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 Départ vers les terres Orthodoxes

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Loran Kellac
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MessageSujet: Départ vers les terres Orthodoxes   Lun 2 Juin 2008 - 8:48

Premier jour de la neuvième Semaine
6h30


[Que Loki me foudroie sur place pour mon oubli! Désolé désolé désolé]
Les premiers rayons du soleil apparaissaient à peine à l’horizon, enflammant de leur lumière dorée les toits de la capitale humaine. Malgré l’heure matinale, le parvis du château fourmillait de monde : palefreniers, serviteurs bouclant les dernières malles, soldats faisant leurs adieux à leurs familles. Une fourmilière silencieuse, pourtant, dont les chuchotements ne troublaient presque pas l’air frais de ce début de matinée.
Le capitaine Kellac leva le nez de la sangle de cuir qu’il était en train de vérifier, scrutant de ses yeux bruns le ciel encore parsemé des nuages sombres de la nuit. Il n’avait pas besoin de soleil pour conclure que la journée serait froide, et que les quelques rayons ne perceraient pas longtemps la couverture nuageuse. La journée serait couverte, mais il fallait espérer que la neige ne tomberait pas, sinon cela risquait de ralentir le voyage, et il n’était pas spécialement d’accord pour exposer la Reine aux intempéries. Si Loki daignait le vouloir, le ciel resterait plombé, mais stable.

Une dernière caresse sur le dos du cheval de bât, et le capitaine s’éloigna pour vérifier ses troupes. Maigre troupe en réalité, cinq soldats, deux chevaux de bât pour porter les bagages et les provisions, et lui. Une escorte bien réduite pour accompagner un personnage aussi important que la Reine, mais il ne pouvait guère en être autrement, avec le climat de tension qui régnait sur le Gwendir. Déjà que la venue d’hommes en armes risquait de ne guère plaire à la populace…
Loran s’approcha de ses hommes, occupés pour le moment à embrasser leurs épouses et à dicter leurs dernières recommandations à leurs enfants, et les dépassa pour rejoindre Glad, qui attendait sagement sur le côté. Le jeune homme termina de harnacher son arc sur le côté de la selle, et, après une dernière tape amicale à sa monture, s’adossa à la selle pour regarder tout le monde… tout ce petit monde qu’il aurait sous ses ordres, le temps du voyage.

Il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. Pas concernant la Reine, non, leur discussion de hier soir l’avait amplement rassuré, mais concernant sa mission. Celle d’inviter les monarques du Gwendir, tout d’abord : il se doutait que l’accueil ne serait guère chaleureux, et il ne lui plaisait pas d’envoyer ses hommes au devant du danger sans leur en toucher deux mots. Et, ensuite, il y avait le problème de Siran… un problème conséquent, et que le jeune capitaine ne savait comment prendre.
Il avait très peu dormi après son entretien avec la Reine Eleade, considérant encore et encore la question de sa Reine. Comment pourrait-il être honnête, si elle l’interrogeait de nouveau ? Sans doute avait-elle compris que le sujet était délicat, mais rien ne garantissait le fait qu’elle s’abstiendrait de l’aborder. Et que dirait-il aux soldats qui les accompagnaient ? Ses hommes avaient déjà vu que leur capitaine était anxieux, et mettre ça sur le compte de son anxiété à mener la Reine saine et sauve à bon port ne durerait qu’un temps. A bien choisir, le jeune homme aurait du ne rien dire, avec toutes les conséquences que cela impliquait. Mais il n’aurait pas pu prévoir ce qui allait arriver, n’est-ce pas ?

Loran chassa son humeur mélancolique d’un haussement d’épaules : il avait, pour l’instant, une mission sur laquelle il devait diriger toute son énergie. Il serait bien temps, plus tard, de penser aux autres pendants de ce dont le Roi l’avait chargé. Le capitaine sourit, avant de se tourner vers les portes de la Forteresse. La jeune Reine n’allait plus tarder, et il avait hâte de se mettre en route, ne serait-ce que pour se changer les idées. Et la présence d’autant de monde, courtisans, serviteurs, tant de monde qui s’agitait en tout sens, commençait à lui donner la migraine. C’était un soldat, habitué à l’efficacité, et ce qu’il voyait ne ressemblait guère à de la rigueur militaire.
Son attention s’arrêta sur un jeune page qui courrait de droite à gauche sans but aucun, et qui semblait passer plus de temps à s’épuiser qu’à être réellement efficace. Loran l’arrêta au passage, et glissa une pièce dans la main du gamin en lui disant de courir au château lui rapporter une gourde d’eau fraîche, pour soigner sa migraine naissante. Le petit salua et s’en fut en courant, laissant à nouveau le capitaine seul. Comme il s’en doutait, les rayons solaires venaient de disparaître sous la couche nuageuse : cela sentait la neige. Peut-être pas pour aujourd’hui, mais dans un avenir proche. Peut-être même qu’ils rencontreraient de la neige en se dirigeant vers le Nord, vers les terres Orthodoxes. Loran vérifia que ses bagages contenaient une bonne cape de laine, doublée de fourrure de mouton, et espéra que la Reine avait suivi son conseil : la journée risquait d’être glaciale.

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Ardiosis
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MessageSujet: Re: Départ vers les terres Orthodoxes   Lun 2 Juin 2008 - 13:18

[T'as oublié de mettre la date ^^"]

Par une fenêtre dérobée, haute perchée, encastrée dans une tour déserte
et parcourue de froids courants d'air, comme une plaie suintante dont se serait échappée toute vie, Ardiosis observait les préparatifs.

Les hommes s'affairaient, comme autant de petites fourmis, chacun à sa tâche, infime rouage d'une mécanique qui eut put être mieux huilée. Même si à cette distance, il aurait été bien en peine de déchiffrer les traits des hommes, il reconnut Loran, davantage à sa mise et à sa monture qu'à son visage. Il chercha un instant Eleade des yeux avant de parvenir à la conclusion qu'elle n'était pas encore sortie.

Cela le surprit légèrement. Eleade n'était ni futile, ni casanière. Elle n'était pas du genre à emporter toute sa garde-robe avec elle, ni les poutres de sa maison. Il y avait certainement des objets auxquels elle attachait grande valeur, mais il ne l'avait jamais vu revendiquer la possession de quoi que ce fut, à part peut-être à son égard, mais c'était là une autre affaire.

Voyant la modeste troupe qui s'amassait devant les remparts, il soupira intérieurement.

°Imprudent et dément.°
Sa propre sagesse l'agaça. Comment pouvait-il laisser partir Eleade? Quoi donc? Son courroux n'était pas pire que sa mort! Mieux valait la retenir captive à Yswllyra et endurer sa colère que de la jeter entre les griffes des orthodoxes.
Un rictus mauvais déforma son visage. Voilà qui n'allait pas améliorer sa réputation, lorsque l'on saurait qu'il jetait son épouse en pâture pour apaiser la colère de ses sujets.
Mais malgré tous ses remords d'avoir cédé à la requête d'Eleade, il lui restait un semblant d'honneur. Qui lui dictait de ne pas renoncer maintenant, il avait accepté c'était trop tard. Et aucun de ses regrets ne justifiaient qu'il osa revenir sur la parole qu'il avait donné. N'avait-il pas que trop manqué à ses serments envers elle?

Il repensa au dernier qu'elle avait cherché à lui arracher. Ne pas verser le sang contre ses sujets. Comment pouvait-elle s'imaginer qu'ils soient bien disposés à son égard?

Il chassa ces questions sans réponse de son esprit, et reporta son attention sur la scène en contrebas, s'efforçant de ne pas penser qu'il aurait du être parmi eux, et chevaucher à leurs côtés pour veiller sur sa reine.

Mais sa présence, fragiliserait leurs défenses assurément, et il n'était pas question qu'il aille ainsi en territoire étranger sans être sûr de leur allégeance. Que ses craintes leur firent tout perdre il ne l'admettait pas.
Une profonde lassitude s'empara de lui. N'étaient-ils que des pions, aussi puissants qu'ils soient, incapables de renoncer à leurs charges, comme accablés de chaînes? Ne pouvait-il simplement fuir avec Eleade, et laisser Yswllyra derrière eux?

Mais Eleade partait sans lui. Et il n'avait plus qu'à espérer que son rang et sa grâce la protègent. A tout prendre, il ne savait pas vraiment ce qu'il redoutait le plus. Que les orthodoxes négligeassent sa valeur et portassent atteinte à sa vie, ou qu'ils eussent conscience de ce qu'elle représentait réellement à ses yeux, et la retinssent à jamais prisonnière.
[Faut que je me calme avec le subjonctif imparfait xD]

Il avait renoncé à lui faire ses adieux. Il préférait faire comme si de rien n'était. Comme si elle ne partait qu'un infime instant, le temps d'une ballade tout au plus, et que certain de la revoir, il n'aurait plus alors besoin de s'inquiéter davantage. Il ne voulait pas d'un dernier regard, et encore moins d'un dernier baiser, qui le hanteraient tout le temps de son absence, au désespoir, de pouvoir ne jamais la revoir.
Et pourtant, malgré cela, il épiait la cour et attendait l'éphémère vision de la reine, au détour d'un escalier glacé.
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MessageSujet: Re: Départ vers les terres Orthodoxes   Lun 2 Juin 2008 - 16:35

[La longueur de ton texte se trouve être parfaite, Loran! La mienne, par contre, laisse à désirer. Le manque d'inspiration? Non, il me manque juste la réponse d'Ardiosis pour continuer! XD Car je me vois mal continuer sans obtenir une réponse d'action quoi! Je ne veux pas jouer son personnage, ce n'est ni marrant, ni le but du RPG!]

Eleade se trouvait loin du bruit qui hantait désormais la cour. Elle s'occupait de sa magnifique jument pommelée, tenant son encolure en une courbe délicieuse qui accentuait encore son charme naturel de jument royale. Sans selle et sans bride, elle ne faisait que porter un simple licol. Car la jument se trouvait être de caractère et détester porter une selle ou encore mâchonner un mord durant un trop long moment. Et comme le voyage durerait bien des heures, Eleade Bennefoy avait décidé de point la harnacher entièrement. Que cela lui ôte de la classe lui importait peu, tant que Laylé se sentait bien. A cet instant-là, elle lui murmurait de douce parole en caressant sa fine tête de pur-sang arabe. Car, oui, cette jument faisait partie intégrante de ces charmants arabes à l'aspect très gracieux et aux mouvements souples et fluides. La reine la gratifia d'un léger baiser sur le chanfrein avant de fermer la porte de son box et de se joindre au brouhaha constant ... Elle qui souhaitait se montrer discrète: voilà la seule chose qu'elle pouvait reprocher à Loran. Quoi que ce fût sûrement guère de sa faute s'il y avait tant de personnes au courant de son départ. Le voyage d'une reine ne restait jamais longtemps sous silence, malheureusement... Et cela évoluait bien au dépis de son époux.

Elle soupira tristement, ne souhaitant guère s'arracher à sa protection... Voilà déjà presque une semaine qu'elle l'avait presque entièrement retrouvé. Pourquoi devoir le quitter si vite? Mais Eleade refusait de ne point écouter son coeur et son instinct qui le menaient tout deux vers le roi des Orthodoxes.. Il lui fallait agir en reine, et non pas en simple épouse d'un homme qu'elle aimait, bien sûr, de toute son âme et de tout son coeur. La reine, comme dit la veille au capitaine de son voyage, portait d'humbles vêtements qui ne lui étaient point propres...! Sa queue de cheval retombait gracieusement dans son dos, bien qu'elle n'ait mis que quelques courtes secondes à la faire. Comme bien souvent, elle ne s'était guère maquillée...! L'obscurité et la mélancolie faisant partie de son monde, elle avait opté pour un pull noir moulant et un pantalon tout aussi foncé épousant les formes de ses jambes longilignes... Une ceinture argentée comme le ruban qui nouait ses cheveux ceignait sa fine taille... Elle portait de simples et petites chaussures lui permettant divers mouvements et lui procurant un espace confortable.

Elle arriva enfin dans la cour, sortant de ses pensées. Elle remarqua immédiatement la présence de Loran et ne put empêcher un sourire de s'étirer sur ses lèvres. Et celui-ci s'agrandit, suivi du scintillement de ses yeux bruns, lorsqu'elle remarqua la présence de son époux, guettant par la fenêtre une présence. La sienne? Elle l'espérait de ton son coeur. Car elle n'aurait guère apprécié qu'il observe les demoiselles de la cour. Commencer alors qu'elle n'était guère encore partie! Quelle indélicatesse! Rapidement, elle entra dans la palais, se dirigeant vers la salle où elle avait vu son époux. Elle ne pourrait se contenter de l'entrevoir avant de s'en aller...Il lui fallait pouvoir le toucher, sentir une dernière la chaleur rassurante de son corps... joindre une dernière fois ses lèvres aux siennes. Ces doux baisers qui lui manqueraient tant en ces jours de voyage. Car toute intempérie les ralentirait... et prolongerait l'absence qu'endureront les deux tourtereaux. Elle arriva enfin dans la salle où se trouvait son homme...

Elle le vit, toujours aussi désuisant, se tenant adossé à la fenêtre. Toujours aussi discrète, elle avait fait en sorte qu'il ne remarque guère son entrée dans la pièce. Ses longs cheveux noirs tombaient toujours aussi galamment dans son dos... Elle restait le même, celui qu'elle aimait de tout son coeur, de toute son âme. Comment songer se séparer de lui plus de quelques heures sans éprouver la mort dans l'âme? Comment partir sans peur en ayant, dans la conscience, le fait qu'une femme ait déjà partagé son lit? Eleade, non rancunière, y parvenait. Elle partait en tout confiance, ayant réussi à se persuader au fond d'elle qu'il ne referait plus l'erreur de faillir à ses serments... Bien qu'ils datent de quelques années...quelque fraîches années!

Sans qu'il sache qu'elle se trouvait, à l'instant, derrière lui, elle passa tendrement ses bras autour de sa taille et posa délicatement sa tête sur son dos.

-Je suis là, mon amour...

Elle fermait les yeux, se sentant immédiatement mieux, légère, comme si elle possédait des ailes et pouvait, à tout instant, s'envoler avec son amant...


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Ardiosis
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MessageSujet: Re: Départ vers les terres Orthodoxes   Lun 2 Juin 2008 - 17:32

[Dites le si je vous dérange Razz Je vous regardais justement partir de très loin pour pas gêner votre rp ^^']

Plongé dans la torpeur de ses mornes pensées, il finit par aperçevoir Eleade. Non pas qu'il ait la vue extrêmement perçante, mais une silhouette féminine, tout de noir vêtue, s'avança vers Loran avec un pas assuré qui ne correspondait pas à la démarche d'un domestique contrarié par les derniers préparatifs du départ.
Il scruta la femme plus attentivement, et la reconnut, un infime instant avant que leurs regards ne se croisent. Plus mélancolique que jamais, il regretta aussitôt de ne pas avoir simplement attendu que s'en aille l'escorte royale plutôt que d'avoir voulu épier son épouse.
Il la vit se précipiter vers le palais, et il détourna alors les yeux de la cour, comme si la scène perdait alors tout intérêt, désormais qu'Eleade n'y était plus. Il s'adossa à côté de la fenêtre, dans une posture qui lui était habituelle, comme si le vent glacial et acéré, qui ne cherchait à vous broyer les os en une étreinte mortelle, l'aidait à remettre de l'ordre dans ses esprits.

Il fit mine de ne pas prêter garde au bruit des pas d'Eleade dans l'escalier, et bien qu'il feignit de ne pas avoir perçu sa venue, son coeur se serra lorsqu'il sentit sur son corps l'étreinte des bras d'Eleade.
Ce sentiment là lui rappelait de sombres souvenirs, d'autres temps où il souffrait à sa vue autant qu'à son toucher. Et même si les afres de la honte s'effaçaient lentement de son esprit, et que la souffrance que ce simple geste lui causait avait toute autre raison, il n'en était pas moins douloureux.

Je vois cela, soleil de mes jours, répondit-il avant de déposer un baiser sur la main d'Eleade.

Il se défit de son étreinte pour jouir du plaisir de pouvoir plonger les yeux dans les siens.

J'en suis d'ailleurs fort étonné... Ne deviez-vous pas partir? demanda-t-il sur un ton espiègle mais teinté de reproche et d'amertume.

Il lui reprochait, bien davantage que d'être venu le saluer, de mettre au supplice ce qu'il lui restait d'honneur -à moins qu'il s'agisse plutôt de fierté ou d'orgueil. Car avec Eleade sous les yeux, il était bien plus tenté de chercher à la retenir, et de la faire renoncer à cette folle entreprise.
Il aurait eu des arguments raisonnables pour l'en convaincre, mais il savait que s'il se risquait sur cette voie, c'était l'affection qu'il éprouvait pour elle qu'il mettrait en avant pour la persuader de rester.
Car il ne pouvait accepter que d'autres raisons puissent avoir plus de poids que celle-là.
Qu'il était risqué d'envoyer la reine des Hommes en territoire orthodoxe? Que le royaume des hommes avait besoin de sa reine pour assurer sa stabilité?
Malgré toute l'estime qu'il avait pour la reine qu'il s'était choisi, c'était l'épouse et l'amante, la mère de son enfant -aussi ingrat fut-il- qu'il voulait voir rester. Et cela égoïstement, pour lui, et non pour le royaume des Hommes. Aussi Eleade n'aurait-elle que trop de facilités à lui répondre devoir agir en reine pour le bien du royaume. Il lui répondrait alors de partir et que son devoir l'attendait.

Mais Ardiosis n'aimait pas tant les discussions vaines que de contempler l'aube draper d'or sa plus jolie rivale. Aussi lorsqu'il prit la parole, ses propos furent tout autres :

Voilà donc comment vous visitez nos sujets? Je m'incline devant l'humilité de votre mise, mais prenez garde à ce qu'ils ne me prêtent pas l'une de vos dames de compagnie comme épouse...

Il se retint de préciser que tant de noir n'était guère judicieux, il n'était pas vraiment conseillé de porter le deuil de ses propres victimes.

Il s'en voulait de la distance qu'il imposait entre eux, mais son orgueil froissé protestait à demi-mot, qu'Eleade était seule, l'instrument, de leur séparation à venir. Et que, lui eut-elle demandé, qu'il l'aurait suivi.
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MessageSujet: Re: Départ vers les terres Orthodoxes   Lun 2 Juin 2008 - 18:25

[Je vais de toute façon clore ce "dérangement", si dérangement il y a mon roi.]

La reine le laissa se tourner vers elle, ouvrant les yeux pour pouvoir admirer son époux, ce sublime homme. Il semblait surpris de sa venue, quelque peu agacé aussi. Mais ce sentiment se ternissait bien vite par la tristesse qu'elle pouvait lire ensuite dans ses yeux clairs et empli d'aventures toutes plus étranges que les autres. Une partie de celles-ci, elle les avait vécues avec lui. Et jamais elle ne l'oublierai. Non, cela ne pouvait s'effacer de son coeur amoureux ... son coeur emballé à la vue de cet homme, comme autrefois. Son amour envers lui ne cessait de croître, malgré les divers événements récents qui avaient eu lieu.

Le contact des lèvres de son mari avec sa main lui procura un frisson qui parcouru tendrement tout son fin corps de femme. Le vouvoiement qu'il employa dans sa phrase témoigna de son amertume. Mais cela ne brisa pas pour autant le sentiment de bien-être qu'affichait Eleade à l'instant. Au contraire, elle laissa un sourire plus tendre s'épanouir sur ses lèvres. Elle déclara alors d'un ton doux qui lui était propre:

Tu ne t'es pas montré assez discret, mon amour, en contemplant la cour adossé à la fenêtre. Il fallait ta cacher davantage pour que je ne vienne guère te voir. Car cela m'a guidé vers toi, je ne pouvais plus reculer.

En effet, le fait de voir son époux l'avait empêchée de s'en aller immédiatement sans ressentir son contact sur sa peau une dernière fois. Elle ne se sentait capable de partir en voyage avec, en tête, un simple regard suivi d'un non-retour. Car il n'était point sûr qu'Ardiosis la regardât en même temps qu'elle. Et rater une occasion de lui souffler un "je t'aime" empli de douceur ne faisait guère partie de ses intentions secondaires. Car celles bien plus sages, primaires, consistaient à s'en aller sans même le regarder, pour ne pas céder à cette tentation de retourner en arrière et de ne plus vouloir partir, justement. Elle espérait de tout coeur que son mari ne la supplierait point de rester. Car torture serait le fait de se voir obligée de refuser. Surtout après avoir tout organisé... Il lui suffit alors d'un regard dehors pour réaliser l'ampleur de son choix: Elle décida d'écourter leur moment intime...

Serait-ce le fait qu'il n'y ait point d'ampleur pour cacher mes formes de femme qui te dérange, Ardiosis?

La taquina-t-elle. Se forçant le rappel du but de sa journée, Eleade l'embrassa langoureusement et susurra contre ses lèvres:

Je t'aime mon ange. Ne l'oublie surtout pas dans ma courte absence.

Puis elle se tortura à s'arracher à ses bras pour sortir de la pièce à pas de loup. Pleine de mélancolie, elle s'obligea à garder la tête haute sans retourner en arrière, sans même hésiter dans sa direction. Elle avait pris sa décision, elle ne retournerait pas en arrière. Quelle histoire pour quelques jours d'absences! Mais ce voyage se révélait dangereux et la situation d'Ysllwyra on ne peut plus périlleuse. Eleade craignait donc de ne plus posséder l'oportunité de revoir le doux visage du Seigneur Nordique. Elle savait pertinamment que ses pensées se dirigeraient principalement vers lui, durant l'allée vers la contrée des Orthodoxes. Et elle s'imaginait déjà au retour, se hâtant de retrouver son château pour retrouver son cher amant.

Elle parvint bien vite à nouveau à la cour, se déplaçant avec davantage de souplesse avec ces vêtement pratiques. Si ce n'était guère son statut de reine qui l'empêcherait de les porter chaques jours, elle le ferait sans autres. Une robe s'avérait bien trop encombrante... Et se vêtir de ces beautés aux prix catastrophiques prenaient tant de temps...! Sachant exactement, où se trouvait Loran Kellac, puisqu'elle l'avait vu avant de se glisser dans les bras d'Ardiosis Bennefoy, elle se dirigea immédiatement vers lui. Elle lui était infiniment reconnaissante d'avoir accepté d'organiser un tel voyage. Cela prenait du temps et quémandait du savoir faire qu'il possédait, bien sûr. Mais le stress que cela causait posait quelques inconvénients. Elle ne connaissait rien de sa vie de famille. Etait-il fiancé? Elle se promit de lui poser alors la question lorsqu'ils se retrouveraient à nouveau seuls, tous les deux, comme la veille.

D'ailleurs, il n'avait guère répondu avec précision à l'une de ses réponses. Elle avait bien dû lutter pour ne point le retenir pour quémander des informations supplémentaires au sujet de son fils. Mais elle ne voulait l'importuné davantage avec ces questions de jeune mère inquiète et sans nouvelles de son fils. Cela ne le concernait point. Et si, par malheur, Ardiosis se trouvait mêlé à son hésitation, elle ne pouvait se permettre d'insister davantage. Elle se promit d'en rester là avec cette histoire et de chercher ses informations dans d'autres ressources. Loran Kellac méritait qu'elle le laisse tranquille, au lieu de l'embêter avec ses problèmes. Il en possédait sûrement lui-même, en plus de sa position importante au voyage qui le comblait de responsabilité: un cadeau empoisonné. Finalement, elle se retrouva devant lui, tout sourire. Elle déclara de son éternel ton doux:

Bonjour, brave capitaine. Quand partons-nous? Tout a-t-il été préparé selon vos ordres?

Elle remarqua alors la venue, de derrière, des palfreniers qui amenaient sa jument, des guêres protégeant ses boulets. Resplendissante, elle brillait tant elle avait été bien soigné et ses oreilles se dirigaient vers l'avant, signe de son attention. Eleade décida de porter leur venue à plus tard... Lorsque Loran l'aura répondu.

[Pire qu'avant, ça doit être la fatigue. Je me rattraperai les autres jours.]
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Loran Kellac
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MessageSujet: Re: Départ vers les terres Orthodoxes   Mar 3 Juin 2008 - 10:41

Loran avait remarqué la présence du Seigneur nordique, observant avec attention les préparatifs, et il n’était pas assez imbu de sa personne pour s’imaginer que c’était lui qu’on guettait. Non, le Roi devait attendre l’arrivée de sa tendre épouse, et il n’eut pas à attendre longtemps : la Reine Eleade, vêtue avec d’amples vêtements d’homme qui ne parvenait toutefois pas à cacher ses courbes et son élégance, fit bientôt son entrée dans la cour du château.
Lorsqu’elle vit son mari, elle détourna ses pas pour monter vers lui, et Loran se permit un léger soupir. Il y avait déjà songé en voyant ses hommes faire leurs adieux à leur famille : et lui, qui se montrait pour lui dire un dernier au revoir, qui s’inquiéterait s’il tardait à rentrer ? Ses parents, son jeune frère étaient loin, et sa vie à lui était ici, au cœur de la capitale. Mais parfois, il se demandait si la solitude ne finissait pas par lui peser un peu.

Certes, il était libre de faire ce qu’il voulait, et ne s’en privait pas : il ne tenait plus le compte des nuits passés entre de doux bras féminins. Mais ces fameux bras n’étaient là que pour une nuit, et sans doute était-ce plaisant de les avoir pour bien d’autres…. Enfin, ce n’était pas le moment de se plonger dans de telles réflexions : trouver une femme était très loin de ses préoccupations actuelles, et il aurait tout le temps d’y songer plus tard. Malgré l’effervescence qui régnait ici, il lui semblait que rien n’était prêt : les malles de la Reine n’étaient pas bouclées, certains chevaux n’étaient même pas harnachés.
Alors qu’il faisait ces constatations, un doux bruissement retentit, et il leva les yeux pour voir la Reine Eleade descendre les escaliers et se rapprocher de lui, un doux sourire sur les lèvres. La Reine était resplendissante, et son sourire semblait concurrencer les rayons du soleil : était-ce d’ailleurs pour cela que celui-ci s’était enfui derrière les nuages ?

La Reine prit la parole, lui demandant comment s’organisait le voyage. Avant que Loran ne puisse lui répondre, deux palefreniers vinrent amener la jument de la Reine, harnachée pour le voyage. L’étalon du capitaine, rendu nerveux par le brouhaha, et encore plus par la présence de la jument, commença à piaffer bruyamment, et Loran fit signe à un soldat de le ramener dans son box. Il n’ignorait pas que l’étalon, depuis quelques temps, s’était mis à revendiquer pour siennes toutes les femelles de l’écurie, et que la meilleure façon de le calmer consistait à l’isoler quelques temps.
Il s’en excusa auprès de la Reine avant de lui répondre.

Pardonnez l’impatience de ma monture, Ma Dame. Quand à notre voyage, il est en bonne voie, mais sans doute devriez vous donnez les dernières directives à vos gens. Ils semblent décidés à emmener votre garde-robe en entier, et peu importe que je leur explique qu’elle ne tiendra pas dans deux malles.
Nous partons très bientôt, ma Reine.


Les palefreniers vinrent placer la jument aux côtés de sa maîtresse, et Loran admira avec une admiration non feinte la splendeur de sa robe et celle, bien que moindre, de son harnachement. Il s’agissait vraiment d’une bête extraordinaire, et les tressaillements d’impatience indiquait qu’elle semblait être rapide et nerveuse. Loran se retint de passer la main sur le nez de la jument, ne voulant pas risquer d’offenser la Reine qui semblait ravie de retrouver sa compagne. Il décida d’ailleurs de la laisser seule durant ces retrouvailles : il avait à faire ailleurs.
Il avait remarqué la présence de Telak, tout à l’heure, et l’avait vu se diriger vers les écuries. Il n’avait pas revu l’adolescent depuis la semaine dernière, et il avait des remerciements à lui faire. Et une réponse à lui donner, car la Reine était arrivé avant qu’il ne puisse s’occuper du jeune orphelin. Le capitaine reprit donc la parole, désignant les écuries d’un geste de la main :

Je reviens, Majesté, je vais récupérer ma monture. Si vous êtes prête, ainsi, nous pourrons partir dans quelques minutes.

Loran s’éclipsa vers les écuries, avant de revenir au bout d’une bonne dizaine de minutes. Il constata avec satisfaction que l’agitation semblait s’être apaisée, maintenant que tout était prêt. Caressant l’encolure de Glad, un peu calmé, il se tourna vers Eleade qui semblait toujours obnubilée par sa jument.

Ma Reine ? Avez-vous besoin d’aide pour monter ?

Loran avait hésité avant de lui demander ça, craignant un refus. Certes, Eleade semblait compétente, mais la jument était haute, et les étriers paraissaient hors de portée. Etait-ce de l’impertinence que de proposer de l’aide à une Reine ? Elle lui avait enjoint d’être naturel, mais est-ce que cette recommandations s’appliquait dans le cas présent ?

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MessageSujet: Re: Départ vers les terres Orthodoxes   Mar 3 Juin 2008 - 18:58

Une question s'imposa dans l'esprit d'Eleade: Loran, avait-il remarqué son petit écart pour but de rejoindre son amant? A cette simple pensée, elle sentit le rouge monter à ses joues fermes et plates. Elle ne l'espérait point. Cela ne se trouvait guère être digne d'une reine, que de montrer son amour pour son roi devant les autres habitants peuplant la contrée Nordique. Elle caressa machinalement les naseaux de sa jument, frissonnant au contact de son doux souffle chaud dans son coup. Le lien qui unissait la cavalière et sa monture s'avérait indéchiffrable, indéfinissable et surtout en mots! Elles s'étaient rencontrés il y a quelques années... Alors qu'Eleade sombrait dans une mélancolie profonde. Siran était alors âgé de bien une dizaine d'années... Le chaval gris, à ce temps-là poulain, possédait une énergie et une joie de vivre contagieuse. Eleade avait tout de suite su qu'elles devaient l'avoir. Grâce à son statut, elle n'avait eu de mal à convaincre Ardiosis de la lui prendre. Quant au fait qu'il ait compris sa subite envie de la posséder, cela restait un mystère qu'elle ne souhaitait, pour l'heure, point éclaircir. Elle en avait déjà assez en tête avec ce voyage... Et le départ de son fils la préoccupait tant qu'elle plongeait presque dans l'insomnie.

La reine laissa un large sourire éclairer son visage devenue brutalement bien plus sérieux. Elle profiterait de la présence de Laylé plus tard, lorsqu'elle aurait tout mis au point avec le séduisant Loran Kellac. Elle l'admirait avec des yeux pétillants de joie: il se montrait si compétent et fidèle à l'égard de la famille royale qu'elle ne pouvait qu'éprouver de la reconnaissance envers lui. Pour la deuxième fois, la question sur sa situation se déposa dans son esprit: Etait-il fiancé? Il le méritait, dans tous les cas. Pour sur que son épouse avait une certaine chance que d'avoir un homme aussi loyale dans sa famille. Qui plus est son âme soeur... Elle pensa alors à Ardiosis: son amour à elle. Chaque fois que son expression moqueuse s'affchait dans son esprit, elle se sentait envahir par un torrent d'ivresse incontrolable... Comment imaginer sa vie sans lui? Il n'était guère que le roi du nord, il s'avérait le père de son enfant, l'homme qui dormait avec elle la nuit, l'époux de ses rêves...

Elle sursauta lorsque Loran prit la parole pour lui faire part de ses idées. Elle se gronda intérieurement, furieuse de se laisser ainsi prendre par ses songes. La reine se promit alors de faire un effort pour ne plus sombrer et garder les pieds sur terre, au lieu de s'envoler bêtement. Elle devait se montrer responsable, l'adolescence l'avait abandonnée depuis bien des années. Qui paraissaient si courtes...! Siran, son fils, plongeait encore dans cet âge-là. Quel tempérament il possédait. L'âme d'un chef, pour sûr. Les qualités qu'il avait prises de son père allait l'aider avec brio.

Cela se trouve être normal pour un si vaillant étalon. Ne vous en faites pas pour cela et je vais leur toucher un mot à ces pauvres sourds qui n'obéissent guère à vos ordres. Je ne souhaite guère emporter ma garde robe! Qu'ils se lavent les oreilles avant de venir me servir! Merci pour tout, Loran.

Elle ne put s'empêcher de sourire en pensant à l'exitation qu'avait démontré l'étalon du jeune homme à la présence de sa jument. Il se montrait comme tout mâle non casté...plein d'énergie, fougueux! Bien qu'elle savait qu'il se ferait bien vite remettre en place par sa jument. Car celle-ci se montrait si autoritaire et solitaire. Eleade désespérait même de la voir un jour s'occuper de son propre poulain. Un poulain né de l'union d'elle et un, sûrement, sublime étalon au caractère bien trempé. Car il fallait l'avoir pour se décider à la séduire, Laylé. Si entêtée... Elle ne se laissait pas intimider. D'ailleurs, elle se mit à se poser avec insistance sur l'épaule de sa maîtresse, piaffant d'impatience.

Nous partons bientôt, ma belle.

Pendant que Loran s'en allait chercher son étalon, Eleade ne profita pour s'occuper du problème de la garde robe. Décidée à ne pas se laisser marcher sur les pieds, elle poussa les femmes qui s'occupaient de choisir ses habits et vida les deux malles. Elle en poussa une plus loin, sans un mot, et se mit à remplir la première, plus petite, d'habits tous plus masculins que les autres. Il n'y en avait guère beaucoup ... Elle ne passerait point une éternité dans le monde des orthodoxes! Elle emporta tout de même une robe de classe, pour faire bonne figure devant le roi qu'elle allait visiter. Elle donna ses dernières directives et, accompagnée de sa jument qui la suivait à la trace d'elle-même, elle revint à la place où Loran l'avait quittée. Elle se mit alors à caresser tendrement sa jument tout en lui murmurant de douces paroles...

Et c'est ainsi que la trouva le jeune homme. Il était temps de partir, Eleade sentait l'impatience naître en elle. Quel sentiment inconvenable pour une reine!!! Elle se reprit, se contentant de sourire chaleureusement a commandant du voyage, trop heureuse pour se construire une figure impassible. Elle accepta volontier l'aide de ce dernier pour ne point le mettre mal l'aise. Il est vrai que sa technique de monte sur sa grande jument n'était pas encore tout à fait au point. Une fois sur le cheval, elle remercia Loran et jeta un regard par la fenêtre derrière elle, pour observer Ardiosis une dernière fois. Elle déposa un doux baiser sur sa main qu'elle souffla vers lui, avant de lui faire un discret signe d'au revoir...qui signifiait aussi: A bientôt!

Lorsque tout fut mis au point, elle recommanda à ceux qui venaient avec elle (en se rendant compte qu'elle n'avait demandé à aucune femme de l'accompagner) de se montrer le plus discret et silencieux possible. Ils s'en allaient vers le pays des orthodoxes...! Un premier grand voyage sans son époux, depuis qu'elle l'avait épousé. Elle guida habilement sa monture en direction de Loran, trottant pour le rattraper. Elle ne se tenait guère en amazone, une position quelque peu incortable ... Mais plutôt comme tous les hommes, une jambe de chaque côté. Elle se sentait ainsi bien plus à l'aise.
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Loran Kellac
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MessageSujet: Re: Départ vers les terres Orthodoxes   Jeu 5 Juin 2008 - 15:56

Loran n’assista pas au sursaut d’autorité de la Reine, ni à la façon dont elle remplissait sa malle. De toute façon, il n’aurait pas eu son mot à dire, même s’il n’en pensait pas moins. Il avait été élevé dans l’idée que, même si les femmes étaient tout autant capable que les hommes, elles restaient néanmoins des êtres à part. Supérieurs, peut-être, mais foncièrement différents, et ses rencontres avec les deux amazones de la dernière semaine n’avaient pas changé son point de vue. Une femme se doit d’être séduisante, jolie, bien habillée… et la Reine partait pour la demeure du Roi Orthodoxe avec bien peu d’habits seyants.
Amazones… le jeune capitaine ne put s’empêcher de sourire en pensant à sa rencontre avec Elea. Son visage restait gravé dans sa mémoire, sa voix douce et son fort caractère, aussi. Elle lui avait dit qu’il se reverrait bientôt, mais Loran ne le pensait pas, même si, à dire vrai, il été sur d’apprécier une nouvelle rencontre, tant qu’elle se déroulerait hors des geôles amazones. Disons que ce n’était pas vraiment le moment de compter fleurette à l’ennemi.
L’étalon se rappela soudain au souvenir de son cavalier d’un coup de tête, et le jeune capitaine fit la grimace. Glad s’impatientait, et le jeune homme se hâta de terminer de le seller, avant de le prendre par la bride et de le ramener vers la Reine. Cette dernière semblait satisfaite, et Loran remarqua deux serviteurs qui terminaient d’attacher une petite malle à l’un des chevaux de bât : tout semblait prêt.

Après avoir aidé la Reine à grimper sur sa monture, non sans se poser mille et une questions, tournant toute autour de ce qu’en penserait le Seigneur Nordique, Loran se mit lui aussi en selle, contemplant d’un air amusé la petite Reine qui souriait de contentement. L’appel de l’aventure, la perspective d’oublier un peu ses responsabilités, il ne savait pas trop, mais elle semblait heureuse d’être ici, parmi les soldats et les serviteurs.


[Suite ici ]

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