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 Dérangement... discussion

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MessageSujet: Dérangement... discussion   Dim 18 Jan 2009 - 8:54

Onzième semaine de l’an 835,
Septième jour,
Milieu de l’après-midi.



Il faisait beau en ce jour dans le village de Himiria ; dernier village des Orthodoxes qui marquait la fin de leur territoire et le début de celui des Ombres. Le soleil réchauffait doucement l’atmosphère, les citoyens se déplaçaient en son cœur. Tous les habitants de ce village étaient entrain d’effectuer différentes tâches. En effet, certains marchandaient, d’autres vendaient, d’autres regardaient… chacun avait sa propre occupation en ce jour. Mais les visages laissaient parfaitement comprendre que les tensions qui régnaient entre les Ombres et les Orthodoxes se faisaient de plus en plus sentir.
Comment ignorer ce qui était évident ? Comment faire comme si de rien n’était ? C’était dur mais pourtant simple pour ces puissants magiciens. Savoir que l’armée était prête à défendre chaque citoyen, chaque bien et même que l’armée était prête à mourir pour offrir ce qui était important pour tous rassurait le peuple. Néanmoins, chacun savait que si l’armée devait partir à la guerre… quand celle-ci arrivera car tout le monde savait qu’elle arriverait tôt ou tard, les soldats seraient moins nombreux et ils auraient du mal à se battre sur deux fronts en même temps. Mais cette réflexion ne se posait guère en ce jour, car chacun n’essayait pas de penser à cette guerre qui arriverait et qui détruirait tout ce qu’ils avaient de plus chère.

Une femme marchait entre les passants. Tous la regardaient avec respect et méfiance. Son attitude, ses pas étaient parfais, sans défauts. Chaque muscle de son corps se contractait avec finesse et délicatesse. Cette femme n’était pas seule, elle était accompagnée par un animal d’une beauté incomparable, d’une blancheur immaculée. Tout dans cette créature laissait comprendre qu’elle était forte. Cet animal était un tigre blanc, il arrivait au niveau des cuisses de la femme. Il avait un bracelet en fer à sa patte avant droite, ses canines dépassaient de sa gueule. Ses rayures d’une finesse et d’une beauté faisait du félin, un être sortit tout droit de l’ombre.
Cette description du tigre ne suffirait pas si elle n’était pas accompagnée de la description de la femme. Celle-ci portait à ses pieds des bottes qui montaient jusqu’en haut de ses genoux. Elle avait un short marron, qui lui arrivait à mi-cuisse. Un haut de la même couleur que le short cachait seulement sa poitrine et enfin, un bandage recouvrait entièrement ses yeux et ses cheveux. Aucunes mèches ne dépassaient de ce bandage qui avait des pierres. Les tatouages de l’Orthodoxe étaient parfaitement visibles vu qu’elle ne portait pratiquement rien sur elle. En effet, un immense serpent était dans son dos, un soleil sur son ventre, des éclairs sur les épaules, un dragon encerclé de flamme sur un de ses bras, des tiges de plantes qui partaient de son cou et allaient sur ses joues et enfin, une femme de glace et d’eau sur un autre de ses bras.
Tous savaient qui était cette femme. Tous savaient que c’était une femme très importante, à la fois par son nom mais également par son rang. En effet, elle était le capitaine des fantassins de l’armée. Mais elle était surtout et avant tout, la descendante d’une grande famille d’Orthodoxe. La famille la plus crainte et la plus importante de son temps ; celle des Desmelza. Car cette femme n’était autre que… Hytézia Desmelza et le tigre qui l’accompagnait, n’était autre que Niran.

Hytézia sentait le regard des habitants se poser sur elle, mais elle faisait comme jamais son indifférente. Elle les ignorait parfaitement. Ses pas calment et posés furent interrompus par une voix derrière elle.


« Capitaine… Capitaine… Attendez… »

Hytézia se retourna et Niran fit de même. Un homme arriva en courant vers elle, il s’arrêta à quelques mètres d’elle. Il était complètement essoufflé, il posa ses mains sur ses genoux et souffla profondément afin de reprendre son souffle. Hytézia ne disait rien, elle ne bougeait pas, elle observait juste cet homme. Heureusement pour lui qu’il ne voyait pas les yeux de la femme car sinon il aurait été tué sur place. L’attente dérangeait de plus en plus le capitaine, elle décida alors de se retourner pour partir. C’est à ce moment précis que l’homme reprit son souffle et appela de nouveau.

« Capitaine, attendez s’il vous… »
« Tu me fais perdre mon temps. Presse-toi je n’ai pas que ça à faire. »

La voix du capitaine était froide, sèche et tranchante comme le givre. L’homme ne savait plus quoi dire quand il entendit cette voix froide. Niran poussa un rugissement qui fit reprendre conscient à l’homme. Hytézia le regardait, ce qu’elle voyait de lui sous son bandage qui cachait ses yeux de la vue de tous, était une aura. Cette aura était celle de l’homme. Celui-ci déclara rapidement.

« Je vous pris de m’excuser… mais… »

L’homme ne savait plus quoi dire. Pour mettre un terme à la conversation, le capitaine déclara tout aussi froidement que tout à l’heure.

« Quand tu auras retrouver ce que tu voulais me dire. Tu viendras me voir, mais pas avant. Suis-je clair ? »
« Ou…oui… »

L’orthodoxe fit volte face et continua sa route, le tigre la suivit tranquillement. Il y avait bien une chose que détestait Hytézia, c’était qu’on la dérange et qu’après les gens ne se souvenaient plus de ce qu’ils voulaient dire.

« Quelle perte de temps… »

Ces paroles étaient sortis des lèvres de la femme avait une froide extrême et un énervement tout aussi important. Niran rugit légèrement pour approuver ce que disait sa maîtresse. Ils continuèrent ainsi leur traverser de la rue principale. Les habitants s’écartaient afin de les laisser passer mais aussi pour éviter de la bousculer. Car bousculer Hytézia serait de se faire transpercer par des éclairs de foudre.
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MessageSujet: Re: Dérangement... discussion   Dim 18 Jan 2009 - 10:46

« Encore une fois je suis navré pour le retard occasionné par mon absence… »
« Cela n’a pas d’importance Mr.Alir, ne vous en préoccupait pas. » Répondit dans un sourire Fidicy. Ce sourire était faux, mais il n'en avait pas l'air. Fidicy en voulait tout de même à cet homme delui avoir fait perdre six jours pour des raisons futiles. Mais ce qui était fait était fait, on ne pouvait changer les choses, alors inutile de s'atarder dessus.

Après de brèves salutations, les confrères se séparèrent. Six jours après la date convenue, la ministre de la santé avez enfin eu le rendez-vous qu’elle avait souhaité. Un serviteur guida la jeune femme jusqu’à l’entrée du domaine. Elle traversa, comme elle l’avait fait à son arrivée ce matin, le jardin de son hôte. Elle devait bien avoué que celui-ci était magnifique. Une allée de pierre au centre de bosquet de fleurs et de buisson tous très bien entretenus. De grands arbres dont les feuilles procurés des lieux d’ombrage qui serait fort apprécié par le soleil qu’il y avait aujourd’hui. Mais ce que Fidicy aimait particulièrement dans ce jardin, c’était que malgré la rigueur avec laquelle il était entretenu, on avait tout de même impression que les plantes évoluées selon leur volonté sans la moindre contrainte. Comme avait l’air de le faire ce lierre qui grimpait tout autour de la fontaine, laissant tout de même les rebords de cette dernière blanc et l’eau limpide. Fidicy quitta le domaine par une grande porte en bois de chêne et se retrouva donc au centre d’une route de terre qui menait au village.

Un autre serviteur lui mena son cheval. Le cheval n’était pas elle, Allen le lui prêtait pour les voyages qu’elle avait a effectué seule. C'est-à-dire lors de presque tout ses déplacements. Voyager seule, aidait la jeune femme à réfléchir d’avantage à ses responsabilités et à la meilleure façon de les mettre en place. La jeune femme montât à cheval et le lança au galop sur la petite route déserte qui la conduirait au village d’Himiria. Elle y arriva bien vite, trop vite à son goût, la jeune femme aurait préféré profiter encore de cette tranquillité, la solitude et aussi du simple plaisir de la chevauchée. Elle tira sur les rennes et mit son cheval au pas. La jeune femme ne se formalisa pourtant pas de ce ralentissement, dès qu’elle aurait traversé le village, elle pourrait reprendre sa route sans contraintes. Son cheval cogna ses sabots contre le sol, lui aussi aurait voulu continuer à galoper. La jeune femme sourit, c’est pour cela qu’elle avait choisi de prendre ce cheval parmi tous ceux que lui avait proposé Allen. En effet ce dernier l’avait mené aux écuries et lui avait, l’un après l’autre, présenté tout les chevaux. Leurs qualités, leurs défauts, leur endurance et tous ce dont la jeune femme avait besoin de savoir. Si son choix s’était porté sur Oural, c’était parce qu’Allen lui avait dit que l’étalon était très endurant et qu’il aimait galoper. De plus la beauté naturelle des chevaux semblait être magnifiait chez l’étalon. Sa robe noire, et sa crinière d’un blanc neigeux s’accordait, en ce jour, parfaitement avec sa cavalière.

A l’entrée du village, Fidicy mit pied à terre, menant son cheval par les rennes entourés autour de son poignet. Elle observa rapidement les gardes qui surveillait l’entrée au village et remarqua que ce n’était pas les même que ceux du matin. Ils devaient effectuer des tours de gardes. La jeune femme pénétra dans le petit village avec l’étalon quelques peu nerveux ou plutôt frustré de voir que sa maîtresse le contraignait au pas. Plusieurs regards se portèrent sur l’étalon. Les chevaux n’étaient pas rares, mais dans un petit village, en possédé un n’était pas donné à tous. Seuls les nobles de la région en possédaient, hors Fidicy arborait un visage étranger aux paysans et commerçant du village. Cependant la méfiance disparut bien vite quand ils aperçurent le tatouage et les oreilles pointues de la jeune femme, montrant son appartenance à la race des Orthodoxes, les rassurant ainsi.

Fidicy n’avait pas fait attentions aux quelques court regards qui s’étaient posés sur elle et continuait d’avancer de sa démarche calme mais déterminée. La jeune femme était vêtue d’une paire de botte à talons plats noirs, idéaux pour l’équitation, confortable et pas salissant. Elle était aussi vêtue d’une tunique blanche retombant sur un pantalon collé au corps noir aussi. La tunique sans manches était cintrée à sa taille par une ceinture argentée. La tenue légère, était accompagnée d’une cape de velours, noire en extérieur et carmin en intérieur. Quelques fines lignes brodées de dorées se situés sur les bords de cette capes, mais elles étaient très discrètes. Bien que Fidicy ne soit pas connu dans la région, malgré ses passages fréquents, c’était la quatrième fois cette semaine, il suffisait de la regarder pour comprendre son appartenance à la noblesse ou du moins deviner qu’elle possédait une grande richesse personnelle. Ses cheveux détachés tombaient en cascade dans son dos.

Le beau temps de la journée la poussa à retirer sa cape, elle la déposa sur son cheval et s’assurer qu’elle ne tomberait pas. Elle dévoila ainsi les tatouages sur ses épaules. Arrêtant son cheval à un abreuvoir pour s’assurer qu’il n’avait pas besoin d’eau, son attention fût attiré par les quelques murmures des paysannes passant à ses côtés. Un tigre ! Avait-elle bien entendu ? Qui se promènerait avec un tigre ? Une idée fugitive lui traversa alors l’esprit. Non, combien de chance y avait-il pour que …

Son cheval ne semblant pas décider à boire et commençant à s’impatienter à rester immobile, Fidicy décida de vérifier son idée avant de se remettre en route. Elle tourna à l’angle d’une rue pour finalement apercevoir l’objet de l’attention et murmures entendus auparavant. Elle se rendit compte aussi que son idée avait-été la bonne. Elle sourit surprise de cette rencontre mais ne se montra pas de suite, observant d’abord ce qui se passait devant elle. Une femme parlant à un soldat, qui d’ailleurs avait bien du mal à être à l’aise et un tigre blanc plus qu’impressionnant. Finalement ce fût un sourire d’amusement qui prit place sur le visage de la ministre lorsqu’elle entendit le ton froid et agacée de la jeune femme. Les regards sur la maîtresse du tigre se firent plus rares. Après tout les villageois savaient qui elle était et ils n’avaient guère envie de l’énerver en la guettant plus que de raison, cependant même si ils continuaient à vaquer à leurs occupations habituelles, un regard en coins continuait d’épier la situation.

Finalement la femme reprit sa route, laissant derrière elle un soldat dépité et un peu soulagé d’être seul. La ministre s’avança alors vers elle en silence. Ignorant si ce fût le bruit des sabots de son cheval ou simplement le son de sa voix qui firent remarquer sa présence à la jeune femme.


« Et le temps c’est précieux n’est-ce pas. »

Fidicy s’avança plus près de la jeune femme et souriant de cet rencontre inattendu, elle se dit qu’Himiria était le village des surprises en ce qui la concernait. Elle observa quelques secondes l’Orthodoxe face à elle et aucun doute sur la personne. Mais de toute façon il était difficile de ne pas reconnaître Hytézia Desmelza une fois qu’on l’avait rencontré. Fidicy essaya de se rappeler à quand remonter leur dernières rencontre, à deux mois tout au plus. Elle lui demanda alors :

« Comment vas-tu Hytézia depuis notre dernière rencontre ? Bonjour Niran. » Ajoutât-elle à l’intention du tigre.
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MessageSujet: Re: Dérangement... discussion   Dim 25 Jan 2009 - 9:17

Hytézia et Niran étaient entrain de marcher lorsqu’une voix se fit entendre derrière. Cette voix était familière au capitaine des fantassins. Quel pourcentage pouvait être la personne à qui elle pensait ? 10… 20… 40… plus ?? Le nom de Niran se fit entendre, la personne connaissait donc le tigre. La personne connaissait son nom. Et cette voix, cette voix fit sourire le capitaine. Ce sourire surpris les habitants qui observaient la nouvelle scène, ils étaient comme envoûtés par le sourire que faisait l’orthodoxe. En effet, il était rare de voir Hytézia sourire et quand elle souriait c’est parce qu’elle appréciait la personne ou alors… parce qu’elle avait en tête de massacrer la personne.

La jeune femme se retourna et ses yeux… même s’ils ne voyaient que sous forme d’aura, voyait parfaitement la personne qui se trouvait devant l’orthodoxe. Fidicy Donistra ; la ministre de la santé. Cette dernière était accompagnée par un cheval qu’Hytézia ne pouvait décrire. Son sourire s’affichait doucement puis il disparu aussi rapidement qu’il était apparu. La voix froide du capitaine se fit doucement entendre.


« Le temps est précieux quand on n’en a pas beaucoup. »

Un silence se posa entre les deux femmes, les habitants continuaient d’observer la scène. Ce qui ne plaisait guère au capitaine, qui tourna le visage à droite puis à gauche. Cette attitude eut pour effet d’apeurer les villageois car ils retournèrent à leur occupation. Enfin… plus ou moins… Car il était dure de vaquer à ces occupations quand on sait que l’héritière du sang des Desmelza et que la fille Donistra étaient dans la ville. En effet, les deux femmes avaient une réputation de froideur, de supériorité et aussi d’indifférence sur les gens qui les entouraient. Si elles vous souriaient, il ne faut surtout pas prendre ce sourire au premier degré au contraire, il faut le prendre au second degré. Car il était absolument faux.

Hytézia regarda de nouveau Fidicy. Son attention s’était reportée sur la femme qui avait réussi à avoir beaucoup d’estime de la part du capitaine. Mais cette dernière ne le montrait absolument pas. Il ne devait pas y avoir de faille dans l’attitude, dans les sentiments et dans les agissements du capitaine des fantassins. Rien ne devait apparaître aux yeux des autres. Elle devait rester Hytézia Desmelza ; la femme crainte de tous, la femme impitoyable, la femme diabolique.

Le capitaine déclara froidement.


« Suivez-moi Ministre Donistra, je connais un endroit où nul oreilles, ni même yeux ne pourront dirent ce qu’ils ont vu et même entendus. »

Sans même attendre la réponse de Fidicy, Hytézia s’était retournée et elle partit en direction d’une ruelle sombre sur la droite. Niran marchant prêt de sa maîtresse, rugissait doucement. Il semblerait qu’il parlait avec le capitaine parce que cette dernière, semblait approuver de signe de tête à chaque fois. Ou alors… était-ce une illusion ? Qui sait ce qui se passait exactement entre eux.

Quelques instants plus tard, Hytézia arriva devant une taverne qui portait le nom : « Le silence est de mort… La mort est silence ». Quel nom très accueillant me direz-vous. Cette taverne était le lieu de rendez-vous des personnes qui ont des rôles plus ou moins importants. Mais c’était également le lieu où personne ne rapporta qu’il vous a vu et entendu dire des choses que normalement personne ne devrait savoir. Ce lieu est le lieu… des rencontres… très… très… importantes… et secrètes…

Hytézia se tourna vers Fidicy et lui dit d’une voix beaucoup moins froide.


« Ici nous serons tranquilles pour discuter. Me fais-tu confiance ? »
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MessageSujet: Re: Dérangement... discussion   Lun 26 Jan 2009 - 8:27

Hytézia s’était retournée vers Fidicy. Quelle coïncidence… Fidicy ne savait pas si elle était heureuse de cette rencontre fortuite, certainement d’un côté, sinon elle ne se serait pas donné la peine d’aborder la jeune femme. Mais « heureux » était peut-être un mot un peu fort, « agréable surprise » conviendrait mieux si il fallait caractériser ce qu’avait ressentie Fidicy en apercevant la capitaine. D’un autre côté, elle ne pouvait s’empêcher de penser que c’était encore une rencontre qui allait lui faire changer ses projets de journée.

La ministre n’accordait aucune importance aux regards alentours qui se posaient sur elles, après tout Fidicy connaissait la réputation de la jeune capitaine, aussi ne se sentait elle pas visée par la curiosité insistante de certains habitants du village. Elle était plutôt amusée de voir l’attention qu’attirait la jeune femme qui lui faisait face. Au fond ce n’était pas si étonnant, Hytézia était connue pour être forte, belle et riche. De plus elle n’était pas facilement accessible et avait un caractère déterminée. Tout cela faisait de la jeune femme quelqu’un d’à la fois facile et difficile d’accès. Il n’était pas problématique d’aborder la jeune femme, il l’était un peu plus de lui faire face.

Les paroles du capitaine lui parvinrent et un silence se posa quelques minutes entre les deux jeunes femmes. Certainement pour les laisser penser…Quoi qu’il en soit, Fidicy réfléchissait. Peu de temps…Oui, cela était certain, quand on en a peu, il n’est pas agréable de le perdre en futilité, hors Fidicy avait comme le sentiment que c’était ce qu’elles allaient faire…Enfin peut-être pas. Fidicy et Hytézia n’étaient pas le genre de femme à aimer discuter de tout et de rien, surtout de rien. Cette rencontre pourrait certainement apporter diverses idées sur l’état actuel des choses dans le Gwendir. Après tout en tant que Capitaine, Hytézia devait savoir ce qu’il en était. Fidicy savait très bien comment la conversation risquait de se dérouler.

Le silence continua quelques instants. Cela aurait pu paraître étrange que deux connaissances agissent ainsi. Pour peu, Fidicy aurait cru être à un règlement de compte. Le silence avant les actes. Les deux femmes étaient face à face, mais il n’y avait pas d’échange si ce n’est ceux du regard et encore. Fidicy réfléchissait l’esprit légèrement ailleurs, tandis que la capitaine faisait se détourner les derniers curieux par un regard. Finalement de nouveau la voix froide de cette dernière s’éleva.

Fidicy observa le capitaine s’en allait sans lui laisser le choix de refuser ou d’accepter. Etrangement ce fait rappela à Fidicy une autre rencontre au début de la semaine. Avec un sourire amusé, la ministre suivit donc les pas de l’autre jeune femme la laissant la guider dans de petites ruelles. Encore et toujours. Fidicy était en train de se dire que les tavernes plus ou moins fréquentable étaient les lieux habituels pour inviter les gens à boire un verre. « Le silence est de mort … la mort est de silence. » Le nom servait-il simplement à faire sensation pour attirer les petits curieux qui aurait envie de s’amuser un peu. Ou alors voulait-il justement inquiéter certaines personnes afin de n’inviter qu’une clientèle précise. Et y avait-il une sombre menace dans ce nom. Silence sinon…Quoiqu’il en soit, Fidicy se dit que le nom convenait bien à l’esprit du Capitaine. Plutôt sombre.


« Tranquille…C’est certainement une bonne chose…Bien que j’ignore sur quoi va bien pouvoir porter notre discussion très cher Capitaine. » Délaissant du regard l’enseigne sur laquelle était inscrite le nom de la taverne, la ministre reporta ses yeux ambrés sur son interlocutrice pour répondre à la question précédemment posée…après un petit silence. « Hmm…C’était une question à laquelle répondre est difficile…Est-ce que je te fais confiance ?...Je vais sérieusement méditer à la question. »

Fidicy ouvrit la porte de la taverne et fit un premier pas à l’intérieur de la bâtisse, tenant la porte pour son accompagnatrice. Certes ses paroles pouvaient sembler énigmatiques, mais il n’en était rien et la ministre savait très bien qu’Hytézia comprendrait. Si elle n’avait pas un minimum confiance en elle, jamais elle ne l’aurait suivit. Fidicy ne prenait jamais de risques inutiles.

Elle attendit donc que l’autre jeune femme entre à son tour et lâcha la porte, laissant celle-ci se refermer d’elle-même et observa quelques peu l’environnement dans lequel elle avait pénétrée. Etrange, oui, enfin pas tant que ça lorsque l’on connaissait Hytézia. L’endroit était assez sombre, et bien qu’il fasse jour, la seule source d’éclairage de l’endroit provenait de bougies sur les tables et de flambeaux accrochés aux murs. Un endroit sombre mais propre, ce qui convient à la jeune femme. Il y avait un grand comptoir sur la gauche des jeunes femmes auquel était accoudé un homme et derrière lequel se trouvaient un autre homme, sûrement un employé. Quoiqu’il en soit, ils semblaient en grande conversation, qu’ils stoppèrent, à l’identique des autres clients, à l’entrée des jeunes femmes. Un coup d’œil et ils reprenaient leur discussion. Discussions silencieuses. Seule des murmures parvenaient aux oreilles des deux femmes et surprendre une conversation, même rien qu’une bribe auraient été difficile. Le mot silence était bien approprié à l’endroit. Il y avait des tables toutes à une distance assez relatives les unes des autres, pour permettre de créer un espace personnel, propre, dans lequel les autres n’étaient pas admis. Des chaises et parfois des fauteuils. Si on ne pouvait pas dire que l’endroit était classe, on pouvait dire qu’il avait été conçu pour convenir à tout style de personnes. Cette taverne était un endroit dans lequel on venait pour discuter. Les beuveries s’étaient ailleurs.

D’un pas ferme et Fidicy s’avança à une table ronde, noire et lisse, et s’installa dans un des deux uniques fauteuils qui entourait la table. Au centre de celle-ci, une bougie brulait lentement, il y avait aussi un vase contenant deux fleurs, une rose blanche et une rose noire. L’endroit avait un certain charme, certes un peu particulier, Mais Fidicy aimait bien cet endroit. Le fauteuil était confortable, et les jeunes femmes étaient à côté d’un mur et avait vu sur l’ensemble du reste de la salle. Fidicy promena son regard sur les autres clients, croisant et soutenant parfois le regard de l’un d’eux avant de passer un autre. La plupart des visages étaient dans la pénombre, mais il semblait y avoir des êtres de tous les horizons, même si il aurait été impossible pour qui que ce soit de découvrir une identité. Tout dans le lieu était fait pour que « l’anonymat » de ce qui le désirait soit respecté.

Un employé sûrement, s’avança en silence, remplaça l’ancienne petite bougie déjà un quart consumée par une nouvelle, qu’il alluma en silence devant les deux femmes. Il prit l’ancienne souffla pour l’éteindre et demanda ce qu’il pouvait servir. Fidicy demanda un verre de vin blanc et laissa Hytézia passer sa commande, celle-ci emblait déjà bien connaître le lieu
.
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