AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]   Mer 29 Avr 2009 - 17:45

Cinquième jour de la onzième semaine de l'an 835, au petit matin.


    Un jour comme les autres, Ghyrd se réveilla aux aurores. Le soleil déclinait doucement et ses rayons faibles éclairaient comme ils le pouvaient la vaste chambre. La semi obscurité ne gênait guère le jeune homme qui sauta à bas du lit et s’en alla dans la salle de bain. Il en ressortit quelques temps plus tard, vêtu et paré comme jamais pour la chasse. Avant de partir, il embrassa la joue de sa jeune sœur encore endormie et la contempla le sourire aux lèvres, puis il se retira des lieux furtivement ne troublant ainsi le sommeil de sa sœur, Thaïs.
    La chasse était particulièrement abondante au petit matin, d’où son réveil matinal et cette fébrilité à se préparer. Après s’être nourrit de deux œufs sur le plat puis d’une tranche de bacon grillé avec une miche de pain, Ghyrd descendit les escaliers de leur habitat aussi doucement et prudemment que possible pour ne pas réveiller Thaïs.
    Sorti de la maison en bois, il se dirigea d’un pas ample et vif vers leur écurie ; étant un dresseur de Sleipnir, après les avoir apprivoisés il les vendait à un prix exorbitant pour les simples ouvriers ou paysans (300 Tiwaz un Sleipnir, ce n'est pas rien), mais qui paraissait tellement modeste pour la bourgeoisie par exemple. Au matin il était un chasseur, au midi un dresseur de Sleipnir et au soir un palefrenier à mi-temps qui était chargé de veiller sur les Sleipnir et les chevaux pendant une petite partie de la nuit. Le reste du temps, un ami très proche de la famille et digne de confiance occupait la fonction de palefrenier.
    Après avoir salué de la main son fidèle ami, il se rendit vers l’une des stalles centrales. Une magnifique crinière noire apparut, ses grands yeux ambrés brillant de malice et accueillit son jeune maître d’un souffle solennel. Le fin visage se fendit d’un sourire heureux tandis que la masse sportive du jeune homme se coulait dans le box.

    « Alors prêt pour une nouvelle aventure ? J’espère que tu as pris des forces malgré la dernière chasse qui manqua de prendre une allure presque dangereuse pour toi et moi. Mais cette fois-ci je couvrirai mes arrières, ne soit plus anxieux mon Beau. »

    Ghyrd entreprit de soigner les quelques égratignures de son étalon pour lui installer ses équipements respectifs.
    Cette installation et les soins le retinrent quand même une petite heure. Une heure pendant laquelle Ghyrd fut complètement déconnecté du monde, perdu dans ses rêves et pensées. Ce fut d’ailleurs Gia, son rapace qui le ramena sur les terres du Gwendir par un sifflement aigu. L’animal, perché sur le sommet de la porte, était dressé sur ses pattes et indiquait à son maître le ciel où le soleil débutait sa longue montée dans les cieux recouvrant bientôt les terres de toutes ses glorieuses lueurs. L’homme acquiesça et après avoir monté comme un digne cavalier amazonien (même s’il en était pas un), se glissa dans l’allée le menant dans la grande forêt où il chassait comme à ses habitudes chaque matin dès l’aube. Son rapace nourrit avant le départ, celui-ci se percha sur l’épaule de son maître et ne la quitta plus pendant la route. Quant à Ghyrd, arrivé à présent dans un coin sombre de la forêt se posta près d’imposants rochers qui recouvraient toute la surface de sa personne et il avait cacher près de grands arbustes sa monture. Son arc elfique porté fermement de sa main gauche qui fut équipé d’une flèche pointé vers les horizons, il guettait la moindre présence animal, espérant tomber sur du gibier.


Dernière édition par Ghyrd Van Draak le Jeu 14 Mai 2009 - 21:00, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]   Jeu 30 Avr 2009 - 11:04

    Onzième semaine de l’an 835
    Cinquième jour
    Au petit matin


    C’était encore l’aube lorsque Selena ouvrit les yeux. Cherchant ce qui avait pu la réveiller d’aussi bonne heure, elle sentit un rayon de soleil caresser sa joue et la réchauffer tendrement. Elle sourit. Soudain un léger renâclement perça l’air, troublant le chant des oiseaux matinaux. Selena se redressa sur un coude et plongea son regard dans celui du petit étalon cannelle. Alragan gratta le sol de son sabot ce qui eut pour effet de faire éclater la jeune femme de rire.

    « Ca va, ça va je me lève. »

    Le cheval hennit doucement au son de sa voix. Selena s’étira avec lenteur afin que tout son corps soit réveillé. Une fois debout, elle ne chôma pas. Alragan fut nourri et sellé, leurs affaires empaquetés et accrochés à la selle de cuir sombre et les dernières braises éteintes. Ses besognes matinales achevées, Selena s’étira de nouveau et jeta un regard à la forêt qui l’entourait. L’immense bois bordant le village d’Amirisha, plus connu sous le nom de Forêt d’Ellendwraï, était sûrement l’endroit que la jeune femme connaissait le mieux. Son père et sa mère s’étaient installés près de la lisière des arbres, du côté des Elfes. Une fois qu’elle avait eu l’âge de partir, Selena était entrée dans la guilde des bardes et chemin faisant était devenue très réputée parmi les siens pour ses chants et ses histoires. Aujourd’hui, constamment sur les routes, elle allait de village en village, de ville en ville pour découvrir le monde et s’imprégner de nouvelles cultures.

    Quelques jours plus tôt, la jeune barde avait fait la connaissance de Will Caydern, une Amazone capitaine d’un bateau de pirates. Leur rencontre s’était relativement bien passée et Selena avait choisi de rester un peu plus longtemps au même endroit. Elle voulait profiter une dernière fois de la Forêt d’Ellendwraï avant de partir pour le sud.

    Selena sentit un tenaillement au niveau de son ventre et réalisa qu’elle n’avait pas encore déjeuné. Son estomac se récriait de cette injustice et grondait sourdement. Attrapant sa gibecière, la jeune femme en sortit une miche de pain. Elle mordit dedans à pleines dents mais une fois terminée, elle ne se sentit pas rassasiée pour la matinée. Si elle voulait tenir en selle un minimum il fallait qu’elle mange un peu plus. Mais la besace était vide. Selena se souvint alors qu’elle avait décidé de chasser aujourd’hui, avant de partir. Coup de chance, il était encore l’aube. Le meilleur moment de la journée pour aller chasser. Empoignant son arc et ses flèches, la jeune femme quitta la petite clairière tranquille et s’enfonça sous le couvert des arbres. Elle ne se faisait pas de souci pour Alragan. Le petit étalon savait qu’il devait s’enfuir si on essayait de l’attraper et il retrouvait toujours sa maîtresse lorsqu’elle l’appelait.

    Selena abandonna ses habitudes de barde pour se glisser dans la peau d’une chasseuse. Immédiatement ses mouvements se firent plus silencieux, plus légers. Sa respiration se calqua sur celle de la forêt. Sa grâce de danseuse devint celle d’une tueuse. Pendant plusieurs minutes, elle ne vit ni n’entendit rien. Seuls les bruits quotidiens des bois lui répondaient. La jeune femme ne se découragea pas et, songeant à son estomac vide, elle se fit plus attentive à son environnement. Apercevant un amas de rochers entouré de buissons, Selena cessa de respirer et tendit l’oreille. Percevant une respiration lointaine, elle se la choisit comme petit-déjeuner et grimpa souplement dans l’arbre le plus proche pour identifier la bête qu’elle traquait. Passant d’arbre en arbre avec l’élégance et le silence d’un rêve oublié, elle parvint au dessus du petit espace vide de végétations que délimitaient les rochers et quelques arbres.
    Bien dissimulé, Selena ne vit pas le chasseur embusqué. Elle n’aperçut pas non plus la fêlure sur la branche où elle était accrochée. Elle n’entendit qu’un craquement de mauvais augure, eut à peine le temps de se raccrocher et tomba dans le vide. Atterrissant lourdement sur le sol, elle eut à peine le temps de se redresser qu’une pluie de feuilles lui tomba dessus et la transforma en une espèce de fée verte et feuillue. Tempêtant dans sa tête contre son inattention et la fuite de son déjeuner qu’elle venait de provoquer, Selena n’entendit pas le sifflement discret d’une flèche filant dans sa direction. Elle sentit en revanche une morsure au niveau de l’épaule gauche qui lui arracha un cri de douleur. La vitesse conjuguée à la force du tir la fit reculer d’un pas.

    Malgré la douleur et le sang qu’elle perdait au niveau de l’épaule, Selena jeta un regard furieux aux alentours et lança d’une voix sèche. La douleur démultipliant sa colère et sa honte de s’être laissée berner aussi facilement par une branche à demi-cassée.


    « Qui a fait ça ?! »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]   Jeu 30 Avr 2009 - 18:49

    Par le biais de son instinct chasseresse, il s’était mépris de sa cible et il était à présent trop tard pour dévier la trajectoire de sa flèche. Pour dire vrai, Ghyrd persuadé d’avoir affaire à du gibier, méjugea sa cible et s’en rendit compte qu’après un court instant de sa sérieuse et inévitable erreur. Porté par son incompétence de discernement, il aggrava son cas en submergeant son esprit d’une colère grondante et discourtoise.

    « Etes-vous complètement inconsciente ou c’est votre idiotie qui n’a aucune mesure ?! S’être mise dans mon champ de vision alors que j’étais tout à fait apte à dégainer instantanément ma flèche sur n’importe quelle proie… j’aurai pu vous tuer, estimez-vous heureuse d’être encore en vie. »

    Sa voie avait claqué, froide et autoritaire. Le visage fermé, le jeune homme encore froissé de ce qui venait de se produire, entama aisément un cheminement pour rejoindre la blessée. Confus et peiné envers la jeune femme, il ne pouvait exprimer ce qu’il ressentait réellement. Son masque le dévorait. Il cédait une ingratitude pour se rendre détestable, et cela marchait du tout au tout ; du moins, jusqu’à maintenant. Par conséquent, se dire de lui d’un bon garçon était parfaitement impossible pour ce qui est des premiers abords.
    Gia fixa amèrement sans estompe, avec ses yeux de tueur implacable, la victime qui fut touché d’une fourberie involontaire. Son regard paraissait changeant, il divulguait autre chose que sa désagréable moquerie quotidienne envers des inconnus, aller savoir ce qu’avait en tête le rapace.
    Ghyrd à son grand étonnement, ne comprit la réaction de l’animal. Pourquoi l’observait-il d’une façon particulière et donc opposé à celle d’origine ? Il laissait cette perplexité de côté et enchaîna des soins de son fait malheureusement limités. Il cassa la flèche et laissa l’acier enfoncé dans la chair : si une trop grosse hémorragie se formait, il serait incapable de la soigner et d’éviter une mort certaine, alors il ne prit aucun risque.
    Arrachant rigoureusement la moitié de sa manche, il enroula avec douceur et précaution le tissu pour éviter que le sang ne se répande un peu partout sur les vêtements de la jeune femme.

    « Si j’enlève la pointe de la flèche, vous risquerez d’en mourir, il vaudrait mieux aller voir un médecin au plus vite. D’ailleurs j’ai entendu dire que les elfes qui habitent cette forêt étaient réputés pour leur soin miraculeux. Par seul et unique pitié, j’accepte de vous y emmener et si ma gentillesse ne vous suffie pas, débrouillez vous. »

    C’est un ton rude et quelque peu austère qu’il articula ses mots à la suite de quoi, il paraissait profondément insensible et antipathique.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]   Ven 1 Mai 2009 - 9:32

    La forêt ne tarda pas à lui répondre sous la forme d’un homme à la carrure de guerrier. Ses cheveux châtains dansaient autour de son visage furieux tandis qu’il houspillait Selena, l’insultant sur son inattention et louant sa propre habileté. Instantanément, la jeune femme vit rouge et la colère embrasa son corps. Elle détestait par-dessus tout qu’on lui donne des ordres et la voix du félon exsudait l’autorité. Sans lui demander son avis, il arracha la manche de son habit et entreprit de stopper le flux de sang. Selena l’observa agir avec une fureur contenue. Elle n’attendait qu’une chose pour exploser : qu’il se taise.

    « Moi inconsciente ? Tu te fiches de moi ! Je suis tombée ! Comme si je voulais m’offrir à ta flèche.. Au passage apprends à viser, si j’avais été un animal je serais déjà loin et toi tu resterais là le ventre vide à ruminer l’incompétence qui émane de tout ton être ! »

    L’homme lui expliqua rudement qu’il ne pouvait retirer la pointe de flèche enfoncée dans son épaule au risque de la faire mourir. Il ne voulait donc pas sa mort et souhaitait qu’elle guérisse. Sûrement pour réparer son erreur. Selena eut un sourire teinté d’ironie. Non seulement il avait des remords de lui avoir tiré dessus mais en plus il lui offrait la plus belle preuve de son ignorance en lui proposant d'aller se soigner chez les Elfes. Ce qu’elle ne tarda pas à lui faire remarquer.

    « Les Elfes d’Ellendwraï vivent reclus dans leurs terres. Ils n’aiment guère les étrangers et débarquer à l’improviste à Isil-Gadë, la cité la plus proche, ne manquera pas d’éveiller leur courroux. Alors c’est qui maintenant l’incompétent ? »

    Un sourcil arqué et le sourire sur les lèvres, la jeune femme l'interrogea du regard. Elle bougea d’un millimètre mais ce mouvement réussit à exciter la douleur qui envoya dans tout son bras des lances enflammées. Tournant un peu de l’œil à la vue de son propre sang formant une tache écarlate sur le tissu qui entourait son bras, Selena sentit ses genoux trembler. Néanmoins se montrer en état de faiblesse devant cet homme représentait une telle humiliation à cet instant pour la demie-elfe qu’elle se mordit l’intérieur de la joue et verrouilla ses jambes pour rester debout. Lançant un regard peu amène au jeune homme pour le dissuader de l’aider, Selena fit un pas en avant et se retourna.

    « Le mieux qu’il nous reste à faire c’est d’aller à Amirisha. C’est un village humain, leurs soins seront moins parfaits que ceux des Elfes mais de toute façon nous n’avons pas le choix. »

    Ce qu’elle ne dit pas à l’inconnu c’est qu’elle craignait aussi les rencontres avec les Elfes. Si les Humains et les autres peuples étaient facilement bernés par son physique proche de celui des femmes d’Yswllyra, ce n’était pas le cas des Elfes. Le moindre regard posé sur elle dévoilait son sang-mêlé et engendrait des conversations ‘musclées’ entre la jeune barde et les habitants d’Ellendwraï. Selena ne voulait pas avoir à faire à eux. On lui avait reproché bien trop souvent l’impureté de son sang pour qu’elle subisse à nouveau les railleries et les remarques désobligeantes.

    Sachant d’avance qu’elle ne pourrait pas supporter le voyage jusqu’à Amirisha sans l’aide de cet homme, elle lui demanda en souriant, parfaitement consciente qu’ils allaient devoir s’endurer l’un l’autre pour survivre.


    « La proposition de m’accompagner tient toujours n’est-ce pas ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]   Jeu 14 Mai 2009 - 9:47

    Il ne fallut qu’un bref instant dès lors que surgit l’admonestation en travers des mots de son interlocutrice, avant que Ghyrd ne lui révèle une colère indécente, mais subsistant toujours aussi bien aux aspects dignes et sans limite de son personnage. Ghyrd mesurait d’ores et déjà son fort caractère à l’égard de cette femme qui se révélait de taille. Ca promettait !

    « Je vous défends d’affirmer un tel reproche ! L’incompétence ne me connaît pas en tout point. Sinon vous seriez déjà morte à cette heure-ci. »

    Profaner son nom, du moins ce qu’il en paraissait par sa seule perception envers les paroles de la jeune femme, avait le don d’enrager sans complexe le jeune Ghyrd. Probablement une attitude immature et irréfléchie pour son âge arrivé un peu plus de la majorité, mais après tout il n’était encore qu’un enfant. Malgré cette apparence enfantine, devenu aussi autonome à son âge lui révélait un véritable courage, car s’occuper seul de sa jeune sœur malade n’était guère simple tous les jours.
    Sitôt basculé dans ses pensées, Ghyrd se rappela sa sœur, Thaïs mourante, allongé dans son lit, qu’il avait embrassé au petit matin. Sa grande sensibilité submergea profondément son esprit, il entreprit alors une aide favorable pour cette jeune femme : il l’a porta soigneusement sur son dos jusqu’à sa monture, évitant d’aggraver la blessure qu'il lui avait infligé involontairement. Il déclara cependant sans entaille face à sa sensibilité, une expression indifférente et plutôt froide comme à ses habitudes masquant encore une fois ses véritables émotions.

    « Je connais très bien ce village, puisque j’y habite. J’essayerai de trouver les meilleurs soins pour guérir votre blessure que j’ai causé contre ma volonté, mais ne vous méprenez pas, ce n’est que par principe et conscience que je vous aide. »

    Atténué à présent de cette colère grondante qu’il venait de témoigner, il conduisit nos deux aventuriers vers la route qui menait au village d’Amirisha.
    Vint alors un moment où il prit conscience qu’il ne connaissait même pas le nom de son hôte, faute de quoi il s’aperçut qu’il n’était vraiment pas adroit avec les femmes.

    « Au fait, puis-je savoir votre nom ? »

    À vrai dire, jamais personne ne s’était encore opposé à lui et son arrogance, ce qui poussa sa curiosité à en apprendre plus sur elle. Intrigué, son regard affecta un sourire malice pour ne pas confondre son intérêt grandissant aux yeux de cette jeune femme.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]   Sam 16 Mai 2009 - 18:26

    Apparemment décidé à ne pas se laisser marcher sur les pieds par un bout de femme enflammé, l’inconnu lui rendit coup pour coup ses remontrances. La remarque de Selena sur son incompétence semblait l’avoir particulièrement affecté parce qu’il insista par la suite sur le fait qu’il connaissait bien Amirisha et qu’il lui procurerait les meilleurs soins. A cela, il ajouta que c’était par principe et non par affection qu’il agissait de la sorte. La jeune femme roula des yeux et soupira. Il aurait fallu être véritablement stupide pour n’y voir autre chose qu’une démonstration de chevalerie. Il souhaitait réparer son erreur et Selena n’en attendait pas plus de lui. Le regard de l’homme se couvrit soudain d’un voile de douceur, il sembla perdu dans ses pensées et la jeune femme eut la délicatesse de ne pas l’interrompre.

    Il l’aida à se jucher sur le dos de son cheval, un magnifique étalon noir au regard brillant d’intelligence. Les deux voyageurs prirent donc la direction du village. La route n’était pas très longue, ils seraient à Amirisha lorsque le soleil atteindrait son zénith. Selena songea à sa propre monture, restée seule dans la petite clairière. Aurait-elle la patience de l’attendre ? Et comment cela se passerait-il si elle était contrainte de rester plusieurs jours ? Il lui fallait trouver une solution et vite… Mais l’inconnu l’arracha à ses pensées en lui demandant son nom, ou plutôt s’il pouvait savoir son nom. Un sourire malicieux étira ses lèvres.


    « Vous pouvez. Maintenant, allez savoir si je vais vous le donner. Qu'y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons rose, par n'importe quel autre nom sentirait aussi bon. Quelle importance prend alors le nom ? »

    Elle porta sur l’homme, dont elle-même ignorer le nom, un regard curieux et ouvert. Pousser les autres à la réflexion et réfléchir avec eux sur la métaphysique du monde était un des passe-temps favoris de Selena. La plupart se prêtaient volontiers au jeu, ils confrontaient alors leurs opinions et cherchaient l’équilibre entre toutes leurs réponses. Elle désirait gratter un peu le masque de cet homme et voir ce qui se cachait derrière. Peut-être y découvrirait-elle plus qu’un être gorgé de confiance en soi ? La vie était pleine d’apparences mais venait un moment où il fallait tomber les masques et découvrir la vérité. Selena voulait l’avis de cet homme.

    Se laissant bercer par les mouvements chaloupés de l’étalon, elle se surprit à soupirer d’aise avant de se rappeler brutalement qu’elle devait retrouver Alragan avant d’arriver à Amirisha. Elle se redressa brutalement sur la selle, s’attirant un hennissement protestataire, et interpella son compagnon de route.


    « Il faut que je récupère mon cheval, je n’ai qu’à le siffler et il nous retrouvera mais il faudra ralentir un peu l’allure le temps qu’il nous rejoigne. »

    Elle pencha la tête sur le côté. Ses longs cheveux d’un blond presque doré cascadèrent le long de son bras valide. Un mince sourire éclairait son regard mutin. Elle était décidément d’humeur joueuse en compagnie de cet homme. Une moue volontairement attendrie sur le visage, elle minauda.

    « Vous pourriez faire ça pour moi ? »

    S’il n’explosait pas de colère avant la fin du voyage, Selena se promit de lui avouer son nom. Ce serait un jeu de patience et le plus attentif gagnerait.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]   Mar 19 Mai 2009 - 13:46

    Cette femme qui vouait un côté presque indiscernable semblait prendre plaisir à parsemer des réflexions philosophiques sur la nature des choses même, dès lors de sa rencontre avec un nouvel étranger. Ghyrd ne s’était jamais encore posé ce genre de questions sur les valeurs banales mais essentielles du quotidien qu’enfermait le monde. Et aussi simple que ça ne puisse paraître, il ne fut insensible face au vouvoiement qu’elle venait enfin de lui porter. Peut-être qu’à présent elle éprouvait du respect, ou bien même de la sympathie à son égard ? Qu’en savait-il ? Rien, pardi. D’autant plus qu’elle voulait certainement découvrir son opinion par excellence. Un regard énigmatique se porta sur la question qu’avait confiée malicieusement la jeune femme.

    « Si toutes choses portent un nom, c’est pour les identifier aux autres. Et si elles sont susceptibles de porter une égale valeur, c’est parce que nous le concevons ainsi de cette manière. Je pense que chaque chose dévoile son identité pour accomplir un but précis qu’on lui aurait jadis octroyé. Ainsi lui est remis une unique identité qui ne lui est propre qu’à elle-même, qui diffère à jamais des autres. »

    La voix de Ghyrd retentit d’une franchise presque surprenante puisqu’il n’était pas exempt de répondre à cela, s’il le désirait. Voilà une facette de sa personnalité qui n’était encore jusque là méconnue et qui détournait considérablement sa nonchalance habituelle. Fructueuse situation pour la jeune femme qui voulait démasquer Ghyrd, sans que celui-ci ne s’avère de constater la moindre parcelle de curiosité qu’elle demeurait consciemment secrète. Ghyrd ne pouvait s’opposer à l’intelligence des elfes, bien que son interlocutrice soit de sang mêlé, son corps et son esprit en contient malgré tout. Mais pour l’instant, notre jeune chasseur n’en savait strictement rien sur la véritable apparence de cette jeune femme, comme quoi, ils portaient inéluctablement un critère de ressemblance : ils voilaient leur réelle identité.

    « Votre cheval ? J’espère pour vous qu’il ne lui ait rien arrivé, c’est dangereux par ici. »

    Après avoir ralenti le pas, Ghyrd ordonna finalement à son cheval de faire halte ; la monture s’exécuta sur le champ sans contestation.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]   Jeu 21 Mai 2009 - 14:00

    A son immense plaisir, l’homme se prêta au jeu de réflexion. Sa réponse en dévoila bien plus que Selena n’osait avancer sur la personnalité de ce bel inconnu. Il avait poussé son jugement très loin tout en étant sincère sur toute la ligne. La demie-elfe lui était reconnaissante de ne pas avoir essayé de se méprendre d’elle et de lui mentir. Il était peut-être prompt à la colère et exsudant de suffisance, cela ne l’empêchait pas d’être d’une franchise déconcertante. Selena réfléchit alors à sa réponse. Selon lui, chaque chose avait un nom spécifique qui répondait à des critères de différenciation. Ainsi une rose ne serait pas confondue avec une pierre de rubis sous prétexte qu’elles aient la même couleur. L’inconnu avait ajouté que le nom était comme un but fixé dès l’appropriation du patronyme. La jeune femme baissa la tête, cogitant sur ce qu’elle était en train de comprendre.

    « Votre cheval ? J’espère pour vous qu’il ne lui ait rien arrivé, c’est dangereux par ici. »

    Selena redressa la tête et la tourna vers l’homme. Son sourire était revenu, teinté de fierté pour son petit cheval. Elle lui répondit naturellement.

    « Ne vous en faîtes donc pas pour Alragan. Il est plus malin que les autres et nous avons l’habitude des dangers. Moi-même ce matin je me suis faite épinglée par un archer avide de viande fraîche. »

    L’homme ralentit le puissant étalon qui ne broncha pas d’un poil. Selena adressa à l’inconnu un regard jubilant et un joli sourire plein de gaieté. Elle espéra qu’il ne regretterait pas de l’avoir accompagnée car elle s’amusait bien en sa compagnie et commençait même à éprouver de la sympathie pour cette grande tête fanfaronne. L’estime qui naissait en elle se muait en respect qu’il semblait apprécier au regard des premiers mots échangés. La jeune barde se retourna péniblement, grimaçant face aux élans de douleur qui se propageaient dans tout son bras, et commença à siffler. Loin des sifflements que pouvaient s’échanger des ivrognes devant le passage d’une femme à la poitrine opulente, le sifflement de Selena était mêlé d’un chant lointain dans lequel elle distillait un appel à l’étalon cannelle.

    Malgré la distance qui devait les séparer, Selena fut certaine qu’Alragan l’avait entendu. Elle se tourna vers l’homme qui s’était tu durant son appel. L’observant rapidement, elle remarqua qu’il avait une carrure appréciable. Il devait s’entraîner régulièrement pour parvenir à conserver cette taille fine et musclée. Emanant à la fois la puissance et la douceur, Selena chercha à savoir d’où provenait cette mansuétude. Etait-il amoureux et la pensée de son aimée adoucissait les traits forts de sa personnalité ? Haussant les épaules intérieurement, elle conclut que s’il lui venait l’idée d’en parler avec elle, il le ferait. C’était le domaine privé de cet homme, cela ne la regardait pas.

    Un étrange silence s’était établi entre eux. Seuls les rares bruits de la forêt rompaient par moment le mutisme des deux voyageurs. Se remémorant la conversation qu’ils tenaient peu avant, Selena décida de la rouvrir. Sans se soucier du lien qu’il ferait ou non avec la conversation, la barde reprit là où ils s’étaient arrêtés. Elle demanda d’un air détaché, curieuse de savoir ce qu’il répondrait.


    « Comment cela se passe-t-il lorsque deux personnes ont le même nom. Leur identité est différente et pourtant nous les appelons de la même manière. Je n’ai encore jamais croisé une deuxième Selena cependant je ne m’avancerai pas à prétendre que je suis l’unique Selena du Gwendir. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]   Mar 16 Juin 2009 - 15:21

[ Désolé j'ai bâclé la réponse, "le récit" ne se suit pas réellement, si tu veux que je l'avance préviens moi et je rajouterai des lignes. ]


    Au coin de ses lèvres se dressa un sourire enjoué qui se manifesta d’une aisance instantané. Se faire charrier par cette jeune femme dû à l’anecdote de ce matin, l’amusait à présent –bien que sa malencontreuse cible soit une femme et que celle-ci souffre d’une blessure aux conséquences atténuantes par son ultime faute-, il énonçait une sympathie peu connu envers elle ; il dévoilait inconsciemment de sa face caché, cette carapace qu’il avait construite évitant ainsi volontairement la présence de ses qualités au monde telles qu’elles étaient, car apeuré d’une confiance incertaine à l’égard d’autrui et dû à une vision bien trop froide et aiguisé envers ce monde qu’il trouvait délabré et déchu par les hommes, Ghyrd vouait ce malheureux ressentiment aux vues de son passé pathétique et d’une fatalité qui s’était abattu inévitablement sur sa famille. Pourtant avec cette jeune femme, cela différait. La sympathie régnait un peu plus sur l’un et sur l’autre, elle semblait manifestement réciproque.

    Shad, son étalon, ne bougeait plus, il obéissait tout bonnement aux ordres de son maître. La jeune femme, après l’appel de son cheval, restait sagement sur la selle, sans un mot, tout comme Ghyrd. Ils espéraient tout deux, et plus particulièrement sa cavalière, la venue précipitée du cheval de celle-ci, qui pour l’instant, ne s’entamait aucunement. Même au loin, près de la broussaille, seul un vent furtif était responsable du mouvement instable du feuillage virevoltant avec douceur et placidité. Une quiétude ferme se glissa sur le visage de la jeune femme qui savait pertinemment que sa monture apparaîtrait prochainement ; tout ceci n’était qu’une question de temps et de patience. S’en suit soudainement la suite de la conversation, interrompu antérieurement.

    « Selena… Voici donc votre nom, enfin ! Je pensais que vous ne me le ferez jamais partager. Vous m’envoyez ravi. »

    Ghyrd s’égara du sujet de la conversation, ne répondant à la question posée, il ne la portait déjà plus à son attention, plutôt ravi de pouvoir enfin interpeller par son nom cet être aux valeurs intéressantes dont il trouvait de plus en plus charmante. L’ère d’une forte amitié allait peut-être s’en suivre, qui sait ? Se détestaient-ils au début pour s’adorer en suite ? Ghyrd ne pensait rien de tel, il n’explorait pas autant son esprit vers l’avenir, juste qu’il appréciait un peu plus Selena malgré leur différent dès leur rencontre. Après avoir été autant impassible, le jeune garçon lui vouait finalement de l’enthousiasme à son égard.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]   Mar 23 Juin 2009 - 15:29

    Contrairement à ce qu’elle s’était attendue, et ce revirement de situation la prenant de court, le jeune homme ne répondit pas à son interrogation. Dans tout ce qu’elle venait de lui énoncer, il n’avait retenu qu’une seule chose, un minuscule élément qu’elle avait jugé malin de glisser dans ses paroles mais sans y attacher vraiment d’importance. Selena. Son nom. L’enthousiasme de son nouveau compagnon de voyage la fit sourire. Autant pour si peu. Les hommes étaient décidément tous les mêmes… Cela étant, elle jugea bon de rajouter que les femmes aussi étaient capables de réactions hyperboliques. Peut-être était-ce pour cette raison qu’ils allaient si bien ensemble ? Elle chassa cette pensée et répondit d’une voix plus chaleureuse qu’avant.

    « Heureuse de te faire ce plaisir. Puis-je savoir le tien à présent ? »

    Elle basculait de nouveau dans la familiarité mais cette fois-ci, ce n’était pas par refus de respecter le protocole. Selena commençait en effet à prendre ce bel inconnu en sympathie. Etait-il envisageable que la colère et la haine qu’ils avaient mutuellement éprouvés tout à l’heure se soit transformée en esquisses d’une amitié durable et indéfectible ? La jeune femme songea qu’il en était fort possible. Cet homme l’amusait et il semblait apprécier son esprit décalé et taquin. Un profond respect naissait entre eux. Ils semblaient bien partis pour s’entendre, si mal ait débuté leur rencontre.

    Un roulement sourd et lointain troubla soudain la quiétude de leur conversation. Un hennissement que la barde aurait reconnu entre mille résonna entre les arbres. Quelques secondes plus tard, un petit étalon couleur cannelle perça les ombres des fourrés et se posta fièrement juste à côté du grand cheval noir. Selena se surprit à rire devant la fougue de son étalon. Gênée par sa blessure, elle grimpa en selle avec l’aide du jeune homme. Elle le remercia poliment et assura son assise. Alragan tourna vers elle son regard intelligent et souffla doucement par les naseaux. De son bras valide, elle lui flatta l’encolure tandis que le chasseur montait sur son propre étalon.

    Ils reprirent leur route, forçant un peu l’allure cette fois pour arriver à Amirisha avant l’heure du déjeuner. Une heure après qu’Alragan soit arrivé, ils sortirent du couvert des arbres et découvrirent un splendide spectacle. La plaine qui s’étendait devant eux était baignée par la clarté rayonnante du soleil. L’herbe semblait être faite d’or pur et les nombreuses variétés de fleurs rivalisaient de couleurs parmi cet océan de miel. Selena sourit à ce spectacle et se promit de composer une ode en l’honneur de la beauté du monde. Elle se tourna soudain vers le jeune homme et lui demanda :


    « Quel métier exerces-tu, hormis la chasse ? »

    Elle était curieuse de connaître sa réponse. Au regard de sa carrure, il devait avoir une fonction qui demandait beaucoup de force et de dextérité. La douceur dans les gestes qu’il avait pour sa monture montrait aussi qu’il travaillait avec des bêtes depuis longtemps et, sûrement, qu’il devait beaucoup aimer leur contact. Jetant un bref regard à son épaule blessée, elle songea qu’ils feraient mieux de se dépêcher. Elle commençait à tourner de l’œil, son sang continuait de couler, bien qu’avec lenteur. Essayant de chasser toute trace de douleur de son visage, elle se concentra sur la réponse du garçon.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]   Mar 1 Sep 2009 - 17:13

[ J'ai fait avancé nos personnages près du village, n'hésite pas à me dire si quelque chose te déplait dans ma réponse :') ]


    Il est vrai que le temps resplendissait la région : l’aurore s’était dispersée en un soleil éclatant. Après l’arrivé de l’étalon couleur cannelle attendu depuis peu, nos deux jeunes aventuriers parcouraient la plaine qui entrecroisait le territoire elfique et le territoire humain. Au sommet d’une petite colline, le village d’Amirisha n’était plus qu’à quelques mètres de marche. C’est alors que le doux et constant zéphyr animant la plaine bercée de légèreté murmuraient aux oreilles de nos ôtes un délice rafraîchissement. C’était fort agréable et cela ravivait le sourire serein et plaisant de Ghyrd qui ne l’avait plus exprimé depuis près d’une heure.

    « Hormis la chasse, je suis palefrenier. Je tiens ma propre écurie où j’établie un commerce dans la vente des chevaux ou sleipnirs que je domestique. Ils sont très bons marchés. »

    Après un bref instant…

    « Ah j’allais oublier… Je prétendais que n’importe quelle chose possédait sa propre identité, mais il est certain que les hommes, eux, peuvent disposer d’un même nom, il n’y aura jamais aucune cessation. En fait, je ne sais pas comment te faire part de la chose subtilement, alors je vais te dire brièvement ceci : chacun est unique en son genre. »

    Approchant pas à pas de la destination, Ghyrd estompa une expression satisfaite, il ne fallait pas se réjouir très vite, car la blessure de son amie n’était guère rétablie et personne ne pouvait réellement distinguer si elle avait été infectée durant le trajet. Il n’y avait plus qu’à espérer que ça ne soit pas le cas et continuer la route jusqu’au le village, au plus vite. Ils ne pouvaient pas accélérer le pas des chevaux, aux risques d’agrandir davantage la plaie de Selena ; Ghyrd ne pouvait alors que prier le Dieu père Odin pour qu’il est pitié de l’âme de la jeune femme, lui laissant ainsi la vie sauve. En ces temps, les infections et maladies engendrent beaucoup plus de mort qu’à leur habitude. L’inquiétude chassait le sourire à ses lèvres et dispersait dans son esprit, un ressentiment amer et profond qui lui faisait douloureusement rappelé que la mort envisageait sans doute d’arracher sa sœur Naïs de Gwendir , du monde, de la Terre, de la vie.

    « Nous y sommes presque, un peu de courage Selena. Le village n’est plus qu’à 500 mètres d’ici et nous pourrons rejoindre l'herboriste du village qui pourra te faire une potion de soin. »

    Tenant fermement les rennes de sa monture, il avait beau être un excellent cavalier et presser le pas, il ne pouvait que patienter l’arrivé au village.
    Les pensées de Gyrd rejoignirent un instant l’extérieurs de sa maison, son écurie, ses chevaux… la porte d’entré de la maison s’ouvrit. On y apercevait alors une petite salle où était disposé une cheminé, une table, des chaises, différentes peintures ornant le contour des murs de la pièce, puis d’un escalier. Cet escalier menait aux chambres à coucher. Les plusieurs marches montés, on y voyait sur la droite une porte entrouverte. Dedans se présentait, allongée dans un lit au drap de soie et d’une chaude couverture de fourrure, la jeune sœur de Ghyrd, Thaïs. Il s’imaginait embrassée une seconde fois sa sœur avant de partir chasser ; caressant sa peau pâle et misérable cloîtré des journées entières dans ce lit qui pourtant ne rimait qu’avec luxe et confort. Il regrettait la présence de Naïs en ce temps si ravissant ; elle aurait adoré être avec lui, là dehors dans la plaine, sur l’herbe verdâtre dorée qui s’en résultait.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]   

Revenir en haut Aller en bas
 

La chasse est ouverte. [Selena Dalwën]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» [MISSION] Les rebelles de la forêt : La chasse est ouverte !
» La chasse est ouverte... YATA!!!!!! [PV Sybille]
» [capture de familier] La chasse est ouverte !
» [Rp combat] Damaz vs Jerenn; chat ailé vs fantôme armé... la chasse est ouverte !
» La chasse est ouverte (PV All Hunters)
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Prophétie Nordique  :: Chapitre 4-