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 Reception à la Tour Céleste

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Ectoplasme
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MessageSujet: Reception à la Tour Céleste   Mer 26 Nov 2008 - 18:07

Reception donnée par la Reine Elfique

Troisième jour de la dixième semaine

Soirée




Sont cordialement invités à participer à ce post :
Eluthiel Gil'Rea, Idril Calafas, Morzan Terinfiel
Et toute personne susceptible d'être présente à la soirée



Eluthiel a écrit:
Fidèles à leur grandeur, les Elfes avaient préparé une cérémonie magnifique. Ainsi, ils espéraient impressionner les deux jeunes monarques. La Salle des Festivités avait revêtu diverses couleurs facilement discernables : en effet, l’aile gauche de l’immense salle portait les couleurs des Ombres, noir et argent, l’aile droite portait les couleurs des Amazones, bleu foncé et or, et l’allée centrale avait revêtu les couleurs des elfes, bleu pâle et blanc. De nombreux buffets avaient été disposés de part et d’autre de la salle, ainsi que des chaises et banquettes. Au fond de la salle, se dressait dignement le trône impérial, avec trois fauteuils d’ivoire : Eluthiel avait acquis celui de son époux, et offrirait le sien et celui de son fils absent aux deux souverains. Un orchestre avait été installé au centre de la piste : on pouvait déjà entendre le son doux et mélodieux des flûtes elfiques.

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Je suis votre passé, votre présent, votre futur.
Je suis le seul maître de votre Destin.
Vous ne pourrez pas m'échapper ...
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Siran B.
Gwendirien
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MessageSujet: Re: Reception à la Tour Céleste   Ven 28 Nov 2008 - 19:42

Siran avait passé beaucoup de temps dans sa chambre à penser et à repenser ce qu’il devait faire maintenant. Il n’avait pas encore eut le cœur d’aller parler à la reine mais il savait que le temps pressait. Cependant, la suite de ses actions n’était pas bien planifiée dans sa tête et d’une façon ou d’une autre il avait toujours besoin de temps pour penser à ce qui serait le mieux pour son peuple mais aussi pour les autres peuples qui avait été trahis tant de fois.

Le jeune prince, rarissime humain chez les elfes, se sentait seul et peu apprécié, surtout après ce qui s’était passé quelques heures plus tôt. Il était encore pompé d’adrénaline et il avait besoin de se calmer. Malheureusement, il sentait une fébrilité dans l’air du palais qui l’étonnait et c’est en sortant de sa chambre qu’il vit plusieurs gens se préparer dans la journée pour quelque fête. Il lui fallut quelques minutes pour comprendre ce qui se passait et il comprit finalement que trois des grands dirigeants se retrouvaient en terres elfiques. Peut-être n’était-ce pas le meilleur endroit pour lui, cependant il ne pouvait en être sûr.

Après quelques minutes à chercher quelques renseignements on lui dit enfin qui étaient les invités principaux et c’est avec un sourire presque trop anxieux qu’il repensa à sa rencontre avec la reine des amazones. Il ne voulait pas remettre ça mais lorsqu’il avait quitté le territoire de son père… il n’était pas tout à fait lui-même et il était très nerveux. Peut-être serait-ce une bonne occasion de s’excuser de son comportement, et de sa hâte de la quitter. Il avait eu une assez mauvaise soirée, et choisir de trahir son peuple et sa famille avait beaucoup pesé sur son esprit à ce temps-là.

Mais qu’importait, c’est avec une grande surprise qu’il trouva une invitation pour cette soirée qui l’attendait dans sa chambre d’emprunt. Il l’ouvrit pour la lire, et se contenta de sourire doucement. S’il n’avait pas encore parlé à la reine, il semblait bien que son fils ait transmis le message concernant son arrivée. C’était tant mieux. Il savait bien qu’il n’avait pas beaucoup de temps pour lui, mais il avait du se reposer, avec tous les évènements qui s’étaient passés depuis quelques semaines déjà, il n’aurait pas pu penser survivre très longtemps dans son état de fatigue.

Il s’habilla de ses plus beaux habits, du moins dans les quelques ensembles qu’il avait amené, et pourtant son attirail était beaucoup plus guerrier que princier. La question n’était pas de la défense mais bien plus de son attitude générale, il n’était pas le genre de prince à rester bien calmement chez lui à regarder les choses se faire alors qu’il pourrait les changer lui-même. Il finit de placer sa cape sur ses épaules et il soupira doucement en se regardant. Il devait faire bonne impression devant ses gens, si la résistance n’était qu’une fiction aux yeux de beaucoup, pour ceux qui y croyaient, elle ne se réunissait pas assez souvent, même informellement.

Il prit une longue inspiration avant de se rendre à la grande salle, il ne se sentait qu’à moitié à l’aise en ces terres et bien que de sang noble, il n’était pas sûr de comment ce comporter en cette fête, mais il devrait s’adapter, comme sa mère lui avait apprit à le faire.

Il y avait quelques gens de regroupés à l’entrée et Siran inclina poliment la tête pour les saluer, mais il n’arrivait pas à se sentir à sa place malgré tout. Il jeta un coup d’œil aux alentours, était-il en avance? Non probablement pas, les trois salles semblaient occupées seulement de quelques personnes, pas des organisateurs, des invités un peu d’avance, comme lui-même. Une chance!

Siran soupira et sans savoir où se mettre, faute de connaître quelque personne, il s’appuya contre un mur en regardant l’assistance, son humeur plutôt morne, son esprit plutôt fugitif…


Je me demande vraiment pourquoi je suis ici... est-ce que ça sert vriament de tenter de rattraper ses fautes? Je ne sais pas... Bon aller, courage Siran, tu as vu bien des soirées mondaines de la sorte depuis ta naissance!

Ses pensées se promenaient sans vraiment être maîtrisées, mais son regard sombre portait ombrage à son faible sourire. Cette soirée serait certainement très longue.



[hrp]Je tenais plus à indiquer la présence de Siran à la réception, je sais que ce n'est pas très consistant, je me reprendrai quand il y aura plus d'action![/hrp]
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Reception à la Tour Céleste   Lun 1 Déc 2008 - 11:13

Idril était lasse. Lasse mais rayonnante. Les discussions s’étaient prolongées longuement dans la salle du trône où la reine elfique les avait accueillis, elle et Morzan, apportant avec les heures la lassitude et la fatigue. Néanmoins, le voyage n’aura pas été vain, les trois monarques ayant finalement trouvé un point d’entente. L’amazone avait hâte de partager sa joie avec son confident de toujours, mais ils devraient attendre encore un peu avant de bavarder comme ils le faisaient souvent. S’ils avaient gagné le soutien de la reine Eluthiel, un faux pas pouvait tout aussi bien leur apporter le mépris de sa Cour. La prudence était donc de mise ce soir.

Après leur entretien privé, la reine des elfes leur indiqua qu’une grande réception serait donnée en leur honneur et elle les invita à la suivre. Elle les mena à travers les couloirs de sa demeure et Idril put apprécier toute la subtilité de l’architecture elfique, fine et travaillée admirablement. Chaque voûte était plus minutieusement sculptée que la précédente, chaque mur plus finement décoré que ceux du couloir qu’ils venaient de quitter. Les tentures et les tableaux qui ornaient les murs étaient magnifiquement ouvragés. La reine amazone s’émerveilla devant tant de somptuosité et n’hésita pas à le confier à leur hôtesse qui se délectait de pouvoir informer ses invités sur chaque pièce décorative de son palais. Mais Idril n’était pas au bout de ses surprises ; quand la porte de la salle où les menait Eluthiel s’ouvrit, ses yeux brillèrent d’émerveillement. Les descendants de Baldr étaient à la hauteur de la réputation que tout le Gwendir s’accordait à leur donner. La salle avait revêtu les couleurs des trois peuples présents à la réception, signe d’une paix et d’une union qui se voulait puissante face aux agissements de la Capitale humaine. Des orchestres, des buffets, des danseurs … La pièce était vaste, mais tout était disposé de telle sorte qu’elle ne paraissait nullement vide en un endroit. Le luxe et la richesse étaient les deux caractéristiques qui vinrent à l’esprit de la Reine amazone quand elle s’avança, aux côtés des deux autres monarques. Eluthiel n’avait pas hésité à employer tout ce qui était à sa disposition pour impressionner ses convives ; et c’était chose réussie. Les deux monarques étrangers furent introduits et la réception commença. Les nobles de la Cour elfique accaparèrent chacun des souverains présents, déployant tour à tour leur plus belle rhétorique pour se faire bien voir. Idril se prêta sans broncher à ce petit jeu, répondant avec toujours plus de grâce et de subtilité aux questions qu’on lui posait, aux remarques et compliments qu’on lui accordait. La jeune Reine était parfaitement à l’aise dans le jeu de dupes qui se tramait autour d’elle, et aucun noble ne put se dire lésé bien qu’aucun ne put dire qu’il fut apprécié à sa juste valeur non plus.

Puis, elle le reconnut, parmi la foule grouillante qui l’entourait. Les discussions s’étaient assagies et les nobles avaient commencé à parler entre eux, laissant de côté pour un temps la jeune reine amazone. Adossé à un mur, sirotant un verre contenant un liquide quelconque avec une expression morne peinte sur le visage, Siran Bennefoy contemplait avec lassitude le spectacle qui s’offrait à ses yeux. Personne ne se préoccupait de lui, et Idril imagina aisément que sa présence en ces lieux n’était guère appréciée. Un gentilhomme s’empressa de l’informer sur ce jeune garçon blond qui se tenait à l’écart, ignorant qu’elle savait qui il était.

« Il s’agit du Prince Siran, noble Reine. Notre aimable suzeraine lui a permis de rester auprès de sa douce personne, mais nul ne lui fait confiance. Il est le fils du Parjure, après tout. Le mal ne peut qu’enfanter le mal. Méfiez-vous de lui, grande Reine. Nul ne sait quelles sont ses intentions et il pourrait vous vouloir du mal …

- Comme votre personne est aimable de se soucier de ma sécurité,
répondit-elle avec une ironie habilement dissimulée. J’ignorais que les convives royaux avaient à craindre des individus qui se trouvent dans le Palais de votre chère Reine. Voilà qui n’est guère à la hauteur de la renommée des descendants de Baldr. »

Nul ne put dire si le rouge qui colora les pommettes du gentilhomme était lié à sa honte ou à sa colère. Il s’inclina outrageusement, un sourire mal habile dessiné sur ses lèvres et s’éloigna de cette Reine qui l’avait si mal jugé. Idril chercha du regard Morzan et elle le vit entouré par une flopé de courtisanes elfiques. Visiblement, il n’avait pas repéré Siran. Elle appela Liva, une de ses plus fidèles conseillères et lui chuchota à l’oreille de faire parvenir un message au prince Siran, et ce le plus discrètement possible.

« Dis-lui que je veux lui parler seule à seule. A minuit, dans les jardins. »


Liva acquiesça et s’éloigna furtivement. Idril fit mine de détourner son attention du prince humain et se déplaça de quelques pas vers le buffet. Elle n’avait pas encore eu l’occasion de réellement manger depuis son départ et elle commençait à être affamée. Un domestique lui apporta une assiette contenant une adorable petite pâtisserie au miel – ses préférées – qu’elle dégusta avec un sourire aux lèvres. Délicieuse. La cuisine elfique était aussi raffinée que le reste. A quelques pas, elle aperçut un visage familier, celui du demi-frère de Morzan. Elle n’avait pas eu l’occasion de le saluer avant cet instant :

« Bonsoir Nuran, comment vous portez-vous ? »

Elle le connaissait depuis de très longues années, à travers les dires de Morzan, mais elle ne lui avait adressé la parole que quelques années plus tôt. En dépit des relations froides qui unissaient son ami à son demi-frère, elle n’avait rien à reprocher à Nuran et leur relation était plutôt correcte. Il était d’une compagnie plaisante et elle se lamentait intérieurement que les deux enfants Terinfiel ne puissent être en bons termes …

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Aucune arme ne devrait être baissée devant un ennemi

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J'arracherai leurs coeurs

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MessageSujet: Re: Reception à la Tour Céleste   Lun 1 Déc 2008 - 17:25

Durant ses pérégrinations, il avait finalement été convié à la réception qui se déroulerait le soir venu une fois que les discussions prendraient finalement terme, même si la réception n’attendrait nullement leur arrivée pour ébranler les murs de la Tour Céleste de sa majesté, de sa splendeur parfaitement saisissante… Et peu avant l’heure il avait délaissé sa compagne de l’après-midi pour revenir brièvement dans sa chambre et vérifier son apparence pour faire parfaitement honneur à son peuple, à ses croyances, et à tout ce qui faisait de lui ce qu’il était. Et à cet instant, ses doigts lissèrent sa tunique d’un geste lasse signifiant parfaitement l’amour qu’il pouvait avoir pour ce genre de réception. Il avait beau être le fils d’un noble, faire parti de la famille royale, jamais il ne l’avait ressenti ainsi, se battant à la sueur de son front pour obtenir tout ce qui constituait à présent son quotidien.

Mais son rang exigeait sa présence… et il se pliait au protocole avec une certaine habitude qu’il ne pouvait déléguer à son grand regret, d’autant plus qu’ici il se devrait de côtoyer son demi-frère d’un peu plus près, bien que les salles étaient vastes et il n’était bien entendu pas tenu de rester dans son ombre. De plus, s’il devait lui parler de ce qui avait été décidé pour l’armée, cela se passerait sans doute plus tardivement ou le lendemain… les pourparlers s’étant étendus bien trop longuement pour permettre au monarque de fuir ses responsabilités en cette soirée. Et à la vue des décorations qui ornaient les salles, celles-ci promettaient d’avoir été riches et d’être surtout porteuses de l’espoir d’une alliance qui leur permettrait peut-être de renverser la Terreur, la précipitant dans l’indolence des souvenirs. Mais avoir confiance en ces autres… les elfes, était plus difficile que de l’accorder aux amazones que les ombres avaient fréquemment croisés sous la relation si proche des deux monarques décédés et de leurs enfants, et puis Idril était une reine qui inspirait le respect et une déférence qu’elle méritait amplement. De cela il en était certain, ayant cheminé à ses côtés à quelques reprises, parfois sous quelques mots volages, et d’autres sous des instants plus précieux… et il la savait aimée de son peuple, tout comme Morzan devait inspirer ce genre de sentiments au sien. Nuran quant à lui avait acquis la confiance de ses hommes grâce aux batailles qu’ils avaient partagé, cette justesse, ce soucis de ses hommes qui lui correspondait si bien, et surtout que sa naissance n’était en rien dans la position qu’il occupait à ce jour.

Bientôt il les vit arriver, le laissant s’éloigner de quelques pas taciturnes, son regard obstinément tourné à l’opposé après qu’il eut salué d’un signe de tête bref cet homme qui était de son sang, celui qui n’avait gagné sa position qu’à celui-ci. Silencieux, ses prunelles glissèrent sur les autres convives tandis que ses doigts s’emparaient d’un verre aux effluves elfiques, jusqu’à ce qu’il aperçoive le fils de leur ennemi présent en ces lieux, un traître à son sang, ainsi devait-il être qualifié dans les terres de ses ancêtres, et s’il fallait reconnaître une chose vis-à-vis du Chef des armées des ombres, c’était bel et bien cette observation de l’autre, mais aussi cet instinct qui palpitait dans le creux de son cœur plutôt que cet esprit stratégique et hypocrite qu’il se devait parfois d’adopter. Et puis il était bien placé pour savoir que l’on pouvait décider du chemin que l’on voudrait emprunter, plutôt que celui auquel nous étions destiné, lui-même s’étant battu au lieu de sombrer, de trébucher sous les mauvaises langues de la cour, celles qui le prédestinaient à fuir tel un couard, la queue entre les jambes.

Le Prince paraissait ne pas se sentir à sa place, ou subissant peut-être les jugements intempestifs de ces êtres qu’il abhorrait pour certains avec leurs pensées si mielleuses. Leur attitude si changeante semblait jouer au tournesol, suivant ce que le soleil leur conseillerait, ce dernier s’avérant être le monarque lui-même, ou un être d’une certaine prestance capable de captiver ces foules si changeantes. Et ces vulgaires jugements incitaient une colère sourde à gronder dans les méandres de son âme, convenant si facilement qu’il avait été à sa place bien des années auparavant, avec juste une personne pour attendre de le voir faire ses preuves et à croire en lui. Certes, l’enfant de l’ennemi pouvait s’avérer dangereux, un traître perfide dans le giron de son opposant, mais s’il s’avérait que cela soit vrai, Nuran se chargerait lui-même de le pourfendre. Jusque là… il avait décidé d’aller le saluer au risque de passer lui-même pour un ennemi aux yeux de quelques nobles, mais il y avait si longtemps que ces opinions empoisonnées ne l’atteignaient plus.

A cet instant néanmoins, une présence se profila à ses côtés, modifiant ses plans et ses désirs tandis que ses iris venaient flotter sur le doux visage d’Idril qu’il aurait pourtant pensée proche de son frère et de la suzeraine des elfes. Mais le ballet des courtisans les avait séparés et elle se trouvait à présent là, lui demandant de ses nouvelles… longtemps il avait regretté qu’elle soit si proche de Morzan ; pas par amour, mais bien pour ses qualités qui auraient très bien pu la rendre d’une compagnie plus agréable encore. Seule cette amitié portait ombrage à l’image qu’il se faisait de la jeune femme, mais il savait rejeter tout ceci, et se conduisait toujours avec elle avec l’attention qu’il méritait, d’autant plus qu’il n’avait pas à se forcer en ce sens.

« Majesté. » la salua-t-il, son visage s’inclinant avec respect face à elle, son buste s’incurvant également légèrement, avant qu’il ne reprenne, « Aussi bien que la situation le permet, mais j’espère que le voyage et les négociations ne vous ont pas trop fatiguée. Même si ce palais est une parfaite compensation tant il semble avoir été tiré de nos rêves les plus improbables… » s’interrompit-il, laissant sa phrase en suspend l’espace d’une demi-seconde. « Mais je manque à mes devoirs, à défaut d’égrener quelques pas de danse, puis-je vous offrir mon bras ? »

Déjà, menant le geste à la parole, sa main se tendit dans sa direction pour qu’elle puisse y déposer ses doigts fins si elle le souhaitait. Ses prunelles naviguèrent en parallèle sur le visage du Prince, le laissant mentalement se glisser qu’il irait à sa rencontre plus tard dans la soirée puisque celle-ci était bien loin d’être terminée, avant d’offrir à nouveau son entière attention à la souveraine aux traits si délicats qui se tenait devant lui, sa magnifique chevelure en relevant la délicieuse beauté.
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Siran B.
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MessageSujet: Re: Reception à la Tour Céleste   Lun 1 Déc 2008 - 18:12

Il n’avait fallut que quelques minutes pour convaincre Siran qu’il n’était en rien à sa place. Ces gens l’évitaient, ils l’évitaient même du regard, comme si de simplement croiser ses yeux verts suffiraient à faire d’eux des traîtres. Peut-être était-ce mieux ainsi, mais le jeune humain ne pourrait passer toute une soirée mondaine à se faire fusiller du regard, tel un ennemi. N’était-il pas venu en paix? Il avait la protection du prince elfique, et par le fait même celle de sa mère, mais ce que les elfes voyaient c’était la couleur de son sang, l’odeur de sa famille. Un ennemi, voilà ce qu’il était en cette soirée qu’il aurait voulu passer tranquillement à côtoyer des gens qui pensent comme lui tournerait sûrement en chasse à la sorcière.

Siran soupira doucement et demanda une autre coupe de vin, il ne cherchait en rien à se saouler mais un petit peu d’alcool devrait rendre la soirée moins pénible. Au moins il s’était bien reposé et bien soigné, il n’était plus aussi faible, mais ses joues étaient encore creuses et son regard avait changé depuis son départ. Mais que cela importait à qui que ce soit?

Pendant une fraction d’un instant, son regard croisa celui de quelqu’un de connu, enfin disons d’une personne qu’il avait rencontrée auparavant. La reine des Amazones était bien présente ce soir-là et c’est avec un pincement de cœur qu’il détourna le regard, non pas par maladresse mais bien parce qu’il ne voulait pas imposer à la reine cette vague connaissance. Les gens l’évitaient parce qu’il fraternisait avec l’ennemi, pour ainsi dire, alors si les gens se mettaient à penser cela de dame Calafas par sa faute, il s’en voudrait pour bien longtemps. C’était probablement pour cette raison qu’elle ne vint pas le voir d’ailleurs, mais il ne lui en tenait pas rigueur.


Tu devrais partir, c’est stupide de rester ici, ces gens te détestent, alors pourquoi tu t’entêtes à vouloir bien paraître. Ça ne changera rien à leur opinion…

C’est au moment ou Siran allait se détourner pour partir qu’il vit une jeune femme s’approcher de lui. Il fronça des sourcils un court instant mais lorsqu’elle lui fit le message de la reine, il se contenta de hocher de la tête, il la remercia doucement mais décida que finalement il pouvait bien rester un instant de plus. Minuit… c’était bien loin encore.

[hrp]Je m'excuse encore pour un post qui ne porte pas à venir me voir -.-[/hrp]
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Eluthiel GilRea
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MessageSujet: Re: Reception à la Tour Céleste   Ven 12 Déc 2008 - 18:50

[HRP= J'ai pris quelques libertés vers la fin. Si vous êtes pas ok, envoyez moi un 'ti mp pour que je corrige =)]

« Que l’alliance de nos âmes marque à jamais la fin du Parjure nommé Ardiosis Bennefoy.
Que ce Conseil des Trois marque la naissance de la Résistance, de la lutte éternelle contre la Terreur et son auteur.
Ennemi tu as été, ennemi tu seras, ta mort tu as déclarée, et ta perte sera.
Qu’Odin, ses fils et ses filles entendent ces paroles, et que leurs forces nous accompagnent sur les chemins périlleux de la Guerre ».


Eluthiel baissa alors doucement le ton de sa voix, jusqu’à se taire complètement. Elle se leva de son siège, prononça quelques formules magiques et amena dans sa main un bâton en bois blanc aussi grand qu’elle qui était accroché au mur de la salle, tel un trophée. Le bois avait vieilli, preuve de son passage à travers les nombreux siècles. Avec, elle frappa trois fois le sol d’un coup sec, symbolisant la fin de la réunion. Les grandes portes de la salle s’ouvrirent dans un léger grincement. La reine des Elfes se tourna vers Idril et Morzan et les pria de la suivre.

La Tour Céleste était immense et de nombreux dédales de couloirs serpentaient en son cœur. Sans guide, les nouveaux arrivants se perdaient facilement. D’ailleurs, lorsqu’Eluthiel emménagea dans la Tour royale, il lui fallut de longs mois avant de connaître par cœur les allées, couloirs et pièces du palais dont l’architecture était magnifique. La reine des Elfes se plaisait en général à discourir sur les grandes œuvres elfiques dont la construction de la Tour Céleste faisait parti. Et elle ne manqua pas à la règle devant ses deux invités royaux. Durant tout le chemin qui les séparait de la Salle du Conseil jusqu’à la Salle des Festivités où se déroulait la cérémonie, elle ne cessa de leur détailler la moindre œuvre d’art, la moindre moulure, la moindre voûte… Plus elle voyait ses invités s’intéresser à ses paroles, plus elle en prenait du plaisir. Elle ne pouvait plus douter : Idril et Morzan respectaient en tout point sa personne et son peuple, au point d’écouter sans montrer aucun ennui ses longs et fatigants discours sur l’Art.

Tous les trois arrivèrent enfin dans la salle des festivités sous une pluie de sons mélodieux, orchestrés par les flûtes elfiques. Toute la noblesse ombre, amazone et elfe se trouvaient réunis pour passer une soirée des plus mémorables. Au passage des trois souverains, les nobles les saluaient de leur plus belle révérence, puis accouraient vers son souverain respectif afin de lui poser mille et une question sur cette entrevue symbolique. Eluthiel, noyée sous la masse de nobles qui tentait de lui arracher la moindre parole, perdit de vue Idril et Morzan. Ces nobles si curieux commençaient réellement à l’irriter. Mais elle ne pouvait échapper à ses devoirs de souveraine, et rassurer ses ouailles en faisait parti. Elle fit signe alors aux nobles de se taire et prit un regard posé et intense, qui en général avait pour effet d’attiser tous les regards baignés de curiosité et d’installer un silence de plomb.

Mes amis, je ne puis répondre à toutes vos questions ce soir. Il y a un temps pour discourir et un temps pour se taire. Cette soirée met plus à profit le second temps, puisque la détente et l’amusement sont au programme ce soir. Je comprends néanmoins vos inquiétudes qui sont tout à fait justifiées. Et il est de mon devoir de vous rassurer. Ainsi, je puis vous dire qu’une alliance s’est formée aujourd’hui contre Ardiosis Bennefoy, et que les ombres, les amazones et nous, les elfes, sommes prêts à aller jusqu’au bout de la lutte. Car de tout temps, nous avons été, nous sommes et nous resterons les Gardiens de la paix.

Eluthiel aperçut des mines déconfites, des mines réjouies ou encore sans expression. Il était évident que cette nouvelle ne pourrait satisfaire tout le monde et que des tensions futures apparaîtraient au sein même du peuple des Elfes. Mais Eluthiel savait qu’elle avait pris la bonne décision, et qu’ainsi elle respectait les deux grandes convictions de tous les souverains elfiques qui régnèrent sur le Bois Blanc : la Paix et l’Harmonie. Seuls ces deux mots comptaient. Ils résonnaient d’ailleurs souvent dans la bouche et le cœur de Ledinborn… Jugeant son discours auprès des nobles terminé, Eluthiel se dirigea vers son trône, qui surplombait toute la salle. On lui apporta quelques assiettes d’onctueux mets. Tout en grignotant de délicieuses crevettes roses ( avec de la sauce mayonnaise bien-sûr !), le regard d’Eluthiel s’attarda sur un jeune qui se tenait dos au mur. Son regard perçant reconnut très vite la fine silhouette de Siran Bennefoy, le fils du Parjure. Ainsi donc, il est venu… se dit-elle. En effet, quelques jours plus tôt, son fils Haziel l’avait prévenue par lettre de la situation personnelle de Siran et que celui-ci devait se trouver actuellement chez les Elfes. Inviter Siran à cette cérémonie était plutôt une bonne tactique pour tester sa fidélité à l’égard de la Résistance. S’il n’avait rien à cacher ni à se reprocher, il ne verrait aucun inconvénient à se mettre en situation de péril et se retrouver au milieu de personnes qui mettraient sans cesse en doute sa crédibilité. Si Siran souhaite faire parti de notre clan, il devra affronter le regard des gens… pensait intérieurement Eluthiel.

Une fois son repas terminé, elle se dirigea tranquillement vers Siran, qui semblait ne point l’avoir remarquée. Elle vit alors quelques gardes et nobles s’approcher, mais elle leur fit signe de retourner à leurs occupations. Quand elle fit face à Siran, elle s’aperçut qu’un silence de plomb régnait dans la salle. Elle prit la main de Siran et tenta de l’amener au centre de la salle, non sans résistance de la part du jeune homme.

Chers Invités, nous avons l’honneur d’accueillir un autre souverain parmi nous, qui semble-t-il, selon les propos de mon fils Haziel, être devenu résistant. Tout comme vous, je reste suspicieuse… C’est pourquoi, je vous demande Siran, devant toute cette assemblée, de nous convaincre maintenant, Idril, Morzan et moi, de croire en vous, de vous faire confiance et de combattre à vos côtés contre votre Père. La parole est à vous…

Eluthiel alla rejoindre Idril et Morzan dans le cercle qui entourait à présent Siran, seul au centre. Les paroles du jeune homme scelleraient à tout jamais son destin…[/justify]

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« La Bienveillance est sur le chemin du Devoir ».
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Siran B.
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MessageSujet: Re: Reception à la Tour Céleste   Mar 16 Déc 2008 - 4:05

C’était d’un œil distant et sceptique que Siran regardait les gens aller et venir dans l’assemblée. Personne ne lui portait attention, ou presque, parce qu’il sentait les regards lourds de certaines personnes qui se tournaient vers lui, la fraction d’un instant. D’autres questionnait simplement la présence d’un humain à cet évènement, mais ceux qui le connaissaient de nom ou de réputation le regardaient froidement, comme s’il était un ennemi. Enfin, peut-être était-ce ce qu’il était à leurs yeux, cela il ne pouvait vraiment le savoir, et justifier sa présence serait certainement difficile.

Un grand soupire lui échappa lorsque la reine prit parole. Il ne l’avait pas imaginé à l’air si jeune, les elfes avaient cette capacité de le fasciner par leur jeunesse et leur beauté éternelle. Le soupire n’était cependant pas contre Eluthiel, et il ne pouvait dire qu’il s’ennuyait, mais son verre était vide, et cela lui semblait le plus grand poids sur ses frêles épaules. Il l’écouta parler avec une véritable attention, curieux de savoir comment les autres races voyaient sa famille, mais c’était avec une certaine curiosité morbide qu’il regardait la scène, parce qu’il savait qu’aux yeux de tous il faisait partie de ces gens qui avaient trahis la confiance de tous les peuples. Certes, les humains en avaient beaucoup sur la conscience mais on ne pouvait juger une race en entier par les actions d’un seul dirigeant.

Cela importait peu, il n’y avait aucune raison d’élever la voix, aucune raison de se faire remarquer. Lorsque la reine eut fini de parler, de dire ce message qui séparerait bien certainement le peuple des elfes, il se retourna comme pour s’en aller. Il avait entendu ce qu’il voulait entendre, si le peuple n’en avait pas la conviction, au moins les dirigeants avaient le cœur à mener cette bataille et ce cœur importait bien plus que tout autre chose en ce temps.

C’est au moment où il allait partir que fut servi le souper et il se sentit forcé de rester, éduqué dans les moindres bonnes manières. Il savait qu’il devrait aller saluer la reine, c’était nécessaire, mais aussi plutôt embarrassant en cette soirée troublée et où il se sentait comme l’ennemi de taille. Il mangea lentement, en fixant son assiette ou la table, ou ses verres, n’importe quoi pour ne pas regarder ces gens-là.

Lorsque la reine vint le rejoindre, Siran était appuyé contre le mur, les jambes croisées, une coupe à la main. Il n’avait pas trop bu, il n’avait même pas la tête à boire, mais il n’avait pas remarqué la reine qui s’approchait de lui. En fait, il avait entendu des voix derrières lui et des murmures mais il n’avait pas eu le cœur de se retourner tout simplement. Il ne voulait pas savoir ce qui se passait sauf si s’élevait une autre voix. Siran n’avait pas levé la tête mais la reine se retrouva devant lui comme apparue de nulle part et il la regarda, ses grands yeux verts la fixant pensivement, mais il secoua la tête, espérant qu’elle ne lui ferait pas faire…


Elle n’oserait quand même pas me mettre au milieu de ces gens pour que…

Mais les pensées de Siran furent moins rapides que les mots de la jeune reine. Il se laissa trainer lentement vers le centre de la pièce, son esprit trop préoccuper par les mots qu’il devrait dire pour en vouloir à Eluthiel. En chemin, il posa sa coupe sur le coin d’une table. Il prit une longue inspiration et regarda tous ces gens qui le jugeaient en ce moment. Il s’éclaircit donc la gorge.

C’est une belle occasion en tout cas, mais si je me trompe dans mes mots, si je dis la chose qu’il ne faut pas dire… Les pensées de Siran allaient à toute vitesse dans sa tête. Bon aller, Siran, tu n’as plus le choix, si tu t’enfuis, ça sera bien pire.

Siran se sentait vraiment entouré et cela n’était pas une bonne chose. Il regarda les gens qui se trouvaient autour de lui. D’abord Eluthiel à qui il adressa un hochement de tête, ne pouvant faire autre chose pour s’introduire, puis Idril qu’il avait déjà rencontré mais qui visiblement ne voulait pas le montrer et finalement ce Morzan… il l’avait certainement déjà vu quand il était plus jeune mais il n’en gardait aucun souvenir direct.


- « Hum… Bonsoir à tous. »

Sa voix ne montrait pas une grande assurance au début mais on pouvait le comprendre. Il chercha un instant ses mots avant de reprendre, plus assuré.

- « Je vois bien dans vos regards que bon nombre d’entre vous son sceptiques de ma présence, de mes intentions. Peut-être est-ce parce que vous me jugez par mon sang. Ce réflexe est normal, je vous assure et je ne vous en tiens par rigueur, cependant la vie ne s’arrête pas au sang d’une personne et pour cela, chacun d’entre vous devra me juger certes, mais pour mes opinions et mes positions.

Chez moi je serai aussi jugé pour mes actions, mes positions et mes opinions. Mon père me jugera, tout comme vous, et il ne me reste qu’à m’expliquer.

Comme l’a dit dame Gil’Rea, je suis bien Siran Bennefoy, le fils d’Ardiosis Bennefoy votre ennemi commun, la raison même de cette rencontre. Cependant, je ne suis son fils que par le sang, car jamais je n’ai sanctionné ses actions et je suis une perosnne à part entière, avec mes sentiments, avec mes opinions. Pour lui je suis devenu un traître du moment où je me suis opposé à lui, mais en fait, ma situation personnelle n’importe que bien peu, ce n’est pas pour ma propre personne que je me bats, cela n’aurait aucun intérêt, aucun sens.

Tout comme vous, je me bats pour mon peuple, pour ceux que j’aime, pour ceux qui ne peuvent se défendre. Peut-être croyez-vous le peuple humain uni sous la tutelle du Seigneur Nordique mais cela n’est l’illusion que celui-ci veut donner. Les humains sont divisés et un certain nombre d’entre eux voudrait s’élever contre notre Roi. Je fais partie de ces gens.

Ardiosis a certes déjà été un bon roi, un roi digne de ce nom et de ce titre mais les années l’ont changé. Je l’ai vu changé, et encore une fois je m’égare, je m’excuse…
»

Le jeune prince prit une longue inspiration avant de secouer la tête. Il avait beau faire, tous ces regards presque haineux le rendaient plus que nerveux. Il soupira doucement en passant une main dans ses cheveux blonds, question de se donner quelques secondes pour remettre ses idées en place, avant de se remettre à parler :

- « Donc pour en revenir à mes intentions. Les Hommes aussi souffrent de ce qu’Ardiosis fait, mais en territoire ennemi, il est difficile de lever la voix pour ses valeurs, il est toujours difficile de s’élever contre un monarque. Les humains qui osent le faire peuvent être torturé et tuer simplement pour avoir compris que ce qu’il fait n’est pas ce qu’un roi devrait faire. Un roi ne devrait pas attiser le feu de la guerre, ni torturer ses propres gens. Dans les temps difficiles il devrait se montrer fort, il n’a pas su faire preuve des qualités que demande son poste depuis bien longtemps.

Je veux protéger mon peuple parce que les humains aussi ont droit d’être en paix, et les humains aussi ont le droit de combattre ce qu’ils pensent et croient comme Mal. Certains d’entre vous ne croiront pas mes intentions, mais tout ce que je veux c’est libérer mon peuple du Tyran que mon père est devenu. Tout ce que je veux c’est une chance de montrer que les humains aussi ont une volonté propre, et que nous sommes aussi valables et heurtés que vous. Cette guerre, cette trahison nous affectent aussi et ce sang est aussi le nôtre.

Vous pouvez me douter si cela vous chante mais je sais aussi bien que vous qu’en temps difficile comme ceux que nous vivons présentement, les alliés ne viennent pas souvent frapper à nos portes et qu’il faut accepter l’aide qu’on trouve. Mais qu’importe votre jugement, je ne veux pas qu’ils soient fait sur ma personne mais bien sur mes dires et sur les valeurs que je tente d’incarner. Si vous ne me donnez pas de chance, donnez en une aux humains qui eux aussi ont soufferts… chaque résistant humain aura perdu des amis, des alliés, de la famille, des proches…
»

Siran avait parlé avec son cœur mais pour un instant il s’arrêta, observant les gens présents avec une certaine circonspection.

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MessageSujet: Re: Reception à la Tour Céleste   Mar 23 Déc 2008 - 10:24


« J’accepte avec plaisir, cher ami. »


Accompagnant ses paroles par des gestes, la jeune souveraine des amazones posa ses mains fines sur le bras que lui tendait le chef des armées ombres. Elle se laissa guider par son compagnon, à travers la salle, jusqu’à parvenir à la hauteur de la Reine des Elfes. Idril ne se lassait pas de bavarder avec Nuran, et c’est ainsi qu’elle murmura faiblement pour que seule sa personne entende ses dires.

« Pour tout vous avouer, je suis impatiente de regagner mes appartements, confia-t-elle d’un air las. Aussi somptueuse la réception soit-elle, ce voyage m’a épuisée. Mais la soirée est loin d’être terminée … »

Le regard d’émeraude de la jeune reine s’était posé sur les traits de son hôtesse qui commençait à parler à haute voix pour que toute l’assemblée puisse l’écouter. Sa prestance était inégalable et presque aussitôt, le silence régna dans la grande salle des festivités. Ses paroles retentirent distinctement et tous les regards se braquèrent sur la personne qui se trouvait à ses côtés, celle qu’Idril avait convié à un rendez-vous nocturne quelques instants plus tôt, le prince humain Siran. La souveraine elfique l’invitait à se prononcer sur ses positions, à convaincre les personnes présentes autour de lui et notamment les convives de hauts rangs qu’étaient les monarques amazones et ombres. Tous se turent pour ne pas perdre une seule parole de celles que pourrait énoncer le prince. Idril l’observa attentivement, tout en considérant l’initiative de Dame Gil’Rea comme un coup de maître. Siran n’avait guère le choix à présent, il devait faire face aux rapaces qui l’entouraient et qui étaient prêts à bondir sur lui au moindre faux pas. Il commença son discours d’une voix mal assurée, mais au fur et à mesure, il gagnait en confiance et en prestance. Idril pressentait qu’il parlait cette fois plus avec son cœur qu’avec sa tête. Un timide sourire se dessina sur les lèvres de l’amazone, toujours pendue au bras du frère de son meilleur ami. Néanmoins, elle devait être une des rares personnes convaincues car beaucoup de regards restaient suspicieux, voire haineux. Le prince, qui essayait de dissimuler comme il pouvait son mal-être, passa une main dans ses cheveux blonds, avant de revenir à la charge. Il finit par conclure qu’il ne voulait pas qu’on lui donne sa chance, mais qu’on la donne au peuple humain. Il se tut et un silence pesant s’instaura dans la salle. Quelques secondes plus tard, un gentilhomme claqua ses mains, pour saluer le discours du jeune prince. Plusieurs l’imitèrent. Idril lâcha le bras de son cavalier pour se joindre aux quelques personnes qui applaudissait à présent Siran. Ils ne furent pas nombreux. Mais au moins, le jeune prince comprendrait qu’il n’était définitivement pas seul. L’amazone se tourna vers Nuran et s’inclina légèrement pour prendre congé.

« Veuillez m’excuser de vous fausser compagnie, Nuran. J’espère avoir l’immense plaisir de vous rencontrer les jours prochains, afin de bavarder davantage. »

Elle quitta son cavalier en lui offrant un sourire radieux et déambula à travers les rangées de nobles qui continuaient de l’accoster pour avoir l’honneur de parlementer avec elle. Idril se plia à nouveau à ce petit jeu. Non, la soirée était loin d’être terminée …

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MessageSujet: Re: Reception à la Tour Céleste   Jeu 8 Jan 2009 - 22:46

C'est de bonne humeur qu'Elianä avait regagné les appartements qui étaient dévolus à sa famille suite à sa seconde rencontre, à visage découvert, avec Nuran. Une fiévreuse activité avait gagné tout l'appartement quand Elianä poussa la porte pour se retrouver dans le grand salon baigné de lumière. Sa mère apparut alors, drapé comme une reine dans un riche tissu noir rehaussait d'argent pour que tous sachent de quel contrée elle venait. Ses cheveux étaient tressés en plusieurs nattes et artistiquement relevés sur sa tête. Quelques mèches avaient été laissées libres sur ses épaules.

- Elianä ! Enfin ! As-tu vu l'heure ? Il faut encore que tu te prépares pour la réception et tu ne rentres que maintenant. Dépêche toi donc maintenant ou nous partons sans toi !

Penaude, Elianä fila tout droit dans sa chambre où une jeune femme attendait patiemment son arrivée. La robe qu'elle porterait ce soir était déjà sortit et étalée sur les couvertures. La jeune Ombre passa délicatement ses mains sur le tissu alors qu'elle se laissait emporter par la femme de chambre qui déjà l'emmener suivant les instructions de sa mère.

Le rituel commença alors par un bain qui détendit ses muscles mis à rudes épreuves pendant toute la chevauchée pour arriver jusqu'à Ellendwraï. Une chaude serviette éponge accueillit la jeune fille tremblotante. Ce n'est que chaudement couverte qu'elle transmit une requête à transmettre à Ezechiel par sa femme de chambre.


- Trouve mon cousin s'il te plaît et dis lui que je compte sur sa présence ce soir à la réception et que j'aurais grand plaisir à y arriver à son bras.

La jeune femme hocha la tête et après une rapide révérence, partit mener son message à bon port. Un sourire fleurit sur ses lèvres, tandis qu'elle empoignait une brosse pour commencer à démêler ses longues boucles noires. Zec ne refuserait pas une telle demande, surtout si elle venait d'Elianä et surtout, ses parents ne sauraient le congédier dans sa chambre s'il devenait le cavalier de sa cousine pour la soirée. Il ne pouvait être question qu'Elianä y arrive seule non ?

Fière de son idée, elle s'astreignit à se coiffer jusqu'au retour de la messagère qui prit le relais de la jeune noble. Séchage, coiffage, habillage, tout y passa pour qu'Elianä puisse se présenter à sa cousin brillante de mille feux... même si ce ne serait jamais autant que sa si fière sœur...


Like a Star @ heaven


La grande salle des festivités avait tiré un regard rêveur à Elianä, lors de son arrivée avec, comme son 'plan' le voulait, Ezechiel.

Stratégiquement positionnée en face du dénommé prince Siran, Elianä n'avait pas perdu une miette du discours quasi forcé qu'avait dû faire le prince sous l'injonction de leur hôte, Eluthiel Gil'Rea. La jeune fille se contenta de hocher la tête aux paroles de l'humain. Il faudrait bien plus qu'un beau discours pour convaincre cette noble assemblée que ces intentions étaient pures. Au moins était-ce un début et même si elle ne participa pas au salut lancé par quelque personne, ses pensées l'accompagnaient.

Elle se tourna finalement vers son cousin et le détailla d'un œil appréciateur. Tellement habituée qu'elle était de le voir débraillé, elle ne pouvait empêcher la fierté de faire briller ses yeux à le voir habillé convenablement en cette soirée. Elle même avait eut le plaisir de voir glisser sur sa tenue une lueur d'affection dans les yeux de son père. Instinctivement, elle lissa un pli imaginaire de la sur-robe blanche qu'elle portait.

La robe était en faite un audacieux superposage de plusieurs jupons, du plus foncé en finissant par la couleur la plus claire, blanc. Échancrée sur la poitrine, un voile foncé rappelant le premier jupon drapé ses épaules et descendait jusqu'à mi-bras sans gêner pourtant ses mouvements. Après force déboire, sa femme de chambre avait réussit à cacher toutes les pinces qui maintenait sa chevelure sur sa tête et de ce point de vue, Elianä ressemblait beaucoup à sa mère, les diamantés de la chevelure de celle-ci étant remplacés par une délicate fleur blanche qui amenait sa touche de naturelle à la tenue de l'Ombre.


- Alors, as-tu eu l'occasion de visiter la cité après que nous soyons arrivés ?
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