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 Sincères remerciements. [Inwë Dantë]

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Marcus Graybach
Chef des Armées incompris
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MessageSujet: Sincères remerciements. [Inwë Dantë]   Sam 15 Mai 2010 - 12:24

Quatorzième semaine de l'an 835.
Jour 6, quatorzième heure.


Quelques fidèles hurlaient encore, mais le calme était à peu près revenu dans la rue qui longeait le temple de Loki et qui, quelques heures auparavant, était remplie des cris d'une foule en furie. Marcus avait rarement vu des citoyens d'Yswllyra dans un tel état, faire preuve d'autant de violence, mais heureusement pour lui, il était connu du peuple et sa présence plus celle de ses soldats avaient suffies, après quelques efforts tout de même, à calmer l'ambiance très tendue. Le général s'était montré très dissuasif, toutes ces histoires de Dieux l'agaçaient fortement, surtout lorsque les "fidèles" en venaient à causer de gros dégâts, ainsi il n'avait pas hésité à faire comprendre à chacun qu'il jugeait pareille attitude similaire à une entrave au bon fonctionnement du royaume Humain. Tous avaient compris ce que celà signifiait, et il était inutile de prôner une quelconque divinité ou d'argumenter en présence du Chef des armées.

"Nous les avons maté, mon général.

-Oui, mais j'espère que ces imbéciles auront compris la leçon. Laissons donc à nos ennemis le soin de prier les Dieux et d'attendre qu'un miracle se produise!


Marcus, droit sur la selle d'une monture impressionnante et d'un noir d'encre, gardait les yeux plissés sur les quelques citoyens restants, un sergent à ses côtés.

-Ditez aux Capitaines, de ma part, de s'occuper de la suite des évènements, j'ai à faire.

-Bien, mon général!"


Les sabots du puissant animal claquèrent contre les pavès jusqu'à la caserne, sous les yeux aussi craintifs qu'admiratif d'un peuple plus que jamais en éveil. Bientôt, la silhouette du militaire disparut au fond de la rue, laissant derrière lui un sentiment indescriptible aux manifestants encore présents.
Le général poussa les portes de la salle du conseil militaire, quelques-uns de ses conseillers se jetèrent sur lui tels des vautours. Avait-il réglé le problème? Comment avait réagi la population? Tant de questions qui l'indisposèrent et qu'il rejeta sans même prendre le temps d'y répondre. Il ne cherchait qu'une personne, Faël. En cette fin de semaine, beaucoup de travail attendait le général et sa fidèle espionne, car elle l'était avant tout, ferait avancer à grand pas ce dernier, déjà en retard.
Il la trouva à l'écart de la masse attroupée à ses pieds. Quand il se dirigea vers elle, chacun comprit alors qu'il était inutile de continuer à harceler le général de questions. Faël était toujours habillée de son manteau long et discret grâce auquel elle cachait un corps fin, agile et surtout meurtrier. Capable d'user avec autant d'aisance la magie que son indescriptible talent pour récolter des informations en peu de temps, Faël avait plus d'une fois servi le général et s'en était fait un model, et un ami, si l'on puis dire. Les deux se connaissaient depuis de nombreuses années et le général était, chaque jour où il la voyait, stupéfait de constater l'inéficacité du temps sur les traits de son espionne. Il lisait dans ses yeux glacials les souvenirs qu'ils partageaient et la peine qu'ils avaient en commun, la tristesse les avait rapproché, mais Marcus savait combien la haine avait pris le dessus sur son amie, contrairement à lui qui avait refusé d'haïr un peuple pour l'erreur d'un de ses congénères.
Faël fit tomber sa capuche en arrière et ses longs cheveux bruns cascadèrent sur ses épaules et le long de son dos.

"Les nouvelles sont bonnes?

-Il n'y aura plus de manifestation avant longtemps, le message est passé. Revenons-en à notre affaire.

-Je me suis renseignée auprès de la garde, il s'agirait de la cartomancienne Inwë Dantë.


-Une cartomancienne? Quelles auraient été ses motivations?

-Je n'en sais pas plus, impossible d'approcher cette femme sans un satané rendez-vous ou pour autre chose qu'une consultation.

-Elle doit être bien mystérieuse pour que tu ne puisses rien tirer d'elle. Ce n'est pas grave, j'irai la voir cette après-midi même.

-Ah! J'ai délivré la convocation à la demeure d'Arvaël Al'Nyr, pour la tombée de la nuit devant la Tour Sombre.

-Celui qui s'est fait remarqué devant le palais de justice?

-Celui-là même.

-Très bien. J'irai le voir après avoir rendu visite à cette fameuse cartomancienne, mais avant, dis-moi tout ce que tu sais sur lui.

-Plusieurs témoins et quelques-uns de mes coéquipiers rapportent qu'il aurait défendu la Reine Idril Calafas dans une discussion en compagnie du ministre Rhaer Thalion. C'est une des grandes fortunes de la ville, un courtisan, fort séduisant d'après certaines.

-Sa vie me paraît bien aisée. Il a des antécédents?"

~ ~ ~
Les rues avaient retrouvé tout leur calme habituel et c'est avec facilité que le général pouvait aller à la rencontre de la cartomancienne Inwë Dantë. Apprendre qu'un voyante, qu'il considérait avant tout comme une charlatante, lui avait livré par l'intermédiaire des gardes quelques délicieux mets lors de son séjour dans les geôles du palais l'intriguait. Il ne le connaissait pas, mais elle lui avait rendu service et Marcus ne pouvait pas se refuser une brève visite sous prétexte que celle qui l'avait aidé abusait de la confiance aveugle des braves gens de cette ville. De plus, elle semblait réputée et était considérée comme la meilleure cartomancienne de la région, si ce n'était le Gwendir.

Vêtu d'une chemise militaire sombre, malgrè le temps frais, et d'un pantalon de cavalerie, Marcus se laissa guider par les rues sinueuses du quartier pour enfin arriver dans une ruelle probablement ravissante au printemps mais perdant un peu de son charme fin hiver. Arrivé plus bas, contre les murs d'un hôtel particulier, le général put lire sur un écriteau de bois "Inwë Dantë - Ne prend que sur rendez-vous". Elle pourrait bien faire une exception pour le général qui prenait sur son temps pour venir la remercier. Marcus frappa à la porte, persque instantanément une nymphe, fine et aussi délicate qu'une fleur, vint lui ouvrir la porte pour le mener dans un salon après qu'il se soit présenté.
L'endroit était très confortable mais l'atmosphère y était étrange, comme étouffante. De lourds rideaux empêchaient la lumière de passer au travers des fenêtres, et trois cadres accrochés au mur retinrent l'attention du militaire mal à l'aise dans cet endroit tout à fait atypique et qu'il n'avait pas l'habitude de cotoyer.
La nymphe lui annonça qu'elle partait chercher la cartomancienne. Marcus resta debout, à contempler l'antre d'une maîtresse dans l'art subtil de voler les naïfs. Peut-être y avait-il là une conclusion à tirer. Inwë Dantë n'avait surement pas aidé le général pour rien.

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MessageSujet: Re: Sincères remerciements. [Inwë Dantë]   Lun 17 Mai 2010 - 8:13

Quelques salles plus loin, une petite troupe de servantes s’affairaient pour cacher une blessure certes légère mais suffisamment grande pour être terriblement douloureuse et saignante. Recouvrant tout le dos, il en était difficile pour Wulfnoth de guérir sa maîtresse par magie. La porte s’ouvrit avec fracas, et la nymphe murmurât affolée que le Chef des Armées, Monsieur Marcus, attendait dans la salle d’attente. L’orthodoxe transpirant et faible, susurrât à l’oreille d’Inwë : 

- Si je m’arrête, cela va saigner encore plus. Il n’est pas évident de…
- Soigner une personne dont on ne connaît pas sa race. Merci, je connais la chanson.


Elle le regardât et hochât négativement la tête, puis aboyât :  

- Un bain ! Et de la mousse ! Faites-le entrer dans la salle d’eau.

Tous lui lancèrent un regard désapprobateur, l’eau grandirait bien plus son mal. Mais, Dame Dantë n’était pas femme à se plaindre pour une simple blessure et ses intérêts demandaient une constante présence. 

- Au trot !

Pourtant, voyant qu’il était impossible de lui faire changer d’avis, tous coururent pour exécuter l’ordre. Peu de temps eut suffit pour faire trois groupes : pour le bain, un autre pour enlever les vêtements collés par le sang et un pour éponger, le tout sans courir, avec le plus grand silence. En quelques minutes la cartomancienne put enfin s’installer dans la baignoire de métal blanc, dont le fond fut couvert d’un drap de lin blanchit. Tout avait été pensé pour que le sang ne se voie qu’en quelques minutes. Une fois les préparatifs terminés, l’orthodoxe vient chercher le Chef des Armées et l’emmenât dans cette salle d’eau confortable aussi aseptisée qu’une maison de guérisseur, à plusieurs mètres de la salle d’attente. Une fois ce dernier arrivé, c’est une femme pimpante qui l’accueillit : 

- Mais, je vous attendais plus tôt ! Me voici prise au dépourvu ! Pardonnez-moi de vous accueillir en ce lieu et en cette tenue. Je ne peux me laver qu’en cette heure. Installez-vous, je vous en prie. S’exclamât-elle tout en montrant un grand canapé de velours rose de sa main délicate mais un peu tremblante. Voulez-vous un rafraîchissement ? Une pâtisserie peut-être ?

D’un signe élégant de la tête, elle commanda à son homme de main de chauffer davantage la salle. Puis en levant des yeux exaspérés tout en soupirant vers le plafond de marbre blanc :  

- Cet hiver ne se terminera jamais.


Dernière édition par Inwë Dantë le Ven 21 Mai 2010 - 17:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sincères remerciements. [Inwë Dantë]   Mer 19 Mai 2010 - 17:29

Un individu, un orthodoxe, passa la porte et demanda au général de bien vouloir le suivre. Marcus découvrit une salle carrelée aux senteurs familières. Ce fut la vision brutale de corps ensanglantés et de cris qui vint soudain troubler le général dans sa visite. Des bras nus et pâles reposaient étendus sur le sol tandis qu'un vacarme retentissant couvrit le bruit de ses bottes sur le sol, des yeux terrifiés le toisaient, mais il ne pouvait rien faire, juste se contenter d'avancer au milieu des morts et des médecins qui hurlaient. Les prières des victimes agonisantes l'assaillèrent et la colère s'empara de Marcus. Les Dieux n'avaient rien fait! Loki et Odin les avaient laissés seuls face à la Mort!

Un faible murmure atteignit Marcus qui leva les yeux, une femme, brune, reposait dans une baignoire de métal blanc, la mousse entourait ses courbes comme un fin voile, son visage inspirait la sérénité. Ses lèvres formulèrent quelques excuses puis sa main lui montra un canapé. Comme agissant sous l'effet de vieux souvenirs brûlants, Marcus prit la direction indiquée et se laissa tomber doucement contre le dossier confortable, présent mais également plongé dans le passé.

"Je ne veux rien, merci.

Il posa son regard sur la femme, brune, étendue devant lui. Son visage n'avait pas subi les affres de l'âge, sa peau, claire, respirait encore la chaleur mais ses yeux... ils fixaient le capitaine sans pour autant le voir. Le sang ruisselait de son ventre et s'écoulait sur la table de bois où elle reposait, les mains des médecins pressaient sur sa plaie, sans pour autant arrêter le flot pourpre. Pourvu qu'elles aillent bien!

-Cet hiver ne se terminera jamais."

Tiré des tréfonds de sa mémoire, Marcus revint au présent. Il se souvenait où il était, mais plus pourquoi, la raison de sa présence en ce lieu, qui lui rappelait trop de durs souvenirs, lui échappait totalement. Il contempla son interlocutrice, apparemment à l'aise dans son bain de mousse. Que faisait-elle ainsi? Et pourquoi le général se trouvait-il assis dans un canapé rose? La situation lui paraissait tout à fait étrange, plus que cette... cartomancienne! Voilà, il y était. Elle était Inwë Dantë et Marcus était venu la remercier pour les mets qu'elle lui avait envoyé lors de son incarcération. Qu'avait à faire ce foutu hiver dans cette histoire? N'y comprenant rien, le militaire décida de couper court afin d'en finir le plus vite possible, il n'aimait vraiment pas cet endroit.

"Il aura une fin, comme toute chose. Mais je ne suis pas venu ici pour discuter du beau temps, vous m'en excuserez. J'aimerai vous remercier de l'aide que vous m'avez apporté il y a peu."

Une aura désagréable se dégageait de toute la pièce. L'orthodoxe qui se tenait à l'écart n'arrangeait rien à la situation. La magie suintait de ce type et le général n'était pas du genre à apprécier cet art pour lequel il n'avait, certes, aucun talent, mais quelques connaissances, tout de même. Les Orthodoxes étaient réputés les meilleurs magiciens et les yeux vicieux de celui-ci lui rappelèrent trop bien à quel point ils pouvaient se montrer fourbes. On jugeait en général les Humains de malins, mais Marcus aurait passé assez aisément le titre aux enfants de Thor.
La cartomancienne était étrange également, elle devait être humaine, mais quelque chose convinquit Marcus que son sang était aussi pur qu'un certain noble Humain qu'il allait s'empresser d'interroger le soir même. Se remémorrant quelques mythes et plusieurs histoires de marins, le général se rappela sans soucis les contes destinés aux sirènes et à leur perfidie. Ces bêtes vous entraînaient vers les profondeurs pour vous dévorer et satisfaire leur appétit démoniaque. Inwë Dantë était peut être de ce genre là, à vous offrir quelques délicieux mets, à vous sourire, à lancer quelques commentaires sur le beau temps, puis elle pouvait vous poignarder dans le dos une fois que vous lui aviez tourné. Il fallait faire très attention.

"Je reste tout de même surpris de votre geste. Qu'est-ce qui a pu vous pousser à venir m'offrir ces biens? Je vous suis inconnu et vous savez seulement de moi que je mène l'armée de notre Seigneur.

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MessageSujet: Re: Sincères remerciements. [Inwë Dantë]   Ven 21 Mai 2010 - 12:49

L’ambiance désagréable de la pièce ne provenait pas de l’orthodoxe, mais de l’angoisse des servantes sur l’état de santé de leur maîtresse. Pour peu qu’elles auraient oublié la personnalité de Lady Dantë, leurs dévouements se retrouveraient sur la moindre parcelle de son corps pour le soigner, tant bien que mal. Et la vision du linge humide détruisait toute marque de patience. Il y régnât un silence de mort. 

Flic… flac…flic … Clapotât l’eau en s’échappant du lin, sur les tommettes blanchies. Il faudra faire attention en marchant, pensât Wulfnoth en mettant dans la cheminée de nouvelles bûches.

Inwë observât l’attitude de son hôte. Au début tout allait bien, il regardait les contours de son corps parfait puis plus rien. Se demandant si cela ne venait pas de sa décoration,  son regard parcourût tous les recoins de la pièce. Un grand miroir, une console avec des produits de beauté et des brosses, un paravent… Non, cela ne venait certainement pas de là. 
Mais oui ! Sapristi ! Cela ne pouvait venir que des événements de la semaine et puis, il n’y avait pas si longtemps, régnait le chaos. Après tout,  cet homme fut le seul qui réglât à une vitesse surprenante, l’une des pires émeutes qui soit. Il devait être fatigué et sur les nerfs. Le pauvre ! Que pouvait-elle faire pour l’aider un peu ? Le laisser tranquille, pour le moment. 

Flic, flac…flic, flac… Tombât le liquide rosit sur le sol mouillé. Le tissu sera bon à jeter, ruminât l’une des nymphes en tirant la trappe.

Une douce lumière vint au-dessus de la tête de Marcus et se posa sur le rebord de la baignoire. Elle s’éteignit lentement pour laisser place à un oiseau fabuleux. Pourtant, ce dernier fixait le commandant et hurlât :

- Mal élevé ! Mal élevé ! Mal élevé !

- Je vous présente Phisalis, un véritable Mangoustan. Si vous voyez ce que je veux dire par là… fit-elle avec les gros yeux et en détachant bien tous les mots.


En effet, cette race n’aimait pas le manque de politesse et Monsieur Graybach en avait fait tout en tas : pas de présentation, salutations, de signe des plus respectueux envers ce dernier etc. Autant vous dire que s’il ne se rattrapait pas, il lui volerait dans les plumes ! Et c’est très rapide comme bête. Oh ! Oui. 

Flic, flac, flic…flic…flac…flic, flac, flic… Goûtât une mixture rougeâtre, donnant au tissu des veines si fines qu’on aurait dit des ailes. C’est amusant, elle n’en fait pas nymphe pour autant, s’inquiétât l’homme de main tout en culpabilisant d’avoir eu une si vilaine pensée.

Au remerciement du Chef, la femme fit un sourire des plus sincères et chaleureux. Puis, répondit : 

-Tout simplement. Par mes cartes. J’ai vu un homme, dans une prison, qui avait des pensées noires et si terribles qu’il pouvait commettre l’irréparable. Connaissant votre ancienne situation, j’ai donc déduit que cela était vous. Sachant aussi que nos geôles sont les pires du monde, laissant les survivants avec des blessures à l’âme des plus effroyables, car pour moi, il était évident que notre pays n’allait pas vous laissez là. J’ai pensé que des paniers de bonne nourriture, de vin et de pâtisserie, vous aideraient à mieux vivre. Anonyme, pour vous empêcher à penser à des choses plus horribles encore. Est-ce un crime d’aider, quelque soit la personne ? terminât sa bienfaitrice avec un petit air de reproche.

Flic…flac…flic, flac, flic, flac, flac, flac…Ruisselât le sang dans une flaque d’eau. Mince, c’est plus dans le décor, songeât Inwë qui prenait sur ses forces pour avoir ce petit air de rien.
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Marcus Graybach
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MessageSujet: Re: Sincères remerciements. [Inwë Dantë]   Dim 23 Mai 2010 - 10:24

Un oiseau tout à fait atypique surprit Marcus. Cette chose parlait! Le général avait une assez bonne connaissance des races félinnes du gwendir ainsi que des chevaux, mais les oiseaux du continent lui étaient tout à fait inconnus. Ce drôle d'animal exigeait qu'on lui témoigne du respect? La situation était tout à fait ridicule. Laissant "Phisalis" dans un coin de son esprit, Marcus prêta attention aux explications de la femme que toute la salle fixait.

...Ses cartes? Ces explications agaçaient Marcus qui ne plaçait plus sa foi dans les soit disants devins et autres fabulateurs, ni dans le divin. Si les Dieux permettaient des miracles, s'ils créaient les plus belles créatures, pourquoi engendraient-ils autant de monstres? De malheur? Toutes ces croyances étaient futiles! Aucun Dieu ne s'engagerait à soutenir telle ou telle espèce, ils laisseraient leurs propres enfants s'entredéchirer, nourrir leur haine, et l'un se satisferait de la victoire de sa race sur les autres. Les hommes, les amazones, les elfes, les druides, les ombres, les orthodoxes, tous étaient des pions! Après tant d'années à cotoyer la mort, après avoir baigné dans le sang de ses camarades, après avoir perdu ses amours, après tout son malheur, Inwë Dantë lui expliquait qu'elle lisait dans des cartes! Parce qu'un Dieu lui aurait permi? Le dédain se lisait dans les yeux du général qui fixait avec une colère à moitié voilée la cartomancienne qui n'avait surement pas pensé à mal. Malgrè tout, elle avait soulevé un point interessant, le général avait souhaité lors de son incarcération nuire aux amazones. La haine l'avait consumé autant que les ténébres, mais il s'était repris, et il tenterait le soir même d'éviter un massacre. Inspirant lentement mais avec application, le général s'expliqua.

"Vous devriez savoir, miss Dantë, que je ne porte aucune foi dans les dons de devin. Autant être clair. Néanmoins, je reste très reconnaissant. Je ne vous reproche nullement votre geste, c'est justement parce qu'ils sont si rares aujourd'hui que je m'en étonne.

Qu'importe les motivations d'Inwë Dantë, le général avait été heureux de trouver de quoi se sustenter. Toutes les servantes semblaient anxieuses, fixant par intermittences leur maîtresse. cette dernière affichait pourtant un sourire chaleureux qui ne présageait rien de mauvais. Mais comme se l'était rappelé Marcus, se fier aux apparences pouvait être une cruelle erreur. La cartomancienne était-elle véritablement généreuse ou cachait-elle quelques intentions sous un masque bienveillant?

Quoi qu'il en soit, la curiosité du général, habituellement silencieuse, rugissait à présent et demandait d'en savoir plus sur cette femme quelque peu étrange. Une stratégie militaire s'établit dans l'esprit de Marcus qui désirait connaître les talents de sa bienfaitrice, découvrir en quoi elle se révélait utile. Peut-être se trouverait-elle aussi utile qu'Arvaël Al'Nyr, plus tard.

-Vous dites connaître mon ancienne situation, que savez vous exactement?

Une question piège pour une cartomancienne capable de lire dans ses cartes. Peu savaient ce qu'avait fait le général après la mort de sa femme et de sa fille, une seule personne en réalité connaissait la vérité sur les actes du militaire alors plongé dans le malheur. Inwë Dantë savait-elle réellement qui était Marcus Graybach, ou ses théories reposaient-elles sur des déductions logiques. Après tout, chacun aurait pu deviner que le général fulminait das ses geôles.

Lentement, l'eau prit une teinte rosée, qui attira l'attention de Marcus. Qu'était-ce?

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MessageSujet: Re: Sincères remerciements. [Inwë Dantë]   Jeu 27 Mai 2010 - 10:56


Que fit l’oiseau ? Tomber en pleine « mission de punition de l’impudent », en voyant cette vision d’horreur : une baignoire d’eau rouge et une marre de sang à côté. Il poussât un chant désespéré la langue pendante –c’est un être doué- et en tressautant sur le sol glacé. Son âme-sœur mourrait. Comment allait-il vivre sans elle ? Cette douleur lui déchirât l’âme et fit « arrêter » un court instant son petit cœur. Il perdit connaissance.
Les yeux de la cartomancienne, un millième de seconde, trahit de la souffrance : pour le mal que son acte à apporté aux siens. Son orgueil ne pouvait admettre une aide, surtout devant un tel interlocuteur. Même si son geste altruiste ne portait pas ce but, les silences de son hôte lui révélaient nombre d’informations capitales, ce qu’il lui épargnerait beaucoup de temps. Après tout, une consultation réclamait des minutes ou des heures, selon la complexité de la question, quand celle-ci concernait les destins croisés de clients et d’amis, comme de sa situation. Cela valait tous les sacrifices. Elle fit signe à Wulfnoth de suivre Naiphalie et de lui donner au plus vite des nouvelles de Phisalis. Il arquât un sourcil, montrant discrètement son manque de confiance envers son état de santé et surtout son interlocuteur. La chambre de l’oiseau était trop lointaine, sa sécurité n’était pas assurée. Mais, il commençait à la connaître et comme tous les domestiques, ils partirent avec le petit animal. Il n’y avait maintenant que deux personnes dans cette boite de marbre et de tomettes.

- Une mauvaise vision. Il n’aime pas le manque de politesse. Vous en étiez où?

Une question l’intriguait plus que les autres. Qui était Marcus Graybach pour elle ? A son tour, elle l’observât mais avec plus de dignité. Visage dédaigneux, mains de colère, propos un peu sincères mais ne voilant pas ses pires pensées, une reconnaissance certes mais à quel prix ? Comment se faire comprendre ? Car son geste n’était que par pur altruisme. Bien qu’elle aime les Amazones, elle détestait bien plus l’injustice. Mais, elle commençait à comprendre que cette sentence pouvait se justifier. A moins d’un miracle, qui pourrait la faire changer d’avis.
Oui, elle comprenait le choix de son Roi. Markus avait peut-être une schizonévrose. Une conscience pénible mais possédant tous ses moyens mentaux, troubles émotionnels, discordance de la pensée et un rapport avec le monde extérieur des plus effrayants. Il s’est bien exprimé si on oublie ses différents tons, cache ce qu’il pense d’une manière des plus inquiétantes, mais ce qu’il le plonge dans la maladie c’est sa tentative de contrôler ses émotions prémices de violences : nervosité, mépris, dédain, colère, par des manières désordonnées ; son langage corporel montre des signes bien plus terribles. De plus, il était impressionnable et malléable, après tout, ses réactions envers ce qu’Inwë représente le prouve bien. C’était donc une âme idéale pour faire une guerre et briser totalement un dialogue entre deux peuples, sans rechigner et étant convaincu que ces actes soient justifiés. Pauvre Empereur Ardiosis, il devait se sentir las de sauver un tel être, m’enfin, tant qu’il servait à quelque chose… Et puis, il saurait se débarrasser de lui quand, il commencera à devenir trop gênant.
Anticipons un peu, comme Le Chef n’aime pas que les gens lui résistent et étant très rancunier –sinon, il n’aurait pas de réaction à chaque fois qu’il pense à sa prison-, il enverrait un émissaire dans les heures qui viennent. Quelqu’un qu’il estime de confiance pour la Reine… Non, tout de même pas, il ne serait que trop…pour envoyer au casse-pipe Arvaël ! Saperlotte!
Pourtant son intuition lui titillait sur un autre domaine. Si les Orthodoxes avaient payé une partie de la caution ? Cela voudrait dire qu’ils ont eut ce qu’ils voulaient de la part de la Reine. Donc, ceci est pour cacher des intentions peu louables. Il y aurait donc complot ! Oh ! Que c’est palpitant ! Il était chanceux, en fait, Arvaël. Pourtant, il risquerait de ne pas revenir de si tôt. Quel dommage !
Mais, elle l’oubliât bien vite. Son seul problème fut son avenir. Graybach, c’est le pouvoir militaire et judiciaire avec renfort d’espions en tout genre. En effet, après l’entretient, à n’importe quel moment, s’il voulait lui faire du mal, il ne se gênerait pas. Zut ! Encore un détracteur. Croyez aux humains et voilà comment ils vous remercient. Quelles crétines ses cartes ! Zut ! Zut ! Zut ! C’est dingue ! Il voulait la dégoûter de son peuple d’adoption. Il ne serait tout de même pas… Non ! Héboïdophrénie. Aïe ! Et puis crotte, c’était par pur altruisme. Et si cela n’était pas la bonne chose à dire, tant pis, on ne vit qu’une fois et là…

- Vous savez, la rumeur raconte que mes cartes ne sont qu’une couverture… pour cacher un don de clairvoyance… Déclarât-elle avec nonchalance. Que vous y croyez ou non, aux dieux, aux cartes cætera, cela n’a pas l’importance. Mais, je vous prierais de baisser d’un ton, à moins que vous vouliez prouver à tous que vous avez un grain. Dit-elle plus sèchement.

On pouvait lui laisser une chance, non ?

Une Nymphe toquât à la porte et lui apportât, sur un petit plateau d’argent, un billet inscrit sur une écorce de bouleau. Pour éviter tout effort, la domestique lui mit sous ses yeux le message. En le lisant, on vit sur son visage, l’horreur de l’incompréhension, la terreur produite par la plus cruelle des injustices et permit de déverrouiller tous les mécanismes psychiques pour oublier cette lancinante douleur. Son corps l’enchainât à une souffrance plus terrible encore. Ses reins cambrèrent, ses mains s’accrochèrent à la baignoire, le visage figé par l’étonnement et une bouche ouverte qui ne put laisser échapper le moindre son. Ses jambes tentèrent vivement de trouver un appui, étrangement sans bruit. Sa douce amie reculât pour crier, mais rien ne se laissât entendre. Comme si ce silence de mort avalait toute trace de vie.
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MessageSujet: Re: Sincères remerciements. [Inwë Dantë]   Jeu 27 Mai 2010 - 22:32

La petite créature poussa un cri à la fois magnifique et effrayant, avant de tomber inanimée. L'attention du général se porta sur le pitoyable animal qui gisait maintenant sur le sol, il aurait presque eu de la peine. On souleva ce petit corps avant que la totalité des individus présents ne partent, l'Orthodoxe apparemment contre mais obéissant finalement plus à la maîtresse des lieux qu'à sa volonté propre. Qu'est-ce que cet esprit malin pouvait s'imaginer, comploter? Quelles idées animaient à ce moment sa méfiance, voyait-il en Marcus un danger? Le général ne supportait pas ces êtres, du moins plus maintenant, les yeux puants de magie de cette race lui faisaient horreur, ainsi que leurs manière hautaines et méprisables . Même asservis, ils continuaient à prendre de haut chacun! Sentant monter en lui des émotions difficilement contrôlables et pouvant l'amener au pire, Marcus garda son sang-froid et tenta de reporter son attention sur la principale raison de sa présence ici, Inwë Dantë, qui profitait de la chute de son petit compagnon pour contourner la question du général. Non, elle ne savait rien, elle ignorait tout! Un océan de larmes noyait chaque jour le coeur du militaire aux prises d'une tempête rageuse, et c'était avec peine qu'il se contenait à chaque seconde pour ne pas haïr chacun sur cette terre. Plus que les lames de ses ennemis, celles de la rage et de la colère tranchaient son âme avec une fureur que les Amazones ne pourraient jamais égaler. Un gouffre terrible habitait le général et le rongeait, malgrè les efforts de ce dernier qui tentait en permanence de se rattacher aux ultimes parcelles de lucidité et de calme qui lui restaient.

Les yeux de la femme analysèrent Marcus, une crainte s'y lisait tout de même, elle pouvait mettre tous ses talents en jeu, elle ne ferait face qu'à un mur impassible. Don de voyance... si elle voulait. Après tout, beaucoup pensaient encore que leurs Dieux allaient leur venir en aide! Pauvres naïfs!

... un grain? Et tout cela avec le plus grand sérieux! Après tout, peut être avait-elle raison. Marcus était peut-être un chien atteint par la rage qu'Ardiosis lâchait sur ses ennemis, pourquoi pas? A cette idée, le général se permit un sourire, chaque militaire était aussi fidèle que le célèbre animal ami de l'homme, chacun aurait pu mourir pour son Roi comme la canidé le ferait pour son maître. Amusante comparaison. Mais cette soudaine trouvaille fut coupée par l'arrivée brusque d'une nymphe, qui présenta un message à la cartomancienne.
Comme un courant d'air, une expression d'horreur vint couvrir le visage de la femme si légérement vêtue et assombrir son portrait d'une brusque stupeur. Les tremblements de son corps la figèrent impuissante dans sa baignoire et c'aurait été avec difficulté que Marcus aurait différencié un cadavre du corps subitement refroidi par quelque nouvelle horrifiante. D'ailleurs, la chose devint impossible quand les yeux du militaire se portèrent sur le sang.

Les spirales rouges captivèrent les prunelles ébahies de l'homme, ses genoux tremblèrent, ses mains également, mais le pire fut la peur que lui inspira cette soudaine apparition. Comme une créature qui avait patienté jusqu'ici pendant de longues années, la vision qui avait plongé Marcus dans les tréfonds de l'horreur surgit devant lui, le prenant au coeur et à l'âme. Un corps si fin, si beau, gisait devant lui, les yeux de cette créature magnifique remplis d'un vide infini reflétaient sa peur, il ne craignait pas la mort, c'était celle de cette femme qu'il craignait. Il voulait se jeter sur elle, lui crier de tenir, de ne pas rejoindre les abysses qui la dévoraient de leur néant, de serrer sa main et lui insuffler la vie qu'il possédait, mais il se cramponnait à des doigts froids et rigides, à une volonté nulle qui avait depuis longtemps disparu. La vie s'envolait, et le sang coulait. La tête posée sur sa poitrine, encore tremblante quelques instants auparavant, Marcus hurlait, ses yeux crachaient son malheur, son immense horreur. Ses deux bras enlacèrent la mort et peu à peu la raison ne voulut plus rien dire.

La baignoire était remplie du sang d'Inwë Dantë, que se passait-il? Le linge qui l'entourait était parcouru de veines pourpres et la douleur semblait tenailler la femme subitement affaiblie. Le général se leva d'un bond, par pur instinct, sans raison précise, il ignorait pourquoi il se tenait debout. Néanmoins, il s'approcha de la baignoire et constata les dégâts. Une longue plaie était nettement visible au travers du tissu, tout le long du dos.

"C'est vous qui êtes folle. Il faut guérir en vitesse ceci!

Marcus tourna la tête à une vitesse fulgurante en direction de la nymphe, son regard déterminé trahissant sa volonté.

-Allez chercher les autres! Qu'on face venir un médecin!

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MessageSujet: Re: Sincères remerciements. [Inwë Dantë]   Mer 2 Juin 2010 - 12:44

- Que croyez-vous de mon ancienne situation, quand j’ai appris la disparition de Phileas ? Susurrât-elle avec le peu de force qu’il lui restait.

Le rouleau de bouleau tombât, on put lire :

« Le Sir que vous avez si vaillamment défendu, vient de mourir. Dans cette émeute, de la main de « nobles ». Sa fille également. La famille modeste que vous protégiez, aussi. Au fait, la lame était empoissonnée. Bonne chance. »

Une simple porcelaine, sur le point de tomber dans un dessert de marbre. Par cette douleur si grande que le monde n’existât plus. L’esprit se demandant s’il devait s’en souvenir ou non, s’il devait faire abstraction de ce calvaire. Encore une fois ?
Elle ne sut, si son corps se contorsionnait, si sa voix hurlait, si son sang se chargeait de pire encore, si ses nerfs devenaient de plus en plus incontrôlables. Elle était plongée dans un puit si noir, qu’il lui était impossible de trouver une paroi pour s’agripper. Ne serait-ce que pour trouver un peu de repos. Simplement survivre. Tout commençait à s’écrouler, comme un château de cartes. Tout foutait le camp, encore une fois. Que faire ? Rien, rester impuissante. Ce détestable sentiment, ce traumatisme, cette peur que quoiqu’on fasse, le pire est à venir. Que ce qu’on était et est, va mourir. Savoir que la personne à reconstruire n’aura pas autant de chance. Pas autant de matériel pour devenir quelqu’un. Perdre espoir encore plus. Rien pour empêcher, subir l’angoisse, tomber parce qu’il nous manque des forces, parce que l’esprit n’a plus d’espoir. Manger ses dernières forces, celle qui vise à vouloir vivre. Bouffer son don de survie, le plus précieux. Celui qui vous fait manger la vie en pleines dents, les jours de vache maigre. Il n’y aura plus rien. Encore une fois. Celle de trop.

Autour d’elle, il y avait un Chef des Armées qui cherchait à l’aider en hurlant des ordres, une Nymphe qui tombât raide, Wulfnoth qui courût pour apposer ses mains, afin de gagner du temps, pour laisser au cocher de chercher le guérisseur, quelques rues plus bas. Des domestiques qui hurlaient, pleuraient, se déchirant les vêtements, la voyant déjà morte. Un Phisalis au bord du gouffre. Une maison risquerait de devenir hantée ?



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MessageSujet: Re: Sincères remerciements. [Inwë Dantë]   Sam 5 Juin 2010 - 17:34

Un froid glacial se répandit dans la salle, l'odeur de la Mort planait tandis que le rouleau que tenait Inwë tombait puis finissait pas s'écraser sur le sol. L'orthodoxe se précipita sur sa maîtresse et déposa ses mains sur la plaie transversale qui lui parcourait le long du dos, formant de petites veines violettes et pourpres sur sa peau. L'oeil attentif du général repéra l'étrangeté de cette blessure infligée à l'aide d'une arme pour le moins tranchante, mais il se doutait qu'elle ne l'était pas uniquement. Marcus sortit la femme avec l'aide de l'orthodoxe, ses serviettes fines entouraient la grâce de ses formes, qui avait pu aller jusqu'à attaquer dans le dos Inwë Dantë? Même s'il avait toujours refusé de faire le moindre mal à une femme, quelle que soit sa race, l'humain savait qu'il n'en était pas de même pour chacun. Gardant son calme mais sentant monter en lui la colère, Marcus se mordit la lèvre inférieur en se promettant de retrouver l'assaillant d'Inwë dantë. Et qu'avait-il pris à celle-ci d'ailleurs? Pourquoi n'avait-elle pas guéri sa blessure? Soit elle était terriblement stupide, soit elle avait quelque chose à cacher, il devait y avoir un peu des deux.

La pauvre sombrait dangereusement, les yeux montés vers le haut, perdant peu à peu conscience. Ce comportement ne pouvait être du à cette simple entaille. Vif, le militaire saisit le rouleau et entreprit de lire en vitesse le message qui s'y trouvait... Il ne fut pas surpris d'apprendre que l'arme responsable de la plaie avait été empoisonnée, et à la vue des évènements, il était prêt à parier que la femme n'en avait plus pour longtemps. L'idée de voir quelqu'un mourrir dans ses bras lui était insupportable! Ses yeux flamboyants fixèrent la nymphe ébahie.

"Allez chercher un guérisseur! Et vous, dit-il à une autre servante plus loin, ordonnez au premier homme à cheval que vous croiserez de ramener Faël Histram de la caserne, ordre du général Graybach!

Les ordres résonnèrent contre les murs de la salle d'eau telles la sentence d'un juge alors que le général tentait de garder consciente la femme en lui serrant la main tandis que l'orthodoxe tentait de ralentir l'effet du poison au moyen de sa magie. Le corps d'Inwë Dantë était parcouru de plusieurs spasmes, son dos rougissait, et Marcus savait pertinemment que, bientôt, il noircirait. S'il avait eu encore quelque foi pour les Dieux, il aurait prié de toute son âme Loki ou Odin de bien vouloir laisser la vie sauve à cette femme, surement victime de la folie meurtrière des esprits dérangés. Marcus refusait! Cela ne pouvait se reproduire! Il n'était pas prêt à revivre cette douloureuse expérience que de voir la vie disparaître entre ses doigts
~ ~ ~
Le guérisseur arriva quelques minutes plus tard, essouflé. Dès le premier regard, Marcus pouvait deviner que l'homme était plus habilité à guérir des rhumes que de contrer un poison. Le petit humain potelé s'agenouilla avec un grognement contre la cartomancienne, ouvrant sa sacoche et en tirant plusieurs herbes possédant d'étranges teintes verdâtres. La sueur perlait sur sa face décontenancée, ses petits doigts boudinés examinaient à tâtons la consistance de chacune et ses yeux porcins longeaient leurs formes. Il pria silencieusement tandis qu'il déposait plusieurs feuilles, toutes petites et d'un vert pâle, sur la plaie. Toutes se gorgèrent d'un sang étrangement noir avant de se ratatiner.

-Mon Dieu, mon Dieu...

Marcus grimaça, qu'espérait cet incompétent? Qu'Odin lui-même descendrait du Ciel pour réduire à néant le poison qui rongeait en ce moment la pauvre femme?

-Tous ont déjà prié! Contentez-vous de la guérir.

-C'est que... je ne peux rien faire, il est bien trop corrosif et puissant.

-Faites votre possible, l'important est que vous puissiez ralentir assez le poison.

Le guérisseur, qui portait décidemment bien mal son nom, s'activa alors afin de sauvegarder le mieux possible Inwë Dantë avant l'arrivée de Faël en déposant le maximum de ses herbes sur la plaie suintante, toujours en jurant.

~ ~ ~

Un hénissement bruyant brisa le silence religieux de la salle d'eau, dehors, quelqu'un descendait de cheval. Une silhouette encapuchonnée surgit de la porte par laquelle était entré Marcus, Faël. Elle s'approcha d'Inwë Dantë, son visage pâle et impassible se contentant de saluer le général d'un hochement de tête. Le guérisseur s'écarta, l'aura ténèbreuse de Faêl l'incitant à bouger sans attendre. Les mains frêles mais meutrières de cette dernière parcouraient le dos de la victime, ça n'était pas joli à voir. Une odeur désagréable piquait leurs narines à tous, la presque totalité du dos d'Inwë Dantë était brûlant. D'un geste brusque mais précis, Faël retira les feuilles collantes de la plaie, puis appliqua ses mains en éventail au-dessus de la blessure. Des fins fils obscurs, comme de minuscules serpents, jaillirent de ses paumes et s'infiltrèrent sous la peau de la cartomancienne, on les voyait s'agiter comme des sangsues contre la chair contaminée, pompant le poison qui la gorgeait.

Il se passa une dizaine de minutes avant que Faël ne se retire du corps quasiment nu et tremblant, les mains entourées d'un halo obscur et impénétrable, pour se tourner vers Marcus, chuchotant.

-Elle vivra. lâcha t-elle silencieusement tandis que ses yeux scrutaient la main du général, toujours cramponnée à celle d'Inwë Dantë. Ce n'est pas elle, Marcus! Elle est morte, c'est fini! cracha Faël, son visage soudainement agîté d'une haine infinie et indescriptible.

-Et c'est toi qui me dit cela? se défendit Marcus, tout de même conscient qu'il était la victime de son passé. J'ai une dette envers elle.

-C'est fait, elle te dois la vie, maintenant. Oublie là et occupe toi plutôt de notre peuple au lieu de cotoyer les catains!

-Si elle te voyait... Ecoute, ce n'est pas le lieu, tu peux me rendre un service?

-Tant qu'il n'est plus question de ta protégée.

Marcus n'ignorait pas que Faël avait sombré dans la haine, mais il avait de la peine à imaginer la raison de cette soudaine colère. Que lui arrivait-elle? Soupirant, il lui remit le rouleau.

-Je veux savoir qui a écrit ça et qui est ce sir et sa fille.

Le visage de nouveau de marbre, Faël saisit le rouleau avec une certaine hargne, puis s'en alla, laissant le général en compagnie des servants d'Inwë Dantë. Lentement, il se retourna vers l'orthodoxe rassuré.

-Elle est sauve. Couchez-là vite, et dîtes lui que le général lui souhaite un bon rétablissement, j'ai à faire."

En effet, un certain Al'Nyr l'attendait...

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MessageSujet: Re: Sincères remerciements. [Inwë Dantë]   Mer 9 Juin 2010 - 8:23

Nous ne parlerons pas de ce qu’a vécut Inwë dans ces pénibles moments. Vous avez déjà assez de lignes et d’imagination. Cependant, les servantes ainsi que l’homme à tout faire furent heureux de voir leur Dame survivre et vivre à nouveau dans quelques jours. Pourtant, une inquiétude naissait. Un nouveau joueur entrait dans la partie commencée il y a de cela dix ans. Et ce dernier avait une particularité des plus effrayantes, il vivait dans complètement dans la lumière, il était connut de tous, beaucoup plus qu’Inwë. Cela pouvait être dangereux pour un grand nombre de personnes.
Ah ! Je vous vois venir. Mais Inwë, comme célébrité est forcément dans la lumière. La seule chose que je peux vous dire, c’est que cette histoire vous en relèvera un peu plus sur elle. Vous ne serez pas qui elle est vraiment, puisqu’elle ignore elle-même, mais vous aurez quelques réponses. Et ne parlons pas ce que vous découvrirez sur le Général des armées. Mais, je m’égare. Revenons à notre tableau.

Wulfnoth, s’il avait été humain, aurait eut une conscience lui dictant de le prévenir sur les risques qu’il risquait de prendre, s’il prenait ce chemin. L’ennemi était caché et très puissant, et venait d’effacer un adversaire inconnu mais élevé dans la sphère politique du Royaume. Il avait des moyens moins importants, mais plus efficace puisque perfide. Mais, il était un Orthodoxe et donc une conscience assez limité. Il se contenta de hocher la tête et d’esquisser un semblant de sourire. Après tout, le Chef des Armées était un être qui risquait de nuire un jour où l’autre son peuple, s’il survit. Au pire, sa maîtresse serait presque protégée et son pays débarrassé d’un pion adverse.

Il regarda une servante et d’un geste rapide, lui ordonnât de conduire le Général à la porte. Elle s’exécutât la tête baissée. Puis au bout de deux corridors, assurée qu’aucunes oreilles indiscrètes ne puissent traîner, lui avouât :

- Faites attention à vous. Vous venez d’entrer dans une guerre silencieuse et terrible. Ma maîtresse ne doit pas mourir. Vous comprenez ? Pas mour...

Paf ! Un livre tombât d’une console. Sans doute Myosotis qui l’a laissé là.

- Il n’y a pas que ces morts, il y en a plus. Je vous en…

Une servante venait d’entrer dans le couloir, surveillant « discrètement » leurs faits et gestes. Alors, dans un silence profond, la brave femme accompagnât le bon samaritain à la porte et la fermât à clef.

Chapitre premier du Livre II clos.
Merci à toutes les personnes qui nous ont lus jusqu’au bout et pour leur patience.
Nous espérons que vous nous suivrez dans nos prochaines aventures.
Inwë Dantë et Marcus Graybach.



Une réclamation ? Des idées ? Des compliments ? Des critiques ?
Nous les apprécions et en tenons toujours compte.
N’ayez pas peur d’envoyer un petit message dans nos boîtes aux lettres.
Nous vous répondrons le plus rapidement possible.

Vous voulez faire partit de ce Livre ? Pour un chapitre ? Deux ? Toujours ?
Envoyez-moi alors une petite missive, nous verrons ce que nous pouvons faire.
N’oubliez pas, plus on est de fous, plus on rit, et on adore rire !

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