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 A croire que les ennuis n'arrivent que dans les pires moments [Ne pas archiver]

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Aelalia-Fenril
Gwendirien
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MessageSujet: A croire que les ennuis n'arrivent que dans les pires moments [Ne pas archiver]   Mer 14 Oct 2009 - 15:42

7ème jour de la douzième semaine de l'an 835, crépuscule


Dans les couleurs enflammées du firmament une ombre glisse le long des habitations des enfants de Snotra. La déesse d'un œil attentif protège ses enfants qui peut à peut se prépare pour une nouvelle nuit. La guerre n'avait pas encore véritablement éclatée mais on sentait palpable la tension et l'angoisse des habitants, une sorte de couvre feu non-officiel c'était désormais installé et dès que le soleil terminait sa course derrière l'horizon plus aucune personne aux intentions honorables ne trainait dans les chemins et les ruelles de la cité. Mais pour le moment la boule de feu descend lentement offrant encore la clarté de ses rayons au monde pour qu'il se prépare à l'obscurité. Enveloppée d'un capuchon discret une silhouette fine et menue se faufile à l'abri des regards entre ces maisons construites toutes sur le même modèle. Ses yeux perçants scrutent les alentours, en quête d'une solution, et son regard bleu glace se porte vers le ciel transpercé de flèches d'or et de pourpre; sûrement en quête d'une réponse divine. Cependant pas celle de Snotra car la jeune femme qui reprend sa course endiablée entre les rues de la cité pour dénicher des informations n'appartient pas à se peuple de magicien instruit, et d'ailleurs la sauvagerie de son regard le prouve, cet éclat bestial dans ses pupilles pour le moment fixées sur son environnement n'est presque pas humain. Aelalia Fenril, fille orpheline depuis le tragique assassinat de sa mère et princesse en fuite court à perdre haleine. Mais pour qu'elle raison une personne aussi importante et noble se promène t-elle dans ce territoire étranger et sans aucune escorte ? A vrai dire la prudence n'avait jamais fait parti de son vocabulaire et encore moins la notion de patience. Pas qu'elle n'en ai jamais fait preuve mais son caractère de feu prenait une fois de plus le dessus. Ainsi elle ne supportait plus d'attendre dans la suite généreusement mise à disposition par le roi Morzan, non et il était même étonnant qu'elle ai pu résisté à son envie de liberté aussi longtemps. Il en avait toujours été ainsi et même lors de l'enfance, la petite princesse avide d'action ne savait pas tenir immobile sans rien faire. Arrivée deux semaines auparavant, poussée par la peur mais aussi par une volonté de fer et une haine sans nom elle avait demandée audience au roi Ombre, qui dans sa générosité avait accepter. Faire entendre sa cause alors que l'on est considérée comme une ennemie et une partisante du Seigneur Nordique n'est pas chose aisée. Pourtant elle avait su apporter de bon argument et bien que jusqu'à présent on ne lui avait pas laissé l'occasion de démontrer sa loyauté elle espérait au moins avoir prouvé qu'elle ne faisait pas partie des amis d'Ardiosis. En tout les cas Morzan avait certainement dû être assez interpelé pour lui permettre, sinon de faire parti de la résistance, l'asile politique qu'elle lui avait demandé. Malheureusement cela n'avait pas fallu longtemps avant que les rumeurs ne se propage et que les druides soient perçus comme des traîtres, des menteurs, des êtres abjects et pour que la colère de la jeune femme augmente, toujours plus féroce contre le traître humain et son cousin qui avait osé se montrer assez lâche pour accepter une alliance. Peut-être qu'Aelalia ne comprendrait jamais les raisons d'une telle décision pourtant il n'était pas question pour elle de rester ici à subir les conséquences du choix des autres.

C'est pourquoi en cette fin de journée passée à tourner en rond et marquée par un petit détour par la bibliothèque la demoiselle avait finalement décidé de sortir un peu, et clandestinement qui plus est. Elle ne voulait plus rester assise dans l'attente d'une guerre imminente à se faire du soucis pour tout un tas de raisons existentielles. Discrètement elle avait enfilée un vêtement neutre, sans aucune richesse et les cheveux ambrés tombant sur ses reins elle était sortis, après avoir enfilé une longue cape brune qui dissimulé parfaitement son visage, sans bruit de la forteresse Ombre sans, et heureusement pour elle se faire remarqué. Les domestiques trop occupés dans leurs tâches ou qui ne connaissaient pas son visage avaient simplement crus qu'elle faisait partie de ces gens du peuple qui venait régulièrement réapprovisionner le château. Enfin libre elle s'était mise à courir comme une gamine dans cette cité nouvelle, en observer avec curiosité les édifices et le peuple inconnu qui l'entourait. Cette exploration lui changea les idées et pour un temps lui fit oublier tout ces tourments. Promenant ses yeux sans dans toutes les directions en laissant naïvement ses pas la guidée elle ne mis pas très longtemps à perdre son chemin à travers ces endroits tous si similaires. Se mordant la lèvre inférieure elle ne constata que trop tard que plus rien ne lui était familier. La forteresse perchée avec majesté sur le haut du mont Eray lui semblait bien inaccessible à présent. Essayant avec difficulté de reconnaitre son chemin Aelalia déambule avec un air de méfiance et d'intense concentration, scrutant les ruelles elle ne parvenait malheureusement pas à retrouver la route vers cette forteresse qui la dominait un peu plus haut. Poussant un petit soupire elle se résigna finalement à demander de l'aide, pourtant elle ne pouvait poser cette question à n'importe qui. Elle parcourus encore quelques mètres et décida de s'arrêter un instant pour mettre ses idées en place et se calmer. Ce n'était pas la première fois qu'elle se perdait et la mauvaise chose à faire était la panique. Un souvenir remonta à la surface à la vue de sa situation, enfant elle sortait souvent avec sa mère et son frère pour des annonces aux peuples ou tout simplement pour que sa mère qui pour une fois passait un peu de temps avec eux montrait à tous leur heureuse petite famille. Pure façade que cette image de famille soudée et unie, lors d'une de ses sorties publiques la petite princesse avait été séparée de sa mère et paniquant au lieu de se calmer pour réfléchir elle avait courut à en perdre le souffle dans toute la ville d'Unae, compromettant ainsi les recherches. Bien entendu on avait retrouvé la jeune Aelalia et cette demoiselle en sourit en repensant au dénouement de cette péripétie.

La jeune princesse avait cependant baissé sa garde, plongée dans ses pensées elle n'avait pas entendu les bruits de pas qui c'étaient rapprochés d'elle. S'affolant soudain elle garda tout de même un calme extérieur, c'était un jeune homme, peut être un peu plus jeune qu'elle mais qui l'a dépassée d'une bonne dizaine de centimètres. L'obscurité qui descendait peut à peut lui ne permis pas de déceler son visage, le cœur de la demoiselle se mit à s'accélérer imperceptiblement. Non pas que la peur s'emparait d'elle mais une petite appréhension sans grande conséquence puisque bien qu'elle ne sous-estima pas son adversaire elle se savait en mesure de le mettre hors d'état de nuire. Les sourcils froncés elle attrapa d'un geste vif les deux dagues qu'elle portait toujours aux côtés, ses chères amies l'avaient sorties de bien des situations désastreuses. En position de défense elle pointa sur l'inconnu qui à présent lui faisait face un regard aussi dur que l'acier qu'elle tenait dans les mains. Droite et pourtant digne elle l'aborda d'un air calme, neutre mais qui recelait une menace bien présente:


- Qui est tu ? Si tu pense pouvoir profiter d'une jeune fille passe ton chemin, je ne veux pas faire de mal à qui que ce soit mais si tu m'y oblige sache que je serais sans pitiés.

_________________


Oserait tu me défier ? Prend garde je mors !
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MessageSujet: Re: A croire que les ennuis n'arrivent que dans les pires moments [Ne pas archiver]   Sam 17 Oct 2009 - 19:20

Quel jour était-il ? Il n’aurait su le dire, seul le crépuscule lui indiquait une notion de temps.
Enervé, enragé par la tournure qu’avait pris sa vie – une constante perte de temps dans l’ignorance la plus totale – il avait brusquement changé de direction pour retourner en territoire Ombre.
Dans un premier temps il avait avancé vite, usant de son énergie débordante, propre à son âge, pour courir jusqu’à Vebrindil. Ici il s’était arrêté quelques heures à peine, le temps de faire quelques repérages et de planifier son méfait, il vola un cheval. Il n’appréciait pas particulièrement les animaux mais il était conscient qu’il lui fallait un moyen de déplacement plus rapide. Le temps qu’on se rende compte de la disparition de la bête il s’était déjà enfui bien loin au galop.
Les jours s’étaient succédés rapidement sans qu’il ne prenne le temps de les compter. Il ne s’arrêtait en chemin que pour chasser et s’entraîner sans relâche, emportant son esprit dans les combats imaginaires qu’il s’inventait.

En quelques jours son visage enfantin avait vieilli de plusieurs années, il se tenait plus droit, ses gestes étaient plus assurés. Il avait peu à peu appris à cacher ses sentiments, faisant de son visage aux traits durs et fermes le masque de la tranquillité. Même son regard avait évolué on pouvait y déceler une sorte de magnétisme métallique qui dégageait violence et fermeté.
Sa solitude lui avait permis de prendre plus d’assurance et lorsqu’il s’arrêtait dans quelques villes, la capuche de sa cape noire toujours rabattue sur son visage, on ne le regardait qu’à peine, évitant de croiser son chemin. Il était plutôt fier d’inspirer quelque crainte mais n’avait pas la moindre intention de s’arrêter en chemin, il s’était fixé un but et comptait bien le réaliser.

Son caractère aussi avait changé, depuis la mort de son père il avait goûté au doux sentiment de la liberté et cela avait éveillé en lui une forte impétuosité. Son esprit était devenu plus vif et plus mature, sa volonté aussi dure que le fer. Il essayait peu à peu de contrôler son énergie débordante, il savait qu’il ne devait montrer que lorsqu’il le souhaitait la brutalité et la violence qui s’étaient éveillées en lui.

La cause principale de ce changement était qu’au cours de son voyage il avait fini par comprendre qu’il ne pouvait être ce pauvre gamin perdu dans un monde qu’il ne comprenait pas. Sa rencontre avec Solyanne M’angil lui avait appris que rien ne personne ne l’aiderait ici. Cette idée l’avait déplu au début et il savait que ses débuts seraient extrêmement difficiles mais il pouvait en tirer bien des avantages : il ne devrait rien à personne pour son apprentissage et n’était pas forcé aux confidences. Désormais apprendre à mentir et être convoité était deux choses primordiales.

Mais se résumer à un apprentissage sans avoir la moindre idée de ce qu’il devrait faire lui avait paru inconcevable, il avait donc longuement réfléchi à son avenir et une idée lui était venue, comme une évidence. Il s’enrôlerait dans l’armée, fermement décidé à rejoindre le peuple le plus avantageux. Plusieurs questions découlaient de cette idée : Etait-il possible de rejoindre l’armée d’une autre race que la sienne ? Qu’en était-il de sa liberté ? Devrait-il la sacrifier au dépend de sa fidélité ou fallait-il devenir un mercenaire ? Etait-ce réellement possible ?
Il venait à Isandil pour se renseigner, discrètement, efficacement.

L’idée d’avoir trouvé un sens à sa vie, quelque chose d’autre que ses pensées pour occuper son temps avait fini par apaiser sa colère et à force de patience il avait enfin aperçu les tours les plus hautes de la ville.
Il s’était d’abord rendu dans le quartier marchand pour pouvoir y vendre un cheval qui ici l’encombrerait. Il n’avait de toute manière aucune intention de combattre sur une monture, ses principaux atouts étant sa rapidité et sa dextérité, hors du sol il trouverait plus de difficulté au combat. La terre mère lui était indispensable et il fut heureux de pouvoir enfin marcher à nouveau.
Il était arrivé tôt dans l’après midi et comptait bien visiter les lieux et s’offrir un bon repas chaud avant de commencer plus précisément ses recherches, le lendemain peut être. La fatigue avait légèrement engourdi son corps et il se décida à rentrer dans une taverne, commandant un repas dont le nom lui rappelait vaguement quelque chose.

Plongé dans ses pensées il mangea sans appétit. Il aurait bien aimé dans ces moments là avoir eu quelqu’un à ses côtés pour le guider, il ne savait même pas à qui s’adresser et où aller pour trouver ses informations. Les questions qu’il se posait paraîtraient sans doute étranges aux habitants qui devaient trouver les réponses évidentes. Même pour trouver son chemin il n’oser trop demander, constamment sur ses gardes il ne faisait confiance à personne.
Lorsqu’il sortit de la taverne il trouva par chance un plan des environs qui lui indiqua que la caserne se trouvait dans la forteresse, demeure des dirigeants Ombres. Il songea à s’y rendre le lendemain, l’heure était déjà bien avancée.
Mais aussitôt plusieurs questions ressurgissaient dans son esprit, des questions auxquelles il ne savait s’il pouvait répondre : voulait-il vraiment s’engager pour une race dont il ne connaissait rien ? Il n’avait connu que les Orthodoxes et s’il était magicien il se serait considéré à part entière comme tel. Les Ombres ne lui évoquaient rien et il ne voulait pas en s’engageant dans l’armée devenir un pion soumis à des ordres qu’il ne pouvait comprendre. Et puis les Ombres faisaient plus ou moins parti des résistants, désirait-il être l’un d’eux ou préférait-il le côté impérial ? Fallait-il obéir à un tyran mégalomane ou à des dirigeants utopistes ? Son père lui avait dit vers la fin de sa vie que le continent avait connu plusieurs siècles de paix, il en avait été fortement étonné, pourquoi encore apprendre à se battre si la paix avait duré si longtemps ? Et puis il était fervemment convaincu que les êtres vivants étaient faits pour la guerre, sinon celle-ci n’existerait pas !

Il secoua la tête comme si ce geste pouvait dissiper ses pensées qui finissaient toujours par l’obséder. Il n’était plus prudent de s’éloigner de trop du monde réel, désormais ce ne serait pas son père qui le battrait, il pourrait lui arriver bien pire.
Il regarda autour de lui, se rendant compte que le soleil commençait à se coucher et que peu de personnes peuplaient les rues, il n’était d’ailleurs plus dans le quartier commerçant mais dans la ville elle-même, parmi les habitations qui logeaient la foule conséquente de la cité.
Le jeune homme prit le parti de continuer son chemin, histoire de se changer les idées avant de se mettre en quête d’une auberge pour passer une nuit un peu plus confortable que toutes les précédentes, sur le sol dur de la terre, le regard plongé dans les étoiles. Ces nuits auraient eu sans doute du charme pour quelqu’un de romantique, lui voyait les petites lumières dans l’immensité du ciel sombre comme la représentation de son savoir, perdu dans l’infinité du chaos.

Tandis qu’il marchait il ne remarqua la jeune femme qu’il était en train de croiser que lorsque celle-ci lui barra la route. Elle lui lança des menaces, dans chacune de ses mains une dague qu’il remarqua aussitôt.
Il fit tomber la capuche qui masquait son visage en plus de l’obscurité devenue dominante. L’un de ses sourcils se leva en signe de dédain, face à cette fille à peine plus vieille qu’elle qui se sentait menacée par un inconnu. Sa main frôla délibérément le pommeau de Thôr pour lui indiquer clairement qu’il était lui-même armé et n’hésiterait pas à s’en servir.

Il laissa s’écouler une minute, le temps de réfléchir à ce qu’il ferait et voir sa réaction puis il sourit d’un air narquois.

Je crois, mademoiselle, qu’il appartient plutôt à vous de vous présenter puisque vous m’abordez d’une manière si peu conventionnelle. Si vous vous sentez menacée par un inconnu qui se promène tranquillement sans un regard pour vous il serait plus judicieux de rentrer chez vous.

Il avait gardé un ton neutre bien qu’un léger amusement pointait. Il ne doutait pas qu’elle sache se battre mais il avait encore plus confiance en ses capacités.

Et puis il me semble bien orgueilleux de sous estimer un potentiel adversaire, n’allez pas croire que je ne sais pas me servir d’une épée.

Ses yeux n’avaient quitté ceux de la fille depuis qu’il l’avait aperçue et il semblait vouloir la concurrencer en lui montrant toute la froideur de son regard bleu gris.
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