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 Courage! force! honneur!

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MessageSujet: Courage! force! honneur!   Mar 2 Juin 2009 - 16:16

Onzième semaine, année 835
Jour deux, tôt le matin.


« Que dois-je faire ? », Soupira le garçon sous le poids des questions relatives à sa nouvelle fonction.

Que devait-il faire pour être digne de son poste, comment faire ? Cela faisait une semaine que ce genre d’interrogation venait danser dans l’esprit du capitaine ombre. Le monde devenait bien différent contemplé depuis le siège de capitaine des dragons. Amano avait l’impression d’entrer dans un monde qu’il n’avait pu qu’imaginer dans ses heures de fantasme les plus folles et bien qu’il ne soit pas du genre couard il fallait bien reconnaître que cela avait quelque chose d’effrayant. Il sentait qu’il avait besoin de conseils avisés d’une personne de confiance, alors deux jours plus tôt il avait fait porter un message par l’un de ses hommes à son maître. Leur rendez-vous était fixé pour cette matinée.

Stell ne devait plus tarder, Amano observait l’extérieur à travers une des fenêtres de son bureau et voyait ses hommes se hâter dans tous les sens pour reprendre leurs activités, car l’entraînement de la matinée était terminé. Certains rentraient les chevaux alors que d’autres affûtaient leurs lames à l’aide de pierres à aiguiser. Amano sourit, ensuite parcouru du regard la vaste salle constituant son bureau. Cette salle était simple mais harmonieuse et élégante, on pourrait même dire luxueuse, cela dû probablement au fait que la plupart de ses prédécesseurs furent nobles. Les riches et puissants nobles, Amano portait en lui une sorte de léger dégoût envers ces personnes, car lui qui avait combattu sa vie entière pour arriver où il en était trouvait leur arrogance injuste et déplacé pour des gens à qui tout fut donné depuis la naissance.

Minutes après minutes le soleil gagnait en altitude baignant petit à petit le royaume dans sa douce et réconfortante lumière. Une petite pile de document attendait patiemment sur le bureau que le capitaine daigne y jeter un œil. Soudain on frappa à la porte :

- Entrez ! S’exclama Amano toujours debout devant la fenêtre les yeux rivés sur l’extérieur.

- Mes respects, mon capitaine ! S’écria le sergent en se mettant au garde à vous.

- Ah c’est vous sergent, vous venez pour votre rapport c’est cela ?

- Oui monsieur !

- Bien, repos ! Prenez place je vous prie.

Le sergent se relâcha, ensuite marcha jusqu’au bureau où il prit un siège tandis que le capitaine ombre fit de même en quittant son point d’observation. Le rapport était un petit rituel quotidien pendant lequel le sergent San Nefryl venait faire l’exposer des affaires courantes du royaume, afin de garder son supérieur informé et par conséquent près à agir si le besoin se faisait sentir. Lorsque le sergent eut fini de s’exprimer Amano inspira profondément en passant la main dans ses cheveux puis dit ceci :

« - Pour ce qui est du ministre enfermé chez les humains, nous ne pouvons rien faire à notre niveau, nous ferions mieux d’attendre les ordres d’en haut. Malgré tout je dois reconnaître que toute cette histoire est bien folle et ce fameux criminel a au moins le mérite d’être inventif.
Par contre, la présence de patrouilles impériales ainsi que l’activité grandissante des groupes séditieux sur nos terres est intolérable. Nous allons y remédier. »

Amano se leva, marcha vers une commode et en tira une carte militaire du royaume qu’il déplia sur la table. La carte représentait le royaume des ombres, divisé en secteurs, il y en avait une dizaine. Amano observa la carte en réfléchissant aux ordres qu’il devrait donner pour détruire le petit germe d’anarchie qui semblait vouloir pousser sur les terres du seigneur Terinfiel. Il susurrait imperceptiblement ses pensées sous l’œil attentif de Nefryl.

Ensuite les deux hommes discutèrent pendant une heure de la meilleure chose à faire, par la suite le capitaine dit ceci :

« - Voilà de quoi mettre mes dragons à l’épreuve, dans chacun des secteurs je veux deux unités de patrouille en permanence, nous changerons de patrouilles tous les trois jours. »

Amano espérait qu’en augmentant la surveillance du territoire la paix du royaume serait renforcée. Il écrivit un décret afin que l’ordre devint actif, ensuite le donna au sergent qui salua respectueusement son supérieur et quitta la salle.

Quelques instants plus tard on frappa de nouveau à la porte, Nefryl pénétra une fois encore dans le bureau.

- Mon capitaine, quelle attitude devra tenir nos hommes en cas de rencontre avec des soldats de l’empire ?

Amano croisa les bras en répondant.

- Que ce soit clair ! Nous ne sommes pas en guerre avec les humains. Avec la tension actuelle la moindre bavure de notre part pourrait mettre le royaume en grand danger. Alors, si nos soldats croisent des humains ils ne devront absolument pas combattre sauf s’ils sont victimes d’une attaque.

- Bien monsieur !

Le sergent prit congé, mais comme il s’en allait on apportait Stell, celui que le capitaine attendait depuis un bon moment déjà. L’amazone pénétra avec une petite cage en osier dans la main. Amano se leva puis alla accueillir l’homme qu’il conduit vers un siège confortable avant de s’asseoir lui-même.

- Maître. Révéra honorablement l’ombre.
- Bonjour petit, je t’ai apporté ceci, je l’ai capturé pour toi.

Amano remarqua alors le petit animal au pelage sombre recroquevillé dans la cage, il s’agissait d’un jeune lycaon qui si l’on se fiait à la taille ne devait pas avoir plus de trois mois.
Le capitaine remercia son hôte pour le cadeau ensuite exposa la raison pour laquelle il avait fait venir ce dernier. De l’entretien qu’ils eurent Amano retenu qu’il devait tout simplement gagner la confiance de ses hommes ainsi que leur amour, de cette manière ils deviendraient tous ensemble un corps uni et de ce fait puissant.

En début de soirée


L’Ombre tentait d’exécuter les premiers pas visant l’apprivoisement de celui qui deviendrait selon toute vraisemblance son nouvel animal de compagnie alors qu’il se trouvait dans son grand castel de fonction non loin des quartiers populaires. L’animal faisait de son mieux pour ne pas coopérer et cela commençait à irriter légèrement le garçon, qui allait bientôt être rejoint par une fille de la ville qu’il fréquentait depuis quelques jours déjà.

La femme franchit la porte, elle était voluptueuse et surtout belle comme la lune, Amano l’appréciait beaucoup pour ses talents les plus intimes, car l’ombre qu’elle était maîtrisait l’art de noyer les hommes dans le bonheur le plus parfait.

Après une longue scène câline, le capitaine en sueur pénétra dans un bain qui lui avait été coulé préalablement quand soudain on tambourina vivement à la porte de sa chambre, ce qui effraya son hôtesse ainsi que son animal. Amano sauta hors du bain et se drapa dans une sortie de bain de lin brodée. Il se dirigea vers la porte, l’ouvrit ensuite on lui rapporta une nouvelle qui sabota profondément le bien-être dans lequel il se trouvait.

- Mon capitaine…mon capitaine ! Dit un soldat haletant.

- Reprend ton souffle mon garçon. Répondit Amano en portant sa main à l’épaule du dragon.

- Un groupe de rebelles a sauvagement saccagé deux villages à l’Est près de la frontière avec les amazones.

A cet instant un élan de colère incontrôlable s’empara du capitaine et il ne put s’empêcher de penser à la terreur que ces populations avaient ressenti. Combien furent brutalisés, violés, pillés durant ces actes de barbaries pures ! Amano n’écoutant que son cœur donna l’ordre que l’on rassemble une centaine d’hommes prêts au combat sur le champ, car il comptait lui-même se rendre compte de la situation. Il referma sa chambre et fini de s’essuyer ensuite revêtit son équipement de combat. Avant de quitter le manoir il ordonna aux gardes qui resteraient de s’occuper du petit lycaon et renvoya la femme chez elle, alors qu’elle lui criait son inquiétude de le voir partir ainsi, car elle pressentait le danger et ne voulait pas sa mort.
Amano lui était résolu et avait déjà adopté le masque impassible du guerrier qui s’en va au combat. Bien sûr comme toujours avant un combat l’appréhension se faisait sentir, mais il avait un devoir et comptait bien l’accomplir, lui qui était de ceux qui devaient veiller sur la paix à l’intérieur du royaume.

Environ une heure s’écoula le temps de rassembler les vivres et les hommes à l’extérieur des murs de la ville, Amano rejoignit ses troupes en chevauchant Tordem son puissant destrier noir.

Il regarda ses hommes rangés en ligne, parmi eux beaucoup ignoraient ce qu’il se passait malgré cela ils étaient tous prêts à partir et s’il le fallait, combattre et mourir. De son côté leur chef se demandait combien d’entre eux ne reviendraient pas ? Combien resterait sur le sol et ne se relèverait pas ? Mais il fallait qu’ils affrontent l’ennemi coûte que coûte, ils devaient faire ce pourquoi ils étaient des guerriers, à savoir la guerre.

- Soldats ! Des villages ont été attaqués à l’Est alors nous irons à l’Est et nous massacrerons l’ennemi quel qu’il soit ! Au nom du roi !

A la mention de ce bref discours la clameur des soldats frappant contre leur boucliers fit frissonner la montagne et ses forêts, Amano était heureux, car son bataillon était gonflé de courage et de force et le lui faisait sentir. Il leva ensuite le bras et ordonna la marche qui durerait certainement plusieurs heures, mais selon lui ils devaient rallier les lieux des attaques quelques heures avant l’aube.

Ainsi le bataillon Ombre commença en pleine nuit sous l’œil vigilant de Snotra son périple vers le champ de bataille et la souffrance.
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MessageSujet: Re: Courage! force! honneur!   Jeu 11 Juin 2009 - 7:00

[Attention, texte pouvant se révéler choquant]


Pleurs et Désolation. C’est tout ce qu’il restait aux victimes du bataillon de filous qui s’était introduit dans le territoire des enfants de Snotra. Les Aigles Rouges n’étaient pas encore réputés mais ils comptaient bien le devenir après cette nuit qu’ils voulaient sanglante. Des pirates, des criminels et autres détritus de la société constituaient ce groupuscule rebelle, dont l’unique motivation était la violence et l’argent. Ils s’étaient d’abord attaqués à deux villages situés aux abords du royaume amazone, pour se diriger ensuite vers un troisième bourg, plus grand, plus riche. La tâche avait été une fois de plus aisée, les habitants ne s’étaient pas attendus à une attaque ennemie en ce soir du deuxième jour de la nouvelle semaine. Et même s’ils étaient plus nombreux que dans le village précédent, les villageois n’étaient guère préparés à ce genre d’agression. Et qui plus est, peu d’entre eux savaient tenir une arme. La plupart étaient des paysans ou des marchands. Le massacre du troisième village fut aussi sanglant que les deux autres, mais l’horreur atteignit un nouveau degré. Les cadavres des maris furent empilés sur des pics qui avaient autrefois constitué les portes du bourg, devant les regards effarés des femmes et des filles que les mercenaires abusèrent de toutes les manières possibles. Ils n’étaient certes pas nombreux, une petite soixantaine d’hommes de toute race, mais leur bestialité et leur sauvagerie n’avaient pas d’égal ce qui leur permettait de souvent prendre l’avantage sur leurs ennemis tétanisés d’avance. Le chef du groupe, Godrik Vilder, un orthodoxe ayant perdu l’œil droit – crevé par un phoenix raconte-t-on – assouvissait ses besoins primaires sur une jeune fille à peine âgée de quinze ans quand son second vint le trouver pour lui annoncer une nouvelle qui ne pouvait pas attendre :

- Godrik, on a un problème ! V’la l’armée !

- … Regroupe les hommes … et dis-leur … qu’il y aura double récompense … pour ceux qui réussiront à … terrasser la vermine … du roi …, lâcha t-il sans cesser de brutaliser la jeune fille qui se noyait presque dans ses larmes.

- Ils sont plus nombreux que nous !

Godrik se releva, laissant sa victime hoquetait de douleur et de peur un instant, pour aller cracher au visage de son subordonné.

- T’es une femelle ou quoi ?

Vexé, le second démentit les propos de son supérieur avant de repartir pour ordonner les Aigles Rouges et les préparer au combat, tandis que Godrik redevenait le bourreau de la jeune fille en attendant la venue de ses ennemis …

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MessageSujet: Re: Courage! force! honneur!   Sam 27 Juin 2009 - 0:49

L’odeur qui parvint à la troupe ombre était bien connue de qui avait déjà été sur un champ de batailles. Il flottait dans l’air frais de la nuit la senteur du massacre ou plus concrètement celle des maisons en feu. Ceci était chose étrange puisque selon les informations dont disposait Amano le premier endroit d’où aurait pu provenir ces relents se trouvait encore beaucoup trop loin pour qu’il fût capable de sentir quoi que ce soit, sauf si…

- Capitaine! Le bourg de Stonil est en feu! Cria un éclaireur en réintégrant la troupe.

Surpris et courroucé Amano ordonna aux ombres de prendre la direction de Stonil, qui était un très coquet endroit en temps normal, cette commune avait vu naître Nefryl le sergent en second d’Amano qui à l’annonce de la nouvelle était resté stoïque, mais son capitaine qui le connaissait bien savait qu’il s’inquiétait déjà pour sa famille.
Il fallait donc agir vite et fort! Durant la petite chevauchée jusqu’à la destination Amano saisit que cela pourrait être l’œuvre du groupe de rebelle qu’il devait chasser, s’il avait vu juste, ce groupe était très organisé pour être aussi rapide il fallait donc qu’il soit prudent dans les décisions qu’il prendrait afin de mener à bien cette attaque.

Une légère brise souffla sur la plaine où ce situait le bourg pillé lorsque le bataillon ombre émergea de la forêt, immédiatement ils furent tous outrés par la vision qui s’offrit à leurs yeux. Les portes du village s’étaient transformées en d’horribles monuments, sur des piques on avait empalé des corps dégoulinant de sang et mutilés. Beaucoup de soldats lancèrent des jurons de toutes sortes pour expulsé leur frustration, Amano sentant ses hommes troublés s’écria:

- Silence! Calmez vous!

Une sérieuse envie de faire voler en éclat la porte du village et charger les brigands tiraillait l’ombre, mais il se remémora alors un des ouvrages sur la stratégie militaire que lui avait fait lire son maître durant sa formation. C’était un livre écrit par un des plus grands et des plus anciens stratège ombre qui, éclairé par la lumière de Snotra avait écrit: « Seul les imbéciles attaquent de front! »
En effet lorsque l’on attaque de front on s’expose toujours à tout un tas de pièges que l’ennemi aurait mis en place et bien que l’adversaire ne soit que de simples rebelles aux yeux d’Amano il serait imprudent de les sous-estimer.

- Que fait-on Amano? Demanda Nefryl impatient d’engager les hostilités.
- Nous allons infiltrer ce village et affaiblir ces bandits de l’intérieur. Répondit Amano.

Le capitaine expliqua alors le plan à ses hommes, lui et trois autres soldat dont son second iraient derrière le bourg, afin d’y entrer furtivement. Une fois cette tâche accomplit ils engageraient la procédure d’étouffement de l’ennemi, mais pour que ce plan fonctionne il fallait créer une diversion et pour cela un sergent allait se faire passer pour le commandant de la troupe et feindre de vouloir entamer des négociations avec le chef rebelle.

Ainsi Amano et ceux qu’il avait choisi retirèrent leurs armures et disparurent dans la forêt pour contourner le bourg de Stonil sans se faire repérer.
Le groupe arriva derrière le village prêt d’une rivière qui depuis l’extérieur passait sous les fortifications de l’endroit. Amano et son petit détachement entrèrent silencieusement dans cette rivière et la traversèrent en apnée pour se retrouver dans l’enceinte de Stonil, ils sortirent de l’eau ensuite ils se cachèrent derrière une cabane. Le vent frais gelait les ombres trempés, leurs cheveux tout comme leurs vêtements se plaquaient contre eux.
Soudain des pas se firent entendre, un rebelle s’approchait lentement de leur cachette. Les ombres retinrent leur souffle et se fondirent dans le décor comme ils savaient si bien le faire tandis que le rebelle se mit à uriner sur le mur adjacent au leur.
D’un signe de tête le capitaine ordonna à Nefryl d’exécuter l’homme, alors en un clin d’œil il surgit de l’ombre d’où il se tapissait et d’un geste continu et aussi rapide et invisible que le vent, il trancha la tête de l’ennemi qui n’eut pas le temps de comprendre ce qui venait de lui arriver.
Une fois le spectacle terminer Nefryl cacha le gisant derrière la cabane et le déshabilla pour ensuite revêtir les vêtements du maraudeur, par ailleurs ce déguisement était très réussit.
- Bien soldats, il nous faut d’autres tenues, nous devons encore assassiner des rebelles et ensuite trouver leur chef et le tué s’il est seul pour ne pas brûler notre couverture. Après quoi nous allons détruire la porte d’entrée, à ce moment les autres chargerons et en quelques secondes si tout ce passe tel que prévu le village sera sous notre contrôle. Dit Amano à ses hommes.

- Mais chef il y a des rebelles morts là-bas nous pourrions prendre leurs vêtements?
Interrogea un soldat.

- Oui c’est vrai-je ne les avais pas vu, ils ont dû mourir en combattant les hommes d’ici. Bien, allons-y!

Les conditions d’opération étaient plutôt rudes, car il fallait rester concentré au milieu de ce chaos orchestré par les maisons fumantes les pleurs et les cris des femmes que l’on violait à plusieurs et ceux des enfants terrorisés, à chaque instant le courage et la détermination des ombres étaient mis à l’épreuve, car il en fallait pour ne pas laisser sa rage exploser et foncé sur tous les rebelles en vue, surtout pour l’un d’entre eux.

Une fois déguisé en rebelle il fallait que les ombres repère le chef ennemi et l’élimine, cependant à l’extérieur le sergent qui devait jouer le rôle d’Amano s’était approché des portes suffisamment pour être entendu des rebelles et cria:

- Je suis Amano commandant de cette troupe! Rebelles apportez votre chef puis écoutez. Sortez immédiatement de ce village et nous vous laisserons quitter nos terres ou restez et je chargerai et vous enverrai tous voir Odin!

À l’intérieur du village les rebelles s’étaient rassemblés aux portes et le commando ombre lui était resté à l’écart pour mieux observer ce qui allait se dérouler.
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MessageSujet: Re: Courage! force! honneur!   Jeu 2 Juil 2009 - 16:53

Les Aigles Rouges s’étaient plus ou moins rassemblés sur la place de ce qui fût Stonil quelques heures auparavant, lorsque Elmrir le second en chef leur en avait donné l’ordre. Ce dernier était encore jeune. Mi humain, mi ombre, il avait passé toute sa vie dans la rue à mendier ou à voler pour essayer de survivre. Alors quand sa route avait croisé celle de Godrik, neuf mois auparavant, il avait été tenté par l’appât du gain. Certes, il n’était pas méchant dans le fond. Mais la pauvreté l’avait poussé jusqu’à l’extrême. Peut être qu’aujourd’hui, en sentant planer la menace d’une déconfiture pour son groupuscule, il regrettait amèrement. Ou peut être pas. En tout cas, il était nerveux. Après que son « supérieur » eut terminé de violenter plusieurs femmes et filles, celui-ci revint vers ses hommes et leur expliqua l’affaire. Il attisa les esprits belliqueux. C’était son mode de fonctionnement : il poussait ses mercenaires dans leurs retranchements, pour les transformer en machines de guerre. Et en voyant Godrik agir, Elmrir aurait aimé être à cent lieux de là.

La seconde manœuvre consista à envoyer plusieurs hommes, une vingtaine, se cacher dans les cabanes encore debout. Les soldats ombres s’étaient approchés et Godrik avait pensé les tromper en dissimulant une partie de ses combattants, ignorant que l’officier qui dirigeait l’escouade ennemie avait rusé lui aussi. Une voix ferme retentit, indiquant aux rebelles que le Capitaine Amano souhaiter voir le chef s’avancer. Un éclat de malice passa dans les yeux de l’orthodoxe borgne.

- Elmrir, sale pleutre, tu vas te faire passer pour le chef ! Avance, te dis-je, couard!

Il le poussa violemment de telle sorte qu’Elmrir n’eut pas le choix. Il lança un regard en arrière, noir et empli de rancœur. Il allait lui montrer à cet empoté de borgne qu’il n’était pas peureux ! Il s’avança vers les portes, bombant la poitrine et hurlant d’une voix tonitruante :

- Qui donc ose donner des ordres à Elmrir, tête des Aigles Rouges ?


Il avança jusqu’à ce qu’il soit à une quinzaine de mètres de la troupe de soldats, drapés d’argent et de noir, couleur des enfants de Snotra. Le second en chef n’était guère rassuré et peut être que Godrik avait raison : il était peu courageux. Cependant, jamais il ne le montrerait. Et sa dernière heure, si elle devait l’être, serait vécue les yeux levés …

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