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 Filius fabulae

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Alphaïde
Gwendirien
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MessageSujet: Filius fabulae   Lun 20 Avr 2009 - 18:57

An 835
5e jour de la 11e semaine
Midi



- Un humain ?
- Oui Dame, c’était il y a poufff 25, 26 ans. Peut-être 27. En tous cas, la pauvre ne l’a pas du tout du tout bien pris. Le bébé : on ne l’a plus revu et puis elle, ben vous savez .
- Oui oui je sais. Je sais... mais heu, tu es sûre de ce que tu me racontes ?
- Ah ben non.
- Ah ben oui...

Elle était mignonne, la petite servante. C’est vrai qu’elle était charmante et jolie, mais surtout elle était brave, gentille. Gentillette. Toute gentillette même. Rêveuse, souvent à côté de la plaque, en tout cas toujours en décalage. Même si parfois cette légèreté d’esprit, au sens premier du terme, lui faisait lever les yeux au ciel, Alphaïde ne se serait pour rien au monde défait d’elle. Peut-être parce que dans ces moments où elle se serait taper la tête contre un mur devant tant d‘irréalisme, elle se revoyait enfant avec sa mère. Peut-être parce que la jeune Nymphe l’amusait. En tous cas, elle n’avait jamais eu à se plaindre de ses services, la petite servante étant tout ce qu’il y avait de plus attachée à son travail et fidèle à sa maitresse. Elle faisait sourire tout le monde à trottiner par tout le palais pour ci pour ça, si bien que tous les cancans finissaient irrémédiablement par tomber dans ses oreilles.
Et aujourd’hui, c’est un ragot de plus de vingt ans qu’elle déterrait. A sa sauce, comme d’habitude.

Alphaïde fût secouée d’un bref rire : un quart d’heure qu’elle écoutait les aventures de sa servante à la Ville pour avoir en conclusion un “ah ben non”, dit sur le ton le plus naturel du monde. Pourtant, à en juger par l’excitation qui l’avait prise, par l’enthousiasme du récit, on aurait été porté à croire que la Nymphe avait des preuves autre que “ça colle si bien”. Ben non.
Elle allait souvent en ville et chaque fois en revenait avec moisson d’histoire : untel s’était fait avoir au marché, untel avait ouvert une nouvelle boutique. Alors au fil des jours, elle avait monté son hypothèse sur ce jeune homme : un dresseur de sleipnir, un peu jeune, un peu robuste, et un peu humain à ce qu’on disait . Voilà. Ca, juste ça lui avait suffit. Ca, une belle mémoire et un esprit nébuleux.

Que la camériste soit dans le vrai ou dans les brumes, peu importait. En même temps, un mi-humain, ayant vécu chez eux, élevé selon leurs préceptes, initié à leur religion, comprenant leur manière de pensée et vivant chez elle, voilà qui était beaucoup plus intéressant.



Dis-lui de venir.

Etonnement et joie se peignirent sur le visage de la camériste. Sur le visage de toutes d’ailleurs, au moins en ce qui concernait l’étonnement. Pourquoi la reine prêtait-elle attention à ces histoires ? se demandaient certaines tandis que d’autres se régalaient d’avance du feuilleton à venir.
La petite servante jeta un regard plein de revanche et de grandeur à toutes ces dames qui la tenaient pour une évaporée. Et oui na, la reine s’intéressait à elle, ce qu’elle disait avait une importance. Elle en frétillait de joie.


- Oh oui ma reine, je lui dirai, sans faute. D’ailleurs ça tombe bien, je vais au marché après-demain : il manque quelques rubans et il me faut aussi de nouvelles aiguilles. Oh ! et puis il parait qu’un marchand va arriver d’Eliol, il fait des bagues superbes, vous savez celles avec de petites fleurs qui éclosent et...
Enfin oui oui bref, je lui dirai. Je lui dirai.


- Hum...
- Oui Dame ?
- Je l’attends aujourd’hui.
- Ah oui ? Ah oui ben oui, bien sûr oui.

Elle se trémoussa hors de la pièce. Alphaïde put enfin laisser échapper un rire dans un soupir, en se mettant une main sur le front. Jamais la petite servante ne cesserait de l’étonner.



[J'attends Cyrion mais quiconque se trouvant dans les parages et voulant taper la causette sera le bienvenu.]
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MessageSujet: Re: Filius fabulae   Lun 18 Mai 2009 - 11:35

Cyrion était occupé a vider un box lorsque que l'un des palefreniers vint lui annoncer qu'on voulait lui parler. Pestant dans sa barbe il posa sa fourche et essuya comme il put ses bottes sur le chemin des bâtiments administratifs. On lui indiqua une petit nymphe assise sur un banc. A la voir elle devait venir du palais, et semblait un peu niaise avec son petit sourire. Il s'approcha surpris que quelqu'un du palais vint le voir, alors qu'en général, s'il s'agissait de leur prendre un sleipnir pour un voyage quelconque, ils se contentaient d'une lettre les avisant de la date et des modalités du voyage.

Quoi qu'il en soit il se présenta à la jeune femme qui lui annonça que la reine souhaitait la voir le jour même. Une étincelle semblait briller dans son regard, quelque chose comme de la fierté, Cyrion fut incapable de comprendre ce que cela pouvait signifier, mais il savait qu'on ne refusait pas une invitation de la reine, surtout pas pour aller récurer le sol d'un box de sleipnir. Le dresseur lui répondit qu'il ferait au plus vite afin de s'y rendre. Et après l'avoir renvoyée à sa souveraine, et donner quelques ordres pour qu'on finisse ce qu'il avait commencé, il couru jusqu'à chez lui. Il s'accorda le temps de faire chauffer l'eau de son bain, et se lava jusque derrière les ongles. Il ne s'agissait pas de faire mauvaise impression à une souveraine qui n'était qu'à moitié sienne et qui pourrait lui refuser plus longtemps l'accueil de son peuple. Il avait rarement côtoyer des membres de la haute noblesse nymphe et ignorait donc ce qui se faisait ou ne se faisait pas.
Une fois propre, il sortit la veste verte et or confectionnée par sa sœur de son coffre, s'assurant qu'elle n'avait pas été altérée, il la revêtit et après un coup d'œil dans le miroir afin de vérifier qu'il était présentable à une reine, il se mit en route

Son entrée au palais se passa sans encombre, et c'est plutôt intimidé qu'il fut introduit en compagnie de la reine. S'inclinant, il dit d'une voix aussi claire que possible:

Majesté, je suis Cyrion Finrod, une de vos servantes m'a dit que vous souhaitiez me rencontrer?

Il se redressa et essaya autant que possible de ne pas dévisager tout les visages l'entourant. Mais pourquoi fallait-il que les souverain aient une cours aussi vaste, peut être était-ce pour intimider les gens du peuple comme lui, en tout cas c'était indubitablement efficace.


Dernière édition par Cyrion Finrod le Jeu 11 Juin 2009 - 16:26, édité 1 fois
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Alphaïde
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MessageSujet: Re: Filius fabulae   Jeu 11 Juin 2009 - 16:02

Elles étaient toutes restées. Toutes, sans exception. Pour profiter de l'éventuelle déconvenue de la camériste. Pour assouvir une curiosité qui malgré elles s'était éveillée. Après tout, si la reine s'y interressait, pourquoi pas elle ?
C'est donc au milieu d'un véritable essaim de Nymphes que pénétra le jeune dresseur. Grand, athlétique, son arrivée fut bien, très bien, accueillie de la part des jeunes Nymphes présentes : un léger remous, comme une branche se balançant sous la caresse d'une légère brise, trahit leur satisfaction. L'histoire de la servante n'était peut-être pas des plus fondée mais en tous cas, le dresseur était à leur goût. Alphaïde sourit, amusée, gageant que certaines de ces dames allaient sans doute se découvrir sans tarder le besoin d'un nouveau moyen de locomotion, un Sleipnir par exemple.

Il salua et se redressa. La voix était claire, l'attitude calme, pourtant le dresseur n'était pas parfaitement à l'aise, Alphaïde le savait. Une certaine raideur dans le maintien, une certaine fixité dans le regard. Des petits rien qui disaient tout. Passant outre la timidité de son hôte et les sourires béats de ses dames, la reine invita le dresseur à s'asseoir.

Cyrion Finrod... une de mes dames m'a touché un mot à votre sujet, aussi ai-je été curieuse de vous voir. Et qui sait, peut-être de vous entretenir de quelque chose.

« M'a touché un mot » : que la tournure était bien édulcorée. « N'a cessé de monter en mayonnaise toute une histoire à partir de rien » aurait surement été plus approprié mais enfin.
Alphaïde n'eut pas besoin de tourner les yeux vers ladite dame pour voir le sourire plein d'importance et de fierté avec lequel elle couvait la scène. Quant aux autres, même si jamais elles ne l'avoueraient, elles étaient finalement plutôt satisfaites de la jeune évaporée qui avait amenait en leurs murs ce beau blond.
La reine s'assit et invita son hôte à faire de même. Des petites choses salées ou sucrées avaient été préalablement montés en cette heure de midi ainsi que de l'eau parfumée.


On m'a dit que vous avez longuement séjourné chez les Hommes. Et s'appuyant sur votre belle carrure, certains affirment que leur sang ne vous ai pas étranger. Avant de poursuivre plus avant cette conversation, dites-moi monsieur Finrod, vérité ou calembredaine ?

En arrière-plan, l'essaim de ces dames se dessinait. Alphaïde savait qu'elle en avait perdu plus d'une à l'instant où elle avait parlé de s'appuyer sur la belle carrure du dresseur. Prendre sa silhouette comme argument, bien sûr. Plus d'une à ce moment s'était pourtant mise à rêvasser à prendre appui physiquement sur ses larges épaules. Elles avaient le regard dans le vague, le sourire alangui et le rose aux joues. Plût pour elles à Jord que le sang des Hommes ne coulât pas dans les veines de ce jeune homme, car leurs beaux rêves prendraient alors place hors de la pièce.

Croquant avec plaisir dans une petite tourte, la reine accrocha son regard aux prunelles d'améthyste de Cyrion. Le sujet potentiellement grave contrastait avec l'impression de douceur de la pièce. Il n'était pas anodin par les temps qui couraient de demander à un inconnu son origine, et il était dangereux de la dévoiler, quelle qu'elle fut. En particulier si elle se trouvait près d'Yswllyra. D'un geste de la main, la reine proposa au dresseur de se servir sur un plateau. Mais plus un mot ne sortit de sa bouche, plus un instant ses yeux quittèrent ceux de Finrod.
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MessageSujet: Re: Filius fabulae   Jeu 11 Juin 2009 - 16:44

Le dresseur ne porta aucune attention à la quantité surement indénombrable de nymphes se tenant dans la pièce. Seule la reine le captivait, pas comme une femme, mais comme un être "supérieur". Il savait que sur un ordre de cette frêle jeune femme, il pouvait être jeté dans un cachot, raccompagné à la frontière ou même exécuté, mais la dernière option était peu probable étant donné le caractère doux de ce peuple. Il s'assit avec raideur sur le siège qui lui avait été assigné. Il jeta un regard distrait aux plats disposés devant lui. En temps normal, il n'aurait pas hésité une seconde à en gouter toutes les subtilités, mais ce jour ne lui paraissait en rien normal. La question de la reine n'aida pas à le détendre. Il était humain,en partie du moins, cela ne faisait aucun doute, et avec les temps qui couraient, il n'était surement pas très bon d'être un humain au delà de leur frontières.

Je dois admettre que je suis assez surpris que l'on parle de moi à la cour royale...


Un silence, le temps d'avaler sa salive, de calmer le léger tremblement qui lui parcourait les jambes.

Ce qu'on vous a rapporté n'est que stricte vérité. J'ai passé mon enfance parmi les humains d'un petit village frontalier. Et bien que je ne puisse en jurer puisque je ne connais rien de ma généalogie, il semble assez évident que leur sang coule dans mes veines. Malgré tout c'est du coté nymphe que j'ai été deposé, et dans un linge de facture nymphe que ma mère adoptive -il cracha presque ce mot à l'idée de ses "parents"- m'a trouvé.

Voila, c'était dit. il ne restait plus qu'à attendre la sentence qui serait prononcée par la reine. Malgré tout Cyrion se permettait d'espérer qu'il pourrait rester, sa vie était ici, et il ne souhaitait pour rien au monde devoir quitter ce qu'il considérait comme sa ville.
Ses mains moites posées sur ses genoux pianotaient, comme pour faire passer l'attente plus rapidement, et les legers gloussements derrière lui commençait à l'irriter.
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Alphaïde
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MessageSujet: Re: Filius fabulae   Jeu 11 Juin 2009 - 18:05

Elle laissa encore un instant son regard sur lui, remarqua ses doigts s'agitaient puis leva la tête en direction des gloussements du fond.

Vous pouvez nous laisser mesdames. J'ai à parler avec monsieur Finrod, cela vous ennuierait j'en suis sûre.

Les paroles de la reine furent accueillies sans joie, mais elles quittèrent néanmoins la pièce dans un flot de rubans. Alphaïde les regarda partir et ce n'est qu'une fois la porte fermée qu'elle reporta son attention sur Cyrion.

Ne soyez pas surpris, on parle de beaucoup de choses à la cour royale. Et ces temps-ci, on s'intéresse de près aux Humains, comme vous pouvez l'imaginer.

Alphaïde voyait monter et descendre la pomme d'Adam du pauvre dresseur : tendu sur sa chaise, il devait être au supplice.

Ainsi, je pense que l'histoire saugrenue de ma suivante était finalement fondée. Qui l'eût cru ?

Elle regarda encore une fois attentivement le jeune homme. Alors c'était vrai, c'était lui, surement. Et de son propre aveu, il n'en savait rien. Il ne connaissait rien de sa naissance, de ses parents. Elle, savait. Et pourtant elle ne le lui dirait rien. Pas avant d'être certaine. Pas maintenant et peut-être jamais.
Consciente que sa curiosité autant que son silence n'était guère rassurante, et étant à mille lieues de vouloir embarrasser le jeune homme, Alphaïde se redressa d'entre les coussins où elle avait pris place et se pencha légèrement en avant.

Comme vous le savez, les Nymphes ne se battent pas et ne prendrontt pas part aux combats insensés qui agiteront le continent sous peu. Ce n'a jamais été dans nos coutumes, ça ne le sera pas. Au contraire, notre hospitalité est offerte à tous. Tous, y compris aux sujets d'Ardiosis. Pourvu que le fer ne soit pas porté au sein du Bois sombre.

La dernière phrase de la reine était à la fois une condition et une espérance. Mais elle ne s'attarda pas à ses craintes. Son attention était toute à Cyrion.

Ainsi vous avez été élevé chez eux. Vous connaissez leur légende, leur fantasme, les folles idées que leur dieu se plait à leur procurait. Dites-moi Cyrion, que pensent les Hommes de notre peuple ?

C'est tout naturellement qu'elle avait utilisé le « notre » peuple. Ce dresseur, bien plus blond qu'un Homme et bien plus fort qu'une Nymphe,travaillant sans faire d'histoire dans sa capitale, faisait partie de son peuple.

Si ils devaient se jeter sur les routes, s'exposer aux périls du voyage, que viendraient-ils chercher ici ? Réfléchissez, y-a-t-il quelque chose qu'ils s'imaginent que nous possédions et qu'ils désirent ?


Evidemment, la fête gâchée de l'Erastide occupait son esprit à cet instant. Le saccage de la pièce n'avait toujours pas été résolu et personne ne pouvait affirmer l'identité ou l'origine des meurtriers de Naoma.
Néanmoins Alphaïde avait pensé que ce jeune dresseur pouvait l'aider. Peut-être les agresseurs étaient-ils passés chez lui faire soigner une de leur monture. Peut-être pas. Mais en tous cas, il serait pour Alphaïde le moyen d'entrer dans l'esprit d'un Humain, de répondre, en partie, à une question dont la réponse promettait de dévoiler un monde inconnu, obscur et fascinant : à quoi rêvent les Hommes ?
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MessageSujet: and   Dim 16 Aoû 2009 - 19:10

[Désolée pour l'attente]

L'angoisse de Cyrion le faisait sentir comme dans un étau, il parvenait difficilement à garder un calme apparent et ses doigts ne cessait leur pianotement incessant. La reine, elle semblait parfaitement détendue, comme s'il ne s'agissait que de banalité, mais il s'agissait la de sujets on ne peut plus serieux. Il était question de guerre, d'une guerre, qui mettrait probablement le continent à feu et à sang si la folie des hommes était, comme il le pensait, sans fin.

Ainsi vous avez été élevé chez eux. Vous connaissez leur légende, leur fantasme, les folles idées que leur dieu se plait à leur procurait. Dites-moi Cyrion, que pensent les Hommes de notre peuple ?

Si ils devaient se jeter sur les routes, s'exposer aux périls du voyage, que viendraient-ils chercher ici ? Réfléchissez, y-a-t-il quelque chose qu'ils s'imaginent que nous possédions et qu'ils désirent ?

Le jeune dresseur continua son mutisme, tentant de se souvenir de ce que les "grandes personnes" disaient. Sentant le regard de la souveraine sur lui, il se decida à prendre la parole.

Cela fait maintenant 13 ans que j'ai quitté les hommes pour partir à la recherche de ma mère, je ne peux que vous apporter les souvenirs d'un enfants, mais je sais que ceux qui parlaient de nous étaient loin d'être élogieux, ils nous prennent pour un peuple faible, et lache. Mais il s'agissait d'homme rustre de la campagne frontalière, les seuls que j'ai connu.
J'ignore ce qu'ils pourraient venir chercher, c'est un peuple possedant une multitude de nuances, certains recherchent la gloire, d'autre le pouvoir, beaucoup la richesse. Les paysans ont des rêves de grandeur à leur hauteur, qui concerne généralement le nombre de bêtes, ou la taille de leur champ...

Cyrion s'interrompit, songeait aux conséquences ce qu'il s'appretait à dire, parler de sa soeur, qui vivait à la capitale et qui comptait légion de nobles dans sa clientèle. Elle l'aiderait s'il lui demandait, mais souhaitait-il réellement l'impliquer? Que pouvait-il réveler à la reine sur elle pour qu'elle soit à l'abri de tout s'il se passait quelque chose? Avait-il seulement le droit de la mentionner ainsi, et de la laisser se risquer à donner des informations à un peuple ennemi ou presque. Sachant qu'il ne pouvait rester eternellement silencieux, il fit son choix et brisa le silence.

C'est tout ce que je peux vous dire de mes souvenirs, j'ai déjà passé la moitié de ma vie parmis vous, et je n'ai pas été réellement melé aux affaires des adultes lorsque que j'étais là bas. Tout ce que je vous ai dit n'est que constatation ou supposition plus que fait réel, mais je pense que mon tableau n'est pas trompeur sur la nature des hommes.

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MessageSujet: Re: Filius fabulae   Mar 27 Oct 2009 - 18:40

Les souvenirs lointains d’un petit enfant : voilà tout ce qu’Alphaïde avait récolté. Il était resté trop peu chez les Humains et les avait quitté depuis trop longtemps pour s’imprégner suffisamment d’eux. En tout cas, il ne savait rien qui puisse aider.

Alphaïde aurait pu lui donner congé maintenant. Pourtant elle n’en fit rien. Ce jeune homme qui ne connaissait rien d’une partie de lui-même... Comment pouvait-on savoir où aller quand on ignorait d’où on venait ? Pour autant, avait-elle le droit de lui parler ?
Il avait vécu sa vie, s’était construit , avait connu d’autres gens qui l’avaient entouré. La vérité : la voulait-il ?
Elle n’était ni Jord ni Odin pour se vanter de savoir ce qui était bon et ce qui était mauvais pour les autres. Elle, aurait voulu savoir. Mais lui ?

Non. Elle ne lui dirait pas. Elle n’était même pas sure, personne n’était sure, que le garçon qu’elle avait devant elle était ce bébé , qui avait rendu sa propre mère si malheureuse.

Allons donc, trop de coïncidences pour que ce ne soit pas lui. A qui veux-tu faire croire que tu as un doute ?

Bien sur qu’elle se mentait. Facile de penser “je ne dis rien parce que je ne sais pas”. Bien plus facile que de se dire “je sais, je sais ce qu’il ne sait pas et je ne le lui dirais pas”.

Bien. Très bien. Les Hommes sont complexes et voilà longtemps que vous les avez quittés. Puisse Jord faire en sorte que nous trouverons ce qui s’est passé et qu’ils nous laisse en paix.

Elle laissa un instant glisser son regard sur le dresseur, ne sachant comment aborder le sujet, avant de reprendre. Elle s’empêcha de planter son regard dans le sien comme elle en aurait eu l’habitude, pour ne pas mettre mal à l’aise son interlocuteur sur ce sujet délicat. Aussi laissait-elle errer ses prunelles sur des choses et d’autres sans parvenir à entraver ce regard profond sur certains mots.

13 ans que vous les avez quittés... pour votre mère... savoir, bien sur. Jord a-t-elle couronner de succès voter entreprise ?

Elle ne le lui dirait pas, non. Mais elle voulait savoir ce que lui, il en pensait.
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MessageSujet: Re: Filius fabulae   Mar 27 Oct 2009 - 19:27

Sa réponse ne satisfaisait en aucun cas la souveraine, malgré tout, le dresseur ne cessait d'hésiter, comment apporter des informations sans pour autant compromettre sa soeur... Le dilemme restait entier. De peur de faire une gaffe, Cyrion préféra ne rien réveler, et si le besoin s'en faisait sentir, peut être pourrait-il la faire apparaître au devant de l'affaire.
La reine semblait quelque peu nerveuse, dirigeant so regard au hasard, évitant vraisemblablement le sien. Jamais il n'aurait l'audace de la questionner à propos de ce comportement étrange, bien qu'ajouté au mots qu'elles venaient de prononcer, il montrait qu'elle en savait plus que lui.
Cyrion se sentit croire en un espoir nouveau, la reine semblait être au courant de son ascendance, mais puisque c'est pour cela qu'il avait été convoqué, peut être....Non, il ne devait pas s'enflammer pour autant de peut-être, après tout elle n'avait mentionner que sa généalogie paternelle, et il était probable que seul son coté humain l'ai intéressé...

13 ans que vous les avez quittés... pour votre mère... savoir, bien sur. Jord a-t-elle couronner de succès votre entreprise

Se redressant sur son siège, le jeune homme repensa à toutes les années qu'il avait passé sur les routes du bois sombre, questionnant les passants, sans aucune idée de la manière de procéder. Il s'était souvent égaré, retourné sur ses pas. De nombreuses nymphes avaient été agacées par sa conduite curieuse et sa manie irrépressible de poser des questions indélicates. Il se souvenait encore des gifles qui lui avaient été administrées, des espoirs qu'ils avait eu, toujours déçu. En aucun cas cette entreprise n'avait été fructueuse, mais il était hors de question de sembler s'en plaindre auprès de la reine. Même s'il n'avait pas de mère au moins lui restait il un reste de dignité.

A vrai dire je n'ai pas trouvé de réponses à mes questions, et même si elles sont toujours existantes, j'ai appris à vivre avec. Malgré tout, si vous aviez quelque connaissance de l'identité de ma mère, ou même d'un endroit ou je pourrais la trouver, ou des informations sur elle, je vous serez gré de me le faire savoir.


Et voila, la dignité s'était visiblement envolée, il venait presque de supplier la souveraine de lui redonner au moins une mince espérance. Quel fou de croire qu'un étincelle seule peut allumer un feu. Mais Cyrion voulait croire qu'il y avait encore une chance, qu'un jour il retrouverait sa mère, et qu'elle serait fière de voir quel homme il était devenu. Une lueur brillait désormais dans ses yeux, et c'est avide d'une affirmation quelconque qu'il regardait désormais sa reine, sans même réaliser l'impolitesse de sa conduite. Il venait presque d'exiger quelque chose de la reine, et se permettait maintenant de la fixer sans aucune gène, simplement obnubilé par sa soif de savoir.
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