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 Chapardeur, bourse et cornet de beignet

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Elianä Aziel'Da
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MessageSujet: Chapardeur, bourse et cornet de beignet   Dim 9 Nov 2008 - 0:22

J'suis pas douée pour les titres lol


Année 835
Semaine 10 - Jour 6
Dans la matinée


Le ciel était sombre et terne en ce début de journée sur la capitale humaine, comme en accord avec les actes de son souverain et maître. Comme beaucoup d'Ombres, Elianä Aziel'Da - et aussi parce qu'elle ne supportait l'injustice et la traitrise - ne portait pas particulièrement le Roi dans son cœur, sans pour autant être une fanatique qui ne cherchait qu'à destituer Ardiosis de son trône sombre. Ni son éducation, ni son rang, ne lui permettait de toute façon d'avoir de telles idées extrêmes. Mais c'était le second point qui permettait à la jeune fille et à sa famille de continuer plus ou moins normalement de voyager.

Et en cette semaine précise, Elianä avait réussit le véritable tour de force de convaincre son cher père de l'emmener avec elle. Aussi sombre que soit les rumeurs concernant les hommes, leur capitale était une merveille d'architecture qu'il fallait voir au moins une fois. Et la soif d'apprendre de la jeune damoiselle était beaucoup plus coriace que les refus de son père à ses désidératas. Après nombre de discussions, de supplications enfantines et de menaces puériles inventées uniquement pour alimenter les plaisanteries, il avait finalement cédé. Comme Elönia faisait céder tous les hommes à ses caprices, la cadette excellait dans le même domaine mais avec son père. A chacune ses priorités.

Présentement, Elianä se baladait parmi la foule de la basse-ville, grouillante de badauds en début de matinée. Un cornet de beignets chauds dans les mains, la jeune fille regardait sans voir vraiment tout ce qui passait à portée de vue. Les maisons étriquées et colorées étaient une merveille pour les yeux, avec leur façade arc-en-ciel et leur toit de couleur étrange aux yeux de l'Ombre, qui n'avait jamais vu ça. Ses oreilles étaient emplies des conversations, cris et rires de ses habitants. Elianä se laissait de plus en plus grisée par cette liberté qu'elle ressentait par rapport à eux. Jamais elle n'aurait la possibilité d'engager une conversation avec une femme de chez elle, de parler de chose et d'autre sans arrière pensée, sans risque de voir ses paroles mal interprétées ou utilisaient contre elle pour la discréditer. Et ce, même si son nom la protégeait de nombreux coups bas. La servante qui la suivait à quelques pas en arrière prouvait bien assez la prison dorée dans laquelle sa naissance l'avait enfermé. Elle évita de justesse la collision avec un gamin des rues qui s'excusa en riant auprès d'une Elianä conquise par la ville et ses habitants.


- Approchez, approchez ! Vous serez définitivement conquis par cette fabuleuse découverte ! Approchez !

Attirée par la voix tonitruante qui racolait les badauds alentours, Elianä s'approcha du stand brinquebalant et de son propriétaire, quand elle sentit qu'un poids venait de quitter son bras et ses mains. Elle eut juste le temps d'apercevoir le chapardeur, son cornet et sa bourse entre les mains, partir en courant à travers la foule compacte. S'excusant à mi-voix, Elianä partit à sa poursuite - bousculant tout le monde autant qu'elle fut bousculée - rendue difficile par le peuple qui la gênait.

Quand elle se fut libérée de l'oppression de la foule, elle avait perdu et son chaperon et ses beignets et sa bourse. Et une seule question :


- Comment vais-je le retrouver ?

Si cette histoire venait à parvenir aux oreilles de son père, elle savait que ses chances de l'accompagner pour son prochain déplacement seraient nulles. Et Elianä s'y refusait, dusse-t-elle mettre la journée à retrouver son petit voleur.

Réservé
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Aelalia-Fenril
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MessageSujet: Re: Chapardeur, bourse et cornet de beignet   Dim 9 Nov 2008 - 12:12

Un rayon de soleil traversa l'un des grandes fenêtre de l'une des chambre pour les invités de marques du majestueux palais des Hommes. Le rayon se posa sur le visage endormis d'une jeune druide qui agacée se tourna dans son sommeil. Enervée la jeune fille finit par ouvrir ses yeux bleu rivière. Au début elle fut éblouit et un peu désorienté. Au fur et a mesure que sa vision et ses souvenirs lui revinrent elle comprit ou et qu'est-ce-qu'elle faisait dans ses somptueuse chambre. Chaque détails de la soirée d'hier lui revint en mémoire. Pour le moment elle décida d'oublier et elle se leva avec paresse. Le changement de température entre la douce chaleur des draps et la fraîcheur de la pièce tira un frisson à la druide qui s'empressa d'allumer un petit feu dans la cheminé. Dehors l'aube était déjà avancer et une petite agitation était visible du point de vue du château. Bien qu'elle ne soit pas de bonne humeur elle fut intriguer par cette concentration de la population. Beaucoup de personnes semblaient lancer des regards curieux et avides vers le palais. Soudain quelqu'un la pointa du doigt et Aelalia s'écarta précipitamment de la fenêtre.


Bizarrement une impression de malaise envahit la jeune fille, les murs de sa chambre devinrent oppressent. Rapidement elle décida de sortir pour se changer les idées. Après avoir enfilé une robe sobre pour se mêler à la foule Aelalia traversa silencieusement le palais qui lui était déjà bien réveillé. Malheureusement son évasion échoua quand elle percuta sa dame de compagnie:

- Princesse ou aller vous avec un tel accoutrement ?
- Je sors ! J'ai envie de changer d'air.
- Et vous croyez que je vais vous laisser y aller seule ?

Après un changement de tenue et une coiffure sobre, mais qui reflétait son côté noble Aelalia eu enfin l'autorisation de sortir. Accompagner de sa "nounou" elle avançait lentement avec un air renfrogné tout en murmurant des menaces fictives pour sa servante. Malgré cela elle observa avec intérêt l'architecture de cette vile peut commune avec se qu'elle avait pu admirer jusqu'à lors. Toutes ces couleurs et ces senteurs étaient époustouflantes. Distraite elle ne remarqua pas la foule se pressant autour d'elle. Lorsqu'elle y fit attention elle découvrir avec bonheur qu'elle avait été séparée de sa dame de compagnie. Heureuse de cet instant de liberté elle oublia le protocole et toute les règles de bonnes conduites. La princesse se mit à courir faisant volé les ruban et dentelles de sa robe. Elle arriva dans une rue un peu moins fréquentée. Les bâtiments serraient les uns contre les autres démontraient qu'elle était arrivée dans les quartiers des classes moyennes voir pauvres. Faisant fit de l'odeur pas très agréable elle continua son chemin cherchant à regagné l'avenue principale.

Soudain un adolescent en haillon entra en collision avec la jeune fille. La princesse perdit l'équilibre et se retrouva part terre en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Aelalia eut honte de cette position peut flatteuse. Enervée contre elle même, elle se dépêcha de se remettre sur ses pieds bien décidé à rentrer au château et à y rester.Elle ne remarqua pas tout de suite la bourse qui traînait à ses pieds. Ce ne fut que lorsqu'elle marcha dessus qu'elle se rendit compte de la situation. La bourse brune et de modèle standard semblait remplis de pièces. Un cruel dilemme se présenta à la princesse. Soit c'était celle du mal élevé qui l'avait bousculé dans se cas la il fallait mieux la laissait la, soit c'était celle d'une tierce personne à qui il l'avait volé et alors la ils fallait aller la donner au autorité. Indécise la jeune fille resta la un petit moment ne sachant que faire. C'est alors qu'elle vit venir à elle une jeune femme apparemment affolé. Vu ses habits et son comportement elle appartenait à la classe noble. Aelalia la regarda d'un air surpris et quelque peu honteux, en effet la position dans laquelle elle était, semblait compromettante. La bourse dans sa main et sa présence en cette endroit tout la désignait coupable.Rougissant elle salua la jeune fille d'un signe de la main. A ce moment la elle regretta amèrement d'avoir semé sa dame de compagnie.

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MessageSujet: Re: Chapardeur, bourse et cornet de beignet   Lun 10 Nov 2008 - 20:24

Par Snotra, que n'aurait-elle pas donné, en cet instant même, pour avoir à ses côtés sa fidèle servante, pour l'aider à retrouver la trace de son voleur ! Mais d'un autre côté, cela réduirait de beaucoup les risques que son père n'ait vent de cette malencontreuse histoire qui pourrait être lourde de conséquence pour la demoiselle. Et en même temps, des remords envahissaient la jeune noble de laisser ainsi sa fidèle amie plus que servante dans cette foule d'humains. Qui sait ce qui pourrait lui arriver et comment se comporterait les habitants vis à vis d'une Ombre qui ne pouvait se défendre !

C'est ainsi que, malgré tout et le cœur lourd, Elianä se détourna du marchand ambulant et de la troupe de badauds qu'il avait réussit à attirer jusqu'à son stand, pour s'enfoncer à travers les ruelles sombres de la Basse-Ville.

Le changement de décors se fit progressivement aux yeux d'Elianä. D'abord le nombre décroissant d'humains qu'elle croisait. Puis ce fut les échoppes qui laissèrent la place aux habitations vétustes. L'odeur qui prenait au nez, tellement loin de celle des fleurs de l'Entrée du Temple de Snotra, chez elle, dont elle garderait à jamais un souvenir vivace. Celle-ci sentait la mort, le laisser-aller et la pauvreté. Odeur que la jeune fille était loin de connaître, elle qui ne côtoyait que le meilleur de ce que pouvait offrir son peuple à des gens comme elle.

Elle croisa quelques personnes vers lesquelles elle n'osait s'approcher, malgré - ou à cause - des forces sourires qu'elle recevait de la part de ceux qu'elle croisait. Elle était peut-être une jeune fille bien comme il faut mais sa curiosité l'avait mise bien assez tôt face à la réalité de la vie. La réalité que vivait tous ceux qui n'avaient pas eu la même chance qu'elle à la naissance. C'était cette même connaissance qui lui faisait craindre les minutes qui s'écoulaient inlassablement. Plus elle s'enfoncerait à travers les ruelles de la Basse-Ville, moins elle aurait de chance de s'en sortir sans dommage. Elianä ne voulait, malgré le courage qu'elle se connaissait, penser à ce qui pourrait lui arriver.

Elle continua sa route, jusqu'à ce qu'elle voit du coin de l'œil, traversant une allée parallèle à celle qu'elle empruntait au même instant, son petit voleur courir comme si il avait le diable au trousse. Elianä personnifiait donc t-elle ce diable pour que de si petites jambes portent si vite le reste du corps ?


- Attends un peu s'il te plaît !

Mais dès que la tête se tourna vers elle et l'aperçut, il se remit à courir. Elianä pressa le pas, sans savoir ce qui arriva à Aelalia. Elle ne prit la mesure de ce qui s'était passé qu'en tournant au coin de la rue et en voyant une jeune fille inconnue... avec sa bourse entre les mains. Eli ne tarda pas à arriver à certaines conclusions... fausses sans le savoir.

- Je crois que ce que vous tenez dans vos mains m'appartient, lui dit-elle, alors qu'elle s'approchait. Ou devrais-je dire ce que vous avez volé ?

Il était clair, dans l'esprit d'Elianä, que si ce n'était pas elle qui l'avait à proprement délester de sa bourse, la jeune fille qui lui faisait face ne pouvait qu'être la commanditaire de cet acte inqualifiable. Pourquoi, sinon, aurait-elle sa bourse et pas le petit voleur ?
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Aelalia-Fenril
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MessageSujet: Re: Chapardeur, bourse et cornet de beignet   Mar 11 Nov 2008 - 16:22

L'odeur nauséabonde de cette ruelle mal famée donnait la nausée à la princesse. C'est vrai que depuis sa naissance elle n'était pas habituée à trainer dans les endroits de ce genre, mais l'image qu'elle s'en était faite ne correspondant en rien à ses espérances. Lentement elle se remettait du choc de son corps contre les pavés sales et noir de la rue. Quelques peu désorientée elle ne se rendit pas compte immédiatement de la présence d'une autre personne près d'elle. La jeune fille prit sa tête dans ses mains pour calmer un peu l'élancement de sa tête qui la faisait souffrir. La douleur était arrivée rapidement, Aelalia n'avait pas remarqué qu'elle c'était cogné la tête en tombant et la souffrance lui tira un petit gémissement inaudible. Relevant les yeux elle vit en face d'elle une femme avec un visage harmonieux, assez jolie. Cette jeune femme se semblait pas contente de la voir. Aelalia fronça les sourcils et força son cerveau à oublier la douleur qui lui transperçait le crâne pour se concentrer sur cette femme. Ces vêtements ainsi que sa démarche et son visage indiqué clairement qu'elle faisait partie de la noblesse. Ne se laissant pas intimidée Aelalia avança de quelques pas pour aller à sa rencontre pour obtenir une indication quant au chemin à suivre pour rentrer au château le plus vite possible.

Elle lui fit un petit sourire. La princesse avait complètement oublié la bourse qu'elle tenait toujours dans sa mains droite. Ce ne fut que lorsque Elianä l'accusa du vol de celle-ci que sa présence se rappella à sa mémoire. Au début Aelalia chercha une manière de se justifier, de se faire innocenter d'un crime qu'elle n'avait pas commis. Pourtant son rang lui rappela que dans l'histoire c'était elle la dominante. Furieuse elle toissa la jeune femme en face d'elle qui lui semblait-il ne devait être plus âgé qu'elle que d'un an ou deux. L'air furieux allait parfaitement à la princesse, ses cheveux tirés en arrières et sa peau blanche lui donnaient l'apparence d'un démon à la beauté glaciale. Ses yeux bleu rivière foudroyaient littéralement Elianä. Comment une personne de son rang pouvait-elle douté de l'innocence de la princesse dans cet affaires ? Le ton de d'Eliana et la façon dont celle-ci la regardait ne plaisait en rien à Aelalia. C'était une insulte impardonnable pour elle et comme toujours son caractère colérique pris le dessus. Elle avança encore vers la jeune noble et en forçant ses mains à ne pas trembler, se qu'elle n'arriva pas à faire, elle lui répondit d'une voix calme mais tranchante comme les deux dagues qui étaient accrochées à porté de mais au bustier de la princesse.

-
Qu'elle preuve avez vous que cette bourse vous appartient ? Qui êtes vous pour m'aborder ainsi et réclamer un du qui n'est peut être pas à vous ? Et pour votre information je n'ai en rien volé cette bourse. Je l'ai ramassée par terre lorsqu'un jeune garçon ma bousculer. N'accuse pas sans savoir ! Regarde moi crois tu que j'ai besoin d'un argent volé ? La simple vu des gens comme toi qui juge sans savoir me dégoute ! C'est tu au moins qui je suis ? Je pourrais te faire exécuter pour ton insolence !

Instinctivement Aelalia était passé du vouvoiement au tutoiement. Elle n'avait aucune obligation de respecter cette insolente qui lui cassait les pieds. Toujours énervée Aelalia attendit qu'elle réponde ou qu'elle s'excuse. Secrètement elle espérait qu'Elianä la provoque pour pouvoir lui donné une leçon. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas tué quelqu'un et la panthère qui sommeillé en elle avait envie de sang. Passait ses nerfs sur cette inconnue lui semblait presque apaisant. Cela faisait longtemps que la princesse mourait d'envie de crier ou de frapper quelqu'un que se soit elle ou une autre ne la dérangeait pas énormément. Menaçante Aelalia décida, dans un élan de lucidité, de se calmer. Prenant une grande inspiration de cet air nauséabond elle força son rythme cardiaque à ralentir. Pourtant malgré ses efforts la soif de sans et de violence ne déchut pas au contraire le fait de se calme accrus ses réflexes et sa perceptions de la situation. Elle vit très clairement les points faibles de son adversaire et elle riait intérieurement de sa faiblesse.
[HP: Voila, dsl sa chauffe un peu, mais ne t'inquiète pas elle sait se calmer si tu trouve les mots justes ]

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MessageSujet: Re: Chapardeur, bourse et cornet de beignet   Mar 11 Nov 2008 - 23:58

Comme un réflexe, Elianä se coula dans sa carapace de la jeune fille de bonne famille qu'elle s'était forgée au fil des années. Physiquement, cela passa par un raidissement imperceptible de ses membres, puis son visage retrouva son impassibilité coutumière, ne laissant pas percevoir une quelconque émotion au monologue de la jeune fille en face d'elle. Elianä se redressa mais sa vis à vis était toujours beaucoup plus grande qu'elle.

Un instant, elle dévisagea Aelalia à la limite de l'insolence tellement elle insistait sur le visage, l'accoutrement de celle qui avait pris le parti de tutoyer Elianä comme si elle en avait le droit. Non, décidément, le visage qu'elle avait devant elle ne lui rappelait rien. Pourtant, vu l'insistance avec laquelle son inconnue avait insisté, elle aurait dû. L'habit ne faisant pas le moine, elle ne pouvait pas non plus se reposer sur les vêtements pour se faire une idée de qui elle avait en face d'elle. Même une courtisane de mauvaise réputation pouvait porter des robes de princesse pour peu qu'elles aient un riche bienfaiteur. Ce genre de femme ne devait pas avoir de mal à s'abaisser à utiliser des enfants si elle savait vendre leur corps au plus offrant.


- Elianä Aziel'Da. Et non, je ne sais pas qui vous êtes, désolée. Devrais-je le savoir ?

Elianä avait banni toutes traces de moquerie ou de condescendance dans sa voix. Juste interrogative. De même, elle attendait une quelconque réaction - si réaction il y aurait - à l'énoncé de son nom. Après tout, chez les Ombres, leur nom était tout aussi connu que celui de leur Roi. Personne à Eray ne semblait méconnaitre sa famille et les liens qu'elle entretenait avec la famille royale ou ses proches conseillers. Généralement, cela ne facilitait pas les déplacements d'elle même, de sa soeur ou de ses parents. Sa sœur surtout semblait celle que cela dérangeait le moins. Elönia n'était heureuse que quand elle était reconnue, tout le contraire de sa jeune sœur qui ne cherchait que l'anonymat.

- Et je ne saurais trop vous déconseiller l'exécution sommaire si vous souhaitez éviter un incident diplomatique. Je ne pense pas que la Roi Ardiosis souhaite un conflit ouvert avec les Ombres parce que l'une des citoyennes de son royaume aura céder à ses pulsions meurtrières.

Mais quelque fois, sortir de l'anonymat était obligatoire. Il n'était pas dit qu'elle laisserait une péronnelle lui parler comme si elle reprenait le comportement de la dernière des filles de cuisine. Elianä était peut-être douce, sympathique et égale, elle n'en restait pas moins une noble avec tout ce que cela impliquait. Et elle se révélait souvent plus opiniâtre que la première des douairières quand son statut était remis en cause de manière aussi cavalière et insultante. Elle avait certes d'abord commençait les hostilités mais si elle avait été reprise plus civilement, elle aurait de bon cœur confesser son erreur de jugement.

Eli avala les quelques mètres qui la séparait d'Aelalia et tendit la main vers sa bourse, quoi qu'elle en dise, pour lui montrer le sceau miniature qui maintenait la bourse fermée avec les lanières en cuir. Si la personne avait quelque connaissance héraldique, elle ferait bien vite le lien entre le blason des Ombres gravés sur le sceau et l'apparence générale d'Elianä, sa petite taille, sa peau pâle et ses cheveux foncés, caractéristiques communes chez les Ombres.

Un mouvement furtif et le bruit d'une caisse qui s'écrasait sur les pavés firent sursauter la jeune fille avant qu'elle ne parle. Elle jeta un regard à Aelalia avant de regarder par dessus son épaule, sans voir ce qui avait déclenché cette agitation. Rabattant la capuche de sa cape sur sa tête, Elianä se plaça à côté de la princesse en lui intimant doucement d'avancer.


- Si cela vous chante, garder donc ma bourse jusqu'à ce que l'on retrouve le centre de la Basse-Ville et mon accompagnatrice. Il vaudrait mieux pour nous de quitter cet endroit dès maintenant.

De ce fait, un autre bruit étrange vint troubler le calme relatif de la ruelle. Elle avait dû s'enfoncer bien plus profondément dans les quartiers qu'elle ne l'avait voulu de prime abord. En programmant cette sortie, elle n'avait pas prévu de se perdre et encore moins de se faire voler et de devoir courir après son voleur pour récupérer sa bourse et encore moins de finalement trouvé une princesse inconnue sur son chemin. La vie était pleine de rebondissement.
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Aelalia-Fenril
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MessageSujet: Re: Chapardeur, bourse et cornet de beignet   Sam 15 Nov 2008 - 16:54

L'énervement monta lorsque Elianä la dévisagea. Le visage de celle-ci devint impassible là ou auparavant il affichait colère et empressement. L'absence de réaction de son interlocutrice donna à Aelalia une opinion peu flatteuse de celle-ci. Décidément cette jeune fille devait être très sûre d'elle même pour balayer les pics de méchanceté d'un revers de mains, ne savait-elle donc pas qu'elle faisait face à une princesse ? Serrant les point la jeune fille s'efforça de ne pas sauter sur Elianä pour la découper en morceaux. Plusieurs fois la jeune fille faillit perdre le contrôle d'elle même, heureusement pour Elianä la volonté de la princesse fut plus forte. Lorsqu'enfin la pulsion de violence tomba dans l'oublie, elle put dévisagé la noble.

Lorsque la jeune fille entendit le nom de son interlocutrice elle eut un petit choc qu'elle ne laissa pas paraître. En effet le nom de cette insolente ne lui était pas inconnue. Les
Aziel'Da dont une familles assez connus chez les druides car ils sont très puissant. Malgré cela le mépris de la princesse ne s'envola pas pour autant. Elle continua de la fixer avec pourtant une pointe de respect stupéfiant. Cette drôle de femme était donc une ombre et d'une puissante famille en plus. Cela était étrange mais pas exceptionnel car les femmes ombre existe bien qu'elles n'aient généralement pas de très grandes fonctions dans cette société d'homme. Pourtant le regard de la jeune princesse bien que radoucit par cette révélation restait menaçant. Aelalia fut un peu choqué que cet personne de bonne famille
ne sache pas son nom. Tout les hommes et femmes un peu cultivés connaissaient sont visages. C'est d'ailleurs pour cela que plusieurs personnes érudites dans les rues qu'elle avait traversé c'étaient retourné avec un regard de surprise. Offusqué elle essaya de contrôler
l'accés de frustration qui déferlé en elle. Il est vrai que sa seule renommée lui venait de son rang et qu'elle n'avait ni accomplit de grandes choses ni découvert quelque chose d'extraordinaire. Plus triste qu'énervée elle lui répondit d'une voix digne et encore un peu teinté de colère:

- Je connais votre nom et je suis frustré qu'une personne de haute naissance et qui à bénéficier d'une éducation ignore le mien. Il est vrai que je ne suis connu que pour mon rang mais je trouve cela insultant. Mon nom est Aelalia Fenril princesse druidique.

La fin de était complètement dénué de colère juste de déceptions et de calme. Même l'attitude de la princesse montrait qu'elle avait enfin finit par reprendre le contrôle. Ses membres qui quelques instants auparavant étaient crispés par l'énervement et qui se tenaient près à entrer en action c'étaient détendu. Sa position raidit était maintenant digne mais plus décontractée. Ses yeux n'avaient plus l'éclat glacial de la colère mais celui calme et doux du respect et du calme. Aelalia finit par détourné les yeux de son interlocutrice, elle inspecta sa tenue et elle découvrit avec soulagement qu'aucune tâche ou salissure ne venait en salir la beauté. Soudain la question de la raison de la présence de cette personne s'insinuait dans son esprit. Il est vrai que beaucoup d'ombres voyage mais ils sont aussi très attachés à leur patrie. Avant qu'elle n'eut le temps de lui posé la question qui lui brûlé la langue, elle entendit cette noble la traité d'humaine. Bien entendu elle n'avait pas du prendre en compte les avertissements d'Aelalia au sujet de l'exécution et le fait qui la coupable soit de bonne famille ne ferait que lui donner un procès équitable. La fureur revint dans la princesse.

Cette fois la raison n'eut pas le temps d'intervenir. Sans attendre la princesse rompu au combat se transforma en une panthère blanche. L'animal avait une meilleur façon d'éprouver des sentiments comme la colère. Aelalia pu enfin se maitriser. Pourtant elle lança tout de même un puissant grondement contre Elianä. Montrant les crocs elle avança jusqu'à elle. Arrivé à deux pas de la jeune femme, la princesse reprit sa forme humaine et avec de nouveau une envie de meurtre sortit ses deux dagues d'argents. Trop énervée pour se rendre compte de son erreur Aelalia dégaina avec une vitesse inhumaine les deux instruments de mort. Avec un regard de glace elle poussa Elianä contre le mur de la ruelle en pointant sous sa gorge à découvert une des deux dagues. La voix de la jeune fille tremblait de rage. L'évocation de sa pseudo appartenance au peuple humain la dégoutait et la douleur de la mort de sa mère était plus vive que jamais. La princesse manqua de s'écrouler en sanglots.

- Je suis druide ! Je n'appartient pas au peuple dont le chef à massacré ma mère sans aucune raison. Je les haïs tous autant qu'ils sont. Si ils n'y avait pas autant de garde dans son palais j'irais bien l'assassiner juste pour voir son sang immonde sortir de lui.

Se discours passable de mort sonné comme une promesse pour Ardiosis. Soudain Aelalia se rendit compte de la gravité de la situation. D'abord elle relâcha la jeune noble en s'excusant et recula de quelques pas. Elle se sentait tellement honteuse et stupide d'avoir réagit aussi sottement devant une phrase tout à fait banale. A l'avenir elle se promit de se contrôler. Elle n'osa pas regarder Elianä de peur de voir ses yeux accusateur. Alors qu'elle se préparer à partir en courant elle sentit le bras de celle-ci s'enrouler autour du sien. Elle entendit à peine les quelques mots que celle-ci lui livra. Juste une histoire de garder la bourse et du fait qu'elle devait s'en aller. Sans opposé aucune résistance Aelalia se laissa conduire, elle se força de garder une posture digne de son rang bien qu'en elle même elle soit complètement effondrée.

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Dernière édition par Aelalia Fenril le Sam 29 Nov 2008 - 11:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapardeur, bourse et cornet de beignet   Ven 28 Nov 2008 - 23:10

Elianä était une physionomiste. Elle avait la mauvaise habitude de toujours portée une attention toute particulère à l'apparence de ses interlocuteurs, sachant d'avance qu'elle pouvait bien être son rang suivant les atours que la personne portaient, reliant le tout aux commérages qui traversaient les couloirs du Palais d'Eray. Et malgré tous les efforts qu'elle pouvait bien faire, les noms tombaient bien vite dans l'oubli, au grand dam de sa pauvre mère, qui désespérait jour après jour à lui enfoncer dans le crâne quelques noms de personnes de haute naissance, dans le but certain de la jeter dans les bras tendus.

Quand le nom de son interlocutrice résonna dans la ruelle, Elianä avait eut pour seule réaction un imperceptible tressautement de paupière, seul signe extérieur de sa surprise. Une princesse druidique, la princesse druidique Aelalia Fenril. De quoi donner des vertiges à sa mère.

Et créer une peur comme jamais elle n'en avait ressentit. Car dès qu'elle avait entendu la réponse d'Aelalia, elle avait su qu'elle venait de commettre le pire impair qu'il lui serait surement donner de faire. Sans avoir le temps d'excuser ses paroles par quelques passes verbales, elle vit le corps de la princesse se transformait, s'étendre et se métamorphoser en panthère. Si elle avait eut encore quelques doutes concernant la véracité des propos d'Aelalia, ses doutes venaient de s'envoler en poussières. Tout être vivant normalement constitué tremblerait de peur et d'effroi face à ce déferlement de colère animale et Elianä se sentait plus vivante que jamais, en cet instant précis.

Elle entendait souvent, au détour de conversation qui se voulait discrète, qu'elle était insensible, incapable de ressentir des émotions fortes, que jamais elle ne pourrait éprouver de la passion, de la haine, une joie indicible jusqu'à s'y perdre... Car cachée sous le masque imperméable qu'elle s'était forgée, celui que sa place lui avait d'office mis au visage, elle gardait en dedans ses émotions, ne les libérant que lorsqu'elle était seule. Aussi prompt étaient-ils à condamner le manque d'émotions, ils l'étaient tout autant à ricaner des débordements de sentiments.

Aussi, aider par les années, les mois, passés à refouler quelconque trace de ce qu'elle ressentait, resta-t-elle la gorge sous la lame, les yeux simplement un peu plus agrandis que de coutume, les poings fermés pour les empêcher de trembler d'une frayeur inconnue. Un seul geste brusque, elle le savait, et elle finirait la gorge tranchée, le sang colorant les pavés disjoints de la ruelle.

Mais plus que tout, ce furent les dernières paroles qui la laissèrent pantoise. Comment... comment pouvait-elle dire quelque chose comme cela, alors que des oreilles pouvaient aussi bien les épier d'une des nombreuses fenêtres qui donnaient sur la ruelle ? Si une seule de ses paroles venaient à arriver aux oreilles d'Ardiosis Bennefoy et Aelalia pouvait vivre le même malheur qui avait touché sa mère. Elle n'osa pourtant pas faire de réflexion, continuant simplement à guider leurs pas à travers les rues, essayant de prendre des repères pour trouver le plus court chemin vers le centre de la Basse-Ville et de là, jusqu'aux quartiers bourgeois, où les deux nobles qu'elles étaient seraient beaucoup plus en sécurité.

Tournant à gauche à l'intersection où elles venaient d'arriver, un corps masculin vint leur bloquer le passage. Elianä serra un peu plus le bras d'Aelalia, lui conjurant silencieusement de rester calme. Il ne fallait pas qu'elles se fassent remarquer par de quelconques faits d'armes ou paroles dangereuses pour leur survie.


" Alors mes jolies, on se promène ? "

Un sourire édenté vint saluer cette question, dont le ton montrait bien assez tous les sous-entendus qu'elle pouvait bien contenir. Elianä frissonna en secouant négativement la tête, renonçant au dernier moment à sourire, ce qui aurait pu passer pour une acceptation.

- Pourriez-vous nous indiquer le chemin jusqu'au palais, s'il vous plaît ?

C'était dangereux, Elianä en avait parfaitement conscience. Mais ni elle ni Aelalia ne semblait pouvoir les sortir de cette impasse et la seule solution qu'avait trouvé la jeune Ombre était de demander de l'aide... en espérant qu'elle ne les jetait pas directement dans la gueule du Smilodon.
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MessageSujet: Re: Chapardeur, bourse et cornet de beignet   Lun 5 Jan 2009 - 8:45

Dorian était dans la ville seulement depuis deux jours, il logeait dans une petite auberge des bas quartiers. Revenir dans la capitale humaine ressuscitait en lui une nuée de souvenirs bons comme moins bons, comme d’habitude lorsqu’il s’y trouvait c’était pour chercher un contrat.
Dorian ouvrit les yeux et se leva pour faire un brin de toilette avant de se vêtir, puis il sortit de sa chambre descendit les escaliers puis se dirigea vers l’extérieur et débuta une promenade. Demetra le griffon était resté hors de la ville mais ne s’en éloignait pas vraiment pour répondre à un éventuel appel de son maitre.

Dorian envoûté par l’effervescence de la ville respirait et écoutait les multiples sons et odeurs qui flottaient dans l’air. C’est alors qu’il passa près de lui deux femmes qui attirèrent son attention car au milieu des fous et bandits de la basse ville, elles brillaient comme l’émeraude qui affleure de terre.
Se fondant dans la foule ambiante pour passer inaperçu, il les observa tout en les suivant et là il découvrit qu’en fait il y avait une noble et l’autre était la servante. Dorian compris que lui qui voulait être célèbre en tant qu’aventurier avait devant lui le premier chapitre du livre de sa propre légende.

Il échafauda un plan, il devait kidnapper cette jolie jeune femme et demander une rançon, au cas où l’on refusait sa requête chose improbable à son avis, il en ferait ce qu’il voudrait par exemple le transformer en objet de plaisir, la vendre à des marchands d’esclave ou d’autres choses bien pire encore.
Dorian suivi la femme du regard qui allait grossir la foule entourant un saltimbanque qui faisait son numéro, pendant que lui raffinait un plan d’attaque. Le premier objectif était d’isoler sa cible de la foule et si elle se trouvait toujours avec sa servante il tuerait cette dernière et accomplirait sa mission quoi qu’il arrive.

Dorian s’écarta un peu de l’attroupement et s’adossa sur le mur d’une petite maison, il fallait agir vite car si sa proie quittait les bas quartiers il deviendrait trop risqué de s’attaquer à cette dame. C’est alors qu’un enfant de la rue passa devant lui en courant, Dorian eu alors une idée, qui découlant de son expérience centenaire était génial.
Il agrippa le garçon par l’arrière du col, ce qui faillit l’étrangler. Le garçon fit volt face vivement et vit Dorian le doigt perpendiculaire aux lèvres.

- Shuuuut ! hey petit j’ai du travail pour toi.
- Non laisse-moi tranquille m’sieur…j’ai rien fait de mal laisse-moi.
- Calme toi calme toi. Tu veux de l’argent pas vrai ?
- Humpf ! humpf !... euh oui j’ai tellement faim…
- Bien ! tu vois la dame là-bas ? je veux que tus lui arrache sa bourse et que tu t’enfuis avec jusque dans l’impasse du lycaon noir. Fais-le et tu pourras garder la bourse pour toi.
- Oui mais si on m’attrape! on va me pendre !
- Ne t’inquiet pas je te couvre, mais si jamais il arrive quoi que ce soit continu de courir d’accord.
- Oui j’y vais.

Dorian avait choisi un petit garçon pour voler la bourse car il savait que si un enfant volait la bourse les femmes se lanceraient à sa poursuite alors que s’il l’avait fait lui-même par mesure de sécurité elles auraient évité de le poursuivre.
La machine était lancée, Dorian observait le garçon œuvrer avec une certaine satisfaction et fut intérieurement transporté quand il s’aperçu qu’en poursuivant le jeune voleur, la cible s’était débarrassé de sa suivante.
* Un problème en moins…* pensait-il, en regardant la femme s’engouffrer à toute allure dans la ville profonde, un endroit peu conseillé pour les fortunés, car la vermine qui y vie ne se gênerait pas de n’en faire qu’une bouchée.

L’elfe fondu dans le décor, traquait sans relâche la femme sans qu’elle ne s’en rende compte. Puis un imprévu plutôt fâcheux arriva, lorsqu’à une intersection de ruelle le chapardeur fonça sur une jeune femme et perdit la bourse.
Ce après quoi les femmes commencèrent une dispute au grand désespoir de l’elfe qui toujours pour ne pas être repéré passa dans une autre ruelle ensuite utilisa son grappin pour se rendre sur le toit d’une maison d’où il avait une vue imprenable sur les fillettes en colère.

En vrai maitre dans l’art du camouflage, il ne s’était pas fait remarquer, alors il les écouta et attendit le moment opportun pour frapper. Grace à son ouïe très accru il ne manqua pas une miette de la querelle.
*Oh ! J’ai affaire à du gros gibier, des gens de la haute classe. Mais la druidesse semble être une fière combattante…Cela risque de me poser des problèmes, si j’engage le combat avec elle. Il y a trop de monde dans les alentours et nous sommes en plein jour mais, peu importe il faut que j’achève mon plan.*
Tout en réfléchissant, Dorian regardait les querelleuses marcher en cherchant leurs chemins il fallait qu’il agisse et vite en plus. Dorian savait qu’il lui fallait de l’assistance alors caché sur son toit il siffla un son destiné à son griffon, aussitôt Demetra se mis à planer en décrivant des cercles dans le ciel à la verticale de sa position.

Ensuite en un instant alors que les jeunes femmes demandaient leur chemin à un homme plutôt louche depuis son perchoir l’elfe cacha son visage jusque sous les yeux avec le col de sa cape. Ensuite il pointa du doigt la petite ombre, signal de se préparer à une arrachée pour Demetra, et il envoya le sort de brouillard sur les deux filles et l’homme louche. Il ferma son poing et Demetra plongea avec une vitesse impressionnante vers l’ombre, et comme les filles étaient désorientées par la technique d’aveuglement la druidesse ne pourrait pas protéger sa camarade.

En un clin d’œil Demetra passa au raz du sol, agrippa la cible et l’emporta dans les airs sous les yeux bluffer de tous les témoins de cette action spectaculaire. Dorian lui impassible mais satisfait frappa un coup de tranchant de la main sur le coté pour dire à Demetra de partir dans la forêt avec la femme.
« Ne la laisse pas partir Demetra » dit-il très bas mais assez fort pour être entendu par le griffon qui émit un cri strident et disparu.

Pendant ce temps le chasseur de prime devait disparaitre et sortir de la ville, alors pour quitter la scène de crime il sautilla de toi en toi et disparu dans une ruelle plus lointaine en espérant que personne ne l’avait vu. Dorian découvrit son visage et avec un naturel déconcertant quand on savait ce qu’il venait juste d’accomplir, demanda une plume et de l’encre à un lettré ensuite écrivit :

Votre fille a été enlevée, nous demandons 10000 tiwaz de rançon pour sa survie, mais nous sommes raisonnables et ayant conscience de l’importance de la somme nous vous donnons une semaine pour la rassembler. Ne faite rien de désagréable, ou d’idiot si vous ne voulez pas être frappé par le plus grand mal pouvant atteindre un parent. Nous vous contacterons.
Griffon.


Dorian plia la missive et posa trois tiwaz sur la table du lettré.

- Ce message est très urgent, il s’adresse à M.Aziel’Da…me suis-je fais comprendre. (Avec un air menaçant)

L’elfe s’en alla pour quitter la ville. Cependant le griffon avait emporté sa victime à environ un kilomètre de la cité dans un coin très dense de la forêt, à l’atterrissage il projeta littéralement la pauvre fille et se mis dès lors à grogner et intimider l’ombre pour qu’elle se tienne tranquille jusqu'à l’arrivée de son maitre qui apparu environ une heure plus tard le visage camouflé une fois de plus.

- je suis griffon, tant que tu ne me contrarie pas il ne se sera rien fait de mal, et je te protégerais de l’environnement. Ce que je veux dire c’est que nous somme complètement encerclé, par des créatures sauvages plus dangereuses les uns que les autres qui donneraient tout pour planter une canine dans ta chair si douce et si délicate.

Tout en parlant Dorian caressait Elianä du visage à la poitrine avec un regard peu rassurant. Pour la première fois qu’il la voyait de si près, il la trouvait d’ailleurs divine.

- Repose-toi un peu et nous continuerons notre route.
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MessageSujet: Re: Chapardeur, bourse et cornet de beignet   Lun 5 Jan 2009 - 16:53

Honteusement la princesse garda le regard fixé sur le sol. Elle ne voulait plus regarder celle a qui elle avait déchainée sa fureur. Elle se ne savait pas se qui lui avait pris de s'attaquer à cette jeune fille qui ne lui avait rien fait a part un petit affront mineur. Maintenant un silence lourd et gênée c'était installé entre les deux jeunes femmes et Aelalia ne le briserai pour rien au monde car le malaise qu'elle ressentait lui broyé le ventre. Elle parcourus les alentours d'un regard inquiet car une désagréable sensation d'être observée s'insinuait en elle. La ruelle peut rassurante continuait tout droit avec plusieurs embranchement qui s'enfonçait dans les profondeurs glauque et encore plus mal-famé de la ville. Parfois des yeux surgissaient d'une des ruelles adjacentes en les observaient avec curiosité et envie et Aelalia accélérait le pas avec une peur grandissante. Malgré sa peur elle se força à rester calme et elle avança la tête haute en exerçant une petite pression sur le bras de sa camarade d'infortune. Respirant calmement elle se concentra sur le bruit léger mais retentissant des pas des deux jeunes femmes sur les pavés de pierre.

Soudain Elianä décida de tourner à gauche sans prévenir et Aelalia du faire un efforts d'attention pour ne pas continuer son chemin droit devant. Bien qu'elle ne soit pas d'accord avec la décision de l'ombre la princesse ne dit pas un mot de protestation car elle jugea qu'elle avait assez envenimé la situation et elle ne voulait pas aggraver celle-ci en engageant une dispute inutile. Finalement agacée de devoir regarder le sol la princesse décida d'assumer ses actes et elle releva les yeux pour voir qu'une silhouette masculine pas très rassurante qui leur barré le minuscule chemin qui rendait justement vers l'artère de la cité humaine. L'homme avait un sourire sadique et pervers sur son visage assez laid. Dégoutée Aelalia tourna un regard vers l'ombre et elle constata que celle-ci ne savait pas du tout comment se tirer du pétrin dans lequel elles venaient de se fourrer. Elle sentit une pression sur son bras et elle en conclut que la jeune femme lui demandait de ne pas intervenir dans son échange avec l'inconnu. Décidée à se conduire correctement Aelalia opina et elle laissa la jeune noble demander au mystérieux homme amoché leur chemin. Peut convaincu de cette solution Aelalia chercha autour d'elle un moyen de s'échapper. Malheureusement la ruelle était trop étroite et les murs trop hauts pour tenter quoi que se soit.

L'horrible sensation d'être observée et celle d'être suivie se fit encore sentir et la jeune femme chercha dans les coins ou les éventuelles cachettes si une présence étrangère ou hostile s'y cachait. Soudain un claquement sonore retentit dans la ruelle et l'homme bourru surpris et effrayé s'enfuit en lançant un regard terrorisé aux jeunes femmes. Elle aussi apeuré Aelalia se forca tout de même à ne pas céder à la panique. Elle se détacha d'Elianä ce qui était une grosse erreur mais pour l'instant un épaix brouillard se propagé sur le sol. Inquiéte la princesse sortit ses dagues et à l'affut elle se tint genou plié en position d'attaque . De plus en plus épaix le brouillard empêchait toute visibilité et Aelalia avait peine à apercevoir la silhouette de l'ombre qui pourtant se tenait à quelques centimètres d'elle. Un frimissement de l'air alerta la princesse mais elle ne réagit pas assez vite pour empêcher l'enlèvement de la noble. Un cris percant de griffon se fit entendre au loin dans le ciel. Complètement terrorisé Aelalia observa le ciel mais elle ne vit plus rien. La seule solition qu'elle trouva fut de tourner les talons et elle continua son chemin en courant.

Au bout d'un quart d'heure à courir dans les dédalles de ruelles la princesse pu enfin rejoindre l'artère principale de la ville et elle tomba comme par miracle sur sa suivante effrayé et toute retournée de son escapade. Après un sermon et un rapide résumé de la situation la suivante et sa maitresse décidèrent d'informer le roi de l'enlèvement d'une noble ombre sur ses terres. A bout de souffle la princesse trouva tout de même le courage de courir jusqu'au porte du palais. Elle s'annonça et en se faisant reconduire à ses appartements la princesse demanda une audience au roi en urgence pour un sujet très important. La jeune fille tremblait encore des évènements récents mais courageuse elle se tint droite et tout en se recoiffant pour être présentable elle attendit la réponse du souvenir Nordique à sa requête.

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MessageSujet: Re: Chapardeur, bourse et cornet de beignet   Lun 5 Jan 2009 - 19:57

L'homme ne semblait pas vouloir leur indiquer le chemin et il commençait même à se déplacer pour empêcher toute fuite vers l'avant pour les deux jeunes filles. Elianä commençait franchement à s'impatienter. Ses nerfs rudement mis à l'épreuve depuis quelques temps menaçait de craquer, ici, à même les pavés de la ruelle.

Elianä força ses membres à se détendre et elle se força elle-même à se calmer pour éviter une esclandre qui ne les avancerait à rien, elle et Aelalia, si ce n'était à énervé plus que de raison l'homme inconnu. Elle allait entreprendre une nouvelle fois de tenter de le raisonner pour qu'il les aide à regagner le centre-ville, contre une récompense qu'elle espérait alléchante pour quelqu'un qui vivait dans un taudis, mais quelqu'un d'autre changea le cours des événements, au grand dam de l'Ombre !

Cela commença d'abord par la brume, qui s'éleva peu à peu autour du trio. L'homme, paniqué, pris la fuite avant qu'Elianä ne puisse le rappeler et le garder près d'elles. Mais un pleutre ne leur serait d'aucune aide, de toute manière. Incapable de percevoir Aelalia à travers la brume de plus en plus dense, mais croyant en avoir finit avec cette étrangeté, quand un cri se fit entendre aux oreilles de la jeune fille. Qu'elle ne fut alors sa surprise de sentir soudainement un poids sur ses épaules et des serres la serrer avec force, violence de l'attaque qui arracha un cri à l'Ombre et qui, dans un réflexe stupide, se débattit pour échapper à la poigne animale qui lui blesser les chairs.

La suite alla bien trop vite au goût d'Elianä qui avait arrêté de crié pour se concentrer à serrer les dents pour s'empêcher de réellement devenir hystérique. Son flegme venait de volée en éclat quand elle aperçut les toits des habitations en dessous de ses pieds, quand elle sentit son corps se balancer dans le vide à chaque battement d'aile du griffon, à chaque virage que celui-ci faisait et qui n'était pas pour la rapprocher du centre de la capitale.

Elle manqua complètement défaillir quand elle vit s'approcher de plus en plus la forêt alors que ses prières l'avaient conduit à espérer un endroit pas trop éloigner de la ville, voir en ville. La chute fut brutale pour Elianä qui se retrouva étalée de tout son long dans l'herbe humide. Elle resta dans cette position pendant une minute ou deux, avant de se redresser dans une position plus digne en grimaçant de douleur. Prudemment, elle bougea sa cheville gauche mais arrêta bien vite les frais, alors qu'un gémissement s'échappait de ses lèvres entrouvertes. Foulée surement. Elle n'avisa qu'ensuite le griffon menaçant qui empêchait toute fuite. Elle ne le pourrait de toute façon surement pas avec sa cheville qui la faisait souffrir.

Sa peur seulement traduite par des frémissement incontrôlable, Elianä minimisa les gestes qu'elle pouvait bien faire. Qui savait comment allait bien pouvoir réagir le griffon à des gestes inconsidérés ? Dix minutes passèrent ainsi, puis finalement trente, jusqu'à ce qu'une heure complète défile dans un morne silence seulement brisé par quelques grognements du griffon dès qu'Elianä bougeait légèrement.

Cette attente infernale fut brisée dès l'arrivée de son ravisseur, dont un bout d'étoffe cachait le visage. En une heure, l'Ombre avait eu le temps de recouvrer son calme et une sérénité qui n'était vraiment qu'apparente. Elle lui retourna sans fausse pudeur son regard, pour le détailler à son tour. Si mal à l'aise elle fut à subir son examen, elle n'en montra rien mais ce que lui dévoilait ses pupilles ne lui plaisait pas.

Elianä montra quelque signe de vie en haussant les sourcils de manière ironique au couplet de son ravisseur. Tant de prévenance ne lui seyait guère.


- Je ne vous permets pas de me tutoyer et garder pour vous votre considération. Je n'ai que faire de vos palabres sans intérêt.

Sur ces paroles peu amène, Elianä lui tourna ostensiblement le dos pour préférer la vue des arbres et des feuillages. Au fond de son cœur, elle espérait qu'Aelalia avait fuit avant qu'il ne lui arrive malheur et qu'elle ait eu le temps de prévenir quelques secours, ou son père, qui ne manquerait pas de tout mettre en œuvre pour la récupérer. Les jours à venir promettait tout de même d'être bien long...

*** A suivre ***
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