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 Discussion entre alliés [Libre]

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MessageSujet: Discussion entre alliés [Libre]   Jeu 19 Juin 2008 - 16:38

Libre, mais le premier post est pour la jolie déesse (Xd), Idril

Deuxième jour de la neuvième semaine
An 835
Aux environs de midi


Morzan, pensif, regarda la garde réduite qui l’accompagnait. Une dizaine de soldats, tous bien armés et vêtus de chaudes fourrures pour affronter le froid des terres du Nord. Tous, prêts à risquer leurs vies pour lui, tous, entièrement dévoués aux ordres qu’il allait donner. Mais le méritait-il ? Le jeune Roi s’évertua à chasser le doute de son esprit, mais il devait avouer que c’était parfois plus facile de douter que de décider. Et justement, cette visite surprise à Idril n’était-elle pas perçue comme la confirmation qu’il doutait de pouvoir mener les Ombres à la guerre ?
Il y en avait qui le murmurait, et ce, avant même qu’il ne soit parti. Pourtant, le Roi pensait que cette visite en terres amazones étaient la seule solution : maintenant qu’Ardiosis avaient placé ses premières cartes, les Rebelles devaient s’organiser. Il ignorait si Idril avait reçu, elle aussi, un messager, comme il ignorait si elle n’avait pas eu la même idée que lui. Quoi qu’il en soit, après la soirée donnée par les Treillian, Morzan avait fait appeler ses conseillers pour leur expliquer qu’il devait absolument s’entretenir avec ses alliés, et que pour cela, il devait s’absenter. Quelques jours, trois tout au plus, mais pourtant, il rechignait à laisser le royaume sans défense. Certes, en cas de problèmes, il n’était pas loin, mais qui sait si Ardiosis n’attendait que ce mouvement ? C’était d’ailleurs la raison pour laquelle il se refusait de confier une missive à un messager : trop facilement interceptable, et trop facilement compromettant. S’y rendre en personne n’était pas la solution la plus intelligente, mais c’était la moins mauvaise de toutes celles qui s’offraient à lui.

Broussaille piétinait dans la neige fondue de la cour, et Morzan, sans y penser, s’efforça de le calmer tout en observant le ciel couvert. Il fallait espérer qu’il n’allait pas neiger à nouveau, car cela risquait de ralentir leur progression, en admettant toutefois que la neige tombée la veille n’avait pas rendu les routes trop impraticables. Mais, à nouveau, Morzan songea qu’il n’avait guère le choix. Il fallait qu’il parle à Idril Calafas et, de là, à leurs autres alliés : c’était une question vitales pour la survie du Gwendir.
S’arrachant de ses pensées moroses, le jeune Roi donna le signal du départ et, bien entrainés, les guerriers s’exécutèrent, formant autour de leur Roi une escorte sécurisante. Morzan ne s’inquiétait pas trop d’être attaqué en chemin, car il se doutait que, même si la jeune messagère avait déjà averti le Roi, celui-ci serait bien en peine de dépêcher ses troupes en moins d’une journée. A moins qu’elles soient déjà massées à la frontière, mais le monarque en doutait fortement. Ardiosis ne semblait pas être prompt à déclencher de suite une guerre, cherchant à s’assurer la victoire par d’autres moyens beaucoup plus vils. Comme le meurtre… songea Morzan en serrant les poings. Son étalon, surpris par la soudaine tension de son cavalier, fit un brusque écart, manquant de lui faire vider les étriers. Le Roi s’autorisa un sourire : il aurait eu l’air malin, crotté et trempé, devant la Reine Amazone et son peuple !

Contrairement à ce que craignait le Roi, le chemin se fit presque sans encombre, si l’on excepte la glissade du cheval de l’éclaireur de tête, qui n’eut la vie sauve que grâce à son reflexe de s’écarter de sa monture qui avait posé le sabot dans une congère. Heureusement, plus de peur que de mal et, après un bref arrêt pour réchauffer le cavalier transi, et calmer la monture effrayée mais heureusement indemne, la petite troupe pu repartir en direction des plaines nordiques, vastes étendues neigeuses vierges de toute présence humaine, hormis quelques traces de sabots à quelques endroits. Des patrouilles, sûrement : les amazones étaient en alerte, et cela ne promettait rien de bon.
Pourtant, Morzan ne fit pas forcer l’allure. La chute du cheval aurait pu être bien plus grave, si les Dieux n’avaient veillé sur leur entreprise. Ce fut donc d’une allure lente et solennelle que la troupe des Ombres fit irruption sur les territoires amazones, sans être réellement inquiétés. Les avaient-on reconnut ? Rien n’est moins sur, puisqu’une petite troupe amazone s’avança vers eux. Le Roi fit stopper ses soldats, et attendit l’arrivée des jeunes femmes.

Le Roi des Ombres n’eut pas le loisir de se présenter car, même si lui ne connaissait pas la jeune dame qui chevauchait en tête de la troupe, elle le reconnut instantanément. Sans doute un soldat monté en grade, car Morzan ne l’avait jamais vu, et ignorait même jusqu’à son prénom. Certes, il ne se targuait pas de connaître toutes les amazones aux ordres d’Idril, mais tout de même, pour avoir côtoyé ses officiers, il en connaissait certaines.
Quoi qu’il en soit, la jeune fille ne se montra pas offusqué de l’ignorance du monarque des Ombres, et elle ordonna à sa troupe d’escorter Morzan jusqu’au château, envoyant par la même occasion une des siennes pour prévenir de son arrivée. C’est vrai que Morzan ne s’était pas annoncé, et il espéra juste qu’Idril ne serait pas trop prise au dépourvu par sa visite. Mais envoyer un oiseau, par ce temps, aurait été criminel et n’aurait, qui plus est, pas servi à grand-chose.
Escorté par la petite troupe amazone, Morzan pénétra au cœur de la cité, prenant une route qu’il connaissait aussi bien que celle qui menait à la Forteresse.

Une fois dans la Cour du palais, Morzan laissa ses gardes démonter, confiant son cheval à son écuyer avant de se rendre, à la suite de son guide, dans la salle du conseil. La jeune femme frappa quelques coups à la porte, et introduisit le Roi des Ombres. Malgré l’habitude qu’il avait de se rendre ici, c’était la première fois qu’il y pénétrait en souverain, et il ne pût s’empêcher de se montrer anxieux, se mordant la lèvre dans un tic nerveux qu’Idril reconnaîtrait sans peine. L’affaire qui l’amenait était grave, certes, mais le jeune Roi ne put s’empêcher de regarder autour de lui, se laissant imprégner par cette atmosphère presque aussi familière que celle de son propre château. La palais amazone évoquait tant de souvenirs…
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Discussion entre alliés [Libre]   Sam 21 Juin 2008 - 9:56

Idril, pensive, écoutait d’une oreille distraite ses conseillers lui énumérer les demandes d’anoblissement qu’elle devrait traiter dans l’après-midi. Elle n’avait pas encore eu l’occasion de trouver un travail plus fastidieux que celui-là. Écouter les vantardises de ces citoyens qui voulaient à tout prix faire bonne figure pour obtenir le titre convoité, l’exaspérait. Elle se prêtait difficilement à l’exercice, trouvant toujours un tâche urgente à laquelle donner la priorité. Elle s’excusait souvent auprès de ses conseillers, les adoucissant en leur expliquant qu’elle faisait entièrement confiance à leurs jugements pour cette tâche qu’ils exécuteraient très bien sans elle. Mais cette fois, rien ne semblait l’empêcher d’accomplir l’anoblissement des citoyens. Jusqu’à ce que ...

Un messager fut introduit dans la salle du conseil pour qu’il puisse délivrer ce qu’il avait à dire à sa Reine. Idril ordonna à ses conseillers de se taire pour que l’émissaire puisse parler. Ce dernier expliqua que le Roi des Ombres était aux portes de la ville et qu’il venait demander audience à sa Majesté. Idril estima que son ami tombait au moment le plus opportun ! Elle lui revaudrait ça ! Elle se leva et tous l’imitèrent. Elle inclina légèrement la tête avant d’expliquer :

Je me vois à nouveau dans l’obligation de vous céder la tâche de l’anoblissement. Vous avez ma confiance absolue pour la réalisation de ce devoir.


Puis, la Reine ordonna que les conseillers se retirent. La salle se vida progressivement, tandis que la jeune femme donnait divers ordres aux domestiques : préparer une chambre dans la Tour Est, pour le souverain des Ombres; dresser une table pour les soldats qui l’accompagneraient; apporter un plateau repas dans la chambre du Roi; nettoyer des box pour leurs chevaux; avertir la commandante Faldor ... Une grande agitation régna dans le château. Idril, après s’être assurée que ses directives étaient bien suivies, se dirigea à grandes enjambées dans ses appartements. Quatre dames de chambre vinrent l’aider à se vêtir des apparats traditionnellement utilisés pour recevoir d’autres monarques. Si la jeune Reine n’était pas aussi attachée aux traditions, elle aurait aisément reçue son ami d’enfance dans les vêtements qu’elle avait porté quelques instants auparavant. En peu de temps, elle fut habillée d’une robe bleu nuit serrée jusqu’en dessous de la poitrine et légèrement plus ample pour le reste du corps. Un ruban doré séparait les deux parties de la robe. Deux autres rubans du même doré se retrouvaient sur le col du vêtement qui laissait apercevoir les épaules menues de la jeune femme et sur le cou de cette dernière. Malgré les protestations de ses dames, elle refusa qu’on retire le collier au pendentif d’émeraude qui lui ornait continuellement le cou. Un dernier ruban venait relever les cheveux blonds de la Reine. Et pour terminer le tout, les domestiques parèrent Idril d’une grande cape de fourrure, dont l‘extérieur était recouvert d‘un tissu du même bleu que sa robe, lui même encadré par une bande de tissu du même doré que les rubans de la tenue. La jeune Reine prit sa couronne d’or décorée de saphirs et la déposa elle même dans sa chevelure. Puis, enfin, elle congédia ses dames de chambre et regagna à grands pas la salle du trône. Elle s’installa sur le siège qui lui était destiné et attendit.

Ce n’est qu’à ce moment là qu’Idril put commencer à réfléchir sur l’objet de la visite de Morzan. Évidemment, elle pensa d’abord à l’invitation d’Ardiosis. Elle avait eu la grande surprise de recevoir un émissaire humain au sein de son palais, la veille. Il avait alors délivrer son message : une invitation à se rendre à Yswllyra pour renouveler son serment d’allégeance. Si devant le messager, Idril n’avait rien laissé paraître de son indignation, plus tard dans la journée, on évitait soigneusement la présence de la Reine pour ne pas subir la fureur qui habitait son esprit. La jeune femme était scandalisée par tant d’impudence. Ardiosis, non content d’avoir plongé les amazones dans la tourmente, semblait prêt à bafouer leur honneur. Elle supposa que Morzan avait dû également recevoir la visite d’un messager humain et qu’il voulait s’entretenir avec elle à son sujet. Puis, elle pensa également que son ami avait peut être des informations particulières à lui transmettre, notamment si ses espions étaient rentrés de leurs missions. En tout cas, Idril avait à son tour envoyer quelques uns de ses subordonnés en mission d’espionnage à travers tout le continent, suite à l’invitation du Seigneur Nordique.

La jeune femme n’eut tout de même pas beaucoup de temps pour se questionner. Un héraut annonça la venue du Roi des Ombres. Les portes s’ouvrèrent et Idril put voir Morzan entrer d’un pas décidé dans la salle du trône. Elle esquissa un sourire en le voyant. Il fallait avouer qu’elle le trouvait très séduisant dans ses habits de monarque. Pas étonnant que les jeunes dames de sa Cour ne cessaient de le regarder. La jeune Reine se leva, posa sa main droite sur son coeur et s’inclina. Le reste de l’assemblée l’imita. D’une voix calme, elle annonça :

Soyez le bienvenu en ces lieux, Roi des Ombres. Les serviteurs de Freyja sont à votre écoute. Que nous vaut l’honneur de votre visite ?

Une table circulaire était disposée devant le trône et autour de laquelle se trouvait des sièges. Idril invita Morzan à s’asseoir auprès d’elle, d’un signe du bras. Lorsqu’il fut installé, Idril se rassit et toute l’assemblée en fit de même. Elle demanda alors :

J’espère que votre voyage s’est passé sans incidents. Inutile de préciser que votre garde et vous même êtes mes hôtes durant tout votre séjour en terres amazones.

Elle remarqua une petite blessure au niveau de la lèvre supérieure de son ami, et elle ne douta pas instant qu’il était quelque peu nerveux. Elle lui adressa alors son plus beau sourire, comme pour le rassurer. Puis elle ajouta d’une voix douce :

Je vous ai fait préparer une chambre et un repas. Mais je suppose que ce qui vous amène est trop important pour que vous ne décidiez de vous reposer avant notre entrevue.

Elle savait que si Morzan venait lui rendre une petite visite surprise, c’était qu’il avait quelque chose d’important à lui dire. Surtout en ces temps de troubles. Et connaissant son ami, il n’allait pas se détourner de ce qu’il avait à dire avant de l’avoir expliqué.
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MessageSujet: Re: Discussion entre alliés [Libre]   Mer 25 Juin 2008 - 14:19

Tandis que le héraut clamait son nom, ses titres et sa royale ascendance, Morzan s’efforçait de ne pas dévorer la Reine amazone du regard, malgré la difficulté de l’entreprise. Idril était resplendissante dans ses atours royaux, une fidèle représentation des concepts de beauté, de grâce et de magnificence que s’efforçait tant de peindre les artistes. Elle semblait irradier de splendeur, réduisant les gens autour d’elle à guère plus que des gamins loqueteux. Sa voix était calme, douce, et elle provoqua en Morzan la même impression que l’hydromel après une chevauchée glaciale : réconfort, chaleur, bonheur. Autant de sentiments délicieux, rendus présent par la seule présence de la Reine Amazone.
Il fallu quelques petites secondes à Morzan, subjugué, pour retrouver assez de contenance. Heureusement pour lui, il connaissait ces formules depuis qu’il savait parler, et chercher dans sa mémoire quoi répondre n’était pas d’une grande difficulté. D’une voix chaude, les joues légèrement empourprées, que l’on prendrait pour une réaction naturelle étant donné son passage du froid de l’hiver au chaud de la demeure royale, le jeune Roi répondit avec toute la noblesse dont il était capable de faire preuve, s’efforçant de se concentrer sur le but de son voyage, et non pas sur son amie. Ils auraient tout le temps de fêter leurs retrouvailles.
S’avançant, Morzan prit entre ses doigts la petite main d’Idril, avant de s’incliner devant elle avant de répondre.


Mille mercis de cet accueil, Reine Amazone. Que Snotra éclaire vos pas et ceux de votre peuple.

Il ne répondit pas tout de suite à la seconde question, prenant d’abord place à la table qu’Idril lui indiqua. Seul le capitaine de ses gardes était présent, et il ne douta pas une seconde que les soldats qui l’accompagnaient ai été accueillis par son hôte. La Reine amazone le lui confirma, d’ailleurs, et Morzan esquissa un sourire : il ne doutait pas une seconde que ses gardes soient bien traités, et même mieux que ça. Puis la Reine décida de passer aux choses sérieuses, tout en lui indiquant qu’une chambre l’attendait pour plus tard. Le jeune roi inclina la tête, décidant de répondre aux questions de l’amazone avant d’en venir à ce qui l’ammenait sur ces terres. Le sourire de son amie, sans doute destiné à le rassurer, ne lui avait pas échappé, aussi décida-t-il de d’abord lui assurer qu’il allait bien.

En mon nom et en celui des miens, je me dois de vous remercier à nouveau de votre hospitalité, reine amazone. Nous n’avons rencontré âme qui vive sur la route, et je pense que pendant quelques temps encore, la neige restera notre principale ennemie.
Je ne vais pas plus tergiverser sur ce qui m’amène ici, car nous n’avons hélas plus le temps pour les précautions verbales. J’ai reçu la visite d’un messager du Roi Ardiosis, et, même si cela est préférable à une troupe d’hommes armés, le résultat est le même : j’ai refusé son offre de me rendre à Yswllyra. Mais en se faisant, je suis désormais un traître aux serments que nos parents ont fait, et Ardiosis a désormais la loi de son côté.
Nous devons nous organiser, car si nous nous contentons d’attendre, nul doute que nous nous en mordrons les doigts.


Morzan connaissait Idril, et les personnes présentes autour de cette table devaient compter parmi les plus proches conseillers de la jeune femme. Il avait parlé sans détour, sans même prendre soin de cacher la vérité. De toute manière, si espion il y avait, cela n’aurait fait que confirmer ce que chacun pensait : la guerre était inévitable. Dans une semaine, un mois, six ? Nul ne le savait, mais elle viendrait.
Le Roi se souvint alors qu’à la dernière visite de la Reine, il avait fait envoyer ses espions. Entre-temps, ceux-ci étaient rentrés, mais malheureusement, sans nouvelles croustillantes quand aux intentions de l’Empereur du Gwendir. La seule confirmation était que le Prince Siran était bel et bien absent du château paternel, et que d’autres messagers avaient été envoyés. Les alliances se dessinaient peu à peu, et même si Morzan savait de source sûre que les nymphes resteraient à l’écart, il n’était pas aussi catégorique pour les autres peuples. Mais en même temps, le seul moyen d’en être sur serait de parler aux autres souverains… une entreprise bien risquée.


Nous devons savoir de source sûre qui sont nos alliés, et nous réunir le plus tôt possible.

Ajouta-t-il après réflexion. Otant sa cape trempée, il la tendit à un serviteur amazone qui s’empressa de l’emmener, avant de tourner le regard vers la Reine amazone. Il s’en voulait quelque peu de débarquer comme ça et de lui laisser aussi peu de temps de réflexion, mais il savait la jeune femme décidée et volontaire : elle ne se laisserait pas emporter par ce soudain tourbillon de décisions et de responsabilités.
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Discussion entre alliés [Libre]   Ven 27 Juin 2008 - 18:52

[aaah! c'est mauvais! T_T]


Une fois que le Roi des Ombres fut installé dans le siège que lui avait présenté Idril, cette dernière se rassit sur son trône, vivement imitée par le reste des amazones qui peuplaient la salle. La jeune femme dévora des yeux son ami, tout en lui adressant son plus beau sourire. Même s'ils s'entretenaient pour des affaires royales, elle était heureuse de le voir. La simple présence de Morzan suffisait à la rendre heureuse. Elle lui précisa qu'elle avait fait préparer des chambres, pour lui et ses soldats. Le Roi des Ombres la remercia courtoisement, avant d'expliquer que son voyage s'était bien passé. Sans tergiverser davantage, il passa directement à ce qui l'amenait, à savoir le messager envoyé par Ardiosis Bennefoy.

Le visage d'Idril se durcit à l'appellation du Parjure. Ainsi donc, il avait également dépêché un émissaire chez les Ombres. La jeune Reine estima qu'il avait dû envoyer une invitation à chacun des six nouveaux monarques. Elle fut néanmoins soulagée d'entendre son ami expliquer qu'il avait refusé de se rendre à la capitale humaine, demeure de l'infâme Seigneur Nordique. Idril avait elle aussi rejeté la proposition. Le jeune Roi prit alors les devants, jugeant que la Résistance devait s'organiser. L'amazone esquissa un demi-sourire. Morzan était plutôt vite revenu sur ses positions, suite à l'envoi d'un messager humain. La jeune femme avait depuis le début voulu réunir les monarques pour connaître leurs alliés, mais son compagnon ne voulait pas précipiter les choses. Et en définitive, ils se trouvaient obligés de prendre en compte ce nouvel élément et donc d'agir au plus vite. Morzan formula les pensées d'Idril tout haut, avant d'ôter sa cape. La jeune Reine ne répondit pas tout de suite, les yeux quelque peu perdus dans le vague. Les conseillers assis autour de la table commencèrent à s'exprimer entre eux. Seule Elea Faldor, assise exceptionnellement à sa gauche, restait muette. Puis les lèvres de la Reine remuèrent à nouveau, tandis que ses yeux cherchèrent de nouveau ceux de Morzan.

J'ai également reçu la visite d'un émissaire humain, pas plus tard qu'hier. Comme vous, j'ai refusé de me rendre à Yswllyra. Inutile d'expliquer la raison de mon refus : elle est connue de tous. Le Seigneur Bennefoy se moque-t-il de nous ? Il ne s'attendait tout de même pas à ce que nous répondions présents ?

La voix d'Idril était ferme et légèrement teintée d'agacement. En réalité, elle fulminait de l'intérieur mais cherchait à se contenir. Elle trouvait le comportement d'Ardiosis provocateur et indécent. Tout ce qu'il fallait pour que la haine que lui portait la jeune femme se trouve attisée.

J'ai tout de suite envoyé des Espions à travers le continent, pour récolter des informations sur la réaction des autres monarques. En effet, j'estime que nous n'avons pas dû être les seuls à recevoir une telle invitation. Les autres souverains ont certainement dû avoir la visite d'un messager de Bennefoy, eux aussi. En fonction de leurs réponses, nous en saurons un peu plus sur nos potentiels alliés. Je suggère que nous attendions le retour de mes hommes pour avoir un avis éclairé. Nous pourrons agir en conséquence et convier les monarques qui auront décliné la proposition du Seigneur Nordique. Espérons seulement que nous ne soyons pas les seuls à bafouer les anciens serments. Serments qui n'ont plus vraiment de valeur, soit dit en passant.

Après tout, Ardiosis était le premier à avoir brisé ses engagements en faisant tomber les six monarques précédents. Comment pouvait-il croire que les amazones allaient à nouveau prêter leur serment d'allégeance ? Il avait assassiné leur Reine bien-aimée, commencé à envoyer des hommes sur leurs terres, bafoué leur honneur ... Il était hors de question pour Idril de faire à nouveau confiance au Parjure.
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MessageSujet: Re: Discussion entre alliés [Libre]   Mar 1 Juil 2008 - 16:38

Le petit sourire de son amie n’échappa pas à Morzan, qui n’eut pas trop de mal à savoir à quoi elle pensait : il revenait bien vite sur ce qu’il avait déclaré il n’y avait pas si longtemps. Mais comment aurait-il pu prévoir un tel revirement de situation ? Et puis, finalement, ce n’était pas exactement la même chose : désormais, ils savaient qui seraient leurs alliés, et leurs réunions ne seraient pas ouverte à ceux qui s’alliaient au tyran Bennefoy. Où était-ce une fausse excuse, pour essayer d’oublier qu’à cause de lui, ils avaient perdu du temps.
Morzan y avait longuement réfléchi, tout au long du chemin, et était arrivé à la conclusion qu’attendre avait été sage. Ils étaient fixés maintenant, et si on devait taxer leurs réunions de renégates, au moins, il y avait une bonne raison. Désormais, ils pourraient se réunir en sachant contre qui ils devaient s’allier. Ils étaient prêts à se défendre, et savaient contre qui. Les humains, certes, mais aussi ceux qui répondaient par l’affirmative à la demande du seigneur nordique.
Lorsqu’il eut terminé son court récit, Morzan resta silencieux, observant Idril sans avoir pourtant l’air trop impatient. Il savait, au visage concentré de la jeune reine, qu’elle réfléchissait intensément. Ses conseillers, par contre, ne purent s’empêcher de discuter entre eux, tandis que le roi des Ombres faisait signe à l’Ombre qui l’accompagnait d’être attentif : après tout, connaître les opinions des opposants étaient tout aussi important que celle de la Reine, ne serait-ce pour prévenir certaines réactions parmi son propre peuple. Mais quand la jeune Reine reprit la parole, le silence s’installa à nouveau, chacun retenant son souffle devant la prestance et l’autorité qui émanait de leur souveraine.

Le jeune monarque resta silencieux devant les questions de la Reine qui lui semblaient plus que rhétoriques. Idril avait la voix ferme, mais son ami d’enfance devinait la fureur qui couvait doucement dans ses yeux verts, aussi s’abstint-il de l’interrompre, préférant la laisser faire disparaître la haine qui ne donnerait rien de bon, il ne l’ignorait pas. Elle avait raison : Ardiosis ne s’attendait pas à ce qu’ils se présentent, du moins, certains d’entre eux. Il n’avait envoyé ses émissaires que pour conserver un semblant de loi, un semblant d’ordre. Il était le souverain légitime du Gwendir, et se faisait un malin plaisir de le leur rappeler… et il n’avait pas tort.
Après avoir marqué une légère pause, Idril reprit la parole, annonçant que dès réception du rapport de ses espions, tous pourraient y voir un peu plus clair. Elle ajouta aussi qu’elle espérait sincèrement n’être pas la seule, avec Morzan, a avoir trahi les anciens serments du Gwendir, ceux qu’Ardiosis lui-même, d’ailleurs, avaient commencé à ignorer.

Le jeune monarque brûlait d’envie de se lever pour la réconforter, pour calmer la fureur qu’il lisait en elle, mais désormais, il ne pouvait plus se le permettre. Chacun d’entre eux devait tenir son rôle et, il devait le reconnaître, Idril le faisait avec brio. Il devait lui aussi s’y plier, aussi mit-il de côté la tendresse qu’il éprouvait pour son amie d’enfance et prit à son tour la parole.

J’ai reçu les rapports de mes propres espions, également. J’ai la confirmation que d’autres messages ont été envoyés, mais tous n’ont pas reçu de réponses. Quand à savoir quels peuples se dresseront contre le seigneur nordique, malheureusement, mes espions n’en savent encore rien. Les rumeurs circulent, mais le seigneur Bennefoy se montre particulièrement avare d’informations.
N’ayez crainte, Reine amazone, je ne peux concevoir que nous sommes les seuls à nous révolter contre la tyrannie que Bennefoy ne peux que vouloir nous imposer. Mais si le meurtre ne l’a pas rebuté, nous devons envisager que la guerre non plus.
Mais nous disposons de quelques coups d’avance, néanmoins. D'ailleurs, avez-vous eu d’autres nouvelles du Prince Siran ?


Après tout, lors de la dernière visite d’Idril, elle n’avait pas hésité à aborder ce sujet. Nul doute que d’intégrer le fils d’Ardiosis à la Résistance serait un sérieux coup au moral des troupes que Bennefoy leur opposerait. Mais Morzan n’en savait pas plus sur le jeune homme que ce que lui avaient appris ses espions, à savoir qu’il avait fui et n’avait pas regagné la Forteresse paternelle. Le retrouver serait profitable, mais le Gwendir était grand… peut-être Idril avait-elle une opinion sur le sujet, car pour l’instant, Morzan ne pouvait lui apporter que ses suppositions.
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MessageSujet: Re: Discussion entre alliés [Libre]   Jeu 3 Juil 2008 - 17:01

Après avoir écouté son interlocutrice, Morzan indiqua que ses espions personnels étaient rentrés au Mont Eray, depuis leur dernier entretien. Tous tournèrent leurs regards curieux vers ce jeune roi, avides d'en savoir un peu plus. Idril posa son coude sur l'accoudoir droit de son trône, enfonçant son menton entre son pouce et son index. Elle prenait généralement cette posture quand elle était vivement intéressée par les propos de ses interlocuteurs. Ses yeux d'émeraude se plissèrent légèrement pour fixer davantage le Roi des Ombres. Il confirma que chaque souverain avait reçu une invitation, mais qu'il n'en savait pas plus au sujet de leurs alignements, excepté ce que racontaient les rumeurs. Idril estima que la tâche d'en apprendre davantage revenait désormais à ses propres hommes. Les Conseillers de l'assemblée affichèrent tous, plus ou moins, une mine déçue. Ils avaient espéré en apprendre davantage mais leur appétit n'avait pas été assouvi. Quelques regards se détournèrent du Roi qui reprit la parole pour rassurer son alliée. Il jugeait que tous ne rallieraient pas la cause de Bennefoy et que la Résistance possédait quelques avantages non négligeables. Il demanda ainsi si des nouvelles de Siran étaient parvenues jusqu'en terres amazones. A l'évocation du prince, un brouhaha emplit soudainement la salle. La jeune Reine n'avait parlé du jeune homme qu'à sa fidèle Elea et la surprise était plutôt générale du côté de ses Ministres. Mille questions percutèrent les murs de la salle, produisant chacune un écho et emplissant la salle d'un véritable vacarme. Idril, quelque peu exaspérée, leva sa main droite et prononça bien fort un "Silence". Le calme revint aussitôt dans la salle du Conseil. Avec une mine sérieuse, elle reporta son attention sur Morzan. Avant de répondre indirectement aux interrogations de ses Conseillers, la jeune femme avait bien l'intention de les faire languir un peu ...

Vous avez raison, Sir Terinfiel. Comme vous, je pense que tous ne pardonneront pas au Seigneur Nordique sa traîtrise. Je sais les elfes bien trop justes pour laisser passer un tel outrage. J'imagine mal Dame Gil'Rea se soumettre à la tyrannie de Bennefoy. Pour ce qui est des autres peuples, je ne connais pas assez les nouveaux souverains pour me prononcer. On murmure cependant que les Druides et les Orthodoxes vont se rallier à la cause des humains, pour se protéger. Quant aux nymphes, leur pacifisme est légendaire et je doute fort qu'elles prennent parti pour quiconque.

Idril se tut un instant, laissant le temps à ses paroles de bien imprégner les esprits présents. La jeune femme avait senti sa commandante des armées s'agiter quelque peu, à l'évocation de l'alignement des Druides. Enfin, son trouble était peu perceptible en réalité, Elea sachant garder son sang froid en toute situation. Mais Idril commençait à connaître assez sa subordonnée pour savoir que la situation serait très difficile pour elle, si les Druides décidaient de s'allier à Bennefoy. La jeune Reine reprit finalement la parole, au sujet du prince humain.

Je n'ai point de nouvelles du prince Bennefoy. J'estime qu'il doit errer en quête de soutien. Le Seigneur Nordique va certainement envoyé des sbires à sa poursuite, si trahison il y a réellement. Il peut cependant s'agir une autre perfidie, destinée à nous induire en erreur quant aux positions de son fils. Mais, je ne pense pas. Si la nouvelle se répand, les chasseurs de tête vont également se mettre à sa poursuite dans l'espoir d'une récompense. Nous devrons dans ce cas chercher à retrouver le prince avant eux ... En tout cas, il sait qu'il aura le soutien des Amazones dans sa quête. Si toutefois il sait s'en montrer digne ...

Des chuchotements se firent entendre, une fois la voix de la jeune Reine éteinte. Certains conseillers murmurèrent qu'on ne pouvait pas faire confiance au fils du tyran. Les autres objectaient qu'il serait un atout considérable dans la lutte contre le Parjure. Idril lâcha un soupir inaudible. Elle s'était doutée que ses Ministres seraient divisés au sujet de Siran. Après tout, n'était-elle pas elle aussi quelque peu hésitante ? Elle détacha son regard de l'assemblée pour replonger ses yeux dans ceux de Morzan. Ils se fixèrent quelques instants, sans prononcer une parole. Idril esquissa un timide sourire et attendit la réaction de son ami.
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MessageSujet: Re: Discussion entre alliés [Libre]   Mer 9 Juil 2008 - 20:45

[J’ai trop pas d’idées !!!! C’est affreux !!!
Du coup, je réponds méga en retard^^]


Morzan se retint à grand peine de se justifier devant la mine déçue des conseillers. Cela serait passé pour une marque de faiblesse, et il n’y avait pas droit, du moins, pas pour l’instant. Certes, tous les espions n’étaient pas rentrés et, à vrai dire, Morzan craignait pour la vie de ceux qui étaient infiltrés au cœur de la Forteresse humaine. Mais même s’il n’avait pas encore toutes les clés en main, il lui semblait juste, et raisonnable, d’avertir Idril qu’il ne savait rien de plus que ce qu’ils soupçonnaient déjà. Au moins, désormais, ils savaient que leurs suppositions étaient fondées : Ardiosis avait l’intention de sonder ses alliances, toutes ses alliances, et même celles qui étaient sûres. Comme son alliance avec les Orthodoxes…
Le jeune Roi balaya ses pensées d’un revers de la main, avant d’observer Idril qui réfléchissait. Il eut un sourire lointain, se rappelant la période où elle prenait la même mine, rêveuse et concentrée à la fois, devant une partie d’échecs dans laquelle il l’avait entraîné. Il n’y a pas si longtemps, mais cela semblait tellement lointain, maintenant…

Reprenant la parole, Morzan décida d’être direct, et aborda le sujet Siran Bennefoy. Les murmures s’élevèrent aussitôt, et le jeune monarque dévisagea son amie d’un air surpris. Pourquoi n’avait-elle pas mis ses conseillers au courant ? Craignait-elle quelque chose, ou n’avait-elle simplement pas eu le temps ? En tout cas, il avait mis les pieds dans le plat, et se sentit plein de remords : quelle idée de parler ainsi, sans réfléchir ! Se sentant stupide, et surtout peu digne de représenter les Ombres alors qu’il venait de commettre une telle gaffe, il serra furieusement le poing sous la table, en proie à un brusque moment de découragement. Pourquoi lui ? Pourquoi Erin était-il parti si tôt ? Ces questions, il se les était posés bien des fois, mais à nouveau, le désespoir se lisait dans les yeux sombres du jeune Roi des Ombres. Nul ne le remarqua, néanmoins, tous étant trop occupés à poser des questions avec un bel ensemble, faisant ressembler la salle du conseil en une gigantesque cours de récréation. Un museau humide se posa sur la main du jeune homme abattu, deux yeux pleins de tendresse l’observant sous la table… Vent-Gris. L’animal avait-il senti la détresse de son maître, où n’était-il là, comme d’habitude, que par hasard ? Curieusement, le Roi se senti ragaillardi, et gratta les oreilles de son compagnon avec reconnaissance.
Un ordre lancé clairement, ainsi que le regard sérieux qu’il sentit s’appesantir sur lui l’obligèrent à relever la tête, croisant le regard émeraude de son amie d’enfance. Un regard sérieux et impénétrable, dans lequel il ne parvint pas à déchiffrer si la jeune fille lui tenait rigueur de ses propos, mais auquel pourtant il fit face avec détermination. Peut-être avait-il gaffé, certes, mais les mots étaient envolés, et il était trop tard pour les rattraper. Notant mentalement qu’il devrait s’expliquer avec la jeune reine sur ce point, il lui rendit son regard, son inquiétude quelque peu envolée, comme s’il venait de réendosser son costume de Roi. Seule l’haleine humaine qu’il sentait sur sa main, posé sur son genou à portée de la truffe de son compagnon canin, le gardait connecté avec le Morzan qui, il y a à peine quelques secondes, avait eu l’impression de commettre une erreur énorme. Idril, quant à elle, reprit la parole avec calme et assurance.

La jeune Reine avait bien résumé la situation, ainsi que ce que chacun pensait. Bientôt, il faudrait envoyer des messagers, voire se rendre en personne auprès de ceux qui étaient prêts à se battre contre le tyran. Oui, y aller en personne prouverait qu’ils étaient prêts à se battre. Il en parlerait à Idril, sauf si celle-ci amenait la conversation sur ce sujet. Mais sinon, il lui ferait part de cette idée quand ils seraient seuls… inutile de laisser entrevoir la moindre dissension entre les deux monarques et, à vrai dire, il se demandait si c’était réellement une bonne idée. Il lui en parlerait plus tard, c’était décidé.
La jeune Reine changea ensuite de sujet, parlant de Siran, et du fait qu’il n’y avait pas d’autres nouvelles. Elle ajouta qu’elle ne pensait pas qu’il s’agisse là d’une quelconque perfidie et, à vrai dire, Morzan ne le croyait pas non plus. En vérité, si c’était un piège, il semblait beaucoup trop réel, et assez compliqué à mettre en œuvre. Ou qu’il aille, le prince serait soumis à la suspicion de ses alliés, ce qui ne laissait guère de place pour l’espionnage. Du moins, si on savait le surveiller…
Morzan attendit quelques secondes, que les chuchotements s’estompent, pour prendre à son tour la parole. Idril avait glissé son regard dans le sien, et il sourit brièvement avant d’exposer ce qu’il pensait de la situation.

Je suis d’accord, cela n’a pas l’air d’être un piège, ou alors, un piège si grossier qu’il en deviendrait raffiné… mais je ne pense pas. Siran Bennefoy, s’il arrive à rejoindre la Rébellion, doit savoir que nul ne lui fera confiance. Et je n’arrive pas à comprendre le bénéfice qu’en retirerait le Roi des Humains, surtout que Siran est son fils unique, du moins, si on oublie cet orphelin qu’il a recueilli.
Quand aux chasseurs de tête… malheureusement, nous ne pouvons pas nous permettre de nous montrer intéressé. D’une part, parce que les mercenaires ne sont pas dignes de confiance, et de l’autre, parce que nous ne pourrons pas nous aligner sur la somme qu’Ardiosis offrira pour la capture de son fils. En tant que souverain du Gwendir, il possède bien plus de ressources que nous, hélas.
Mais même s’il sait qu’il a le soutien des Amazones, se présentera-t-il ici ? Ce n’est pas sur, car il doit s’attendre à être accueilli avec suspicion… et on ne peut guère démentir. Pourtant, si nous le tenions, ce serait un avantage certain…


Morzan soupira. Siran Bennefoy était un pion, comme eux tous, mais un pion particulièrement important dans ce jeu d’échecs grandeur nature. Les blancs contre les noirs, et les blancs partaient avec une certaine longueur de retard.
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Discussion entre alliés [Libre]   Mer 16 Juil 2008 - 16:26

[je ne fais certainement pas mieux ^^']



Avant qu'elle ne reprenne la parole, Idril vit le regard de son compagnon se troubler quelque peu. Elle devina que le jeune Roi ressentait quelques remords d'avoir parlé du prince Siran, suite à l'agitation qui s'était propagée dans l'assemblée. Elle le fixa de son regard sérieux et elle vit celui de Morzan retrouver sa contenance et sa détermination. En réalité, si elle se sentait exaspérée, ce n'était nullement de la faute du monarque des Ombres, mais bien à cause du brouhaha qui avait empli la salle. Après avoir demandé le silence, elle reprit la parole avec assurance et autorité. Elle résuma la situation, telle qu'elle la percevait, puis expliqua ce qu'elle savait du prince humain. C'est à dire pas grand chose de plus, par rapport à leur dernier entretien. Quand elle eut fini son petit discours, le silence qu'elle laissa se trouva vite altérer par des chuchotements en provenance de toute l'assemblée. Quand Morzan reprit la parole, tous cessèrent leurs bavardages. D'une part parce que le jeune homme dégageait naturellement une aura qui imposait le respect, et d'autre part parce que tous savaient qu'ils auraient à subir le courroux de leur Reine s'ils manquaient à leur devoir en parlant en même temps qu'un souverain. Souverain qu'il savait d'ailleurs cher à leur monarque.

Morzan estima à son tour que le rôle de Siran était important dans cette guerre qui se préparait. Il jugea également comme Idril que le prince humain devait être sincère et qu'un tel comportement ne pouvait trouver ses origines dans un complot mené par Ardiosis. Lorsqu'il cessa de parler, la jeune femme le vit soupirer légèrement. Son air se renfrogna et son regard se perdit à nouveau dans le vague. Elle devait avouer que la situation était loin d'être simple. La vision des armées amazones combattant sur un champ de bataille se former de plus en plus clairement dans son esprit. Elle savait que son peuple serait capable de rentrer dans la bataille. Les amazones étaient quasiment tous formés à l'art du combat, ce qui constituait un avantage non négligeable. Entrer dans une guerre n'avait jamais été difficile de ce côté là : les rangs amazones ne manquaient jamais de soldats. En était-il de même pour le peuple des Ombres ? Avec une rigueur exemplaire, elle aborda la question sans détour.

Parlons également d'un point de vue plus pragmatique, si vous le voulez bien. Comme nous le pressentons, une guerre approche.

Des éclats de voix se firent entendre lorsque la jeune femme prononça le mot qui faisait frémir bon nombre de personne. Le regard de glace qu'elle lança tour à tour aux membres de l'assemblée suffit à faire taire les perturbateurs.

Les rangs amazones sont connus pour ne jamais manquer de soldats. Qu'en est-il des armées ombres ? Avez-vous commencé une campagne de recrutement ? Nous aurons besoin également d'armes et de machines de guerre. Je suppose que nous pouvons compter sur les talents de forgeron de votre peuple pour ce domaine. Mon peuple sera disposé à vous prêter main forte, même si nos ouvrages ont une réputation moindre. Nous vous fournirons également de l'or pour pouvoir financer ces grands travaux. Quant au sujet des montures, vous pouvez nous laisser régler ce détail. Nos chevaux sont les plus robustes et les plus dociles. Nous devrions commencer à nous préparer contre une éventuelle offensive des armées humaines. Nous ne pouvons ignorer les implications de notre refus, concernant l'invitation de Bennefoy. Nous ne pouvons reporter la bataille indéfiniment. Une guerre qu'on évite est seulement différée au bénéfice de l'adversaire.

Sa voix était dénudée de chaleur ou de compassion. Il n'était plus question de parler ici avec le coeur, mais bien avec la tête. Idril savait pertinemment qu'une guerre était lourde humainement, mais économiquement aussi. Il leur faudrait du soutien et surtout de quoi tenir lors des affrontements. Inutile de tergiverser davantage : leurs armées devaient impérativement être prêtes quand le choc aura lieu. Et la jeune Reine estimait qu'ils n'avaient plus beaucoup de temps à perdre.

A son tour, Morzan expliqua en quoi il était capable d'assurer le soutien de ces alliés. Des armes et des armures, mais également des machines de guerres plus solides que le roc. Des soldats et des espions. De l'or et des vivres. Visiblement, il avait réfléchi à tout cela. Idril esquissa un sourire. En attendait-elle moins du digne héritier d'Erin ? La Reine Amazone fit venir un de ces secrétaires pour qu'il nota de nombreuses directives. La machine de guerre devait se mettre en place le plus rapidement possible. Lorsque ce petit travail fastidieux fut accompli, elle se leva pour mettre un terme à la séance. L'assemblée l'imita et la salua avant qu'elle ne quitte la salle du trône accompagnée de son hôte et de sa garde personnelle. Il était temps d'avoir un petit entretien privé avec son ami le plus dévoué.


[RP terminé]
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