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 Jours forcés en forêt [PV Eliana]

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MessageSujet: Jours forcés en forêt [PV Eliana]   Sam 23 Mai 2009 - 12:18

An 835
Semaine 10 - Jour 6
Fin de matinée




Dorian Llwendin

Dès que Dorian avait rejoint Demetra et la jeune noble tout juste enlevée, il l’a mis en garde sur les environs qui pouvaient s’avérer dangereux pour une personne seule, mais pas réellement sur lui. Il n’en voyait pas vraiment l’utilité. Après tout, il venait de l’enlever, si elle n’était pas idiote, elle comprenait ce que cela voulait dire. Elle était sa captive et devait se tenir tranquille sous peine de représailles. Si tout se passait bien, Dorian tiendrait promesse, il n’avait aucune raison de faire du mal à la jeune femme, cependant, si elle venait à lui causer des ennuis, il n’hésiterait pas pour autant. Il avait plus d’un mort sur les bras et tous n’était pas prévus au départ. Mais il jugea préférable de passer ce détail sous silence.

En parlant, Dorian qui s’était présenté sous le nom de Griffon, avait caressé la jeune femme du visage à la poitrine. Elle avait la peau douce, et était jolie, c’était indéniable. Une belle jeune femme. Sans savoir pourquoi, Dorian était sûr qu’il recevrait la rançon. Déjà parce qu’un père normalement constitué ferait tout pour ses enfants et ensuite, la jeune Eliana devait avoir des amis importants qui souhaiterait aussi son retour. Bien que Dorian se doutait que Lord Aziel’Da disposait d’une fortune suffisante pour payer la rançon sans même entachait sa fortune. Peut-être aurait-il dû demander plus ? Mais, non, il faut savoir être raisonnable.

Il demanda à la jeune femme de se reposer, afin qu’ils puissent repartir bientôt. Car Dorian n’avait pas l’intention de rester sur place, ce serait le meilleur moyen de se faire repérer. Bien que la forêt soit de taille importante, si elle était correctement balayée on ne manquerait pas de les trouver. De plus que la jeune Druide ayant assisté à l’enlèvement risquait de sonner l’alerte plutôt rapidement. Cependant, il faudrait un certain temps pour que les recherches se mettent en place. Certes Lord Aziel’Da devrait recevoir le message assez rapidement et il lancerait les recherches tout aussi vite et il faudrait peut-être aussi compter sur les troupes humaines pour lui compliquer la vie à cet enlèvement. Il allait falloir que Dorian reste attentif.

La jeune femme répondit à ces conseils. Elle lui dit de garder pour lui ses palabres sans intérêts et lui tourna le dos. Dorian sourit ironiquement et laissa sa main en suspens quelques instants avant de se pencher dans le dos de la jeune fille. Il déposa délicatement la main sur son épaule droite et rapprocha son visage de l’oreille gauche de la jeune femme. Il lui dit en chuchotant :

« Mes palabres sans intérêts visent à vous protéger chère demoiselle. Je suis tout disposé à vous rendre vivantes aux vôtres, mais pour cela, il faudra y mettre du votre, car je change très rapidement d’avis. Est-ce que c’est compris ? »

Au fur et à mesure qu’il avait parlé, il avait resserrés son étreinte sur l’épaule de la jeune femme. Pas pour lui faire mal, mais simplement pour lui faire comprendre qu’il ne se laisserait pas embêter. Quant à la question n’attendait pas vraiment de réponse. Il voulait simplement mettre les choses au clair. Il attendit quelques instants avant de finalement relâcher son étreinte.

« Nous repartirons sous peu. »

Il s’éloigna alors de la jeune femme, la laissant seule dans ses pensées, mais toujours à proximité du Griffon, qui bien qu’ayant l’air occupé à nettoyer ses griffes gardait un œil sur la jeune femme. Oui, ils allaient bientôt repartir. Il ne manquait à Dorian qu’à retrouver le chien. Ce dernier disparaissait toujours au mauvais moment. Dorian l’appela alors. Il savait qu’il devait être dans les alentours, Marel ne s’éloignait jamais vraiment de lui.
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Elianä Aziel'Da
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MessageSujet: Re: Jours forcés en forêt [PV Eliana]   Mer 3 Juin 2009 - 9:32

Il n’y avait bien que son éducation et son caractère posé qui la retenaient encore de gifler l’impudent de telle manière qu’il n’oserait plus lever les yeux vers elle. De toute sa vie, jamais encore quelqu’un n’avait prit le partit de la défigurer ainsi, n’était-elle donc pas la fille cadette d’une des familles les plus puissantes chez les Ombres ? Ce n’était que révérence et politesse en son endroit et voila que ce rien du tout se permettait des privautés qu’elle n’aurait pas même accepté d’un parent.

La jeune Ombre avait toujours rêvé d’aventure et de changement, échappé enfin au carcan de la société, à ses règles et ses contraintes. Laisser libre court à ses envies sans qu’on ne vienne lui asséner que cela n’était pas digne d’une jeune fille de son rang. Mais elle n’aurait jamais cru que ses rêves prendraient une telle tournure. Car il ne fallait pas s’y tromper, elle était noyée jusqu’au cou dans une ‘aventure’ comme on n’en faisait rarement. Mais de ce genre, Elianä s’en serait bien passée. Elle ne pouvait qu’imaginer la réaction de son père, à Yswllyra, quand il apprendrait que sa cadette avait été enlevée, tout comme la réaction d’Aldarik, son cher garde. A n’en pas douter, il s’en voudrait que sa protégée se soit ainsi volatilisée dans les airs sans qu’il n’est rien pu faire. Et Aelalia ?

Elianä cilla bien malgré elle quand l’elfe posa sa main sur son épaule. Ce contact la révulsa bien plus que de s’être fait enlever par un griffon et d’avoir profité de la cité royale humaine vue du ciel. Son souffle et ses paroles à son oreille la firent trembler bien malgré elle, le dégoût se transformant à mesure en douleur alors qu’il appuyait sur son épaule. Le voyage dans les cieux et entre les griffes du griffon était bien assez frais pour qu’elle ne ressente rien à ce contact, malgré tout ce qu’il pouvait en penser.


- Ne posez plus jamais vos mains sur moi, lâcha-t-elle les dents serrées tout en se mettant hors de portée du mercenaire.

Elle préférerait encore qu’il en finisse maintenant avec elle plutôt qu’elle y ‘mette du sien’ comme il le disait. Il l’avait enlevé, il allait la séquestrer pendant une durée indéterminée, le temps pour son père de réunir la somme demandée, et il voulait en plus qu’elle soit polie et montre d’une gratitude outrancière envers lui ? Si Elianä était une idéaliste, ce mercenaire était lui un idiot sans cervelle. Son honneur importait même plus que sa vie et elle n’était point stupide. Si elle mourrait, il n’avait plus aucune monnaie d’échange et il pourrait dire adieu à son rançon, tout comme à sa vie. Car si l’Ombre avait bien une certitude, c’était que ni son père ni Aldarik ne laisseraient son assassin en liberté avec la possibilité de réitéré un tel forfait avec une autre jeune fille bien née.

Crânement, elle lui retourna un regard peu amène avant de s’enfermer de nouveau dans le mutisme, se concentrant à regarder partout sauf en sa direction. Ils ne devaient pas encore être trop éloigné de la capitale humaine et c’était maintenant qu’elle devait tenter de prendre le large, forte de l’idée qu’il ne lui ferait rien de mal si il tenait un tant soit peu à mener à terme son enlèvement. Mais se lever maintenant sans raison, avec sa cheville douloureuse et la fatigue qui commençait à peser sur ses épaules, n’était peut-être pas une bonne idée. Aussi se résolut-elle à attendre que l’elfe donne le signal du départ, non sans se jurer à elle qu’elle n’accepterait d’aucune manière son aide.
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MessageSujet: Re: Jours forcés en forêt [PV Eliana]   Dim 14 Juin 2009 - 12:03

La réaction de la jeune ombre ne se fit pas attendre. A peine mise en garde de Dorian terminée, la jeune femme s’éloigna de lui, lui intimant de ne plus la toucher. La jeune femme était fière et son éducation transparaissait dans ses agissements. Fière et calme quoi qu’il arrive. Furieuse, elle était sans aucun doute, quoi de plus normal d’ailleurs. Enlevé comme si elle avait été un fétu de paille, la jeune femme s’était envolée dans les airs. Elle ne risquait pas d’oublier ce passage de sa vie.

Dorian ne releva pas la volonté de la jeune femme et pas plus le fait qu’elle ne lui ait pas répondue. Il n’attendait pas d’elle qu’elle coopère, mais simplement qu’elle se tienne tranquille et n’attire pas de complication. Certes, il y avait peu de chance qu’ils croisent quelqu’un en forêt, quoiqu’une rencontre avec quelques randonneurs ou même un chasseur fût possible. Dorian espérait ne rencontrai personnes, cela faciliterai considérablement les choses.

Mais maintenant, il allait falloir partir. Rester sur place était le meilleur moyen de se faire repérer et attraper. De plus rester immobile laisser tout loisir à la jeune femme de ruminer ses pensées. Dorian ne la pensait pas assez stupide pour tenter une évasion qui serait de toute façon vaine, à moins peut-être que la jeune femme ne tombe sur une troupe de soldats pour la protéger, mais c’était peu envisageable. Il fallait voir les choses en face, en forêt la jeune femme aurait du mal à lui échapper. Demetra à lui seul pouvait la dissuader, après tout elle avait déjà fait un tour entre ses griffes, elle pourrait en faire un second. Quand à Dorian, il y avait peu de chance qu’elle lui échappe. Les elfes sont habile en forêt, il avait à porter de main un arc, bien sûr il ne tuerait pas la jeune fille, mais une flèche passant à quelques centimètre peu quand même surprendre. Puis il y avait le chien. Ce dernier se ferait une joie de galoper après la jeune femme, de grogner, aboyer et sûrement mordre. Marel restait assez incontrôlable, c’était un chien plutôt sauvage et cela se voyait même dans son apparence. Toujours en mouvement, peu enclin aux caresses, montrant les dents pour un rien, il aimait faire la chasse aux petits animaux. Marel arriva justement quelques secondes après que Dorian l’ait appelé, flairant le sol à la recherche d’une chose inconnue de tous. Il n’accorda pas un regard à la jeune femme.

Dorian se retourna alors vers la jeune femme, restant tout de même à deux trois mètres d’elle. Elle ne voulait pas qu’il la touche, elle devait donc aussi souhaiter qu’elle garde ses distances. Bien loin l’intention de Dorian de faire plaisir à la jeune ombre, mais il préférait qu’elle soit calme qu’ouvertement furieuse. Dorian aimait le silence et pendant la marche il voulait éviter d’avoir à le briser sans bonne raisons. Il s’adressa à elle :

« Nous allons nous mettre en route. Si vous voulez bien passer devant, je ne voudrais pas vous perdre des yeux. Ce serait dommage que vous vous éloigniez trop. »

Dorian fît signe à la jeune femme de lui passé devant. Il préférait la voir devant lui. Elle n’était peut-être pas armée, mais semblait maligne. Mieux valait se méfier. De plus si elle était devant lui, il aurait bien plus de facilité à anticiper ses mouvements. Alors que dans l’autre cas, il devrait concentrer son ouïe sur ses pas pour se prévenir de changements suspects. Hors Dorian préférait se concentrer sur l’environnement que sur son otage. Du museau, Demetra poussa la jeune femme en avant pour la faire avancer. Tout le temps qu’elle se décide, il restait derrière elle. Pour parer à toute éventuelle fuite. Marel de son côté avait cessé de fouiner et s’était arrêté auprès de son maître, scrutant la jeune femme de son regard mauvais. Au premier coup d’œil, on se disait que c’était un chien méchant et généralement cela se confirmait rapidement. Dorian, lui aimait bien le chien, ce dernier avait une façon de jouer qui lui plaisait.
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Elianä Aziel'Da
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MessageSujet: Re: Jours forcés en forêt [PV Eliana]   Jeu 18 Juin 2009 - 11:33

HJ : Je me répète mais je n’ai reçu aucune notification par mail et comme je navigue avec IE au boulot, pas d’image affichée, donc je n’ai pas vu que tu avais répondu ! Vraiment désolée, surtout pour le MP x_x

A ses paroles, Elianä se contenta d’un rapide regard dans la direction de Dorian, bien que commençant malgré sa répulsion manifeste à se lever comme il le demandait. Mais si l’on comptait sa blessure ainsi que le manque total de bonne volonté de la part de la noble, celle-ci prit tout son temps pour se remettre sur ses pieds. Prenant d’abord appuis sur le sol puis sur un arbre qui se dressait à côté d’elle, elle réussit finalement à tenir debout, non sans crispation des traits de son visage dû à la douleur qui fulgurait dans sa cheville, remontant le long de sa jambe et le faisant frissonner dès qu’elle posait sa cheville blessée à terre.

Elle se rendait maintenant mieux compte que même si elle avait eu l’envie de suivre au pas le mercenaire, elle aurait eu beaucoup de mal.

Quand elle avait été assise, elle n’avait pas pris la pleine mesure de sa blessure, pensant à une simple foulure qui se résorberait bien vite. Mais quand elle voyait avec quel mal elle faisait un pas pour se placer devant l’elfe, elle savait que c’était pire encore que ce qu’elle avait craint tout en le désirant ardemment. Car la jeune fille n’était pas folle, elle ne recherchait pas la douleur à outrance, même pour sauver sa vie et ennuyer son kidnappeur. Elle aurait aussi bien pu forcer le trait d’une petite foulure, sans avoir à supporter les difficultés que supposées un tel mal.

Au moins avait-elle encore le bonheur de se moquer in petto des manières proprement scandaleuses du mercenaire dans ses kidnappings, sans finesse et sans aucune intelligence.

Elle remarqua qu’elle n’avait plus fait un pas quand quelque chose la poussa pour la forcer à avancer. Elle eut d’abord une furieuse envie de se retourner pour gifler une bonne fois pour toute l’elfe, pensant que c’était lui qui lui signifiait qu’elle devait avancer plus vite en la bousculant, mais elle retint son geste quand elle avisa finalement le molosse dépenaillé qui était en fait à l’origine de ce geste. Les yeux d’Elianä s’agrandirent sous l’effet de la surprise mêlée à une peur primaire devant l’animal. Son esprit enfiévré le lui faisait paraître comme venant tout droit d’elle ne savait quel récit d’horreur dont elle était peu friande. Pourtant, elle ne put s’empêcher de marmonner d’une voix assez audible pour être entendue par Dorian qu’il ferait mieux de tenir son chien en laisse.

Clopin-clopant, elle fit quelques pas, le visage fermé, tiraillée par la souffrance. Elle ne disait pourtant toujours rien, elle ne voulait rien lui devoir. Sa démarche était aussi plus accentuée, plus chaloupée, du fait de sa marche inégale. Mais toujours aucun mot.

Les jours qui allaient venir risquer d’être on ne peut plus morne pour tout le monde…
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MessageSujet: Re: Jours forcés en forêt [PV Eliana]   Jeu 18 Juin 2009 - 18:25

Lorsque la noble se leva, sa grimace de douleur n’échappa pas à son kidnappeur, mais rien dans son allure ne changea pour autant. Certes il n’avait pas prévu de blesser son otage, mais de toute façon il voyait mal comment Demetra aurait pu faire pour la poser en douceur. La vision des griffons reste un peu différente de celle des races du gwendir. Ce qui est au fond facile à comprendre, les griffons passent la plupart de leur temps en vol et leurs pattes puissantes leurs permettaient des atterrissages rude à flan de montagne, ce que bien évidemment la constitution d’une Ombre lâchée sans avertissements au milieu de terre et de cailloux ne pouvait appréhender correctement.

Dorian attendit patiemment que la jeune femme lui passe devant et restait parfaitement immobile. Pour le moment il n’était pas inquiet et pouvait se permettre de perdre un peu de temps, cependant si la jeune femme continuait de marcher à cette allure, il devrait peut-être songer à une autre solution. Mais en attendant, même si elle n’y mettait pas de la bonne volonté, elle avançait plutôt normalement pour quelqu’un de blessé. Au moins Dorian pouvait se juger chanceux de ne pas être tombé sur une comédienne qui aurait feins de ne pouvoir avancer pour l’ennuyer. La jeune femme gardait sa noblesse et cela était positif pour elle.

Il sourit amusé quand elle lui dit de garder son chien en laisse. Il lui dit simplement à titre d’information :

« Même en laisse ce chien n’en ferait qu’à sa tête. »

La petite compagnie avança donc. La jeune femme en tête, Dorian et le chien derrière elle et Demetra en queue de file qui les suivait. Dorian préférait garder le griffon au sol, en vol il ne manquerait pas de se faire remarquer et de permettre à d’autre de tracer leur position. Dorian se demandait combien de temps le courrier mettrait pour arriver. Il irait sûrement se renseigner demain matin ou du moins paierait quelqu’un pour y aller et savoir si la rançon était en route. A qui s’adresserait-il ? Un enfant ou un ivrogne peut-être. Quelqu’un de facilement manipulable avec un peu d’argent et que l’on jugerait rapidement comme innocent si il venait à être arrêté. Pas que Dorian s’inquiète de leur sort, après tout des innocents vont toujours en prison, mais à se concentrer sur un gamin effrayait ou un bourru ne comprenant pas grand-chose à la situation les gardes en oublierait d’observer les alentours et Dorian passerait inaperçu. Il prendrait sûrement Marel avec lui au cas où il est besoin d’un diversion. Il laisserait la jeune femme aux bons soins de Demetra.

La petite troupe marcha plusieurs heures, deux ou trois certainement. Dorian gardait un œil sur la jeune femme à la démarche inégale devant lui. A ce moment là, Marel rappela à l’ordre un peu tout le monde en aboyant. Un coup un seul, sans grognement ce qui fit comprendre au chasseur de prime que ce n’était pas un danger éventuel ni même un visiteur impromptu qui approchait, mais simplement l’estomac du chien qui faisait rage. A y réfléchir, la matinée était terminée depuis un moment déjà et l’heure du repas avec elle. Le début d’après midi commençait à s’étaler. Une pause serait sûrement la bienvenue.

« Nous nous arrêtons. » dit-il simplement à l’adresse de la jeune femme. Bien sûr lui s’était déjà arrêté lorsque le chien avait aboyé afin de savoir ce qui lui arrivait. Allant chercher un sac sur le dos de Demetra, il s’adressa ensuite au griffon.

« Va chasser, mais reste au sol. » Ce n’est pas les mots que le griffon comprit, mais l’intention. Celui-ci tourna alors le dos. Quand à Dorian il s’assit sur un rocher attrapa un morceau de viande séché dans le sac et le jeta à Marel qui le déchiqueta avec appétit allonger non lui de lui et de la jeune femme. Il tendit alors à cette dernière un fruit et du pain. C’était la seule consistance du repas, elle n’avait pas le choix ou alors elle s’en passerait. Lui-même prit la même chose et avant de s’attaquer à son pain dit à la jeune femme :

« Si vous souhaitez de l’eau il y en a. » Il fit une pause, son regard se posant sur la cheville de la jeune femme. « On pourrait peut-être vous l’immobiliser avec un bout de bois. » Pour faire come une attèle. Le bois ne serait pas long ni dur à trouver, quand aux cordes ce ne serait pas un problème. Dorian en avait toujours avec lui, elle servait en général de liens mais pourrait subir une petite dérogation, exceptionnellement.
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Elianä Aziel'Da
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MessageSujet: Re: Jours forcés en forêt [PV Eliana]   Lun 22 Juin 2009 - 11:40

Ces quelques heures s’étaient transformés en parcours du combattant pour Elianä. Non contente de ne pas être habituée aux marches forcées en forêt, elle n’était guère plus équipée pour ne pas souffrir de l’environnement en plus de sa cheville. Sa robe était définitivement irrécupérable, le bas était maintenant un mélange de vert et de marron et si cela n’avait été ni inconvenant ni risqué, la jeune fille serait déjà entrain de marcher pied nu pour soulager le feu qui semblait vouloir la consumer par le bas.

Le deuxième problème avait été l’environnement en lui-même. Il lui manquait ici ce frêle sentiment de sécurité qu’elle ressentait quand elle était dans une ville. La forêt était oppressante et si sombre qu’elle en devenait effrayante. Celui qui la suivait deux pas derrière elle ne jouait pas non plus en faveur d’un sentiment plus honorable et noble en elle. Elle n’allait pas devenir hystérique, ce n’était pas dans son caractère, mais elle deviendrait à n’en pas douter plus irascible encore, si cela était possible.

Le temps s’était écoulé avec une lenteur exaspérante et Elianä s’était lentement enfermée dans ses pensées pour ne plus avoir à regarder sa déchéance en compagnie d’un kidnappeur sans foi ni loi. Elle était tombée bien bas et elle ne pouvait que se demander comment allait réagir son père en apprenant le forfait dont elle avait été la victime. Connaissant son caractère entier qui ne souffrait d’aucune perte, quelle que soit sa forme, il ne saurait donner satisfaction à l’elfe en lui donnant ainsi la somme d’argent qu’il avait demandé en rançon. Ne rester que l’idée qu’il envoie des hommes à lui à sa recherche. Mais comment pourrait-il faire ? Il ne pouvait tout de même pas venir en compagnie d’une armée en terre humaine, cela aurait plutôt été vu comme une forme d’attaque contre ce roi qui se prenait pour un empereur, dans sa tour.

Puis à la seule idée qu’il puisse en venir à demander le concours d’Ardiosis Bennefoy, elle frémit d’horreur. Ce serait là le comble du déshonneur alors que leur peuple s’était ligué, avec les Amazones et les Elfes, contre lui. De plus, elle craignait que son père ne se laisse emporter, comme il en avait souvent l’habitude. Habitué à être traité comme un roi à Eray, il ne pourrait supporter de n’être qu’un simple noble, traître de surcroît, face au monarque. Et tout cela par sa faute…

L’heure d’une pause avait finalement sonné et Elianä put enfin s’asseoir et reposer sa cheville endolorie par la marche. Les jambes repliées sous elles, elle se massa du bout des doigts la jambe douloureuse, ne relevant la tête de sa tâche que quand l’elfe lui proposa à manger. Son estomac criait famine et la jeune noble dut bien laisser de côté son entêtement.


- Merci, lâcha du bout des dents, en attrapant ce qu’il lui tendait avant qu’il ne change d’avis, acceptant dans le même temps l’eau qu’il lui proposait. Au moins, il prenait quelque soin de ses otages.

Elle suivit son regard qui se posait sur sa cheville, cachée sur le tissu de sa robe et qu’elle bougea au mépris de la douleur, comme si son regard la brûlait. Elle ne pouvait pourtant pas balayer la proposition et laissait la colère qu’elle ressentait dirigée les décisions qu’elle devait prendre. Et bien que cela lui écorcherait à coup sûr la langue d’accepter son aide, elle ne pourrait pas continuer à marcher toute l’après-midi dans cet état.


- Cela soulagerait en effet ma cheville… répondit-elle comme accord tacite à ses paroles.

Dans une autre circonstance, le discours qu’elle lui aurait tenu aurait été différent. Mais Elianä devait bien s’adapter à l’instant présent non ?
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MessageSujet: Re: Jours forcés en forêt [PV Eliana]   Mar 23 Juin 2009 - 18:42

La jeune femme accepta la nourriture et l’eau que lui tendait le ravisseur. Dorian réprima un léger sourire. La jeune noble pouvait se comporter comme bon lui semblait, elle ne pouvait cependant pas niée que là actuellement elle ne pouvait que coopérer ou se montrer stupide. Visiblement elle avait choisit la première solution bien que cela parût difficile vu la complexité que semblait soudainement revêtir la pourtant simple prononciation du mot merci. Quand à sa jambe, dont elle ne s’était d’ailleurs pas plainte une seule fois durant tout le trajet, Dorian proposa de l’immobiliser avec un bout de bois. La jeune femme accepta, sûrement à contre cœur, mais que pouvait elle faire d’autres au fond ? Risquer de se casser définitivement la cheville ou même la jambe ?

Dorian acquiesça d’un signe de tête à son accord et attaqua son déjeuner. Il ne comptait pas aller chercher le bois nécessaire tant que Demetra ne serait pas revenu. Le chasseur de prime était prudent, il ne laisserait pas son otage seule sans surveillance. Certes il pourrait demander au chien mais ce dernier était si désobéissant qu’il pourrait trouver cela trop ennuyeux comparé à la dévoration de son morceau de viande. Aussi la jeune femme patienterai quelques instants. Elle avait pu marcher plusieurs heures, elle pourrait donc logiquement rester assise moins d’un tour de cadran. Le morceau de pain terminé, Dorian mangea son fruit. Le repas se fit en silence, si ce n’est les quelques grognements de Marel, le bruit de mastication pourtant discrètes des deux personnages et évidemment les bruits naturels de la forêt. A savoir le vent dans les arbres, les cris des oiseaux et le bruit de pas des quelques animaux s’aventurant non loin d’eux parmi la végétation. Cette ambiance de verdure et des sons qui lui était associés était emprunt de nostalgie pour le chasseur.

Aussi changea-t-il de centre d’intérêt. Il reporta à nouveau son regard sur son otage. Il l’observa terminer son déjeuner se moquant royalement que son observation puissent agacer voire énerver, car c’était probablement les sentiments ressentis par la jeune femme où même l’inquiétude, que sa captive pouvait ressentir. Soudainement il demanda :

« D’après-vous, combien votre père est-il près à verser pour vous retrouver en vie ? Qu’est-il près à faire pour vous retrouver ? »

Dorian ne bougeait pas, assis là où il était depuis qu’ils s’étaient arrêtés, il continua d’observer la jeune femme de façon insistante. Aux yeux de Dorian, un père se devait d’être prêt à tout pour ses enfants. Prendre tous les risques, cédés aux compromis sans pour autant se montrer idiot en s’en prenant à un adversaire inconnu dont on ignorait tout. Il avait bien envie de connaître la réponse de la jeune femme. S’un côté cela l’aiderait a appréhender un peu l’homme a qui il avait demandé une rançon colossale. Mais surtout il voulait voir les réactions de la jeune femme. Croyez t’elle son père capable de tout pour elle ? A quel point avait-elle confiance en lui ? Après tout, il n’y a rien de plus traître que la confiance. Mais surtout, ce que voulait savoir Dorian, c’était était-elle persuadée d’être libérée saine et sauve ?

"Etes vous inquiètes Eliana ?" demanda t'il doucement sans la quitter des yeux.
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MessageSujet: Re: Jours forcés en forêt [PV Eliana]   Mer 24 Juin 2009 - 12:39

Non sans quelques plaisirs après cette (trop) longue marche, Elianä avala sans sourciller ce qu’on lui avait donné. Elle n’arrivait pas à faire la fine bouche, mais elle voyait s’éloigner une nouvelle fois des illusions qu’elle pensait pourtant ne pas tant chérir. Ces réceptions étaient à périr d’ennui mais au moins chaque convive pouvait-il manger à sa faim, sans devoir se contenter d’un misérable quignon de pain et d’un fruit. Bien enfuit, elle sentait son éducation remontait peu à peu à la surface, aidé par le nouvel environnement qui était le sien.

Il lui semblait se souvenir d’un passage d’un livre* qui sous-entendait que c’était le lieu où l’on vivait qui forgé notre caractère et nos codes. La ville obligeait à un minimum de civilités et de bonne manière, qui avaient évolués avec les siècles jusqu’à être ce qu’elles étaient aujourd’hui : un monde de faux-semblant qui garantissait malgré tout un semblant de paix. Mais ici, dans cette végétation luxuriante, tout dégagé une impression de force indomptée et de dangerosité. Cette réminiscence lui montrait comme si elle y était ce qu’il pourrait advenir si elle y restait trop longtemps. Ces pressions, aidées par les événements, pourraient bien faire voler en éclat le vernis d’éducation patiemment construit autour d’elle, laissant son instinct de conservation prendre le pas sur son bon sens qui lui, lui commandait de rester sagement à sa place en attendant que l’on vienne la délivrer.

Drapée dans sa dignité et plus sûrement dans ses pensées, l’Ombre ne sortit du marasme de sa tête que quand la voix de l’elfe troua le silence, posant une question incongrue qui étira ses lèvres d’une moue glaciale et que ses yeux se voilaient comme les nuages noirs dans un ciel d’orage.


- Il serait prêt à verser la sueur d’autant d’homme qu’il le faudra, d’autant de temps qu’il le faudra, dusse-ce t-il retourner chaque caillou de ce maudit royaume et je crois que personne ne serait prêt à faire le quart de cela pour vous. Laissez-moi deviner. Vous avez eu une enfance malheureuse, battu peut-être, ou alors vos parents ont tragiquement disparu et depuis vous en voulez au monde entier, rebelle parmi les rebelles, voulant faire payer aux autres la fatalité du destin. Mais ne vous êtes-vous jamais demandé ce que penserait de votre vie les personnes qui vous sont chers ?

Tout cela sans un regard. Elle ne voulait pas lui donner la satisfaction de lui montrer que cette question l’avait déstabilisé. En quelques heures, elle avait sagement laissé de côté toute pensée envers son paternel, pour s’éviter ainsi de se blesser toute seule. Ces jours prochains allaient être assez sombre pour qu’elle ne pense en plus à ce que son père ferait ou ne ferait pas pour la retrouver. Elle ne doutait pas du fait qu’il allait tout mettre en œuvre pour retrouver sa trace mais combien de temps cela prendrait-il ? Cela serait toujours trop pour Elianä.

Elle le regarda dans les yeux à la dernière question, ses traits se détendant visiblement sous ses yeux. Un rire remonta irrépressiblement à sa gorge, qu’elle garda pourtant prisonnier, le refoulant, le renvoyant au tréfonds d’elle-même. C’était tellement candide comme question.


- De ce que vous pourrez me faire ? Non. Je suis la clé de votre kidnapping et si vous y tenez, vous ne me ferez rien. D’apprendre que je pourrais être abadonnée à mon sort ? Non, car je sais que l’on me recherche. Alors je ne vois aucune raison d’être inquiète.

La seule chose qu’elle craignait, c’était ni lui, ni ses gardiens sur pattes, mais du reste, de ce qui les entourait, bien que dans sa logique il allait forcément être le garant de sa sécurité physique, pour la même raison qu’il ne l’assassinerait pas lui-même en pleine nuit. Elle s’inquiétait des conséquences de cet enlèvement mais sentant que ce n’était pas là où il voulait en venir avec sa question, elle s’abstint de le relever.

Finalement, son front se plissa tandis qu’elle concluait :


- Et gardez vos manières rustres et votre familiarité pour d’autres. Nous ne sommes ni proche, ni amis, vous n’avez alors aucun droit de m’appeler par mon prénom.

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MessageSujet: Re: Jours forcés en forêt [PV Eliana]   Lun 13 Juil 2009 - 21:18

Dorian attendait une réaction de la part de la jeune femme et il en obtînt une. Et quelle réaction. Le chasseur de prime ne s’attendait pas à un tel emportement. Certes la jeune femme ne se leva pas et ne montra même aucun geste d’énervement, mais le ton de sa voix parlait d’elle-même. Quoi qu’il en fût Dorian l’écoutât, qua faire d’autre sinon. Il avait posé une question, il avait la réponse, normal. Il s’amusa intérieurement cependant du refus de la jeune femme de le regarder. Ce détail n’était pas anodin. La jeune femme refusait de se laisser impressionner. Un caractère fort sans doute.

Dorian ne fît aucune remarque au parole de la jeune femme, il attendit qu’elle ait finit, continuant de l’observer avec attention alors que son ouïe lui signifiait l’approche du griffon. Le départ n’allait plus tarder. En effet, il ne fallut quelques minutes au griffon pour apparaître des ombres de la forêt. En le voyant apparaître, Marel alla jouer entre ses pattes, bien vite Demetra le repoussa. Après trois assauts écourtés par les pattes puissantes du griffon, le chien se rabattit sur un bout de bois. Insister ne servait à rien, le combat était perdu d’avance. Même si les animaux ne réfléchissaient pas, la notion de danger leur était instinctive. Certainement plus chez eux que chez certains membres d’espèces plus intelligentes d’ailleurs.

Lorsque le griffon fût à ses côtés, Dorian se leva et s’éloigna de quelques mètres à la recherche de bois. Il n’avait pas oublié qu’il avait une attèle à faire à la jeune femme. Tout en cherchant deux bouts de bois qui lui conviendrait, il répondit simplement.

« Que d’emportement pour de si simples question. A vos yeux, l’enfance malheureuse est nécessaire pour choisir une orientation, disons inhabituelle ? » D’autre mots aurait certainement mieux reflétait ce que voulait dire Dorian aux yeux d’une autre personne, mais pour lui il convenait très bien. « Car si c’est le cas, vous faîtes fausse route. En dehors du décès de mes parents, je n’ai jamais été si malheureux que ça. D’autres ont été bien moins chanceux, vous en évoquiez je crois. » Il ramassa un bout de bois qu’il trouvait correct et continua. « Quand aux morts, laissez les sont où ils sont, ils n’ont plus rien à faire dans le monde des vivants. » Son deuxième morceau de bois, il s’avança vers la jeune femme. « Car nous sommes vivant n’est-ce pas ? Du moins pour le moment. »

Il attrapa d’une main la corde accroché à la selle du griffon et s’approcha de la cheville de la jeune femme. Il ne lui demanda pas si elle était capable de se le faire elle-même. Non, en fait il avait autre chose à lui dire et tenait à être face à elle. Il prit la cheville avec délicatesse, n’allons pas la casser dans un geste trop brusque, cela pourrait devenir embêtant, enfin pas tant que ça. Mais bon. Il plaça les bouts de bois et les attacha avec la corde, de façon solide et serrer. Il coupa le corde restante au couteau qu’il tira de sa poche. L’opération ne prit que quelques minutes et se faisant, il dit :

« Je suis quand même surpris que vous vous sentiez autant en sécurité en ma compagnie. Car après tout rien ne m’oblige à vous relâcher au moment même de la rançon. Si votre père est près à mettre tous les hommes qu’il faut à votre recherche comme vous dîtes, il vaudrait peut-être mieux que j’évite d’être face à eux. Vous ne croyez pas ? »

Dorian s’éloigna alors de la jeune femme pour rattacher la corde restante à la selle du griffon. Qu’elle ne réagisse pas où qu’elle lui fasse un couplet sur le courage où tout autres choses, n’avait aucune importance à ces yeux. Ils s’étaient arrêtait suffisamment longtemps, il était temps de repartir.

« J’espère que vous avez fini de manger, lady Aziel’Da, car il est temps de partir. »

Il insista bien évidemment sur le nom de famille de la jeune femme. Ce détail était bien sans importance à ses yeux. Il la réappellerait surement par son prénom à un moment ou un autre. Quoi qu’il en soit, ils devaient se remettre en route. Aussi Dorian laissa à nouveau passer la jeune femme devant lui. Demetra à sa suite et Marel en éclaireur.

« Si vous l’avez dans les jambes n’hésitez pas à le pousser. » Remarque purement ironique vu le caractère belliqueux du chien. La jeune femme pouvait s’y essayer, mais elle ne s’attirerait pas les faveurs de l’animal.
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Jours forcés en forêt [PV Eliana]

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