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 Annonce sur la porte du Temple de Thor

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Spectre
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MessageSujet: Annonce sur la porte du Temple de Thor   Dim 9 Mar 2008 - 16:16


Peuple Orthodoxe,

Le Roi, Gweon San’Veck, est tombé.
Ses funérailles auront lieu
au crépuscule du sixième jour.

Le couronnement de notre nouveau Seigneur,
Erendil San’Veck, aura lieu après la cérémonie.




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MessageSujet: Re: Annonce sur la porte du Temple de Thor   Jeu 1 Mai 2008 - 11:26

L'impressionant édifice dégageait toute la puissance et la solennité d'un tel instant. Ses formes à la fois gigantesques et élancées s'élevaient avec orgueil vers un ciel sans nuage assommant de luminosité. Au diapason d'un tel décors vrombissaient les orgues puissants de la cathédrale, l'air qu'ils jouaient était à la fois pesant, triste et majestueux... Le requiem royal.

Un très faible murmure parcourait la nef où s'était réunie toute la noblesse orthodoxe. On n'osait pas bavarder comme à l'accoutumée, l'occasion était spécial et de nombreux seigneurs arboraient un air peiné emprunt de sincérité symbolisé par une foulard noir noué autour de leur bras droit. La cérémonie promettait d'être longue, les orthodoxes étaient friands de rituels et de protocoles alambiqués. Au milieu de cette sourde agitation la garde personnelle du roi se tenait autour du gisant, en demi cercle. Ces mages expérimentés ne laissaient transpirer aucun sentiment mais l'on ne pouvait s'empêcher de distinguer leurs yeux rougis par la tristesse. La fin d'un long règne venait d'être annoncée et ils n'avaient pu empêcher une telle tragédie. En apprenant la nouvelle ils s'étaient tous réunis et avaient décidé de ne procéder au rituel qu'après avoir rendu un dernier hommage à leur défunt maître dont ils n'avaient pas même pu trouver sa dépouille mortelle.

Erendil quant à lui se trouvait dans une minuscule sacristie qui contrastait dans ses modestes proportions avec la taille du bâtiment au sein duquel elle se dissimulait aux regards. Le patriarche parlait d'une voix lente et rocailleuse emprunte d'une mélodie chantante que l'on ne retrouvait généralement que chez les religieux, les sages, d'un certain âge.


"Votre Altesse a compris le déroulement de la cérémonie ? "

"Certes, Galiénor, cela fait une trentaine d'années que l'on me le répète, je crois avoir assimilé une bonne partie du problème."

"Bien l'Archidiacre diocésain viendra vous quérir quand il sera temps de pénétrer dans la nef. "

En effet le successeur ne devait en aucun cas assister à la première partie des rites concernant l'inhumation de feu le roi. Cela n'empêchait pas le jeune prince de se figurer le déroulement de la scène. Le patriarche allait entamer sa marche vers le fond du Temple au son trépignant d'une marche sacerdotale jusqu'à arriver face à la dépouille. Un jeune clerc lui amènerait de saintes huiles dont il oindrait le front, les yeux et les mains de la réplique du défunt dont les bras croisés tenaient l'orbe sacrée, inclinée vers son coeur. Il se retournerait ensuite pour déclamer une longue et profonde litanie sur la vie du monarque. Et enfin il ...

La porte grinça doucement sur ses gonds, ce n'était pas normal, le roi se retourna, crispé, prêt à user de sa magie. Un jeune ecclésiastique lui faisait face, visiblement inquiet de l'attitude du futur souverain.


"Votre Altesse va bien ?"

"... Allons-y", sa voix était sèche et presque agressive, le clerc mettrait ça sur le compte de l'excitation mais que non point... Il était contrarié ... contrarié de s'être trompé sur le déroulement des événements jusqu'à son entrée en scène qu'il n'imaginait pas si tôt. Il finit par arriver dans le portail intérieur, deux laquais le suivaient d'un pas précipité afin de mettre au prétendant une sorte de chasuble dont les épaulières dépassaient largement celles de son porteur. Un habit rituel de plus, richement ouvragé de pourpre, d'ébène et d'or il donnait à la fois une sensation d'opulence et de prestige tout autant que de mystère et de religiosité. Tout était prêt, d'un signe de tête l'escorte se mit en marche, sur l'extérieur la garde personnelle du prince, ces jeunes mages d'élite étaient pour l'occasion équipés d'une lance d'apparat dont la pointe en feuille d'olivier était ornée de deux glands. Au centre une série de clercs aux lourdes toges noires se déplaçaient d'un pas lent et rythmé. Les lourdes portes de chêne s'ouvrir lentement et la mélodie jouée par les orgues se mua sensiblement en une marche qui avait perdu un peu de son caractère de deuil. Après la litanie venait l'ode à la renaissance.

Les regards se tournèrent vers le cortège royal et l'on crut entendre une sorte de soupir général dans toute l'assistance. Quelques fussent les sentiments envers le futur monarque le cérémonial avait de quoi impressionner les plus rétifs spectateurs qui soient. Son pas paraissait léger et plein de majesté pourtant le souverain se sentait gauche, entravé par une solennité dont il avait la sensation qu'elle alourdissait chacun de ses mouvements. Son angoisse monta progressivement au fur et à mesure de cette interminable allée centrale, la marche n'en finissait pas et son coeur semblait sur le point d'éclater. Sans ce monceau de tissu orné d'or l'on aurait sans doute vu sa poitrine se battre au rythme de l'organe de vie.

Les marches arrivèrent enfin, il s'agenouilla une première fois face au patriarche qui écarta les mains pour commencer une longue complainte. Descendant de quelques marches il posa ses mains sur la chevelure noire d'Erendil qui gardait toute son attention verrouillée sur les imperfections du pavé sous peine, croyait-il, de défaillir. Il était temps de se relever, il avait déjà trop tarder, se redressant avec majesté il fit face au chef de l'Eglise Orthodoxe. Les premiers rangs s'apercevraient ils qu'il tremblait ? Il espérait le contraire de toutes ses forces. Faisant marche ensemble vers le gisant ils s'arrêtèrent chacun d'un côté de ce dernier.

Le prince tendit les bras qui furent saisis par le Patriarche et lentement ils descendirent ensemble alors que démarrait un chant fabuleux et trépignant entonné par un choeur de jeunes aristocrates. Jusqu'à l'extérieur du temple où se massait une importante foule l'on ressentit ce frémissement, les mains du princes venaient de se poser sur son prédécesseur et le chant s'interrompit brusquement laissant la foule comme exténuée sans qu'aucun effort ne l'ait épuisé. Un choeur plus grave reprit un autre chant quand le patriarche prit en main la couronne des Orthodoxes. Le sang monta au visage du pâle descendant des San'Veck, l'excitation était à son comble, ses tempes étaient prêtes à exploser sous l'effet de la pression sanguine.
Ses yeux étaient à demi ouverts mais il ne voyait rien, quand il sentit le cercle de métal se poser sur sa tête son sang cessa de circuler, il était prêt à s'effondrer sur le sol bien que son corps raide et droit suivait parfaitement les voies longuement tracées des années durant par les sillons du protocole.

Il ne restait plus qu'une chose, l'orbe... Mais cela viendrait bien assez tôt, il sentait sa puissance l'irradier, elle le reconnaissait et désirait plus que tout reposer entre les mains de son maître. Plus que jamais les légendes prirent forme dans l'esprit assailli de milles inquiétudes du jeune souverain. Le silence qui envahissait l'assemblée était empli de crainte et de respect, on n'assistait souvent qu'à une seule cérémonie de ce type dans sa vie ce qui en accentuait la résonance mystique et exceptionnelle.
Erendil reprit un peu ses esprits, il put rouvrir les yeux, il n'était plus face à la dépouille, son corps avait bougé sans même qu'il s'en rende compte. Agenouillé face à la statue monumentale de Thor, les mains croisées sur sa poitrine il récitait sa prière de manière mécanique sans même en comprendre les mots pourtant si familiers.


"Erendil San'Veck, Souverain des Orthodoxes ! Thor te rappelle à son devoir. Cesse ta méditation, quitte son sein et prends en main ce destin qui est le tien. Roi, tu l'es par cette couronne, fils de Thor tu le seras par ce sceptre! "

Il se releva une fois de plus, ses pas le dirigèrent vers les patriarche qui tournait maintenant dos à l'assistance. Il tenait en main l'orbe, l'artefact le plus important de son peuple, ce lien visible dans lequel logeaient toute la réalité du lien qui unissait le peuple à son dieu. Erendil prit le sceptre et immédiatement d'un seul geste, dans un froissement amplifié par la configuration des lieux tous les spectateurs s'agenouillèrent. Le patriarche venait par ce geste de nier le fait que le roi puisse tenir son pouvoir de son intervention. Il n'avait été que le messager de Thor chargé de confier l'orbe à son possesseur légitime.

Nul ne pouvait le voir mais l'orbe grésillait au contact de son maître, il la sentait vivre entre ses mains comme l'on aurait senti un coeur battre. Un dialogue s'était noué entre cet objet presque doté d'âme et Erendil Ier, Souverain absolu du peuple orthodoxe. Rassemblant ses forces il leva haut le bras qui portait l'objet de puissance et l'on se releva. Une clameur assourdissante empli la nef faisant vriller les tympans. La procession commença son chemin au son redoublant de puissance des orgues joués par la main exercée de quelque prodige. Les rayons du soleil levant traversaient les vitraux traçant leurs myriades d'étoiles dans la poussières, les piliers de lumières venaient s'enfoncer dans le sol et éclairaient avec intermittence la longue marche qui commençait.

A l'extérieur on attendait impatient l'arrivée du nouveau souverain, les clameurs s'échappant de l'immense édifice instillaient une forte impression sur le peuple réuni. Les regards pétillaient de joie et nulle inquiétude n'était visible sur les visages. Les vieillards et les femmes pleuraient de joie ou de tristesse tandis que les enfants excités par une scène qu'ils ne comprenaient à moitié s'épandaient en cris relayés curieusement par leurs plus nombreux ainés.




/Peut assister à la cérémonie qui veut lol! Je m'étais dit je vais tout décrire mais bon ce serait dommage d'empêcher quelqu'un d'intervenir. /
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MessageSujet: Re: Annonce sur la porte du Temple de Thor   Sam 3 Mai 2008 - 21:30

L’ovation qui retentit quand le cortège royal traversa l’immense portique taillé dans la pierre du temple fut au moins similaire à celle qui venait d’avoir lieu dans la cathédrale, multipliée par la masse de la foule dont on devinait qu’elle représentait plusieurs dizaines de fois celle que pouvait contenir l’édifice religieux.
« Vive le roi ! Vive Erendil Ier ! Vivent les San’Veck ! »
Le cortège fit un long détour avant de parvenir sur la place de la cité face à laquelle s’élevait le palais royal. La fête battrait son comble et en fin d’après midi le roi ferait son allocution depuis le balcon du bâtiment. La capitale était en pleine effervescence, dans les rues les étals faisaient briller les yeux des clients par leur diversité bigarrée et les commerçants dont l’enthousiasme était gonflé en cette occasion ne manquaient pas de faire leur réclame à grand renfort de cris et d’injonctions.


« Prenez mes poissons, les bons poissons du roi ! Allez, allez gentes dames, gentils seigneurs !
Mais il n’est pas frais ton poisson hé !
Tu ferais mieux de surveiller ce que tu dis Marialde ! Je vais te le faire gouter à ma manière.
Ah ouais ! Frais ? C’est pas ce que disait la Marise la dernière fois aux latrines. »

Les gens présents lors de cette courte altercation éclatèrent d’un rire sonore qui dissipa momentanément l’antagonisme des deux hommes. Cela résumait bien l’esprit de cette journée qui se voulait un moment charnière dans l’histoire du pays. Plus que jamais en ces temps d’incertitudes et de périls les gens avaient besoin de rire et de festoyer. Ce soir la ripaille serait abondante et la chaleur des corps conclurait probablement la journée… Que ce soit avec les quelques femmes présentes ou entre proches camarades comme il était coutume de le faire en pays orthodoxe. Toute cette journée transpirait des paradoxes endémiques à cette nation, la passion de ce peuple pour les règles et coutumes souffrait même dans les moments les plus solennels de ces explosions d’humeurs et de passions au moins égales au sérieux qu’elles côtoyaient en cet instant à la fois orgiaque et cérémoniel.
Une fois que le soleil eut déjà bien entamé sa phase de déclin, après avoir vaqué au gigantesque marché qu’était devenu la cité la foule se dirigea vers la grand place. Le roi allait parler et ce moment historique exigeait la présence de tout ceux qui le pouvaient. Bientôt l’espace immense, parsemé de statues, fontaines et arbres parut bien étroit pour le nombre de sujets qui s’y précipitait comme attirer par une implacable magie. Les esprits étaient échauffés par la boisson, les discussions animées et autres divertissements précédents et chacun était impatient de voir le nouveau monarque s’exprimer.

Celui-ci avait passé ces quelques heures de répit dans la tranquillité relative d’une foule de conseillers et protocolaires qui l’informaient d’un tas de nouvelles inutiles et s’assuraient de la teneur de son discours. Dans toute cette agitation il avait pu s’échapper un moment suffisamment long pour effectuer ses ablutions. Il ne serait de toute façon pas parvenu à passer cette journée sous son accoutrement d’une impitoyable chaleur qui le faisait transpirer plus que de raison. Ce qu’il y avait de surprenant dans l’attitude d’Erendil c’est le calme qu’il parvenait à maintenir en apparence face aux regards scrutateurs des vautours qui l’entouraient. La pression était telle que certains rois s’étaient effondrés en pleur lors de leur couronnement. A trente sept ans l’héritier avait l’avantage de s’être longtemps préparé, en plus de ses prédispositions naturelles, à de telles situations.

Il était désormais prêt à s’adresser à son peuple, en cet instant, dans la pièce qui menait au balcon la foule des courtisans avait été réduite au strict minimum. Il était temps… Il avança lentement, à ses côtés l’Archimage du Royaume ainsi que le Chancelier de feu Gweon San’Veck faisaient office d’escorte de marque. La foule observait un silence respectueux et nul n’osait le briser malgré le nombre de participants, les marmots eux même se contentaient de murmurer leur candides interrogations. La voix de stentor du souverain retentit soudain dans la place, glaçant d’autant plus le sang des spectateurs, son timbre relativement aigu pour un homme possédait malgré tout les qualités d’un organe d’orateur, élégante, claire et pleine de fluidité.


« Cher peuple Orthodoxe, mes biens chers enfants. En ce jour Thor a bien voulu remettre votre destin entre les mains de son plus humble serviteur. De tout temps nos ancêtres ont respecté avec ferveur les traditions qui s’ancraient à l’aube des temps, celles des origines de notre peuple. Nous, leurs enfants, avons été forgé par ces coutumes qui ont façonné les talents de nos corps et voies par lesquelles s’expriment nos âmes. C’est au nom de cet idéal qui nous accorda puissance et gloire que je prends aujourd’hui la succession de feu mon père Gweon San’Veck en tant que souverain des Orthodoxes. J’assume cette charge avec honneur au nom de nos us et des devoirs qui sont ceux de ma famille depuis que la grâce divine l’a conduit à la direction de ce pays qui est le nôtre.

J’ose espérer que chacun de vous voit comme moi la destinée vers laquelle nous mène le Grand Protecteur et c’est en tant que Guide que je vous y conduirai. J’enjoins chaque Orthodoxe à partir de ce jour à regarder l’avenir avec sérénité et détermination. Les desseins du Maître sont enveloppés par les brumes mais il est en notre pouvoir de dissiper ces nuées afin de suivre la voie qui se profile à l’horizon.

Les tristes événements qui envahissent nos pensées et les comblent d’incertitudes et de craintes doivent être chassés avec le même courage et la même valeur dont nos ancêtres firent preuve en leur temps. Les mythes nous comblent de félicité et d’admiration, mais nous oublions souvent qu’ils sont le théâtre de tragédies et d’épreuves redoutables. Notre présent nous montre parfois un visage inquiétant mais c’est aujourd'hui que nous bâtissons les légendes que nos enfants liront avec exaltation et c’est avec vous ! Fidèles sujets ! Que je compte écrire ces fabuleux exploits qui formeront la digne continuation des piliers de notre civilisation.

Je vous remercie pour la joie et la dévotion dont vous emplissez cette belle cité ! Que Thor nous permette plus tard de nous rappeler de ce jour comme celui où nous rencontrèrent l’image éternelle qui fit de notre peuple ce qu’il est aujourd’hui, une nation fière et puissante, pleine de sagesse et bénie par les bienfaits des dieux. Que demeurent en nos cœurs ces nobles sentiments qui permirent à nos aïeux de résister aux périls de notre histoire.

Orthodoxes ! Festoyez comme il se doit cette nuit, demain sera un autre jour, celui du devoir et de la détermination, celui d’une aube nouvelle où nous devrons donner toutes les preuves de notre dévotion pleine et entière. Ensemble nous vaincrons les écueils du destin pour nous diriger vers les cimes d’une gloire désormais séculaire ! »
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