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 De bon matin... [PV Erendil & Bogrin *] [Ne pas achiver]

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Unader-Ocilag
Gwendirien


Féminin Nombre de messages : 32
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MessageSujet: De bon matin... [PV Erendil & Bogrin *] [Ne pas achiver]   Mer 14 Oct 2009 - 19:46

Douzième semaine de l'an 835,
Cinquième jour,
À l'aube.


    Parfois, il arrive que le sommeil nous joue des tours, que Morphée dédaigne nous envelopper de ses bras ; sous l'impulsion de la nuit nos esprits tourmentés se refusent à trouver le repos. Partagé entre désespoir, colère de se voir arraché à la chaleur de ses draps, le pessimiste se débattra dans son impétueuse exaspération. Le désireux opportun, lui, au détriment de la lassitude, s'en va profiter du territoire nocturne. Ces terres que nos paupières nous cachent trop souvent.

    • Une fois n'est pas coutume, Unader avait passé une courte nuitée. Il avait quelques heures devant lui avant que le soleil ne se levât. Voilà moins d'une semaine qu'il foulait la terre des enfants de Loki à la suite de son souverain. Le Temple avait insisté afin qu'un de ses représentants accompagnât le roi, manifestant l'appui qu'il portait au monarque des Orthodoxes. Néanmoins, il faudrait être aveugle ou affreusement naïf pour croire en la seule bonne grâce des servants de Thor, car c'est en son enceinte sacrée que demeurent les plus puissants sorciers du pays. S'ils contribuent à grossir les rangs des Impériaux, le Temple juge avoir son mot à dire. Ainsi son plus haut dignitaire avait pris le sentier du voyage.

    • Unader sourit à son pâle jumeau prisonnier de la surface lisse du miroir en revoyant la mine déconfite de ses subordonnées, la veille de son départ. La décision n'avait pas suscité uniquement de l'approbation. Unader portait à croire que tous les religieux ne lui témoignaient pas la confiance qu'il aurait souhaité, même en ayant noblement prouvé ses capacités à être à la tête de la maison de Thor. À leurs yeux ancrés dans un corps où se sont vues défilées toutes les péripéties de ce monde, il n'était qu'un novice. Même en employant toute sa bonne volonté, le prêtre savait qu'il ne parviendrait pas à s'attirer unanimement leurs faveurs ; se serait comme émousser un rocher avec du papier de verre. Aussi escomptait-il faire ses preuves, puis s'en remettre au seul pouvoir du temps. C'était l'esprit posé qu'Unader avait quitté le sanctuaire de Thor, sa demeure depuis tant d'années. Cependant, il n'avait eu aucun mal à se défaire de ses obligations religieuses. Le nombre de fidèles croissaient sans pour autant déborder le Temple même si toutefois, le prêtre craignait que cela ne dure. Des forces sombres étaient en marche, enrôlées dans une machination invisible ; l'atmosphère empestait de ce calme fétide si communément présent avant toute catastrophe. C'était sur cette frêle esquif naviguant dans un océan instable que c'était embarqué Unader, profitant de cet armistice qui ne saurait s'éterniser.

    • Incapable de retrouver le sommeil, le prêtre s'habilla dans la pénombre, la lune en guise de lampe de chevet. Une fois dans ses atours religieux, Unader remit à leur place ses innombrables breloques, vestige d'une lointaine passion enfantine, avisant au passage les marques violacées qui cernaient ses yeux. * Heureusement que Thor ne s'attarde pas sur la beauté de ses serviteurs ! * Il se dévisagea d'un air narquois. Crocs, griffes, pupilles verticales et oreilles pointues ; ç'avait de quoi effrayer. Mais bon, on s'habituait à la longue.
    Unader passa un ongle sur ses cernes, mimant une voix d'une de ces Dames de la Cour qui venaient se confesser au Temple de tous leurs insignifiants soucis personnels :

    « Mon Seigneur Unader ! Ce violet vous donne si bon teint et cet air de macchabée ! Charmant. »

    • Un roucoulement détourna le dignitaire de ses occupations intelligemment sous-estimées. Sothis le regardaient avec des yeux ronds tout en sautillant sur son perchoir. L'epheurusa arborait un plumage bleu, dégradé vers d'abondantes nuances de mauves. Des couleurs que tout peintre rêverait d'avoir sur sa palette.

    « Ne t'en fais pas, je n'ai guère pour vocation de devenir acteur. »

    • Dans un sourire, il alla cueillir l'epheurusa du bout de sa griffe puis se faufila hors de ses appartements afin de rejoindre la froideur de la rue.
    Au dehors, le voile de la nuit s'élevait vers l'ouest, infusant dans la clarté du jour. Çà et là s'éparpillaient des étoiles, graines scintillantes semées par une main de géant. Joyau de cette voûte d'obsidienne, la lune, dans toute sa pâle beauté, luttait afin que la lumière ne l'emportât. L'horizon s'auréolait de traînées aux teintes de coriandre, gingembre et safran... Des épices venues d'ailleurs dont on ne peut que s'imaginer la saveur. Les toits s'hérissaient devant ce spectacle, les tuiles humides de rosée scintillants faiblement dans l'obscurité. En son for intérieur Unader s'attendait à voir surgir des entrailles de la terre les montagnes aux flancs écorchés qui bordaient la ville d'Iboa. Le roi avait entamé les préparatifs de départ et cela réjouissait le prêtre plus qu'il ne voulait l'avouer. Néanmoins, il sentait qu'une fois parti, il ne connaîtrait jamais les réponses aux énigmes qui flottaient dans les rues d'Yswllyra, dont ce procès qui le laissait perplexe et qui avait occupé la totalité de sa journée d'hier. Tant de bruits pour une sentence évasive...

    • L'air était vif et glacé ; Unader resserra sa cape autour de ses épaules tandis que ses prunelles assistaient à l'avènement de l'astre solaire.


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- Unader Ocilag -
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Dernière édition par Unader Ocilag le Lun 19 Oct 2009 - 16:01, édité 1 fois
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Bogrin Gilad
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MessageSujet: Re: De bon matin... [PV Erendil & Bogrin *] [Ne pas achiver]   Lun 19 Oct 2009 - 9:40

[H.S: Comme décidé, je me joins à vous avec plaisir.]


An 835 - Douzième Semaine.
Cinquième jour - A l'aube.


    Juché sur son étalon à la robe sombre, Bogrin arpentait les rues de la ville d’un air nonchalant. Il était installé en amazone sur la somptueuse selle de cuir bordée et il était occupé à se tortiller une mèche de cheveux d’une griffe, tout en contemplant la magnificence de la lumière solaire qui s’élevait à l’est et qui semblait donné l’éclat doré d’un bijou aux toits de la ville. Les sabots de sa monture faisaient un bruit agréable et berçant, accompagné des cliquetis de son armure ouvragée et de ses nombreux colliers colorés qui pendaient à son cou.

    Il chantonnait un air joyeux et guilleret tout en agitant les mains de temps en temps. A le voir ainsi, il perdait sans doutes toute la crédibilité de son rang, mais c’était mal connaître Bogrin, aussi sérieux qu’agité. Il secoua la tête au rythme de son petit air et entreprit d’examiner son visage à l’aide de la lame d’une de ses épées, quelques tatouages commençaient à apparaître sous le menton et dans son cou. Il rangea son épée d’un geste vif et reprit les rennes en main.
    Il alla tourner à la rue suivante, toujours assis sur le dos de Kanig, son destrier, qui avançait tranquillement dans les rues encore silencieuses et endormies de la nuit passée.

    Bogrin faisait régulièrement des petites marches à travers la ville d’Yswllyra, où le roi résidait ces temps-ci. Le procès semblait lui tenir à cœur, du moins lui semblait-il nécessaire de venir y assister, pour être au courant de ce qui brasse le continent ces derniers temps. Bogrin, en bon garde du corps, n’avait pas hésité un seul instant à suivre son monarque. Même si ce dernier aurait décidé de partir seul, Bogrin l’aurait suivit en gardant ses distances. Mais cette question n’avait plus lieu d’être, puisque Bogrin faisait partie de la suite du roi pendant ses déplacements, et que sa double fonction de garde personnel et de chef des armées lui donnait suffisamment d’importance pour qu’il puisse assister le roi en toutes circonstances.

    Bogrin, en revanche, n’avait guère d’intérêts pour les affaires de justice. Lui importait seuls son monarque et ses armées. La guerre, pour lui, était une forme de justice en soit, et qui nécessitait bien moins de discours. Cependant, il savait que ses semblables avaient besoin d’un monarque qui soit au courant des affaires du continent, et l’histoire du procès entre Ombres et Humains semblait suffisamment importante pour que le Roi des Orthodoxes se déplace.

    Il continuait sa chevauchée jusqu’au coin d’une autre rue, se laissant allé au gré de ses pensées. Perdu dans une réflexion quelque peu abstraite vis-à-vis de la justice, Bogrin ne distingua pas immédiatement la silhouette qui se tenait plus loin dans l’allée, face au levé de soleil. Evidemment, il ignorait qui était emmitouflé dans la cape. De plus, les faibles rayons dorés de l'aube pénétraient ses yeux sans qu’il puisse distinguer quoi que ce soit. Il daigna descendre de son étalon et s’avança doucement à la hauteur de l’individu, toujours accompagné par les cliquetis de son armure.

    L'individu regardait l’horizon, le vent vif et glacé secouant sa cape luxueuse.
    S'il s'était avancé à la hauteur de la personne il aurait pu distinguer de qui il s'agissait, mais il se contenta de se mettre à quelques pas de l’inconnu et murmura doucement, pour ne pas le surprendre :

    « La ville endormie regrettera jusqu’à ce soir de ne pas s’être levée à l’aube. N'est-ce pas ? »
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MessageSujet: Re: De bon matin... [PV Erendil & Bogrin *] [Ne pas achiver]   Lun 26 Oct 2009 - 13:38

Il était grand temps de retourner chez lui. Les remouds créés par le récent procès commençaient à s'estomper et il n'avait plus guère de choses à faire ici. La veille, à la suite de sa sortie du tribunal et de sa rencontre avec ces dames -cette gamine de Garish'Tar et la non moins désirable Calidra Van'Gil- Erendil avait repris ses quartiers dans les appartements de la Tour Sombre qui lui avaient été alloués pour que commence l'empaquetage de ses affaires et la préparation de leur convois. Tout cela, bien sûr, dans la discrétion qui était devenue la marque de fabrique du monarque.

Quand l'on avait droit à un pot de colle comme Van'Gil, la discrétion devenait forcément une habitude. Il ne tenait pas plus que cela à ce qu'elle se joigne à la troupe que formerait le souverain, sa garde et tout ses gens qui suivaient son sillage à chacun de ses déplacements. Avec promptitude et efficacité, tout avait été emballé, tous se tenant prêt à reprendre la route dès que l'ordre en serait donné.

Toutefois, Erendil ne pouvait partir comme un voleur. Son arrivée avait déjà été gravement compromise par la disparition de son émissaire pour qu'il prenne le risque de mécontenter une nouvelle fois Bennefoy, bien qu'était loin de lui l'idée de lui devoir quoi que ce soit. Finalement, rien de précis n'avait été conclut, ni même de serment passé, grâce à l'arrivée providentiel de Morzan Terinfiel. Il était plus ou moins libre de ses mouvements, sans pourtant renier le choix qui avait été fait que de s'allier aux Humains dans cette traitrise à grande échelle. Mais personne ne savait de quoi demain serait fait et Erendil préférait avoir les coudées franches plutôt que de devoir rendre des comptes et être limité dans les choix qu'il pourrait faire, dans le futur.

Enfin, à ce moment là, il ne savait pas qu'une gamine insupportable venait de maîtriser une proie bien éloignée de chez lui.

Le départ avait été programmé pour le lendemain, jour cinq, le temps pour le souverain de voir son homologue en public, ce qui limiterait les risques de voir revenir une certaine discussion qu'il préférait ne pas avoir. Sa dernière nuit à la Tour avait ressemblé à toutes les autres, le voyant se lever bien tôt, après quelques heures de demi sommeil, à se retourner dans son lit. L'osivité n'était pas pour lui et Erendil préférait cent fois travailler que de permettre à son corps de récupérer des forces. Le soleil ne s'était pas encore levé que lui était déjà debout, habillé de pied en cape, dans le silence de sa chambre.

Accompagné par un valet de garde, il fut conduit jusqu'aux écuries où fut préparer pour lui sa monture qui lui permettrait de profiter de la cité avant qu'elle ne s'éveille et ne soit ainsi polluée par le bruit. Le silence avait la préférence d'Erendil qui s'y sentait bien mieux que dans une foule braillarde. Il était accompagné, comme il se devait en l'absence de Bogrin, mais celui-ci ne pipait mot, habitué aux exigences du monarque en la matière.

Comme un coup du destin, il réunit trois personnes de rang certes différent mais qui représentaient malgré tout l'élite de leur peuple. Cette coïncidence tira une esquisse de sourire à Erendil, qui s'approcha des deux hommes. Habitué à côtoyer l'un et l'autre, le roi n'eut aucun mal à les reconnaître, qui plus est le second à sa voix et à sa carrure, qu'il avait eut le temps de reconnaître en toutes.

- Messieurs... Troublante rencontre.
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Unader-Ocilag
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MessageSujet: Re: De bon matin... [PV Erendil & Bogrin *] [Ne pas achiver]   Mar 27 Oct 2009 - 19:15


    • Le soleil naissant formait un dôme bariolé qui enflait à mesure que les minutes s'écoulaient. Les ombres se détachaient des édifices et s'étiraient sur les pavés qui, à force d'être foulés par maintes charriots, pieds & sabots, voyaient leur surface se polir et s'aplanir. Comme prise de fantaisie, la ville se mouvait en elle-même, dans un silence monacale.

    • Perché sur la griffe de son index, l'oiseau au plumage irisé se tenait immobile, n'osant égayer de son chant cristallin la sordide cité. Une main vint se placer en auvent autour de sa gracile silhouette telle barrière de chaire face à la morsure de froid. L'air était si limpide que le prêtre crut percevoir le mouvement de son cœur contre sa paume tel un infime battement de chaleur. Ce calme ambiant était si familier au religieux, habitué au cloître du Temple d'Iboa, que la seule chose qu'il craignit en cet instant fusse qu'on le rompit. Mais comme toute chose est éphémère, jamais elle ne se plie à notre volonté.

    • La claudication de sabots sur le pavé rompit le voeu secret du religieux, enveloppant l'atmosphère d'une mélopée résonnante, accompagnée de percussions infimes et aiguës résultant le plus souvent d'une friction entre les plaques métalliques d'une armure. Unader n'envisagea même pas l'ébauche d'un regard vers l'individu qui s'avançait en sa direction. Probablement une sentinelle arpentant çà et là les rues, chargée de surveiller les fantômes matinaux.
    Quelle ne fut la surprise de l'enfant de Thor lorsque le supposé garde en faction, qui devait dans la logique passer son chemin, s'arrêta à son côté et lui adressa la parole. En tant normal Unader aurait froidement renvoyé n'importe qui ayant troublé sa solitude, ne serait-ce que pour récupérer les morceaux éparpillés de son silence brisé. Cependant, cette voix sonnait si familièrement à ses oreilles qu'Unader aurait pu la reconnaître au milieu d'une foule effervescente pour l'avoir si souvent côtoyée. À l'instar du timbre du Chef des Armées, le dignitaire rétorqua :

    « Regret et douce amertume... Même si je ne blâme pas ceux qui manquent d'admirer de telles prestations, aussi belles soient-elles, afin de profiter plus longtemps de la chaleur d'un lit ou des bras d'une femme. »

    • Unader pivota sur ses talons, tous crocs souriants, relevant pour lui-même le sens caché de sa phrase qui se référait au célibat de son acolyte de toujours.
    Il retraça d'un oeil vif l'apparence de son compagnon : d'un an son aîné, le religieux se voyait conférer une poignée de centimètre de plus que Bogrin, mais c'était en omettant l'imposante carrure de celui-ci qui faisait très vite tomber dans l'oubli ce détail insignifiant. Leur ressemblance physique s'arrêtait aux griffes et aux oreilles pointues ; pour le reste ils étaient divergents en de nombreux points, ce qui n'empêchât l'amitié de nouer des liens indéfectibles entre nos deux protagonistes.

    • Unader avisa le destrier à la robe sombre, bouchonné et sellé, qui renâclait en attendant son cavalier, des volutes de fumée s'échappant de ses naseaux. Les rayons solaires jouaient sur son pelage luisant et l'irisait de zébrures dorées, soulignant les muscles saillants de l'équidé. De paroles poétiques, le prêtre aborda une question plus anodine :

    « Il me semble qu'un détour par l'écurie ne déplaise à ta monture. Chevauches-tu depuis longtemps, mon frère ? »

    • Ladite question resta en suspens dans l'air glacé. Le sorcier orthodoxe entendit une nouvelle fois du bruit mais d'un timbre plus étouffé. Unader se retourna juste au moment où le Monarque des Orthodoxe venait à leur rencontre, non précautionneusement entouré. Après sa brève intervention auquelle le prêtre ponctua d'un respectueux « Sire », il était vrai que nos trois hommes réunis formaient un singulier trio.

    « En effet, le hasard fait parfois singulièrement les choses. »

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Bogrin Gilad
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MessageSujet: Re: De bon matin... [PV Erendil & Bogrin *] [Ne pas achiver]   Mar 27 Oct 2009 - 20:26

  • Naturellement, Bogrin avait fini par reconnaître la façon de se mouvoir de son éternel ami. L’élégant prêtre qu’était Unader subsistait toujours vêtu de vêtements luxueux et gracieux et arborait de nombreux colliers onéreux dont Bogrin avait quelques mêmes exemplaires pendus à son cou. Les deux amis étaient à la fois semblables et dissociables. Bogrin arborait le côté militaire des Orthodoxes, tandis Unader représentait l’élite de l’aspect spirituel et magique de la nation du nord. A eux deux, et bientôt eux trois, avec l’arrivée du Monarque, ils représentaient ce que la nation Orthodoxe avait de plus grands et honorables. Bogrin avait le cœur léger et apaisé de la présence de son ami. Ils ne s’étaient pas vu que depuis quelques jours, mais déjà Bogrin avait sentit son cœur se resserrer. Jamais Bogrin n’aurait d’ami aussi proche que l’était Unader. Il ne songeait même pas un seul instant à l’imaginer autrement. Le destin les avait soudés, Bogrin n’allait certainement pas laisser le destin changer à nouveau. Même s’il n’était pas suffisamment puissant pour influer sur le destin, et qu’il savait que personne ne le serait jamais.

    L’allusion aux femmes fit sourire Bogrin. A la différence de son ami de toujours, lui n’avait pas spécialement de goûts pour la luxure et la dépravation. N’avait de sens que la guerre et la protection. En bon serviteur, son devoir passait avant tout le reste. C’était sans doute ce qui choquait le plus dans la personnalité du Général Gilad, bien qu’excentrique, il restait un incroyable serviteur, d’une loyauté à toutes épreuves. En toutes circonstances, même inconsciemment, Bogrin restait un parfait acolyte du Roi.

    Unader fit une petite remarque sur Kanig, l’étalon de trait de Bogrin. Il marquait un point, le cheval était un peu fatigué, et Bogrin nota dans son esprit qu’il lui fallait un peu de repos aux écuries avant de regagner leur contrée. Cela faisait cinq jours que le roi était à Yswllyra, il était temps de regagner les terres Orthodoxes.

    « Oui, j’admet qu’un peu de repos ne lui ferait pas de mal. Se tournant vers Unader, il reprit, Sa Majesté et moi sommes venus assister au procès, tu dois déjà le savoir et nous sommes donc en terres Humaines depuis quelques jours déjà. Je faisais simplement une petite promenade matinale avec Kanig’Ula... C’est un plaisir de te revoir mon ami.»

    Un sourire découvrit ses crocs aiguisés et il fit une moue sympathique et bienheureuse à son compagnon. Unader n’était sans doute pas surpris de ce petit élan de joie du Chef des Armées, il connaissait mieux que personne sa curieuse personnalité.

    Vont à leur rencontre la personne pour laquelle Bogrin avait le plus de respect, et qui semblait s’être levé bien tôt ce matin. Seigneur Van’Seck, suivit par un valet de bas étage, comme l’imposait l’absence de Bogrin, s’avança jusqu’à eux. Bogrin Afficha un sourire aimable au monarque et s’inclina doucement.

    « Votre Majesté… » Ajouta t-il.

    D’un geste de la tête, Bogrin indiqua au valet qui suivait le roi de s’occuper de son cheval. En présence de Bogrin et d’Unader, le valet était désormais de trop. Il le congédia, le regardant un instant s’éloigner avec son étalon.

    Bogrin reporta son attention sur Seigneur Van’Seck et Unader. C’est vrai, comme l’avait dit récemment le roi et son ami d’enfance, ils formaient à eux trois un trio pour le moins prestigieux, et représentaient ce que les Orthodoxes avaient de plus pur. Bogrin inspira doucement l’air frais matinal et interpella poliment le monarque avec des formules de politesse diverses, qu’il sentait bien mieux que de lancer directement le sujet du procès, que Sa Majesté n’aurait pas toléré à une heure aussi matinale.

    « Je me suis permis de m’aérer l’esprit pendant que vous vous reposiez. J’avais chargé deux de vos domestiques de commencer à rassembler vos affaires le plus discrètement possible, comme vous aviez exigé Monseigneur. »

    Le Roi Erendil aimait que l’on n’en ajoute pas trop, aussi Bogrin se tut, laissant ses deux interlocuteurs s’exprimer à leur tour.


[ HJ : Je suis navré, c'est vraiment pas terrible, je ferai mieux au prochain.]
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