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 Timide matin, suite au carnage

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MessageSujet: Timide matin, suite au carnage   Ven 27 Fév 2009 - 15:51

Cinquième jour, onzième semaine
L'an de grâce 835.
Le matin

L'aurore avait pointé timidement à l'horizon. Cassya avait reconnu les teintes typiques d'orangé, de rose et d'ocre d'une aube froide, mais ensoleillé. La nuit avait été éprouvante. Elle avait revu Elew, l'Ombre qui avait assisté à sa guérison quelques temps plus tôt, et son campement avait été pris d'assaut par un quelconque individu. Après s'être réfugiée chez un paysan qui l'avait laissé tranquillement dormir dans un lit au confort discutable, elle s'était levée peu avant le soleil. C'était si étrange de se retrouver seule, sans escorte. Elle savait qu'elle ressentait les affres de la liberté, mais ne les goûtaient guère. Cela l'effrayait plutôt, mais elle n'avait pas le choix. Elle ne désirait en aucun cas que le paysan découvre son identité que la nuit avait cachée de ses ténèbres. La jouvencelle se félicitait d'avoir insisté pour recevoir une instruction militaire. Elle ne se retrouvait pas complètement démunie en pleine nature, et puis son sang de nymphe lui donnait une sorte de sixième sens pour les plantes comestibles.

Cassya prit doucement le chemin vers le bourg de Chyrash. Il n'était pas si loin, même à pieds, et elle y serait bien avant le milieu de l'avant-midi. À partir de là, il lui serait aisé d'user d'un des portails pour se transporter chez son père. Ce dernier serait sans doute fou de rage, mais il faudrait bien faire face à la musique un jour. La fille du Marquis fit d'abord un petit détour par le campement où elle trouva quelques vivres, mais surtout une monture qui était sans doute revenue après avoir fui. Cassya eût un peu de mal à apaiser la bête effrayée, mais y parvint enfin à force de mot doux et de caresses. Elle ouvrit une malle et choisie des vêtements plus appropriés avant d'aller se changer dans sa tente.

Quand elle en ressortie, elle était vêtue d'un pantalon d'équitation noir et d'un corsage rouge sombre. Fait singulier, de sous le corsage sortait de longs pans de tissus qui faisait en sorte qu'elle paraissait porter une robe. Quand elle marchait seulement, le bas se séparait en strate pour lui donner plus de liberté de mouvement. Cassya noua ses cheveux en chignon avec quelques rubans puis monta en selle après avoir remis ses armes.

Elle prit la direction du bourg au trot. Sa monture était encore nerveuse et les bois n'aidaient en rien à la calmer. Cassya prit donc la décision de prendre le temps d'accoutumer son cheval à sa présence et à son environnement avant de la pousser davantage. De toute façon, il aurait été stupide de prendre le risque de se blesser.

Le soleil commençait à illuminer d'or la forêt tout autour. Cassya sourit à l'aurore glorieuse qui se dévoilait sous ses yeux. La liberté lui faisait du bien tout à coup.
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Ven 27 Fév 2009 - 16:34

Le vent encore somnolant caressait les branches des arbres d'un air paresseux, sa brise fraîche semblait égayer les habitants de la forêt. Les oiseaux piailler de bon coeur, faisant de leur musique un concours de sonorité aussi riche que leur plumage. Et les feuilles semblaient entamer une valse de printemps, comme entrainées par ces mélodies rêveuses. Quand un silence étrange s'installa, plus un bruit. Les êtres de la forêt avaient cessés leurs chants et danses d'un air gêné, de celui ne voulant pas partager ce moment avec un étranger.

Bientôt, seul les aboiements des chiens et de leur maitres, le claquement des sabots et les bruits d'une course effrénée à travers les bois perça le silence. Une silhouette vive et dépenaillée slalomait entre les arbres, traversant arbustes d'épines et de houx sans prendre garde aux piqures. Son regard n'était pas celui d'un homme effrayé, juste celui d'un homme las.

Il s'arrêta quelques secondes pour scruter les alentours et repartit aussitôt, le souffle court. Après plusieurs minute épuisante à courir comme un lapin il lui sembla avoir semé ces poursuivants. Il se pencha sur ses genoux pour tenter de reprendre son souffle, un sourire narquois au visage. Quand un animal sortit brusquement de sous un buisson, la langue pendante, le regard furibond. Le chien se mit à grogner et se prépara à attaquer. Une lueur de panique passa sur ces yeux quelques instants, pour disparaitre aussi vite. Le jeune homme se remit à courir aussi vite qu'il le pouvait, filant comme le vent. Son poursuivant s'arrêta pour se mettre à hurler et ainsi prévenir ses maîtres.

Le fuyard sauta à travers un mur de ronces et de plantes sauvages, déboulant sur un chemin, finissant son saut en roulé-boulé et à quelques pas d'un cheval monté par une jeune demoiselle aux cheveux de feu. Le cheval, surpris, se cabra en hennissant. Le vagabond fit quelques pas en arrière, et voyant là une occasion de s'échapper fit une esquive sur le côté, s'approcha d'un mouvement vif vers l'arrière du cheval, s'appuya d'une main sur lui et sauta dessus, se plaçant derrière la jeune cavalière. Il dégaina sa lame qu'il plaça sous sa gorge.


" Désolé pour ce léger désagrément, jeune demoiselle, mais même votre jolie minois ne pourra m'interdire ce petit emprunt de votre personne."

Il talonna d'un coup sec les hanches de la monture effrayé tout en hurlant pour l'obliger à se mettre en route.
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Ven 27 Fév 2009 - 17:15

Ah, que d'évènements avait eu Fergal à cette somptueuse fête qu'est l'Erastide. Il regrette sa maladresse dû à sa concentration sur la cueillette peu légale qu'il avait mené dans la Serre. Enfin bon, il s'en était sortit, d'une façon ou d'une autre, plus ou moins bien.
Il se trouvait à présent à se risquer sur un chantier menant vers le bourg de Chyrash. Il avait maintenant pour objectif d'aller acheter quelques plantes à un marchand avec le peu de pièce qu'il possédait. Peu importe, il saura commercer comme il se doit et sans repartir bredouille. Du moins il l'espère.
Il ne pensait pas que la forêt pourrait être si tranquille et agréable en territoire humain, ces êtres vicieux et agressifs. Il croyait que leur état d'âme s'est imprimé sur la nature environnante, mais cela était en fait complètement faux, pour le moment.
Le sentier de terre était sec, les pas de Zoreld produisaient un peu de poussières derrière tandis que Fergal marchait à ses côtés tout en discutant.

"Comment trouves-tu cette plante Zoreld ? Elle me permettra de soigner les plaies."

Les arbres étincelaient avec la lueur croissante de l'aurore. Aujourd'hui promettait d'être un beau jour ! Zoreld était de bonne humeur et lui aussi. Ils n'arrêtaient pas de parler tout le long de leur route. Du coup ils n'étaient pas vraiment attentif à ce qui les entoure. Tant qu'il n'y avait pas de brigands des chemins, la vie était belle ! Et s'il y en avait, et bien, ce serait fâcheux, et la fuite s'imposerait. Lâche ? Non. Prévoyant ? Non plus. Irresponsable ? Peut-être.
Toujours est-il que Fergal emplissait ses narines de la fraîcheur matinale et des senteurs forestières. Il avait bien envie de se dégourdir les ailes, mais il valait mieux rester sous forme Humaine sur les sentiers, sous peine d'être surpris par des chasseurs arrogants et carnassiers avec des yeux grands et brillants.

"C'est une de la Serre ? J'aurais bien aimé venir aussi, mais je sais bien, tu risquerais ci, ça, blabla bla et encore des racontages. M'enfin bon, j'ai l'habitude depuis qu'on se connaît."

Les deux compagnons continuaient sur le chantier qui devenaient étrangement de plus en plus calme. La forêt se faisait timide et peureuse. Des aboiements lointain pouvaient s'entendre mais rien de plus convainquant, surement des chiens errants et agressifs.

"Je peux monter sur ton dos s'il te plait ? Je commence à avoir mal aux jambes."

"Prends ton mal en patiente et marches. Plus tôt on arrivera, plus tôt tu devras monter sur mon dos."

"Bon, d'accord...Cependant, je n'ai pas envie de marcher plus vite."

Zoreld vit alors un cheval, loin sur le sentier, il y avait manifestement une femme avec quelqu'un derrière. Quelque chose de brillant l'empêchait de voir plus clair...Une lame ? Alors cette route possédait des brigands des chemins.

"Y'a quelqu'un en danger là-bas, au bout du chemin."

"N'essayes pas de changer de conversation."

"Non mais c'est vrai !"

Fergal regarda au loin et vit effectivement ce qui devait être un cheval avec deux personnes dessus. Mais sans être un phoenix il ne pouvait mieux voir car la distance était grande. Cependant quelque chose de brillant l'aveuglait.

"Qu'est-ce qui brille là-bas ?"

"Manifestement c'est une lame vu qu'il le met sous le cou de la femme."

"Et si on coupait à travers bois par la gauche ? Ce ne serait pas plus simple et agréAble ?"

"Mauviette"

"Non ! Je ne suis pas une mauviette, je t'interdis de dire ç...Oups, hihi, vous devez surement vous dire: Qui est ce pauvre fou ?! Hé bien...Vous ne le saurez pas en fait."

Le temps de leur petite discutions, Fergal et Zoreld s'était retrouvés devant le cheval et ses deux occupants. A moins d'être un Druide, on ne pouvait communiquer avec les animaux. Les personnes devaient surement le prendre pour un fou, car de plus il ne portait que ce qu'il porte habituellement, c'est-à-dire de la fourrure au niveau de la taille et qui remonte jusqu'à son épaule gauche et un tas de matériaux et autres ustensiles sur son dos, dans un amas de branchages tordus en cordes.
Fergal vit manifestement que la jeune femme avait un couteau sous la gorge et essaya de résoudre la situation de façon parlementaire et diplomatique.


"Heu, monsieur...Pouvez-vous ranger cette lame que vous montrez à cette jeune femme. Je n'aime pas voir des lames sortis de cette manière...C'est dangereux."

Fergal tenait son bâton à la verticale de sa main gauche, la base contre le sol, tandis que sa coupole se balançait avec quelques poussières lumineuses. Zoreld, le sleipnir, faisait un grand sourire.
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Ven 27 Fév 2009 - 17:49

Non loin, il y avait des aboiements de chiens. La forêt s'était tut, ce qui permettait aisément à la noble jeune fille de repérer d'où venait tout ce vacarme qui brisait la quiétude du matin dans ces bois si serein. Son regard doré se porta vers les bosquets un bref moment. Elle avait cru voir quelque chose, mais non. Il n'y avait rien. Cassya pressa un peu plus sa monture mortifiée par tous ces bruits. La pauvre bête haletait et osait à peine poser une patte devant l'autre. La jouvencelle caressa tendrement l'encolure du cheval en lui murmurant des mots rassurants à l'oreille pour l'apaiser. Puis le bruit s'estompa un peu. Une sorte d'accalmie. Les chasseurs, car elle supposait que ç'en étaient, devaient avoir trouvé ce qu'ils cherchaient.

Cassya reprit donc doucement la route lorsqu'elle vit sortir de nul part un individu. Sa monture se cabra nerveusement. Cassya dut serrer les cuisses pour se maintenir en selle, ce qui n'était pas peu de chose. L'homme qui venait de surgir avait profité de ce moment de diversion pour sauter derrière elle sur le dos de son cheval. Cassya redressa légèrement la tête en sentant le contact froid et doux du métal contre sa gorge. Elle soupira longuement. C'était si insipide comme situation.


" Il est rare qu'un joli minois empêche les malfrats de commettre leur petit délit de pacotille. "

Il tenta de faire détaler la monture, mais Cassya tenait les rennes d'une main ferme. La plaisanterie avait assez duré. Le cheval demeura immobile. La jeune fille passa ses doigts dans la crinière de l'étalon avec tendresse. C'est à ce moment que le druide arriva, parlant à lui seul. La jeune fille le regarda d'un air stupéfait. Il discutait vraiment avec le spleinir ou elle devenait folle? Elle souleva un sourcil à ses paroles.


" Je suis capable de me débrouiller seule, mais c'est aimable de votre part de vouloir me défendre... d'une certaine façon. "

Puis, sans avertir, elle donna à l'homme derrière elle un violent coup de coude dans les côtes. La lame glissa finement sur son cou, l'entaillant superficiellement. Cassya ne se préoccupa ni du druide ni de sa blessure et elle expédia son indésirable voyageur au bas de la selle en le déstabilisant. Elle mit pied à terre sortant l'une de ses armes et la pointa vers l'homme, prenant les rennes de sa monture d'une main pour la maintenir bien en place.


" Vous vous en êtes pris à la mauvaise personne... Et je suis navrée de devoir vous annoncez que je n'ai rien d'inoffensif. Il faudra être plus malin que ça. "

Avec les contacts du soleil, la bague de Cassya, héritée de sa nymphe de mère, se mit à fleurir délicatement à son doigt. Les petites fleurs blanches étalaient leurs pétales au soleil. Le regard doré implacable de la jouvencelle s'accompagna d'un petit sourire. Le pendentif de cristal à son cou, cadeau de son père, reflétait le soleil et créait un petit arc-en-ciel sur sa peau lorsque le collier s'éloignait un peu de sa gorge.
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Ven 27 Fév 2009 - 18:17

Le cheval ne voulait pas avancer, il eut beau se démener, aucun résultat. Quelque chose n'allait pas, la jeune noble gardait trop de sang froid pour que tous ce passe comme il l'avait prévu. Sur ces gardes, il ne put s'empêcher d'être surpris par la réaction de la jeune femme qu'il croyait sans défense. Le coup de coude lui coupa le souffle, ce qui fut suffisant pour ensuite le mettre à terre. Mais avec adresse, il se réceptionna sans dommage, surement dut aux longues années à s'entrainer à tout types de situation à cheval. Il en fut lui même étonné de posséder de tel réflexes. Et les quelques secondes qu'il perdit à reprendre possession de ses moyens, la jeune demoiselle, au lieu de s'échapper descendit de sa monture et dégaina une arme. Sa fierté blessé, le bandit la provoqua, mais son regard noir trahissait sa colère qu'il tentait de cacher, en vain, dans sa voix.

" Voilà que du courage, ou bien est-ce folie? Il ne faut pas confondre chiffon et combat noble dame... Vous n'auriez pas résisté je vous aurai laissé partir une fois que je me serai retrouvé loin d'ici. Maintenant... Il se peut que je sois obligé de faire couler votre sang pour une simple et bête monture... "

La lame levé, en posture de combat, le voyou s'approcha de la jeune femme, tout en gardant un oeil sur l'étrange vagabond qui se tenait non loin. Quand les aboiements de chiens reprirent de plus belle, non loin de leur position actuelle. Le jeune homme sembla plus pressé encore, ces mouvements trahissaient son inquiétude et son envie de fuir rapidement.


"Ma dame, laissez moi votre monture et aucun mal ne vous sera fait... Vous la retrouverai plus loin à l'orée de la forêt... "

Il n'aurait jamais imaginé tel situation, et à voir la situation empirer à chaque seconde que cette maudite journée avait à offrir, il ne pouvait que contenir sa colère, ses poings se crispants jusqu'à en faire presque craquer chaque articulations de ses doigts. Il était prêt à dévier toute attaque de la noble entêté. Il ne voulait pas vraiment s'en prendre à une dame mais il n'avait plus le choix, c'était elle ou le cachot...
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Ven 27 Fév 2009 - 18:57

Fergal fut surprit, c'était la femme qui lui avait répondue. En bien mauvaise posture, elle avait renié son aide ce qui l'avait un peu vexé. Une gente dame ne refuse jamais de l'aide de la part d'un preux, d'un preux rien du tout. Vouloir défendre quelqu'un n'est pas question d'amabilité, c'est question de survie. Alors pourquoi disait-elle que c'était, de plus d'une certaine façon, aimable de sa part de vouloir la défendre contre un brigand ?
C'est alors que la jeune femme fit encaisser à son agresseur à violent coup de coude dans les cottes. Si c'était grâce à la perturbation causée par Fergal, il en était heureux. Cependant elle s'était malencontreusement entaillée la gorge avec la lame. Il savait que c'était dangereux de laisser une lame ainsi. Il l'avait dit.
En l'ignorant royalement, elle descendit de sa monture pour aller jeter un coup d'œil à l'agresseur agressé. Il s'était plutôt bien réceptionné au sol. Il devait avoir une certaine expérience du combat en monture mais pas du combat contre quelqu'un du sexe opposé. Fergal voyait bien que cela le déstabilisait et cela l'amusait. Quoique, s'il montre que ça l'amuse et qu'il fait pareil ensuite, ce serait stupide. N'appréciant pas trop d'être ignoré, Fergal se tourna vers Zoreld. Peine perdu, celui-ci regardait le combat attentivement, un filin de bave dégoulinait légèrement de sa mâchoire entrouverte. Tout sauf décent face à une jeune femme. Tiens donc, Fergal se dit alors que ses instincts primaires revenaient quelque peu en brides, ses instincts de noblesse. Peu importe, le passé est le passé, la noblesse va donc au trépas et la culture des plantes en premier plan.


*Oh quel belle bague et quel beau collier elle possède*

Fergal venait d'apercevoir les fleurs qui s'ouvraient et l'arc-en-ciel du collier qui se créait. Ah, merveille des nymphes que sont ces petits bijoux. Fergal appréciait les regarder lorsqu'il s'aventurait dans les villages des nymphes. Alors, cette jeune femme, qui a pourtant un caractère d'humaine, devait être une nymphe !? Charmant, ça lui ferait un peu de compagnie pour parler de botanique.
Il vit alors que l'agresseur commençait à paniquer...Peur de mourir ? Ou est-ce ces cris de chiens de plus en plus proches. D'ailleurs, à vrai dire à présent, ce ne sont pas des cris de chiens errants, mais plus des domestiques dressés à la chasse...Ah, il comprit mieux à présent, le pauvre bougre était pourchassé et son seul échappatoire est d'emprunter la monture de la jeune femme...
Fergal ne savait pas ce qu'avait fait l'homme, mais il sentait que des humains approchaient et il n'appréciait pas tellement les humains, il fallait faire vite.


"Je ne sais sais pas si vous avez remarqué, mais une horde de chiens de chasse s'approche. D'ailleurs ils ne tarderont pas à arriver si on s'éternise ici. Personnellement...Je n'apprécie pas trop les humains enragés. Donc, si on faisait aimablement connaissance et qu'on déguerpissait d'ici rapidement, je serais des plus ravis. De plus, j'ai remarqué que Madame était une nymphe. Vous avez là de bien beau bijoux, particulièrement cette bague saisonnière."

Fergal s'approcha du groupe de personnes, bâton pointé en avant et prononça des mots dans une langue étrange. Des racines apparurent à la lisière du côté du bois d'où provenait les aboiements. Il fit un signe de la main à Zoreld pour lui indiquer d'approcher, mais celui-ci ne bougeait manifestement pas.

"Zoreld, viens par ici au lieu de t'ébahir devant l'affrontement. On doit se dépêcher car ils vont bientôt arriver et mes racines ne tiennent pas longtemps. Si ce que je veux faire fonctionne, alors ils vont se prendre les pieds dedans et tomber, ce qui va les ralentir. Bon, bon, bon...Oui je sais, elles sont jolies mes racines" dit-il tout souriant même si son sourire était masqué sous son masque. "Je propose que la jeune femme monte sur Zoreld, et que toi bandit de chemins, tu monte sur son cheval. On aura le temps de discuter dans le calme de la nature enchanteresse. En ce qui me concerne je me débrouille, je ne veux pas fatiguer Zoreld avec mon poids, en plus je fais presque sa taille, enfin presque. Surtout, vous resterez groupés, ne partez pas où je vous rattraperai d'une manière ou d'une autre même si j'ai pas spécialement envie de vous montrer ma 'splendeur'. Zoreld, c'est le plus rapide, après moi." dit-il en faisant un clin d'oeil amical à Zoreld. "Alors ? Marché conclut ? Vous faites la paix ? Tout le monde s'y retrouve, lui il prend ou plutôt t'empruntes ton cheval, et toi t'as une monture rapide et pas poltron, enfin, normalement, vous savez, quand je l'ai trouvé il a été maltraité et..."

Zoreld donna un coup de patte sur la tête à Fergal. Celui-ci fut gêné et surpris de ce coup de traitre.

"Heu oui, il n'aime pas que je raconte sa vie. Alala, avec les jeunes de nos jours, il faut tout faire soi-même, non, ne me contredisez pas, j'aime dire cette phrase. On y va ? Dès que c'est bon, suffira de monter sur Zoreld et je partirai dans la forêt mais on se retrouvera à l'orée de la forêt."
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Sam 28 Fév 2009 - 22:47

Cassya tiqua lorsque l'homme qui s'était permis de la menacer mit en doute sa santé d'esprit. Elle dardait sur lui un regard doré brillant de colère noire. Elle se redressa, relevant légèrement le menton. Elle avait la fierté et l'orgueil typiques des gens bien nés. Elle connaissait son rang, le tenait et en attendant, apparemment, de même des autres. Sauf qu'avec lui, ce n'était décidément pas le cas. Pendant que le druide s'émerveillait sur les bijoux qu'elle portait, tout deux offerts par ses parents, elle s'approcha d'un pas d'Askelad. Les deux protagonistes s'étaient tout deux rapprocher à une distance dangereusement courte.

Cassya écouta le druide avec attention même si son regard guettait le moindre mouvement du malfrat. Elle inspira à fond, comme pour répondre à son long discours moralisateur. On aurait cru entendre son père qui croyait en savoir davantage sur la bonne façon de se conduire à la cour et qui lui rappelait sans cesse les mêmes conseils insipides qu'elle avait ingéré et digéré tant de fois. La jeune noble se déplaça de côté puis son regard se fit trouble. Elle porta une main à sa gorge, comme si elle étouffait. Ses yeux s'ouvrirent grands de stupeur et elle lâcha son arme de même que la bride de la monture. Elle vacilla, se rattrapant sur la selle du cheval, puis elle se redressa après avoir haleté quelques instants.

Elle était pâle comme la mort quand elle se redressa, se jetant d'un bond sur Askelad. Sa façon de le bousculer n'avait rien d'offensif. Elle le poussa au sol, atterrissant sur lui lorsqu'un flèche siffla juste à l'endroit où s'était retrouvé le coeur du jeune homme. Cassya se releva rapidement, saisissant le bras du criminel qui avait tenté de l'enlever. Dans son geste, son corps se plaqua durement au sien et elle lui ordonna, à quelques centimètres à peine de son visage :


" Prenez cette foutue monture et partez vers le bourg. "

Cassya le repoussa d'un geste, même si sa force n'était certainement pas suffisante à le faire reculer de plus d'un pas. La jeune noble se retourna vers le druide, esquivant merveilleusement une flèche qui siffla juste à côté de son épaule. C'était comme si elle savait exactement où ils allaient tirés. Cassya saisit le bras du druide, jetant brutalement son regard dans le sien.

" Nous partons pour le bourg! Allez, venez! "

La jeune fille jeta un regard au spleinir puis revint vers le cheval. Elle attendit que le bandit le monte et dit un mot de commande dans une langue étrangère avant de donner une claque sur la croupe de l'étalon qui détala à toute vitesse. Cassya revint vers le spleinir. Ce n'était pas le temps de faire des manières, mais elle avait noté que cet animal semblait avoir une fierté particulièrement susceptible. Elle l'effleura donc d'une caresse avant de le monter. Elle chuchota tendrement à son oreille :

" Va vers le bourg... tout droit. "

Cassya se retourna vers le druide, lui tendant la main pour qu'il monte lui aussi au moins pour un moment afin de semer la horde de chasseurs qui arrivaient sur eux et qui les prendraient à coup sûr pour les comparses de ce crétin d'homme!
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Dim 1 Mar 2009 - 12:13

Le voyou fut satisfait intérieurement de voir cette jeune noble prendre la mouche. Attitude puérile, certes, mais au combien jouissif. C'était une femme, et il ne pouvait poser la main dessus, à moins qu'elle ne l'y force. Il y aurait eu un homme à la place de cette jeune effrontée il n'aurait pas hésité longtemps avant d'en finir avec quelques passe d'armes. Elle était une noble, il savait qu'il ne devait montrer aucune pitié, mais quelque chose en lui le retenait. Sa vengeance devait-elle obligatoirement le faire devenir un monstre sans coeur, jusqu'à devenir comme les propre bourreau de sa famille. Il ne pouvait s'y résoudre, mais ce serai tellement plus simple....

Sa main se crispa sur la garde son épée, tendu comme un fil sur lequel il se tiendrait en équilibre précaire, près à tomber et emprunter un chemin d'où il ne pourrait revenir. Quand la voix d'un homme le réveilla brusquement, c'est propos semblaient l'avoir retenu. Hébété, il le fixa comme si c'était un animal étrange. Etonné de voir un homme faire si facilement confiance aux autres. Mais ces paroles n'étaient pas pour lui déplaire.

Il se remit rapidement sur ses gardes quand il aperçut du coin de l'oeil la jeune femme faire un mouvement sur le côté. Comme si il n'eut pas suffisamment de surprise comme cela, elle lâcha son arme et sembla s'effondrer sur elle même. Il ne pensait pas faire aussi peur que cela, quelque chose se passait qui ne lui plaisait pas. Et la femme se jeta sur lui soudainement, sans de réelle conviction. Mais ce fut suffisant pour qu'elle le renverse, une fois de plus. Le sifflement de la flèche coupa net ses protestations. Alors qu'ils étaient ennemis il y a de cela quelques secondes, la voilà qu'elle venait de lui sauver la vie. Elle l'aida à se relever, et son visage si prêt du sien le mit mal à l'aise. Il pouvait sentir son odeur suave, et son regard plongé dans les siens, il remarqua cette étrange et chaleureuse couleurs de ses yeux. Cette femme n'était surement pas humaine, elle était entouré d'une aura de mystère qui ne faisait qu'attiser la curiosité du bandit.

Mais il ne pouvait rester plus longtemps pour en apprendre plus, il devait s'éloigner au plus vite et le retrouver, où qu'il soit, sa vie était en danger. Il se précipita sur la monture et se jeta dessus. Il poussa un cri et talonna brusquement le cheval pour le forcer à prendre toute sa vitesse rapidement. Il jeta un dernier coup d'oeil en arrière pour voir si tout aller bien de leur côté. Quand il sentit une douleur à sa hanche, il retint un cri de douleur et continua à avancer, se penchant et s'appuyant sur l'encolure de la monture, espérant ainsi que les autres flèches sifflantes à ses oreilles ne le touche aussi....
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Dim 1 Mar 2009 - 14:20

[HRP: un peu court désolé. Neutral ]

Fergal fut surpris par la réaction de la nymphe qui s'était mise à vaciller dangereusement. Encore plus, lorsqu'elle écarta le brigand d'une flèche qui aurait due être un tir mortel dans le crâne. Elle se décida alors à le laisser monter sur sa monture et il partir au galop, à toute allure tandis que Fergal, Zored et la nymphe se trouvait encore en proie au danger croissant. C'est alors qu'elle jeta un regard brutale et soudain en répétant la proposition qu'il avait faite plutôt. Désir de se sentir importante ? Peut-être, venant de quelqu'un qui a l'air d'être de la noblesse.
La situation commençait en tout cas à être vraiment critique, les flèches commençaient à siffler de plus en plus souvent. S'ils ne partaient pas tout de suite, ils seraient réduits en charpies.


"C'est ce que je propose depuis tout à l'heure, mais vous n'en faites qu'à votre tête."

La manière de Cassya d'attirer la sympathie de Zoreld le fit sourire. Ne pouvant communiquer directement avec lui, elle usait de douceur et gentillesse. Cependant il obéit seulement aux ordres de Fergal, et encore, cela dépend de la situation et de l'humeur de Zoreld. Fergal s'avança rapidement vers Zoreld et lui dit à voix basse pour que les poursuivants ne l'entendent pas:


"Emmène là au bourg, comme elle te la dit. Je t'y retrouverai."

La nymphe lui tendit la main pour qu'il monte sur Zoreld mais il ne daigna pas la prendre. Il n'avait pas l'intention de monter sur Zoreld car cela le ralentirait un petit peu même s'il pouvait largement le faire. Fergal se dirigea vers le côté de la forêt où il n'y avait personne.

"Je n'ai pas l'intention de monter avec vous, partez, je serai déjà au bourg lorsque vous arriverez. Ne cherchez pas à comprendre et faites ce que je vous dis. Partez."

Fergal n'attendit pas de réponses, Zoreld se mit à courir à toute allure vers le bourg tandis qu'il entrait dans la forêt où il serait caché. Il courut quelques temps à travers bois, n'entendant plus les flèches siffler sur lui, il s'arrêta un instant et se transforma en phoenix. Il plia ses pattes et bondit dans un cri et fendit l'air en sortant de la pénombre de la forêt. Il parcourait alors la forêt au ras des arbres pour ne pas être vu par qui que ce soit. Par son ouïe il pouvait entendre Zoreld et le cheval qui se déplaçaient à vive allure, les poursuivants se fatiguant à l'arrière.
Voguant dans les airs, content de se dégourdir les ailes, il arriva rapidement prêt du bourg. Il se posa alors dans les bois et traversa, buissons, herbes hautes, et autres obstacles jusqu'à atteindre le chantier. Il s'installa alors tranquillement sur le bord et le Zoreld accompagné du cheval, de la nymphe et du brigand ne tardèrent pas à arriver à toute allure. Zored fit alors halte devant, le bourg n'était pas très loin et les poursuivants étaient très largement distancés.
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Dim 1 Mar 2009 - 16:05

Cassya fronça les sourcils lorsque le druide refusa sa main, mais n'en fit pas trop de cas. S'il voulait mourir, c'était son problème. Elle sentit le spleinir tendre les muscles et elle s'accrocha juste avant qu'il ne détale à toute allure. Il talonna rapidement la monture qu'elle avait retrouvé au petit matin dans son campement. Elle n'arrivait plus à réfléchir voyant et revoyant les images dans sa tête. Il lui semblait quelque chose...

La douleur. Juste une vive douleur. Comme un pincement. Elle émit une courte plainte, fermant les yeux. Cassya se mordit la lèvre inférieure, redoutant ce qu'elle verrait quand elle soulèverait ses paupières. Doucement, elle rouvrit les yeux et baissa le regard sur son épaule droite. Une flèche l'avait traversé de part en part et la blessure saignait en toute quiétude. Elle détourna les yeux à nouveau et vit le bourg à quelques distances de là. Le cheval s'arrêta et le spleinir fit de même, juste devant un phœnix. La tension musculaire dont elle dut user pour se retenir la fit grimacer de douleur. Elle descendit avec un soupir de soulagement puis examina à nouveau la blessure. Elle toucha la pointe de la flèche, surprise de la précision et de la force du tir. La fille du Marquis posa à nouveau les yeux sur le phoenix avec un sourire. Cela expliquait bien des choses... Un druide.


Cassya inspira à fond, saisissant la hampe de la flèche derrière son épaule. Elle ferma les yeux puis fut déstabilisée par quelque chose qui venait de se jeter sur elle. Elle émit un cri de douleur en rouvrant les paupières. Les bras autour de son cou, et sanglotant, une femme aux vêtements tachés de sang la serrait.


" Oh! Mademoiselle Fin'lay! J'ai cru que vous étiez morte! C'était.. c'était... OH! "

Elle se remit à sangloter. La fille du marquis la repoussa de sa main valide. C'était sa vieille nourrisse qui l'accompagnait dans tous ses déplacements. Cassya eut un faible sourire et prit délicatement les doigts de la servante. Cette dernière essuya ses larmes puis s'inclina.

" Pardonnez-moi, mademoiselle. Je me suis laissée emporter quand je vous ai vu! C'est un tel soulagement. J'ai prié toute la nuit! Mademoiselle Fin'lay, il faut vite retourner au Marquisat! Votre père ne vous laissera plus jamais sortir. OH! "

Elle venait de voir la flèche et s'en approcha doucement. Cassya recula d'un pas.


" NON! N'y touchez pas. "

La domestique eût un faible sourire puis renonça à s'approcher davantage de la jouvencelle.

" Cela me rappelle lorsque vous étiez enfant. Vous étiez en train de broder sagement dans les jardins. Je vous ai dit mille fois de ne pas courir avec une aiguille dans les mains. À cette époque, vous étiez la pire peste que le monde ait porté. Sans doute le sang sauvage de votre mère vous rendait peu encline à la civilité... Toujours est-il que vous vous êtes piqué le doigt de part en part. Vous étiez terrifiée à l'idée que votre père apprenne cette histoire. Si je me souviens bien, vous avez commencé à être un peu plus docile à partir de ce jour-là. Et regardez-vous aujourd'hui. "
" Bérénice... "
" Vous êtes magnifique... "
" Bérénice... "
" Il me semble qu'hier encore vous étiez une enfant. Et voilà que vous êtes devenue une femme... ah...! "
" BÉRÉNICE! "

La servante se tut aussitôt, portant enfin attention aux alentours. Elle aperçut alors Askelad, le spleinir, le cheval et le phoenix. Elle blêmit, portant une main à ses lèvres. Son regard affolé se tourna vers Cassya qui secoua la tête en levant les yeux au ciel. La jeune fille soupira longuement. Puis elle se rappela de la flèche.

" Fichtre! Il faut enlever ça! " s'exclama Cassya.
" Votre langage, mademoiselle. " averti la nourrisse.
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Dim 1 Mar 2009 - 17:56

Ses mains se crispèrent sur les rennes de la monture, ses muscles se tendirent d'un seul bloc et une lueur étrange et inquiétante sembla danser au fond de ses yeux. Le cheval se mit à taper nerveusement le sol avec ses pattes, comme si il sentait la tension de son cavalier.

"Fin'lay? Comme Irodarius Fin'lay?"


Rien qu'à l'intonation de sa voix l'on pouvait sentir toute la haine qu'il avait en lui et le mépris avec lequel il regarda la jeune femme n'aurai pu tromper personne. Sa main se posa sur le pommeau de son épée, tout en continuant à là fixer rageusement.

" Qui aurait cru que je tomberai sur la fille d'un de ces chien d'impériaux.... Alors vous étiez sans doute en compagnie de ces soldats dans la forêt?"


Il sortit sa lame, qui lança un scintillement sous la lueur des rayons du soleil comme répondant à l'éclat de colère de son maitre, et la pointa sur la noble. Le cheval se cabra, hennissant, mais le cavalier resta en selle comme si de rien n'était, dévisageant celle qui lui était venu en aide. Il avait à sa merci cette fille d'impériaux. Qui aurait cru qu'il puisse tomber sur la fille d'un personnage aussi important. Peut être qu'en d'autres circonstances ils auraient pu apprendre à ce connaitre, mais il ne pouvait oublier sa promesse, qui était gravé sur son coeur comme au fer rouge de haine. Il avait une dette envers cette jeune femme, il devait reporter sa vengeance à plus tard.


" Soyez sur que l'on se reverra... et très bientôt. Mais je doute que cela soit de manière amicale! "

Il fit tourner la monture rageusement et commença à s'éloigner à bride abattu, et au bout de quelques centaines de mètres, la monture sembla ralentir, puis s'arrêter. Et la silhouette du vagabond bascula pour tomber à terre comme un pantin désarticulé.
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Mar 3 Mar 2009 - 14:38

[HRP: Désolé pour le retard, les cours ont repris et hier j'ai fini à 20H]

Fergal avait malencontreusement oublié de se remettre en forme humaine, la joie d'être en phoenix l'avait fait quelque peu oublier la situation dans laquelle il se trouvait. Ne sachant pas trop s'il était démasqué, Fergal hésité a se remettre sous forme humaine. Hé bien, il espérait que cette noble ne raconterait pas partout qu'elle l'aurait vue, sinon il serait de nouveau rechercher par sa mère et par des gardes druides. Il avait mit du temps à se faire oublier et ne comptait pas tout cacher, mais bon, rien ne sert de mentir.
C'est alors qu'il vit une femme se jeter sur la noble de façon maternelle. La femme était tachée de sangs mais elle ne s'en souciait pas. Elle se mit à parler de la jeunesse de, à prioris, Mademoiselle Fin'Lay et devait surement être sa nourrisse ou sa mère. Il ne manquait plus que ça...
Maintenant, il connaissait le nom de la jeune noble, ce qui était plutôt bien pour discuter. Lorsque la femme le vit, elle fut prise de peur mais resta sur place. Il ne savait pas qu'un phoenix pouvait faire peur. Il eut soudain une idée...Et si cette jeune noble pouvait le recueillir et l'aider ? Quel noble n'a jamais rêvé de posséder chez lui un majestueux phoenix plein de couleurs vives et chatoyantes. Il n'avait qu'à tenter le coup.
Fergal s'approcha de Fin'Lay et la femme lorsqu'il vit le brigand arriver à cheval, s'arrêter, brandir sa lame, dire quelques mots, s'échapper et tomber cent mètres plus loin. Ce n'est pas grave, comme ça il se calmera, il pourrait toujours être utile à tout le monde, mais cependant il venait de menacer la jeune noble que Fergal commençait à apprécier. Il faudrait à l'avenir que quelqu'un de fort puisse la protéger contre ses divers assaillants, si nombreux qu'ils le sont.
Il reprit finalement sa marche après avoir été perturbé par le brigand et s'arrêta juste devant Fin'Lay et la femme. Il baissa alors sa tête et regarda Fin'Lay dans les yeux avec ses grands yeux de phoenix.
Fergal leva soudainement une patte et retira d'un coup sec la flèche qu'il garda dans ses serres. Il entreprit alors de demander l'aide de la noble mademoiselle Fin'Lay. Il se remit sous sa forme humaine face à elle et fit la révérence.


"Je vous avais bien dis, que c'était moi le plus rapide." s'exclama-t-il tout en retirant la flèche de sous son pied et en la donnant à la femme qui se trouvait avec Fin'Lay.

Il déposa le amas de bric à brac qu'il avait sur son dos et entreprit de prendre de beaux pansements.

"Laissez moi vous mettre ce beau pansement autour de votre blessure s'il vous plait."

Sans attendre de réponses, il appliqua le pansement autour de la blessure de manière primaire afin de le refaire quand il sera sûr qu'elle serait consentante à être soignée par lui.

"Bon, Mademoiselle Fin'Ley, ou quelque chose comme ça, je vous propose un marché. Vous m'aidez et je vous aide. C'est-à-dire que je vous soigne et je vous protège, tandis que vous m'hébergez et faites ce qu'il faut pour que ma pauvre existence soit moins pauvre. En fait, je vous explique. Je vis dans la forêt où se trouve les nymphes, n'importe où, je me déplace à mon grès, en cueillant diverses plantes et faisant des potions et pleins d'autres choses encore. Cela doit bien faire dix ans à présent que j'ai cette existence et je souhaiterais l'améliorer. Ce serait là une manière équitable de l'améliorer. Par exemple, si là où vous habitez vous possédez un château, je pourrais aisément vivre dans le jardin en me faisant passer pour un majestueux phoenix capturé, sauf que je pourrais, la nuit tombé, rejoindre une chambre qui me serait réservée. Il doit bien y avoir des passages secrets ou des choses dans le genre dans un château, il suffit juste de les trouver, et le jardin est un point astucieux. Bref, qu'en dites vous ?"

Il portait toujours sont mystérieux masque d'ivoire et parlait de manière charismatique. Il remit ses affaires sur son dos et attendit une réponse de la noble, s'attendant à tout.

"Ah, et j'oubliais, Zoreld pourra se faire passer pour votre monture, mais n'en abusez pas, ce n'est pas un sleipnir domestique."

Il tapa dans la patte que Zoreld venait de tendre après s'être rapproché et attendit vraiment une réponse de la noble.
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Mer 4 Mar 2009 - 15:13

Cassya fixait Askelad, relevant un sourcil en constatant à quel point ce dernier semblait lui en vouloir parce qu'elle était la fille de l'un des plus prestigieux hommes du royaume humain. Encore plus étonnée même qu'il connaisse l'existence de son escorte. Était-ce lui qui était derrière tout cela? Si oui, elle prendrait soin de le faire torturer puis tuer lentement pour avoir osé lever une lame contre ceux qui était, pour quelques-uns des camarades de longue date. Le terme "impériaux" la fit tiquer. Elle ne s'était jamais investie dans la politique et son opinion divergeait peut-être de celle de son père. Or, puisqu'elle n'était pas mariée, il était normal qu'on l'identifie aux idéaux de son paternel. Puis il lui lança une sorte d'avertissement mêlé à une menace sous-sous-jacente qu'elle ne goûta guère.

La jeune fille le regarda détaler puis s'effondrer plus loin. Elle haussa les sourcils, surprise qu'il s'écroule, mais nullement bouleversée ou émue par sa chute. Elle reporta même son attention sur le phoenix qui s'approchait. Cassya recula d'un pas, un peu effrayée qu'un animal si rare se montre si entreprenant. Elle poussa un cri de douleur lorsqu'il arracha brutalement la flèche. La jouvencelle s'écroula sur ses genoux, pressant une main sur sa blessure. L'animal se transforma alors en homme. La servante, effrayée, recula de plusieurs pas, renonçant à aider Cassya qui écoutait le druide parlée en écarquillant les yeux qu'il puisse converser avec tant d'insouciance... Ou d'inconscience.

La vieille nourrice intervint à la fin du dialogue.


" Prenez garde à votre décision, Mademoiselle. Vous savez que cela risque de ne pas plaire à votre père. Les hommes sont incorrigibles. Et s'il en voulait à votre vertu? "
" Ma vertu va très bien Bérénice... et le prix serait beaucoup trop élevé s'il venait à me la ravir ne serait-ce que par les souffrances que je lui infligerais moi-même avant de le livrer en pâture aux hommes de mon père. Je crois qu'il n'est pas inconscient du danger que cela représente d'abîmer une noble. Je dois avouer également être assez tentée par l'idée que vous me proposez, or je partais en voyage. "
" Mais enfin, mademoiselle! Vous ne comptez pas poursuivre votre route ainsi, sans escorte! "
" Oh, mais j'en ai une. "

Cassya fixait le druide avec un sourire.


" Soyez mon escorte pour ce voyage-ci. Je mesurai ainsi votre valeur et si vous vous montrez digne, alors j'acquiescerai à votre demande. Pour le moment, allons aidez cet odieux individu. Je n'ai pas envie qu'il meurt avant sa sentence pour avoir assassiné ma garde. "

La jeune fille passa près d'un spleinir, le caressant d'une main tendre au passage. La servante la suivit d'un pas mal assuré. Une fois auprès du bandit, elle le retourna du bout du pied, brandissant sa lame sous sa gorge.


[HRP : Tout petit, mais j'ai la grippe alors...]
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Mer 4 Mar 2009 - 19:15

Fils de pensées entremêlées et insensées s'effilochant petit à petit, laissant place à la conscience du conscient, comme le crépuscule laisse place à l'aurore. Il reste un brouillard épais, amenant à perdre toutes notions de réalité, séparant l'inconscience et la conscience, les ténèbres et la lumière. Il suffit de franchir ce cap, il a suffit d'un signe, cette étoile brillante à travers ce filtre opaque qui éveille une sensation étrange, comme la piqure d'un insecte. La voilà qu'elle s'éveille, sa volonté semble hurler et s'élancer vers le haut jusqu'à déchirer ce voile.

Il ne voit que cette silhouette élancé aux cheveux de feu, prenant vie sous l'effet du vent comme une étrange sarabande. Elle se tient droite et fier, dans ces mains l'âme du guerrier étincelante de mille feux. Figure fantasmagorique, statue antique de chair et d'os, création divine auréolé d'une lueur bienfaisante. Il tend une main vers ce rêve insaisissable quand des larmes rouge tombe et l'embrasse, glissants sur ses lèvres comme un long et doux baisé amer. Pleure t-elle?... Qu'ai-je fait.... Il ne faut pas pleurer. Je...

Ce n'était pas l'ange qui pleurait, mais cette main, qu'il avait brandit tant de fois pour assouvir sa vengeance. Il ne pouvait faire marche arrière, il ne pouvait que continuer dans sa quête et semer la destruction, il n'y avait plus que cette quête insensée qui lui permettait encore de vouloir respirer. Alors pourquoi ai-je ce sentiment étrange, ces remords de courir aveuglément après cette chimère?... Mon combat est-il vain et insensé?....

Et vient alors le retour à la brusque réalité, cette douleur insoutenable à la hanche, la flèche était encore là et ne faisait qu'accentuer la douleur à chaque respiration. L'ange n'était autre que la jeune noble, se tenant au dessus de lui avec cet air hautain, l'épée à la main pointant sa gorge. C'est ainsi que cela doit se finir?... Enfin... De sa main levé il saisit la lame de la jeune femme, serrant à s'entailler la chair.

"Profites en tant que tu peux... Petit ange de feu... Tu n'aura pas d'autres occasion... "

Il approcha la lame jusqu'à ce qu'elle touche la peau de sa gorge. Il ne souriait pas, n'avait pas de lueur de défi au fond de ces yeux. Il était juste sincère...



Citation :

[hrp: longueur ne veut pas dire qualité. Wink Et pour ma part cela ne me dérange pas du tout qu'un texte soit court. /hrp]
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Jeu 5 Mar 2009 - 16:36

Fergal venait de réussir une transaction à la fois honteuse et glorieuse. Voilà qu'il devait être le preux défenseur d'une humaine de sang de noble qui avait l'air fort prétentieuse et malpolie. Ah, passer de multiples années dans la forêt rendrait finalement misanthrope? Ou est-ce la nature qui s'y admet et influence son mental? Il ne pouvait y répondre exactement. Fort bien, il avait envie d'action, et de l'action il va recevoir. Pourquoi se plaindre? Hé bien, il n'aurait pas du se poser cette question. Il devrait à présent avoir sur son dos deux poids lourds. Deux blessés entêtés et voulant la mort de l'un de l'autre. Les questions idéales pour envisager un voyage tel que celui-ci, serait de ligoter les deux individus, de les poser sur une monture, et de se rendre à la ville fortifiée et civilisée la plus proche. Bien évidemment, Fergal ne se rend jamais dans ces lieux, préférant les tranquillité des petits villages provinciaux.
Venons en maintenant aux formalités. Une noble pourrait se vexer sans un signe de reconnaissance envers ce que l'on peut appeler une offre peu alléchante et au profit de celui qui l'impose, sans quoi, rien de tout ce que l'on désire.
Fergal s'approcha donc de la jeune femme aux cheveux de feu, retira son masque, entreprit une révérence et s'exclama de façon charismatique.


"Moi, Fergal Bereg, fils de Cystenian Bereg, ministre des impôts des druides. J'honore cette offre en vous faisant vœux de vous défendre jusqu'à la mort. Même désarmé, je reconnaitrai ce serment et vous protègerai, jusqu'à ce que mort s'en suive. Cependant, je souhaiterais ajouter un élément de plus à la clause de ce contrat. Veuillez ne pas informer mon père que son sang coule encore en mes veines de paria. Viendra peut-être un jour, où lui et moi nous nous rencontrerons. Ce moment signera alors la mort d'un de nous deux. Mon père ne peut accepter que je vive, sans quoi il sera déshonoré. Je suis le-gamin-qui-a-volé-un-sleipnir-et-défié-la-garde. Ce sleipnir n'est autre que mon fidèle compagnon de route, Zoreld."

Il se redressa et remit son masque. Il se retourna et marcha en utilisant son bâton comme une canne, en direction du corps étendu du brigand de chemin. Lorsque Cassya arriva, le brigand dit quelque chose mais il n'en prit pas compte. Il s'approcha de sa blessure et la scruta.

"Alors brigand, on reçoit de l'aide et on veut garder cette hospitalité? Ce n'était pas la peine de vous blesser avec cette vulgaire flèche. Bien, ne bougez pas."

Le sleipnir s'approcha et commença à faire sa toilette à côté tandis que Fergal sortit divers objets de son sac de branches. Il empoigna la flèche de sa main droite tandis qu'il portait un pansement très proche de la blessure avec sa main gauche. Il retira la flèche d'un coup sec, la posa à côté et appliqua rapidement les bandages nécessaires.

"Vos jours ne sont plus en dangers, un peu de repos vous fera de plus grand bien. Nous devrions peut-être aller passer la nuit dans l'auberge la plus proche et s'y faire discret. Nos poursuivants ne doivent pas être bien loin."

Fergal rangea ses affaires et se releva. Il s'approcha de Zoreld.

"Aurais-tu l'amabilité de me transporter jusqu'à la destination que t'indiqueras Fin'Lay s'il te plait ? Elle montera derrière moi."

"Vu ses douceurs, je ne peux qu'acquiescer ta demander. Où allons nous ?"

Fergal monta sur Zoreld et s'affala contre sa tête en tournant la sienne vers Fin'Lay.

"Fais vœux de ta destination et Zoreld t'y conduiras."
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Ven 6 Mar 2009 - 17:26

Cassya observa le bandit avec un éclat de curiosité dans son regard. Il la mettait au défi? Ange de feu? Mais qu'est-ce que tout cela signifiait? La jeune fille retira doucement sa lame, sans toutefois l'abaisser. Un sourire navré se dessina sur ses lèvres, elle secoua doucement la tête.

" Pauvre fou! Je ne te tuerai pas. Tu ne mérites pas ce châtiment... Il serait trop bref, trop incisif pour que tu comprennes tout le mal que tu as pu faire parce que tu n'as pas tuer que des hommes, ou des gardes. Tu as tué des pères et des amis. Tu as commis des meurtres sordides et tu devras expié tes fautes un jour ou l'autre. J'exècre les hommes comme toi, petit égoïste qui ne voit que la portée immédiate de ses gestes! "

Cassya recula, tremblante et blême. Bérénice lui saisit un coude pour qu'elle ne s'effondre pas. La jeune fille détourna son visage, troublée par tant de violence. Elle contempla le druide avec un regard morne et une expression vide. Elle glissa doucement les doigts sur ses cheveux jusqu'à son chignon. La servante lui tapota la main doucement, s'armant d'un sourire pour apaiser sa protégée. Cassya s'approcha tranquillement du spleinir et leva les yeux vers Fergal.


" Vous êtes totalement inconscient? Cet homme a assassiné ma garde en entier! Et vous... vous êtes un autre de ces fuyards de criminels? "

Le regard de la noble jouvencelle se promenait d'Askelad au druide et vice-versa. Soudainement, elle se pencha légèrement vers l'avant comme si elle avait le souffle coupé. Elle posa une main au niveau de son coeur, ses yeux arrondis par la surprise. Bérénice se précipita, toute servante fidèle qu'elle était, pour aider sa maîtresse. Cassya avait du mal à respirer. Une magie ancestrale se mit à pulser autour d'elle. La jouvencelle ferma les paupières et s'effondra au sol. Bérénice poussa un cri affolé et s'agenouilla près de la jeune fille en lui tapotant les joues.


" Mademoiselle! Mademoiselle, réveillez-vous! "

Cassya ouvrit brusquement les yeux et se mit à murmurer, une larme coulant délicatement sur sa joue.


" Nous nous horrifions déjà de si peu de sang quand, bientôt, il y en aura des marées. Il faudra faire confiance à ceux que nous redoutons. Sinon, tout est perdu. Oh... Bérénice... J'ai mal... "

Une trace de sang se dessinait au niveau du ventre de la jeune femme qui fronça les sourcils. La servante défit rapidement le corsage de sa protégée et souleva la chemise en-dessous pour constater qu'il y avait une plaie béante juste là, dans son ventre. Cassya se tendit soudainement, saisissant la main de la servante puis referma les yeux. Pas plus de cinq secondes plus tard, elle soulevait ses paupières. Aveuglée par le soleil, elle se cacha les yeux d'une manche. Bérénice recula vivement tandis que toute trace de sang ou de blessure disparaissait.


" Quelle malédiction plane sur votre tête Cassya? Êtes-vous devenue folle? "

Cassya s'assit dans l'herbe avec précaution visiblement épuisée. Elle renoua le corsage, le serrant cruellement comme le voulait la mode. Elle leva les yeux vers Bérénice qui courait déjà vers le village pour retourner au Marquisat sans doute et prévenir que la fille du Marquis était souffrante. La jeune noble eût du mal à se remettre sur pied.
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Dim 8 Mar 2009 - 20:49

Le jeune homme poussa un grognement de douleur quand le druide arracha la flèche. Et alors qu'il le pansait, sans savoir pourquoi il le faisait, il encaissa les propos de la jeune femme farouche avec calme. Peut être était-ce du à la douleur, où à la pâte étrange que le druide lui avait posé sur sa blessure, mais il se sentait étrangement fatigué, il n'avait pas la force de se battre. Il se releva avec peine tout en s'aidant du cheval, dos aux autres compagnons d'infortune. Il jeta un regard à la dérobé quand la noble fut prit d'un mal étrange, elle semblait comme possédé par un étrange pouvoir divin ou démoniaque. Il ne l'a quitta pas des yeux une seule seconde, jusqu'à ce qu'elle se relève.

Il prit le cheval par la bride, lui tapota l'encolure et le dirigea vers la jeune femme. Il le laissa là, près d'elle et s'éloigna en titubant. Il mit ses doigts dans sa bouche et émit un sifflement et observa le ciel, l'air d'attendre quelque chose. Et sans se retourner, il prit la parole.

" Vous êtes bien prompt à juger les gens. C'était des soldats, ils savaient les risques qu'ils encouraient, surtout en ces temps troubles. Mais une jeune noble ne peut surement pas comprendre..... Nous avons tous une voie à suivre, tôt ou tard, que ce soit une voie de regret ou une voie empli de sang et de larmes... J'espère juste que le jour où vous devrez faire votre choix, que vous serez assez forte pour pour ne pas faiblir et aller de l'avant..."

Un cri déchira les cieux et une ombre s'éleva au dessus des cimes des arbres, et en quelques battements d'ailes balayant l'air dans un tempo régulier, il arriva au dessus de ce groupe hétéroclite, poussant un cri de mise en garde. Le griffon à la parure lumineuse sous l'éclat du soleil fit quelques cercles et se décida à atterrir près du criminel. Il fit quelques pas et réfugia sa tête contre l'épaule de son compagnon, cherchant le réconfort. Le jeune homme passa une main dans son plumage et lui murmura des mots apaisants. Il mit un genou à terre et sembla observer quelque chose sur l'une des pattes de la créature albinos.

Il se releva et jeta un regard inquiet vers le druide, mais sa fierté semblait avoir été suffisamment mise à l'épreuve comme cela pour aujourd'hui. Il lui fit un signe de tête.

"Merci à toi... Puisse les dieux guider tes pas, toi aux mains de vie et au coeur de compassion."

Il se tourna vers son compagnon animal et lui murmura à nouveau quelque chose. Et alors qu'il commençait à s'avancer il s'adressa à la jeune femme.

" Askelad Laeneven! .... N'oublie pas ce nom petit ange de feu. "

Il leva une main en signe d'adieu, et s'éloigna en s'appuyant sur son griffon.
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MessageSujet: Re: Timide matin, suite au carnage   Lun 9 Mar 2009 - 10:24

Décidément, la jeune noble était des plus étranges. Était-ce vers elle que le voyageur au bâton d'ébène l'avait conduit ? Sa destiné était à présent en route. Il ne pouvait plus faire marche arrière. Sa voie était à présent tracée, et le coût pour s'en dégager et s'en retourner à une vie paisible et retirée devait être cher, très cher. Fin'Lay paraissait hantée d'une malédiction. Une plaie béante s'était soudainement ouverte pour se refermer de la même manière. Mani était peut-être avec elle, qui sait? De toute manière, avec cette femme étrange à ses côtés, il se sentait sur une voie illuminée et toute tracée. Il se devait d'honorer ses promesses et de la suivre. A présent, il se laisserait guider. Dix années, ce fut long pour ouvrir les yeux. Mais, maintenant qu'ils sont ouverts, l'aventure commençait et promettait de verser du sang. Il répondit aux interrogations vexantes de la noble.

"Non, je ne suis pas inconscient, j'ai seulement ouvert les yeux depuis peu. Non, je ne suis pas un criminel, j'ai sauvé un animal en péril et me suis enfui de chez moi par pur moralité. Je ne suis pas fait pour la Terreur. Je suis fais pour aider la Résistance, en tant que Neutre." Il fit une pause d'un temps et reprit: "Il est vrai que des marées de sang risques d'être versées, mais nous tenterons d'épargner le plus de monde possible. Cependant, les plus féroces tomberont au combat. Une grande bataille ne résoudra rien. La ruse primera à l'installation d'une nouvelle ère plus sereine, et pour cela, il faut avoir des humains en alliés. Vous en êtes un petit peu une n'est-ce pas ?" Il eu un sourire étrange qui était visible car il avait enlevé son masque.

La servante de Fin'Lay paraissait affolée par ce qu'elle venait de voir, juste avant qu'elle parte, Fergal lui dit quelques mots apaisants.

"Je pense plutôt à une bénédiction malhabile."

Un cri perçant avait fendu le ciel et une ombre tournoyait au dessus d'eux. Par la forme de l'ombre, cela ne pouvait qu'être un griffon. Celui-ci se posa en produisant une bourrasque de vent avec ses ailes. Le bandit de grand chemin se réfugia contre son ami et se retourna vers Fergal en le remerciant.

"Ne t'en fais pas, j'ai la forte impression que mes pas sont déjà guidés. Je pense que nos routes se croiserons une nouvelle fois, en d'autres circonstances, Laeneven..."

Il partit alors sur son griffon. On ne voyait plus qu'une silhouette noire devant le Soleil. Il suivait son chemin, mais il ne savait pas vers quoi il était destiné. La mort n'était pas à priori une priorité de son avenir.
Une fois que le griffon eut complètement disparu, Fergal se retourna vers Fin'Lay.


"J'ai oublié de vous demander, quel est votre prénom mademoiselle Fin'Lay ?" lui lança-t-il d'un ton courtois.

Il monta sur Zoreld et lança un regard des plus amical à la jeune noble en lui tendant la main.

"Où allons-nous ?"

Il fit signe au cheval de la suivre. Ce dernier s'approcha du sleipnir sans hésiter et il lui caressa la crinière. La bête avait l'air fatiguée de son voyage, elle ne pourrait supporter quelqu'un sur son dos pour le moment.

"Montez à l'arrière, sur Zoreld. Ce cheval est trop fatigué pour pouvoir transporter quelqu'un pendant le chemin."

Un silence paisible régnait. Le vent soufflait entre les arbres et la brise rafraichissait. Les oiseaux chantaient joyeusement tandis que le Soleil brillait de toute sa splendeur. Fergal attendait les instructions de la noble.
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