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 Discussion entre frères [PV Morzan]

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MessageSujet: Discussion entre frères [PV Morzan]   Mer 16 Avr 2008 - 14:19

[En disant "mon frère", j'ai l'impression d'être le Roi Ramses dans les Dix Commandements Xd]

Troisième jour de la huitième semaine
an 385
13h45

Le Temple de Snotra…. Depuis qu’il était enfant, Morzan jouait à l’ombre de ses statues et de ses colonnes, puisant dans ce temple une certaine sagesse, une sérénité qui le caractérisait aux yeux de tous. Il venait confier ses joies et ses peines à cette déesse dont on lui comptait la sagesse et le dévouement, parcourait durant des heures les sous-sols emplis de parchemin en tout genre.
Pourtant, ce lieu n’était pas qu’un lieu de joie, c’était là où il avait connu ses plus grands chagrins… sa mère, son père, et maintenant, son oncle Erin…

Le jeune Roi plia le genou en entrant, respirant à plein poumon l’odeur d’encens qui flottait, omniprésente, dans le temple. Après ses ablutions, il se laissa tomber à genou et pria durant de longues minutes, priant la déesse protectrice du Peuple des Ombres de lui apporter force et sérénité, connaissance et courage.
Il se releva après un long moment, les genoux endoloris, et sortit sur le parvis du Temple, clignant des yeux dans la lumière du soleil, bien trop vive après cette exposition prolongées dans le noir. Salués au passage par quelques prêtresses, il fit quelques pas dehors, passant d’un air indifférents les doigts sur la couronne d’argent qui cerclait son front.

Il avait rendez-vous avec son frère, du moins, il lui avait fait parvenir un message, et espérait qu’il l’aurait. Il lui avait demandé de le retrouver après l’entraînement des soldats, qu’il supervisait, devant le temple de la déesse. Nuran devait se demander pourquoi là, et pas dans ses appartements, mais pour être honnête, le jeune Roi avait l’impression de ne pas être à sa place dans les appartements d’Erin, et que la présence de Nuran violait quelque peu l’intimité de son oncle.

Nuran, son frère. Morzan avait encore du mal à l’appeler frère, et il se souvenait parfaitement de sa réaction lorsqu’il avait appris la nouvelle. Son père avait engendré un bâtard et sur le moment, rien n’y avait fait, ni les explications, ni les suppliques. Tout jeune qu’il fût, Morzan avait juré vengeance, et il avait fallu de longs mois de patience pour arriver à lui faire, enfin, reconnaître la vérité.
Son père avait aimé sa mère, mais la naissance de Morzan datait d’avant leur rencontre, d’avant cet amour fou qui l’avait engendré. Son frère n’était pas une menace, mais un être qui avait beaucoup d’amour à donner, et beaucoup de choses à prouver.

C’est d’ailleurs en souvenir de cette tendresse infinie que son père éprouvé pour son fils aîné que Morzan, sitôt Roi, l’avait nommé Chef des Armées des Ombres. Certains y voyaient une manœuvre politique, visant à s’adjuger la confiance et la loyauté d’un homme qui, après tout, pouvait se retrouver à la tête d’une rébellion contre le jeune Roi. Mais Morzan, lui, n’y voyait que la tenue d’une promesse, celle qu’il avait fait à son père avant que celui-ci ne décède : celle de veiller sur son frère. Normalement, n’était-ce pas le plus vieux qui devait veiller le plus jeune ?

Vent-Gris poussa un aboiement sonore, et le Roi releva les yeux, s’attendant à voir son frère débouler sur le chemin. Mais ce n’était qu’un jeune soldat en sueur, qui s’inclina devant son monarque avant de déposer ses armes et d’entrer dans le temple.
L’entraînement venait de se terminer, songea Morzan, et Nuran ne tarderait donc pas à apparaître.

Le Roi se pencha pour fourrager dans l’épais pelage du chien-loup, qui le régala d’un coup de langue râpeux sur le visage, arrachant un sourire à son maître. L’animal était encore très jeune, six mois tout au plus, selon les calculs de Morzan, mais il avait déjà atteint une taille respectable, et les combats qui l’opposaient aux chiens de la meute de chasse du château ne le voyaient pas souvent perdre. Morzan avait d’ailleurs donné l’ordre de maintenir les chiens de chasse soigneusement enfermé, car avec son ascendance de loup, Vent-Gris n’était pas le bienvenue parmi eux, et il craignait que le dernier cadeau d’Erin à son égard ne lui revienne couturé de cicatrices.
Mais Vent-Gris savait y faire. Rusé et vicieux comme seuls peuvent l’être les loups, il déjouait les embuscades et les bastonnades en règle. Un vrai démon, songea le Roi en passant sa main sur les oreilles de son compagnon canin, qui se frotta vigoureusement contre lui.

Des bruits de bottes retentirent soudain sur le chemin pavé du temple, et Morzan se releva, redressant la couronne qui ornait sa tête.


Dernière édition par Morzan Terinfiel le Mer 16 Avr 2008 - 16:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Mer 16 Avr 2008 - 16:27

Nuran n'avait pas eu l'occasion de voir son frère depuis son couronnement, il ne l'avait aperçu que lors des processions faites en l'honneur de la mort de l'Ex-Roi et de son couronnement.
La guerre était proche, il allait alors avoir l'occasion de voir comment son frère allait dirigr le pays.

Nuran était entrain de supervisé l'entrainement des soldats. Il y avait deux groupes : celui des soldats expérimentés et celui de nouveaux qu'il avait enrôlés dans l'approche de la guerre.
Son second s'occupait de l'entrainement des soldats de carrières quant à Nuran lui s'occupait des jeunes arrivants.
Il préférait lui même s'occupait d'eux afin de savoir à quoi s'attendre lorsqu'il les enverra sur le terrain.
Il faisait preuve d'une rigeur et d'une exigence pas très appréciaient chez les jeunes soldats. Mais Nuran ni faisait pas attention, si la guerre éclatait ils mourraient tous sur-le-champ.
Il se devait de leur apprendre les choses d'une façon dure et rapide, leurs apprendrent les bases rapidement ainsi l'expérience pour eux se fera sur le terrain.

Pendant l'entrainement, il reçu un message qu'une jeune servant vint lui apportait. Lorsqu'il vu qui était le destinataire il sursauta ne pensant pas que son frère le contacterait aussitôt.
Il resta un long moment dans ses pensées, ne donnant plus aucun ordre aux jeunes soldats qui le regardaient attendant la suite de l'entrainement.
Aprés un petit moment d'absence il revint à lui et décida de ce dépêchait à finir l'entrainement.

A la fin de l'entrainement il se dirigea vers le lieu que lui avait indiqué le Roi, Le temple de Snotra.
Il fallait avouer que ce lieu était plutôt étrange comme lieu de rendez-vous mais à par les hommes de religion ou ceux venant prié il ne serait dérangé par personne.
Nuran se demandait bien pourquoi son frère lui demandait de venir.
Que pourrait-il se dire ? Il ne lui avait jamais adressé la parole, de plus il n'était qu'un bâtard.
Peut être n'appréciait-il pas le fait qu'il soit Chef des Armées.
Nuran ce dirigea donc vers le Temple et traversa la longue allée de pavé menant à ce lieu possédant des statues et des autels d'une grande splendeur.
Nuran n'appréciait pas la religion, il s'y accommodait, il vénérait Snotra comme tous hommes du clan des ombres devaient faire, mais ses pensées intimes différaient.
Lorsqu'il arriva à la hauteur du temple il regarda sur les côtés puis aperçut enfin son frère.

Ce dernier était entrain de caressait un animal, animal ressemblant étrangement à un loup.
Nuran ressentit une forte admiration à la vue de son frère.
Les vêtements qu'il portait, la couronne tous ceci lui donnait une formidable prestance dont était émerveillé Nuran.
Il resta un bref moment à regarder son frère caressait cet animal.
Puis il décida timidement de s'approchait vers lui.
Il s'avança puis arrivait à quelques mètres il s'arrêta et ce mit un genou à terre s'inclinant devant son frère qui n'était autres que son Roi.
Il eût du mal à s'exprimer mais réussi à dire :


"Votre excellence, désolé de vous déranger dans ce moment. Que me vaut l'honneur de se rendez-vous ?"
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Mer 16 Avr 2008 - 17:37

C’était aussi la question que se posait Morzan : qu’allait-il bien pouvoir se dire ? Pourquoi, d’ailleurs, l’avoir invité à le rejoindre ?
Morzan essayait de se convaincre que ce n’était que par stratégie politique : après tout, Nuran était chef des Armées, et le jeune Roi devait connaître ses soldats, et ceux qui les commandaient. Ca, c’était la raison officielle. Mais le jeune homme voulait aussi le rencontrer, lui parler. Ils n’avaient jamais eu de discussion à cœur ouvert, jamais, malgré les insistances de son père, et celle, plus discrètes, que son oncle. Morzan avait vraiment du mal à considérer cet individu comme un frère : Idril était sa sœur de cœur, mais lui, cet étranger, devait-il être placé à la même hauteur ?

Nuran lui paraissait être un homme compétent, ce qui expliquait sa nomination : le jeune Roi n’avait pas fait ce choix à la légère, il savait que son…demi-frère était un soldat compétent, qui méritait une telle confiance. Il savait aussi qu’il lui était tout dévoué, une règle incontournable pour devenir Chef des Armées.
Mais la raison de ce rendez-vous était bien d’ordre plus privé, inutile de se leurrer : Morzan voulait lui parler, le comprendre. Comprendre ce qu’avait été sa vie, comprendre pourquoi son père, malgré » les années, n’avait jamais oublié ce « rejeton de la main gauche », comme le nommaient les petites gens. Pourquoi ? Voilà ce qu’il voulait savoir et, depuis la mort de son père, Nuran était le seul à détenir un semblant de réponse.

Morzan réajusta avec soin la couronne d’argent sur son front, serrant un peu plus son lourd manteau de fourrure contre lui. Un vent froid commençait à souffler, ce vent froid du Nord qui hantait les montagnes, et le jeune Roi se sentait fatigué, diminuant un peu plus sa résistance au froid. IL ne vit pas tout de suite Nuran s’avancer vers lui, et ne se releva que lorsqu’il entendit des pas, suivit par l’avertissement sonore de Vent-Gris. Sentant la nervosité de son maître, il demeura sagement à ses côtés, remuant doucement la queue tout en attachant ses prunelles sombres sur le visage du jeune Roi qui, grave et calme, regardait le jeune homme approcher.

Nuran ressemblait à leur père, aucun doute à avoir là-dessus. Grand, même s’il possédait une carrure plutôt frêle, de longs cheveux bruns, une peau pâle et des traits fins, il lui ressemblait beaucoup également, tellement que s’en était presque troublant. Un visage dur, des yeux qui exprimaient eux aussi la dureté… Morzan avait l’impression de se regarder dans un miroir, et il resta un moment immobile.
Nuran avait quelques caractéristiques de sa mère, mais il n’empêche que le Roi avait l’impression de se retrouver face à leur père, si l’on exceptait la couleur de ses cheveux et quelques traits de son visage. Puis son aîné s’inclina avant de prendre la parole, sortant le jeune Roi dans l’espèce de transe où il était plongé. Il le considéra un moment, songeur à nouveau, puis l’invita à se relever en ces termes.

Relève-toi. J’aime les gens qui sont directs, aussi le serais-je moi aussi.

Dit-il, faisant allusion à la question de Nuran, voulant savoir pourquoi son frère l’avait fait mander.
La voix de Morzan ne laissait pas trahir ses sentiments, aussi fit-il attention de garder un ton neutre avant de reprendre.

Faisons quelques pas, veux-tu ?
Voilà, je t’ai fait appeler pour… parler. Cela va te paraître bizarre, j’en conviens, mais je voulais discuter avec toi. Mon père avait… il avait une grande estime pour toi, mais depuis qu’il est mort, beaucoup de questions sont restées sans réponse. Et j’aimerais les connaître, ces réponses, si toutefois toi tu les connais.


La discussion prenait un tour privée, il le savait, aussi avait-il entraîné son chef des armées un peu à l’écart de l’entrée du Temple, Vent-Gris les précédant d’une courte distance. Le jeune Roi se tourna vers son frère, plongeant ses yeux si calmes dans ceux de celui qui était son aîné et que, pourtant, il n’avait jamais connu.

D’où vient-tu ? Tu es mon chef des armées, et je connais ton passé militaire, mais rien de ton enfance, mis à part ce que Père en a dit, c'est-à-dire pas grand-chose. Je pense que je lui dois de te connaître mieux, et c’est la raison de ta présence ici. Je veux découvrir qui tu es.

Et à travers ça, qui était son père. Morzan n’ignorait pas que sa curiosité pouvait paraître puérile, mais pourtant, il avait besoin de connaître ce frère qui, qu’il le veuille ou non, était du même sang que lui.
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Mer 16 Avr 2008 - 20:19

Nuran fut surpris de voir avec quelle aisance son frère arrivait à lui parler, après tout le première qualité d'un Roi c'est de savoir faire de beaux discours comme tous politicien qui se respecte...
Morzan l'invita à se relevait et tout en marchant il commença à le questionnait sur son passé.
Son frère tous en le regardant dans les yeux voulait connaitre apparemment comment son enfance c'était passé, d'où il venait et ce qu'il avait vécu.
Nuran ce perdu dans ce regard que lui offrait son frère.

Tout le long de son enfance il n'avait jamais eu de frère, il avait vu beaucoup d'enfants jouait avec leurs petits frères ou grands frères, il les avait envié d'une tel façon qu'au jour d'aujourd'hui il se sentait le plus heureux du monde.
Le jour où il apprît qu'il possédait un demi-frère plus jeune que lui, il se demanda à quoi il ressemblait, chaque jour une pensée se tournait vers lui. Il était en réalité la dernière personne de son sang qu'il lui restait.
Bien que ce frère soit son Roi et qu'il doivent donner sa vie à son Roi, sur le moment il aurait été capable de ce sacrifiait directement pour lui.

Il resta un long moment dans ses yeux ne répondant pas à la question que venait de lui poser Morzan.
Il secoua la tête puis répondant à son regard il répondit :


"Je suis touché que votre excellence attache autant d'importance à des réponses aussi futiles etant donné que je suis chargé de diriger vos armées mais je vous repondré sans sourcillé"

Nuran détourna légèrement son regard qui se posa sur l'animal de tous à l'heure...
Ce dernier se trouvait à quelques mètres d'eux, il semblait poser un regard ténébreux sur Nuran, un regard disant attention à chaque mouvement que tu fait car il est mon maître.
Nuran fut impressionné de voir à quel point ce chien-loup semblait admirablement bien dressé.
Il ce re-concentra et reposa son regard sur Morzan .


"Ma vraie mère m'abandonna à la naissance, chance pour moi ou pas je n'en sait rien mais je fus éduqué par des gens admirables. Un père adoptif soldat et une mère adoptive aimante. Ils me donnèrent tous ce dont j'avais besoin suite à ça je fis mon éducation tout seul pour ensuite entrer très jeune à l'armée. Et je crois que la suite vous la connaissait ."

Nuran n'osait pas vraiment parler avec Morzan de façon familière, il ne se connaissait pas et de plus au jour d'aujourd'hui il s'agissait de son Roi.
Roi dont il était fier de servir et de protéger.
Nuran scruta le ciel puis fit un léger sifflement strident, il leva ensuite son bras en l'air et après quelques minutes un faucon vint ce posait sur sa main.
Ce faucon s'appelait Astelam, Nuran l'avait récupéré lors d'une de ses missions avec une flèche dans une de ses ailes depuis l'animal ne l'avait jamais quitté. Nuran regarda à nouveau son Roi et lui dit


"Peut être que cela peut paraitre indiscret de ma part, je sais que je ne pourrais rattraper le retard que nous avons mais je tiens juste à savoir une chose, est-ce que votre enfance à était heureuse ?"

Nuran ne voulait pas vraiment savoir pour le moment comment la vie de son frère c'était passé après tous il en aurait encore tout le temps pour en discuter, il voulait juste savoir s'il avait été heureux, s'il avait pu grandir dans un monde de joie tel que le sien .

"Sachez mon Roi, que je serais toujours derrière vous fidèle jusqu'à ma mort et que je vous protégeré au péril de ma vie..."
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Jeu 17 Avr 2008 - 10:23

Morzan avait longtemps été un petit garçon solitaire et renfermé, marqué par la mort de sa mère et la tendresse étrange de ce père qui, si un jour était le plus aimant des géniteurs, semblait ignorer sa présence l’instant d’après. Et un palais royal, surtout la Forteresse des Ombres, n’étaient pas des plus indiqué pour voir grandir un enfant.
Le jeune garçon était l’héritier présomptif, bien que son père fût situé avant lui dans la ligne de succession, et il ne pouvait donc être question de le laisser s’amuser avec d’autres enfants. Alors Erin l’avait pris sous son aile, et lui avait fait connaître celle qui deviendrais sa compagne de jeux, sa confidente, sa meilleure amie : Idril Calafas, princesse Amazone.

Quant Nuran resta silencieux un long moment, le jeune roi craignit d’avoir fait remonter des souvenirs amers. Il savait qu’il y avait un risque, il savait que cela pouvait être difficile pour son demi-frère, et pourtant il désirait savoir. Connaître la vie de celui qui, en d’autres circonstances, aurait pu porter cette couronne à sa place, qui aurait pu grandir dans le palais, être son frère à part entière.
Mais il savait aussi qu’en posant ces questions, son propre passé serait lui aussi remis en question. Morzan ne craignait rien de ce côté, car il avait connu une enfance privilégiée, loin des privations qu’endurent les enfants du commun, il avait reçu la meilleure éducation possible et, surtout, il avait partagé ses rires, ses jeux avec une sœur. Nuran avait-il eu cette chance, lui ? N’était-il pas envieux de la position de son cadet ?

Pour le jeune Roi en tout cas, cette discussion n’était pas un test de loyauté. C’était une autre des raisons qui l’avait conduit à cet entretien privé, loin des oreilles indiscrètes de la Cour. Il n’ignorait pas la position plus que précaire que Nuran occupait : bâtard du frère du Roi, et nommé chef des armées pour protéger son frère cadet. Bien des Conseillers lui avaient enjoints de renoncer à son projet de nommer Nuran à ce poste, voire même de l’exiler, mais Morzan savait être têtu quand il le fallait. Une chose qu’il avait certainement apprise d’Idril, connaissant le caractère buté de la jeune princesse…

Son demi-frère avait plongé ses yeux dans le regard doux de Morzan mais ce dernier, pourtant peu habitué à être la proie d’un regard si direct, ne fit rien pour l’en dissuader. Que cherchait Nuran dans les yeux bruns de son cadet, ces yeux si semblables à ceux de leur père ? Quelle réponse cherchait-il ? Y puisait-il le courage de lui répondre ?
Le jeune Roi se sentit néanmoins soulagé quand il détourna le regard. Apparemment, Nuran avait trouvé dans cet échange ce qu’il y cherchait, puisqu’il reprit la parole.

Le résumé de sa vie était concis, mais le Roi comprit bien que Nuran devait ignorer quoi lui répondre. Ainsi donc, son enfance n’avait pas été malheureuse, et il n’avait pas manqué d’amour. Morzan en avait-il manqué, lui ? Malgré le mal qui rongeait son père, il avait bénéficié de l’attention et de l’amour de son oncle et, dans un sens, l’un remplaçait l’autre.
Le jeune Roi resta silencieux, se contentant de scruter son frère de ses yeux sombres. Lorsque Nuran siffla, Vent-Gris dressa les oreilles, mais ni le chien-loup ni le maître ne réagirent à la vue du faucon. Un bien bel animal, Morzan devait en convenir, même si la fauconnerie n’était pas son domaine de prédilection. L’animal semblait bien dressé, ou très attaché à son fauconnier, puisqu’il ne bougea pas d’une patte tandis que son maître s’adressait au Roi.

Ce fut au tour du jeune monarque de rester silencieux. Avait-il était heureux ? Pouvait-on être heureux sans père ni mère ? Pouvait-on être heureux, destiné un jour à guider un peuple ?
Si la réponse à ces questions était oui, alors, Morzan avait été heureux. Entouré d’êtres qui l’aimaient profondément, oui, il avait été heureux. L’était-il maintenant ? C’était une autre histoire…


Oui, j’ai été heureux.

Il laissa planer un long silence avant de reprendre la parole.

J’ai moi-même juré de protéger mon Peuple et de le défendre au péril de ma vie, je sais ce qu’un tel serment implique. Mon choix de te nommer Chef des Armées n’était décidément pas erroné.
Moi aussi, j’aimerais apprendre à te connaître. Ce qu’à fait Père, tu n’y es pour rien, et en d’autres circonstances, c’est toi qui aurais pu être à ma place. Dis-moi… à quoi ressemblait ta mère ?


La voix de Morzan s’était faite plus jeune, tout d’un coup. Lui qui n’avait pas connu sa mère, il en voulait presque à son aîné d’en avoir eu une.
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Jeu 17 Avr 2008 - 12:09

La discussion entre Nuran et Morzan devenait de plus en plus intime et bizarrement cela ne gênait pas Nuran qui d'ailleurs s'en amusait.
C'était pour lui, peut être la première fois qu'il se confiait à quelqu'un.
Durant son enfance, il n'avait jamais vraiment eût d'amis à qui se confiait dût à son caractère plutôt solitaire.
Morzan répondit à sa question d'une manière qui titilla Nuran, il lui répondit de manière positive mais le blanc qui en suivi laissa entendre qu'il semblait hésité sur la réponse.

Par la suite Morzan le questionna pour savoir à quoi ressemblait sa mère, cette question perturba légèrement Nuran. Pourquoi poser une t-elle question ? Nuran ne connaissait aucun détail de l'enfance de son frère peut être y avait-il un rapport après tout.
Que devait-il répondre ? Il ne connaissait pas sa vraie mère, devait-il parler de sa mère adoptive ? Nuran prit sa respiration puis commença à parler .


"Comment était ma mère ? Et bien celle qui m'a mis au monde m'abandonna à la naissance le seul souvenir que je retiens d'elle n'est autre qu'une odeur de lilas."

Nuran regarda le visage de son frère, il en étudia chaque parcelle, mémorisant chaque trait , il était vrai qu'il se ressemblait énormément, mais Nuran ressentait toujours une grande admiration pour ce petit frère qu'il venait de voir pour la première fois. Morzan semblait sans être très bien sortit tous seul et cela impressionnait fortement Nuran.
Il se demandait comment Morzan avait fait, car malgré son jeune âge il semblait tout à fait mature pour jouer le rôle de Roi, rôle demandant de grande responsabilité mais surtout un grand sacrifice .
Grand sacrifice qu'à un jeune âge tel que le sien de donner sa vie à son peuple et sacrifier sa jeunesse.
Nuran se surpris bizarrement à posait sa main sur l'épaule de Morzan... Il la déposa un bref instant et le regarda dans les yeux avec un grand sourire qu'il esquissa que quelques secondes.
il retira ensuite sa main, peur d'être allé trop vite et dit:


"Mais si tu tiens tant à savoir à quoi ressemblait ma mère, dans ce cas je vais te parler de ma mère adoptive. Par quoi... Pardonnez-moi votre excellence je n'aurait pas dû vous tutoyer"

Nuran se surpris lui même à parler en tutoyant son frère...
Il s'inclina légèrement en présentant ses excuses et reprit


"Ma mère possédait des yeux marron d'une beauté enchanteresse, des cheveux blonds digne des plus beaux anges et un parfum enivrant tel que quand vous vous retrouvez dans ses bras vous seriez prêt à vous endormir d'un coup. L'amour qu'elle vous donne bien que vous ne soyez pas son enfant est tel que je pense que je n'en aurais pas espéré autant de ma vraie mère "

Nuran depuis tout à l'heure ne posait pratiquement aucune question il se laissait questionner par son frère. Il se devait de lui poser des questions pour ne pas paraitre désintéressé de son enfance et de sa vie.
Il ne voulait pas faire d'erreur, il s'agissait d'un membre de sa famille surement le seul qui lui restait par ailleurs.
Il voulait tout connaitre de lui, il aurait été prêt à le serait dans ses bras directement, mais bizarrement il était bloqué .


"Et quand est-il de vous mon Roi, comment s'est passé votre enfance ? Quelles sont les personnes à qui vous tenait le plus ?"
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Jeu 17 Avr 2008 - 17:13

C’est vrai que leur conversation prenait une tournure plus intime, voulue par Morzan, mais son frère ne sembla pas s’en formaliser, à la grande joie du jeune roi. En faisant parler ce frère inconnu, il avait l’impression de mieux le connaître, de mieux l’accepter. Ce qui au départ n’avait été que la tenue d’une parole donnée à son père sur son lit de mort devenait maintenant un plaisir, et non plus une obligation.

Nuran dominait son cadet d’une courte tête, et pendant que les deux hommes marchaient côte à côté, s’éloignant d’un pas lent du Temple de la déesse, on aurait pu croire assister à une conversation entre deux frères. Mais les paroles qu’ils échangeaient étaient, Morzan en était consciente, dominée par le respect que lui devait son Chef des Armées, par le protocole qui l’obligeait à instaurer cette distance. Si Nuran le regrettait, il n’y faisait pas allusion pour l’instant, et cela tombait bien, car le jeune Roi n’avait pas la moindre idée de la réponse à lui donner.
Son aîné reprit la parole, parlant de sa mère tout d’abord, qui l’avait abandonné à la naissance. Morzan ne put s’empêcher d’y voir un lien avec sa propre histoire : sa mère aussi l’avait abandonné. Pas intentionnellement, non, mais le résultat était le même : il avait grandi seul, sans une figure maternelle à laquelle se raccrocher, sans une mère pour sécher ses larmes de chagrin. Certes, il avait connu des nourrices et des dames de la Cour, mais comment remplacer une mère ?

Soudain, Nuran posa sa main sur son épaule. Un geste anodin, un geste de réconfort et de compassion, qui pourtant sembla à Morzan si emprunté, si… faux ? Son frère retira d’ailleurs vivement sa main, comme s’il regrettait son geste, et les mots s’étranglèrent dans la gorge du jeune roi. Il aurait voulu lui dire merci, merci pour ce geste fraternel, merci… mais il ne le pouvait pas.
Pourquoi ? Etait-ce trahir la mémoire de sa mère que d’accepter Nuran en tant que frère ? Etait-ce trahir la mémoire d’Erin, celle de son père, que d’accepter la tendresse d’un autre ?
Morzan se sentit troublé, et il ne releva pas tout de suite le tutoiement que son frère venait d’utiliser. Ce fut Nuran qui s’en excusa le premier, sans même laisser le temps à son cadet de répliquer. Serrant le poing, Morzan inspira profondément avant de réussir à sortir d’une voix étranglée.


Tu es mon chef des Armées, mais tu es aussi mon… demi-frère. Mais je suis ton Roi, et une telle proximité est déplacée. Je veux bien comprendre et te pardonner cette erreur, mais qu’elle ne se reproduise pas.

Morzan aurait voulu dire tout autre chose, il aurait voulu dire combien cette proximité lui faisait du bien, le rassurait en quelque sorte. Il aurait voulu remercier son frère de sa prévenance, il aurait voulu… des milliers de choses, mais il ne le pouvait pas.
Néanmoins, son regard désolé parlait pour lui, et Morzan espéra de tout cœur que son aîné ne lui en voudrait pas de cet éclat d’autorité. Il devait comprendre qu’il n’avait pas le choix, et que cette proximité serait un danger, pour l’un comme pour l’autre… Nuran devait sans doute déjà essuyer des critiques vu sa position, pourquoi les empirer en montrant ses véritables sentiments ? Ils n’avaient pas le choix, ni l’un ni l’autre. Morzan était Roi, prisonnier de cette bulle de solitude qui avait tant usé Erin de son vivant, et malgré ses efforts, en sortir n’était pas, pour l’instant, à l’ordre du jour. La seule qui pouvait percer cette carapace était Idril, et encore, car Morzan se battait pour ça. Mais se battre pour Nuran… c’était trop tôt, encore bien trop tôt.


Son frère enchaîna sur la description de sa mère, un portrait si poignant, si plein de cœur que Morzan sentit un vide immense naître en lui. Il avait toujours clamé le contraire, mais sa mère lui avait manqué cruellement, surtout lorsqu’il voyait les autres… même Idril, il l’avait jalousé un moment. Ardentia s’était montré gentille avec lui, heureuse de l’amitié qui l’unissait à sa fille, et Morzan avait, plus d’une fois, envié la jeune princesse.
Mais ce temps était révolu, à présent. Il était grand, et se pencher sur un passé douloureux n’amenait rien de bon. Pourtant, la question de son frère l’y ramena, implacablement. A nouveau, Morzan resta un long moment silencieux avant de reprendre la parole.


Tu as bien de la chance, Nuran.
Mais parlons d’autres choses, veux-tu ? Quel est l’état d’esprit des soldats, en ce moment ?


Le changement de sujet n’était guère habile, mais Morzan comptait sur sa position de Roi pour ne pas être obligé de répondre à la question de son frère. Cela risquait de les entraîner en terrain plus que glissant, et il voulait l’éviter. Il voulait se protéger… était-ce incompréhensible ? Son frère ne lui avait rien caché, et il se sentirait surement blessé devant ce refus de lui répondre.
Mais Morzan ne pouvait pas. Même en y mettant la meilleure volonté du monde, il ne pouvait répondre à cette question. Pas maintenant.
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Jeu 17 Avr 2008 - 23:20

Lorsque Nuran posa sa main sur l'épaule de son frère il sentit que le jeune Roi fût un peu perturbé mais il n'en tenu pas vraiment rigueurs.
Cependant la réaction qu'il eût lorsque Nuran le tutoya troubla fortement le chef des armées.
Habituellement Nuran aurait réagis de façon impétueuse, colérique, insolente car il était très caractériel. Il s'énervait souvent pour très peu.
Mais bizarrement il se surpris lui-même à s'inclinait devant le Roi
et lui dire:


"Veuillez m'excuser pour ma familiarité votre excellence. Un tel comportement ne ce reproduira plus de ma part. Je ne tiens pas à vous déplaire."

En ce redressant, il esquissa un léger sourire montrant sa compréhension envers son jeune frère.
Nuran pensait surement que son jeune frère ne tenait pas à être si proche pour le moment, de plus il n'était que son demi-frère, un bâtard, ne méritant surement pas de parler avec une personne d'une lignée aussi pur que Morzan.
Il était vrai que son accession au rang de chef des armées avait fait beaucoup de bruit déjà par son jeune âge mais aussi du fait qu'il ne soit qu'un bâtard, pas un noble.
Mais lorsqu'il déposa un regard dans les yeux du jeune Roi, il fut surpris de voir comme un malaise, qui a l'expression de son visage avait l'air très contradictoire avec ses paroles.
Nuran ne compris pas et ne préféra pas posait plus de questions que cela.

Le Roi ensuite changea totalement de discussion. Il passa du personnel aux affaires des armées.
Nuran compriq que cette discussion venait de finir et il se redressa reprenant un allure sérieuse comme il l'aurait fait devant un autre Roi.
Morzan lui demanda comment était l'état d'esprit des soldats, Nuran répondis directement


"Et bien, je dois dire que nous avons un bon nombre d'anciens soldats expérimentés dont j'ai une entière confiance pour les champs de batailles.
mais je dois dire que nous avons aussi de nombreux jeunes soldats qui ne sont pas expérimentés. Il ne connaisse que les bases du maniement des armes mais n'ont jamais tué au combat. Ce sera donc à nous de bien prévoir nos stratégies lors de la guerre, sinon nous auront de nombreuses pertes."


Il était vrai que Nuran ne venait pas de faire un profil très positif sur son armée mais il fallait être direct et il n'avait pas encore vraiment répondu exactement à la question.
Il tenait à vraiment tous détaillés à son jeune frère afin qu'il voie que Nuran mérité réellement d'obtenir ce rang...


"Pour répondre à votre question, Vos soldats savent pourquoi ils se battent et veulent à tout prix protéger leurs patries et leurs familles. Je dirais même que nos jeunes soldats possèdent une plus grande hargne et haine que les anciens soldats ou hauts gradés. Si la guerre éclate, nous saurons nous défendrent et même attaqués."

Nuran ne savait pas si son discours serait convaincant mais il avait foi en son armée et savait que tous sacrifierait leurs vies au combat s'il le fallait. Il s'était tous engagés en sachant les risques d'un tel choix, mais le nombre des effectifs, la puissance de frappes des ennemis éventuels étaient encore bien trop inconnus .

"D'ailleurs quand est-il des autres pays ? Se prépare t-il ? y a t-il eût de récentes alliances ?"
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Ven 18 Avr 2008 - 19:18

Nuran accepta la remontrance sans broncher, et s’inclina devant son frère en s’excusant. Morzan aurait sans doute préféré un éclat de voix, un reproche… au moins, il ne se serait pas senti aussi malheureux, et aussi coupable d’avoir encouragé cette proximité, et l’avoir rabroué ensuite. Son Chef des Armées ajouta qu’il n’avait en rien l’intention de lui déplaire, et Morzan hocha la tête en silence. Qu’aurait-il bien pu répondre ? Les seuls mots qui lui venaient en tête étaient des excuses, et un Roi n’a pas à s’excuser.

Son frère se redressa lorsqu’ils abordèrent la question des troupes, prouvant encore une fois au jeune roi qu’il n’avait pas eu tort de le choisir. Ses réponses étaient claires et précises, mais assez argumentées pour que son monarque puisse se aire une idée. Morzan n’avait pas une grande expérience militaire : les Ombres étaient en paix, et ce même avant sa naissance, et les rares batailles s’étaient produites avant qu’il ne soit en âge de porter une épée. Certes, il avait combattu, notamment contre les hordes de brigands qui venaient chercher refuge dans les montagnes.
Il s’était d’ailleurs illustré lors de ces escarmouches, mais il ne fallait pas se leurrer : il était sur un terrain tout à fait inconnu. Planifier une guerre n’est pas exactement la même chose que de monter une expédition contre des brigands, il en était conscient. Il dépendait de ses officiers, plus expérimentés et plus âgés que lui, et savoir qu’il pouvait faire confiance à son Chef des Armées le soulageait d’un certain poids.

Les troupes, aux dires de Nuran, étaient dans l’ensemble expérimenté, mais la menace d’une guerre prochaine, ainsi que la mainmise possible d’Ardiosis sur le Gwendir, avait fait naître de nombreuses vocations, et les jeunes recrues n’avaient aucune expérience du combat. Aucune expérience de la tuerie… Morzan comprenait ce que voulait dire son frère, car jamais il n’avait oublié le visage du premier homme qu’il avait tué. Les autres, il n’y attachait aucune importance, mais cet homme, il s’en souvenait encore. Il avait 14 ans.


Flash-back

Le jeune Prince retenait son fougueux destrier, attendant le bon moment pour charger. Les cris et le fracas des armes s’élevait du champ de bataille, impressionnant le jeune homme plus qu’il ne voulait l’admettre. Puis ce fut le signal et, aux côtés du Chef des Armées du Roi Erin, l’adolescent chargea.
Plus vite qu’il ne put le calculer, son cheval plongea au cœur de la mêlée, fauchant sans distinction hommes et bêtes, entrainant son cavalier au cœur de la tourmente. Celui-ci devait lutter pour rester en selle, mais son inexpérience et la hargne de ses adversaires eurent vite raison de sa volonté : l’héritier présomptif du trône des Ombres chuta lourdement, se hâtant de dégainer son épée.
Mais avant qu’il ne puisse totalement réaliser, se dressa devant lui son premier adversaire : un adolescent trapu à la crinière brune emmêlé, un air sauvage sur le visage, roulant vers lui des yeux un peu fou. Cela, Morzan l’enregistra, comme si la scène se déroulait au ralenti. Cela, et la hache quelque peu ébréchée qu’il tenait dans la main. Tuer ou être tué, vivre ou mourir, voilà la décision qui s’offrait à Morzan. Sa main, guidée par des années d’entrainement, n’hésita pas, et il planta fermement l’épée dans le corps du brigand.
L’autre lui jeta un regard stupéfait, où se mêlait étonnement et déception, avant de tomber à terre. Du sang, une odeur insupportable, et le goût salé de ses larmes… se furent les dernières choses que ressenti le jeune Prince avant de sombrer dans l’inconscience.

Fin du flash-back


Au moins, les soldats étaient motivés, nota le jeune homme. Venger leur souverain déchu, voilà pourquoi ils s’étaient engagés. Mais la vengeance n’était pas une bonne conseillère… cependant, que pouvait y faire le Roi ? Lui aussi aspirer à venger son Oncle, à défaire la tyrannie qu’Ardiosis semblait décidé à vouloir faire régner sur les peuples libres du Gwendir. Libres… mais plus pour très longtemps.

Il finit par sortir de ses réflexions lorsque son frère se tut. Le résumé était clair, et même si les nouvelles n’étaient pas excellentes, il fallait bien s’en contenter. Nuran parlait de se défendre, ou même d’attaquer… et Morzan savait bien que leur seule option était d’attaquer les premiers. Il ne fallait pas laisser le tyran approcher, car une fois ses troupes en place, les peuples du Gwendir risquaient de se retrouver isolés. Et c’était la dernière chose qu’il fallait : combattre pour la liberté nécessitait une certaine cohésion, une alliance.


Puis Nuran lui demanda ce qui les attendait. Morzan avait prévu une réunion de son état major, mais pour l’instant, il était dans l’expectative : les espions avaient été envoyés, mais il leur faudrait quelques temps pour rentrer. Que pouvait-il répondre à son frère, sachant qu’ils étaient dans le flou le plus total.

Ardiosis est l’empereur du Gwendir, et il a pris soin d’entourer de nous le rappeler avant d’assassiner lâchement nos souverains. Pour l’instant, nous devons rester circonspects, et je ne peux dire quel va être la position que vont prendre les autres Peuples. La Reine Calafas m’a fait envoyer une missive, et je dois la rencontrer dans quelques jours. J’espère que nous en saurons plus d’ici là.
Mais une chose est sûre : nous ne laisserons pas la mort d’Erin impunie.


Conclut-il d’une voix grave.
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Dim 20 Avr 2008 - 14:21

Nuran posa une question afin de savoir comment allait ce déroulait la guerre futur, mais apparemment même le Roi lui-même n'était pas tout à fait encore au courant.
Il lui répondit que Ardiosis en gros nous avait fait comprendre qu'il était une grosse menace et qu'il ne fallait mieux pas le sous-estimé. De plus, aucun des pays pour le moment n'avait l'air d'avoir fait des alliances.
Le système d'alliance serait un trés grand moyen pour pouvoir battre Ardiosis mais l'écart des croyances et des philosophies entre les peuples ne permettait pas une coalition facile.
Cependant Morzan finit par dire que la Reine des Amazones allait venir et peut-être qu'il en serait un peu plus .

Morzan finit par dire que nous ne laisserons pas la mort d'Erin impunie. Cette phrase avait un véritable sens, montrant que nous ferions regretter à Ardiosis d'avoir tué notre Roi. Bizarrement Nuran sur les paroles de son frère, s'imagina dèja avoir gagné. Etait-ce le talent d'orateur du jeune Roi qu'il fit cela ? Etait-ce parcequ'il s'agissait de son demi frère ?
Nuran ce redressa et s'inclina légèrement devant Morzan avant de lui dire..


"Je suis tout à fait d'accord avec vos dires, votre Excellence. Votre discours vint de me donner une idée, il serait bien de faire un discours à vos soldats cela ne pourrait que les motivés plus ."

Il était vrai que malgré leur foi et leur conviction pour la guerre, un discours du nouveau Roi qu'ils ne connaissent pas vraiment mais qui en leur parlant exprime les mêmes envies c'est-à-dire ce venger pour avoir tué le Roi Erin et protégé leur pays ne pourrait avoir qu'un effet motivant sur eux.
Les jeunes soldats surtout eux en aurait besoin de plus voir une personne de leur âge gouvernant le pays et ayant les mêmes idéaux ne peut être que positif.
De plus, le charisme de Morzan qu'il dégage lui donne un côté assez fascinant permettant de prendre plus part à son discours.

Nuran d'un coup pensa à la relique, cette fameuse relique qui aurait fait la fierté des ombres, celle qui aurait appris de nombreuse choses aux ombres et qui leur aurait permis de surpasser d'autres peuples.
Elyndë, le livre de la connaissance que seul une personne pensant aux bien communs pourrait apparemment utiliser son pouvoir.
Nuran ne connaissait pas encore assez Morzan mais la seule personne qui lui soit venu direct en tête était son demi-frère.


"Je ne sais pas si vous y avez dèja pensé mon Roi, mais peut être devrions nous aussi penser à nous servir du manuscrit que nous a offert Snotra, Elyndë. Il possède un grand pouvoir qui nous est encore inconnu et bien que je ne connaisse pas les intentions d'Ardiosis il n'est pas négligeable de penser qu'il voudra s'en emparer un de ces jours ."

Nuran aimait bien essayer de prévoir toujours à l'avance les choses, il était le genre de personnes plus instinctifs que portait sur la réflection.
Mais quand les choses devenaient sérieuse il aimait prévoir plusieurs choses à l'avance afin de pouvoir bien réagir en cas de besoin.
Nuran exprima ses idées afin de voir ce que son frère et Roi pouvait y penser et voir s'il y avait par hasard dèja penser .
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Dim 20 Avr 2008 - 17:34

Nuran avait l’air d’approuver, rendant la tache plus facile au jeune homme. Il était au moins sûr de sa loyauté, ce qui, en ces temps difficiles, était une bonne chose. Et chaque bonne nouvelle était bonne à prendre…
Son Chef des armées s’inclina à nouveau, et lui indiqua qu’il serait bien qu’il fasse un discours à ses hommes. Après tout, ce n’était pas une mauvaise idée : chaque soldat à besoin de savoir pour qui il combat, et pour quoi. Le pourquoi était déjà clair dans la tête de nombreuses recrues, mais le pour qui restait à définir.

Nuran avait raison : ils avaient besoin de connaître leur monarque, de s’identifier à lui. Une sorte de cohésion familiale, le fait de connaître celui pour qui ils s’impliquaient dans les batailles ne pouvaient être que positif. Aussi, le jeune Roi répondit-il favorablement, avant de se frotter les yeux. Nul ne pouvait en être dupe, il était fatigué : du mal à dormir, du mal à manger… son médecin avait diagnostiqué une simple baisse de régime, mais Morzan savait bien qu’il s’agissait d’autre chose. Il n’avait pas peur des responsabilités, mais malgré tout, il venait d’être propulsé, en quelques jours, dans un monde dont il ne connaissait que la théorie.


Tu as raison, je devrais me montrer à eux. Voire même engager un duel avec quelqu’uns d’entre eux, qui sait ?
Demain. Demain, à l’heure de l’entraînement, je viendrais.


Demain, ça lui laissais le temps de planifier un peu ce qu’il allait dire. Morzan avait beau être un homme charismatique, qui savait s’adresser aux foules, ce genre de discours demandait un minimum de préparation. Il ne pouvait se permettre de dire n’importe quoi, de trop les enflammer, ou pas assez. Le frontière a ne pas franchir lors de tels discours était très fine, Morzan ne l’ignorait pas. Il avait vu à maintes reprises l’oncle Erin s’adresser au peuple, aux soldats, et chaque fois son oncle avait trouvé les mots justes. Morzan devait suivre sa voie, y exceller même : il n’avait pas le droit à l’erreur.

Le Roi sentit soudain quelque chose de froid sur sa main, et il baissa ses yeux sombres pour tomber sur Vent-Gris, qui s’était rapproché en tapinois. Jaloux de l’attention qu’il accordait à son demi-frère ? Sans doute pas, puisqu’à sa connaissance, Vent-Gris, bien que possessif, n’était pas du genre à chercher des caresses. Le jeune homme flatta doucement le museau gris, promenant ses doigts sur les oreilles du jeune animal avant de se tourner vers Nuran. Ce dernier avait eu une idée, et l’exposa à son demi-frère.

Il parlait de Elyndë, le manuscrit qui, selon la légende, avait été offert aux Ombres par la déesse Snotra. Il pouvait prétendument répondre à n’importe quelle question, pourvue que celle-ci soit formulée correctement, et fut pour l’intérêt commun.
En tant que Prince héritier, Morzan en avait eu connaissance, il l’avait même contemplé. Il se souvenait même avoir tracé une question, de sa main maladroite de gamin de 7 ans, mais jamais Snotra n’avait daigné lui accorder sa réponse. Pourtant, Erin semblait considérer que ce manuscrit avait réellement quelque chose de magique, et il était gardé sous bonne protection à la Forteresse.

Effectivement, le roi y avait pensé. Il était même resté de longues heures devant le manuscrit, à se demander quelle question poser. La première qui lui était passé par la tête était : Est-ce qu’Erin allait revenir. Une question stupide, il le savait, mais combien n’aurait pas désiré voir écrit, noir sur blanc, une réponse affirmative !
Une idée tout à fait puérile. Mais pourtant, le jeune Roi était resté des heures dans cette pièce, sans pour autant trouver une seule question. Il n’osait s’avouer qu’au fond de lui, il serait énormément déçu si, sommeil le pensait, rien ne se passait. Si Erin s’était fourvoyé pendant toutes ces années… Morzan était un jeune homme pieux, mais il ne pouvait s’empêcher de douter devant ce livre aux pages blanches… et avait finalement tourné les talons.


J’y ai pensé… mais je préfère garder sa présence secrète, et n’utiliser les capacités de cette relique qu’en tout dernier recours. Bien peu de gens sont au courant de son existence, et j’ignore même si Ardiosis en est informé. De plus, le manuscrit est gardé nuit et jour, tout comme la Forteresse.
Tu n’as pas à t’en faire, bien du sang coulera avant que l’Empereur ne puisse s’en emparer.


Il marqua un temps d’arrêt avant de se retourner vers Nuran, le sourire aux lèvres.

Quoi qu’il en soit, je sais que je pourrais compter sur ta loyauté, et sur tes idées. Je n’ai pas envie d’être un tyran, alors, n’hésite pas à me soumettre à nouveau ce qui te viens en tête. Après tout, notre Peuple aura besoin des idées de chacun pour pouvoir se défendre.

Morzan était peut-être Roi, mais il savait qu’il avait encore bien des lacunes à combler. Sans avouer totalement sa faiblesse, il sût gré à son frère de lui faire partager ses idées. Il n’était pas de ses monarques qui ne supporte pas les critiques, au contraire, et tenait à ce que son frère le sache. D’ailleurs, plus pour que ce dernier se fasse un avis favorable sur son cadet que pour obtenir son respect en tant que Roi. Morzan voulait-il rendre son aîné fier de lui ? D’un certain côté, lui.
Après tout, Nuran était le dernier membre de sa famille encore en vie, et Morzan éprouvait un besoin de savoir que ce dernier pensait du bien de lui.
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Lun 21 Avr 2008 - 18:44

Nuran ne fut pas surpris de voir que le Roi aquiesça de faire un discours à ses soldats mais il fut surpris de voir que le jeune Roi proposa même de faire un duel avec l'un d'entre eux-même avec plusieurs....
Nuran qui était incliné sursauta sur place et fit un grand sourire...
Un Roi demandant de se battre contre ses propres soldats quel meilleur moyen de se faire accepter par ceux qui doivent le servir...
Bizarrement Nuran voyait en cet instant le Roi idéal chez son demi-frère.
Ce n'est pas parcequ'il s'agissait de son frère mais il semblait être mature pour son âge, il savait qu'il avait un manque d'expérience dans le rôle de Roi mais semblait vouloir faire pour le mieux pour plaire à ses sujets.
Nuran le regarda avec un grand sourire et lui dit


"Et bien soit, venez demain et vos soldats seront prêts vous choisirez vos combattants vous-même. D'ailleurs j'aimerais s'il est possible avoir l'opportunité de me mesurer à vous mon Roi. Quel meilleur moyen que de connaitre son chef des Armées que par le combat ."

Nuran eût un léger sourire amusé sur ses paroles, il venait d'avoir une envie, une envie de voir par lui-même quelles étaient les capacités de son demi-frère. Il le regarda espérant qu'il répondrait à son amusement.
Le jeune Roi ensuite parla du sujet que Nuran avait abordé sur Elyndë, sur son emploi contre Ardiosis.
Mais le jeune Roi répondit tout à fait à ses attentes, ce dernier venait de dire qu'il y avait déja pensait mais qu'il ne préférait pas l'utiliser pour le moment et préférait garder tout cela secret en espérant qu'Ardiosis ne soit pas encore au courant.
Nuran fût impressionné de voir que le jeune Roi pensait à la même chose que lui et s'il se trouve même bien avant lui.
Il commençait à admirer de plus en plus ce demi-frère, par ses actes et ses dires ...

Le jeune Roi ensuite regarda Nuran en lui faisant un sourire avant de dire qu'il était content de voir que son chef des Armées exposé ses idées, Morzan le trouvait loyal et il lui dit en gros de ne pas hésiter à s'exprimait.
Nuran ne sut que dire sur les paroles de son frère.
Un Roi acceptant critiques et idées de personnes inférieurs que lui ne pouvait être que le meilleur Roi qu'un pays pouvait espérer...
Il le regarda avec un grand sourire et resta un long moment à le regarder puis il se lança tout en le regardant dans les yeux :


"Je suis honoré de servir un Roi tel que toi"

Nuran savait qu'il venait de faire preuve d'un peu trop de familiarité mais il s'adressait à celui qui était son jeune demi-frère et non à son Roi...
Il voulait qu'il sache qu'il était fier de voir à quoi il ressemblait et surtout qu'il ne voulait pas qu'il change, qu'il reste le même tout le temps de son règne tel qu'il était.
Beaucoup de jeune Roi avait tendance à prendre la grosse tête lorsqu'il arrivait au pouvoir avec cette grande puissance telle que la vie et la mort ainsi que la richesse.
Il regarda son frère toujours dans les yeux puis détourna son regard pour reprendre une allure sérieuse .


"J'espére juste que mes origines ne poseront pas trop de problèmes avec tous les nobles et grands dirigeants qui vous entoure. Je sais que le fait d'être un bâtard n'es pas très bien vu par beaucoup de monde."
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Mar 22 Avr 2008 - 12:12

Morzan devina que sa proposition de combattre quelques soldats, afin de leur montrer qu’ils ne servaient pas un incapable, mais bien quelqu’un qui s’intéressait à eux et était capable de combattre à leur tête, avait produit un effet favorable sur son Che des armées. Après tout, le jeune monarque ne faisait que reprendre le flambeau d’Erin qui, tout affligé qu’il fut par la mort de sa femme, continuait régulièrement de converser avec les soldats du rang.

Les hommes combattent mieux pour quelqu’un en qui ils croient, et qui leur ressemble. Avait-il coutume de répéter à son neveu. Morzan avait rapidement appris l’humilité et, tout héritier du trône qu’il était, avait fait ses classes dans l’armée royale sans le moindre sauf-conduit. Il lui semblait normal de côtoyer soldats, paysans et grands seigneurs car tous, autant qu’ils étaient, étaient ses sujets.
En tout cas, Nuran avait l’air d’approuver le projet, et lui demanda s’il avait une chance de combattre contre lui.

Le jeune roi le regarda avec curiosité, et un certain amusement. Il aimait cette franchise chez Nuran, cette franchise dont étaient dépourvus bien des nobles. L’idée lui paraissait amusante, et après tout, pourquoi pas ? Même s’il perdait, cela n’entraînerait pas forcément une chute de sa côte de popularité : il avait bien choisi ses subordonnés, voilà tout.
Oui, cela paraissait amusant, et Morzan brûlait d’envie de comparer ses capacités avec celles de son demi-frère. Il répondit donc par l’affirmative.


Pourquoi pas ? Mon… Oncle Erin disait souvent qu’il n’y a pas de meilleur moyen de connaître un homme que les armes à la main, et une femme entre les draps d’un lit. J’accepte avec plaisir, en y opposant toutefois une petite restriction : je ne veux pas bénéficier d’un traitement de faveur.

Il le répéterait demain, mais n’était pas bête : les soldats ne combattraient pas leur Roi en y mettant toute leurs forces. Mais il comptait sur son demi-frère pour, au moins, essayer de respecter sa volonté.
Puis la conversation s’enchaîna sur la relique offerte par Snotra au peuple des Ombres et encore une fois, Nuran paru impressionné par ce que son frère lui exposait.
Puis il prit la parole, d’une façon familière qui aurait pu choquer son monarque, qui pourtant ne s’en offusqua pas.

Un message étaient passé entre les deux jeunes gens, un message complice entre non pas un Roi et son Chef des armées, mais entre un frère et son aîné. Et Morzan lui en sût gré, il n’aurait pu dire à quel point cette simple phrase pouvait le chambouler. Il commençait à comprendre l’insistance de son père qui voulait de toute force qu’il rencontre son aîné, qu’il connaisse les sentiments qui pouvait unir un jeune garçon à son frère plus âgé.
Morzan ne répondit pas, mais le regard qu’il lança à son frère valait tous les discours. Il éprouvait de la reconnaissance, et aussi, une indicible envie de mieux connaître ce frère que la vie lui avait offert.

Puis la conversation prit un tour plus sérieux, quand Nuran lui exposa qu’il se doutait que son statut de bâtard pouvait poser des problèmes à son jeune frère. Mentir aurait été inutile, Morzan le savait. Il est vrai qu’imposer Nuran comme Chef des Armées des Ombres avait demandé un véritable bras de fer, mais Morzan n’en était ressorti que plus confiant envers ses capacités.
Il était Roi, et qu’on le veuille ou non, la prise de décision lui appartenait. S’il devait se battre pour imposer ses idées, il le ferait, et peu importe que certains en soit choqué. Erin n’était plus le souverain des Ombres, certains devaient peut-être s’en rappeler.
Néanmoins, Morzan ne fit pas part de ce dialogue intérieur à son frère : il se contenta d’une grimace amusée.


Les gens jugent sur la naissance, mais ils feraient bien de juger sur les actes. Je suis Roi, Nuran, et mes décisions sont lois. Il est vrai que certains ont sans doute du mal à accepter d’un fils issu d’un acte illégitime soit propulsé à une si haute fonction… mais en ma présence, ils font semblant.
Ne t’inquiète pas pour moi, mais plutôt pour toi. Les propos blessants risquent de fleurir sur ton passage, et c’est à toi de les ignorer. C’est une lourde charge que je t’ai mis sur les épaules… mais je sais que tu en seras à la hauteur.


Il regarda son chef des armées avec un air bienveillant. Ce serait bien pour Nuran que la tâche serait difficile : sans cesse critiqué et attendu au tournant, son demi-frère n’aurait pas le droit à l’erreur.
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Jeu 24 Avr 2008 - 19:53

Nuran fut amusé de voir que son frère relevait le défi. Un Roi acceptant le défi de son Chef des armées qui est de plus son demi-frère cela pouvait faire un très joli combat.
Nuran savait que si les soldats voyaient un combat entre celui qui leur donnent les ordres autrement dit Nuran et celui qu'ils servent autrement dit Morzan, s'ils voyaient que les deux hommes s'offrent une lutte acharnée digne des plus beaux combats alors leurs morales ne feraient qu'augmentés.
Servir des gens d'un talent et d'une expérience plus haute et toujours très impressionnant.

Nuran ne connaissait pas le niveau de Morzan, il n'attendait qu'une chose le voir à l'oeuvre. Son frère et il le savait, avait fait ses classes à l'armée et les avaient toutes réussit.
Morzan lui demanda même de ne pas avoir de traitement de faveur.
Il était vrai que beaucoup de soldat n'oserait pas faire une blessure à leur Roi, mais Nuran voulait montrer à son frère pourquoi il était devenu Chef des Armées.
En souriant il lui dit:


"Et bien qu'il en soit ainsi mon Roi, j'utiliserais tous mon talent et mon esprit combatif contre vous en espérant que vous en ferez de même."

Nuran regarda son demi-frère, il sentis une sorte de connexion, de liaison entre eux. Le visage de son frère était légèrement orné d'un sourire, d'un regard montrant une certaine reconnaissance ou une certaine intimité.
Au fond de lui, Nuran ce disait que le combat entre eux serait peut-être au final un palier pour se connaitre plus et même justement se connaitre par coeur.
D'un coup le proverbe que Erin à Morzan lui revint en tête.
Il espérait que ses paroles seraient réelles. Une sorte d'excitation monta en lui, parcourant son corps.
Il ce mit d'un coup à rigolait ne sachant pourquoi.
Il s'arrêta après un bref moment et repris la discussion avec son frère.
ce dernier répondit aux paroles de Nuran sur le fait qu'il était un bâtard.
Il conseilla à Nuran de faire attention aux propos que des personnes pourraient dire et il était vrai Nuran était un peu impulsif il leur rentrerait dedans s'ils venaient à lui causer des torts, noble ou pas.
Mais ils n'auront rien à lui reprochait .

Nuran avait été choisi comme Chef des Armées par Erin lui-même, celui-ci voulait surement qu'il protège son frère mais lui donna aussi la protection de son royaume.
Ensuite Morzan, continua à lui donner cette confiance, il ne pouvait pas se permettre de décevoir la derniére volonté d'un homme mais encore moins décevoir la confiance de son demi-frère. Seule personne qui lui restait de son sang.
Nuran repris un air sérieux, il se mit à serrer les dents d'un signe montrant sa motivation et dit:


"Je serais plus qu'à la hauteur, dès mon enfance j'ai décidé d'être soldat et maintenant je suis arrivé au poste le plus haut. Erin m'a permis d'accomplir ce rêve et toi maintenant par ta confiance. Je ne suis pas prêt de l'oublier et je ne décevrai personne. Je me battrais comme mes hommes, quitte à mourir avant eux, mais je défendrais votre honneur mon Roi, jusqu'à la fin."

Nuran accentua le ton à la fin de son discours montrant sa volonté de ne pas décevoir.
Il mélangea respect et fraternité dans ses paroles. Respect envers son Roi et fraternité envers son demi-frère. Demi-frère dont il commençait à l'estimer de plus en plus.
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MessageSujet: Re: Discussion entre frères [PV Morzan]   Sam 26 Avr 2008 - 22:25

Nuran, en réponse à l’insistance de son jeune demi-frère, répondit qu’il n’était pas question de le traiter avec bienveillance parce qu’il était Roi. Dans son ton, plus que dans ses paroles, le jeune homme décerna l’accent de la vérité : cela promettait d’être un beau combat que, bizarrement, Morzan n’angoissait pas de perdre. Même s’il échouait, au moins, cela prouverait que son choix était le bon. Et puis, après tout, il ne se débrouillait pas si mal une lame à la main !
Nuran lui retourna d’ailleurs la demande, à savoir qu’il ne voulait pas bénéficier d’un régime spécial. Le jeune Roi sourit à l’adresse de son frère, avant de répondre d’une voix présomptueuse, démentie par le sourire qu’il avait sur les lèvres et qui disait qu’il n’en pensait pas un mot.

Un Roi ne fait jamais de cadeau.

Plus sérieusement, il reprit.

Mais puisque tu le veux, moi non plus, je ne t’accorderai aucun traitement de faveur. Un vrai combat entre soldats, voilà que ce sera. Entre frères d’armes.

Il avait ajouté le dernier terme avec un sourire malicieux, avant de détourner les yeux pour les poser sur Vent-Gris, immobile à ses côtés. Frères d’armes… ou frères tout court. Il lui semblait qu’il était encore trop tôt pour qu’il considère Nuran comme son frère, ce qu’il était, après tout. Les liens du sang étaient pour l »instant remplacés par de l’amitié, mais Morzan se doutait que cette relation ne lui suffirait pas. Comme tous les enfants uniques, il avait toujours rêvé d’avoir un frère caché, mais pour lui, ce rêve s’était concrétisé avec la princesse amazone. Il avait transformé Idril en petite sœur, prenant le rôle de grand frère. Mais maintenant, il avait un vrai grand frère, et il devait s’avouer qu’il appréciait cet état de fait, même s’il lui avait fallu quelque temps pour le comprendre.

La conversation dévia sur un terrain plus dangereux, mais le Roi fut gré à son frère d’aborder le sujet. Il savait que Nuran aurait des difficultés, il en était conscient mais pourtant, faire de lui le Chef des Armées des Ombres semblait être un bon choix. Sans oublier, comme l’avait souligné quelques conseillers, le côté politique de la chose : Nuran lui devait une faveur et qui plus est, il lui était tout dévoué.
Quelques mauvaises langues auraient rétorqués que donner le commandement des armées à un homme qui peut prétendre devenir roi à la place du Roi (et non pas calife à la place du calife XD) étaient plutôt dangereux, mais Morzan avait fait la sourde oreille.

Quoi qu’il en soit, Nuran lui assura qu’il se montrerait à la hauteur, défendant son honneur jusqu’à la mort. Morzan ne répondit pas à cette promesse, se contentant d’un petit geste de la tête. Il se sentait fatigué, brusquement, fatigué de devoir ainsi jongler entre politique et vie privée, pour finalement n’être que Roi, et non plus Morzan.
S’il n’avait pas été Roi, nul doute qu’il aurait déjà prit son frère dans ses bras, qu’ils auraient été faire une ballade à cheval, une passe d’armes, bref, tout ce que faisait les frères ensemble. Mais il ne pouvait pas…

Le jeune roi se frotta les yeux en soupirant, avant de se tourner vers le chien-loup qui le regarda en remuant la queue. Morzan lui sourit, un peu rasséréné, et se tourna vers son frère.

Merci d’avoir répondu à mon invitation. Je voulais te parler, et je n’ai pas été déçu. Nous nous reverrons demain, sois en sûr. Un Roi ne peut décevoir ses troupes.

Conclut-il avec un nouveau sourire.
Sur ce, Morzan salua son frère avant de tourner les talons, Vent-Gris sur les talons. Bien qu’il eut apprécié cette conversation, le devoir l’appelait.

[Un peu court, désolé.
Tu veux répondre, ou on peut considérer que c’est la fin ?]
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Discussion entre frères [PV Morzan]

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