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 Sinistre Incendie *

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Ectoplasme
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MessageSujet: Sinistre Incendie *   Jeu 17 Juin 2010 - 10:41


|Sinistre Incendie|

Matinée du cinquième jour


Sont cordialement invités à participer à ce post :

Elea Faldor, Mancinia Neflyr, Ciereth Cihar, Idril Calafas, Lucia Dreram, Nathaniel Aneldor
Toute personne susceptible d'être présente près du drame
(Lindra Naelind, ...)


Le soleil brillait ce matin là, sur les Plaines du royaume amazone, inconscient ou complice du désastre qui allait se produire. Alors que personne n'aurait osé imaginer pareil évènement, la matinée du cinquième jour vit s'élever du Haras d'immenses fumées noires, annonciatrices de malheur, et bientôt suivies par de gigantesques flammes. Personne n'en croit ses yeux. Tous sont abrutis par le plus improbable des spectacles. Jusqu'à ce qu'un cri déchire le silence morbide.

« Le Haras est en feu ! Le Haras est en feu ! »

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Je suis votre passé, votre présent, votre futur.
Je suis le seul maître de votre Destin.
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Elea Faldor
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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Jeu 17 Juin 2010 - 15:12

[J'ai essayé de faire en sorte que les autres joueurs aient peu de choses ou presque rien à changer. Mais j'ai dû faire quelques modifications, la manière de jouer de l'ancienne joueuse n'étant pas du tout compatible avec la mienne ! Ne m'en tenez pas trop rigueur, je m'en excuse !]


La Commandante des Armées se redressa d’un coup, haletante et couverte de sueur. Elle repoussa nonchalamment ses draps et s’assit sur son lit, la tête entre les mains. Encore un cauchemar. L’amazone inspira longuement avant d’aller ouvrir la fenêtre pour laisser passer un grand courant d’air dans ses appartements. Comme chaque matin à cette heure peu avancée de la journée, le palais était tout ce qu’il y avait de plus calme. D’un geste mécanique, elle fit ce qu’elle faisait chaque jour à son réveil : elle s’habilla d’une tunique légère et sortit de sa chambre pour se rendre à l’Arène. Une ou deux heures avant l’aube, la Chef des Armées était seule dans la grande bâtisse qui accueillait les soldats amazones.

C’était désormais son quotidien et elle s’était faite à ce rythme fou. Elle aimait être là quand les premiers soldats en apprentissage ou affirmés arrivaient pour leur entraînement, le matin était la partie de la journée où Elea avait le plus de vie, et elle s’en servait pour partager des combats avec les jeunes recrues. Non seulement ces exercices la maintenaient en forme, ils aidaient les plus jeunes amazones à apprendre des choses, et amusaient les aguerris avec qui Elea s’entendait bien.

On dit souvent que commander nous éloigne de ses hommes, et l’amazone ne tenait pas à voir ça arriver. Elle avait été dans leurs rangs, elle avait été un soldat, puis un capitaine, puis elle avait été pourvue d’un autre rang, et ainsi de suite. Voilà pourquoi elle tenait à ces petites matinées tranquilles en leur compagnie… C’était l’occasion de renouer de vieux liens amicaux avec certains de la fratrie militaire.

Quand les premiers soldats arrivèrent dans le courant de la matinée, elle était déjà là depuis longtemps, en train de ralentir intentionnellement les mouvements pratiqués en combat pour parfaire ses techniques et maîtriser plus précisément ses gestes. Elea finit par faire quelques passes amicales avec plusieurs amazones de sa connaissance, alternant entre moments d’intense concentration et rires avec ses collègues. Jusqu’à ce qu’elle se rende compte que quelque ne tournait pas rond, vraiment pas rond.



Elle manqua de se faire couper la main par un amazone en voyant apparaître de longues traînées noires dans le ciel azur des plaines. Impossible, incroyable… De telles fumées ne pouvaient pas venir de nulle part. Lorsque les soldats suivirent le regard d’Elea, un mutisme déroutant s’installa parmi les rangs. Par là-bas, c’était la cité d’Eralo ou le Haras…

L’amazone reprit ses esprits et se tourna vers ses collègues, le visage tiré par l’inquiétude.

- Suivez-moi. Il se passe quelque chose.

Les soldats présents à l’Arène lui emboîtèrent le pas en chuchotant, alarmés par les bandes sombres annonciatrices de malheur qui venaient de leur cité. Une fois sortis, ils constatèrent toute l’horreur de la situation, et Elea se retint de laisser un cri quitter sa gorge, les yeux saisis d’effroi.


« Le Haras est en feu ! Le Haras est en feu ! »



L’amazone s’élança en courant vers le palais. Elle ordonna à ses hommes de la suivre pour y chercher rapidement du matériel capable de stopper le carnage, et quant à elle, elle devait aller chercher son cheval pour arriver sur place au plus vite. Elle se sépara de ses troupes. C’était une chance d’être Chef des Armées dans pareille situation car son cheval n’était jamais bien loin du palais. Elle traversa les couloirs comme une furie et avertit un serviteur de passage d’avertir la reine de ce qui se passait à l’extérieur. Emportée par sa propre course, elle ne sut jamais que celui-là, trop effrayé à l’idée de se rendre seul et vulnérable dans la salle du trône, avait préféré croire qu’elle était folle. Mais la salle était à l’autre bout du palais, elle n’avait pas le temps, il fallait qu’elle parte très vite pour avoir une chance de maîtriser la situation.

Après avoir retrouvé son cheval dans la Cour, Elea partit au grand galop vers les émanations de fumée, le cœur si serré qu’il menaçait de lâcher d’une seconde à l’autre. Le chemin lui parut infiniment plus long que lorsqu’elle s’y rendait d’ordinaire, allongé par l’inquiétude qui lui tiraillait le ventre. Elle fit freiner sa monture à vingt mètres du Haras et alla vers la poignée de soldats présents à pieds. Dans la panique elle cria tout un tas de questions mais aucun ne sut lui répondre, personne ne savait comment le feu s’était déclenché. Mais quoi qu’il en fut, il aurait fallu être stupide pour croire que ce n’était pas le fruit d’un crime.

- Les renforts ne vont pas tarder à arriver, les soldats sont en route et ont avertit le palais de ce qui se passe ! En les attendant, on ne doit pas rester là sans rien faire. Rendez-vous au village voisin demander à n’importe qui de quoi pouvoir atténuer les flammes. Des seaux, des récipients assez conséquents, empruntez-leur de l’eau. C’est une situation d’urgence, allons-y !

Elle motiva ses troupes dans l’espoir qu’ils ramènent suffisamment de matériel pour éteindre une partie de l’incendie. De leur côté, les soldats qu’elle avait croisé ce matin à l’Arène se chargeaient de ramener le plus de récipients à eau possibles.

La guerrière resta figée un long moment, perdue dans ses pensées. Tout était arrivé si vite qu’elle avait à peine eu le temps de réfléchir, à peine eu le temps de se rendre compte de l’horreur de la situation. Elle se mordit violemment la lèvre inférieure. Le Haras… Comment était-ce possible ? Le Haras… L’âme des cités amazones, puissant symbole de sa force, sans compter la perte terrible que représenterait la mort de ces chevaux…

- Peut-on entrer dans la bâtisse ? demanda t-elle à un soldat en venant l’aider porter un seau rempli d’eau.
- Pas encore, le feu est trop puissant pour l’instant. Pourquoi ?
- Il faut qu’on se rapproche du foyer où le feu s’est déclaré, sans doute au cœur de l’édifice. Il faut qu’on trouve le combustible, sans doute du bois entassé au milieu des écuries. Sans compter les chevaux qu’il faut faire sortir au plus vite.
- Je crois que certains ont déjà succombé…

Elle observa le soldat d’un air grave. Elle savait parfaitement que nombre d’entre eux ne survivraient pas, mais il fallait tenter de préserver ceux qu’on pouvait de la brûlure du feu.

- Nous ferons tout ce que nous pourrons, n’est ce pas ?

Son regard était glacial, mais un sourire douloureux apparaissait doucement sur son visage. Il disait de ne pas se rendre, de ne pas abandonner. Le soldat lui sourit en retour, c’était une réponse qui ne nécessitait pas de paroles. Il repartit chercher de l’eau tandis que l’amazone levait les yeux au ciel pour observer les fumées qui continuaient d’empoisonner les dieux. Elle ne put s’empêcher de laisser couler une larme, une seule… Une goutte de plus pour aider à éteindre ce fléau. C’était pour tout les chevaux dont elle entendait les hennissements et les coups de sabots sur le sol des plaines.

Quelqu’un posa sa main sur son épaule. Contrairement la manière dont elle aurait réagit d’ordinaire, elle ne sursauta pas. Son geste fut au contraire très lent : elle se retourna pour voir la capitaine Mancinia, apparemment en train de lui parler.

- Ne reste pas aussi près du Haras.

Elle se sentit emporter par la force impressionnante de sa camarade. Elea se secoua pour reprendre ses esprits et s’excusa de son moment d’égarement auprès de sa collègue. L’amazone alla aider à nouveau les transports de seaux à eau, incapable de rester en place dans pareille situation.

- Générale ! Cela ne nous sert à rien de nous attaquer au feu sur plusieurs fronts, il faut qu’on se regroupe pour lui verser autant d’eau sur un même point…

Elea regarda brièvement les soldats qui s’évertuaient à étouffer le feu.

- Tu as raison Mancinia. Préviens les soldats du côté droit, je me charge de l’autre.

S’étant comprises, les deux amazones partirent chacune de leur côté prévenir de la nouvelle marche à suivre. Une manœuvre qui, elle l’espérait, allait porter ses fruits et faire reculer l’incendie. Elle avait reprit position sur son cheval et progressait vers les amazones présents lorsque quelque chose de troublant lui traversa l’esprit. Il était étrange que la reine ne soit pas déjà sur les lieux… Tout le palais était au courant, c’était certain, et connaissant Idril, elle ne serait pas restée cloîtrée dans la salle du trône sans agir. Bien qu’Elea savait qu’elle était plus en sécurité là-bas qu’ici en proie aux flammes, ce n’était pas normal. La Reine agissait toujours dans l’intérêt de son royaume, Elea aurait juré la voir arriver encore plus vite que les soldats. Ce n’était pas le cas, mais l’heure n’était pas à ces inquiétudes là, elle avait encore beaucoup à faire.

- Concentrez-vous sur le flan de l’incendie près de la cité et des habitations, protégez les foyers environnants et envoyez quelques soldats évacuer les habitants si jamais nous n’arrivions pas à contrôler le feu. Vous ! elle désigna les quelques soldats aux mains chargées de seaux. Déplacez-vous sur le côté qui menace la ville au plus près, repoussez les flammes en attendant d’avoir assez de renforts pour s’en prendre aux autres fronts de l’incendie. Faites tout ce que vous pouvez !

La voix de la Commandante était stricte et vive, mais l’on sentait sous ces ordres le genre de soutien moral dont les troupes ont besoin pour manœuvrer correctement. C’était un calvaire qu’ils enduraient tous ensemble, il fallait que chacun travaille au profit de la communauté. Elea parlait si vite qu’elle eut peur que son subordonné ne saisisse pas tout les mots, mais elle n’attendit même pas d’acquiescement avant de recommencer à courir dans tout les sens. L’amazone avait beau être au sommet de la hiérarchie militaire, ce n’était pas une raison pour se contenter de donner des ordres à la volée et regarder faire les autres sans aider. Elle n’était pas du genre à éviter de se salir les mains.

La fumée noire l’empêchait de réfléchir convenablement. Elle prit un seau à son tour et conduisit les soldats sur le côté du Haras qu’elle voulait éteindre en premier. De l’autre côté, les habitants criaient de terreur en voyant les monstrueuses colonnes noires s’échapper de l’édifice sacré. Plus tard, elle alla rejoindre les capitaines Cihar et Neflyr, le front en sueur et le corps recouvert de suie.

- Ce fils de putain de Loki se moque de nous !

Ciereth avait toujours l’habitude d’être véhémente dans ses propos. D’ordinaire Elea aurait sourit à ce qu’elle venait de dire, mais aujourd’hui, rien… Rien n’était amusant. Au loin elle vit arriver les soldats avec qui elle s’était prit au jeu du combat le matin même, à l’Arène. Des renforts supplémentaires… Le Haras n’allait plus tarder à être encerclé.

- Bientôt nous aurons assez de soldats pour nous attaquer au centre du bâtiment. Le cœur de l’incendie n’attend plus que nous.

L’amazone regarda à tour de rôle ses collègues, l’air de dire : « Prêtes ? »
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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Ven 18 Juin 2010 - 17:47

Un silence étrange régnait en cette matinée du cinquième jour. Mancinia avait l'impression de monter à l'échafaud tant tout semblait tendu dans l'air. Présage d'un sinistre drame à venir. Près de la Caserne sur le côté du Palais, Mancinia préféra penser à autres choses qu'à de morbides entendements. La Capitaine observait quelques Soldates faire le tour du terrain pour se préparer à une nouvelle matinée d'entraînement, beaucoup d'entre elles avaient décidées de se reposer encore un peu et la jeune femme ne leur enleva pas se plaisir, elles n'auraient plus le temps de se reposer si une véritable guerre venait à éclater. Quelque chose vint interrompre sa nouvelle pensée.

Un appel. Un cri au secours.

    Le Haras est en feu ! Le Haras est en feu !
Mancinia regarda derrière elle, pou voir l'identité de l'idiot qui propageait cette absurdité. Mais la Capitaine devint blême quand elle vit clairement des larges colonnes de fumée s'élever de la bâtisse, situé plus loin de la ville, ces fumés ne pouvaient provenir que de là...Le Haras était en flammes. Durant un instant, elle refusa d'y croire tandis que certaines Soldates restèrent bouches béates. La Capitaine fronça les sourcils et porta une main inconsciente sur Na'zir. Mancinia devait agir rapidement et maintenant ! La fierté du Peuple Amazone ne pouvait être détruit ainsi...Pas par un vulgaire incendie. Si cette audace fût accidentelle, elle jura de trancher la tête du coupable de ses propres mains.

    Debout, Soldates ! cria - t - elle à la volée devant son groupe pétrifié. Le Haras part en flammes, nous devons enrayer l'incendie avant qu'il ne se propage !
Mancinia jeta une nouvelle fois un regard vers cette abominable spectacle.

    Toi ! ordonna - t - elle à une Soldate toute proche. Va immédiatement quérir Sa Majesté Idril ! Les autres, suivez - moi !
Mancinia se mit à courir en direction du Haras, talonnée de près par des Soldates toutes aussi empressées de voir que cela n'était qu'un rêve...Ou un cauchemar vivant. Mais ce fût belle et bien la réalité qui les heurtèrent quand elles parvinrent près du Haras.

Une fumée d'un noir corbeau s'élevait, des flammes aussi hautes que le Haras lui même dévorait les parois tandis que des étincelles crépitaient dans l'air. Quel effrayant spectacle. Un Symbole Amazone qui disparaissait sous la morsure de l'incendie. Déjà présente sur les lieux, Elea Faldor, Commandante des Armées Amazones dictait ses ordres de manières claires et précises. Le peu de personne présente en cette heure matinale s'évertuait à lancer des seaux d'eau, mais malheureusement, cela semblait donner du combustible. Rongée par les flammes, une poutre de bois s'écroula sur le côté dans un vacarme assourdissant. Ce fût à ce moment que la Capitaine entendit des coups de sabots, violents et désespérés, les chevaux tentait de se libérer pour s'enfuir. Certaines Soldates essayait de les conduire à l'extérieur, mais c'était une véritable perte de temps.

    Faites sortir les chevaux ! cria Mancinia au - dessus du tumulte. Laissez - les s'enfuir s'il le faut, occupez - vous plutôt de sauver ce que vous savez et d'éteindre rapidement l'incendie !
Fenrir. Par Freyja, elle espérait que sa noble monture aille bien ! La Capitaine ne devait pas céder à la panique. Non. Pas maintenant. Mancinia se lança bien en avant dans le Haras pour ouvrir tout les boxes à chevaux qu'elle pouvait, laissant libre court à la fuite de ces derniers, la fierté du Peuple serait moins entachée. Un Haras, on peut reconstruire, mais de fidèles destriers, ce serait plus âpre à reformer. Sa respiration devenait difficile, ses yeux lui piquaient dû à la chaleur et les émanations. Lorsqu'il n'y avait plus rien à faire pour les autres chevaux, déjà perdu derrière un rideau de flamme, Mancinia ressortit en prenant bien soin de n'avoir laisser personne derrière elle. Elle ne sût pas si Fenrir était encore présent en ces lieux, mais son box avait été ouvert. La Capitaine constata qu'elle était couverte de la tête au pied d'une suie tenace. Elle crachota un peu une fois à l'air libre, l'air plus pur que dans le Haras emplit de fumée noir la fit avoir une quinte de toux, mais elle n'avait pas l'intention de se reposée. Elle attrapa un seau, puis un autre. Même si cela semblait bien fort inutile. Elle eut alors une idée.

    Générale ! cria la Capitaine en essayant de chercher sa supérieure. Cela ne sert à rien de nous attaquer au feu sur plusieurs fronts, il faut qu'on se regroupe pour lui verser autant d'eau sur un même point, cela évitera un nouvel embrassement qui part aux quatre vents ! Le prendre d'un seul côté et avancer, c'est notre seule chance !
Le vent, un allié pour l'incendie. Ce dernier semblait guidé par les Dieux et se déversait sur le Haras, faisant valdinguer les flammes dans tous les sens et parfois, il fût imprévisible autant que le Châtiment qui semblait s'abattre sur le Peuple Amazone.

Elea semblait confuse dû à sa soudaine tirade mais donna cependant des ordres cohérents et ne semblait pas non plus capable de rester en place. L'atmosphère était lourde et encrassée de fumée, la respiration devenait de plus en plus difficile alors que les minutes s'écoulaient, étant allée dans le feu, Mancinia éprouvait des difficultés à rester près d'une chaleur aussi puissante, mais elle ne voulait pas s'enfuir plus loin pour échapper au désastre, on comptait sur la Générale pour donner des directives...Elea reprit ses esprits et lui donna raison, lui ordonnant de prévenir les soldats de son côté.

    A vos ordres !
Mancinia s'élança un peu plus loin, braillant au passage sur quelques Soldates.

    Hé ! Vous là - bas, venez par ici pour nous donner un coup de main !
Une manoeuvre en cours et qui n'avait jamais été testé. C'était d'ailleurs une erreur de croire qu'ils fussent à l'abri des catastrophes. Après avoir rassembler un nombre suffisant de personne, la Capitaine leur donna l'ordre de les suivre tandis qu'Elea donnait ses ordres. Ils devaient se concentrer sur le flan de l'incendie qui menaçait un pan entier de la ville, certaines personnes fuyants dans les rues, combattre sur un front pour le faire reculez avec espoirs que d'autres renforts parviennent à temps avant que le Haras ne s'écroule en un tas de cendre. La voix vibrante d'Elea résonna et Mancinia ressentit un bref moment de courage la reprendre mais elles recommencèrent à courir dans tout les sens. En insultant Loki, Mancinia remarqua la présence de la Capitaine des Hussards, Ciereth Cihar, la jeune femme ignora quand elle les avait rejointes mais préféra ne pas pinailler sur ce genre de détail.

Couverte de suie de la tête au pied et qui se mélangeait à sa peau en sueur, Mancinia ressemblait plus à une femme couverte de crasse plutôt qu'à une fière Amazone. La Capitaine montra du doigt l'endroit ou des Soldates et autres gens du Peuple lançaient des seaux d'eau désespérés. Malheureusement, cela sembla renforcer la puissance des flammes qui prenait parfois en hauteur sous sa furie. Une nouvelle poutre semblait sur le point de céder face à l'incendie le plus dévastateur qui lui eut été donnée de voir.

Malgré la chaleur ambiante, Mancinia eut un frisson qui lui parcourut la colonne vertébrale. Les Dieux lui avaient donnée la vie pour qu'elle puisse assister à un tel désastre ? Avant même d'avoir attendue la réponse d'Elea, elle s'avança un peu plus pour donner ses instructions à un paysan qui traînait deux seaux, il hocha la tête et partit du côté ou le Haras exposait le plus à un incendie général au sein de la Capitale. Mancinia se retourna vers la Générale Faldor, son visage, sa chevelure et son armure étaient emplit de suie noirâtre mais sa détermination, lisible dans son regard ne décroissait pas ! D'autres personnes se joignirent à l'effort, les flammes semblaient cependant se calmer car le vent lui même avait subitement cessé de souffler. Une aide Divine ?

Au loin, on entendait le bruit de sabot. Peut - être des renforts qui arrivaient ?

Mancinia regarda Elea et son regard trahit qu'elle était impatiente de repartir à l'assaut des flammes.

[HJ : J'adore ta façon d'écrire *o* Quant à moi, pardonnez la médiocrité mais c'est la fin des examens et je suis épuisée. Promis, je me rattrape au prochain. C'est simplement pour que vous puissiez poursuivre.]

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Mancinia Neflyr - Sergente Amazone des Cuirassiers.

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Ciereth Cihar
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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Dim 27 Juin 2010 - 22:17

[HJ : Je n'ai modifié que la fin du message. Si vous trouvez des incohérences, prévenez-moi que je modifie ça. =) ]

Ciereth était restée quasiment silencieuse tout le long de la réunion du Conseil. Siéger autour d’une table avec tous ces conseillers et ministres aux visages sinistres n’était pas l’activité la plus excitante qu’on pouvait imaginer. C’était important bien sûr, mais il n’y avait pas grand-chose qu’un soldat puisse faire contre une épidémie, à part organiser des quarantaines et des exécutions de bêtes malades. Un travail ingrat dont les hommes et les femmes de Ciereth se plaignaient. Les éleveurs n’aimaient pas toujours qu’on leur ôte leur gagne-pain et les soldats acquéraient une mauvaise réputation dans les villages ruraux. Pour calmer la population, la seule solution était d’aller de village en village pour expliquer à quel point toutes ces mesures étaient nécessaires. Mais à présent que l’on savait la maladie communicable à l’homme, Ciereth ne savait pas si la nouvelle allait rendre la population plus docile ou au contraire créer un mouvement de panique. Ce qui était troublant, c’était qu’on avait appris cette nouvelle par la mort du Roi des Druides, et non par une infestation des populations proches du bétail. Il y avait quelque chose qui n’était pas naturel dans cette épidémie. En fait, depuis l’avènement de l’Usurpateur, le Gwendir allait de catastrophe en catastrophe et ceci non plus ne pouvait pas être naturel. Quelle allait être la prochaine étape ?

« Votre majesté ! Votre Majesté ! Le Haras est en feu »

Un court silence accueillit l’arrivée de cette Amazone aux yeux écarquillés de terreur. Puis la Reine jeta ses ordres. Elle n’eut pas fini que Ciereth était déjà sortie de la salle en courant, se dirigeant vers la Caserne afin d’ordonner elle-même qu’on sonne l’alarme. Alors que les cloches réveillaient les soldats endormis et intimaient aux autres de se préparer, elle descendit dans la cour où elle trouva son bataillon armé et monté. Mais ils étaient prêts à partir en patrouille dans la campagne Amazone, pas à éteindre un incendie et Ciereth pouvait lire la confusion sur le visage de ses soldats. Mais le Capitaine des hussards ne s’attarda pas en discours. Elle monta sur Yboidan, que l’agitation environnante commençait à inquiéter, et elle le talonna pour le faire partir au galop tout en indiquant à toutes les troupes prêtes de la suivre.

Alors qu’elle et les renforts qui l’accompagnaient se dirigeaient vers le Haras, une fumée noire assombrissait le ciel bleu matinal. Ciereth serra les dents et se permit enfin de réfléchir au drame qui survenait. Dans son esprit, c’était clairement une attaque. Elle pouvait être organisée par des hommes, des mages ou même les dieux en personne, peu importait : quelqu’un voulait frapper les Amazones en plein cœur, les affaiblir et les démoraliser. Ce quelqu’un paierait, même s’il fallait le vaincre à pied, songea Ciereth.

Une fois arrivée au Haras, Ciereth mis pied à terre et rassembla ses sergents. Elle les divisa en deux groupes.

« Vous ! Prenez vos soldats et organisez des patrouilles qui partiront du Haras et se dirigeront dans toutes les directions avec ordre d’arrêter tout individu suspect. Vous, suivez-moi et laissez vos chevaux à disposition des soldats qui partent en patrouille ! »

Les sergents affectés aux patrouilles se dispersèrent pour rassembler leurs bataillons tandis que les autres suivirent Ciereth avec leurs soldats dans la direction du Haras et de l’incendie. La chaleur devenait de plus en plus insoutenable et lorsque le Capitaine Cihar arriva à hauteur du Général Faldor et du Capitaine Neflyr, elle était en sueur. Elle grimaça et grogna avec rage :

« Ce fils de putain de Loki se moque de nous ! »

Elle resta un instant muette d’horreur devant les hautes flammes lumineuses qui embrasaient les constructions du Haras. Puis elle observa le mouvement des hommes qui s’attelaient avec des seaux d’eau à éteindre le feu. Une colonne de vapeur d’eau blanche qui contrastait avec la fumée noire commençait à s’élever du côté le plus proche des habitations. Une stratégie méthodique qui venait de Mancinia Neflyr, Ciereth était prête à le parier. Seulement, même si le vent se calmait, elle n’était pas sûre que cela soit suffisant. Les flammes étaient beaucoup trop rapides pour des hommes armés de seaux.

« On n’en aura jamais fini, marmonna-t-elle. Puis, plus haut : Au fur et à mesure que les soldats arriveront, nous devrions prendre l’incendie à revers, puis rajouter des rangées d’hommes sur les flancs. »

Elle indiquait du doigt les zones dont elle parlait en utilisant un vocabulaire purement militaire, comme s’ils affrontaient une armée au lieu d’un incendie.

C’est alors que le Général Faldor proposa d’entrer dans le Haras pour atteindre le point de départ de l’incendie. Ciereth haussa les sourcils d’un air ahuri.

« Le centre du… Autant s’empaler sur une épée ! Si ce n’est pas une poutre qui nous écrasera, nous mourrons étouffées par la fumée. Mortes, nous ne serions guère efficaces pour éteindre un incendie et pour chercher ce qui l’a provoqué. »


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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Jeu 8 Juil 2010 - 9:05



« Votre Majesté ! Votre Majesté ! Le Haras est en feu ! »



L’assemblée qui s’était réunie dans la salle du conseil très tôt ce matin du cinquième jour, s’afférait à traiter un sujet épineux, à savoir la maladie qui rongeait leurs terres depuis plus de deux semaines. Les nouvelles étaient désastreuses et la population souffrait énormément. Les recherches, sans pour autant dire qu’elles étaient infructueuses, ne donnaient aucune information exploitable pour le moment. Pire encore, on venait d’apprendre que le souverain druidique avait succombé aux tourments de cette effroyable épidémie. Cette nouvelle avait provoqué une vague de terreur au sein du Conseil et la reine elle-même s’était sentie nauséeuse. Le virus était donc transmissible à l’homme, comme tous l’avaient craint, et n’épargnait personne, ni sexe, ni âge, ni classe sociale. Galdor Fenril, des souvenirs qu’en avait Idril, était un homme en pleine force de l’âge et il aurait été impensable qu’il meure si vite, terrassé par une maladie. Cette situation était critique. Les forces déployées devaient être augmentées. Et c’était de cet état de fait que discutait le conseil quand les portes de la salle s’ouvrirent à la volée sur une amazone échevelée, le visage rougi par l’effort, ou peut être l’ahurissement. Il n’était pas coutume qu’on vienne perturber une audience entre la souveraine et ses conseillers. C’était intolérable. La jeune femme se leva pour crier aux gardes qu’on arrête cette intrusion, mais déjà les mots de l’amazone affolée retentissaient au travers de la pièce.

« Votre Majesté ! Votre Majesté ! Le Haras est en feu ! »

Ce fut comme un coup de poignard. Le cœur de la jeune femme se serra dans sa poitrine et une douleur fulgurante lui broya la poitrine. Sa vision se troubla et elle fut prise d’un vertige, si bien qu’elle dût se rasseoir. Aussi blanche qu’un cadavre, elle n’osait pas y croire. Le Haras… en feu ? C’était impensable, inimaginable, impossible ! Autour d’elle, ses sujets s’étaient tous levés comme une seule âme et les protestations avaient empli la salle de leur brouhaha insupportable. Certains s’étaient précipités auprès d’elle, pour s’assurer qu’elle allait bien. Une goutte de sueur perla sur son front, signe de son trouble. Que fallait-il faire ? Etait-il déjà trop tard ? Pouvait-on encore sauver quelque chose ? Pour la première fois de sa vie, la panique la submergea. Le Haras était la fierté amazone, le cœur de leur économie, l’héritage de leur culture et le gagne pain de beaucoup d’enfants de Freyja. Les Chevaux étaient leurs compagnons de prédilection. Il était insupportable d’imaginer qu’ils aient pu périr ainsi. Le moral déjà bien bas des Amazones ne pourrait supporter un nouveau coup de la sorte. Il ne s’était écoulé que quelques secondes depuis que les portes s’étaient ouvertes avec violence, mais la jeune souveraine eut l’impression que le temps s’était suspendu, qu’une éternité venait de s’écouler. Il fallait agir vite. Vite et Bien. Elle se leva, majestueuse même en cet instant où ses prunelles d’émeraude ne reflétaient que la peur et l’effroi. Sa voix claqua, implacable comme à son habitude.

« Sonnez l’alerte d’urgence ! Lucia, allez vous assurer que les Capitaines Neflyr et Aneldor soient prévenus! Qu’ils rassemblent un maximum de leurs soldats et qu’ils se pressent d’aller enrayer l’incendie. Vite, vite. »

Les ordres furent exécutés à la vitesse de l’éclair et les amazones se dispersèrent. La plus ancienne des Capitaines, et accessoirement ministre de la sécurité n'avait pas attendu pour se précipiter au dehors de la salle. L’agitation était à son comble et jamais Idril n’avait éprouvé une telle appréhension. Le Haras était une partie de l’âme des Amazones. Ses sujets y étaient grandement attachés pour bon nombre de raisons, et Idril elle-même affectionnait ce lieu qu’elle connaissait depuis sa plus tendre enfance. Il symbolisait la fierté de son peuple, son goût de la liberté et sa culture cavalière. Si le royaume était amputé de son cœur, la jeune femme n’osait pas imaginer ce que cela signifierait. Une effroyable terreur lui broya les entrailles. Pouvait-on à ce point être incompétente ? Les ennuis s’accumulaient autour d’elle, sans qu’elle parvienne à les anticiper, ni même les résoudre. Ardentia, de là où elle était, devait se morfondre de honte en voyant sa fille si mal gérer les affaires de ce qu’elle avait passé sa vie à bâtir. Dans un froissement d’étoffes, elle contourna la table de marbre installée au centre de la pièce et se fraya un chemin parmi la foule qui s’écartait sur son passage. Elle devait assister à ce spectacle, voir la déchéance de son règne. D’un pas précipité, elle s’orienta dans les couloirs de sa demeure, suivie par une masse de nobles qui s’était formée derrière elle. Sourde au vacarme produit par sa suite, elle menait une guerre intérieure pour ne pas s’effondrer. Lorsqu’un soldat passa près d’elle, elle aboya un nouvel ordre, ignorant que sa subordonnée était déjà sur le lieu du drame :

« Trouvez-moi la Générale Faldor ! »

Lorsqu’enfin elle atteignit l’endroit souhaité, une vaste salle donnant vue sur les plaines de son royaume, elle ne put étouffer un petit cri qu’en plaquant ses mains sur son visage. De larges bandes de fumées sombres s’élevaient de l’immense bâtisse qui servait au dressage des chevaux. C’était donc bien réel. Le Haras brûlait. Des larmes coulèrent des yeux de la souveraine et son cœur se serra une nouvelle fois dans sa poitrine. La douleur la transperça à nouveau. Elle se sentit défaillir. Elle tomba sur le carrelage de marbre, dur et glacial et elle sombra dans l’inconscience pour échapper à la noirceur du spectacle, tandis qu'une foule de personnes se précipitaient vers elle dans un vacarme ahurissant : Votre Majesté, Votre Majesté, Votre Majesté...

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Lindra Naelind
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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Lun 26 Juil 2010 - 17:17

Lindra avait choisi de rendre visite aux apprenties ce jour la, autant pour voir ou elles en étaient de leur éducation que pour les rassurer quant aux évènements passés. Elle s'était couchée tard la veille au soir, tentant d'optimiser autant que possible l'activité des prêtresse, alors que le temple était ouvert en permanence aux fidèle: la tache s'était révélé être un véritable casse tête, et le réveil de la jeune femme fut difficile. Aprés avoir pris sa collation du matin, elle se rendit dans une des pièces réservées aux apprentis. Elle s'assit dans un fauteuil disposé la à son attention et attendit l'arrivée des jeunes filles en discutant avec la prêtresse chargée d'elles.
Lorsqu'elles furent toutes installées, le groupe fut invitée à dire la prière matinale, mais Lindra s'arreta au troisième vers, assaillie par des images d'une noirceur effrayante.

Une ombre qui file le long d'un mur, puis une autre. De grandes portes de bois.
Les ombres fuyantes de nouveaux: silencieuses, furtives, maléfiques
Puis une lumière vive, rougeoyante, un hennissement à vous glacer les os.
Une ombre s"élevant au dessus d'un feu crépitant et s'élevant.
Des sabots qui tapent
De la fumée.
Un cri: Le Haras est en feu.


Le retour de Lindra à la réalité se fit avec un sursaut. Elles entendit les murmures des apprenties, inquiètes: tant pis, il y avait plus urgent que de s'occuper de son air perdu. La fille de Freyja se leva avec un mot d'excuse pour les filles, et dés que la porte fut passée et fermée, s'adressa à la professeur, d'un ton qui ne tolérait aucune question.

Regroupez le plus de prêtresse possible, et retrouvez moi à l'écurie.

Lindra laissa l'autre partir et se dirigea directement vers l'écurie. Une tonne d'interrogations se soulevèrent en elle: les prêtresses seraient-elles capables d'intervenir à temps, le haras pourrait-il être sauvé? Sinon le bâtiments, au moins les chevaux, fierté de leur peuple?
Une fois arrivée à destination, elle ordonna aux palefreniers de seller absolument tout les chevaux, le plus vite possible. Elle le laissa ensuite guidées jusqu'à sa propre monture: une bête tranquille, lui permettant de monter sans danger.
Une fois les prêtresses regroupées, Lindra, en selle, s'adressa à elles:

Le haras est en feu, toutes celles qui souhaitent m'accompagner afin d'aider à lutter contre les flammes prennent un cheval et me suivent, celles qui ne peuvent trouver de montures préparent de quoi soigner toutes sortes de blessures nous rejoignent à pieds. Une fois la bas, je vous demanderais de suivre les directives de la personne à qui je vous confierez.

Afin d'aller au plus vite, Lindra laissa une autre amazone guider son cheval, et c'est au grand galop que les filles de Freyja quittèrent leur temple. Une fois arrivées sur le lieux du sinistre, elle demanda à être guidées jusqu'à un membre gradé en présence, et s'adressa à cette personne en ces termes:

Nous venons à votre aide, je vous laisse disposer des prêtresse comme vous l'entendrez.
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Elea Faldor
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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Lun 16 Aoû 2010 - 15:09


- Ciereth, je n’ai pas dis de foncer dans le tas comme des imbéciles, je vous ai demandé si vous seriez prêtes lorsque les flammes régresseront suffisamment pour nous laisser une chance d’entrer sans se faire empaler par les fondations, comme tu dis.


Elea hurlait pour faire entendre sa voix dans ce vacarme sans nom. Entre les amazones qui couraient dans tout les coins avec leurs seaux, les chevaux qui s’enfuyaient dans les plaines en claquant leurs sabots, et toutes les personnes présentes qui perdaient leur sang-froid et criaient à tout va, la Chef des Armées était sur le point d’imploser. Et comme si le stress qui montait en elle n’était pas déjà suffisant, une nouvelle voix se fit entendre tout près d’elle, couvrant un instant le tumulte. Lorsqu’Eléa discerna dans la fumée la prêtresse Lindra Naelind, elle resta quelques secondes immobile, puis tourna les yeux vers les autres habitantes du temple qui chevauchaient dans sa direction.

- Vos bras sont plus que bienvenus ! Je vous suggère de joindre vos efforts à la manœuvre générale, allez chercher de l’eau dans le village voisin ou créez-en et faites en sorte de faire reculer les flammes. Conjuguez vos efforts à ceux des soldats. Mais s’il vous plait Lindra, choisissez quelques prêtresses confirmées pour vous aider à soigner nos blessés. Les dégâts causés par l’effondrement des pierres en ont mis à terre plus d’un, sans compter quelques brûlés qui ont approché l’incendie de trop près.

L’amazone abaissa légèrement la tête en signe de remerciement et repartit donner ses ordres avec ses capitaines. Le feu commençait à perdre de sa puissance et son volume devenait moindre, mais il ne fallait pas relâcher la cadence. Elea croyait en la magie des Amazones. Ce n’était certes pas une manifestation similaire à celle que l’on pouvait observer chez d’autres peuples comme les Ombres, les Elfes et les Orthodoxes, mais la magie des Amazones résidait dans leur manière de se défendre et de se battre. Dans leur vaillance et leur hargne. Elea ne se décourageait pas, son peuple viendrait à bout de ce fléau et s’en relèverait tôt ou tard plus fort qu’il l’avait été avant cet incendie.

Tout le peuple amazone se démenait pour éteindre le feu qui rongeait les fondations du Haras. Dire qu’un des symboles les plus vivants de la fierté amazone était en train de tomber… Qui avait fait ça ? Elea fut prise d’un sentiment de haine en pensant à l’auteur d’un tel carnage. Elle avait beau être fière d’être issue d’un peuple animé d’une telle persévérance face à l’outrage, cela n’amenuisait en rien sa colère ni sa soif de représailles. Si un jour celui qui était à l’origine de ces flammes se tenait devant elle, il en répondrait de le pire des façons. Ce n’était cependant pas le bon moment pour se laisser aller à de sombres idées de vengeance, mieux valait se concentrer sur le présent. La chef des armées s’accorda quelques secondes de repos et relâcha le récipient qu’elle tenait. Dire que c’était ça, son matériel face à un incendie de ce poids ! Et quelle belle victoire c’était de voir que même avec si peu de moyens, la force et la vitalité des amazones parvenait à faire taire le feu devant eux ! Elea souffla et reprit une profonde inspiration.

Il fallait qu’elle achève ce qu’elle avait commencé. Elle se releva en direction de l’incendie.

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Mancinia Neflyr
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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Sam 21 Aoû 2010 - 9:42

Ciereth Cihar, son homologue chez les Hussard, arriva rapidement sur les lieux en renfort avec ses hommes et c'est naturellement qu'elle parla de travers. Mancinia n'affirmerait pas que c'était une habitude, vu le peux de fois où les deux femmes s'étaient croisées. La Ministre également Capitaine avait cependant des ressources insoupçonnées, mais ça remarque semblait coupée la Capitaine des Cuirassiers dans son élan. Rapidement, Elea reprit les choses en main...De manière qui arracha un sourire à Mancinia en repensant à sa mésaventure quelques minutes plus tôt. Sa supérieure hurlait, mais avec ce vacarme assourdissant de flammes et d'eau, la Capitaine ne s'en rendit pas compte et personnellement, elle s'en fichait pas mal de ce détail sonore.
    J'ai effectivement faillit me faire empalée, mais je suis encore présente parmi vous. Ce n'est donc pas Mission Impossible.
Le stress présent chez la Chef des Armées était perceptible dans sa voix, mais qui ne ressentait pas cette sensation à cet instant fatidique et horriblement éprouvant ? On ne savait où donner de la tête tant on demandait des bras de tout côtés. Mancinia sentait également ses nerfs la lâcher petit à petit, l'envie de se dormir était stupide mais la Capitaine éprouvait étrangement cette envie avec les flammes ronflantes. Mais les bruits de sabots, les cris des villageois et autres choses dans le genre la persuadaient de continuer. Peut importe le prix. Sa place de Capitaine, ce n'était pas en dormant qu'elle l'avait eut, mais en ce bougeant les fesses ! Quelque chose ou quelqu'un sembla l'entendre car un miracle survint devant le spectacle désolant qui se dressait devant elle et ses Soldates. Naturellement, l'aide demander venait des Prêtresses du Temple de Feyja, mais l'heure n'était pas aux interrogations inutiles. Mancinia fût ravie de revoir Dame Naelind croisée quelques jours plus tôt, même si la Capitaine eusse aimée la revoir dans de meilleures circonstances que l'incendie effroyable du Haras de leur Patrie. Quand Elea donna ses directives à la Prêtresse venu rendre service, la Capitaine ne pût s'empêcher d'ajouter quelque chose :
    Dame Naelind, nous comptons sur vous. Bonne chance !
Le Haras semblait s'éteindre comme un mourant s'éteignait après une vie longue et prospère, comme le début d'une nouvelle ère horrible qui s'annonçait en ces temps troubles. A croire que les Dieux n'étaient pas du côté des Amazones depuis le début de cette maudite guerre ! Au bout d'un instant de repos, Mancinia entendit quelque chose tomber, un seau s'étaler au sol. La Chef des Armées n'était pas au meilleur de sa forme, Elea semblait également éprouver un sentiment de profonde vengeance, cela se lisait dans son regard. Qu'importe ! Tant que cela lui permettait de tenir en ces instants critiques. Mancinia l'agrippa à l'épaule, ébranlée elle aussi par la vision de la Fierté Amazone en flamme.
    Elea, ne nous lâchez pas ! dit la Capitaine. Nous avons besoin de vous pour coordonner nos efforts.
Mancinia regardait les hommes et femmes venu aider à éteindre l'incendie qui fessait des dégâts abominables au Haras, éventrant son toit et interdisant les accès directs par certaines portes. Voir l'effort combiner du Peuple qu'elle protégeait et servait de toute son âme lui redonnait des forces et surtout...Enormément d'espoir !

Faites comme si ce Post n'existait pas T.T

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Nathaniel
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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Lun 13 Sep 2010 - 23:28

Le Gwendir connaissait les prémices de sa déchéance : la perte effarante de grands souverains, l’épidémie ravageuse et incessante qui s’était étalé sur tout le royaume, faisant d’innombrables décès, la folie naissante de quelques uns qui engendrait des conflits insupportables entre certains peuples… Qu’en serait-il de l’avenir et du monde tout entier ? [...]
Des cris stridents, une foule incontrôlable en panique, des bousculades ; des asphyxiés, des enfants terrorisés, un peuple épouvanté devant ce sinistre spectacle auquel il assistait, le regard traumatisé. Les haut gradés s’étaient rapidement présentés sur les lieux, chef des armées, capitaines, hormis la reine qui était incontestablement la plus atteinte par cet attenta ; toutes les responsabilités posées sur ses épaules durent alors lui paraître extrêmement lourdes de charges et difficilement surmontable. Des soldats dociles et courageux arpentaient le haras en flamme avec des seaux d’eau remplie à ras bord, espérant calmer quelque peu la situation qui empirait chaque seconde. Tout espoir semblait s’engouffrer dans les flammes, tout comme le haras qui disparaissait peu à peu : ils leur fallaient de l’aide, plus de monde, plus de seaux ; davantage d’eau, et vite.

Nathaniel venait de suivre un entraînement intensif, comme à ses habitudes, depuis l’aurore. Quelques heures trépassaient lentement, insouciantes, messagers d’une journée anodine, peut-être plus paisible que les autres semblait-il : argument erroné. Les pensées de Nathaniel se cheminaient faussement à croire que ce jour ne serait pas plus agaçant que les précédents, car un tragique évènement s’annoncerait d’ici peu. Les troupes du capitaine s’éparpillaient dans tous les recoins de la caserne, certaines amazones rassasiaient leur faim, leur fatigue, se faisaient concurrence sur des bras de fer autour d’une table, buvaient leur vin chaud et bavardaient entre elles, innocentes et non soucieuses de ce qui pourrait se passer dans les minutes qui suivraient ; d’autres étaient de garde. Un bref instant suffit à l’une d’entre elles pour constater qu’une étrange fumée sillonnait le ciel, décorant les horizons de sa funèbre couleur. Elle se positionnait à l’endroit exact du haras, lieu où siégeait la dignité des amazones, leur symbole, qui les représentait honorablement.
Le soldat, observant le désastre qui se produisait, bouleversé, s’empressa de prévenir son supérieur sans plus attendre.
« Ca-capitaine ! Capitaine ! Le haras… Le haras ! Il est submergé par les flammes ! »
L’ouverture brutale de la porte de sa chambre et la panique de l’amazone fit sursauter Nathaniel qui récupérait son insomnie de la nuit passée. Les yeux de la jeune femme ne mentaient guère, il fut alors tiraillé entre tout un tas de questions qui s’empilaient les unes sur les autres dans ses pensées, mais une revenait à chaque fois : comment une telle chose avait pu se produire ?
Un autre soldat, d’une autre compagnie, exhalant une odeur de cendre et de fumée, se précipita dans les couloirs de la caserne pour rejoindre la chambre du capitaine, qui s’apprêtait d’ailleurs à quitter promptement les lieux.
« Capitaine Aneldor ! », puis essayant de reprendre son souffle calmement, « la Reine vous demande impérativement, le haras est en flammes ! »
Il enfila aussi rapidement que possible le reste de son équipement, et fit appel à toutes ses troupes pour se rendre sur les lieux. Il coura vers l’écurie placé juste à côté de la caserne, y sortit scellé son fidèle compagnon, le grimpa et exigea le grand galop vers l’incendie. Passant près des rangs, il ordonna à sa compagnie de prendre autant de seaux d’eau et de couvertures que possible.
Nathaniel aperçut la foule, les soldats, & les hauts gradés, puis l’incendie… Il était gigantesque. On ne pouvait plus distinguer la beauté du bâtiment ; l’incendie se sentait à des kilomètres, d’une part de son odeur nauséabonde, mais d’autre de par sa chaleur colossale qui devait brûler d’ores et déjà les plus braves.
Il descendit de son étalon, puis s’adressa au soldat qu’il l’avait alerté, puis suivi sur la route :
« Va avertir sa Majesté que le capitaine Aneldor est sur les lieux avec ses troupes et que, quoiqu’il arrive, nous déploierons toutes nos forces afin de neutraliser définitivement l’incendie. Vite ! »
Inquiet, il voulait prendre la place de cet homme qui s’était exécuté, détalant sa course dans le dessein de rejoindre rapidement la reine. Comment se portait-elle ? Il s’imaginait la voir désemparée, anéantie par les évènements et souhaitait la réconforter. Aneldor n’avait guère aperçu ces larmes coulées au coin de ses yeux, mais devinait néanmoins qu’Idril souffrait considérablement.
Nathaniel se dirigea vers la générale Elea Faldor, l'admirable chef des armées amazones - pour qui il éprouvait une grande considération - afin de signaler sa présence, celle-ci qui se donnait corps et âme comme toutes les autres amazones omniprésentes. Sans perdre une seconde de plus, il eut l’audace de ne pas attendre l’ordre de son supérieur et aida avec acharnement les autres troupes qui essayaient tant bien que mal d’assoupir quelque peu l’incendie. A quelques mètres plus loin, la compagnie des archers se pressait d’arriver au pas de course, des seaux et des couvertures à la main, le courage dans la sueur de leur front.
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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Mer 15 Sep 2010 - 8:41


Le brasier se propage à grande vitesse,
le bois et la paille offrant de parfaits combustibles...
Sans compter le vent qui se lève subitement.
Le brasier dévorant les bâtiments gagne en intensité
et les flammes montent de plus en plus haut.


Après quelques minutes, le vent se lève encore et bientôt,
les nuages noirs qui se sont formés au dessus du Haras déversent une pluie abondante.
L'incendie s'amenuise enfin.


Cependant, alors que l'espoir regagne les rangs des soldats,
Une dizaine de chevaux effrayés et brûlés parviennent à se libérer du brasier,
et foncent à toute allure sur les personnes positionnées sur leur passage.


Consignes :

  • Au choix, votre personnage pourra se faire blesser par les flammes qui redoublent d'intensité, par la course effrénée des chevaux ou s'en sortir indemne.

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Je suis votre passé, votre présent, votre futur.
Je suis le seul maître de votre Destin.
Vous ne pourrez pas m'échapper ...
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Ciereth Cihar
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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Mer 15 Sep 2010 - 14:24

Avec la fumée noire qui s’élevait du Haras, Ciereth ne s’était pas aperçu que des nuages tout aussi noirs s’étaient accumulés au-dessus de leurs têtes. Toute préoccupée qu’elle était par l’incendie, lorsque l’Amazone sentit la première goutte d’eau tomber sur son visage, elle l’essuya avec agacement. Ce ne fut qu’au bout de quelques instants qu’elle comprit qu’il avait commencé à pleuvoir. C’était une véritable bénédiction tombée du ciel qui toucha la foi des Amazones en Freyja. Ou alors c’était un sacré coup de chance. Au choix. Alors que les Amazones redoublaient d’ardeur, enhardis par cette aide céleste plus que bienvenue, saisissant leurs seaux et projetant l’eau qu’ils trouvaient désormais en abondance, les flammes perdaient petit à petit du terrain.

Évidemment, cette averse était trop belle pour être vraie. Lorsque Ciereth aperçut les premiers chevaux foncer hors du Haras pour galoper dans leur direction, elle sut qu’un esprit malin venait pour rectifier le tir, histoire de rendre les choses un peu moins faciles. Par ailleurs, les chevaux avaient toujours été son point faible. Elle savait qu’un jour, ils causeraient sa perte et aujourd’hui, ils avaient l’air bien partis pour.
Elle était mal placée et ne put s’écarter de leur passage. Paniquées, les bêtes ne firent pas attention à elle. Ciereth bouscula toute personne se trouvant à proximité, histoire de laisser le moins de personnes possibles sur le chemin des chevaux à demi brûlés. Le Capitaine des Hussards expliquait souvent à ses troupes que les chevaux étaient des animaux comme les autres et que malgré la relation privilégier qui existait entre les Amazones et eux, il fallait s’attendre à ce qu’ils agissent comme tel. Bien sûr, cette leçon, elle ne la donnait qu’en raison de ses propres difficultés avec ces fières montures, avec une certaine amertume. Néanmoins, elle croyait fermement que ses problèmes de cavalière lui donnaient un autre angle de vue qui pouvait être utile à tous.

Ce n’était donc rien de plus qu’un exemple illustré. Un petit exercice de pratique, en somme. Ciereth ne put s’empêcher d’afficher un sourire bravache juste avant que le premier cheval n’arrive à sa hauteur. Campée sur ses vives et solides jambes, elle réussit à esquiver les premiers. Mais elle ne put pas retarder l’inévitable bien longtemps. Un animal à la robe brune la percuta et l’envoya valser sur le sol. Ciereth mordit littéralement la poussière – ou plutôt la boue, puisque la pluie commençait à rendre le sol glissant. Face contre terre, sa première idée fut de se relever le plus rapidement possible pour ne pas se faire piétiner. Elle plia un genou, poussa sur ses bras, mais avant de pouvoir se mettre debout, un autre cheval percuta son flanc de ses sabots et la fit rouler sous lui. Le choc provoqua une douleur extrêmement vive qui ne laissa planer aucun doute dans l’esprit du Capitaine Cihar : un os avait été touché. Mais par chance, aucun sabot ne l’écrasa contre le sol. Elle parvint à se relever et à claudiquer hors d’atteinte des chevaux, le flanc gauche irradiant de souffrance.

Ciereth grimaçait, se mordant la lèvre inférieure avec force.

« C’est pas… C’que j’appelle une promenade… de santé, ironisa-t-elle, le souffle coupé, plus pour se donner du courage que pour fanfaronner. »

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Mancinia Neflyr
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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Dim 19 Sep 2010 - 11:42

La foule, bien que paniquée au début de l'incendie, parvint à s'organiser plus correctement au fil des minutes. Le feu semblait beaucoup moins imposant que quelques minutes auparavant, cependant, il ne fallait pas crier victoire trop vite...Tous le savait. Mancinia prêta main forte aux personnes venu aider les soldats dans leur lutte implacable contre les éléments, Mancinia constata qu'une petite partie de ses troupes semblait fort exténuée, mais elle essaya tant bien que mal à leur redonner courage. Ce qui ne fût pas tâche aisé puisqu'elle même ne croyait plus au moyen de sauver le Haras, leur fierté...Le vent n'était visiblement pas de leur côté, il se leva brusquement tout en attisant le feu qui dévoraient les poutres en bois, ayant plus d'air au coeur du Haras, le restant de la paille flamba d'un coup, les surprenant tous, tandis que les flammes grimpèrent en hauteur et prirent en largeur. Surprise, Mancinia eut la main légèrement brûlée, le bras ayant été protéger par son armure...Mais cela lui faisait un mal fou, la Capitaine serra les dents en évitant d'hurler. La douleur, c'est dans la tête, pense à autre chose ! se répétait - elle. Sa première rencontre avec Idril Calafas, oui, Mancinia se demandait bien qu'elle genre de tête elle avait bien pût faire en voyant la Reine pénétrer dans l'Arène.

Sa douleur se calma et elle n'eut presque plus aucunes sensations concernant sa main gauche, heureusement, elle savait encore plier les doigts, non sans mal, mais sa peau si pâle avait prit une couleur rubicon. Peut - être n'était - ce qu'une petite blessure en ce moment, mais mieux valait ne pas forcé en espérant que ce ne fusse pas aussi grave que cela paraissait. Tout en regardant sa main, si dissemblable de sa soeur dorénavant, Mancinia sentit une goutte glacée sur sa peau. Oui, un grain d'eau. Il pleut fut sa première pensée et elle leva les yeux au ciel. Une averse. Merveilleux ! Frejya n'avait pas abandonné son Peuple. Mais à peine eut - elle le temps de ce réjouir, tout comme les autres, qu'une dizaines de chevaux encore prisonnier dans d'autres parties, réussirent à s'extirper de leur box en feu, certaines d'entre eux étaient déjà en flamme et, apeurés, s'enfuirent sans prendre garde aux personnes qui se trouvaient sur leur passage. La Capitaine de la Cavalerie Lourde était plus loin mais vit son homologue, Ciereth Cihar plaquer au sol par l'un d'entre eux, puis, un autre qui la percuta violement. Mancinia cru un instant qu'elle n'avait pas survécu, mais c'était sans doute mal connaître cette force de la nature ! Quand la masse des chevaux fut moindre, la jeune femme se précipita vers elle. Elle évita cependant de la toucher, de crainte de lui causer du mal malgré elle.
    Capitaine, ça va ?! demanda Mancinia.
Quand elle entendit Cireth lui répondre vaguement, elle soupira de soulagement.
    Evitons les grosses frayeurs, Capitaine.
L'abondance de la pluie rend les flammes beaucoup plus calme. Peut être que...Ils y arriveraient finalement.

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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Jeu 23 Sep 2010 - 17:02

Était-ce un rêve ? Une simple émanation d’un esprit torturé, accaparé et désemparé ? Se pouvait-il réellement que la vision d’horreur qui avait assailli la reine amazone soit réelle, effective ? Le Haras brûlait-il vraiment ? La Reine ne pouvait le croire, même si ses yeux lui avaient montré l’ampleur du désastre. Ce n’était pas possible ! Et lorsque l’esprit est confronté à une vérité insupportable, une réalité insurmontable, il s’échappe, s’enfuit au loin, abandonnant le corps qui le matérialise. La suzeraine s’était effondrée et personne n’avait pu le prédire. Elle était en toute situation droite et fière, stoïque face aux évènements qui auraient maintes fois pu l’ébranler, si bien qu’on l’avait crue intouchable, immuable, comme l’aurait été une divinité. Une Reine ne pouvait pas s’effondrer. Elle devait porter un royaume et des sujets, comment faire sans elle ? Pourtant, en quelques secondes, elle s’était retrouvée gisante sur le carrelage glacial, inconsciente, et inévitablement, la foule dans son ensemble avait pris peur. Une peur parfois mêlée à une curiosité morbide et malsaine, pour ceux qui seraient les premiers à pouvoir raconter la chute de la souveraine. Mais les sujets zélés ne laisseraient pas ce loisir à ces charognards, vautours à l’affût de la moindre rumeur. L’un des soldats présents près de la jeune reine la souleva avec une force insoupçonnée, pour la hisser hors de portée d’un éventuel accident. Il fallait la ramener en lieux sûrs, pour qu’elle se reprenne et se repose. Inanimée, Idril se laissa balloter comme un corps sans vie, secouée parfois par un spasme léger. Le soldat, précautionneux, ne laissa rien au hasard et veilla sur elle comme si sa propre vie était en jeu, suivi par d’autres soldats qui l’escortèrent jusqu’aux appartements privé de sa Majesté, repoussant les nobles qui voulaient voir la Reine de leurs propres yeux… Arrivés à destination, ils déposèrent la jeune souveraine dans son lit, sans que celle-ci ne retrouve conscience et tandis que plusieurs femmes de chambre alarmées s’affaireraient autour d’eux. Puis, les médecins arrivèrent, l’examinèrent brièvement et demandèrent un linge humide et frais, qu’ils appliquèrent sur son visage et ses bras, pour la faire revenir à la conscience. La jeune femme cligna les yeux plusieurs fois, avant de les ouvrir complètement. Hébétée, elle dévisagea ceux qui l’entouraient et qui lui expliquèrent sa situation. Ils lui intimèrent de se reposer, et sans un mot, elle obtempéra, plongeant presqu’instantanément dans un sommeil profond et lourd. Après quelques minutes, on crut qu’elle s’était à nouveau réveillée, car elle prononça quelque chose que personne ne saisit. On lui demanda de répéter, ce qu’elle fit plus nettement avant de se rendormir paisiblement. Tous se regardèrent étrangement. Avait-elle réellement prononcé le nom de cet homme ?

* * *

La pluie s’abattait sur le domaine, mouillant la cavalière qui sortait de l’enceinte du palais, sa monture lancée au triple galop. Cette averse était une bénédiction, qui prouvait à tous que Freyja n’avait pas abandonné ses enfants ! Mais le temps pressait, il fallait prévenir la plus haute dirigeante - après la reine - de ce qui se tramait au château. Elea Faldor saurait quoi faire ! Il ne fallut que quelques minutes pour atteindre le Haras, ou du moins, ce qu’il en restait. La soldate sauta à terre et courut vers la Chef des Armées, sans prendre le temps de regarder les blessés, ses camarades pour la plupart.

« Il est arrivé un malheur, Générale ! La Reine … elle … »

Plusieurs soldats, proches de la commandante, fixèrent la soldate qui ne savait plus vraiment ce qu’elle devait dire, en définitive …

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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Jeu 23 Sep 2010 - 20:08


Quand les chevaux détruisirent les portes enflammées du Haras, Elea eut un haut le cœur à la vue des bêtes en train de foncer sur elle et les soldats juste à côté.

« Poussez-vous ! Vite ! »
hurla t-elle en bousculant tout ceux qu’elle pouvait attraper sur le côté, échappant de justesse à la course frénétique des chevaux. Elle resta un moment à terre, sonnée, les yeux écarquillés, arrivant à peine à concevoir le malheur qui s’abattait sur les Plaines. Elle se releva douloureusement, demandant aux soldats qu’elle avait tiré hors de ce pétrin s’ils n’avaient rien eu. Une fois tous les chevaux passés, elle conduisit à l’aide de plusieurs membres de l’armée ceux qui avaient été piétinés jusqu’aux prêtresses, ou du moins le plus qu'ils pouvaient transporter. Les pauvres ne savaient plus où donner de la tête, comme tout le monde ici d’ailleurs. Voyant que plusieurs soldats regardaient au loin les montures s’enfuir, elle crut bon de les remotiver un peu.

« Laissez les, on ne pourra jamais les contrôler ! Laissez les partir vers les plaines, à l’abri du feu, nous ferons une ronde plus tard pour en récupérer le plus possible. Nos montures sont fidèles, elles reviendront si elles le peuvent ! Continuez d’accroître vos efforts, frères et sœurs, Freyja est avec nous ! Courage ! »

Elle disait ces mots mais les flammes n’arrêtaient pas de grandir, rongeant le Haras jusqu’au cœur. Dans leurs sièges dorés, les dieux bienveillants devaient pleurer le malheur qui se produisait chez les Amazones. Le vent s’était fait l’allié du drame, il était même difficile de s’approcher du Haras sans prendre le risque de se brûler violemment. La Chef des Armées tenta de coordonner efficacement le peuple dans ce vacarme infernal, mais elle avait un mal fou à faire entendre sa voix. Elle était épuisée. Heureusement que ses capitaines étaient là pour s’occuper du Haras sur tous les fronts, car gérer un groupe de gens en panique, larmoyants et craintifs n’étaient pas une mince affaire. Mais le cœur des Amazones est vaillant, et les enfants d’Eralo luttaient avec hargne pour repousser la menace du feu. Elea voyait les prêtresses s’occuper des blessés, mais il y avait de plus en plus de soldats allongés autour des femmes du temple. Il fallait enrayer l’incendie le plus vite possible, et surtout, l’empêcher d’atteindre la ville !

La Commandante toussa dans cette fumée noire et opaque. Elle crut halluciner en sentant une goutte tomber sur son front. Lorsqu’elle leva les yeux au ciel, elle se rendit compte que de gros nuages noirs gonflés d’eau s’agglutinaient au dessus du Haras. La Déesse apportait sa pierre à l’édifice. Les flammes commençaient à rétrécir grâce à la pluie abondante qui se déversait enfin. Tout les amazones autour d’elle y croyaient à peine, remerciant les cieux pour leur aide. Elea prit quelques secondes pour souffler devant l’édifice, souriant soudain. Mais son sourire se voulait de courte durée, et déjà elle entendait les sabots du cheval qui transportait une messagère venue du palais. L’amazone haussa un sourcil, intriguée par le visage de sa subordonnée.

« Que se passe t-il ? »
« Il est arrivé un malheur, Générale ! La Reine… elle… »

L’expression joyeuse d’Elea se rendit au néant. Il était arrivé quelque chose à Idril... Effrayée à l’idée de connaître la fin de la phrase, la Commandante n’osait même pas lui demander de finir, subjuguée par la douleur que provoquait son cœur en battant si fort dans sa poitrine. Ses yeux grands ouverts intimidaient presque la cavalière. Elea se reprit et s’approcha à grands pas de l’amazone, la saisissant par le bras avec plus de colère qu’elle l’aurait voulu, voyant qu’elle ne parlait pas.

« Où est Idril ! » cria t-elle en resserant sa prise malgré elle autour du membre tremblant.
« Elle… Son esprit n’a pas résisté au choc… »

Aucun soldat ne crut bon de tenter de calmer Elea, il était rare de voir leur chef perdre son sang froid. Ils avaient l’habitude de la voir calme, réfléchie et confiante, et cette fois ils ignoraient comment appréhender leur Générale. Les soldats présents restèrent en retrait tandis qu’Elea, plus silencieuse qu’une tombe, relâcha le bras de sa subordonnée, essayant de contrôler sa respiration. C’était impossible de concevoir ce qui se passait ici ! Pourquoi tout allait contre eux aujourd’hui ! D’abord le Haras, un des symboles les plus vivants des Plaines de Fazor, puis le vent qui se lève, les Amazones blessés, et maintenant une reine évanouie ! Ou peut-être pire encore, qui savait ? Peut-être que sa santé et sa vie même étaient en jeu ! Tout allait contre leur souveraine. La mort de sa mère n’avait presque fait qu’une bouchée d’elle, et le peu de force qui lui restait était déjà remis à l’épreuve. La Commandante n’arrivait plus à réfléchir et se prit la tête entre les mains, respirant bruyamment. Les soldats derrière elle ne savaient plus quoi faire.

« Générale… »
« Je ne peux rien faire. » annonça Elea d’une voix franche. « Veillez à ce qu’elle soit sous bonne garde, et faites amener des médecins si ce n’est pas déjà fait. Je viendrais dès que l’incendie sera enrayé… Je ne peux pas partir d’ici, ce n’est pas ce que notre reine aurait voulu. »

Les premières larmes coulèrent le long des joues de l’amazone. Avant que la cavalière ne remonte sur son cheval, Elea saisit à nouveau son bras, le visage se voulant sérieux mais les yeux rendus rouges par l’inquiétude.

« Veillez sur elle. »

La cavalière acquiesça et afficha une mine compatissante avant de repartir au triple galop vers les remparts du palais. Elea se tourna vers ses soldats, ne cachant pas sa peine ni ses larmes, et leur dit de retourner aider les autres. L’incendie avait beau ne plus être aussi conséquent, il ne fallait pas lui donner la moindre chance de reprendre de l'ampleur. Lorsqu’elle se retrouva seule au milieu de ce qui semblait être un champs de bataille, elle sentit que quelque chose la poussait. Loup, sa fidèle monture, était toujours là, lui… Elle sourit à l’animal, et songea à une chose. Elle se remémora une discussion qu’elle avait eut avec Idril…

L’amazone tourna les talons en tirant son cheval par la bride, un but précis en tête. Si elle ne pouvait pas être à côté de son amie, quelqu’un le serait.

« Capitaine Aneldor ! Venez s’il vous plait, j’ai une mission à vous confier. »

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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Lun 27 Sep 2010 - 1:42


[ Désolé, réponse courte. Seul moment propice à l'écriture, mais pas à l'imagination... ]

Les troupes archères qui arrivèrent enfin au niveau des flammes, les encerclèrent d’eaux avec la fermeté de les apaiser irrévocablement. Leur capitaine, Aneldor, la gorge asséchée et empoisonnée par la fumée abondante de l’incendie, et inondé de sueurs profuses, essayait par des efforts acharnés d’alléger quelque peu la situation, imaginant combien les évènements persécutaient la reine, déjà déchirée par le sort funeste de sa mère, et davantage par cet engrenage sans fin de malheurs quotidiens. Quand, soudainement, un miracle fut, ou plutôt les conséquences du désastre : une pluie considérable se versa au-dessus des nombreuses têtes qui venaient de déployer les efforts les plus courageux et persévérants du peuple. Mais l’agitation ne fut pas inerte néanmoins, à ce même instant de bonheur resurgit une poignée de chevaux dont les brûlures et la peur animaient en eux une frénésie sans pareil, bousculant, renversant, piétinant un tas de gens qui n’avait pas eu le temps d’y échapper, parmi eux, la capitaine Cihar, malchanceuse. Plus loin, le capitaine Aneldor avait eu la chance de ne pas faire partie des nombreuses victimes, mais ayant assisté à ce spectacle effrayant, il se précipita vers Ciereth en mauvaise circonstance, qui eut la force de se relever malgré le choc physique qu’elle venait de subir. Mancinia accoura peu avant lui.
« Ciereth ! Ciereth ! », hurla-t-il, paniqué. « Amenez lui une prêtresse, et vite ! », ordonna t-il aux soldats proches. La capitaine des hussards grimaça, puis prononça quelques mots malgré l’affreuse douleur qu’elle devait ressentir. Nathaniel tendit l’oreille, puis sourit à l’écoute de cette phrase superflue qu’elle trouvait toujours à prononcer lors des situations décadentes, voire cruciales.

« Tu n’as pas au moins perdu ton humour arrogant, ma chère Ciereth. », répliqua t-il, soulagé qu’elle ne soit pas dans un état critique.
A l’attente d’une prêtresse qui viendrait la soigner, Nathaniel après une réflexion insignifiante, mais efficace de son esprit, prit la décision d’ôter l’équipement lourd et gênant de la blessée qui ne devait qu’accentuer sa douleur, ainsi l’amoindrir quelque peu. Il s’exécuta sans aucune permission de sa part, égrenant avec délicatesse d’abord son heaume, puis son armure et ses armes, qu’il déposa sur le sol, aux pieds de la jeune femme. Après avoir répandu son inquiétude à l’égard de celle-ci, sa collègue mais surtout son amie, il trépassa son chemin et revint au combat initial de cette journée : le feu au Haras. Mais l’appel de son nom, le fit s’arrêter de sa course folle ; le général Faldor le demandait. Il se retourna et s’empressa devant celle-ci, inquiet et curieux.
« Tout à vos ordres mon commandant. Je vous écoute, quelle est-elle ? »

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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Lun 27 Sep 2010 - 12:19



La Générale balaya brièvement le paysage en attendant l’arrivée du capitaine qui trottinait jusqu’à elle. Le regard perdu dans le vague, dirigé vers la fière cité d’Eralo sous les nuages d’un matin funeste. Seule et droite comme une lance, elle songea combien elle aimait cette ville et ses habitants… Et à la reine qui gisait dans son lit, victime des malheurs qui saisissaient les Amazones. Lorsque Aneldor arriva à sa hauteur, elle prit quelques secondes avant de lui répondre, les yeux perdus dans le paysage.

« Est-ce que Ciereth est hors de danger ? »

« Oui, Générale, vous la connaissez, il en faut plus que ça pour l’intimider. »

« C’est bien vrai », répondit Elea dans un sourire. « J'ai besoin que tu te rendes à toute allure au palais. Idril a eut un malaise. » Elle se forçait à dire ces mots avec toute l'impassibilité dont elle était capable, mais il y avait quelque chose dans sa voix qui trahissait son inquiétude. « Même si je dois priver notre armée de deux bras comme les tiens, je préfère que tu ailles à son chevet le temps que l’incendie soit enrayé. La pluie est de notre côté, je pense que ce funeste évènement sera bientôt du passé. Mais j'ai besoin que quelqu'un soit auprès d'elle au plus vite. Quelqu'un qui pourrait lui expliquer les évènements en douceur si elle venait à se réveiller avant mon arrivée, et qui sera capable de la soutenir. Tu es la personne toute désignée, il me semble. »

La Générale lança un regard sur le Haras. Avec la pluie qui se déversait à flot sur le feu, l’on aurait dit que l’incident allait bientôt être entièrement maîtrisé. Elle entendit quelques soldats appeler son nom, attendant les prochains ordres. Elea devait abréger la conversation et poursuivre ses efforts afin d’écarter toute possibilité pour l’incendie de reprendre de l’ampleur.

« Ma monture se fera un devoir de te conduire là-bas, si tu veux bien. »

Elle caressa l’encolure de l’animal et remit les rênes à son capitaine, espérant qu’il saurait mener à bien sa mission. L’amazone courut à nouveau vers l’incendie, donnant de nouvelles directives à ses troupes. Elle alla s’enquérir de l’état de sa capitaine blessée auprès des prêtresses, et redonna autant de courage qu’elle pouvait aux soldats épuisés.

« Courage, peuple Amazone, l’incendie s’amenuise, ne relâchez pas vos efforts ! »

Elea parcourait les rangs les uns après les autres en criant des encouragements comme ceux là, consciente que le moral était l’arme la plus puissante qu’une armée puisse avoir. Elle-même remit la main à la pâte sans plus attendre, attrapant les seaux qui recueillaient l’eau de pluie, et joignit ses efforts à ceux de ses frères et sœurs. La Générale était méconnaissable, recouverte de suie de la tête aux pieds, ses vêtements rendus noirs par la fumée, les yeux embués à cause des vapeurs.

« Ne restez pas devant l’entrée du Haras ! Il y a encore des chevaux qui sortent ! »

L’amazone voyait en effet à travers le brouillard de poussière de grandes silhouettes animales sortir en furie du Haras, et à en voir la vitesse et la taille des bêtes, mieux valait ne pas se trouver sur leur chemin ! De là où elle était on aurait dit des ombres brûlées sortant tout droit des Enfers de Hel. Elea bénit la pluie qui pourrait peut-être sauver quelques uns d’entre eux.

Occupée à ramasser les seaux tout près des murs effrités de la bâtisse, elle ne fit pas cas de la poutre massive qui se détachait du reste du Haras, rongée par les flammes… Et la Générale fut percutée de plein fouet par l’énorme monstre de bois. Son cri de douleur fut presque entièrement étouffé par la fureur du feu et le vacarme que provoquait l’incendie. Sonnée un bon moment, elle se rendit compte en rouvrant les yeux que la poutre la bloquait presque entièrement dans ses mouvements. C’était déjà une chance qu’elle soit tombée horizontalement et non le contraire ! Elea aurait finit empalée à coup sûr. Mais le morceau de bois emprisonnait sa taille et son bras droit, et lui provoquait une douleur atroce au ventre. Quelque chose avait dû la transpercer car elle sentait un liquide chaud couler sur elle. La Générale n’avait aucune chance de parvenir à repousser l’énorme poutre à l’aide d’un seul bras vacant, et elle ignorait si quelqu’un l’avait vue ou entendue… Mais il lui semblait entendre des pas tout près d’elle…
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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Mar 12 Oct 2010 - 17:41

[ Désolé du retard... ]



Le capitaine après l'écoute de ses ordres, fut ébahi d'apprendre une telle nouvelle, malgré son ressentiment. Il les acquiesça d'un signe bref et instantané de la tête. Il s'agissait d'Idril, leur reine, celle pour qui il jura fidélité, servitude et protection après un serment prononcé en toute sincérité - qui le liait à présent à elle, mais c'était également celle pour qui son cœur chaviré désignait : il n'y avait qu'elle depuis le premier regard qu'il eût posé sur sa jeune personne, une beauté incommensurable qu'elle conservait depuis, à l'époque où sa mère Ardentia gouvernait encore. Qu'en était-il de son état ? Ses craintes s'affirmaient. La reine des amazones se portait mal et ce malaise, que la générale Faldor lui annonça fermement, le confirmait car une reine aussi forte autant dans le plan physique que mental ,aussi indomptable qu'Idril, semblait incapable de faiblir et de s'évanouir de la sorte. Même lorsqu'un évènement désastreux surgissait sur son royaume : toutes ses accumulations, le décès de plusieurs proches, les affaires politiques, la détruisait peu à peu. Nathaniel retint ses larmes, une douleur l'envahissait, arpentant péniblement son cœur et son estomac, il y sentait une puissante compression, incessante.
La commandante lui proposa l'aide de sa monture pour le conduire auprès d'Idril, et sans perdre une seconde de plus, le capitaine accepta sa requête. Après avoir pris en main les rênes, il s'empressa de monter sur la selle du cheval. Installé, il regarda une dernière fois sa supérieure avant d'accomplir sa tâche.
« Merci, mon générale. Je ferai de mon mieux, comptez sur moi. »
Et il partit rejoindre leur souveraine. L'étalon d'Elea avait sans conteste une puissance et endurance inégalable de tous les chevaux du royaume, Nathaniel fut réjouit d'avoir un tel compagnon, et ne fut pas surpris de constater une telle prestance par ce dernier, il coordonnait parfaitement avec Elea, comme si il lui avait été destiné. Le cheval ne s'arrêtait pas de galoper, un long moment d'angoisse surgit pendant le trajet, le capitaine qui fut incapable de se concentrer sur autre chose, était confronté à la pire crainte qu'il pouvait ressentir : l'état de santé de sa tendre reine. Lorsqu'il fut enfin disposé devant le palais, après avoir parcouru plusieurs kilomètres qui se distançaient entre celui-ci et le haras, il entama une petite acrobatie causé par son impatience pendant la course du cheval et sauta de la selle, tout en adressant à l'un des gardes de l'entrée de se charger de l'animal. Il accouru vers les portes, puis se dirigea vers la tour Est - celle des appartements royaux - enchaînant les marches de l'escalier deux à deux. Arrivé à la hauteur des chambres, il constata un ramassis de nobles cabrés et trop curieux qui semblaient vouloir pénétrer les appartements privés de la reine, mais une poignée de soldat les retenait. Nathaniel fonça dans le tas, écartant avec violence ceux qui le gênait. Il annonça aux soldats son rang et la raison de sa présence sur les lieux. Les soldats incapables de pouvoir le laisser entrer sans que la masse y pénètre également, Nathaniel songea une idée radicale pour faire reculer cette oppression : il dégaina son épée.
« Si l’un de vous ose s’approcher de ces portes, je n’hésiterai pas à me servir de cette lame pour corriger votre insolence ! Allez donc assouvir votre curiosité autre part et laissez sa majesté tranquille ! »
Les soldats, légèrement surpris, le laissèrent entrer sans difficulté. Nathaniel aperçut la reine, allongée sur son lit de soi, quelques servantes étaient restés à ses côtés, renouvelant de temps en temps ses serviettes d'eau fraîche. Il s'agenouilla à ses côtés et déposa ses mains moites et brûlantes contre la sienne, tiède, attendant impatiemment qu'elle se réveille.

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MessageSujet: Re: Sinistre Incendie *   Jeu 14 Oct 2010 - 9:19

Lorsque les portes s’ouvrirent à la volée, laissant apparaître une personne dont on n’attendait vraisemblablement pas la venue, le capitaine Aneldor en personne, les quelques dames de chambre restées près de la souveraine pour veiller sur elle se regardèrent, intriguées et perplexes. Les regards qu’elles échangèrent ne durèrent pas longtemps, à peine quelques secondes, mais assez cependant pour que les servantes expriment d’une œillade le fait qu’elles comprenaient être les témoins d’une situation qui leur échappait mais qui se clarifiait au fil des évènements. Aucun mot ne fut prononcé néanmoins, et les domestiques laissèrent le soldat prendre place auprès de la Reine, tandis qu’elles continuaient de s’affairer autour d’elle, non pas sans remarquer quelle agitation secouait le jeune homme. Sans compter le fait qu’il était sale et qu’il dégageait une odeur désagréable de fumée. Personne n’osa cependant le déranger pour lui demander des nouvelles du Haras ; il était visiblement trop à cran pour qu’on se risque à l’importuner.

Les minutes s’écoulèrent avec une longueur désespérée avant que la souveraine ne commence à s’agiter doucement, signe que le sommeil la quittait petit à petit. L’une après l’autre, ses paupières s’ouvrirent finalement pour laisser ses prunelles d’émeraude se poser sur le visage avenant du soldat qui lui tenait fermement la main. Pendant quelques secondes, son regard sembla perdu, traduisant la confusion intérieure dans laquelle elle était plongée. Elle se sentait apaisée par la présence de Nathaniel, mais associait sa compagnie à un évènement tragique qu’elle ne se remémorait pas sur l’instant. Puis, l’éclat de son regard changea, tandis qu’elle observait toujours les traits du capitaine avec une attention infinie. De fines étoiles vinrent faire briller ses pupilles et avec une voix étranglée, qui avait quelques difficultés à sortir de sa gorge, elle demanda au soldat de faire sortir les domestiques ; ce qu’il fit sur le champ. La jeune reine en profita pour se redresser légèrement, avant que le capitaine ne revienne à ses côtés. Lorsqu’elle posa à nouveau son regard sur le visage désolé du jeune homme, quelques perles d’eau salée roulèrent sur ses joues, silencieuses, avant de se transformer en sanglots incontrôlables. Elle se sentait désemparée, comme si cette ultime épreuve ne pouvait être surmontée. Le désarroi, couplé au chagrin qu’elle avait tenté de refouler depuis la disparition de sa mère, l’empêchait de se ressaisir et de ne pas céder aux larmes. Contre toute attente, et sans tenir compte des conventions, elle se jeta dans les bras de Nathaniel pour y trouver du réconfort. Elle ne pouvait pas s’empêcher de pleurer, ravagée par la souffrance morale. Quelque peu pris au dépourvu, le capitaine hésita avant de partager l’étreinte que la jeune femme semblait réclamer à corps et à cris. Ses bras, pourtant puissants, étaient une invitation à la douceur et à l’amour à laquelle Idril succomba. Toujours affligée, et semblant inconsolable, elle quitta son lit pour venir sur les genoux du capitaine, raffermir son étreinte et enfouir son visage humide dans le cou du jeune homme. Ils restèrent ainsi enchevêtrés pendant de longues minutes, silencieux. Les sanglots de la souveraine, bercée par le soldat, finirent par s’évanouir et elle succomba au sommeil une nouvelle fois, agitée par des rêves sombres mais qui trouverait un visage avenant et des bras prévenants pour être consolée lorsqu’elle se réveillerait… Encore et encore.

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