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 Errance et papillons [Alphaïde]

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MessageSujet: Errance et papillons [Alphaïde]   Dim 22 Juin 2008 - 18:30

An 835, 9ème semaine, 2éme jour, fin d'après-midi et début de soirée.


Une étrange nouvelle avait fait le tour du bois sombre, un humain serait rentré au palais un messager selon les rumeurs. Les sentiments étranges qu'elle ressentait depuis quelques semaines étaient devenues plus violent. C'est ainsi que Lliane est parti sans que personne ne le remarque.

Tous était trop occupée pour la remarquer, mais c'était sans doute mieux ainsi.

Les yeux perdus dans le vide, son regard laissait transparaitre aucune émotion, sa course folle était la seule chose qui l'importait être le plus loin possible d'un humain. Même si tous les humains n'étaient pas du même avis que leur rois, ils avaient le même dieu et cela n'était pas, rien pour la jeune prêtresse. Elle commençait à s'enfoncer de plus en plus dans la forêt d'Ellendwraï, mais cela ne l'inquiétait, Lliane avait confiance en son instinct et le suivait aveuglément.

Toute la grâce qui l'habitait semblait la quitter peu à peu, la pénombre commençait à se dessiner sur sa silhouette était-ce à cause de la nuit qui tombait ou alors les arbres qui se resserraient peu à peu ? Elle espérait au fond qu'Alhaïde lui refuserait une audience et le jetterais hors du Bois sombre, mais elle en doutait sa soeur n'était pas comme cela et elle le savait.

Son alure était devenus plus sereine, plus calme. Ce lieu de la forêt elle le connaissait bien, Lliane aimait s'y rendre quand elle était plus jeune, ici il y avait toujours des papillons et elle aimait ces petits insectes avec des couleurs si différente et aussi beau que la nature. Elle se posa sur un rocher et observait attentivement le vol calme de ces animaux. Cela lui fit oublier le pourquoi de ça venus aussi, elle avait encore ce sentiment de haine qui l'habitait mais commun l'oublier ? Les seules preuves de sa course était ses cheveux en bataille et sa robe blanche avec des reflets bleus qui c'est déchirer.

Mais Lliane ne pouvait pas s'empêcher de trouver son comportement idiot ? Oui peut être... Il était peut-être préférable qu'elle soit partis dans la forêt observant les papillons. Personne ne viendrait ici, personne ne remarquera qu'elle est partie à par les novices au temple.
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Alphaïde
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MessageSujet: Re: Errance et papillons [Alphaïde]   Lun 23 Juin 2008 - 15:27

Elle l’avait en vain chercher au palais. Rien d’étonnant à cela d’ailleurs : la présence de Lliane était devenue si rare ces derniers temps. Elle vivait comme recluse au temple certes, mais Alphaïde avait pensé que sa soeur serait sortie de sa retraite, curieuse comme tant d’autres de voir l’émissaire humain. Mais non, personne n’avait vu Lliane.

La prêtresse doit certainement être au temple, majesté.

Evidemment, elle ne pouvait être que là. Où irait-elle à l’heure où le soleil couché n’offrait plus au monde que le souvenir de sa lumière ?
C’est une petite novice qui acceuilli Alphaïde aux portes du sanctuaire. Embarrassée, elle annonça à la reine qu’il était impossible d’accéder à sa requête de voir la prêtresse. Car ladite prêtresse était sortie et personne ne pouvait dire où elle se trouvait. On avait cru au début qu’elle était allée au palais, à cause de ces rumeurs sur un envoyé des Hommes, même si personne ne l’avait vu partir. Seulement voilà, elle était introuvable, au palais comme ailleurs. La novice ne semblait pas plus affolée que ça : la princesse devait s’être retirée un instant et reviendrait bientôt.

Je suis navrée majesté.


Lliane, Lliane, que t’arrive-t-il ? Où es-tu partie si tard?
Légèrement inquiète, Alphaïde reprit le chemin du palais.
La visite d’un humain au Bois sombre avait du mettre sa soeur dans une grande agitation. En d’autres temps, elle aurait cherché la quiétude dans la méditation auprès de la déesse... Oui en d’autres temps.
Des temps où ne couvait pas dans ses yeux une étrange flamme dès qu’elle entendait parler d’humain. De quoi était-elle capable sous l’impulsion de cette colère ?
Perdue dans ses pensées, la reine ne vit pas la personne qui tentait désespéremment d’attirer son attention. Elle y réussit néanmoins : ratant une marche, le “boum” mat qu’elle produisit en s’affalant sur le sol la ramena au réel. Alphaïde se retourna, cherchant d’où le bruit était venu. Son regard se posa sur une tache bleutée. Puis remontant le long de la masse qui déjà se relevait, il s’avéra que la tâche était une botte et la masse, un jardinier. Apparemment, plus de peur que de mal.
Bafouillant, il expliqua qu’il suivait la reine depuis le temple où, s’occupant d’un laurier blanc (mais quand donc les jardiniers du Bois sombre se reposent-ils ?), il avait oh non ! pas écouté, mais entendu la conversation et la question que tout le monde se posait : mais où est Lliane ?

Au Bois sombre, il y avait deux services de renseignement : la chancellerie du royaume évidemment et la corporation des jardiniers. Lequel des deux était le plus efficace ? Les paris sont encore ouverts.
Les jardiniers se retrouvaient dans tous les coins tant les jardins étaient vastes. Arrivés tôt, rentrés tard, ils quadrillaient en permanence les jardins comme de laborieuses abeilles. Leur présence était discrète, si n’était de temps à autre le claquement d’un sécateur.

C’est donc un jardinier qui dénoua la situation. Il avait vu la prêtresse sortir du temple et courir en direction de la forêt il y avait peu de temps de celà.
De la forêt ? Oui de la forêt. Mais Lliane, que fais-tu dans la forêt à des heures pareilles ?

Ce que faisait sa soeur, Alphaïde n’en savait rien. Mais où était sa soeur, maintenant elle le savait. Enfin, elle l’espérait. Car c’était le dernier endroit où elle était suceptible d’être.

Elle remercia le jardinier maladroit, lui conseillant un peu de vigilance et beaucoup de pommade. Une fois seule dans l’allée, elle hésita : il n’était guère raisonnable de se promener seule dans le bois. Mais après tout, c’était le Bois sombre et aucune mauvaise rencontre n’était à craindre. Elle prit donc la direction de l’orée du bois et s’y enfonça.


Il lui fallu un certain temps avant d’arriver à cet endroit de la forêt. Lliane aimait y aller depuis toujours car un je ne sais quoi y attirait les papillons de jour comme de nuit. Alphaïde prit soin d’arriver doucement, sans bruit et s’appuya contre un arbre. Une silhouette familière était assise sur un rocher, les cheveux en bataille et les ailes froissées.

Je t’ai cherché partout Lliane. Qu’est-ce qui t’as pris de venir içi à une heure pareille ?

Le ton n’était pas au reproche, mais un réel soulage perçait dans la voix d’Alphaïde.


Dernière édition par Alphaïde Elwing le Sam 28 Juin 2008 - 17:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Errance et papillons [Alphaïde]   Lun 23 Juin 2008 - 18:05

Les papillons se faisaient de plus en plus nombreux ceux du jour laissaient place aux porteurs de la nuit. C'était un magnifique bal qui s'offrait devant la prêtresse, le calme et la beauté de ses petits êtres avaient réussit à atténuer sa colère. Elle ne pensait plus à grand-chose à présent, ses yeux suivaient chaque mouvement d'aile, Lliane aurait pu rester toute la nuit même la journée de demain. Après tout le temple était entre de bonne main, les novices pouvaient la remplacer, mais cette idée n'était sans doute pas la bonne, elle se devait d'être présente et ça Lliane l'avait toujours fait.

La jeune princesse ne sentis pas la présence qui se rapprochait d'elle, mais elle reconnut la voie si familière de sa soeur. Que pouvait, elle répondre ? Lliane avait de multiples réponses, mais elle ne souhaitait pas répondre. La jeune nymphe se décida enfin à se tourner pour être face à sa soeur et lui faire un petit sourire discret qui voulait sûrement signifier qu'il n'y avait rien de grave sur la raison.


- Alphaïde... Comment as-tu fait pour me retrouver ? Tu te doutais de ma présence ici... ?

Elle était toujours la même, à ses yeux Alphaïde n'avait pas changée son comportement était le même, souvent Lliane se demandait comme elle faisait. Son dos tourner aux papillons, ils pouvaient faire bon nombre de cabrioles sa soeur était ici et depuis combien de temps elles n'ont pus se parler en tête-à-tête ? La jeune prêtresse se décida, enfin de répondre à la question de sa soeur, d'une petite voie :

- J'ai entendu une rumeur, selon laquelle... Petite pause un humain était ici... C'est la raison pour laquelle je suis ici. Alphaïde, dit moi l'as-tu reçut ?

Elle espérait que non, Lliane serait ses poings sur ses genoux attendant la réponse de sa soeur. Son agitation était beaucoup moins présente. On pouvait se douter que si la venue de ses êtres était signe de mauvaises nouvelles, pour Lliane c'était clair comme de l'eau de roches. Elle ne pouvait pardonner, non... Son esprit était fermé par toute autre initiative.

Un papillon de nuit passa doucement entre elle et sa soeur et se posa avec délicatesse sur les cheveux de sa soeur ouvrant et fermant ses ailes.


- Tu sais... J'aimerais que toues les choses redeviennes comme avant que le passer s'efface et que le futur ce stop. J'aimerais temps. Qu'il n'y ait plus rien juste des papillons volants sans répit dans les bois, sur les plaines, au-dessus des fleuves, dominant tout depuis les montagnes... Et que poètes et troubadours amusent les cours, que tout soit insouciance.
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MessageSujet: Re: Errance et papillons [Alphaïde]   Mar 24 Juin 2008 - 11:52

Ce n’était pas un simple humain : c’était un messager. Et oui Lliane, je l’ai reçu.

Cette évidence, c’était la partie simple de la discussion qu’Alphaïde allait avoir avec sa soeur. Tout son être se révoltait à la pensée d’un humain ou de tout autre chose s’y rapportant, et Alphaïde savait parfaitement qu’à sa place, Lliane aurait fait raccompagner cet émissaire à l’orée d’Ellendwraï sans même le voir. Dans le meilleur des cas. Comment lui dire alors le contenu de ce message, et plus encore la réponse qu’elle y avait donné ?

Un papillon vint prendre un peu de repos dans les cheveux d’Alphaïde, étranger à la détresse de la jeune prêtresse. En écoutant sa sœur, la reine ferma les yeux s’imaginant le continent vivant dans la paix et la joie. Dans l’insouciance : voilà bien ce qui ferait le plus défaut dans ce monde à l’avenir.

C’est un beau songe que tu fais, mais tu sais que ce n’est qu’un songe. Rêve le soir au creux de ton lit, prie pour ça au cœur du temple de la déesse, viens voir danser les papillons. Mets toute ton âme dans cette utopie parce que c’est le seul moyen de rester toi-même, d’empêcher cette lueur maligne dans tes yeux de te détruire entièrement. Mais je t’en prie Lliane, n’agit pas comme ci tout cela était réel.
Nous ne sommes pas au centre de ce fracas qui brise le Gwendir. Mais on ne peut pas faire comme si de rien n’était et se désintéresser des nouvelles sous prétexte que la guerre ne pénètre pas le Bois sombre. Parce qu’alors, si la tempête s’approche, on ne la verra pas. Et elle balaiera ton rêve aussi surement que la vague engloutit le navire imprudent.


Le papillon s’envola, comme si ces paroles n’étaient pas assez légères pour lui. Alphaïde s’approcha de sa sœur et vint s’asseoir à côté d’elle sur la pierre, les bras autour des genoux. Le regard vrillé au sol sur une feuille, le cœur s’accélérant, elle tenta de maintenir une respiration normale.

Que Lliane comprenne, accepte du moins.

J’ai reçu l’humain. Et le message dont il était porteur ne te plaira pas. Mais il n’y a rien d’étonnant à cela. Ce qui ne te plaira pas du tout, que tu ne comprendra pas peut-être, c’est la réponse que j’ai donné au seigneur Bennefoy.
Tu connais ma position dans cette guerre qui s’annonce : la neutralité pure et simple, c’est le meilleur moyen de préserver notre peuple. Et de préserver une part de ton rêve pour le faire partager à quiconque le désire.


Oui, Lliane le savait, mais partageait-elle le même point de vue que sa sœur, ne serait-ce que sur cette question ?

Tu es dans la forêt, un danger te menace mais tu ne sais pas quoi exactement : tu ne cherches à en savoir plus pour mieux te défendre ?

Comment lui dire ? ...
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MessageSujet: Re: Errance et papillons [Alphaïde]   Mer 9 Juil 2008 - 12:49

La première phrase qu'Alphaïde prononça, n'était pas ce qu'elle aurait souhaitée entendre. Mais ce n'était pas qu'un simple messager portant des nouvelles du Gwendir peut être. La jeune prêtresse engloutit avec peine son envie de lui répondre qu'elle n'aurait pas due et se rassura elle-même en se disant que c'était sans doute la meilleure façon de réagir. Elle aurait aimée savoir le contenue de ce message, mais Alphaïde reprit la parole.

Elle l'avait écoutée avec attention et pus remarquée l'envole du papillon, ses rêves l'absorbaient bien souvent peut être pour combler le vide qu'elle ressentait en elle. Tout allait trop vite la princesse ne suivait plus cadence du cycle de la vie.

Le point de vue de la jeune nymphe était différent de celui de sa soeur, la tempête à déjà touché le Bois sombre en emportant dans son sillion Nereya. Et en laissant derrière lui un peuple sans leur reine bien aimée. Les yeux de Lliane ne laissaient plus rien n'échapper depuis bien longtemps, ses prières l'avaient consolée, la déesse avait sus l'apaiser, mais elle n'avait pas empêchée ces étranges sentiments l'envahir. Alphaïde l'avait remarquée, c'était la dernière chose que la jeune princesse souhaitait.

Un sourire éphémère parcourra les lèvres de Lliane. Elle sentit la présence de sa soeur ce rapprocher, la chaleur que dégageait son corps était si agréable. La jeune nymphe posa le regard sur sa soeur, ses traits semblaient toujours aussi doux, mais son regard avait une nouvelle lueur qui était agréable à observer, elle était devenue une belle nymphe. Les lèvres d'Alphaïde bougèrent pour que des sons sortent. Les yeux de Lliane devinrent aussi rond que des billes, mais elle garda son calme, préserver les nymphes étaient bons pour tous. Mais les autres camps pourraient s'arracher bras et jambes pour avoir un nouveau peuple à ses côtés et grossir les rangs de leur armée, c'était ainsi que Lliane voyait les choses. Pour elle la résistance était le chemin à prendre.

L'expression de son visage se radoucit.

Mais qu'elle était donc ce message, l'attention de Lliane envers sa soeur était sans faille pensant que cette dernière phrase, allait répondre à sa question. Non c'était une question pour elle...

Lliane observa sa soeur. Se défendre, elle voulait se défendre contre certaines choses, mais cela était encore flous dans son esprit.


- Au moindre dangers les papillons prendront leur envole vers un endroit plus serein...

Pour la prêtresse temps qu'elle se trouvait dans la forêt, elle ne courait aucun danger, car personne s'aventurait dans les bois à part peut être ce messager. Son coeur tambourinait contre sa poitrine, elle n'arrivait plus retenir son envie de savoir même si la réponse lui faisait peur. La reine, sa soeur l'avait reçu, mais peut-être que le message était tout simplement dénuer d'intérêt ou alors l'inverse...

- Alphaïde... Dit moi que contenait le message ? Je... veux savoir...

Elle avait exigée quelque chose, Lliane n'aimait pas prononcer ces deux mots : Je veux, mais elle le voulait réellement, elle ne souhaitait pas le savoir c'était une exigence presque une obligation pour elle de savoir.

Les bruits de la nuit commencèrent à s'installer, le hulument des chouettes, la vie nocturne commençait à s'éveiller. Les deux nymphes étaient côte à côte sur ce rocher qui commençait à devenir froid.

Lliane tenta un geste tendre et doux à la fois envers sa soeur, elle lui posa sa main sur son épaule, elle espérait que son geste soi chaleureux et non froid, la jeune princesse sentait que la réponse ne serait pas celle qu'elle attendrait et Lliane avait peur de sa réaction à elle.
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MessageSujet: Re: Errance et papillons [Alphaïde]   Jeu 17 Juil 2008 - 16:06

Alphaïde ne savait que dire. Ou plutôt, elle ne savait comment le dire. Timidement, Lliane posa la main sur son épaule. La douceur de ce geste s’opposait tellement à l’air frais de la nuit ou à la rigueur de la roche que la reine se sentit presque réconfortée.

Les papillons s’envolent vers un endroit plus tranquille, c’est vrai. Mais nous, où veux-tu que nous allions ? Et quand bien même nous aurions un autre endroit : pourquoi devrions-nous abandonner notre Bois pour nous jetter sur les routes comme des fugitifs ? C’est parfaitement inconcevable.

J’ai du prendre une décision, et elle n’a pas été facile à prendre, crois-moi. Mais j’y ai beaucoup repenser depuis, et vraiment, je ne vois pas d’autres solutions. Alors Lliane, je t’en prie, que tu ne sois pas d’accord, je le comprendrai, mais ne t’énerves pas.


Une profonde inspiration, et c’est reparti.

Ardiosis Bennefoy invite les nouvelles couronnes du Gwendir à Yswyllyra au dernier jour de cette semaine. Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une banale réception, comme tu peux t’en douter : le seigneur Bennefoy a trouvé là une subile façon de savoir où étaient ses alliés.

Par conviction ou par peur, certains monarques se rallieront à lui : ceux-là seront sans aucun doute à Yswyllyra.
Ceux qui déclineront l’invitation offriront à Bennefoy un casus belli tout trouvé : Amazones et Ombres devraient sans grande surprise se préparaient à subir la guerre.
C’est... c’est tout ce que contenait le message.



Et c’était déjà pas mal. Lliane aurait surement préféré un message plus long et plus anodin mais on n’envoyait plus de messagers à l’autre bout du continent pour n’annoncer qu’une broutille.
Alphaïde sentit parfaitement l’anxiété de sa soeur : la pauvre devait être au supplice. Elle-même n’était pas sûre de pouvoir reprendre si elle se laissait aller. Aussi ne se permit-elle qu’une courte pause et reprit de suite.

J’irai voir Bennefoy à Yswyllyra Lliane. Il le faut.
Pour que notre position soit efficace, il faut qu’elle soit reconnue. On acceuille toujours à bras ouvert un allié ; on ne peut pas refuser un adversaire : mais une neutralité, ça se bafoue si facilement. Il faut que le roi des Hommes reconnaisse notre statut. Lui et ses alliés. Et ils seront tous à Yswyllyra.

Comprends, jamais il n’accepterait si je me contentais d’envoyer une proclamation, bien cachée au loin dans ma forêt, après lui avoir renvoyé son invitation.
Et nous aurons infinimement plus de mal à négocier au milieu du palais en ruine, si l’envie lui prenait de nous considérait comme des ennemies.


Voilà, elle l’avait dit, d’une voix assurée, et elle ne se sentait pas mieux. Elle qui pensait être soulagée, là voilà qui était encore plus inquiète, persuadée d’avoir démoli les espoirs de sa soeur. Mais comment aurait-il pu en être autrement ? Que Lliane veule s’exiler à Evelonia ou s’opposer à Bennefoy, rien de cela n’était acceptable ou faisable.

Même sûre de son choix, Alphaïde guettait avec angoisse la réaction de sa soeur.


A défaut de ce message, j'adore le nouvel avatar de ma soeur ^^
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MessageSujet: Re: Errance et papillons [Alphaïde]   Jeu 14 Aoû 2008 - 10:21

Les premières phrases de sa soeur, laissa se déposer sur le visage de Lliane une expression enfantine comme si, Alphaïde avait pris le rôle d'un parent et souhaitait remettre l'enfant dans le droit chemin. Lliane se tut, son esprit était si brouillon, la jeune prêtresse leva les yeux vers sa soeur comme si la balle avait été jetée dans son camps.

Et le sujet qui tenait temps à coeur à la jeune nymphe arrivait, le seul d'Ardiosis Bennefoy la foudroyait, un élan de haine traversa le corps de Lliane, mais celle-ci fit tout pour le refouler, elle enleva sa main qui était posée sur l'épaule de sa soeur. Elle ramena ses jambes contre sa poitrine et les enlaça avec ses bras, recroqueviller pour empêcher sa rage de s'exprimer.

Le message était bref, mais très complet. Une courte pause s'en suivi, Lliane sentait que la suite n'était pas comme elle le souhaitait. Un humain était rentré dans la forêt, a mis les pieds au palais, tout ceci n'était sûrement pas au goût de la jeune Lliane.

« J'irai voir Bennefoy à Yswyllyra Lliane »

Cette petite phrase se suivis par un hoquet de surprise. Lliane tourna vivement la tête, pour ne plus apercevoir sa soeur. Alphaïde souhaitait rester neutre. Mais Ardiosis voudra sûrement rallier un autre peuple dans son camps, même si les Nymphes ne sont pas de puissante guerrière, leur maniement de la magie était remarquable.


Pourquoi ? Alphaïde... Reste à mes coter... Je t'en supplie...

Alphaïde n'entendra sûrement jamais ses pensées, Lliane le savait que c'était égoïste. Elle n'était plus une petite fille... La jeune nymphe resta calme, laissant un silence pesant envahir la petite clairière aux papillons. On pouvait entendre les bruits nocturne du bois. Le bruissement des arbres, les cris divers d'animaux.

Lliane se leva sans grâce, tournant le dos à sa soeur. Pour Lliane Ardiosis allait encore lui enlever un être chère. Mais il n'allait sûrement pas agir ainsi une nouvelle. Lliane se décida enfin à se retourner face à soeur. Son regard semblait chercher un endroit ou s'enfuir...


- Alors... Montre au seigneur Nordique, notre position et que nous ne choisirions aucun camp. Montre, lui que le peuple des Nymphes est sûre de lui. Dit-moi Alphaïde que tu y crois vraiment à tes idées ?

La jeune princesse, s'avança vers sa soeur tout en enlevant son pendentif autour du coup et elle le tendit à sa soeur.

- Je veux être avec toi d'une certaine façon. Même si je n'accepte pas ton choix. Et puis même si je te disais de ne pas t'y rendre... Cela ne changera rien.

Lliane avait réussit à contenir sa colère, elle l'a sentait bouillonner en elle... Elle explosera ailleurs peut être sur une autre personne. Même si son visage montrait aucune douceur, mais elle s'était contenu. C'était l'essentiel non ?
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MessageSujet: Re: Errance et papillons [Alphaïde]   Mar 2 Sep 2008 - 18:10

Sa sœur se leva, lui tournant le dos. Et à la place de l'explosion de colère que redoutait Alphaïde, Lliane laissa la symphonie feutrée du bois coulait entre elles. Etait-elle trop abattue pour réagir ?
Alphaïde, elle, l'était. Elle aurait voulu se lever, se justifier, alléger la peine qu'elle causait à sa sœur mais non. Elle restait assise sur la roche, ne sachant que dire, les yeux braqués sur Lliane. Sa silhouette était là, devant elle, immobile : un pas de plus et la pénombre l'engloutirait.
Soudain Alphaïde crut déceler l'esquisse d'un mouvement, et pensa que sa sœur allait laisser seule ici. Elle anticipa le pied qui s'avance, le corps qui s'éloigne sans un mot, le début d'une séparation silencieuse. Lliane lui manifesterait son désaccord de la manière la plus douloureuse qui soit. Mais non. La jeune nymphe pivota sur elle même et se retrouva face à elle, rompant le silence que son cœur avait imposé.

Loin des cris coléreux, loin du silence réprobateur qu'elle avait imaginés, la réaction de Lliane fut toute en retenue. Non, elle n'approuvait pas cette décision qui la peinait. Oui, elle opterait pour un autre chemin dans l'avenir ; mais elle comprenait. C'était tout ce qu'Alphaïde lui demandait.
La prêtresse défit soigneusement le pendentif qu'elle portait pour l'offrir à la reine : le cœur d'Alphaïde se gonfla d'émotions et la sortit de son abattement.
Tendrement, elle prit sa sœur dans ses bras et ferma les yeux.

Si un jour je doute, ton papillon me ramènera la confiance. Et tu sais, tant que je garderais mes esprits, tu seras toujours avec moi soeurette...

...Tu verras Lliane. Dans ce chaos, nous ferons quelque chose de bien.



The end ?
Et puis il est temps de rentrer à la maison : deux princesses tuées par un despote sans foi ni loi, passe : deux princesses dégommées par un smilodon, ça le fait déjà nettement moins
lol!
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