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 Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)

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Arvaël Al'Nyr
Gwendirien
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MessageSujet: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Dim 14 Juin 2009 - 18:56

[désolée je ne suis pas très douée pour les titres ...]

An 835
11ème semaine
Jour 7 en début de soirée.





- Raaah ! Vous ne pouvez pas faire attention non ?! Imbéciles !

Encore sous le choc, Arvaël s’employait à inonder d’injures aussi bien le pauvre paysan penaud dont le charriot était étendu sur la chaussée et ses fruits répandus un peu partout, que son propre cocher qui s’efforçait de calmer les deux chevaux, secoués par ce qui venait de se passer. Car venait d’avoir lieu la plus belle collision qu’il eut été donné de voir de mémoire de badaud. Alors que s’engageait à une allure respectable sur l’une des plus grandes places d’Yswllyra le splendide équipage de la famille Al’Nyr, un petit fermier des environs qui était venu vendre sa production (et n’avait pas eu beaucoup de succès) surgit l’on ne sait trop comment d’une ruelle adjacente, juste sous le nez des deux équidés lancés dans un bon trot.

La suite se déroula de façon malheureusement classique. Le cocher tira brusquement sur les rênes devant cet obstacle imprévu, mais les chevaux se cabrèrent et percutèrent violemment le fragile moyen de transport du petit agriculteur, qui ne put se retirer à temps.

La réaction ne se fit pas attendre. C’est un Arvaël furieux et passablement secoué qui émergea de la voiture pour dire à tout le monde sa façon de penser au sujet des chauffards qui ne regardaient pas devant eux, etc.

- Non mais regardez-moi çà ! Ah c’est du beau ! Et qui va me retirer cette chose du chemin ? (désignant dans un geste théâtral le charriot renversé) Je suis attendu moi !
- Mais monsieur … tenta le paysan.
- Il n’y a pas de mais ! Vous n’aviez qu’à regarder avant de percuter ainsi mon carrosse !

Rouge de fureur, le jeune homme laissait sa colère librement s’exprimer, tant l’incident arrivait à un moment inopportun. En effet, il se rendait à une réception où une certaine jeune damoiselle en fleur devait faire ses premiers pas dans la haute société, et il avait bien l’intention d’y être pour vérifier si les rumeurs qui couraient au sujet de sa beauté étaient justifiées. Magnifiquement paré pour l’occasion, il avait revêtu ses plus beaux atours, tout juste sortis de chez le tailleur (et le joaillier). Un superbe pourpoint rouge vif et orné de perles recouvrait une chemise d’un jaune d’or aux manches bouffantes, taillée dans la soie la plus fine. Ses hauts de chausses étaient accordés au pourpoint et de riches bottes complétaient le tout.

Il ne vit pas la poire trop mûre et écrasée qui se trouvait sur son chemin alors qu’il s’avançait vers le paysan.

Laissant échapper un cri de surprise, le flamboyant sieur Arvaël glissa sur le fruit et s’étala proprement par terre, au milieu des autres denrées. Adieu la tentative de séduction prévue pour le soir ! Son costume était définitivement perdu, tâché par les fruits et la boue qui recouvrait le sol.

C’était trop ridicule. Et Arvaël détestait se ridiculiser ainsi en public, surtout qu’un petit attroupement s’était formé pour regarder ce qui bloquait ainsi la circulation et commenter les évènements, tandis qu’une poignée d’hommes aidait déjà à pousser le charriot pour dégager la voie. Les regards narquois et les sourires en coin des uns, la franche hilarité des autres en furent trop pour lui. Le teint parfaitement assorti à ses vêtements, le jeune homme se releva avec toute la dignité dont il était capable, faisant fi des sifflements et des ricanements de ses concitoyens.

Retournant la situation comme à son habitude, il salua la foule d’une profonde révérence de cour comme s’il se tenait devant l’empereur nordique en personne tout en décochant aux badauds son plus beau sourire ironique. Commençant à reculer de quelques pas sans regarder derrière lui, il faillit tomber pour la deuxième fois, cette fois en percutant une jeune femme qui passait au milieu de la place. Déséquilibré, il se redressa avec maladresse et se retourna brusquement pour voir qui était responsable de cette bousculade.
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MessageSujet: Re: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Lun 15 Juin 2009 - 10:56

Fidicy était rentré chez ses hôtes en fin d’après midi afin de se préparer pour l’objet de sa visite à Yswllyra. La conférence du ministre de la santé humaine serait donnée peu après la tombée de la nuit dans le cœur du centre ville non loin du palais. Après cette dernière, un repas aurait lieu afin de permettre aux personnes présentes d’échanger leur avis entre confrères sur les paroles énoncées où même de simplement discuter de choses et d’autres dans l’unique but de se rencontrer.

Le sujet même de la conférence n’avait rien de passionnant mais en tant que ministre de la santé Orthodoxe, il aurait été mal vu que Fidicy se révèle absente, bien qu’elle ne soit pour autant pas attendue plus spécialement que ça. Elle faisait juste partit des invités avec un rang plus élevés que d’autre. Mais cela ne changeait rien au fait que Fidicy avait peu envie de se rendre à cette conférence qui quelque soit la durée serait ennuyante. Fidicy n’avait pas encore préparer les modalités de son retour en territoire orthodoxe et songeait à peut être rester un peu plus longtemps ici, tout comme l’envie de rentrer se faisait pressante. Autant sur le plan personnel que professionnel, la jeune femme avait à faire dans son territoire natal. Elle devrait prendre sa décision dans la matinée.

Devant sa glace, la jeune femme termina d’arranger sa tenue. Après tout des gens important serait présent, il n’était pas question de paraître négligée. Les cheveux lâchées étaient pourtant particulièrement bien disciplinés et descendaient dans son dos en cascade. Sa robe rouge sang contrastait avec sa peau et sa chevelure et une chaîne en or avec autant d’éclat que les yeux dorés de la jeune femme ornée son cou. Fidicy quitta sa chambre après s’être légèrement parfumé et avoir remis une touche à son maquillage. En sortant de la maison, elle trouva le carrosse qui lui avait été prêté pour la soirée. En raison de sa tenue, la jeune femme ne pouvait songer se déplacer à dos de cheval et il était hors de question de faire venir son propre carrosse jusqu’ici pour une simple soirée. Le cocher vînt lui ouvrir la porte et Fidicy grimpa et donna l’ordre de démarrer. Nous n’étions encore qu’en début de soirée, mais Fidicy ne tenait pas à être en retard, malgré le peu d’envie qu’elle avait de ses rendre à cette réunion.

Le carrosse s’élança donc à une allure douce. Fidicy se contentait d’attendre quand elle sentit son moyen de transport se stopper alors qu’il était inenvisageable d’être déjà arrivé. Elle passa la tête dehors et demanda à son cocher :

« Que se passe-t-il ? »
"Un accident Madame. "

Et voilà, il ne manquait que ça. Fidicy descendit du carrosse pour voir elle-même l’étendu de l’accident. Visiblement un carrosse et un chariot de paysans étaient entrés en collision. Des hommes étaient déjà en train de débarrasser la rue, mais il faudrait un certain temps pour que le chemin soit dégagé et si elle attendait elle serait en retard à coup sûr. Elle se tourna alors vers son cocher pour lui dire.

« Je traverse à pied. Rejoignez moi de l’autre côté de la rue. »

Son cocher n’eut pas son mot à dire, Fidicy ne lui en laissa pas le temps. Attrapant sa cape noire, elle l’a mis sur ses épaules et entreprit de traverser la foule ne cherchant pas vraiment à savoir ce qui s’y passait. Mais elle n’eut pas le temps de traverser la rue qu’elle se fit bousculer. C’est non sans agcement qu’elle se retourna vers la personne avec qui elle s’était cognée pour apercevoir un jeune homme, noble sans aucun doute, bien que sa tenue ait l’air d’avoir subit quelques rencontre désagréable avec les denrées s’étalant sur le sol.

« Généralement on marche dans la direction où l’on regarde. » expliqua la jeune femme sur un ton peu sympathique. Elle trouvait que la soirée commençait bien trop mal.
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Arvaël Al'Nyr
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MessageSujet: Re: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Lun 15 Juin 2009 - 15:16

Il est certains jours où l’on ferait mieux de rester couché. Telle fut en substance la pensée d’Arvaël lorsqu’il se sentit sur le point de tomber pour la deuxième fois. Alors qu’il aurait pu s’en tirer avec plus ou moins de panache, ce brusque déséquilibre gâcha l’effet de sa révérence. C’est donc à nouveau rouge de colère qu’il s’apprêtait à inonder d’injures le maladroit qui venait ainsi de faire rater sa théâtrale sortie.

Il s’avéra que c’était une maladroite. Une très jolie maladroite. Les propos rageurs du jeune homme restèrent coincés dans sa gorge, tandis qu’il contemplait, interdit, la jeune femme qu’il avait malencontreusement failli renverser. Son regard intense, semblable à de l’or en fusion, le fixait d’un air réprobateur et une légère moue contrariée se dessinait sur son visage. Se détournant avec difficulté de ces yeux si particuliers, Arvaël remarqua la belle robe couleur pourpre de la jeune femme, qui soulignait la pâleur de sa peau et s’accordait à merveille avec ses longs cheveux noirs. Pour finir, il repéra les tatouages de ses joues qui la désignaient comme une Orthodoxe.

Déglutissant rapidement, le jeune seigneur s’empressa de reculer d’un pas (il était vraiment proche de l’inconnue) puis avec son plus beau sourire charmeur et une petite courbette, répondit :

- Vous avez raison ma demoiselle, je suis vraiment inexcusable ! D’autant plus que je ne me serais jamais pardonné d’avoir fait ainsi tombé une si ravissante femme !

Arvaël marqua une pause et son sourire se crispa légèrement. Il était douloureusement conscient de son inconfortable situation, ainsi exposé à un public amusé, les vêtements entachés par sa chute, image qui contrastait tellement avec celle qu’il se plaisait à donner habituellement.

Il n’avait à présent plus qu’une seule envie, partir d’ici, mais également continuer à parler avec cette charmante inconnue. Oubliée la jeune demoiselle qui occupait ses pensées à peine cinq minutes auparavant ! De toute façon, il était hors de question qu’il se présente à la réception dans cette tenue.

Décidant de faire d’une pierre deux coups, il se tourna vers son interlocutrice, et lui demanda, toujours souriant de toutes ses dents :

- Permettez-moi de me faire pardonner mon incorrigible maladresse en vous invitant à dîner ce soir. Je connais une bonne enseigne à quelques pas d’ici. A moins que vous n’ayez des obligations qui vous appellent par ailleurs ?

La tenue de la jeune femme laissait ouvertement deviner que tel était le cas, mais le sourire et le regard scintillant du jeune homme semblaient la mettre au défi de refuser.

- A propos, je ne me suis pas présenté : je suis le seigneur Arvaël Al’Nyr. Et vous, délicieuse damoiselle ?
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MessageSujet: Re: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Mar 16 Juin 2009 - 5:20

Un instant, Fidicy pensa que l’inconnu allait lui reprocher cette bousculade, mais il n’en fût rien. Ils restèrent tout deux quelques secondes silencieux et Fidicy aurait fini par se demander ce qu’il se passait si l’inconnu ne s’était pas finalement décidé à parler. Il lui fit une courbette et un sourire des plus charmants avant de lui présenter ses excuses et au passage lui faire un compliment. Il n’en faut généralement pas beaucoup plus à une femme pour pardonner un incident qui n’a pas eu lieu et oublier un agacement furtif. Elle ne dit cependant rien et se contenta d’un signe de tête, signifiant par là, que ce n’était pas grave.

Il y eut un nouveau silence et la jeune femme remarqua alors les regards tournés sur eux, enfin surtout sur le jeune homme qui semblaient être au centre de tous les intérêts et ceux pour des raisons moqueuses à croire les quelques sourires en coin qu’elle put apercevoir. Il fallait avouer que l’état de la tenue du jeune homme était des surprenantes mais bien moins que ne le fût son invitation à dîner. Il serait bien difficile de dire que le jeune homme n’était pas rapide, à peine quelque secondes qu’il s’était croisé et Fidicy était invité à dîner. D’un certain côté cela était flatteur.

La question était est-ce qu’elle devait dire oui ? Elle avait un rendez-vous ailleurs. Un rendez-vous qui l’ennuierait certainement. Depuis le début de la soirée, elle ne voulait guère s’y rendre. Puis après tout, prétextant l’accident sur la chaussée elle expliquerait sont retard. De toute façon, il se pouvait qu’on ne remarque pas son absence. Ce qui serait d’ailleurs fort arrangeant. En tout cas Fidicy avait très envie de dire oui. Un changement de programme à la dernière minute était très intéressant.


« Mes obligations me semble bien ennuyante face à votre proposition. Laissez-moi donc accepter votre invitation avec enthousiasme. » Le sourire de la jeune femme était sincère. Elle n’attendait rien de cette soirée si ce n’est un repas agréable.

Le jeune homme se présenta. Le seigneur Arvaël Al’Nyr, sans doute membre de la cour de France puisqu’il semblait bien être humain. Fidicy se présenta donc à son tour.

« Je me nomme Fidicy Donistra. En voyage pour quelques jours à Yswllyra. »

Fidicy garda le silence quelques secondes avant de rajouté :

« Mon carrosse devrait normalement m’attendre de l’autre côté de la rue. Nous pourrions le prendre, à moins que le votre n’est pas subit trop de dégât. Je dois de toute façon prévenir mon chauffeur du changement de destination. Peut-être souhaiteriez vous aussi repassez par chez vous pour vous changez ? »

Car si le jeune homme ne restait ainsi, aucun doute qu’ils se feraient remarquer à leur entrer dans n’importe quels endroits où ils pourraient se rendre.
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Arvaël Al'Nyr
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MessageSujet: Re: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Mar 16 Juin 2009 - 11:35

La jeune femme ne semblait pas prendre outre mesure ombrage de la collision qui n’avait pas eu lieu. Cela soulagea secrètement Arvaël, même s’il n’aurait pour rien au monde avoué que cela avait une quelconque importance pour lui, lui qui se plaisait à apparaître détaché de ce genre de trivialité qu’est l’image que l’on renvoie aux autres.

Après ses propres excuses, la jeune inconnue se détendit visiblement ; le compliment avait fait mouche. Voilà au moins une chose qui marchait quasiment à tous les coups, et dont Arvaël usait avec une grande générosité. C’est donc particulièrement ravi qu’il constata que son petit numéro avait produit son effet, surtout au vu de l’hésitation qui s’empara de son interlocutrice lorsqu’il formula sa proposition quelque peu osée. Mais il fallait reconnaître que bien peu de temps (et de paroles) s’était écoulé depuis leur rencontre … mouvementée.

L’espace d’un instant, le jeune homme craignit de s’être montré trop téméraire et que la demoiselle ne refuse son offre, mais elle finit par accepter gracieusement et avec un joli sourire, ce qui emplit Arvaël de joie. Il s’exclama donc gaiement :

- Parfait ! Je ferai en sorte que vous ne regrettiez pas votre décision dans ce cas …

Puis son invitée se présenta : elle se nommait Fidicy Donistra. Arvaël se jeta alors sur l’opportunité d’en rajouter, comme un loup affamé sur sa proie :

- Voilà un bien joli nom que vous portez là ! Il vous va à ravir !

Après réflexion, il se dit que la deuxième phrase était peut-être de trop. Après tout, on ne porte pas un nom comme on porte un vêtement, mais bon, il était trop tard pour rattraper le coup. De toute façon, il cessa bien vite de se poser des questions existentielles quand Fidicy lui proposa gentiment d’utiliser son propre carrosse et de passer chez lui se changer. Il eut alors un regard attristé pour son ex-meilleur costume. Celui-ci était définitivement perdu avant même d’avoir servi.

Jetant un rapide coup d’œil autour de lui, il constata que la voie était presque dégagée, du moins suffisamment pour permettre à son propre attelage de s’en aller. Il vit que celui-ci n’avait pas beaucoup souffert eu égard à sa chute impressionnante, et qu’il était de nouveau prêt à repartir. Il se tourna alors vers Fidicy et lui répondit galamment :

- Ne vous inquiétez pas, ma voiture est parfaitement apte à vous accueillir et je me ferais un plaisir de vous proposer ses services pour le court trajet qui sera le nôtre. Mon cocher se chargera d’informer le vôtre de ce … mmmh … léger contretemps dans votre programme.

Quant à mes vêtements, je suis d’accord avec vous, leur état est indigne de votre compagnie, je ferai donc un rapide arrêt chez moi pour revêtir quelque chose de plus approprié. De toute façon, c’est sur notre chemin.


Sur ces mots, Arvaël offrit son bras à Fidicy pour la conduire à son carrosse tandis que son cocher se dépêchait d’aller glisser quelques mots à l’oreille de son confrère qui attendait patiemment de l’autre côté de la voie.

Sur le court chemin qui menait à la voiture, le jeune homme reprit la parole :

- Dites-moi, dame Fidicy, quelles étaient donc ces obligations qui vous attiraient si peu ? Si ce n’est pas trop indiscret bien sûr …

Tout en attendant sa réponse, il aida la jeune femme à grimper dans son carrosse et indiqua brièvement à son cocher de prendre la destination de la demeure des Al’Nyr.
Décidément, la soirée prenait un tour bien singulier, mais qui n’était pas pour déplaire au fringant jeune noble.
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MessageSujet: Re: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Jeu 18 Juin 2009 - 17:49

A peine Fidicy s’était elle présenté que déjà le jeune noble lui faisait un nouveau compliment. Fidicy ne changea guère d’attitude gardant son sourire et son allure tranquille et bien qu’elle songeât à dire a Arvaël qu’il ne fallait tout de même pas abuser des compliments, elle n’en fît rien. Le jeune homme était charmeur et cela était plaisant. Nul doute qu’il ait un certain succès à la cour, car il y avait de forte chance qu’il fasse partit de la cour du roi. Il devait y charmer plus d’une jeune fille. Le jeu de la séduction avait, il faut le dire quelque chose d’attrayant, à la fois amusant et excitant, des émotions en restant chez soi. Que demander de plus ? Ce petit jeu, Fidicy ne s’y prêtait pourtant que rarement. Mais pour ce soir peut-être s’y mettrait-elle. Après tout la soirée commençait fort bien et son nouveau compagnon semblait habile dans ce domaine.

Le jeune noble la rassura ensuite sur le fait que son carrosse était en parfait état et prêt à pour toutes utilisations. Il lui dit aussi qu’il ferait prévenir son cochet, ce qui était une bonne idée. Fidicy sourit, enfin du moins continua à sourire, puisqu’elle n’avait pas encore cessée de faire ceci une seule fois à l’usage de ces mots. Le petit contre temps avait plutôt l’air d’être un changement radical de programme, car Fidicy doutait sincèrement de mettre un jour un pied à cette conférence. Il lui dit aussi qu’ils passeraient par chez lui pour que le jeune homme se change, aussi la jeune femme approuva les paroles du jeune noble et c’est avec plaisir qu’elle prit le bras du jeune homme qui la conduit alors à son carrosse.

La jeune femme monta a l’intérieur après avoir enlevée sa cape et posa cette dernière à ses côtés. Peut-être en aurait elle encore besoin un peu plus tard dans la soirée, après tout le temps était encore bon, mais on n’était qu’au début du printemps, il y avait fort à parier que le temps se rafraichirait avec la venue des étoiles. Fidicy passa rapidement sa main dans ses cheveux pour les remettre en place, un geste habituel de la plupart des femmes qui montrait sans doute le soin que ces dernières apportaient à elle-même. C’est qu’une femme aime généralement se faire belle parfois autant pour se plaire à elle-même plus qu’aux autres.

Le carrosse démarra et Arvaël commença la conversation. Fidicy lui répondit :


« Ce n’est pas indiscret du tout Sire Arvaël. Ces obligations ne résidaient en rien de plus qu’une petite réunion entre gens de métiers. Enfin plutôt une rencontre annuelle pour ne pas s’oublier." dit-elle en riant légèrement. « Mais dîtes moi monseigneur, n’aviez-vous pas une soirée de prévue vous aussi ? »

Car si la tenue de Fidicy laissait penser qu’elle allait à une soirée, celui d4Arvaël, même maculé de taches diverses laissait tout de même entrevoir une tenue de qualité et qui même à la cour se serait faîtes remarquée pour son élégance.

« Peut-être une jeune femme non ? J’espère n’avoir volé la place de personne. » Ajoutât t’elle toujours souriante. La soirée commençait bien et Fidicy espérait que cela durerait.
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Arvaël Al'Nyr
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MessageSujet: Re: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Jeu 18 Juin 2009 - 19:55

Fidicy était décidément bien charmante, et Arvaël regrettait de moins en moins l’accident qui avait eu lieu et l’avait empêché de se rendre à une soirée qui tout compte fait, ressemblait à toutes les autres, mis à part la présence d’une certaine demoiselle que de toute façon, il n’avait encore jamais rencontrée. Ce qu’on ne connaissait pas ne pouvait pas nous manquer, mais renoncer à un plaisir tout juste entraperçu, voilà qui était plus délicat.

Et puis, le jeune homme commençait tout doucement à se lasser de ce genre de réception où se côtoyaient aussi bien des riches seigneurs ambitieux et vicieux que des damoiselles certes charmantes, mais n’ayant pas une once de cervelle pour la plupart d’entre elles. Oh, ce n’était pas tout de suite qu’il renoncerait à ses célèbres excentricités, il y tenait bien trop, mais il avait de plus en plus besoin de nouveauté dans une existence qui menaçait de tomber dans une routine certes luxueuse, mais une routine tout de même.

Et sa rencontre accidentelle avec une ravissante jeune femme correspondait tout à fait à l’idée qu’il se faisait d’une nouveauté attrayante. D’autant plus qu’elle ne ressemblait pas aux habituelles mijaurées qu’il fréquentait à la cour. Celle-ci semblait savoir se servir de sa tête, ce qui ne pouvait que faire plaisir au jeune homme.

Le carrosse se mit aussitôt en route après que les deux jeunes gens soient montés à l’intérieur. Fidicy répondit alors à la question d’Arvaël au sujet de son programme initial pour la soirée. Une petite réunion entre gens de métiers ? A en juger par la qualité de la toilette de la jeune femme, il subodorait aisément que ce n’était pas une réunion d’aubergistes. Mais alors, quoi ? Sa curiosité en fut aiguisée. Tout sourire, il répliqua :

- Celui qui oublierait une aussi gracieuse personne serait vraiment le dernier des aveugles. Mais puis-je m’enquérir de la nature du métier que vous évoquez ?

Puis Fidicy l’interrogea sur ses propres projets pour la soirée et lui soumit sa petite hypothèse sur la question. Arvaël répondit en riant :

- Vous m’avez démasqué gente dame ! Votre instinct est imparable ! J’avoue, je me rendais effectivement à une soirée où devait être présentée la plus belle créature d’Yswllyra à ce que l’on dit. Mais ne l’ayant jamais rencontrée, je puis facilement me détacher de cette obligation, d’autant plus que les plus prestigieuses aïeules de la Cour devaient également être présentes. Et puis, ces rumeurs me semblent à présent bien pâles maintenant que je vous voie …

C’était plus fort que lui, il fallait qu’il en rajoute ! Bien que conscient que cette avalanche de compliments risquait à terme de lasser sa compagne, Arvaël ne pouvait s’en empêcher, d’autant plus qu’il y avait dans ses paroles une pointe de sincérité. Il trouvait effectivement la jeune femme ravissante, et ces yeux … Jamais encore il n’avait rencontré une telle couleur d’yeux chez quelqu’un, et il était fasciné par ces prunelles dorées. Son regard se perdit dans leur contemplation tandis que les derniers mots qu’il avait prononcés disparaissaient dans un murmure.

Le silence s’abattit dans l’habitacle tandis que la voiture roulait à une vitesse honorable à travers les rues de la capitale humaine. Au bout d’environ cinq minutes, elle s’arrêta devant une somptueuse demeure.

- Nous sommes arrivés monsieur.

La voix grave du cocher tira Arvaël de ses pensées. Le cocher ouvrit la porte et se décala sur le côté pour tenir la porte et aider les passagers à descendre. Le jeune seigneur sauta lestement sur le pavé devant le portail puis présenta sa main à Fidicy pour l’aider à en faire autant.

- Je vous en prie ma dame, faites-moi l’honneur de descendre et vous rafraîchir chez moi si vous le désirez pendant que je retire ces loques repoussantes et revêt quelque chose de plus adapté. Je n’en aurai pas pour longtemps, mais vous prendrez bien un verre en attendant ?

Le sourire d’Arvaël s’élargit encore si c’était possible en attendant la réponse de la jeune Orthodoxe.
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MessageSujet: Re: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Dim 21 Juin 2009 - 14:52

Le carrosse avançait et les minutes s’écoulaient, mais le temps, Fidicy ne le voyait guère passer. Lancé dans la conversation, la jeune orthodoxe ne regardait que très rarement la route et aurait bien été incapable de dire quels chemins, son compagnon et elle empruntaient. Et cela ne la dérangeait guère, tant qu’elle se situait encore en ville, la jeune femme pouvait bien passer à côté de quelque détail insignifiant.

La conversation s’orienta métier, et bien vite le jeune homme lui demanda de plus amples informations sur son métier. Fidicy était resté vague, ne souhaitant pas à la base préciser les détails. Elle avait un rang tout de même important et ce dernier était valable autant en terre orthodoxe qu’en terre humaine, et ne souhaitait pas voir ce détail interférait bien qu’elle ait aussi affaire à une personne de haute naissance. Aussi se contenta-t-elle d’élaguer son rang véritable sans pour autant mentir au jeune homme.

« Je parle de médecine Sire Arvaël. Je suis médecin, et la conférence de ce soir avait pour but de rappeler à l’ordre quelques règles fondamentales de la déontologie de la médecine. Des rappels que nous connaissons tous, et qui ont par chance, pas autant d’importance qu’un rappel de vaccin, sinon je ne serais pas en votre compagnie ce soir. »

C’est après un rapide examen de la tenue du jeune homme et quelques suppositions quand à la qualité du costume porté avant qu’il ne soit perdus par l’accident, Fidicy émit quelques possibilités quand aux projets de bases du jeune noble. C’est en riant comme elle quelque minutes auparavant qu’Arvaël lui dit qu’elle n’était pas loin de la réalité. Il devait à la base se rendre à la présentation d’une jeune femme dont la beauté animer les rumeurs.

« Eh bien, cette gente dame doit-être d’une rare beauté pour alimenter ainsi les rumeurs et surtout attirer la curiosité au point d’être présenté ainsi à la cour. En tout cas, j’espère que lorsque vous la rencontrerai, elle saura être à la hauteur de vos espérances. » Constata Fidicy.

Elle ne releva pourtant pas les compliments. Elle les entendit, les apprécia mais ne les commenta pas. Après tout tant que ces derniers n’étaient pas moqueurs, ils lui convenaient d’autant plus que bien que le jeune homme sache jouer de charme, il ne semblait pas, du moins pour le moment, être un menteur invétéré. Aussi Fidicy se contentait encore de sourire à ces compliments.

Peu de temps après, le carrosse stoppa et le cocher annonça que les voyageurs étaient arrivés à destination. Arvaël descendit du carrosse avant de tendre sa main à Fidicy qui la prit avant même d’entendre l’invitation à se rafraîchir qu’allait lui faire le jeune homme. Proposition qu’elle accepta avec plaisir d’ailleurs. La jeune fille ne serait pas contre un petit verre qui la désaltèrerait.

« Avec plaisir, sire Arvaël. Je dois dire que l’idée d’un verre bien frais me tente. »

Posant pied à terre, elle observa la maison s’élevant devant elle.

« Dîtes moi Sire Arvaël, me feriez vous visiter ? Sans obligation d’accepter bien sûr.»

La curiosité quel vilain défauts. Fidicy pourrait se contenter de ne voir que les salles principales de la demeure, cela l’aiderait à se faire une idée plus précise du jeune homme. La décoration est souvent représentative de l’habitant. Mais si Arvaël lui disait qu’ils n’avaient pas le temps ou que pour une raison x, le jeune homme ne le souhaitait pas, la jeune fille ne lui en tiendrait pas rigueur.
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Arvaël Al'Nyr
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MessageSujet: Re: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Lun 22 Juin 2009 - 12:05

La jeune femme se révélait des plus surprenantes. A la question d’Arvaël sur sa profession, elle répondit qu’elle était médecin. Une femme médecin ! Voilà qui était singulier aux yeux du jeune noble, pour qui inconsciemment la gente féminine se divisait en deux grandes catégories : les dames de qualité, issues des grandes familles, certes cultivées mais sans profession à proprement parler, et les femmes du peuple exerçant diverses activités pour nourrir leur famille, même s'il savait bien qu'il en allait tout autrement dans d'autres peuples. En tout cas, voilà qui confirmait l’impression qu’il avait eue en parlant avec Fidicy, constatant sa différence avec les habituelles damoiselles de la Cour.

- Eh bien ma dame, vous êtes une personne pleine de surprises ! Ainsi vous êtes médecin …

Arvaël n’en rajouta pas plus, mais son regard admiratif en disait suffisamment. Plus que tout, il respectait les personnes cultivées, étant lui-même un fervent lecteur, même s’il n’avait guère l’occasion au cours de sa vie mondaine de dévoiler cette facette de sa personnalité, préférant faire le pitre et amuser la galerie. Mais peut-être que cette soirée lui permettrait une discussion d’un niveau plus élevé que les habituelles platitudes et piques ironiques que s’échangeaient les courtisans entre eux.

Quand Fidicy eut accepté la main d’Arvaël pour descendre de la voiture, le jeune homme la mena à la grande porte qui s’ouvrait sur l’imposant bâtiment. Sa façade était décorée de colonnades et de frises délicatement sculptées. Le chemin qui y menait, long d’une cinquantaine de mètres, était bordé de chênes dont les longues branches dispensaient une ombre agréable aux jours les plus chauds de l’année. Lorsque l’on arrivait directement à la grande demeure, le parfum des rosiers en fleur qui poussaient le long de la façade surprenait agréablement le visiteur. De chaque côté se trouvaient les dépendances ainsi qu’une petite cour.

Alors que les deux jeunes gens remontaient à pas mesuré le chemin de gravier, Fidicy émit le souhait de visiter la demeure des Al’Nyr. Surpris par cette demande inattendue, Arvaël se reprit cependant rapidement et répondit à sa compagne en souriant :

- Mais bien sûr dame Fidicy, si cela vous fait plaisir. De plus, vous avez de la chance, ni mes parents ni mes sœurs ne sont là ce soir, votre demande n’en est donc que plus aisée à réaliser.

Alors qu’ils arrivaient devant la porte d’entrée, celle-ci s’ouvrit sans faire attendre les arrivants, et un majordome silencieux se mit sur le côté pour les laisser entrer. Le hall où ils pénétrèrent était spacieux sans être trop vaste. Un lustre pendait du plafond et diffusait une douce lumière dans la pièce. Droit devant, un grand escalier aux marches de marbre blanc montait vers les étages. Les murs étaient ornés de quelques tableaux, pour la plupart représentant de délicats paysages forestiers ou maritimes. Les couleurs chaudes du hall conféraient à la pièce une impression de confort, rehaussée par les lourds et moelleux tapis qui décoraient le sol en marbre.

Arvaël s’arrêta un instant au centre du hall pour laisser à Fidicy le temps de le regarder de plus près. Puis, prenant la pose et le comportement d’un conférencier, il commença à parler après un petit clin d’œil à Fidicy, en singeant exagérément les manières et les tics des grands seigneurs qui vantent le luxe de leur demeure face à leurs invités ; d’une voix volontairement lente et grave, il commença son petit discours avec force moulinets du bras pour désigner tel ou tel détail, tout en prenant bien garde à ne pas sourire pour ne pas gâcher sa petite comédie :

- Pour commencer votre visite, gente damoiselle, rien ne vaut une halte dans cette auguste entrée, décorée par les soins de ma noble génitrice, comme tout le reste de ce magnifique château. Admirez la richesse de ces tapisseries et le moelleux de ces tapis !

Puis, avec un train de sénateur, il conduisit son invitée vers une porte qui s’ouvrait sur la gauche :

- Et voici le petit salon ! Parfait pour les dames lorsqu’elles désirent échapper un moment aux ennuyeux palabres de ces messieurs et passer un petit moment entre elles ! Vous remarquerez que tout est prévu pour leur confort : fauteuils moelleux, canapé assorti, cheminée, bibliothèque évidemment, et plantes vertes bien sûr ! Ma noble mère adore les plantes vertes …

Et effectivement, le « petit salon » était une pièce agréable à regarder : le mobilier était simple mais accueillant, une légère flambée brûlait dans la cheminée qui occupait un large pan du mur du fond, des chandeliers assuraient un éclairage diffus, et une petite bibliothèque ornait le mur de droite.

- Ma respectable invitée m’autorise-t-elle à l’abandonner honteusement dans cette pièce pour me permettre de revêtir un habit qui sied mieux à son auguste compagnie ? Il va sans dire que l’ensemble de mes serviteurs sont à son service si elle désire quoique ce soit !

A ces mots, un serviteur vient se placer silencieusement à côté de la porte du salon.

- Dès que j’aurai retrouvé une apparence décente, je vous promets que nous continuerons cette palpitante visite de ces lieux !

Puis, sur un dernier sourire et sans se préoccuper outre mesure de ce que Fidicy devait penser de son petit numéro (et de sa santé mentale), Arvaël la quitta sur une courbette et se dirigea prestement vers ses appartements privés pour se changer.
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MessageSujet: Re: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Mar 28 Juil 2009 - 9:31

Fidicy accompagna don Arvaël le long du chemin menant à l’entrée de son château. Un chemin fort agréable d’ailleurs. Les chênes entourant le sentier devait lors des chaudes journées être des plus agréables par l’ombre qu’ils devaient prodiguer. Fidicy aimer la verdure et la nature. Son lieu de prédilection pour lire était le jardin. Elle aurait presque aimé pouvoir visiter le jardin de jour, afin de voir au-delà de l’allée et sans la pénombre provoquée par la tomber de la nuit.

« C’est une charmante allée que vous avez là. Forte agréable par de grande chaleur je suppose. »

Fidicy fût ravie que le jeune homme accepte de lui faire visiter sa demeure. Elle aimer beaucoup voir l’intérieur des maisonnées. Un brin de curiosité sans doute, et aussi parce que Fidicy aimait beaucoup la décoration en général. Cela lui permettait d’imaginer ses propres aménagements. Comme sa mère, il n’était pas question que quelqu’un d’autre s’occupe de choisir l’agencement et la décoration de son intérieur. Arvaël précisa aussi que ses sœurs et ses parents étant absent, la visite serait des plus aisées.

« Êtes-vous issu d’une famille nombreuse ? »

Fidicy allait peut-être devoir cesser de poser autant de questions au risque de finir par agacer son hôte, surtout qu’il s’avérait être d’agréable compagnie. Fidicy entra donc dans le hall du château en compagnie d’Arvaël. Elle trouva fort agréable que le majordome leur ouvre la porte sans que le maître de maison n’ait à se manifester. Le hall vaste et spacieux charma la demoiselle. Chaleureux, il était décoré de nombreuses peintures sur lesquelles Fidicy s’attarda. Différents paysages y était représentés, terrestre ou maritimes, ils s’avéraient très beau. Fidicy se demanda s’ils représentaient des paysages réels ou simplement inventés. Le second cas était sûrement probable notamment pour les paysages représentant les profondeurs de l’océan. Arvaël attira alors l’attention de la jeune femme sur le tapis et les tapisseries que la demoiselle observa alors avec attention. En effet, ils semblaient tout posséder des caractéristiques que leur donnait le jeune homme. Fidicy sourit aussi devant l’enthousiasme que semblait posséder Arvaël. Il semblait de nature quelque peu loufoque, cela changeait des habituels hommes avec qui elle conversait, sérieux et ennuyants. La ministre suivait donc des yeux chacun des gestes de son hôte et acquiesçait souvent d’un signe de tête montrant ainsi qu’elle était d’accord avec lui. Il la fit ensuite passer dans le petit salon dont l’organisation s’avéra d’aussi bon goût que le hall. Agréable, semblant confortable de part les meubles présents, et vivant grâce à la présence des plantes. L’abondance de verdure rappela la véranda du château de ses parents. Pièce dédiée à sa mère, elle était la préférée de Fidicy. La jeune femme fît d’ailleurs partagé son impression.

« Cette pièce me fait beaucoup penser à la véranda de ma mère. Je crois que la votre et le mienne doivent partager leur amour pour les plantes. »

Ensuite Arvaël lui annonça qu’il allait se changer mais que les serviteurs restaient à sa disposition.

« Je vous en prie faîtes, après tout vous êtes chez vous. »

Fidicy vit le serviteur se plaçait à côté de la porte et son hôte la quitta en lui promettant de continuer la visite après.

« Je suis impatiente. » répondit simplement souriante la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Ven 31 Juil 2009 - 15:21

Après avoir laissé son invitée dans le petit salon, Arvaël monta quatre à quatre les marches du grand escalier pour se rendre à sa chambre et revêtir des habits un peu plus présentables. Ce faisant, un petit sourire ne quittait pas son visage. La soirée se présentait sous les meilleurs auspices, Fidicy se révélant être d’une très agréable compagnie. Elle avait réagi favorablement à son petit speech dans le hall d’entrée, sans le gratifier d’un regard ironique ou effarouché comme la plupart de ses connaissances.

Jetant négligemment sur un fauteuil son costume tâché de boue, Arvaël revêtit un somptueux pourpoint vert d’eau dont les manches à crevées laissaient apparaître une chemise d’un bleu clair de la couleur exacte de ses prunelles. Le haut de chausse assorti et une paire de fines bottes complétaient l’ensemble. Le jeune homme en profita pour mettre deux chaînes et cinq bracelets et se parfumer délicatement. Un rapide coup d’œil dans son miroir l’assura de la magnificence de son apparence, et c’est avec la fierté du paon qu’il descendit les escaliers et vint se présenter à Fidicy, laquelle patientait tranquillement dans le salon.

- Me revoilà, dame Fidicy. J’espère ne pas vous avoir trop fait attendre ! Si vous voulez bien me suivre …

Arvaël offrit son bras à la jeune femme. En passant devant le domestique qui attendait près de la porte du salon, le jeune noble surprit un bâillement que ce dernier tentait vainement de réprimer.

- Eh bien mon ami ! Qu’est-ce donc ? Vous ennuieriez-vous par hasard ? Tenez, apportez-moi donc une cruche du meilleur cru de mon père, cela vous réveillera peut-être. Et faites vite ! Vous ne voudriez tout de même pas que notre charmante invitée s’impatiente ?

Le serviteur s’inclina brièvement devant son maître, puis s’enfuit rapidement, tout honteux de s’être fait prendre. Sans un regard pour lui, Arvaël se tourna vers la jeune femme :

- Ainsi pourrons-nous continuer la visite de ces lieux tout en nous rafraîchissant … Ce sera plus agréable.

Puis sans plus attendre, le jeune noble emmena d’un pas vif sa compagne dans une pièce dont la porte d’entrée faisait face à celle du salon, à droite du hall d’entrée. Reprenant aussitôt ses manières affectées, Arvaël fit quelques pas dans l’imposante salle, à laquelle les boiseries qui recouvraient les murs conféraient une ambiance chaleureuse.

- Et voici la salle à manger ! Je vous invite à admirer la hauteur du plafond, la magnificence du lustre qui vous surplombe, la délicatesse et la finesse du bois dont est faite cette auguste table, qui a vu tant et tant de grands noms s’asseoir aux côtés de mon illustre géniteur …

Ah oui, j’oubliais, impardonnable que je suis ! Que serait cette pièce sans cette splendide cheminée qui apporte chaleur et réconfort au plus froid de l’hiver ?


Une fois lancé, le sieur Arvaël était bien difficile à arrêter, et il aurait pu rester là à parler indéfiniment de chaque détail de la pièce si un discret toussotement ne l’avait interrompu dans sa diatribe.

- Heum … Le vin de monsieur et madame est servi …

Les pommettes encore écarlates, le jeune domestique rabroué quelques minutes plus tôt se tenait à trois pas derrière le jeune homme, un plateau dans les mains sur lequel se trouvaient le pichet demandé ainsi que deux verres à pieds qui scintillaient doucement à la lumière des bougies.

Arvaël se retourna brusquement, faisant légèrement sursauter le jeunot, puis répondit avec un large sourire :

- Ah parfait mon ami ! Je vous en prie, ne faites pas attendre ma dame plus longtemps !

S’empressant d’obéir à son excentrique maître, le jeune serviteur remplit l’un des verres et le tendit d’une main légèrement tremblante à Fidicy, puis fit de même avec Arvaël, lequel ajouta nonchalamment :

- Vous nous suivrez dans notre visite afin que nous puissions nous désaltérer à notre guise.

C’est ainsi que le domestique sur les talons, le jeune Al’Nyr montra chaque recoin de sa demeure à Fidicy, trouvant à chaque fois des anecdotes amusantes à propos de certains lieux insolites, lui parlant de sa famille, de ses cinq sœurs, de ses parents. Oh, rien de trop personnel ne franchissait ses lèvres, après tout, aussi charmante fut-elle, Fidicy restait tout de même une inconnue aux yeux du jeune homme, mais sa compagnie très agréable lui donnait l’occasion de faire étalage de ses talents de rhétorique.

Il fallut tout de même quasiment une heure pour faire le tour de la résidence, et c’est donc tout naturellement qu’Arvaël proposa à sa compagne lorsqu’ils furent de retour dans le hall d’entrée :

- Et maintenant, que diriez-vous d’aller nous sustenter? Je dois vous avouer que mon auguste estomac réclame sa pitance à cors et à cris depuis un petit moment !

Aussitôt, la porte d’entrée se rouvrit aussi silencieusement que lorsque qu’elle avait laissé pénétrer dans la maison les deux jeunes gens quelques temps plus tôt. La voiture les attendait au bout de l’allée.

Sur le chemin qui y menait, Arvaël, tout sourire, se tourna vers la jeune femme, et lui demanda sur un ton où perçait l’amusement :

- Alors, qu’avez-vous pensé de cette visite ? J’espère qu’elle ne vous a pas trop ennuyée … J’avoue que mon existence ainsi que ma résidence ne sont pas forcément très palpitantes …

Après une petite pause, il reprit, son sourire s’élargissant imperceptiblement sur la dernière question :

- A présent, parlez-moi de vous. D’où êtes-vous originaire exactement ? Avez-vous de la famille ? Un galant peut-être ?

Après une infime pause, il ajouta :

- Excusez ma curiosité, je dois vous paraître bien indiscret, mais je brûle d’en savoir plus sur la si charmante jeune femme qui a su égayer cette soirée plus que je n’aurais pu l’espérer. En vérité, ce sont les dieux qui vous ont mis sur ma route …
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MessageSujet: Re: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Jeu 13 Aoû 2009 - 20:34

Lorsqu’Arvaël la quitta Fidicy resta quelques secondes immobile dans le salon, entendant simplement les pas pressés de son hôte. Elle sourit intérieurement. D’un côté elle était touchée qu’autant d’empressement soit pour elle. Pour une rencontre inattendue, celle-ci se trouvait fort agréable. Le destin avait su se montrer plus facétieux et moins appréciable par le passé. Mais cela importait peu en ce moment. La jeune femme fût particulièrement heureuse d’attendre dans le petit salon qui se révélait pour l’instant sa pièce préférée, sachant qu’en dehors du hall, elle n’en n’avait pas vu d’autres, ce n’était pas vraiment étonnant. En attendant son hôte, Fidicy fît le tour de la salle et observa de plus près certaines des plantes, elle sentit le parfum de certaines d’entre elles aussi. Cette pièce lui rappelait vraiment la véranda de sa mère. En pensant à ses parents Fidicy se dit qu’un de ces jours, elle devrait leur rendre visite. Les lettres c’est bien, la présence c’est mieux. Fidicy passa donc le temps que mit Arvaël à revenir ainsi, errant d’un coin de la pièce à l’autre, accordant de l’importance aux détails.

De plus, la jeune femme n’eut pas attendre si longtemps que ça. En effet Arvaël revînt plutôt rapidement, mais vêtue avec goût et soin. L’ensemble était harmonieux et très bien choisis. Aussi Fidicy lui dit-elle :

« Vous êtes fort bien vêtu. Je serais ravie de sortir à votre bras ce soir. »

En passant près du serviteur, sans doute dans le but d’aller visiter une autre pièce, Arvaël surprit un bâillement. Rapidement, il envoya ce dernier leur chercher du vin. Un bon cru apparemment. Fidicy qui commençait à avoir soif, jugea que c’était une bonne idée et serait heureuse de porter ses lèvres à un verre et pourquoi pas à un toast aussi. Pour cette rencontre hasardeuse mais forte agréable.

« En effet, vous avez raison, Sire Al’Nyr. » lui répondit-elle souriante.

Par la suite, Arvaël amena Fidicy dans le salon. Une grande pièce aux murs couverts de boiseries et au plafond fort haut. C’était une grande pièce. Fidicy aimait les pièces vastes. Elle pouvait ainsi s’y mouvoir avec plaisir. Petite elle et sa sœur ne cessait de courir dans le petit salon de son père qui malgré son nom était fort grand. Utilisé par son père uniquement lorsque des invités étaient là et qu’ils souhaitaient se retirer entre hommes. Le reste de la journée Fidicy et Sunra en était les plus favorites visiteuses.

« Votre maison me plaît de plus en plus Monseigneur. Après la véranda de ma mère me voilà avoir le sentiment de me trouver dans le salon de mon père. »

Certes toute la décoration était différente, mais la structure même de la pièce était semblable. Un toussotement vînt couper la conversation. En effet le serviteur était de retour avec les verres et la boisson. Lorsque le serviteur lui tendit le verre de sa main tremblante, Fidicy se contenta de le remercier en souriant gentiment. Avait-il peu d’expérience ou était-il facilement impressionnable. Alors qu’ils allaient passer dans la pièce suivante Fidicy ajouta :

« Vous me ferez pensez Sire Arvaël à vous invitez un jour chez mes parents. Vous rirez alors des quelques ressemblances que je trouve. »

Le reste de la visite dura une heure. Fidicy sourit et rit légèrement parfois des anecdotes que lui raconta son hôte. Cette maison, était belle, rempli de trésors fort bien décrit par la verbe de l’hôte. Bien décorée et bien bâtit, cette maison était vraiment agréable. Fidicy garderait un bon souvenir de cette maison. Le vin aussi était bon. Fidicy ne bût qu’un verre cependant. Autant être raisonnable, puisque par la suite, ils allaient sortir. Et en effet, la visite terminé, Arvaël lui proposa d’aller dîner.

« Eh, bien sachez que votre estomac n’est pas le seul à faire des siennes. » ajouta t’elle en souriant.

Les deux jeunes gens sortirent et traversèrent à nouveau l’allée qu’ils avaient prise à leur arrivée, tout en discutant.

« A défaut d’être palpitante, votre maison est forte agréable. Quand à votre existence j’en ignore trop de chose pour en faire le moindre commentaire. » Répondit-elle toujours avec le même sourire.

Arvaël aborda ensuite sa famille. Fidicy trouva normal de lui en parler, compte tenu que lui avait bien répondu à ses questions.

« Je suis née dans le village d’Heres en territoire Orthodoxe, dans le domaine qu’y possède mes parents. Certes éloignée de la ville mais pas coupé du monde. Mes parents aiment la tranquillité de la campagne. Et c’était là un lieu d’étude et de jeux fort sympathique pour ma sœur et moi. Ma sœur, je ne l’ai pas vu depuis très longtemps et ne souhaites plus la voir pour des raisons personnelles que je n’évoquerai pas. J’ai quitté ma demeure pour compléter mes études et vit actuellement chez un ami de la famille à Iboa. Pour être franche, ma vie n’est guère plus palpitante que la votre. La preuve en est je crois, que je préfère délaisser une de mes obligations pour m’échapper avec vous le temps d’une soirée. »

Le temps que Fidicy finisse de parler, les deux jeunes gens étaient arrivés au bout du chemin.
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MessageSujet: Re: Carambolage et rencontre imprévue (PV Fidicy)   Sam 22 Aoû 2009 - 10:31

Fidicy se révéla d’une compagnie charmante durant toute la durée de la visite guidée qu’Arvaël lui offrit de sa demeure. Ses manières et ses paroles clamaient sa bonne éducation ainsi qu’une aisance certaine à converser avec autrui. En fait, bien que les deux jeunes gens ne se connaissaient ni d’Eve ni d’Adam à peine une heure plus tôt, ils se comportaient l’un avec l’autre aussi aisément que si leur rencontre ne datait pas du jour même, sans rencontrer la gêne ou la timidité qui caractérisaient les relations sociales de certaines personnes quand elles en étaient à leurs prémices.

La jeune femme réagissait avec la calme sérénité qui semblait la définir, ainsi que se surprit à constater le jeune noble. Là où les nombreuses mijaurées de la Cour d’Yswllyra auraient poussé de hauts cris tous plus hypocrites les uns que les autres et auraient abreuvé leur hôte d’une avalanche de compliments pour le mettre dans leur poche, l’Orthodoxe se contentait de donner son opinion sans emphase inutile, manifestant un contentement de loin plus authentique que ce dont Arvaël avait l’habitude.
La soirée se présentait décidément sous les meilleurs auspices.


Vers le début de leur déambulation, l’humain répondit aux nombreux parallèles que son invitée avait faits entre ce manoir et la demeure de ses parents. A ce propos, elle évoqua explicitement une invitation de sa part à visiter ladite maison, ce à quoi ne put s’empêcher de répondre du tac au tac le jeune homme avec la fougue qui lui était propre :

- Je vous prie de croire que toute occasion qui me sera donnée de passer plus de temps en votre charmante compagnie sera accueillie avec la plus grande joie ! Il me tarde déjà d’y être …

Tout en prononçant ces paroles, Arvaël s’inclina et s’empara vivement de la main de la jeune Orthodoxe pour y déposer un baiser délicat avant de la rendre à sa légitime propriétaire. Puis il se redressa et comme si de rien n’était, continua sa progression.

Finalement, le tour du propriétaire s’acheva et les deux jeunes gens décidèrent d’un commun accord d’aller se sustenter sans plus attendre. Pendant qu’ils descendaient l’allée qui les menait au portail et à la voiture, le courtisan inspira goulûment l’air frais de la nuit. Il avait toujours aimé se tenir dehors à ce moment-là, quand la terre diffusait dans l’air les innombrables senteurs d’arbres, de plantes, de vie. Mais pour une fois, ses pensées n’en profitèrent pas pour s’envoler vers d’autres cieux, car la conversation qu’il tenait avec Fidicy prit un tour plus personnel. En effet, sur son invitation, elle lui révéla les grandes lignes de son passé.

Le jeune homme était suspendu à ses lèvres. Ainsi, elle avait une sœur perdue de vue, reniée. Surprenant. Et triste aussi. Serait-ce encore la division du Gwendir qui serait à l’origine de cette douloureuse situation familiale ? Fidicy ne semblant pas être le genre de personne à rejeter un proche pour une broutille, il fallait assurément que la cause de cette rupture soit grave. Mais il ne s’attarda pas plus sur ce sujet, car son invitée ne désirait manifestement pas s’épancher là-dessus. Autrement, le reste de ses propos dépeignait une enfance calme et paisible, ainsi qu’une accession à la vie adulte tout aussi calme et paisible. Elle donnait l’impression de suivre un chemin tout tracé pour elle.

- C’est effectivement une existence bien studieuse que vous me décrivez là. Mais il est vrai que devenir médecin requiert un minimum de sérieux dans ses études.

Arvaël n’eut guère le temps d’en rajouter plus, car ils étaient arrivés devant le carrosse dont le cocher attendait à côté de la porte ouverte pour aider son maître et la charmante dame qui l’accompagnait à s’installer à l’intérieur.

Cependant, le jeune noble ne l’entendait pas de cette oreille. Il n’allait pas laisser l’individu s’interposer entre lui et une nouvelle occasion de se rapprocher de son invitée.
Juste avant d’atteindre le véhicule, il s’arrêta net, ouvrit de grands yeux et s’exclama sur un ton joyeux :

- Mais qu’est-ce donc ! Ector, mon brave, depuis quand jouez-vous le rôle de laquais ? Je ne vous connaissais pas de telles ambitions mon ami !

Le pauvre homme, interloqué de se voir ainsi pris à partie alors qu’il faisait son travail habituel, se mit à bégayer :

- Mais … Monsieur …

- Il n’y a pas de mais qui tienne ! Je vous remercie de votre zèle, mais sachez qu’il tombe fort mal à propos. A présent, veuillez reprendre votre poste, qui se trouve, si je ne m’abuse, sur le siège de conducteur ! Allez !

Réprimant un fou rire devant la tête de son cocher, qui ne savait visiblement plus où se mettre et ne comprenait pas ce qui avait bien pu traverser l’esprit de son fantasque employeur, Arvaël se tourna vers Fidicy avec un grand sourire :

- Veuillez m’excuser, ma dame, mais il me répugnait de laisser un simple serviteur vous aider à monter, c’eût été indigne de vous. Si vous voulez bien vous avancer …

Occupant la place où se tenait son cocher une minute plus tôt, il tendit le bras à la jeune femme afin qu’elle prenne appui sur lui pour grimper dans le réceptacle. Puis il entra à sa suite, d’un geste souple et gracieux qui dénotait une grande habitude.

- Ector, emmenez-nous au Canard Doré, je vous prie.
Vous verrez ma chère, cet établissement se trouve à deux minutes d’ici et comme son nom l’indique, il offre les plus admirables cuisses de canard qu’il m’eût été donné de déguster. Mais si vous n’aimez pas ce plat, ses autres recettes sont tout aussi divines ! J’espère que cela vous convient ?


Arvaël se tut, et en écoutant la réponse de Fidicy, l’observa avec attention comme sur le trajet qui les avait menés chez lui. Oui, elle était absolument délicieuse, et sa robe rouge la mettait admirablement en valeur et s’accordait à merveille avec ses prunelles dorées. Un régal pour son âme de dom juan.

Aucun des deux jeunes gens n’eût le temps de dire grand-chose car le carrosse arriva rapidement à destination. Sans attendre son cocher, Arvaël ouvrit la porte lui-même de l’intérieur, sauta sur le pavé, et offrit à nouveau ses services pour aider la jeune Orthodoxe à descendre à son tour.

De la musique et des rires s’échappaient de la grande auberge devant laquelle le carrosse s’était arrêté. Des gens tous plus somptueusement vêtus les uns que les autres convergeaient vers l’imposante porte d’entrée, de sorte que ni le noble courtisan, ni la dame qui tenait son bras ne déparait dans ce décor. L’établissement était manifestement destiné à recevoir une clientèle très select. L’enseigne qui pendait sur un côté représentait un canard aux ailes étendues, comme s’il était en plein vol, finement ciselé dans un matériau qui imitait à la perfection l’or le plus fin.

Arvaël conduisit d’un pas sûr sa campagne à l’intérieur. Dès qu’ils eurent mis les deux pieds de l’autre côté du battant, ils furent aussitôt accueillis par un homme sobrement mais finement vêtu, qui affichait un large sourire de circonstance :

- Bonsoir Sieur Al’Nyr. Ma Dame. Je suis enchanté de vous recevoir ce soir. Que puis-je pour vous ?

- Bonsoir Jyl. La même table que d’habitude pour Dame Fidicy et moi-même.

- Très bien, si vous voulez bien me suivre …

Le dénommé Jyl guida les nouveaux venus dans l’immense salle agréablement éclairée par un somptueux lustre central et de nombreuses chandelles qui brillaient faiblement sur chaque table. De belles tapisseries représentant les plaisirs de la bouche décoraient les murs de pierre, et une ou deux plantes vertes s’épanouissaient dans les coins. Une imposante cheminée trônait tout au fond, dispensant sa chaleur dans toute la pièce. Les tables étaient espacées, isolant chaque groupe dans une relative intimité. Vers le fond, un petit groupe de violonistes jouaient un air apaisant, tandis qu’un ménestrel se préparait visiblement pour une prestation qui ne tarderait pas. Une piste de danse, pour le moment vide, était aménagée à proximité des musiciens. Les premières marches d’un escalier se distinguaient sur un côté, révélant l’accès à l’étage supérieur et à la mezzanine qui surplombait la moitié de la salle.

Le jeune couple arriva bientôt à destination : une petite table, pour deux personnes, située non loin de la piste de danse, à proximité de la cheminée, et relativement isolée du reste de la salle les attendaient. Un vase contenant une unique rose rouge trônait aux côtés d’un petit chandelier. Les couverts scintillaient doucement à la lumière ambiante.

Jyl s’inclina brièvement et s’éloigna sans plus un mot. Tout sourire, Arvaël tira la chaise de Fidicy afin de lui permettre de s’asseoir, puis regagna sa place en face d’elle. Croisant les mains sous son menton, il lui demanda :

- Alors, qu’en dites-vous ?
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