AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Retrouvailles [PV Pasiphae *]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Retrouvailles [PV Pasiphae *]   Sam 18 Juil 2009 - 10:27

Douzième semaine
Second jour
Fin de matinée





Lliane Elwing, Grande Prêtresse de Jord

Lliane se trouvait à nouveau dans les jardins du palais royal, comme elle l’avait été la semaine passé avec sa sœur. Elle se souvenait parfaitement de leur conversation qui au départ se voulait légère et qui pourtant avait abordé des sujets bien plus sérieux quand aux derniers évènements avant de finir de façon bien plus heureuse sur les souvenirs respectifs qu’elles avaient de leur ancienne gouvernante. A ce moment là, toutes deux étaient bien loin des évènements malheureux de l’Erastide. Lliane n’oubliait et n’oublierait jamais la découverte du corps et encore moins la cérémonie funéraire qu’elle avait dirigé le quatrième jour de la onzième semaine. Alors que la famille était en larme, beaucoup chuchotés pour essayer de comprendre ce qu’il s’était passé, on avait posé des questions à Lliane, après tout elle était la petite sœur de la Reine. Mais à part leur dire que la Reine et le conseil explorés toutes les pistes sans exceptions et que toutes les mesures adéquates avait été prises, la grande prêtresse n’avait pu leur être d’une grande aide sur le plan politique. Cela avait été un jour bien malheureux. Et encore aujourd’hui on venait au temple pour demander à Jord sa protection. Une peur bien grande avait saisi la population qui ne se sentait plus en sécurité nulle part. Lliane savait que si les frontières n’étaient pas fermées, elles étaient étroitement surveillées. Mais cela ne suffisait pas à rassurer les esprits, lorsque la peur s’était immiscer quelques parts, elle était bien difficile à chasser.

Mais parmi toutes ces craintes, une bonne nouvelle était enfin venu jusqu’à Lliane. Pasiphae revenait. On avait mis fin à son voyage avant son terme afin qu’elle puisse revenir ici. Il est vrai qu’après les derniers évènements, laisser la cousine de la reine voyager avec peu de compagnie parmi tous le Gwendir était inenvisageable. Aussi dans l’espoir, de se changer quelques peu les idées, surtout de prendre des nouvelles de sa cousine et aussi de partager ses dernières pensées, Lliane avait fait porter un message à sa cousine, lui disant qu’elle souhaitait la voir, pour parler et se retrouver. Après tout les deux jeunes filles avaient quasiment le même âge et Lliane avait toujours beaucoup appréciée Pasiphae. Elle lui avait fait porté ce message la veille, et Pasiphae avait du le recevoir peu de temps après être rentrée. Mais Lliane n’avait mis le rendez-vous qu’à ce matin pour laisser le temps à sa cousine de se remettre de son voyage. Et certainement aussi, le temps qu’elle soit mise au courant de ce qui était arrivé lors de l’Erastide et des mesures prises par la Reine. Certes Pasiphae revenait en temps de trouble mais mieux valait qu’elle soit ici que quelques part ailleurs. Après tout Lliane savait que l’on n’avait pas encore retrouvé les hommes coupables du crime et ils pouvaient être n’importe où. Et qui pouvait savoir de quoi ils seraient encore capables ?

Lliane cessa de penser lorsqu’elle entendit des pas dans le jardin. Se détournant du parterre de fleurs qu’elle avait observé sans le voir depuis son arrivée, elle fit face à la nouvelle venue. Et ce fût non sans plaisir qu’elle découvrit sa cousine. Souriante et heureuse de la voir Lliane lui dit :

« Pasiphae, si tu savais comme tu m’as manqué. »

Le début de conversation rappela immédiatement celle qu’elle avait eu avec sa sœur la semaine passé, elle commençait en tout cas de la même façon. Le soulagement de voir qu’il avait été mis fin à une trop longue absence.
Revenir en haut Aller en bas
Pasiphae-Elwing
Gwendirien
avatar


Féminin Nombre de messages : 29
Age : 24
Age : 15 ans et 11 mois
Clan : Nymphes
Fonction : Cousine de la Reine des Nymphes
Date d'inscription : 30/06/2008

MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Pasiphae *]   Dim 19 Juil 2009 - 14:23

Le vide. Le néant. Drôle de sensation que la vie qui petit à petit fuit, qui s'échappe, comme aspirée par un entonnoir. On essaye de se remémorer une dernière fois les traits de ceux qu'on aime, des souvenirs enfouis refont surface. Soudain, les ténèbres se referment, la brume envahit tout, le vague, le flou, les certitudes qui s'effondrent, les contours qui s'effacent, les visages qui s'évaporent, les fondements qui s'assoupissent, tournoient, tourbillonnent à une vitesse vertigineuse; la tête prête à se fendre en deux.
Au bord de l'évanouissement, Pasiphae émergea soudain de l'eau, et inhala une immense bouffée d'air, toussant, crachotant, poussant des ahans, tentant d'évacuer l'eau qui chargeait et encombrait ses bronches. S'agrippant maladroitement aux rebords de la grande baignoire de marbre dans laquelle elle baignait, elle mit longtemps à retrouver son calme, crachant, rejetant, vomissant de temps à autre un peu de liquide diaphane.
Ida, alertée par les bruits de respiration haletante accourut rapidement dans la salle d'eau, et se précipita vers la jeune Nymphe.

"Mademoiselle ! Mademoiselle !! Qu'est-ce qu'il vous a pris de faire une chose pareille ?! Il ne faut pas faire ça, Mademoiselle ! On ne joue pas avec ça Mademoiselle. Venez, vous êtes toutes transie."

Pasiphae se laissa tirer, porter par sa dame de chambre, telle une poupée de chiffon, parcourue de tremblements incontrôlables. Ses yeux étaient éteints, regardaient sans voir. Des larmes se mêlaient aux gouttes d'eau qui ruisselaient sur ses joues. Ida l'enveloppa d'un grande serviette sèche et chaude et l'aida à s'asseoir, frottant son dos énergiquement tout en lui parlant d'une voix douce, comme pour rassurer un enfant après un cauchemar.
Pasiphae qui semblait avoir peu à peu repris ses esprits se dégagea lentement de l'étreinte de sa domestique, et pris sa tête entre ses mains.

"Je.. je ne sais pas ci qu'il m'a pris... J'étais tellement bouleversée..."

Elle hoquetait, tentant de formuler gauchement ce qu'elle ressentait et mettre un nom au sentiment inexplicable qui l'avait saisi dans le bain. Son acte avit été comme un appel au secours, face à un sentiment nouveau: la peur, et l'horreur. Voyant son trouble, Ida reprit:

"Oh Mademoiselle, je sais que c'est affreux ce qui est arrivé, mais il ne faut pas que vous rendiez malade. Vous n'y êtes pour rien, n'en perdez pas la raison, même si le désespoir emplit votre coeur. Souvenez vous que votre cousine Lliane vous attend aux Jardins. Pensez à ce qu'elle a aussi enduré. restez forte comme elle, il le faut !"

Pasiphae acquiesça, réfléchit longuement, avant de relever la tête.

"Tu as raison, Ida, comme toujours. Heureusement que je vous ai; toi, Lliane, et Alphaïde heureusement." dit elle avec un triste sourire.

Lentement, elle s'habilla, se rinça les larmes qui brouillaient sa vue, se coiffa et se prépara avec application. Lorsque le nuage du parfum qu'Ida venait de vaporiser s'évanouit, mélange subtil, capiteux et enivrant qui n'appartenait à Pasiphae, celle-ci contempla longtemps son reflet dans le miroir ovale qu'elle tenait, objet qui avait appartenu à sa mère. La jeune Nymphe retrouva son visage habituel, quoique légèrement plus pâle. Elle reconnut les traits fatals et charnus de sa parente, qui lui confinaient une beauté sauvage. Sensualité, que Pasiphae avait longtemps mise en avant, mais qu'elle abhorrait en cet instant.
Rageusement, elle retourna son miroir, côté glace contre le bois de la table, et se leva sans un mot.

Les couloirs défilèrent, et bientôt, la clarté insensible de cette magnifique journée éblouit la nymphe tandis qu'elle rentrait dans les Jardins du Palais. Pieds nus, elle sentit la fraîcheur de l'herbe qu'elle foulait,
et n'échappa nullement au parfum sucré émanant des fleurs pimpantes et dorées qui prenaient racine dans cette terre riche et tenace d'Ellendwraï. La Nature semblait se moquer de la douleur de la Nymphe, se parant de ses couleurs les plus riches et chatoyantes.
Et elle l'aperçut, fine et gracieuse, sa cousine Lliane qui lui tournait le dos non loin. Un sourire ému, quoique faible, illumina la visage de Pasiphae qui courut jusqu'à son amie et parente. Les deux Nymphe s'étreignirent affectueusement.

"Qu'est-ce que tu m'as manqué Lliane ! Un mois sans te voir ! Si tu savait comme Maître Val'Doreï m'en a fait voir pendant mon voyage ! Tu te rends compte que je n'ai pas changé de tenue pendant six jours, car on avait perdu un baluchon de la charette. Je puais le Vargùlfr mal lavé ! Pouah !"


Comme à son habitude, Pasiphae, espérant détendre l'atmosphère, ne put se départir d'une petite note d'humour, bien que le coeur n'y était pas. Elle revint alors sur des zones plus orageuses.

"J'ai appris ce qu'il c'était passé. Je.. je voulais te dire que j'admire ton courage et ta force. En tout cas, on m'a dit que c'était une belle cérémonie."

Pasiphae se tut, tandis que son coeur recommençait à chavirer.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://gwendir.bbactif.com/fiches-de-presentation-f6/pasiphae-el
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Pasiphae *]   Lun 20 Juil 2009 - 14:08



Lliane Elwing, Grande Prêtresse de Jord

Le jardin du palais des nymphes était sûrement un des plus beaux du bois d’Ellendwraï. Oh, certes, Lliane n’en n’avait pas vu d’autres et elle ne pouvait donc pas comparer. Sa formation au métier de prêtresse ne comportait pas ce voyage que ses sœurs où même sa cousine et la plupart des nymphes faisaient afin de compléter leurs connaissances. Et maintenant son devoir lui empêchait les lointains départs. Bien sûr, Lliane savait pouvoir compter sur ses hautes initiées pour gérer les obligations quotidiennes du temple, mais il n’y avait qu’une seule grande prêtresse et c’était elle. Elle était habilité à faire certaines choses que ses hautes initiées n’étaient pas censée faire, mais simplement devoir l’assister. Parfois ce voyage lui manquer. Lliane était très attaché aux bois sombres, elle ne pourrait sûrement pas vivre ailleurs, mais visiter un peu du reste du monde lui aurait plut. Peut-être cela, lui aurait-il permis de mieux appréhender les derniers évènements. Peut-être même de mieux les comprendre. En admettant même que cela soit compréhensible. Lliane appartenait certes à un peuple pacifique, mais elle-même l’était de la racine de ses cheveux jusqu’aux bouts de ces ongles. Elle ne comprenait pas que certain soit près à commettre des actes aussi immorales et horribles qu’ôter la vie à leurs semblables. Lliane ne comprenait pas l’utilité de prendre les armes pour lutter contre un autre être vivant. Pourquoi ne pouvez-on pas discuter ?

* Parce que l’on ne doit pas pouvoir discuter avec des fous.*

Fous. C’est bien ce qui se disait d’Ardiosis Benefoy. Et pourtant il semblait très intelligent. Après tout, réussir à abattre six seigneurs et à faire disparaître leurs corps sans laisser de trace n’était pas une mince affaire. Le cœur de Lliane se serra à la pensée du corps de sa sœur encore quelque part dans le Gwendir ne pouvant pas reposer à l’endroit qui aurait normalement dût l’accueillir dans de nombreuses années seulement. Lliane pensait souvent à Nereya, surtout depuis l’Erastide, car encore une fois, les troubles actuels avaient réussis à atteindre les nymphes au plus profond d’elle-même. Sur leurs terres, au détriment de leur neutralité. On s’était attaquées à elles, alors que dans cette guère, elles n’étaient qu’un fétus de paille. Elles ne seraient utiles à aucun des camps et ne pourrait les gêner d’aucune façon. Puisque seul voulant échapper à la guère viendraient en leurs terres.

Lliane en était là dans ses pensées quand Pasiphae arriva. Se retournant vers elle, Lliane lui avait sourit sincèrement. Elle lui avait tellement manqué. Elle le lui dit d’ailleurs. Et les retrouvailles eurent lieu. Pasiphae commença à lui raconter ses mésaventures avec son professeur, et déjà Lliane en souriait. Il fallait compter sur Pasiphae pour détendre l’atmosphère ne serait-ce quelques secondes. C’est ce qu’elle fit d’ailleurs. Mais elle comme tout le monde ne pouvait nier ce qui était en train d’arriver. Et sa voix moins chantante que dans son souvenir, son teint légèrement plus pale aussi, firent comprendre à Lliane que sa cousine avait été mise au courant des évènements de l’Erastide. Chose normale après tout, c’est pour cela que son voyage avait été écourté.

Lliane sourit tristement aux paroles de sa cousine.

« Merci Pasiphae. Mais tu devrais alors aussi féliciter Alphaïde. Elle a réussi à garder le calme de la population lors de son discours, malgré la difficulté de l’annonce et le choc qu’elle allait provoquer lors de l’Erastide. J’avoue avoir été beaucoup retournée moi aussi. Cette pauvre jeune fille. Tu sais elle ne devait pas être bien plus vieille que nous. » Lliane fit une légère pause avant de rajouter. « Et toi comment as-tu pris cette nouvelles ? Comment cela t’a-t-il était annoncé ? »

Parce que Pasiphae était sa cousine, Lliane voulait être sûre qu’elle allait bien ou du moins que ça irait. Cette tragédie avait été un choc pour tout le monde et le pire dans cette affaire, c’était toute l’incertitude qui l’englobait. Qui ? Pourquoi ? Etaient des questions encore sans réponses. Les mêmes questions qui étaient un temps restées sans réponses à la disparition de Nereya.
Revenir en haut Aller en bas
Pasiphae-Elwing
Gwendirien
avatar


Féminin Nombre de messages : 29
Age : 24
Age : 15 ans et 11 mois
Clan : Nymphes
Fonction : Cousine de la Reine des Nymphes
Date d'inscription : 30/06/2008

MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Pasiphae *]   Mer 22 Juil 2009 - 23:23

Pasiphae avait toujours eu une relation particulière avec sa cousine Lliane. Déjà, les deux nymphes n'étaient nées qu'à quelques mois d'intervalles. Avoir une cousine de son âge, cela était une vraie aubaine pour une princesse Nymphe. En effet, les enfants étaient plutôt rares à la cour. Même, Pasiphae, aussi loin qu'elle souvenait, n'avait jamais connu d'autres jeunes nymphes que ces trois cousines et Ida. Les enfants des quelques nobles proches de la famille Royale ne venaient au palais que de temps en temps, quelques jours dans l'année généralement, bref, pas de quoi lier de vraies amitiés.
Les deux étaient toujours ensembles, inséparables, tant dans les bêtises qu'à l'école, dans leurs jeux chat dans les Jardins aussi bien que dans les peines. Pasiphae était l'essence, le fier poumon de ce tandem, tandis que Lliane, plus posée et réfléchie, était souvent le cerveau de tous leurs tours, la voix sage de la raison. Elle seule paraissait avoir un semblant d'autorité sur Pasipahe. En effet, celle-ci n'écoutait que sa cousine à qui elle avait une entière et sincère confiance.

Les voeux prononcés pas Lliane n'avaient en rien surpris Pasiphae, qui l'avait toujours encouragée sur cette voix spirituelle qui lui correspondait tellement, même si désormais, un mince fossé les séparait. En grandissant, elles s'étaient forcément éloignées un peu, mais l'affection de Pasiphae portait pour sa cousine n'avait bien évidemment changé en rien. Au contraire ! Elle était ravie de voir que Lliane s'épanouissait dans sa mission auprès de Jörd. Sans nul doute, Pasiphae savait que sa cousine devenait en tant que Grande Prêtresse, un personnage que les Bois Sombre entiers portaient en grande estime, autant par ses récentes actions, que dans son implication au quotidien pour Jörd et pour le peuple des Nymphes. Elle était dévouée, généreuse, douce et sérieuse dans ses fonctions, et incarnait un modèle pour Pasiphae. Cette dernière savait qu'elle n'aurait jamais eu la force et le courage de rentrer au service de leur divinité. Mais face à Alphaïde, qui était devenue la Reine et portait une immense responsabilité, et sa cousine, qui avait donné sa vie pour les autres et leur dieu, Pasiphae avait rapidement perdu pied. Elle se sentait inutile, parfaitement inutile, et avait le sentiment de ne créer que des problèmes, notamment pour Alphaïde. Quand Pasiphae s'interrogeait sur son avenir, elle n'y voyait qu'un immense gouffre. Que ferait-elle de sa vie ? Est-ce que Ida et Maïtre Val'Doreï seraient là pour l'assister à vie ? Est-ce qu'un cuisinier ferait toujours sa cuisine et une femme de ménage son lit ? Mais Pasiphae ne voyait rien d'autre que ce quotidien. Il n'y avait aucune raison pour tout cela cesse, alors elle était vouée à cette vie fade et insipide, qui lui plaisait naturellement, mais pour combien de temps encore ? Son voyage lui avait ouvert les yeux. Elle avait vu des choses magnifiques pendant son périple, mais elle avait aussi compris la vie exceptionnelle qu'elle menait en Ellendwraï, et ne pouvait que remercier Jörd de lui avoir fait don de cette vie.
Jusqu'à présent, Pasiphae ne s'était que peu mêlée de politique. La vie s'écoulait sans changement, alors tout allait bien. La tenue à mettre le lendemain avait été une préoccupation bien plus importante dans le quotidien de Pasiphae que la Paix entre tous les peuples du Gwendir. Mais aujourd'hui qu'une Nymphe avait été tuée, et que l'on était venu s'en prendre directement à son peuple, Pasiphae avait soudainement pris conscience que la vie n'était pas aussi simple qu'elle se l'était toujours dite. Lorsque Lliane l'accueillit, elle sentit son coeur se serrer, et ne put soutenir le regard franc et direct de sa cousine. Elle avait honte. Honte de son orgueil, honte de sa petite tranquilité alors que ce qu'avait vécu cette pauvre Nymphe n'était pas la seule horreur que le Gwendir devait connaître en ces troublés.

C'est Ida qui m'a appris la triste nouvelle, on ne me laissait pas entrer dans la Salle du Conseil et je ne comprenais pas ce qu'il pouvait y avoir de si important pour qu'on ne me laisse pas voir Alphaïde. Alors elle est venue m'expliquer.

Elle marqua une courte pause, comme pour se laisser le temps de faire le vide dans son esprit.

Ca a été un choc, évidemment. J'ai eu beaucoup de mal à y croire. j'en suis encore toute tremblante. Il me suffit d'y penser pour que je devienne incapable de me servir du thé. Je ne comprends pas pourquoi je suis si troublée... C'est comme, si en plus d'une vie, c'est l'équilibre de tout un peuple qui est brisé. je sais que tu prônes la non violence, mais comment peut-on rester de marbre face à une telle attitude. les Nymphes sont pacifiques, mais elles ne peuvent pas tolérer qu'on les attaque, qu'on les tue, qu'on détruise leurs habitations.... J'ai toujours cru que cachées dans notre forêt recluse, nous étions à l'abris du monde, le "vrai monde" je veux dire, celui de l'extérieur. Que ferons nous s'il y a d'autres attaques ? Allons nous nous terrer un peu plus dans nos bois ? Il m'est inconcevable de songer à nous battre, aucune Nymphe ne serait capable de brandir ne serait-ce qu'une fourchette contre un être vivant, mais si cette guerre tend à prendre de l'ampleur, il faudra bien que nous agissions d'une manière ou d'une autre.

Le silence revint, qu'elle brisa à nouveau.

D'autre part, je refuse de céder Ellendrwaï, en tout cas le Bois Sombre à quiconque, et de toute façon, nous n'avons nul autre endroit où aller. Non, je pense que... je pense que nous devons défendre notre territoire. Nous ne devons pas nous impliquer dans cette guerre, mais il faut savoir défendre son peuple et ses terres. Nous ne manions certes pas les armes, ou très mal, mais nous savons utiliser la magie. Je sais qu'on nous ne nous y incite pas, et que son enseignement est resté très limité, mais la Dynastie Elwing a compté de très grands sorciers, qui ont su user intelligemment de leurs pouvoir pour sauvegarder leur peuple. Pourquoi, pourquoi ne pas le faire nous aussi ?

Pasiphae se faisait implorante, elle cherchait dans les yeux de sa cousine un fragment d'approbation, pas grand chose, juste un hochement de la tête. Pasiphae voulait désormais se rendre utile à son peuple.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://gwendir.bbactif.com/fiches-de-presentation-f6/pasiphae-el
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Pasiphae *]   Ven 24 Juil 2009 - 9:18



Lliane Elwing, Grande Prêtresse de Jord

Depuis l’Erastide, Alphaïde était sans cesse en réunion avec le conseil. Tous les jours et durant de longues heures ils se réunissaient pour débattre de ce qu’il fallait maintenant faire. Comment se protéger d’un nouveau crime d’une telle ampleur ? Comment ramener la sérénité parmi le royaume ? En admettant que cela soit encore faisable. Et surtout comment retrouver les coupables ? Telles étaient sûrement les questions les plus abordées durant ces conseils. Mais vu à la vitesse à laquelle les réunions se succédaient, il y avait visiblement peu de résolutions qui avaient été trouvées. Aussi Lliane ne fût pas surprise que l’on n’est pas laissé Pasiphae voir Alphaïde. Cette dernière était très occupée.

Lliane avait peu de nouvelles du palais en fait. Ce matin elle y était venue parce qu’elle tenait absolument à voir sa cousine. Savoir comment elle allait, parler de son voyage aussi. Il faudrait qu’elles en abordent le sujet afin de se changer un peu les idées. Pour pouvoir retomber en enfance, rire des mésaventures de Pasiphae comme celle qu’elle avait courtement évoquée en arrivant. Mais il était évident que pour pouvoir profiter de ce moment, il fallait auparavant qu’elles parlent des derniers évènements. Parce que cela avait été et est toujours particulièrement déstabilisant et que personne ne pouvait faire comme si rien ne s’était passé. Et parce que tout le monde craignait que cela n’arrive à nouveau. Aux yeux de Lliane, il était important de partager ses craintes, et c’est bien ce qu’elle allait faire avec sa cousine. C’est une chose qu’elle ne pouvait faire au temple, car là-bas c’était à elle de rassurer les autres.

« Tu sais les conseils se suivent et d’après le peu que j’en sache se ressemble. Je ne crois pas que des solutions aient encore été trouvées. Alphaïde y passe beaucoup de temps et ne reçoit peu de monde. Cela fait quelques jours que je ne l’ai pas vu… As-tu pu la voir toi ? »

Lliane était bien loin de savoir ce qu’il s’était passé la veille. Le fait qu’une étrangère ait demandé à voir Alphaïde lui était encore inconnu. Aussi Lliane se concentra d’avantage sur ce que lui dit Pasiphae plutôt que de penser aux conseils répétitifs de sa sœur. La grande prêtresse écouta avec attention la princesse. Lliane comprenait tant de mots prononcés par Pasiphae. Elle les pensait elle-même. Elle aussi avait toujours pensé que dans la forêt elles étaient à l’abri. Seule la mort de Nereya et ensuite de la jeune nymphe avait commencé à ébranler cette certitude. Aussi Pasiphae soulevait un point important. Pacifistes peut-être, mais pas inactives. Les nymphes devaient agir. Mais comment ?

Un silence s’imposa entre les deux cousines, chacune réfléchissant à cela. Lliane pensait toujours que les nymphes ne changeraient pas le cours de cette guère. Elles pouvaient être un abri pour ceux qui fuyaient la guère, parce qu’il ne semblait n’y avoir aucune raison de les attaquer. Elle ne pouvait aider un camp où l’autre sans craindre d’être rapidement détruite. Puis comme l’a dit Pasiphae, aucune nymphe ne pourrait songer à combattre dans l’intention de faire du mal à qui que ce soit.

Pasiphae rompit à nouveau le silence et ses mots semblaient si justes. Lliane ne pouvait que les approuvaient. Lliane répondit alors à sa cousine et face à son regard implorant, c’est un regard empli de tristesse que lui rendit Lliane.

« Je ne peux qu’être que d’accord avec toi, Pasiphae. Tu as raison, nous ne pouvons laisser quiconque envahir le bois sombre, ou nous perdrions tout. J’ai eu une conversation équivalente avec Alphaïde la semaine dernière, la veille de l’Erastide. Ne pouvant nous battre, Alphaïde avait décidé de faire de notre terre un abri pour tous ceux qui fuiraient la guerre. Après tout cela fait partie de notre nature, d’être avenante envers son prochain. »

Lliane fît une légère pause. Ses mots se perdaient, elle ne savait plus ce qu’elle voulait dire, ni même qu’elle serait l’utilité de parler à nouveau. Comme le disait Pasiphae, il fallait agir.

« Tu as raison, notre magie est puissante. Mais comment l’utiliser sans inquiéter les autres peuples. Nous partons du principe qu’aucun d’eux n’est notre ennemi. C’est le principe de la neutralité…Mais on ne sait pas ce qu’ils pensent de nous. Pour être franche, Pasiphae, jamais je n’ai pensé que nous permettrions à la guerre de pencher d’un côté ou de l’autre. Nous ne sommes pas combattantes, et quand bien même notre magie est forte, elle reste protectrice et non offensive. Alors quel intérêt peut-on avoir à s’en prendre à nous ? Je ne comprends pas. »

Lliane parlait, mais elle ne faisait rien avancer. Ces mots n’étaient qu’inquiétudes et questionnement. Elle reprit à nouveau :

« Mais il faut protéger notre terre, c’est vrai. Alors comment utiliser notre magie ? Devons nous créer comme une unité de magiciennes qui prendrait dans un premier temps en charge la surveillance des bois sombres ? Nous assurer qu’aucun étranger n’y entre sans que nous soyons au courant. Cela impliquerait beaucoup de surveillances et de méfiances à l’égard des membres des autres peuples. Y aurait-il un moyen à t’on avis de bloquer l’accès au bois à tous ceux qui ne veulent pas trouver la paix ? Ne serait-ce peut-être pas exagéré ? Peut-être faut-il que l’on songe à enseigner la magie aux nôtres de façon plus insistante maintenant. Leur apprendre à se défendre sans pour autant s’en prendre à d’autres. Des sorts de protections, de guérisons, voire d’alarme peut-être. De façon à prévenir les autres de la présence d’intrus, d’une menace, où même d’une chose sortant de l’ordinaire. Il va falloir se montrer plus méfiante. Mais tu as raison, ce qui est arrivé ne doit jamais se reproduire. Les nymphes sont unies. Ensemble nous devrions pouvoir agir. Qu’en penses-tu ? »


C’était maintenant à Lliane de chercher des réponses dans le regard de Pasiphae. Elle savait sa cousine forte. Si Pasiphae voulait agir, alors Lliane lui faisait toute confiance pour le faire.
Revenir en haut Aller en bas
Pasiphae-Elwing
Gwendirien
avatar


Féminin Nombre de messages : 29
Age : 24
Age : 15 ans et 11 mois
Clan : Nymphes
Fonction : Cousine de la Reine des Nymphes
Date d'inscription : 30/06/2008

MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Pasiphae *]   Mar 28 Juil 2009 - 23:34

Pasiphae écouta sa cousine avec une attention peu égalée. Son avis était très important pour la jeune Nymphe, surtout lorsque des faits si graves parcouraient le Royaume. La haine, la colère et la guerre n'étaient faits que pour détruire les gens, et face à cela, Pasiphae avait l'immense conviction que l'entraide et le soutien était le seul remède. Se rapprocher des gens que l'on aime, avoir une entière confiance en eux, ne pas douter d'eux. Et Pasiphae n'avait jamais douté de Lliane. Et c'était pour cela qu'elle se trouvait près d'elle en cet instant.

J'ai pu voir Alphaïde lors du conseil. Cette Helvëa a vu ou deviné que j'écoutais derrière une porte, et m'a invitée à parler devant tout l'auditoir. Je n'ai pu reculer. J'ai dit ce que mon coeur pensait, mais je n'ai fait que me ridiculiser. Tous pensent que je ne suis qu'une gamine stupide et puérile, qui se mêle de choses d'un niveau un peu plus élevé qu'elle, en gros je ferais bien de la fermer et retourner à mes froufrous. Même Alphaïde le pense.

Pasiphae avait pris un ton amer. En réalité, elle avait été blessée par l'attitude, certes involontaire, de sa cousine Alphaïde, qui l'avait poliment, mais fermement invitée à se taire, alors que Pasiphae avait été amenée à parler en public à la demande d'Helëa, mais n'était pas à l'initiative de son intervention.

Cette elfe prétend avoir vu les agresseurs un soir dans les bois, à la frontière entre bois sombre et blanc. Elle a récupéré le lendemain sur les traces du campement de ces hommes un tissu qui lui paraissait insignifiant, et l'a rapporté à Alphaïde. Sauf que c'est le symbole des Amazones qui est représenté sur ce tissu. Ce qui porte à croire que les Amazones sont à l'origine de cette tragédie, ce que je trouve parfaitement et totalement absurde. Les Amazones ne fichent royalement des Nymphes, ça c'est sûr. Et puis, j'ai pas confiance en cette inconnue. Par contre Alphaïde, elle, l'adooore. Moi pour ce que je dis, je reçois un regard furieux, mais pour Helveä, "mais restez donc quelques jours parmi nous voyons" !

L'aigreur de Pasiphae était palpable.

De toute façon, Alphaïde n'a pas la temps. Elle n'a jamais le temps et en aura encore moins avec tout ce qui se passe. Jamais elle ne voudra entendre parler de cette histoire de magie. Il faut se débrouiller seules, ou avec quelques personnes dignes de confiance, et douées en magie. Une magie défensive et non offensive, c'est exactement cela.

Si Pasiphae ne voulait pas en parler à Alphaïde, c'était aussi car elle avait la volonté farouche de lui montrer qu'elle était capable de faire quelque chose de bien par elle même, et qu'elle n'était pas juste une princesse un peu trop encombrante.

Nous n'avons reçu en magie que les bases fondamentales, car je me souviens que notre professeur avait peur que nous nous en servions à mauvais usage. Mais la bibliothèque est vaste, et je peux te dire que mes nombreuses heures passées là-bas ont été un enseignement plus que convenable. Il est bien regrettable que très peu de Nymphes sachent l'utiliser. Il faut réapprendre aux Nymphes, à toutes les Nymphes à utiliser la magie. Les forces de la Nature sont bien plus puissante que le fer des armes. La Magie Verte pourra protéger nos murailles. de nombreux enchantements font un protection efficace. L'eau, le vent, la végétation, notre maîtrise des éléments fait notre force à toutes. Toi aussi tu es très douée, et tu ferais un excellent professeur, car tu es bien plus patiente que moi ! Les Nymphes sont de puissantes magiciennes, il suffit de leur apprendre.

Comme pour illustrer ses dires, Pasiphae leva lentement sa main par son poignet, dirigeant son majeur vers la terre et relevant les autres doigts gracieusement vers le ciel. Ses yeux se voilèrent un instant, tandis que ses lèvres remuaient imperceptiblement, et que son corps entamait une lente valse. Les ailes dans le dos de la Nymphe se réveillèrent, et, brillant d'une teinte pure et certaine, accompagnaient Pasiphae dans sa danse atone. Le bruit se fit tout d'abord sourd, puis s'intensifia. L'eau qui emplissait le bassin de la fontaine à quelques centimètres des jeunes nymphes prit une ondulation, avant qu'elle ne jaillisse en abondance de la fontaine, créant un jet qui dessinait un feu d'artifice enchantant de cristaux dans les airs. La Magie opéra quelques longues minutes, pendant lesquelles des visiteurs curieux s'approchaient, méfiants mais émerveillé de cette sculpture vivante, qui se mouvait avec grâce dans le bassin, avant que le charme ne se rompe, laissant les deux cousines seules, échangeant un rire complice. un rire qui avait un goût de liberté.

Et tu peux faire bien mieux que ça, chuchota Pasiphae à l'oreille de sa cousine.


(Pardon pour le retard !! De plus, je pars demain pour deux semaines. On finira ce rp à ce moment là, où si tu ne veux pas laisser traîner les choses, tu peux le clore par un dernier post si tu en as marre. A bientôt cousine ! Smile )

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://gwendir.bbactif.com/fiches-de-presentation-f6/pasiphae-el
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Pasiphae *]   Jeu 13 Aoû 2009 - 18:35



Lliane Elwing, Grande Prêtresse de Jord

Cela faisait bien une semaine que Lliane n’avait pas vu sa sœur aînée, aussi les nouvelles de Pasiphae et les évènements parvenus au cours du conseil de la veille l’étonnèrent au plus haut point. Ainsi le bout de tissus trouvé sur les lieux du crime appartenait à une tunique Amazone. Ce serait des guerrières Amazones qui seraient à l’origine de cette tragédie. Lliane n’y croyait pas plus que sa cousine. Non seulement elle se demandait pourquoi les Amazones auraient agit ainsi, car après tout comme le dit si bien Pasiphae, les Amazones n’accordaient guère d’importance aux nymphes. Mais surtout Lliane se demandait comment cela était possible. Les Amazones étaient pour la plupart, hommes ou femmes de grandes tailles. Ils avoisinaient tous les deux mètres et était de silhouette solide. Comment pouvaient ils être passé inaperçu parmi les Nymphes, frêle et petites ? Cela paraissait absurde aux yeux de Lliane. Pour elle il y avait deux solutions possibles. Ou cette Helvëa mentait, ce qui soulevait encore plus de questions ou les Amazones avait délégués parmi un autre peuple qui aurait eu plus de facilité à passer inaperçu parmi les nymphes. Quoiqu’il en soit, les deux hypothèses étaient inquiétantes. Lliane écouta ce que sa cousine avait encore à dire sur ce conseil. L’aigreur de sa cousine n’échappa à la prêtresse qui attendit cependant que Pasiphae ait finit avant de parler. Ainsi cette Helvëa avait été invité à rester quelques temps parmi les nymphes. Lliane ne savait quoi penser de cette proposition de la part de sa sœur. Alphaïde était sage, elle ne pouvait avoir demandé à cette étrangère de rester si elle la sentait menaçante. Par contre si bon nombre de question restait en suspens, l’invitation devenait plus logique. Lliane ne savait que trop penser. L »hésitation avait toujours été le souci principal de la nymphe.

Par contre lorsque Pasiphae lui fit part de son intention de ne rien dire à Alphaïde, Lliane ne fût pas vraiment d’accord. Monter un projet de cette importance sans même en parler à la Reine lui semblait être une mauvaise idée. Il ne fallait pas commencer à se faire des cachoteries au sein même de leur peuple. Surtout au sein même de leur famille. Des tensions internes ne feraient que fragiliser encore plus le peuple nymphe.

Par contre elle fut à nouveau d’accord avec sa cousine, lorsque celle-ci lui dit que la bibliothèque contenait des savoirs à enseigner. Lliane était bien d’accord avec elle. Au niveau de la magie, toutes les nymphes de la famille royale avait reçue la même éducation. Lliane fut aussi conforter dans le fait que sa cousine soit si partante dans ce projet. De toute façon il ne serait pas réalisable par une seule des deux. Lliane était touchée et fière que Pasiphae la considère comme pouvant faire un bon professeur. Mais Lliane savait qu’elle ne pourrait tout faire, au contraire. Après tout, elle était grande prêtresse et avaient de nombreuses autres occupations. Puis Pasiphae serait aussi un très bon professeur. Un enthousiasme et une volonté de fer serait un atout précieux dans cette entreprise. Mais Lliane ne perdait pas de vue, qu’il leur fallait avant l’accord d’Alphaïde.

Lliane observa ensuite sa cousine faire usage de sa magie. Lliane se laissa emporter dans ce feu d’artifice aquatique. Il était tout simplement magnifique. La magie des nymphes étaient belle. Défensive uniquement. Ce serait certainement une bonne protection. C’était évident même. Lliane se laissa entraîner par la magie de sa cousine, la remplissant de joie. Lorsqu’il cessa, un rire léger uni les deux cousines. Toutes les deux, elles pourraient arriver à faire quelques choses, à aider les nymphes à se protéger. Ainsi ceux cherchant la neutralité parmi les nymphes y trouverait aussi sécurité et ne craindrait pas que leur abri soit pulvérisé comme le vent balaye un fétu de paille. Mais il ne fallait pas s’emballait trop vite. L’affaire était trop sérieuse pour la prendre avec légèreté.

Aussi Lliane retourna son attention vers sa cousine dans le but de savoir plus de chose sur les évènements de ce conseil.

« Avant tout, Alphaïde, dis moi tout sur cette étrangère. A quelle race appartient-elle ? N’a-t-elle portait d’accusation que sur les Amazones ? Le conseil et Alphaïde n’ont donc posé aucunes questions ? Et surtout a-t-elle donné des réponses convenables à tes questions ? Car je dois avouer que je partage ton avis. Cette histoire me semble étrange et je ne vois ni pourquoi elles auraient fait cela, ni comment les Amazones auraient pu passer inaperçu sur nos terres. Cette visite m’inquiète d’avantage qu’elle ne me soulage. D’ailleurs était-elle prévue cette visite ? »

Parallèlement Lliane tînt a préciser certaine chose à sa cousine. Le ton employait par sa cousine sur le sujet indiquait clairement qu’elle avait mal pris les remarque d’Alphaïde lors du conseil, aussi Lliane voulut t’elle la rassurer.

« Tu sais, ensuite je ne pense qu’Alphaïde pense que tu est une gamine puérile et stupide. Le simple fait que tu t’intéresse tant au bien être du royaume prouve le contraire. A mon envie elle doit simplement se dire que tu manque peut-être de recul et de tact par rapport à cette affaire, du fait de ton absence lors des évènements et des derniers conseils. Je suis certaine que le conseil à tout supposer, les Amazones, comme les Elfes et autres races plus belliqueuses dirons-nous. Tu ne dois pas t’en faire, et surtout tu ne dois pas mal prendre les remarques d’Alphaïde. Après tout c’est dans son devoir de Reine de se montrer sévère. Tu devrais peut-être lui parler en privé. Mettre au clair les choses avec elle. »

Une idée traversa à cet instant l’esprit de Lliane.

« Nous pourrions même aller lui parler toutes les deux. Autant pour connaître les réelles motivations de l’invitation de cette Helvëa, car vois tu je doute que seule notre hospitalité légendaire soit derrière les motivations d’Alphaïde. Mais surtout pour lui parler de nos projets. Car je crois qu’il nous faut avant tout l’autorisation d’Alphaïde. A la fois parce que cela peut tenir d’une décision politique puisqu’il s’agit de notre sécurité intérieure, mais aussi parce qu’Alphaïde est notre famille. En tant que famille royale, nous devons nous montrer unie pour le peuple et ne pas commencer à nous disperser les unes des autres. Qu’en penses-tu ? »

Ensuite Lliane reporta son attention sur la fontaine ou le feu d’artifice avait cessé depuis quelques minutes déjà. Lliane continua alors :

« Quand aux cours de magie, où crois-tu que nous devrions les donner ? Ici dans les jardins royaux ? Ne serait pas une risqué autant pour le temple que pour le palais ? Peut être dans les bois, non loin de la ville cependant. Quoique si nous prenons nos sécurités, on devrait pouvoir les donner ici. Je dois avouer que je serais plus rassure pour commencer de le faire ici. Comment organiser tout cela ? Prendrez t’on chacune un groupe, ou ferions nous les cours à deux ? Tu devras certainement en faire plusieurs seules, je ne serais pas toujours disponible, surtout en ce moment. As-tu une idée ? »

[Je m'absente du 14 au 22 août, tu peux continuer le Rp, ou le clore comme tu le souhaites. En ce qui me concerne je suis partante pour le continuer ^^ ]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Retrouvailles [PV Pasiphae *]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Retrouvailles [PV Pasiphae *]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Des retrouvailles tragiques...
» Retrouvailles percutantes...[London]
» Fin du rp: Retrouvailles {OK}
» [TERMINE] Retrouvailles inattendues [Chase]
» Retrouvailles opportunes... [PV Eimerek/ Privé] [POST CLOS]
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Prophétie Nordique  :: Chapitre 5-