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 Sur la route d'Iboa

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Loran Kellac
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MessageSujet: Sur la route d'Iboa   Jeu 5 Juin 2008 - 15:59

[suite de ce post]

Premier jour de la Neuvième semaine
Début de matinée


La petite troupe, composée essentiellement d’hommes armés et de la Reine, qui lui avait certifié la veille qu’elle n’avait aucunement besoin de dame de compagnie ou de serviteurs, se mit en route. Eleade était resté en arrière, envoyant un dernier baiser vers le Seigneur du Nord, et Loran fit ralentir Glad pour lui permettre de la rattraper. Comme il l’avait pensé, elle se tenait parfaitement en selle, quoique pas forcément de la façon dont une dame de la Cour est censée. Mais qu’importe, après tout, elle n’avait pas de compte à lui rendre : il était le capitaine de son armée, et pas son précepteur.
L’étalon broncha violemment quand la jument de la Reine le frôla, mais son cavalier s’y attendait, et il remit patiemment le cheval dans le droit chemin. Glad avait ses humeurs, mais il demeurait obéissant, aussi se plia-t-il aux ordres du soldat, qui se tourna à demi sur sa selle pour contempler ses hommes, avant de pencher la tête vers la Reine.

Si jamais vous désirez vous reposez, ou que quelque chose ne va pas, dites le, ma Reine. Nous sommes entièrement à vos ordres.
J’avais pensé nous diriger vers le village d’Heres, avant de bifurquer vers Iboa. Ainsi, nous demeurerons plus longtemps sous la protection des montagnes et celle des chemins fréquentés, sans risquer pour autant de trop rallonger notre voyage. Qu’en pensez-vous, Ma Dame ?


Loran avait posé la question d’une voix douce, mais il se demandait si la Reine avait conscience du chemin. La carte du Gwendir n’était peut-être pas un terrain d’étude pour une Reine, surtout si elle vivait, comme Eleade, au cœur de la cité d’Yswllyra. Mais après tout, il connaissait bien peu de choses sur la noblesse, et encore moins sur sa douce Reine. En chemin, il ne pouvait s’empêcher de la dévisager quelques secondes : elle semblait heureuse d’être là, mais il ne pouvait s’empêcher de penser que les manières des soldats devaient lui sembler bien rustres.
Quand à ses hommes, ils étaient étrangement silencieux. Sam, qui fermait le cortège avec les deux chevaux de bât, semblait presque intimidé par la présence de la Reine, lui qui pourtant n’hésitait guère à raconter des blagues pouvant choquer les âmes sensibles. Etait-ce parce qu’Eleade était Reine, ou tout simplement une femme ?

Mais le temps passait, et les hommes, intimidés, finir par redevenir comme avant, au grand soulagement de leur capitaine. Il ne se voyait pas faire le chemin menant à la capitale Orthodoxe dans un silence de mort, et le bruit des conversations, des rires, mêlé à celui du pas des chevaux, créait un brouhaha familier et rassurant. Seul le ciel demeurait de plomb, mais Loran décida qu’en aucun cas, cela n’entacherai sa bonne humeur. Certes, sitôt arrivé, il devrait être sur ses gardes, mais pour l’instant, sous la protection des frontières humaines, il se sentait en sécurité. Rapprochant l’étalon de Laylé, la jument d’Eleade, il observa l’animal d’un œil appréciateur avant d’engager une discussion avec la Reine.

Vous aviez raison, ma Dame, votre monture est absolument magnifique. Elle possède une grâce innée, et malgré une carrure plutôt frêle, elle est surement bien plus endurante que bien de ses congénères. Si je puis me permettre, d’où la tenez-vous ?
Mon père tient un élevage de chevaux, et il serait surement ravi de posséder un animal réunissant les qualités de votre monture.


Expliqua Loran avec un léger sourire. Il n’avait pas à faire tant d’effort que ça pour se montrer naturel avec Eleade, finnallement, et ne craignait plus guère de se montrer trop entreprenant.

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Eleade-Bennefoy
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MessageSujet: Re: Sur la route d'Iboa   Ven 6 Juin 2008 - 19:56

Les cheveux volant au vent, Eleade respirait l'air frais avec gaieté, ne pouvant détacher son regard de la beauté de la nature qui les entourait. Elle caressa sa jument de sa main droite, une douce caresse rassurante et encourageant son bon comportement de la matinée. Car la jument, très vive et téméraire, lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Au départ, rien n'avait été facile. Elle se montrait si dure que la reine s'était même demandée si elle arriverait un jour à la dompter. Et pour finir, elle décida de la laisser un peu tranquille... Et de travailler avec elle en liberté. C'est ainsi qu'elle apprit véritablement que seul la patience et la douceur fonctionnait avec les chevaux. Et depuis, elle avait radicalement changé. Laylé avait senti ses efforts acharnés et, pour finir, avait cessé de se moquer d'elle et s'était soumise: une grande surprise pour Eleade qui, tellement heureuse, l'avait gratifiée de millier de bisous plein de tendresse et de reconnaissance.

A ces pensées lointaines, Eleade ne put s'empêcher de ressentir de la nostalgie. Tout allait bien, en ces temps-là. Rien ne manquait, insouciante et encore plus jeune qu'à ce jour, la reine vivait sans problème. Ses penées virevoltèrent alors sur Telak, ce jeune adolescent qui n'avait pas vraiment reçu d'amour. En tout cas depuis qu'elle le connaissait. Déjà qu'Ardiosis se trouvait être un homme compliqué, il n'était pas vraiment prêt à lui témoigner de l'amour paternel. D'autant plus qu'Eleade n'avait guère chanté ses louanges.

Elle regrettait de s'être montrée si odieuse avec lui. Et cela depuis qu'il était arrivé. Dès le dépat, elle avait eu un mauvais pressentiment. Elle se demandait, désormais, s'il était fondé de se baser sur son instinct ... Peut-être que, cette fois, elle n'aurait pas dû. Quoi qu'il en soit, elle tentait de se montrer plus aimable. Et de voir le bon côté de choses. Bien que ses pensées envers lui ne soient pas toujours très gentilles ... Elle avait, d'ailleurs, parlé avec lui la veille. Et, pour finir, lui avait proposé de voyager avec eux, s'il le désirait. Cela lui changerait les idées, lui qui restait constamment enfermé dans le palais. Pauvre adolescent qui ne pouvait découvrir le monde. Elle se demandait même si un pauvre garçon de paysans vivait encore mieux que lui, fils adoptif royal. Cela prouvait que le statut ne voulait rien dire. Ce n'était qu'un statut...

Aucun problème. Il est très aimable à vous de vous souciez autant de mon bien être. Déjà que c'est à cause de moi que vous êtes là ...! Je vous promets de vous le faire parvenir, lorsque je sentirait la fatigue s'emparer de moi.

Il est vrai que la reine, peu habituée à voyager, pouvait se montrer d'une fragilité touchante. Son teint pâlissait alors encore davantage, sa tête la faisait légèrement souffrir. Et, parfois, au pire des cas, de légers tremblements s'emparaient d'elle... et elle ne tenait qu'à peine debout. Mais pour l'instant, elle se sentait en pleine forme et prête à traverser le monde entier sans pause. Au départ, la tension entre les soldats qui l'accompagnait se faisait lourde. Eleade Bennefoy était persuadée que cela était dû à sa présence. Habituée à cela, elle ne prit guère la mouche. Mais fut tout de même heureuse lorsqu'ils recommencèrent à parler, certains de manière bien humoristique.

C'est alors que Loran lui posa une question ... piège. xD En réalité, Eleade ne connaissait presque rien du passé de la jument. Elle savait juste qu'elle avait été séparé de sa mère à l'âge d'une année... et qu'elle était de race pure, une race sauvage de la contrée Nordique. A part cela, elle ne connaissait rien d'autre de la situation de Laylé. Seule la jument le savait...et elle gardait ces souvenirs enfouis au fond d'elle, comme si cela devait rester secret. Après réflexion, elle répondit de son éternelle voix douce:

Je ne connais que très peu de cette jument mystérieuse. Si votre père désire en trouver de sa race, il lui faudra scruter la contrée Nordique des chevaux sauvages... Ma rencontre avec Laylé se fut très subite. Je suis bien désolée de ne point pouvoir vous aider davantage.

Loran semblait bien plus détedu...ce qui eut pour effet de soulager la reine et de lui arracher un large sourire confiant. Un de ses objectifs ayant été atteints, c'est à dire celui de mettre l'homme capitaine de cette expédition à l'aise, elle pouvait se sentir plus à l'aise, elle aussi. Peut-être était-ce le lieu qui provoquait un tel changement. Peut importe, tant qu'il se sentait bien... Et le reste de l'armée riait de bon coeur, détendu lui aussi...
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Loran Kellac
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MessageSujet: Re: Sur la route d'Iboa   Mar 10 Juin 2008 - 10:44

La Reine semblait plongée dans ses pensées, et jusqu’à maintenant, Loran avait un peu hésité à intervenir. Mais il tenait à ce que la dame qui les accompagnait sache leur itinéraire, ne serait-ce que pour lui faire ressentir qu’après tout, elle dirigeait ce voyage. Certes, il commandait, mais au nom de son seigneur. Quoi qu’il en soit, il attendit que les yeux de la Reine se posent sur le paysage magnifique qu’ils traversaient pour oser prendre la parole, espérant qu’elle ne verrait dans sa sollicitude qu’un moyen d’être aimable, et guère autre chose. Il est vrai qu’il avait une réputation de dragueur, mais cela n’était pas son attention avec la Reine, loin de là. Bien qu’il la trouva magnifique, elle était inaccessible, un peu à la façon d’une déesse qu’on admire et qui, pourtant, n’appartient pas au même monde.
Eleade répondit avec grâce, et le jeune capitaine s’empressa de la rassurer.

Ne vous en faites pas, Ma Dame, je suis pleinement heureux d’être là, et de vous accompagner dans ce voyage. Bien stupide serait celui qui refuserait d’être à vos cotés ! Mais je vous le répète, n’hésitez pas à me faire part de la moindre fatigue. La route n’est guère dangereuse, mais elle est longue pour ceux qui n’y sont pas habitués.

Loran s’efforça de ne pas se montrer trop compatissant, mais il est vrai qu’il s’inquiétait un peu. C’était la première fois qu’il voyageait en compagnie d’une Dame de la Cour, qui plus est simplement monté sur sa jument. Sa mère avait l’habitude de monter à cheval, mais le capitaine devait avouer qu’il ne considérait pas sa mère comme une Dame, quel que soit l’amour qu’il lui portât, d’ailleurs. La seule personne fragile qu’il avait à surveiller, c’était son petit frère, Tomin. Et dans ces cas-là, il prenait le gamin avec lui sur l’étalon : le petit était toujours fier de parader aux cotés de son frère, et au moins, Loran pouvait veiller à ce qu’il n’attrape pas froid. D’ailleurs, parfois, la Reine lui faisait penser à une enfant : fragile et protégée, elle semblait prête à succomber au moindre coup de vent. Mais ce n’était pourtant pas le cas.
Le soldat esquissa un sourire, touchant superstitieusement le bracelet de cuir qu’il portait au poignet, dernier cadeau en date de Tomin pour son anniversaire. A vrai dire, ce n’était qu’une simple lanière, tressées de quelques perles, mais le capitaine adorait ce petit bijou, bien plus par ce qu’il représentait que pour sa valeur réelle.

Une soudaine rafale de vent le fit frissonner, et il jeta un regard inquiet à la Reine, qui semblait se porter toujours aussi bien. Sa jument aussi, d’ailleurs, ne semblait guère souffrir du vent froid qui se mettait soudain à souffler. Loran ne put s’empêcher de l’admirer : un animal fin et gracieux, qui semblait pourtant bien plus solide que ses jambes graciles ne le laissait penser. Il ne connaissait pas cette race, mais il était sur que son père, s’il arrivait à mettre la main dessus, serait le plus heureux des hommes. En effet, l’homme ne vivait que pour mettre au monde des chevaux capables de tenir de longues distances, mais aussi agiles et gracieux : palefrois de seigneurs, montures destinées aux dames… Glad était d’ailleurs une des fiertés de son père, qui ne cessait de prier son fils aîné de lui prêter l’étalon pour la reproduction. Peine perdu, Loran s’était trop attaché à sa monture pour concevoir de l’abandonner quelques mois, voire quelques années. Son père avait une bien curieuse façon de définir le verbe « prêter »…

La Reine lui répondit d’une voix douce, et Loran s’efforça de cacher sa déception. Tant pis, son père se débrouillerait seul pour trouver un spécimen aussi magnifique : peut-être que Loki lui donnerait cette chance, même s’il se doutait que son père ne partirait pas en quête de chevaux sauvages, notamment parce que sa femme ne lui en laisserait pas le loisir. La mère du jeune homme avait beau être douce et aimante, elle se montrait tyrannique lorsqu’il s’agissait de garder son époux à la maison. Mais le capitaine ne fut pas déçu très longtemps, et il remercia la Reine d’un sourire.

Ne vous en faites pas, Ma Reine, vous n’etes pas obligée d’avoir des réponses à toutes mes questions. J’avoue que je me montre un peu trop curieux, parfois.

Un peu seulement, capitaine ?

L’interrompit Samuel, l’un des soldats, avant de se mettre à rire, suivi par les autres sous le regard faussement courroucé de Loran, avant de se mettre lui aussi à rire de bon cœur, avant de se tourner vers Eleade pour lui expliquer.

J’ignore pourquoi, mais j’ai la réputation de chercher à savoir beaucoup trop de choses. Cela est sans doute du à ce qui est arrivé alors que je n’était qu’un simple soldat.

Pas que sans doute

Glissa malicieusement un soldat, avant que Loran ne reprenne la parole.

En fait, notre sergent de l’époque était un homme qui ne s’adressait à nous que pour donner des ordres. On ne le voyait que pour les entraînements, et le reste du temps, il disparaissait. Bien trop mystérieux à mon goût, alors je l’ai suivit… et je l’ai surpris comptant fleurette à la mère d’un de mes camarades. Mais mes capacités d’espion n’étant guère devellopées, je me suis fait prendre. Je croyais tenir une affaire… jusqu’à ce que j’apprenne qu’en fait, ils étaient sur le point de se marier.
Cela a fait rapidement le tour de la caserne, et le sergent m’a prit en grippe pour le reste de l’année, certifiant qu’il me ferait passer ma curiosité. Bon, il a échoué, mais du coup, la réputation m’est resté. Et je ne vois vraiment pas pourquoi.


Ajouta Loran d’un ton boudeur, qui ne leurra personne. Le capitaine se rapella soudain où il se trouvait, et ce tourna vers la Reine avec une mine d’excuse.

J’espère que nos histoires de soldats ne vous ennuient pas, ma Reine.

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MessageSujet: Re: Sur la route d'Iboa   Dim 29 Juin 2008 - 12:14

Eleade observait l'horizon qui se profilait devant leurs yeux curieux, calme et innocente. Les monts qui s'imposaient de toute leur grace leur interdisaient d'observer ce qu'il y avait de l'autre côté. Eleade ne savait quel chemin ils emprunteraient par la suite, et elle ne s'en souciait point, attribuant une confiance aveugle à Loran Kellac. Il ne l'avait jamais déçue, non, il s'était toujours montré en soldat dévoué et fidèle. Eprouver ne serait qu'un soupçon de méfiance ne serait guère une belle récompense à son égard. Bien que la confiance soit parfois source de danger. Elle faisait bien sûr toujours attention à ne pas l'accorder à une personne quelconque, une personne qu'elle ne connaissait point très bien. D'ailleurs, la seule personne en qui elle s'abandonnerait les yeux fermés était bien sûr Ardiosis, son époux. Bien qu'il ne lui ait point toujours dit la vérité, jamais il ne l'aurait mise en danger. Sa protection résidait en lui non pas seulement comme un devoir, mais cela résultait aussi de l'amour qu'il lui portait. Et Eleade ne pouvait que se sentir fière d'attirer un tel sentiment de la part d'un Seigneur Nordique tel que son époux même. Bien qu'elle ne l'ait quitté que depuis peu, penser à lui lui provoquait un léger pincement au coeur. Sur cette pensée, elle serra les mollets pour inciter Laylé à accélérer son pas. Plus vite elle aurait discuté avec le Roi Orthodoxe, plus vite elle pourrait s'en aller. Le capitaine lui adressa alors des paroles bienveillantes. Elle ne put que tourner la tête et le remercier en souriant:

" Ne doutez point de ma reconnaissance, Loran Kellac. Je n'aurais pu avoir dans mon escorte un soldat plus brave et compétant que vous. Je comprends parfaitement votre inquiétude quand à mon état personnel. Mais je peux vous assurer que, pour l'instant, tout va bien. Je vous ferai part d'une quelconque lassitude qui nous pousserait à nous arrêter pour nous reposer. "

Le vent se leva et la jeune reine ne put s'empêcher de frissonner. Bien que le capitaine l'avait avertie de prendre de chauds vêtements pour ne point succomber au vent qui s'élevait de manière, parfois, subite et inattendue, elle n'avait jugé bon de porter sur ses épaules son long manteau royal, bien trop encombrant. Il faisait partie intégrante de ses bagages, bien sûr. Mais elle qui voulait se montrer discrète refusait de s'abandonner à cette tentation de se procurer un peu de chaud en ce vêtement bien trop voyant. Quant à sa réponse au sujet de sa jument, Eleade regrettait de ne point pouvoir satisfaire à la question de Loran une réponse convenable qui l'aiderait davantage dans ses recherches. Elle s'empressa alors d'ajouter, après avoir jeté un regard malicieux au soldat qui avait qualifié Loran d'homme très curieux:

" Peut-être que mon époux, le Seigneur Nordique, pourra vous en dire plus à son compte. Il a acquis bien plus de connaissances que moi, simple femme sans grande instruction particulière. Il me surpasse sur ces points dont la scolarité particulière dont il a bénéficié l'a beaucoup aidé. "

Elle fut alors heureuse de pouvoir se mêler aux rires des soldats et, en plus, d'être gratifiée d'une explication de la part du capitaine du voyage. Eleade l'écouta avec attention, ne pouvant s'empêcher de jeter, de temps à autre, des regards aux autres voyageurs. Elle voulait les garder en mémoire, les connaître davantage et non être vue simplement comme une reine que l'on devait escorter. Cette triste vérité la rendait parfois mélancolique. Pas qu'elle n'appréciait guère son rang, au contraire. Elle prenait bien du plaisir à seconder son mari, Ardiosis Bennefoy, dans son travail. Car, il fallait l'avouer, gouverner une contrée ne s'avérait point de tout repos.

C'est alors que, prit subitement d'une irritation sans fin, le ciel s'obscurcit, laissant échapper de fines gouttelettes qui s’épaississaient à vue d'oeil. La reine fronça les sourciel en rabattant sa capuche sur sa tête. Elle ne s'attendait pas à un tel revirement du temps. Et si ce dernier continuait à se rythme-là, ils seraient bientôt obligé de s'arrêter à quelque part. Sachant très bien que, avec cette humidité soudaine, Loran souhaiterait faire escale, Eleade l'en dissuada d'un geste ferme et accéléra l'allure. Sa jument, méfiante, adopta le trot, puis un petit galop qui se trouvait être plus agréable pour sa maîtresse. Les soldats suivraient, la jeune femme le savait. C'est alors qu'un premier éclair déchira le ciel foncé de toute sa puissance. Suivit de près par un grondement sourd. Laylé, qui prenait peur aux bruits très étranges pour elle que produisait le ciel, se souleva sur ses postérieurs en laissant échapper un hennissement terrifié. La reine tenta de la calmer avec la voix. Elle lui prodigua, avec ça, de douces caresses. Mais la jument peinait à se maîtriser et en oubliait presque qu'elle portait une cavalière sur son dos. Bien qu'elle savait pertinemment que Loran réfléchissait déjà sûrement à ce point, elle déclara:

" Nous devons trouver un abri au plus vite. L'orage s'est avancé sans que je ne m'en rende compte...et bien trop vite à mon goût! "


(HJ: J'ai enfin répondu... mille excuses)!!!
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Loran Kellac
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MessageSujet: Re: Sur la route d'Iboa   Mar 1 Juil 2008 - 21:29

[Pas grave^^]

A nouveau, la Reine lui adressa quelques mots pleins de bonté, des compliments qui lui allaient droit au coeur…même s’ils étaient mérités. Car bien que Loran ne dise pas un mot, se contentant d’incliner la tête pour remercier sa Dame de ses mots prévenants, il reconnaissait à part lui que ses propos étaient vrais. Certes, quand à sa bravoure et à ses compétences, le roi avait pour le moment quelques doutes, mais même le pire de ses détracteurs devait reconnaître que Loran s’était toujours efforcé de donner le meilleur de lui-même pour son souverain. Que la Reine le reconnaisse avait de quoi le rendre fier, pourtant, le capitaine s’efforça de demeurer modeste… en se mordant bien fort la langue pour éviter de fanfaronner. Il n’avait plus douze ans, et devait s’efforcer de rester humble, bien qu’il n’en pensa pas moins.
Un vent plus froid s’était levé, et le capitaine regarda avec une certaine inquiétude le ciel. Il ne penserait pas que la neige allait se mettre à tomber, du moins, pas avant de se mettre en route mais, comme pour défier ses prévisions, de gros nuages s’amoncelaient, pour l’instant sans menacer directement les voyageurs… mais cela ne saurait tarder. Comme pour lui donner raison, Glad se fit plus nerveux, et son cavalier dut lutter un instant pour empêcher son fougueux destrier de partir au galop. Leur allure était lente, mais Loran n’osait accélérer de crainte qu’Eleade ne puisse suivre. Remettant l’étalon au niveau de la monture de la Reine, Loran reprit la conversation, appuyé par les soldats et même par la Reine Eleade, qui se joignit à la conversation, partageant les rires des hommes d’armes. L’ambiance était plutôt détendue pour un voyage diplomatique, et Loran s’efforça de la maintenir ainsi. Mais, à nouveau, le ciel ne semblait guère de cet avis, et la tempête en préparation devint vite une certitude. Ils devaient trouver un abri mais, par ici, il n’y avait guère que des arbres. Peut-être un poste de gardes, quelques kilomètres plus loin… le capitaine allait proposer de s’arrêter quelques temps quand Eleade, d’un geste ferme, lui fit comprendre qu’elle n’en avait pas l’intention avant de presser sa monture.

Maugréant sous cape, Loran laissa plus de bride à l’étalon qui, ravi de se dégourdir un peu les jambes, rattrapa sans peine la jument lancée au petit galop. Le capitaine demeura silencieux, mais au fond, il était rageur. Certes, la Reine Eleade commandait ce voyage, et lui avait clairement fait comprendre qu’ils n’allaient pas s’arrêter pour quelques gouttes de pluie. Elle ne pensait pas à son confort, mais Loran se demanda bien ce qu’elle voulait prouver. Qu’elle n’était pas une fragile petite poupée, enfermée dans le château royal ?
Car la pluie n’allait pas s’arrêter, Loran avait assez d’expérience pour le savoir. La neige couvait depuis le matin et, s’il s’avérait qu’il ne faisait pas assez froid, la neige risquait fort de se transformer en orage pluvieux, voire même en orage de grêle et, dans ce cas là, il leur faudrait trouver un abri. Mais Eleade ne semblait pas l’avoir compris, et Loran jugea qu’il était de son devoir de mettre leur petite troupe à l’abri, avec ou sans l’accord d’Eleade Bennefoy. Pressant Glad, qui maintenant joyeusement le galop sous la pluie qui se faisait plus drue, il devança la Reine pour lui dire qu’ils devaient se mettre à l’abri. Mais il n’en eut pas le temps : un éclair déchira le ciel, suivit par un grondement qui fit trembler le sol alentour.
Les chevaux des soldats étaient entraînés et, malgré l’inconfort que leur procurait le jeu de son et lumière, ils ne bronchèrent pas plus qu’en plein champ de bataille. Laylé, par contre, n’avait pas l’air aussi sûre, et elle se cabra violemment, sans que le capitaine puisse faire autre chose que de reculer son étalon pour éviter un coup de sabot malencontreux.

Eleade, dût reconnaître le capitaine, était une bien meilleure cavalière qu’elle ne l’avait laissé entendre : non seulement elle ne chuta pas, mais parvint, bien qu’à grand peine, à maîtriser la jument. Les cheveux sont des animaux de harde, être dans un groupe les rassure, aussi Loran joua-t-il des talons pour forcer Glad à se rapprocher, espérant que l’étalon communiquerait son assurance à la jument terrifiée. La Reine lui cria qu’ils devaient trouver un abri, et le soldat hocha la tête, renonçant à saisir Laylé par la bride. La Reine semblait maîtriser la situation et, bien que Loran eut payé cher pour tenir lui-même les rênes de la monture effrayée, il ne pouvait pas. Tournant bride, il désigna aux soldats la frondaisons des arbres : ce n’était pas le mieux pour s’abriter, alors que l’orage était sur eux, mais cela leur éviterai d’être trempé, et que les chevaux s’affolent. Restait à espérer que la foudre ne s’abatte pas sur eux… Le capitaine adressa une courte prière à Loki, avant d’entraîner la petite troupe vers un point qui, bien que moins abrité, avait l’avantage de comporter de jeunes arbres. En effet, plus loin s’élevaient des chênes séculaires, défiant de leur cime les éclairs rageurs. Si la foudre tombait, Loran avait appris qu’elle tomberait d’abord sur les plus grands arbres… du moins, en théorie.
Les soldats savaient ce qu’ils avaient à faire et, à peine à l’abri des arbres, chacun s’acquitta de sa tâche. De petites tentes furent rapidement dressé, et Loran s’approcha de la Reine pour l’inviter à descendre, s’efforçant d’adopter une voix calme et détendue, par égard envers la jument… et vers la Reine.


Ma Dame, les hommes vont s’occuper de votre monture. Nous ne craignons pas grand-chose ici, et il serait dommage que vous attrapiez froid : la tente en face de vous est à votre disposition, et je vais vous amenez vos bagages dès que les montures seront à l’abri.

Sans attendre de réponse, il s’éloigna, espérant qu’Eleade n’allait pas se mettre en tête de d’abord s’occuper de sa jument. Mais à vrai dire, il y avait de fortes chances qu’elle veuille le faire.

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MessageSujet: Re: Sur la route d'Iboa   Dim 20 Juil 2008 - 13:28

Eleade ressentait tout de même le semblant d'irritation qui persistait en Loran Kellac. Ou du moins, elle croyait le deviner. Et elle semblait même le comprendre, bien qu'il ne dût guère démontrer un semblant d'impatience à l'égard de sa majesté. Mais elle se devait de le padonner pour cette légère infraction. Car, il est vrai, elle n'était pas la mieux placée pour prendre des décisions concernant la tournure du voyage. Certes, elle se gardait le droit d'écourter le voyage et de rentrer immédiatement, si elle le désirait. Mais son bien et celui des hommes qui l'accompagnaient reposait principalement entre les mains du capitaine. Et lui compliquer la tâche en s'opposant à ses choix ne se démontrait point comme une récompense donnée en échange de sa fidélité constante et sa présence. Elle aurait,au contraire, dû se plier aux commandes de Loran. Lui demander conseil au lieu d'ordonner. Voyageant bien davantage qu'elle, il connaissait le temps et savait, bien sûr, comment s'y prendre en cas d'intempéries. Contrairement à la jeune reine qui, après avoir épousé ce très cher sadique Ardiosis Bennfoy, n'avait presque jamais quitté le palais, sa demeure. Son époux ne prenait aucun plaisir à la savoir loin du palais. Elle se demandait d'ailleurs à l'instant bien quelle raison l'avait poussé à accepter si facilement sa requête. Il avait beau ressentir un amour infini à son égard, il lui avait déjà bien fait savoir que lui seul prenait les décisions. Le fait de son laxisme soudain n'avait fait que lui faliciter la tâche, c'était un fait. Elle ne surnommait pas pour autant l'établissement dans lequel elle vivait de prison, comme le lui avait clairement déclaré un domestique mécontant - elle ne savait d'ailleurs guère ce qui lui était arrivé par la suite, espérant simplement qu'elle ait pu échapper à la colère du Seigneur de cette belle contrée Nordique. La présence de son mari, qu'elle aimait tant et si fort. lui empêchait de ressentir un tel sentiment de clôture. Elle ne demandait qu'à pouvoir vivre proche de lui. A ses côtés, elle se sentait libre et fière. Prête à affronter le monde entier. Persuadée qu'il lui donnait la force nécessaire pour combattre une armée de combattants durement entraînés. Mais ce n'étaient là que de simples pensées invraisemblables. Et ce n'était que lorsqu'elle revenait à la raison qu'elle s'en rendait réellement compte. Bien que, ces dernières années, le roi s'était montré bien distant avec elle, trop honteux de sa tromperie.
Finalement, elle s'en voulait d'avoir imposé son choix de continuer leur route. Cela ne les avait mené à rien, ne serait-ce peut-être qu'au danger que provoquaient les éclairs qui déchiraient désormais le ciel...

Désormais fragile et apeurée, la reine ressentit un léger tremblement émanant de ses fins mains qui tenaient fermement les reines de la monture royale, Laylé. Cette dernière ressentait sa peur. C'est d'ailleurs cela qui amplifia la sienne. Ce bruit sourd provenant de ce ciel si noir qui les suivait dangereusement ne lui inspirait pas confiance. Elle se faisait de plus en plus nerveuse. Et, aussi simplement qu'un homme mange et dort pour vivre, elle se cabra. Loin de son esprit l'idée de désarçonner sa cavalière. Elle ne faisait que témoigner ce qu'elle ressentait au plus profond de son êre: la peur. Elle hennit puissamment, ses oreilles pivotant rapidement dans tous les sens. Pour un peu, elle serait partie au triple galop vers l'avant, embarquant la femme du Seigneur Nordique. Mais cette dernière la connaissant trop pour laisser les rênes lâches et, ainsi, ne plus obtenir aucune chance de rester sur son dos, elle ne put que s'abstenir. Malgré tout, elle se permit quelques légers bonds sur place. Cela ne ressemblat guère au rodéo spectaculaire que l'on pouvait observer une fois dans le public. Non, au contraire, les sauts s'avéraient très bas voire à ras le sol. Il suffisait à a reine de se tenir droite et non pas vers l'avant pour tenir en selle. Dans le cas contraire, elle se serait bien vite retrouvée sur le sol. Car son expérience en tant que cavalière n'était que moindre: elle ne connaissait et ne faisait confiance qu'à une seule monture qui s'avérait la sienne. Hors de tous ces détails parsemant ce début de voyage, le temps continuait à s'obscurcir. Le visage d'Eleade Bennefoy pâlissait à vue d'oeil. Elle persista tout de même à lutter pour cacher se sentiment de faiblesse dont elle pensait devoir être dépourvu. A son peuple elle ne devait montrer que son côté serein et bon. Au loin la méchanceté et la peur. Elle se devait de garder ses craintes pour elle. Mais, se trouvant être tout de même humaine, elle ne pouvait empêcher ces derniers sentiments de l'étreignirent par occasions.

La présence du capitaine à ses côtés ajoutée à sa fierté l’empêcha de céder à la panique. Tout en se promettant de, désormais, toujours suivre les directives du chef de l'expédition, elle mit bien à terre. Et par égard envers Loran décida de ne point s'occuper de sa jument en cet instant de panique, ce qui s'avérait bien difficile pour elle. Elle lui chuchota quelques mots d'excuses tout en lui caressant doucement la tête en signe d'affection et d'apaisement puis suivi les autres soldats. Une fois à l'abri, elle ne put que s'asseoir et attendre la suite. Trempée jusqu'aux os, elle frissonnait. C'est pourquoi, elle adopta une position guère très royale: elle replia ses genoux contre elle et passa ses bras autour pour se réchauffer. Puis elle laissa son regard errer vers un point vide de la tante en attendant la suite des évènements. Si seulement Ardiosis était là... Elle aurait pu se blottir dans ses bras, ressentir sa peur s'envoler d'un seul coup. Il était le seul homme à posséder une parfaite maîtrise d'elle. Il la connaissait tout aussi bien qu'elle le connaissait. Il lui manquait déjà tant... Elle se sentait déjà bien pressée de le revoir. Trop à son goût. Lorsque le capitaine fit irruption dans la tente, Eleade prit son courage à deux mains et déclara d'un ton qu'elle voulut ferme mais doux:

" Excusez mon entêtement et mon ignorance, Capitaine. Je vous promets ne plus recommencer et de suivre, par la suite, vos directives avec soin. "

[Inutile de toujours m'excuser, ce serait franchement lâche de ma part. Mais je m'excuse tout de même en te donnant, tout de même, une petite explication: j'ai travaillé ces deux dernières semaines et je n'ai pas trouvé le temps de rp sur aucun autre forum... C'était un travail physique, fatigant, long... Je partais tôt le matin, rentrait tard le soir. Un travail avec les chevaux! =) Je vais sûrement l'éditer pour l'améliorer! ^^ Mais au moins, t'as déjà une réponse!]
[New edit: Voilà, c'est fait. J'ai recorrigé le texte! =) En espérant qu'il ne te fasse guère office de berceuse...lol]
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MessageSujet: Re: Sur la route d'Iboa   Sam 30 Aoû 2008 - 21:08

La pluie n’avait pas fini de tomber. Elle devenait plus drue et plus froide à chaque instant. Après s’être assuré que la Reine disposait d’un confort minimum, le capitaine Kellac retourna près de ses hommes pour les aider à monter leurs propres tentes. L’orage grondait de plus en plus. Les chevaux piaffaient de peur ou d’impatience. Soudain, un éclair zébra le ciel et la foudre s’abattit non loin de leur campement provisoire. Glad, l’étalon de Kellac, rua, réussit à se détacher et s’enfuit à toute vitesse. Le capitaine grommela, poussa quelques jurons et décida de le poursuivre, juché sur une autre monture qui semblait docile et résistante. Malgré les conseils avisés de ses soldats qui lui disaient de rester au campement le temps que la tempête se calme, Loran fonça tête baissée pour retrouver son étalon. Il s’était attaché à cette bourrique de Glad et il comptait bien le retrouver. Sous la pluie battante, il fit galoper son cheval de remplacement. Il ne chercha pas longuement avant de retrouver son étalon, transi de froid et de peur. Jurant de plus bel, Kellac mit pied à terre pour aller chercher Glad qui se fit docile. Prenant les brides des deux animaux, il entreprit de regagner le campement à pieds. La pluie avait finalement cessé de tomber et c’était une bonne chose. Lorsqu’il fut à quelques distances des tentes, il remarqua que quelque chose clochait. Des ombres furtives semblaient se dessiner dans l’horizon. Des bandits. Kellac lâcha prise et se mit à courir le plus vite possible, hurlant à ses soldats de protéger la Reine. Si elle était blessée, il n’aurait pas fini de s’en vouloir ... Et Ardiosis non plus. Il sortit son glaive pour se mêler à la bataille naissante, mais il n’eut pas le temps d’arriver jusqu’au campement ... Deux arrière-gardes de la troupe malfaisante étaient habilement dissimulés dans les buissons et décochèrent une volée de flèches dans la direction du capitaine. Son souffle fut coupé court quand quatre flèches l’atteignirent en plein dos ... Sa vue se brouilla quand une cinquième vint se planter dans la nuque et une sixième dans l’épaule droite. Il tomba raide mort quand deux autres vinrent se planter dans ses mollets.

Du côté du campement, les malfrats furent vite massacrés par les soldats de Kellac. Ils ne s’étaient pas attendus à autant de hargne de la part de l’armée de l’empereur ... Ce ne fut que quelques minutes après qu’ils se rendirent compte de la tragédie. Kellac était tombé, ses agresseurs enfuis depuis longtemps ... Les soldats ramenèrent son corps jusqu’aux tentes, et l’enveloppèrent dans une grande couverture. Les visages étaient tirés par le chagrin et la douleur. Il avait toujours était un homme bon avec les autres, et en particulier avec ses troupes. Il était mort en accomplissant son devoir. Certains soldats pleurèrent leur compagnon d’armes tombé trop jeune. Il fut décidé très vite que le voyage vers le Mont Erild était annulé. On allait rapporter le corps de Kellac à la capitale, où il serait inhumé selon les traditions militaires. Le voyage du retour se fit sans encombre ...



[Libre à la Reine de réagir à la suite de ce post, mais il faudra veiller dans ce cas à le clôturer]

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Je suis le seul maître de votre Destin.
Vous ne pourrez pas m'échapper ...
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