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 Vive les mariés !*

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Ectoplasme
¤ Incarnation du Destin ¤


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MessageSujet: Vive les mariés !*   Dim 20 Nov - 19:27


| Vive les mariés ! |

Fin de matinée et une bonne partie de l’après-midi, Sixième Jour,
Seizième semaine, An 835


Sont cordialement invités à participer à ce post :

Erendil San'Veck & Linnel San’Veck
Toute personne susceptible d'être présente sur les lieux :
Isunär Lusur, Lucïa Lusur, Unohaldan Foth, Ionel Ser'Tenak,
Morzan Terinfiel et sa suite, Afedia Fenril et sa suite, Les époux Bennefoy et leur suite,
Alphaïde Elwing et sa suite ...


Le palais Orthodoxe venait de devenir le lieu d'une effervescence inhabituelle. Les préparatifs pour fêter le mariage du monarque et le couronnement de la nouvelle reine avaient commencé la veille. Ainsi, cette journée devait être parfaite et rien ne devait être laissé au hasard. Décorateurs, fleuristes, musiciens avaient pris possession des lieux, se succédant et se mélangeant pour mettre en pratique leur savoir-faire. Un soin particulier avait été apporté à la décoration : les couleurs orthodoxes avaient été mis en avant au travers de banderoles et de rubans en soie, habillant ainsi le plafond de la salle des festivités. Dans un coin de la pièce, les cadeaux offerts aux nouveaux mariés avaient été regroupés pour que tous et toutes puissent en profiter. Sur le mur du fond, deux tableaux avaient été dressés, représentant pour le premier Erendil San'Veck et pour le second sa charmante épouse. Linnel Soma'Ren, maintenant devenue Linnel San'Veck, ne pouvait plus échapper à son destin et devait assumer la nouvelle charge qui pesait sur ses frêles épaules : être une épouse modèle. Mais pour l'instant place à la fête et à la joie. L'après-midi devait être dansante, la salle était en configuration bal pour que les convives puissent prendre possession de la pièce autant que faire se peut. Un buffet était également à disposition des invités pour qu'ils puissent se restaurer entre deux pas de danses. Ce dernier était parsemé de multiples pétales de fleurs ainsi que de compositions florales parfumées. L'orchestre, au fond de la pièce, enchaînait les morceaux joyeux et festifs pour le plus grand plaisir de la salle.

Néanmoins, la mariée restait l'attraction principale de cette journée. Tous et toutes se précipitaient à ses pieds pour lui parler et obtenir ses faveurs, tandis qu'Erendil pouvait profiter de sa liberté retrouvée. Les souverains étrangers et leur suite étaient également de la partie, profitant des festivités et célébrant dans la joie et la bonne humeur ce mariage qui allait certainement marquer un tournant pour le royaume...


_________________

Je suis votre passé, votre présent, votre futur.
Je suis le seul maître de votre Destin.
Vous ne pourrez pas m'échapper ...
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Linnel San'Veck
Meilleure Gwendirienne
de l'année

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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Dim 27 Nov - 18:49

Lorsque Linnel passa les portes de la salle des festivités, elle fut tout d'abord émerveillée. Elle avait beau avoir tout prévu, et avoir eu un aperçu de tout, la salle dans son entier, avec l'orchestre, les fleurs, et les invités comblait toutes ses attentes. Lorsque la jeune femme et son époux entrèrent, l'assemblée se baissa en une révérence, accueillant les nouveaux époux. La quasi intégralité des invités étaient déjà dans la pièce, puisque que le couple était resté au temple le temps de recevoir les félicitations, puis il avait fallu reprendre l'allée en sens inverse, afin de retrouver le cortège, et prendre le temps de saluer le peuple orthodoxe venu voir leur nouvelle reine.

Linnel devait bien l'avouer, elle avait l'estomac dans les talons, et elle n'aspirait qu'à rejoindre le buffet et la table d'honneur. Mais si cette idée avait l'air simple comme ça, elle ne l'était finalement pas tant que ça. En effet, entre elle et le buffet se trouvait des dizaines, voir peut-être des centaines de personnes, qui souhaiterait surement la féliciter de nouveau, ou bien pour la première fois car il n'avait pas eu la patience d'attendre dans le temple, peut être même lui poser des questions à propos des rumeurs qui avaient couru sur sa robe.

Elle entama donc la grande traversée, réussi à esquiver poliment des grands bavard, pris néanmoins le temps de remercier Sieur Lusur pour son aide et pour le féliciter pour le résultats final. Après un temps finalement pas si long que ce qu'elle n'avait craint, elle parvint au buffet, où les serviteurs s'empressèrent de satisfaire ses envies. Il avait du bon d'être reine, et la mariée de cette réception. Une fois son assiette remplie - de façon modérée toutefois, son corset ne lui permettant aucun excès, même petit- elle rejoignit la table d'honneur. De sa place, elle surplombait la salle entière, et pouvait donc voir aussi bien l'orchestre et les danseurs, que le buffet.

Une fois rassasiée, elle se leva et se mêla aux convives, tentant de satisfaire toute personne souhaitait lui adresser quelques mots. Elle devait bien admettre qu'elle souhaitait ardemment que son époux l'invite pour une danse, ou bien même plusieurs, mais étant donné son goût pour les mondanités, elle devait bien admettre qu'elle n'était pas sur que cela se produise. Alors qu'elle le cherchait des yeux, son père, accompagné de ses petites soeurs, qui lui sautèrent au cou, et l’assommèrent de compliments, de questions et surement d'autres choses qu'elle ne fut pas en mesure de comprendre.
Leur père leur expliqua qu'elle aurait tout le temps par la suite de l'accaparait, mais qu'aujourd'hui n'était pas forcement le bon moment. Elle s'adressa ensuite à Linnel

Je sais que nous avons eu nos différents, mais accepterais-tu une dans avec ton vieux père?

La jeune femme acquiesça avec un sourire et prit sa main. Elle ne pouvait pas rester éternellement fâchée, et avec de la chance, cela donnerait une idée à son époux.
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Isunär Lusur
Charmant Séducteur


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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Ven 2 Déc - 19:28

Cette journée aurait pu être délicieuse, mais Isunär Lusur ne parvenait pas à profiter pleinement des festivités organisées pour célébrer le mariage de son Roi et de sa désormais Reine. Lui qui était d’ordinaire enjoué et optimiste semblait songeur, presque mélancolique. Lorsqu’on s’adressait à lui, il faisait comme si de rien n’était, offrant son plus beau sourire à ses interlocuteurs, mais le cœur n’était pas à la fête. Pourtant, tout le monde avait travaillé d’arrache pied pour que la cérémonie et les festivités soient parfaites, lui y compris. Il avait passé ces deux dernières semaines à régler les détails logistiques, pour que tout soit prêt en temps et en heure, et si ce n’était le retard dans la livraison de la robe de mariée, tout avait été livré dans les délais impartis. La fête était réellement somptueuse et nul doute que la principale concernée devait se réjouir de cette parfaite journée. Les convives, eux aussi, avaient l’air d’apprécier les efforts fournis et Isunär lui-même reconnaissait volontiers que tout était parfait. Enfin, presque.

Car si le cœur de notre bellâtre se trouvait alourdi en ce jour bienheureux, c’est qu’il avait passé beaucoup de temps en compagnie de la nouvelle Dame San’Veck et que quelques sentiments malheureux étaient en train de naître à l’égard de cette belle demoiselle. Ce qui chagrinait en réalité notre orthodoxe, c’est que Linnel allait épouser le pire des goujats ! Un malotru sans vergogne qui ne considérait la jeune femme que comme un utérus géant qui pourrait porter sa progéniture ! Il n’avait aucune considération pour son épouse, comme pour la plupart des femmes ! Et aveuglé par un entêtement profond, il gardait résolument des œillères sur le comportement de sa fiancée, ignorant volontairement les efforts qu’elle fournissait pour le satisfaire du mieux qu’elle pouvait ! Bah ! Quel gâchis de voir une si jolie fleur épouser un indélicat comme lui ! C’était la première fois que notre bellâtre ressentait de la colère contre quelqu’un, lui qui était une si bonne pâte d’ordinaire ! Il ne s’offusquait jamais de rien, ou assez peu pour ne jamais en tenir rigueur ! Et le Destin voulut que ce soit contre son roi qu’il ressentit autant d’amertume ! Quelle indélicate posture dans laquelle il venait de se fourrer !

Isunär avait quitté le Temple avant la fin de la cérémonie, car celle-ci lui donnait le vertige. Il avait prétexté quelques obligations au palais pour se soustraire à l’assistance. Et puis bon, ce n’était pas tout à fait faux. Il devait vérifier que tout était bien en place pour l’arrivé presque imminente des premiers convives. Bien évidemment, tout était encore parfait ! Comme si le monde entier s’évertuait à recracher au visage du courtisan toute cette injustice qu’il ressentait devant ces noces ! Tout était parfait, certes, mais Erendil ne remarquerait même pas à quel point Linnel s’était démenée pour que ça le soit ! Les premiers invités arrivèrent peu à peu et Isunär entreprit d’aller leur faire la conversation pour les divertir.

. . .


Les deux monarques étaient finalement arrivés à la salle des fêtes, où une grande ovation leur fut faite. Beaucoup voulurent leur parler, les féliciter à nouveau ou pour la première fois, avoir leur attention en quelque sorte. Avec leur arrivée, les convives purent finalement se servir copieusement au buffet, personne n'osant véritablement commencer sans les deux époux, malgré les encouragements des domestiques. Après quelques instants passés à jouer le paon avec les invités, Isunär fut approché par sa souveraine, qui le remercia pour son aide. Mal à l'aise, le courtisan s'inclina néanmoins respectueusement, une main sur le coeur, en évitant de faire tomber le masque ! Il aurait été inconvenant que la Reine voit à quel point cette réception lui pesait désormais. Avec un sourire, il la complimenta.

« Votre Majesté, c'est trop d'honneur, je n'ai fait que mon humble devoir. Je suis néanmoins satisfait que tout soit réussi à vos yeux. J'espérais secrètement que tout soit parfait pour vos noces, je sais à quel point elles vous ont occupé l'esprit et le coeur. Profitez bien de cette journée, Majesté, et veuillez m'excuser. »

Isunär prit congé de sa souveraine, trop effrayé à l'idée qu'elle puisse remarquer son humeur distante. Il décida alors d’aller prendre un peu l’air, l’atmosphère était étouffante en ces lieux ! Et pas seulement parce qu’il faisait chaud ! Il se dirigea donc vers les jardins et décida de parcourir les allées pour se dégourdir les jambes. C’est alors qu’il tomba nez-à-nez avec le Capitaine Unohaldan Foth qui semblait avoir l’humeur aussi sombre que celle que s’évertuait à cacher le gentilhomme. Surpris, ce dernier ne put s’empêcher de questionner le soldat :

« Capitaine, quelle surprise ! Ne profitez donc vous pas de la fête ? »

_________________


« Respecter une femme, c'est pouvoir envisager l'amitié avec elle ;
ce qui n'exclut pas le jeu de la séduction, et même, dans certains cas, le désir et l'amour. »


:: Isunär, dans toute sa splendeur ::
 


Dernière édition par Isunär Lusur le Dim 4 Déc - 23:11, édité 2 fois
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Afedia Fenril
Lapine d'Ardiosis


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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Dim 4 Déc - 11:46

Le buffet orthodoxe avait décidément un avantage certain face au dîner organisé à Sudorna en début de semaine. En effet, lors d'un repas, les convives devaient attendre patiemment, plats après plats, que le dessert, ou autre chose, arrive. Ici, grâce à ce genre de buffet, les mets étaient en libre-service que ce soit l'entrée, le plat de résistance ou le dessert. Ainsi, tout le monde était content, surtout Afedia. La nouvelle reine des druides pouvait donc se servir du dessert avant tout autre chose, voir ne manger que des gâteaux tout au long du repas. Elle tachait néanmoins d'éviter de passer pour une goinfre, piquant uniquement de temps en temps un mets ou deux entre deux discutions, sans jamais vraiment s'éloigner du buffet.

L'assiette pleine, la lapine réalisa néanmoins que c'était une perte de temps considérable que de passer sa journée collée contre la table du buffet à se goinfrer. Laissant ses amis druides pour partir à l'aventure de rencontres plus palpitantes, elle remarqua que la nouvelle souveraine d'Iboa était partie conquérir la piste de danse aux bras d'un vieux monsieur... son père certainement. N'accordant pas plus d'importance que cela à la Reine Orthodoxe, la druidesse préféra jeter de rapides coups d'œil à sa gauche et à sa droite, histoire de voir qui elle allait pouvoir importuner. Dans un premier temps, elle ignora le couple impérial, ne voulant surtout pas parler à Eleade, avant de se résigner à ne pas aborder non plus le Roi des Ombres qui semblait rêvasser dans son coin. Non, le nouveau marié nouvellement abandonné par son épouse semblait un choix beaucoup plus judicieux et intéressant pour le moment.

Donnant son assiette pleine à l'un de ses serviteurs qui ne l'avait pas décollé, Afedia esquissa toute seule quelques pas de danse, tout en se dirigeant vers le monarque Orthodoxe entouré de quelques nobles de son royaume. Ces derniers s'écartèrent comme par magie lorsqu'elle fut à proximité de sa cible, saluant gracieusement la nouvelle souveraine de Sudorna comme son nouveau rang le voulait. Puis à son tour, elle fit une révérence au souverain Orthodoxe, voulant lui montrer sa sympathie et surtout, n'oubliant pas les idées misogynes de ce dernier. Un large sourire sur les lèvres, la lapine se redressa et lui présenta de nouveaux toutes ses félicitations pour son grand mariage :

« Majesté ! On dirait que le mariage a déjà des effets positifs sur vous. Vous êtes rayonnant ! »

Que de moqueries dans ses propos... Personne ne pouvait s'y méprendre, car Erendil San'Vek était tout sauf souriant, attitude étrange alors qu'un mariage devait être un évènement joyeux. Malheureusement, les mariages d'intérêts étaient courants et hommes ou femmes devaient faire avec. Les Roi et Reines n'y échappaient donc pas, ils étaient d'ailleurs les premiers à en souffrir. Afedia frissonna alors, espérant ne pas devoir à son tour passer à la casserole, comme elle le disait si bien, en épousant elle ne savait trop qui. Enfin, même si le Roi se devait d'épouser une femme pour lui donner un héritier, rien ne l'empêchait d'aller voir ailleurs quand bon lui semblait. Et ce n'était pas ici, chez les Orthodoxes, que les hommes allaient avoir des cas de conscience envers leur femme légitime... n'est-ce pas ?
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Sveinn Westerberg
Poète Charmeur


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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Mar 6 Déc - 1:02

Sveinn avait suivi la cérémonie du mariage des souverains orthodoxes avec un certain intérêt. Assis parmi un groupe de nobles de son propre royaume, il avait observé avec calme l’échange des vœux. Il n’avait pas pu s’empêcher de se sentir assez désolé pour la jeune épouse, qui ne mariait définitivement pas un homme facile. Si l’Humain ne visitait pas les terres du Mont Erild si souvent, il en savait assez sur Erendil San’Veck pour savoir quel genre de personne il était, ou du moins, quel genre de personne il laissait paraître. Misogyne jusqu’à la moelle, le souverain n’était pas exactement connu pour avoir les femmes en haute estime et Sveinn s’était dit qu’être l’épouse d’un tel individu devait être un combat de tous les jours. D’ailleurs, selon l’érudit, Erendil n’avait montré aucun signe d’une affection quelconque pour celle qui allait partager sa vie probablement pour toujours. Quelle solitude ce doit être, avait-il songé, de prendre pour moitié une personne de qui on se fiche royalement. Mais bon. Qui était-il pour juger de la situation?

Après la cérémonie, Sveinn avait attendu un brin pour présenter ses hommages aux époux, mais la file l’avait découragé. Il avait alors figuré que laisser les personnes plus importantes féliciter le roi et la reine était de mise et s’était dirigé vers la sortie.

C’est ainsi là que Sveinn, plus élégant que jamais, réussit à kidnapper Lucïa après avoir échangé quelques bons mots avec le père de celle-ci. Il prenait le temps de lui faire la conversation pour le rassurer qu’il prendrait soin de sa fille. Il en profita aussi pour lui demander où se trouvait son cher ami Isunär. Apparemment, celui-ci avait quitté avant la fin de la cérémonie. Eh bien, Sveinn se contenterait donc de le saluer aux festivités, vers lesquelles il se dirigea avec son admirable compagne.


***


Sveinn arriva à la salle des festivités en compagnie de Lucïa, avec qui il avait bien entendu entretenu une conversation charmante sur le chemin. Il balaya les lieux du regard, se disant qu’Isunär et les autres avaient fait un boulot extraordinaire, car tout semblait absolument parfait. Plusieurs personnes étaient déjà là et, comme les souverains étaient un peu moins accaparés qu’au temple, Sveinn proposa à Lucïa d’aller les féliciter ensemble. Entraînant la jeune femme avec lui, l’érudit attendit patiemment son tour pour ensuite se trouver face aux époux. Il s’inclina poliment, puis posa son regard mordoré sur eux et déclara :

« Mes félicitations, Vos Majestés. La famille Westerberg vous souhaite le plus grand des bonheurs. »


Le regard de Sveinn croisa un bref instant celui d’Erendil et, à cet instant, l’Humain songea qu’il aimerait sans doute discuter un jour avec cet homme, qui lui semblait être un homme… complexe. Mais le temps n’était guère aux longues conversations. Bien des invités désiraient parler au souverain et à sa femme, et le roi ne devait pas porter plus d’intérêt à Sveinn qu’il le fallait. Après tout, il n’était qu’un noble parmi d’autres.

Quoiqu’il en soit, Sveinn sourit et laissa place à Lucïa pour qu’elle puisse présenter à son tour ses vœux. Quand elle eût terminé, il l’emmena plus loin afin qu’ils se sustentent un brin. À ce sujet, l’érudit murmura discrètement à sa compagne, le regard espiègle :


« Je meurs de faim depuis au moins une demi-heure, j’ai même craint que mon estomac parle à ma place lorsque nous sommes allés voir le roi et la reine! »

Sveinn éclata d’un rire franc, puis aida Lucïa à se servir ce qu’elle désirait. Tandis qu’il mangeait, il jeta un coup d’œil autour de lui. Aucune trace d’Isunär Lusur. Vraiment, c’était un fantôme, celui-là!


« J’espère bien que vous me laisserez le plaisir de vous faire danser, Mademoiselle Lusur? »


[HJ : Lucïa, si quelque chose ne te va pas, fais-moi signe!]
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Lucïa Lusur
Dame Effrontée


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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Dim 11 Déc - 17:06

Son choix pour le mariage était entre deux tenues, l’une d’un violet profond où le manteau-de-robe laissait entrevoir une sous-jupe d’un rouge vif ; l’autre d’un turquoise nacré.
Ce fut la robe d’Azur qu’elle choisit, c’était une longue robe d’un lourd satin, sur laquelle retombait une myriade de cabochons, qui lorsque les plis se cassaient ou bien s’ordonnaient en retombées brillantes projetaient des reflets d’un bleu pur, accompagnant chaque mouvement de leurs éclats somptueux et irisés comme celui d’une aurore.
Le corset et le plastron raidi par le busc étaient du même ton moiré. La ligne du décolleté suivait la courbe douce de ses épaules et laissait libre la naissance de ses omoplates, encadrant son cou dont la blancheur se dégageait de cet écrin. Lucia regarda son reflet dans la psyché, La jeune fille sourit face cette vision.
« J’aurais fait un effort pour le mariage et pour Sveinn! » Hormis la robe qui la découvrait un peu plus que de coutume et qui mettait en valeur sa gorge, elle était identique. Maquillage léger et coiffure relevée ou quelques gemmes se perdaient pour faire écho à la robe.
Son inspection se prolongeait jusqu’au moment où sa sœur déboula et l’envoya plus loin d’un coup d’épaule.
« Tu as assez monopolisé le miroir. C’est à mon tour maintenant, je dois paraitre à mon avantage… » Dit la benjamine des Lusur en enfilant la robe délaissée par son aînée.
Regardant vers sa sœur, Lucïa se disait que cette robe était à son image et qu’elle exprimait sa personnalité. Le violacé et le rouge de la robe montrait l’éclat de son caractère exalté.
Soudain, Lucia déclara d’une voix impérieuse : « Allez dépêchons-nous, sinon nous serons en retard au mariage et je ne le souhaite aucunement…. » Bousculant Anna, qui s’attardait, Lucïa par cette attitude déclencha le signe du départ vers le temps de Thor.
[…]


La famille Lusur arriva dans le temple peu après le roi et la reine avec le reste des nobles du royaume. Lucïa s’assit avec sa sœur et ses parents un peu en retrait de l’autel et des rois étranger. La jeune Orthodoxe goutait avec plaisir le retour dans ce lieu, qui pour elle était important, telle une âme en peine elle se désolait de ne pas avoir trouvé le temps de retourner dans cet endroit de paix. Mais avec les attentats contre le temple et les ennuies dans lesquels elle s’était fourré ce jour-là justifiait en partie.

Anna d’un coup de coude dans les côtes de Lucia lui lâcha dans un murmure, l’un de ses commérages dont elle avait le secret : « Je me demande pourquoi c’est elle qui a été…. » Lucia stoppa net sa sœur dans ses bavardages indésirables : « Car elle sait se taire contrairement à une personne que je connais…N’est-ce pas Anna ? De plus Isunär la trouve fort capable, donc fie toi à son jugement. Il est plus aviser que des sottes comme nous. » La conversation fut close par cette phrase, Lucïa se retourna vers la cérémonie qui avait lieu. Le dos droit et le port haut pour apercevoir l’évènement.
La cérémonie fut belle, mais concise. Ce qu’on pouvait apprécier lorsque la patience n’était pas dans ses vertus ; voir si le déni complet des activités mondaines était profondément marqué. Et quand on connaissait le roi de la nation de Thor, on comprenait fort bien pourquoi les évènements tournaient de cette manière.
La cérémonie s’acheva sur l’échange des vœux des rois et par les applaudissements de la foule où toute sa famille participa de bon cœur. Lucïa partit sans attendre pour souhaiter ses félicitations, suivant son père qui laissait les rois des autres nations s’en charger en premier.

Ainsi, lui et sa famille sortir en dehors du temple et ce sera que quelques instants plus tard que son cavalier s’en échappa à son tour. Souriant comme toujours, ans un costume de satin noir. Il était élégant et après avoir rassuré son père et échappé avec quelques difficultés à sa cadette, qui minaudant devant le sieur ne voulait pas le laisser partir, surtout avec Lucïa.

[…]


Ils échappèrent à Anna lorsqu’ils arrivèrent à l’entrée de la salle des fêtes, la jeune bavarde ayant aperçût ses amies s’envola dans leurs directions.
Avec un soupir de soulagement, Lucïa s’excusa pour sa sœur qui voyait tout homme à son goût comme être un mari potentiel. Le spectacle de l’endroit où ils entrèrent était époustouflant. Son frère lui avait jeté quelques mots au sujet de cet endroit, mais elle n’aurait pas imaginé que le spectacle aurait été si agréable à l’ œil.
« La reine et mon frère on fait un très beau travail…. » Dit-elle en s’en allant féliciter ses monarques aux côtés de Messire Westerberg, elle resta silencieuse durant le trajet et l’attente de leur tour. Lorsque Sveinn acheva de féliciter Erendil et Linnel, Lucïa fit une profonde révérence.
« Mes félicitations, vos majestés. Merci pour ce cadeau que vous faites à la nation Orthodoxe, elle saura vous en être grée. » Elle tourna vers Linnel et lui fit un tendre sourire « Majesté j’aurais un peu plus tard un présent particulier à vous offrir. » Sur un dernier sourire elle s’éclipsa en compagnie de son chevalier servant.

Perdue dans ses pensées après cette « entrevue » des félicitations, Lucïa observa d’un œil tranquille sa nouvelle souveraine qui s’en allait sur la piste, Linnel ne devait pas avoir la conscience du spectacle qu’elle offrait. Jeune mariée dans sa robe d’un blanc immaculé, la reine ouvrait la ronde avec un homme d’âge mûr. Elle était radieuse, baignée par la lumière du soleil à l’approche de son zénith, elle resplendissait et éclipsait toutes les dames présentent, même si toutes rivalisaient de splendeur. Dans ce spectacle, le sourire et la douceur qui se dégageaient de Linnel attendrirent et peinèrent Lucïa.
Tout le monde dans l’assemblée se doutait du sort que la jeune femme risquait. D’une prière muette envers le grand Thor, la jeune Lusur demanda aide et clémence envers cette femme.
Peut-être que le père de la nation Orthodoxe entendrait la prière de l’une de ses humbles servantes et qu’il pencherait sa mansuétude sur une « simple femme ».

Ses pensées furent remisent en place par son cavalier, le sieur Westerberg qui par un de ses discours amusants la fit sourire.
Lorsqu’il l’aida à se servir elle répliqua d’une voix amusée et où l’humour était au rendez-vous : « Heureusement que votre estomac s’est abstenu. Je n’aurais pas pu me représenter à la cour ! Cela donnerait quoi une dame de la noblesse qui n’ose plus approcher le palais royal ? Du n’importe quoi. » Elle acheva sa phrase par un doux rire, qui se prolongea quelques instants. Il semblerait que les deux personnages était l’un des « couples » le plus gaie de cet attroupement. Son hilarité se termina lorsqu’il lui présenta son assiette.
« Merci bien, mais je dois vous avouer que moi aussi je mourrais de faim. Et surtout qu’on est partit pour rester jusqu'à assez tard dans la soirée. Du moins, ce serait fort logique.
Sinon, je n’ai pas eu le temps de vous dire avec Anna qui essayait de vous accaparer. Mais vous êtes magnifique vêtu de la sorte. »
Elle inclina diligemment la tête, puis en souriant doucement avec dans ses prunelles une douce flamme pleine de malice.
« J’accepterais avec joie de danser avec vous….Mais qu’est-ce qui me garantit que mes pieds resteront entier ? Surtout avec ce que vous m’avez parlé lors de la nuit de mon retour » Son sourire s’agrandit davantage. « Alors Messire ? »


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J'ose tout ce qui sied à un Homme, qui n'ose plus n'en est pas un.


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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Dim 11 Déc - 20:47

Quelle idée ? En tout cas pas celle d'inviter son "épouse" à danser. Ces festivités l'horripilaient déjà et le souverain rongeait son frein, attendant que la journée se termine en un claquement de doigts, comme si une telle chose était seulement possible. Mais bien sûr, ce n'était pas le cas et il devrait subir les compliments, l'attente, les discussions stériles quand il y avait tant de choses plus importantes à faire que manger, boire et danser.

Mais aussi allergique était-il aux mondanités, Erendil faisait bonne figure. Il ne fallait pas compter sur un sourire, ce n'était pas dans ses habitudes, mais il répondait presque aimablement aux propos qu'on lui tenait, même s'ils étaient dénués d'intérêts. Il serrait des mains, s'inclinait brièvement devant les dames et entre chaque courbette et poignée de mains, son esprit s'envolait loin de cette salle des festivités bondée.

La file des invités paraissait sans fin et Erendil avait pris son partit de subir les examens approfondis ou non de tous ceux qui passaient devant lui. Il ne broncha pas plus quand arriva le tour de Sveinn. Il le remercia d'un raide hochement de tête et pensa à part lui qu'il ferait mieux de lui souhaiter bien du courage, plutôt que le bonheur.

- Nous espérons que vous profiterez comme il se doit de ces festivités, répondit-il mécaniquement en passant à la suite.

Il s'inclina rapidement devant celle qui formait la suite de cette interminable procession, mais tout avait une fin, heureusement, et le monarque put s'éloigner et rester en compagnie d'un nombre restreint de personnes, toutes membres de son conseil, ministres ou conseillers, justement. Il comprit que sa tranquillité allait être mise à mal quand il vit que tout ce beau monde reculait et il se retourna pour faire face aux problèmes, en retenant le soupir qui lui brûlait pourtant les lèvres.

Erendil resta sans réaction aux propos de la nouvelle reine des Druides, paraissant réfléchir à la façon dont il lui fallait réagir à ce manque flagrant de subtilité. La présence d'Afedia Fenril n'était pas foncièrement utile, mais il fallait savoir flatter l'égo des petites gens pour obtenir ce que l'on voulait d'eux par la suite. Et elle était proche d'Ardiosis Bennefoy. Erendil ne savait pas jusqu'à quel point, mais tant que le Seigneur Nordique lui était utile, alors son jouet l'était aussi. Mais il était vrai aussi qu'il avait espéré (un peu) que cette dinde soit intelligente, ce qui ne semblait pas être le cas. Les femmes, sauf cas exceptionnel comme sa mère, faisait de mauvaises reines, elles n'avaient pas les épaules assez larges pour ce genre de responsabilités, alors une gamine à peine pubère, il ne fallait pas en parler.

Finalement, le monarque opta pour un signe de tête distant pour saluer l'arrivée de la reine étrangère à ses côtés. Et pour l'ironie également, car il était très mauvais quand il s'agissait de paraitre sincère quand il sortait des gentillesses.

- Quel homme ne serait pas rayonnant en pareille circonstance ? Une épouse charmante, des invités spirituels.... Mais vous le comprendrez certainement mieux quand votre tour sera venue, je n'en doute pas.
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Alphaïde Elwing
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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Mar 13 Déc - 18:46

    Alphaïde leva ses doux yeux noirs sur les bannières qui ceignaient la salle de Bal. Dans le Palais des Orthodoxes, la fête consacrée au mariage de Sir San'Veck et de la charmante Dame Linnel battait son plein. Les couleurs des souverains flottaient de toutes parts, au son des luths, des harpes et des flûtes. La musique enchantait l'air comme l'odeur de l'immense buffet embaumait la salle. L'atmosphère était pour tout dire saturée, mais ce dans une harmonie presque désarmante. Il ne s'agissait pas là du mauvais goût d'un organisateur stupide mais d'un esprit fin et perfectionniste qui mêlait la profusion des mets et des bardes, de façon à perdre à la fois l'invité et à l'exalter. Tout était magnifique, des parures des convives à la décoration. Les enfants de Thor désiraient apparemment que tous et toutes se souviennent de cet instant.

    Mais la Reine de Nymphes ne désirait pas s'attarder en ces lieux. Le meurtre de sa cousine était encore trop présent dans son esprit pour qu'elle puisse avec plaisir se joindre à la fête. Dans le temple de Thor, quelques minutes plus tôt, elle avait baissé la tête et fermé les yeux priant secrètement pour que les dieux enfin les protègent. Qu'ils gardent l'union des Orthodoxes mieux qu'ils préservaient la vie des Nymphes. Non vraiment son cœur ne pouvait se réjouir pleinement du bonheur affiché par les monarques du royaume.

    D'ailleurs, à l'instant occupé à parler avec la Reine des Druides, Sir Erendil ne semblait pas particulièrement ravi de la situation. De l'autre côté de la salle, bien entourée, la nouvelle reine - elle - rayonnait dans sa belle robe. Un corset et des perles à profusion qui ravissaient Alphaïde autant qu'ils l'étonnaient. C'était à la fois beau et d'une pesanteur terrible. Cela seyait plutôt bien à ce peuple aux côtés duquel, la nymphe se sentait minuscule. Même Linnel semblait infiniment plus forte qu'elle, capable de la jeter à terre d'un revers de la main. Pourtant, la bonté qui irradiait son visage ne pouvait décemment pas permettre à Alphaïde de songer à une telle chose. A son bras était pendu un très vieil homme qui semblait à la nymphe vieux comme le monde. Mais qui, sans doute, était à un âge raisonnable pour ses parents. Abîmée dans cette contemplation, la Reine se surprit à marcher dans leur direction.

    La souveraine était revêtue de la tenue officielle et avait délaissé pour cette heureuse occasion les vêtements de deuil qui hantaient encore ses pas. Elle arborait les couleur des nymphes, un long manteau d'un vert tendre et léger, tenu autour d'une robe vaporeuse et nacrée par une large ceinture blanche. Autour de ses poignets que les manches amples de sa tenue dénudaient, brillaient des bracelets d'or dont la finesse rivalisait à peine avec ses boucles d'oreilles. Tout en ivoire et en métal elles brillaient comme deux soleils autour de la nuque dégagées de la nymphe. Lorsqu'elle marchait, ses bijoux teintaient comme du cristal, et oscillaient doucement au rythme de sa démarche majestueuse. Elle n'avait certes pas le pied dansant de ses sœurs et sujets mais il se dégageait de sa personne quelque chose de fatalement différent du reste de l'assemblée. Fort peu nombreuses, les femmes-fleurs paraissaient bien étranges au centre des convives dont les apparats et les coiffures ne ressemblaient en rien aux leurs. D'autant qu'aujourd'hui, les elfes étaient absents.

    Lorsqu'elle fut à la hauteur de Linnel, le sourire se dessina sur les lèvres roses de la Reine des nymphes. Elle adressa un regard plein de douceur et de chaleur à son homologue Orthodoxe.

    « Pardonnez moi, Dame San'Veck mais je n'ai guère eu l'occasion de vous féliciter lors de la messe du Temple de Thor. »

    Alphaïde penchant légèrement la tête sur le côté et laissa échapper un petit rire joyeux qui ressemblait à un chant d'oiseau.

    « Je vous souhaite un heureux mariage. Que Jord vous accompagne. »

    Sincèrement, Alphaïde pensait ce qu'elle disait. Malgré les attentats qui avaient frappé leurs pays, et les temps troubles qui enserraient cette cérémonie la jeune nymphe espérait naïvement que Linnel pourrait vivre sereinement. Certes, elle connaissait mal son nouvel mari, et sa réputation n'était guère élogieuse lorsqu'il s'agissait de femmes. Mais se contraindre à accepter la fatalité n'était pas une chose que faisaient bien les nymphes. Comme son peuple, Alphaïde avait envie de percevoir la lumière même au milieu de la nuit.
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Arawn Trakhan
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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Jeu 15 Déc - 18:49

Arawn avait suivi, Alphaïde toute la cérémonie, restant à quelques pas d'elle. Une présence relativement discrète, enfin façon de parler car le fait que la reine des nymphes ait dans son escorte un homme était assez étrange aux yeux de certains. Arawn était peut-être noble, au final il était plus ici en tant que garde qu'autre chose, d'autant qu'on lui avait présenté de cette manière. Cela lui importait peu, après tout, il ne connaissait guère de monde chez les orthodoxes du milieu à part de vue. Il lui fallait néanmoins jouer sur les deux plans.

Le plus embêtant dans cette histoire avait été de trouver une tenue pour planquer tout son attirail et il avait dû se résoudre à laisser sa dague, ne gardant que ses couteaux dissimulés. Le voilà donc suivant la reine dans une tenue assez simple et sobre avec une pantalon et une grand veste. Il jeta un œil à la salle, richement décorée avec un immense buffet digne d'un roi. D'un autre côté... . Il ne put s’empêcher de lâcher un petit « pfff  », se demandant ce qu'il fabriquait ici. Si, il était là pour Alphaïde, ce qui était une raison suffisante. En plus que cela soit son travail, il faisait partie des nymphes et devait veiller sur leur reine dans ce sombre contexte qu'ils vivaient. Son regard se reporta sur Alphaïde qui avançait vers la nouvelle reine se tenant aux côté d'un vieil homme devant être son père. Ellene semblait pas des plus à l'aise. Il fallait dire que le contexte aux Bois Sombres n'était guère des plus réjouissant et elle devait avoir en partie la tête ailleurs.

Alphaïde arrivant vers la mariée, Arawn s'arrêta laissant parler la reine des nymphes pour exprimer ses vœux. Une fois cela fait, Arawn avança de quelques pas, restant juste derrière Alphaïde et salua Linnel en s'inclinant.

- Tous mes vœux également majesté. Comme vous ne me connaissez pas, permettez-moi de me présenter. Arawn Trakhan, fils de Lysithea Trakhan de la maison nymphale du même nom.


Formule très protocolaire, mais c'est ce qu'il fallait. Il pensait néanmoins vraiment ses vœux pour Linnel, vu ce qu'il avait entendu sur le roi orthodoxe. Un homme traitant de manière assez particulière les femmes. Mais qui sait, sa nouvelle femme le changerait peut-être. On lui avait dit un jour qu'elles pouvaient vous faire prendre un virage à cent quatre-vingt degrés parfois. Une raison suffisante qui l'avait poussé à esquiver une d'elle sentant qu'elle tenterait un jour ou l'autre de le remettre sur le droit chemin. Pour le moment ce qu'il avait vécu après lui donnait plus ou moins raison, il n'avait été ni attrapé ni pendu et désormais ceci était plus ou moins derrière par la force des choses.. Il recula ensuite d'un pas, chassant ses réflexions et laissant les deux reines discuter, regardant un peu autour de lui de nouveau.

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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Sam 17 Déc - 19:27

Souriant en coin, la lapine ne fut pas déçue par la réaction de l'homme du jour. Néanmoins, malgré le caractère sarcastique de ses propos, le monarque Orthodoxe n'avait pas l'air aussi terrible que la légende voulait le faire croire. Les apparences étant souvent trompeuses, mieux valait donc se méfier, mais la druidesse avait la sensation qu'Erendil San'Veck était un homme on ne peut plus banal... c'est-à-dire qu'il n'était pas plus malin qu'un autre avec un organe génital greffé à l'intérieur du cerveau...même si Afedia ne pouvait pas véritablement vérifier ce dernier point... pour l'instant. Seulement, la description que l'on donnait de lui dans tout le Gwendir ne pouvait pas non plus venir de nulle part, c'était pourquoi la lapine avait envie de creuser encore un peu pour voir de plus près si l'homme était à la hauteur de la légende !

« Oh vous savez, je ne suis pas certaine que je puisse bénéficier un jour des bienfaits du mariage ! Je ne suis pas le genre de femme à me lier à un homme pour l'éternité. J'aime beaucoup trop ma liberté ! Malheureusement, nous n'avons pas toujours le choix je vous l'accorde... »

Jetant un coup d'œil discret à Eleade, qui avait su attirer des nobles autour d'elle, Afedia eut un petit gloussement avant de reporter son attention sur l'homme de la journée.

« Et je ne voudrais surtout pas trainer derrière moi cet époux comme un boulet dont on ne peut se défaire... Lâcha-t-elle, en désignant d'un geste de tête la Reine des Humains comme cible de ses propos. »

La lapine était d'une extrême mauvaise foi, elle ne pouvait décidément pas le nier. Eleade était une personne brillante de par son instruction et de par son savoir, mais Afedia avait une envie naturelle de se moquer d'elle... La Reine des humains l'agaçait en fin de compte...

En attendant, si elle ne souhaitait pas de mari, il restait à régler le problème du successeur, c'est-à-dire de cet enfant que le peuple attendait en général impatiemment de la part de son monarque, pour que l'avenir du royaume soit assuré... mais pour le moment, Afedia ne se posait pas encore de questions. Si elle voulait un enfant, elle n'avait pas besoin de s'enchaîner à un homme devant Mani jusqu'à ce que la mort les sépare. Elle choisirait plutôt un homme qui pouvait faire office de géniteur, avant de le mettre dehors à grand coup de pied au cul. Ou alors, elle en choisirait un qui pourrait servir ses projets… C'était aussi simple que cela...

« Pardonnez-moi de passer du coq à l'âne, mais j'aimerais vous remercier d'avoir envoyé un émissaire vous représenter lors de mon couronnement. Certain n'ont pas eu votre délicatesse je dois l'admettre... Et j'espère également que le cadeau que nous vous apportons aujourd'hui vous comblera. C'est notre grand conseiller, Niarus Faldor, qui en a eu l'initiative. S'il n'est pas à votre goût, je me chargerais de vous faire préparer autre chose cela va sans dire... »

Le buste était une idée comme une autre, peut-être qu'Erendil ne s'y retrouverait pas dans cette sculpture qui avait pourtant été réalisée par un grand maitre. Néanmoins, Afedia tenait à paraitre à la disposition de ce souverain, car si les résistants étaient unis dans leur bataille, il devait en être de même pour ceux dans le camp des impériaux... Néanmoins, quoi qu'il advienne, sa loyauté première irait à Ardiosis.
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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Dim 18 Déc - 12:53

Une chose était certaine, Linnel avait été troublée par la famille Lusur. Entre le frère, qui bien que ne s'étant pas départi de sa bonne humeur commune, semblait ailleurs, et la soeur qui lui promettait une surprise, Linnel ne savait pas exactement à quoi s'en tenir.
Elle exécuta néanmoins avec grâce la danse promise à son père, puis s'éloigna avec lui de la piste de danse. Et alors qu'elle conversait avec lui et d'autres personnes, une petite femme à l'allure étrange s'approcha d'elle. La jeune épouse ne put que reconnaître en elle l'aura des nymphe. Bien que diamétralement opposée aux orthodoxes de part son apparence, elle la trouvait magnifique, et d'une présence rare. Elle ne parvenait pas à se faire à l'idée de son nouveau rang, et donc à l’intérêt des souverains pour elle. Il n'y a pas si longtemps, elle n'était après tout qu'une simple fille de noble, et les préparatifs de l’évènement ne lui avait pas permis de s'interroger sur ce point. Le rire d'Alphaïde sonna comme des clochettes de verre à son oreille. Elle attendit que sir Trakhan lui ai également présenté ses félicitations, et se soit quelque peu éloigné après un remerciement de sa part pour répondre à la souveraine étrangère.

Je vous en remercie votre majesté. Et je vous remercie également de votre présence parmi nous pour célébrer ces noces, malgré les préoccupations qui peuvent toucher votre peuple. Vous avez d'ailleurs toute ma sollicitude.

Les mots étaient maladroit, mais Linnel était réellement touchée par les maux qui avaient pu toucher les nymphes, et l'était encore plus que leur reine ait pris le temps de se présenter aux noces. elle la gratifia d'un sourire avant de reprendre.

J'èspère que votre voyage jusque dans nos montagnes s'est déroulé sans encombre, et que vous pourrez profiter des festivités.

Linnel n'avait parcouru de telle distance, n'ayant jamais été ailleurs que dans la maison de sa famille et à la cour. Et si les choses se poursuivaient telles qu'actuellement, le climat ne risquait pas d'être au tourisme. Peut-être aurait-elle l'occasion de suivre son époux dans le cadre de délégations diplomatiques. Enfin ce genre de considération n'allait nul part. Seul Thor, et les dieux du panthéon, savait ce qu'il pourrait advenir.
Elle jeta un oeil du coté de son époux, et ne put que noter l'air austère qu'il affichait. La souveraine tenta de ne pas se laisser aller au défaitisme et ne fit aucune conclusion sur les conséquences que cela pouvait avoir sur la suite des évenements. Elle reporta alors son attention sur la nymphe lui faisant face, lui adressant de nouveau un sourire.
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Sveinn Westerberg
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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Mar 20 Déc - 23:09

Décidément, la sœur de Lucïa ne voulait pas le laisser partir! Sveinn, qui lui faisait habilement la conversation de manière parfaitement polie, crut presque un instant qu’il ne réussirait jamais à lui échapper. Oh, certes, la jeune femme se montrait fort agréable, mais en bon gentilhomme qu’il était, Sveinn ne comptait pas délaisser celle qu’il avait invitée à l’accompagner, d’autant plus qu’il le ne la connaissait pas tant que cela. Heureusement, en voyant ses amies, Anna partit à la rencontre de celles-ci, laissant l’érudit en la charmante compagnie de Lucïa. L’Humain sourit pour lui-même en regardant la cadette des Lusur s’éloigner, se disant qu’elle avait tout un tempérament. Et quand Lucïa s’excusa du tourbillon qu’avait créé sa sœur, Sveinn s’empressa de la rassurer en lui disant qu’Anna ne l’avait pas dérangé le moins du monde.

Le stratège acquiesça lorsque Lucïa mentionna qu’Isunär et la nouvelle épouse d’Erendil avaient fait du bon boulot quant à la salle dans laquelle les festivités prenaient place. Effectivement, tout avait été décoré avec minutie, rien n’avait été oublié. La pièce était ornée d’enjolivures de tout acabit et les invités évoluaient dans ce paysage grandiose. Le désir que tous se souviennent de cette cérémonie était présent de manière assez évidente puisque rien, absolument rien, n’était fait à moitié, n’était laissé au hasard.

Sveinn alla féliciter Erendril San’Veck pour ce mariage qui semblait le réjouir au plus haut point (notez ici une once de sarcasme), et le souverain se contenta de lui répondre d’un geste de la tête, ajoutant d’un air mécanique qu’il espérait qu’il apprécierait les festivités. Sveinn le remercia comme la bienséance le demandait, puis attendit patiemment Lucïa. Ce que l’Orthodoxe dit à Linnel l’intrigua. Apparemment, elle désirait lui offrir un cadeau plus particulier. Sveinn, doté d’une curiosité sans fin, se demanda bien sûr en quoi ce présent consistait. Qu’à cela ne tienne! La soirée était jeune et l’érudit trouverait bien un moment pour tirer les vers du nez de sa jolie compagne.

Quand Lucïa fut de retour, Sveinn blagua sur le fait qu’il était sur le point de se dévorer de l’intérieur tellement son estomac hurlait son mécontentement. Tout en continuant d’amasser quelques victuailles pour Lucïa, l’érudit rit de la réponse de celle-ci, contrôlant cependant son hilarité puisqu’il se savait particulièrement maladroit et ne désirait pas se couvrir de honte (ainsi que Lucïa) devant toute la noblesse réunie dans la salle. Quel soulagement ce fut toutefois lorsqu’il se débarrassa du plat pour l’offrir à sa compagne! Son honneur était sauf… Enfin, il devait toujours réussir à conserver sa propre assiette intacte, mais le défi avait diminué de taille.

Les premières bouchées du repas furent divines et eurent pour effet d’apaiser l’estomac de l’érudit, qui était bien soulagé de pouvoir se sustenter. Tout en mangeant, Sveinn écoutait Lucïa, et il ne put s’empêcher de sourire à la fois d’amusement et de satisfaction lorsque celle-ci le complimenta sur son habillement. Il se sentit aussi bête de ne pas lui avoir directement dit qu’elle était splendide, bien qu’il l’avait insinué à quelques reprises. Toutefois, Sveinn savait saisir une occasion et il profita de la perche tendue par Lucïa pour répondre théâtralement, une main sur le cœur :


« Eh bien, ma foi, je suis bien heureux que ma tenue vous plaise, ma Dame, mon cœur n’aurait pu supporter le contraire. »


Il ajouta :

« Je dois cependant dire que la plus belle des parures n’aurait servi à rien si je n’avais pas pour m’accompagner la plus ravissante dame du Mont Erild. »

Sveinn lui octroya son plus charmant sourire et l’invita ensuite à danser, invitation à laquelle Lucïa répondit en se permettant de se moquer gentiment de ses talents de danseur, qu’il avait évoqués à la nuit où ils avaient fait connaissance. L’érudit éclata d’un rire franc et rétorqua :

« Je vous assure que je serai des plus prudents! Et si un malheur survenait, je vous offrirai une quelconque compensation en espérant humblement obtenir votre pardon. »


Sur ces paroles, Sveinn entraîna Lucïa vers les autres danseurs, se dirigeant avec des pas exagérément surveillés pour la faire rire, puis plus normalement une fois à proximité de la piste de danse. Il posa ensuite respectueusement ses mains contre elle et mena la danse de façon plus qu’acceptable, bien qu’il ne recevrait jamais un prix pour ses performances de danseur. Subtilement, le jeune homme vérifiait que ses pieds n’écrasaient pas ceux de sa compagne, ce qui n’aurait pas été étonnant vu la propension de Sveinn aux maladresses les plus inspirées qui soient.

« Alors, vous sentez-vous en sécurité, Mademoiselle Lusur? demanda-t-il. Dois-je courir chercher le Capitaine Foth pour protéger vos pieds fragiles de mon inhabileté? »

Sveinn sourit, puis secoua la tête.

« Je suis vilain, je ne devrais pas me moquer ainsi. »

D’ailleurs, parlant du Capitaine Unohaldan, Sveinn ne l’avait pas encore vu, ce qui l’étonnait puisqu’il semblait toujours se trouver à proximité de l’endroit où Lucïa se tenait. Un autre fantôme avec Isunär! Sveinn jeta un coup d'oeil autour de lui... et ce moment d'inattention lui coûta, car son pied alla s'appuyer sur celui de LucÏa. La pression avait été minime et Lucïa n'aurait sans doute pas mal, mais Sveinn crut avoir fracassé le pied de la jeune femme et il ouvrit grand les yeux tout en se confondant en excuses:


« Par Loki! Pardonnez-moi! Avez-vous mal? Vous pouvez vous venger, si vous le désirez! »

Il lui offrit son pied, incapable de prendre la situation trop au sérieux malgré lui.

« Ciel, et moi qui me vantais de ma presque expertise! Sérieusement, vous ai-je causé quelque douleur? »

Son inquiétude était sincère malgré ses plaisanteries et il prit le soin d'écarter Lucïa de la piste de danse pour s'assurer de son bien-être.
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Alphaïde Elwing
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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Jeu 22 Déc - 0:26

    Alphaïde fut surprise de voir Arawn se présenter à leur hôte, mais elle le gratifia d'un sourire chaleureux. A vrai dire, la souveraine était heureuse que son garde du corps de la journée soit aussi à l'aise en société que l'aurait été Ellenwë. Certes il n'avait pris la parole que brièvement et d'une façon très protocolaire mais cela seyait bien au soldat qu'il était. D'autant que la charmante Linnel le salua poliment à son tour et la rencontre en resta là. Le jeune homme préfèrant se tenir à l'écart et observer la salle qui sans doute regorgeait de détails étranges et merveilleux à ces yeux tels qu'ils paraissaient aussi à ceux de la Reine. Cette dernière écouta son homologue orthodoxe lui répondre, la remercier d'être venue malgré les tourments qui plongeaient le Bois Sombre dans la Mélancolie et la Peur.

    "Je vous remercie de tant d'égards pour mon peuple."

    Répondit humblement Alphaïde en souriant. Malgré la mort de sa cousine, la nymphe s'était déplacée jusque dans les montagnes pour célébrer les noces royales. Fallait-il préciser qu'un mariage était, au même titre que la naissance, un évènement suffisamment heureux pour insuffler l'espoir et l'ardeur dont l'absence avait longtemps tari les coeurs du Gwendir? Même si ce n'était pas une union amoureuse, le peuple la considérait comme bénie, toutes et tous pensaient avec chaleur à l'hypothétique bonheur de leurs souverains. De nouveau, la confiance renaissait, chassant un temps les intrigues diplomatiques et politiques qui avaient accaparé les esprits trop longtemps.

    Linnel d'ailleurs semblait à ce point confiante en l'avenir que sa rêverie la distrayait jusque dans ses propos. Ainsi, la Reine des nymphes contempla avec un étonnement mêlé de bienveillance la confuse orthodoxe lui demander des nouvelles de son voyage. Voilà qui était plutôt singulier car comme Ardiosis et Afedia, Aplaïde avait choisi un moyen de transport plutôt instantané à savoir: le téléporteur du temple de Thor. Les encombres se limitaient donc dans la capacité de la machine à s'allumer au bon moment, ce qui rendait la question de Linnel caduque. mais ne souhaitant pas la mettre mal à l'aise, Alphaïde tenta de contourner la question d'une façon plus ou moins subtile.

    "En effet, si le voyage en téléporteur n'est guère agréable, il semble que je finisse par m'habituer. Malheureusement, le deuil ne me permet pas de prolonger bien longtemps la visite. Aussi souhaiterais-je vous revoir bientôt. Peut-être au Bois Sombre, sous de meilleurs hospices? L'avez vous déjà visitez à ce propos ?"

    La voix d'Alphaïde se tinta de cette chaleur chantante et du ton de la conversation badine. Certes elle disait là bien des banalités mais pourquoi fatiguer une femme, le jour de son mariage, par des considérations politiques ? Et puisqu'elles ne se connaissaient que peu, Alphaïde hésitait à parler art, poésie, philosophie ou encore magie. Si Erendil était bien connu de part le monde ce n'était pas le cas de cette femme. Du moins, pas encore. Mais comment douter de la notoriété de ce sourire franc et jovial qui laissait présager une certaine naiveté et une grande gentillesse. Sa présence, peut-être même, adoucirait les décisions de son mari. A moins que son nouvelle titre ne la brise, elle. La nymphe espérait sincèrement revoir ce sourire intact lors de leur prochaine rencontre mais elle avait peur, malheureusement, qu'il disparaisse définitivement. Elle la voyait déjà distraite par son nouvel époux qui gardait manifestement l'air contrarié, malgré les efforts d'Afedia.
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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Dim 1 Jan - 0:51

C'était le drame des relations diplomatiques. Même quand on trouvait l'autre profondément ennuyeux et insipide, on était obligé de tourner ses phrases pour qu'elles paraissent enrobées de miel. Erendil aurait bien eu envie de demander à cette idiote combien de temps elle comptait rester sur le trône sans héritier, et à fortiori combien de temps sa lignée durerait si elle ne donnait pas un enfant légitime à la couronne qu'elle avait obtenu en intriguant. Il n'y avait vraiment que quand les femmes se taisaient qu'elles étaient plaisantes, elles épargnaient les oreilles trop sensibles ou qui étaient trop habituées à entendre des propos réfléchis et intelligents.

Erendil but une gorgée de vin pour se donner du courage et tourna sept fois la langue dans sa bouche avant de tenter une réponse diplomatique à tant d'inepties.

- Je ne crois pas que votre avis ait un quelconque intérêt pour vos ministres, vos conseillers ou votre peuple. Vous le ferez quand on vous le dira et vous feriez aussi bien de le comprendre et de l'accepter aujourd'hui, cela vous évitera une cuisante désillusion. Une jolie couronne sur la tête n'apporte pas que des avantages, cela aussi vous l'apprendrait vite.

Puis il reporta son verre entamé peu de temps auparavant, quand il se croyait encore tranquille, à ses lèvres. Il n'espérait pas convaincre une gamine de tout ça. C'était encore nouveau et l'excitation d'avoir réussi à gruger tout les Druides devait être encore trop forte pour que les mauvais côté de la royauté se soient fait sentir. De plus, Afedia n'avait jamais été élevée dans l'optique de devenir reine un jour, autant dire que ses ministres et conseillers devaient plus diriger le royaume qu'elle, le temps de se faire à ses nouvelles fonctions. Et rien ne disait qu'elle serait jamais une bonne reine.

Il regarda à son tour la reine des humains et haussa finalement les épaules, pas ou peu sensible à la mesquinerie de son invitée :

- Elle n'a aucun rôle, elle ou une autre, cela aurait été pareil. Un boulet reste un boulet, quel que soit les traits qu'il prend.

Puis, pour appuyer ses propos, il jeta un œil du côté de sa reine, en grande conversation avec la souveraine Nymphe. Devait-il craindre un incident diplomatique et envoyé quelqu'un en éclaireur ? Au moins, si Afedia menait bien sa barque, elle pourrait encore se choisir un homme qui avait quelques compétences en politique et qui pourrait l'épauler activement et intelligemment. Erendil ne pouvait pas en dire de même, s'il en avait seulement eu besoin un jour.

Ils en revinrent finalement à des considérations plus terre à terre, plus utiles. Erendil inclina seulement la tête pour signifier qu'un émissaire n'était rien. Tant qu'il n'avait pas à se déplacer personnellement, il était prêt à envoyer tous les émissaires possibles et inimaginables, surtout si cela se révélait ou se révélerait utile pour plus tard.

- Entre alliés, c'est chose normale. Les autres royaumes auraient certainement préféré que les Druides ne retrouvent pas si vite un souverain ou un souverain aussi notoirement proche d'Ardiosis Bennefoy. En ce qui concerne les Orthodoxes, vous pourrez compter sur eux tant que nous pourrons compter sur vous...

Oui, il n'engagerait jamais son pays dans une relation à sens unique. Il attendait bien retirer des avantages de sa "gentillesse" ou de celle qu'il pourrait témoigner au peuple druide. Puis Erendil s'empêcha de grimacer de dégoût en repensant au buste dont il n'avait que faire. Même si personne n'avait fait de commentaire devant lui, il ne doutait pas que ce cadeau empoisonné allait être un sujet de conversation passionnant dans les jours à venir.

- Vous le remercierez.

On ne refusait pas un cadeau, aussi moche était-il. Un accident était si vite arrivé, on ne savait pas, peut-être allait-on retrouver ce buste en morceaux au sol dans quelques jours, par un malheureux coup du destin.
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Halënya Noathyr
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MessageSujet: Re: Vive les mariés !*   Lun 2 Jan - 22:29

    Dans l’attente d’une audience avec la reine Linnel, Halënya vivait au palais comme courtisane depuis environ une semaine. Loin de se plaindre de sa situation, l’effusion générée par l’union royale était plus qu’appréciée parla jeune femme pour qui la vie dans la villa familiale avait toujours été isolée et quelque peu monotone. Certes elle avait déjà assisté à nombreuses réceptions, mais aucune n’égalait en importance celle qui se déroulait en ce moment même au palais. Une noce royale était un évènement des plus grandioses, et plusieurs représentants des sept peuples seraient présents.

    Parée d’une robe en mousseline de soie d’un bleu marine profond et au corset d’un beige mordoré parcouru de broderies, la jeune femme avait noué ses cheveux de jais en une tresse lâche mais élaborée sur le côté. Sa robe laissant apparaître ses tatouages d’un rouge bordeaux se découpant sur sa peau d’ivoire, ceux-ci se développant en de fins entrelacs sur son omoplate gauche ainsi qu’à la naissance de son épaule.

    Sa mère la rejoignant pour la cérémonie afin d’honorer le nom familial, les deux femmes s’installèrent au fond du temple, là où la petite noblesse tenait séance. La célébration fut des plus esthétiques, notamment de par la grâce de l’épouse, il fallait le reconnaitre. Les yeux fixés sur le roi tout au long de l’évènement, Halënya analysait le personnage. Les mariages d’amour n’étaient que sujet de contes à ce niveau de la hiérarchie et la jeune femme le savait bel et bien, c’est pourquoi elle n’était aucunement déstabilisée de ne dénoter aucune forme d’attachement de la part des futurs mariés.

    La cérémonie terminée, la foule s’amassait pour féliciter les souverains et la belle n’avait aucun doute quant aux titres de noblesses que possédaient ces gens. Sa mère n’assistant pas à la réception donnée au palais de par sa santé devenant de plus en plus fragile, Halënya décida d’attendre le moment opportun pour saluer les nouveaux mariés.

    Se rendant à un évènement mondain seule pour la première fois, elle avait prévu féliciter humblement le couple royal, discuter quelque peu avec les convives et peut-être avec chance faire de nouvelles connaissances. La salle était magnifiquement décorée, et la jeune femme ne put s’empêcher d’afficher un subtil sourire en coin à la vue des deux tableaux représentant les souverains orthodoxes.

    S’avançant au cœur de la fête, la belle pouvait observer librement et pour la première fois les représentants des sept peuples. Gardant contenance en tout temps, elle localisa aisément Linnel et Erendil San’Veck recevant les hommages du Gwendir tout entier puis tout aussitôt Lucïa Lusur tournoyant avec un homme qui lui était inconnu. Souriant pour son amie, Halënya fit volte-face pour prendre la direction du buffet avant de percuter de plein fouet ce qu’elle crut sur l’instant être un mur, avant d’en apercevoir les cheveux d’un roux flamboyant. Manquant de perdre l’équilibre, la jeune femme qui n’était pourtant pas maladroite tenta de se stabiliser, marchant avec aplomb sur le pied du convive avant même de pouvoir articuler quoi que ce soit.

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«And I don't know why I go the way down by the riverside»
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Vive les mariés !*

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