

Cig laissa ses flots de mots se perdre dans le vent doux et calme qui annonçait à coup sur une tempête. L'atmosphère était calme et pesante à la fois. Cig le savait, la tempête de neige n'était pas loin. Cela faisait longtemps qu'il avait apprit à repérer les phénomènes climatologiques en mer. Il aimait ce temps, ce temps où il se sentait si faible face à la puissance de la nature, ce temps qui inspirait à la plupart du monde crainte et désapprobation le réjouissait dans son fort intérieur.
Les gens se pressaient dans les rues d'Unae, certains avaient l'air inquiet, d'autres semblaient simplement vouloir rentrer se mettre au chaud chez eux. Se prélasser dans un grand fauteuil de cuir au coin d'un feu chaud et réconfortant pendant que les flocons dévaleraient leurs toits et leurs monuments. Pendant que l'agitation et la précipitation gagnait la ville, ils étaient là. Eux, figés sur le toit d'une maison, le temps ne semblait pas les atteindre, comme si ils étaient dans un autre monde.
Namira était toujours de dos et Cig continuait de fumer tranquillement sa pipe. Il appréhendait sa réaction car il ne la connaissait pas le moins du monde mais au fond de lui même, il était persuadé qu'ils pouvaient s'entendre. Cig n'avait jamais vraiment aimé de femme, il n'avait jamais connu le grand amour conté dans beaucoup de livres qu'il considérait comme niais. Il ne savait pas exactement ce qu'il ressentait auprès de Namira ni pourquoi il avait eu cette envie, se besoin de la suivre. Il était curieux, il se sentait proche d'elle et dans leur conversation silencieuse il comprenait beaucoup plus que ce que les mots auraient put exprimer. Tout s'écoulait tellement lentement, comme si ils avaient étés happés dans un autre monde fait de silence et de réflexion au plus profond de soi-même.
La réflexion de la seconde sur les fleurs du Soleil fit légèrement sourire Cig. Se rappelant de la seule et unique fois où il avait put en fumer car c'était très rare et très couteux. Elle l'avait entendue et rien qu'au son de sa voie sonnant comme un instrument de musique, il avait comprit qu'elle ne refusait pas sa présence. Cig se relâcha et ressentit à nouveau la douce étreinte du froid s'emparer de lui. Avec sa chemise en piteux état, de quoi avait-il l'air? Tu parles d'une manière de séduire une femme! Ses pensées le faisaient sourire.
Il ne répondit pas à la remarque de Namira, plongé dans ces pensées, comme si le fait d'être en haut d'un toit avec elle suffisait à le déstabiliser. Elle ne s'était toujours pas retournée, Cig quant à lui restait décontracté et sur de lui comme souvent. Elle semblait elle aussi perdue dans ses pensées. Le pirate était ébahi par la prouesse que Namira avait effectuée dans le domaine de l'escalade, telle une araignée sur une paroi elle était montée à une vitesse remarquable. Cig quant à lui avait apprit l'escalade tout seul dans les navires grâce à son agilité et à sa force très développée. Il n'était cependant monté sur des bâtiments que très rarement et avait trouvé cet exercice éprouvant malgré le semblant de rapidité avec lequel il avait monté le mur. Il se rappelait que rapidement sur le premier navire corsaire qu'il avait fréquenté il avait dut apprendre à monter aux mâts le plus vite possible pour ne pas se faire engueuler.
Soudain Nalira pivotât légèrement et ils se retrouvèrent face à face. Curieusement ce changement de position n’affecta pas, du moins pour Cig l’étrange tourbillon de pensées dans lequel il était prit. Ils restèrent un moment, toujours sans dire un mot face à face. Il était perdu, perdu dans l’immensité de ses propres pensées. Les odeurs, les bruits, le temps, rien ne l’affectait. Jusqu’à ce qu’elle décide de rompre se moment.
Soudainement la jeune femme sortit sa dague avec une vitesse qui stupéfiât Cig. Elle lui mit sa dague sur la gorge et lui entailla le cou légèrement. Il sentait le sang chaud commencer à couler de son cou. Un beau sourire naquît sur les lèvres attirantes de la belle Namira. Celle-ci se pencha en avant et lui murmurât quelques mots à l’oreille :

« -L'amour des femmes vous perdra beau pirate. »

Les pensées encombrantes de Cig se dissipèrent et laissèrent rapidement place à des sentiments qu’il connaissait mieux. Une flamme s’était allumée dans son regard et son air menaçant refaisait surface. Beaucoup de personnes avaient vu ce visage avant de mourir. C’était comme si il ne pouvait plus se contenir. Comme si un autre Cig faisait surface. Il avançât lentement fixant dans les yeux Namira. Sa main gauche vint saisir le poignet de la jeune femme qui tenait la dague. Sa poigne était forte et ne tolérait aucune protestation. Il baissa alors lentement la main de la seconde tout en continuant d’avancer vers elle d’un air menaçant. Bien entendu il ne comptait rien lui faire mais son instinct naturel avait pris le dessus sur lui. Un sourire menaçant apparut sur sa figure abîmée. Il la fixait dans les yeux. Puis son adrénaline retomba rapidement et il se dit que si l’amour des femmes devait le perdre, avec elle en tout cas, le jeu en valait la chandelle. Il se penchât vers la seconde et lui chuchotât tout bas :

« -Je suis prêt à prendre le risque.»

Il était en train de prendre de gros risques avec la seconde de l’Ephémère mais comme on lui avait souvent répété : qui ne tente rien n’a rien !



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MessageSujet: Re: Tendre pensées [PV Cig Kelahan *]   Lun 6 Sep 2010 - 12:34

S’il suffisait


La tempête n’était plus loin. Les sages de la ville commençaient à fuir le froid naissant. Tout n’était qu’une question de temps. Le temps, combien de temps pour oublier. Le temps d’une vie, le temps qui ne signifie plus rien pour personne. Il était écrit en lettre d’or sur le temple d’un Dieu céleste que seul le temps pouvait guérir les mots, mais les mages n’étaient pas du même avis. Les plus grands magiciens avaient défié ce proverbe pour à la fin mourir avec le temps. Sous son plus beau jour l’Homme se dévoilait encore une fois. Je dis Homme, comme je pourrais dire animal, mais animal ne prend pas de majuscule, animal est moins important. « Un animal, une bête, une erreur » La vie est un tourbillon de mots, des mots qui peuvent être pervertis par des gestes, des pensées ou encore des influences. Parce qu’on sait que l’Homme ne vit jamais seul, l’Homme a besoin de ses semblables, il veut qu’on le rassure. Mais l’Homme vit en meute comme un animal. Et pourtant animal ne prend pas de majuscule, l’animal reste un animal. Je voudrais comprendre la nature de l’évolution, l’Homme évolue toujours mais dans quel sens. Quel est l’idiot qui a dit que l’évolution allait dans le sens positif ? Et celui qui à affirmer que les êtres pensif ne pourraient jamais revenir à leur état initial ? A l’état d’animal ? Un philosophe mathématicien ou bien simplement un grand diplomate aux allures de gentilhomme qui en secret rêve de violer une femme sauvagement, comme une bête, comme un animal. L’animal est l’Homme, l’Homme est l’animal.

Namira baissa son arme, son regard calcula les moindres recoins de la peau de Cig. C’était un Humain, les Humains ne savaient pas faire de tel prouesses, ils ne connaissaient pas l’agilité des Ombres. Seulement c’était aussi un pirate, alors il était facilement excusable. Namira rangea sa dague en un geste souple, comme elle avait apprit à faire des années au paravent. Le regard menaçant que lui lançait l’homme la changea. Elle passa sa main dans ses cheveux, elle ferma un instant les yeux et respira profondément. « Adieu ma belle solitude. » Il n’avait pas reculé quand elle lui avait mit le couteau sous la gorge. Namira savait qu’elle allait pouvoir s’amuser un peu, mais elle s’arrêterait à temps pour que sa n’aille pas trop loin. Elle ne savait pas grand-chose sur lui, c’était un matelot fiable et fort. Il était, comme tous les membres de la nef, prêt à se tuer pour leur capitaine. Namira lui trouvait un certain charme, elle ne s’encombra pas de pensées inutiles. Pour qu'une femme aime un homme il en faut un peu plus, pour qu'un homme aime une femme il suffit qu'elle lui montre ses atouts. Des atouts non négligeables. Le premier flocon tomba sur la lèvre de la belle pirate. Elle leva les yeux vers le ciel gris, encore un temps qui mangera le temps. Oui, parce que le temps n'est qu'une menthe religieuse. Namira se demanda ou elle devrait être. Quelque part ou personne ne la trouverait, quelque part qui ferait d'elle une cible facile, pour qu'elle puisse se défendre à nouveau. Un sourire perdu naquit sur ses lèvres pulpeuses. Mais qui était-elle? Le froid encore ce froid incertain qui la fit sursauter. Il neigeait de plus en plus sur la terre brune, on ne voyait plus qu'à quelque mètre autour de nos corps. Un silence, plus d'un silence. Le silence.

-Quelqu'un m'a dit un jour que le baiser était la plus sure façon de se taire en disant tout.

Elle avait parlé avec une voix sensuelle et posée, une vois troublante et enivrante. Sa respiration se calma. On entendait la dernière porte d'une maison. La cape de la pirate vola autour d'elle, tout comme ses longs cheveux noirs. Namira ferma les yeux et porta le premier coups. Elle s'avança encore plus près de Cig. Leurs lèvres étaient encore très proche. Les flocons continuaient de tomber autour d'eux, ils étaient seuls face au monde entier. Pour la première fois de sa vie, Namira voulait être protégée. Elle voulait qu'il l'embrasse tendrement en lui faisait l'amour. Elle s'approcha encore plus près. Elle y était presque. Elle le désirait plus que personne, elle oublia les hommes et leur douleur. Elle voulait qu'il l'aimait, maintenant... Namira ouvrit les yeux, seul son oeil droit réalisa. Elle se recula d'un bond. Comme si elle venait d'enfreindre une lois. Elle le regarda, que devait-il penser d'elle maintenant? Son regard se figea sur lui, elle recula encore. Pourquoi avait-elle fait ça? Elle jeta un bref coups d'oeil par dessus son épaule, l'immeuble s'arrêtait à deux mètres encore un pas et elle tombait. Avec le plus d'assurance possible elle le défia du regard. Le seul mot qui trônait dans son esprit était: Pourquoi? Elle serra les dents, comme elle le faisait à chaque fois qu'elle était troublée. Dans quelque secondes elle allait sauter sans lui donner d'explication valable au désir qu'elle avait laissé échappé d'elle? Pourquoi? Namira se sentait comme un enfant qui voit son père partir pour ne jamais revenir, Namira avait été cette enfant, et aujourd'hui encore elle le redevenait. Sa respiration accéléra, plus que 20 cm. Après c'est le vide, elle arriverait souplement sur le sol et se mettrait à courir sous cette pluie de neige, jusqu'à ce que c'est poumons se mette à la bruler. Et là elle s'allongerait en se disant qu'elle avait montré sa plus grande faiblesse, qu'elle avait faillit froler l'amour. Avant qu'elle parte elle regarda Cig qui n'avait pas encore bougé:

-Autre chose matelot?

Elle avait retrouvé toute son assurance de seconde et ne laissait plus paraître aucun de ses sentiments.

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« Lorsqu'on ne sait pas vers quel port on navigue, aucun vent n'est le bon »
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Tendre pensées [PV Cig Kelahan *]

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