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 Traque Humaine [*]

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Ectoplasme
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MessageSujet: Traque Humaine [*]   Lun 23 Nov 2009 - 18:54


|Traque Humaine|

Crépuscule du deuxième jour

Sont cordialement invités à participer à ce post :
Siran Bennefoy, Adrian Duncan (PNJ), Dorian Llwendin (PNJ), Nairu
Toute personne susceptible d'être présente dans les bois au moment des faits

La lumière du soleil déclinait à vive allure, assombrissant les bois d’Ellendwraï avec une cruauté féroce. Les arbres prenaient des allures de plus en plus sinistres et donnaient à quiconque l’impression que la forêt n’était plus un lieu sûr. Et c’était effectivement le cas en ce soir du deuxième jour de la treizième semaine.

Avec une discrétion sans égale, une cinquantaine de chasseurs de prime s’étaient introduits dans le royaume sylvestre des Nymphes et des Elfes au petit matin, lorsque Mani juché sur son char n’avait pas encore tout à fait laissé place au dieu Soleil. Ils s’étaient alors séparés en divers petits groupes de deux ou trois personnes, pour explorer la moindre parcelle de terre pouvant abriter leur objectif : le prince fugitif Siran Bennefoy. A la tête de cette vaste entreprise se tenait le tristement célèbre Dorian Llwendin, qui avait décidé de faire bande à part en abandonnant peu à peu ses partenaires du matin. Cette forêt, il la connaissait par cœur pour l’avoir parcouru des centaines de fois. Pas de chance pour le petit prince, son adversaire avait l’avantage du terrain et de la surprise.

Ce ne fut qu’au crépuscule, après avoir pillé et saccagé plusieurs petits bourgs, que les traqueurs repérèrent les traces de leur proie. Ils le pistèrent un temps, sans se douter que Dorian était déjà loin devant eux. Pas question de partager avec ces rustres la saveur de la victoire. Ils auront la récompense, mais pas le plaisir d’attraper le prince. L’elfe aux mœurs douteuses se réservait ce plaisir, certain que ce soir, il veillerait sur son prisonnier …


    Système :

  • Chaque participant se verra attribuer un certain nombre de points, en fonction du lancer de dé de Freyja. Pour ce faire, avant de poster votre première réponse, vous sélectionnerez en dessous de l'encart de réponse :
    Lancer de dés #1 : Dé de Freyja
    Nombre de lancés : 1

  • Si Siran Bennefoy obtient moins de 30 points, il sera blessé grièvement. S'il obtient entre 31 et 50 points, il sera blessé légèrement.

  • Si Adrian Duncan obtient moins de 40 points, il sera blessé à la jambe.

  • Si Dorian Llwendin obtient moins de 40 points, il sera blessé au bras.

  • Si Nairu obtient moins de 50 points, elle sera blessée au visage.

  • Pour tout autre participant, un résultat inférieur à 40 points se traduira par une blessure plus ou moins légère, au choix.

  • Notez toutefois que si la somme des points obtenus par Siran et Adrian est inférieure aux points obtenus par Dorian, le prince sera capturé par le chasseur de prime.

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Ectoplasme
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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Lun 7 Déc 2009 - 16:10



« Capitaine, il y a du grabuge par là-bas. Nous devrions nous préparer à partir. »


Adrian Duncan, capitaine de la nef volante nommée l’Ephémère par ses soins, releva la tête du travail qu’il était en train de faire, à savoir l’aiguisement de sa lame. Namira, sa seconde, était campée devant lui, un poing sur la hanche et le regard déterminé. L’Amazone savait que lorsqu’elle adoptait cette posture, elle était sérieuse et rien ne pouvait la faire changer d’avis. Il se redressa et vint la taquiner en l’enserrant par la taille et en lui donnant un coup de hanche.

« Nous n’avons pas encore terminé nos affaires par ici. Nous partirons quand nous aurons eu ce que nous sommes venus chercher. Il me semble te l’avoir déjà expliqué tout à l’heure. »

La jeune femme aux courbes de rêves se détacha de l’emprise de son supérieur, glissant comme un félin hors de ses bras. Elle s’éloigna, l’air contrarié, sans ajouter un mot de plus. Adrian haussa les épaules en la regardant monter à bord de la nef et reprit son travail là où il l’avait laissé. Namira avait parfois tendance à s’inquiéter sans raison, selon les dires du Capitaine. Dans ces moments là, elle lui répliquait que lui ne s’inquiétait que toujours trop tard. Et lui de rajouter qu’à eux deux, ils rééquilibraient la balance. Cette pensée lui tira un sourire qui se transforma en rire. Il se leva, rengaina son arme et demanda à un matelot de ranger ses outils à affûtage. Alors qu’il se dirigeait vers la nef pour aller retrouver sa seconde et lui demander les raisons de son inquiétude, il s’arrêta net, huma l’air, scruta l’horizon brouillé par les arbres qui entouraient la clairière et hurla :

« A couvert ! Vite ! »

Une volée de flèches donna écho à son cri. Les matelots qui avaient réussi à se cacher derrière les caisses déchargées ou les sacs entreposés purent voir certains de leurs camarades tomber, blessés ou tués sur le coup. Adrian sortit de sa poche une petite arme qu’il avait dénichée au cours de ses voyages et qui ressemblait à une arbalète miniature et tira au hasard dans les fourrés. Une nouvelle attaque se produisit et des missiles tombèrent tout autour d’eux. Enfin, une dizaine d’hommes sortirent de leur cachette et tombèrent sur l’équipage. Adrian en repoussa deux ou trois et le reste des hommes dissimulés au bord de la nef vinrent au secours de ceux qui faisaient face au reste des malfrats. Pris de cours par le reste de l’équipage, les bandits qui avaient sous évalué le nombre de personnes prirent peur et trois d’entre eux réussirent à s’échapper. Adrian regarda par-dessus son épaule et vit Nairu, sa petite protégée.

« Nairu, file te mettre à l’abri dans la nef et dis à Namira de faire chauffer les réservoirs ! »

Ni une, ni deux, il s’élança à la poursuite des forbans qui avaient tués certains de ses hommes, ignorant les cris derrière lui. Il traversa les fourrés et s’enfonça dans la forêt, cherchant la trace des criminels. Croyant les apercevoir, il se mit à courir à toute vitesse et percuta de plein fouet, au détour d’un arbre, quelque chose. Ou quelqu’un. Sonné pendant quelques secondes, il se releva et regarda ce qui l’avait mis par terre et il écarquilla les yeux de stupeur :

« Liran … C’est toi ? Mais … c’est impossible ! »

Le jeune homme qui lui faisait face était le portrait craché de son jeune frère, Liran, décédé dans d’atroces conditions, sous ses yeux, alors qu’il tentait de le sauver d’une bande de voleurs. Adrian se frotta les yeux. Il devait rêver ou la chute avait due être rude pour qu’il hallucine comme ça. Mais le garçon qui se tenait devant lui semblait bien réel. Des bruits de courses parvinrent à ses oreilles, il jeta un coup d'oeil circulaire autour de lui et maugréa à haute voix, plus à lui-même qu’au jeune homme qu’il regardait avec attention :

« Qu’est-ce que c’est que ce foutoir ? »

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Dernière édition par Ectoplasme le Lun 7 Déc 2009 - 16:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Lun 7 Déc 2009 - 16:10

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Siran B.
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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Ven 18 Déc 2009 - 17:09

Siran avait eu un séjour reposant dans cette belle forêt. Les derniers jours avaient été assez fous, et même s’il avait l’impression d’avoir oublié sa mission et les dangers qu’il encourait, il avait eu le temps de faire le point avec lui-même, sur ce qu’il croyait le mieux et sur ce qu’il devait faire. Le problème était de rassembler un tas d’humain dans un endroit, il devait trouver un territoire neutre, et un moyen de transport. Sans cela, il ne pouvait rien faire pour la partie de son peuple qui se sentait oppressée par le règne de son père. Cependant, la dernière semaine, la rencontre avec Cassia, lui avait semblé tellement surréelle, qu’il avait l’impression d’avoir passé une semaine de vacance, alors que ce n’était pas le cas, mais jamais le prince ne s’était arrêté avant. Il ne s’était jamais arrêté pour respirer et prendre le temps de penser. Mais au premier matin de la treizième semaine, il avait décidé de se remettre en route. Il avait la conviction qu’il croiserait quelqu’un ou quelque chose sur sa route qui l’aiderait à continuer qu’une manière qu’il ne connaissait pas encore.

C’était au midi du premier matin qu’il s’était mis en route sur son destrier, entre les arbres. Au moins, il savait se diriger dans les bois, mais s’il avait su ce qui se passerait. Une journée de voyage passa sans la moindre encombre et il avait poursuivit son chemin, quand même rapidement mais pas à la course. Il n’avait pas idée de ce qui s’en venait. C’est lorsque le soleil tomba qu’il eut une mauvaise impression, comme s’il était épiée, sans voir par quoi. Il se contenta de presser le pas, mais rien ne se passa sur le coup jusqu’à ce qu’il entende quelque chose derrière lui et qu’une flèche siffle près de son oreille. Il tourna la tête avant de gros yeux, mais ne s’arrêta pas pour penser à ce que c’était. Il partit à toute vitesse, donnant un grand coup d’étriers à son cheval. Il n’eut pas le temps de voir ce qui se passait mais il avança entre les arbres pendant de longues minutes, son cœur battant à tout rompre, mais il ne pouvait s’arrêter pour regarder derrière lui, il ne le ferait pas. Ce qu’il ne pouvait savoir c’est qu’il était, comme un animal, dirigé vers d’autres gens qui tenteraient tout autant de l’attraper, de le tuer ou de lui faire du mal.

Sans le savoir, il réussit à distancer son adversaire, mais il savait qu’il ne pourrait courir avec son cheval très longtemps, il s’arrêta quelques secondes pour enlever les sacs de la bête et ramasser toutes ses armes, laissant le destrier avec seulement sa scelle, il lui donna, avec un pincement au cœur un bon coup du plat de sa lame pour qu’il parte dans une autre direction et il commença à courir entre les arbres, se dirigeant beaucoup plus rapidement que sur son cheval, espérant pouvoir se cacher assez bien pour distancer son ennemi invisible. Il courut longtemps, perdant la notion du temps puis se cacha dans un petit talus, y restant pendant de longues minutes, incertain à savoir si la menace était passée mais il recommença son avancé, espérant autant que possible se rendre vers une ville, un campement ou encore la sortie de la forêt.

Il se remit à courir en se rendant compte qu’il était déjà passé par ici, il connaissait un petit peu cet endroit, mais avec la nuit tombante, les choses devenaient plus difficile, mais dans l’Espoir de pouvoir sortir de cet enfer, il se remit à courir, et il fut percuté de plein fouet, sur le côté, par quelque chose. Il se releva difficilement, car il était fatigué des dernières heures, probablement, en s’appuyant sur sa lance et ses yeux verts comme des émeraudes fixèrent l’homme qui se trouvait devant lui, ils le scrutaient cherchant une réponse non-dite. Mais il ne semblait pas un ennemi, sinon il aurait déjà pu essayer de lui trancher la tête. Il se contenta de secouer de la tête pour reprendre ses esprits et, entendant des voix au loin il se remit sur pied et replaça sa lance pour partir au plus vite.

« Ils sont après moi. Vous devriez partir. » Il se remit en route entre les arbres espérant pouvoir sortir d’ici le plus tôt possible.

[Désolé pour le post plutôt merdique, je suis très rouillé.]

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Siran Bennefoy. The softer side of anger.
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Ectoplasme
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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Ven 18 Déc 2009 - 17:11

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Nairu
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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Mer 30 Déc 2009 - 13:10

Nairu avait passé la journée à vagabonder dans la forêt autour de la nef. Cela faisait quelques jours qu’ils étaient ici et ce repos lui faisait plus de bien qu’elle ne l’aurait pensé. Le soleil commençait à décliner et elle s’apprêtait à rentrer à l’intérieur quand elle entendit le cri du Capitaine. N’ayant que le temps de se baisser Nairu aperçut à peine la volée de flèches s’abattant sur la nef.
La nef est attaquée. Cette pensée mit un certain temps à se former dans son esprit tellement elle était inconcevable. La forêt d’Ellendwraï était réputée pour être toujours éloignée de toute violence, pour son calme et sa sérénité. Qui ? Oui qui pouvait bien les attaquer ainsi ?
A côté d’elle, des flèches touchèrent quelques matelots qui s’effondrèrent. Un hoquet de terreur s’échappa de ses lèvres et son visage se glaça. Elle releva la tête pour regarder d’où venaient ses flèches mais à peine eut-elle levé les yeux, une nouvelle lancée tomba autour d’eux. Nairu recula vivement. Sa tête semblait tourner au ralenti. D’autres membres de l’équipage furent touchés à ses côtés. Puis une dizaine d’hommes sortirent de la forêt et se dirigèrent vers la nef. Les membres de l’équipage, sortant de leurs cachettes, les repoussèrent avec colère et trois d’entre eux s’enfuirent vers la forêt. Encore tétanisée, Nairu ne savait pas où se mettre, les cris autour d’elle faisaient remonter des souvenirs qui s’insinuaient lentement en elle et la paralysaient. Soudain le capitaine Adrian sembla surgir au milieu de nulle part. Il tenait à la main une sorte de petite arbalète et la colère se peignait sur son visage. Lorsqu’il l’aperçut, il lui dit de se mettre à l’abri et de prévenir Namira qu’il fallait partir. Nairu n’eut même pas le temps d’acquiescer qu’il courrait déjà en direction des trois assaillants qui s’étaient enfuis dans la forêt.
Ses paroles semblèrent réveiller son esprit. Aller dans la nef, trouver Namira. Avec l’agilité qui la caractérisait, elle se faufila dans l’agitation et monta vivement sur la nef. Des flèches jonchaient le sol mais elle ne devait pas y prêter attention. La lumière du soir créait des ombres gigantesques, donnant un aspect peu accueillant au pont de la nef. Elle chercha y Namira mais elle n’y était pas. Elle frappa alors à la porte de sa cabine et entra sans attendre de réponse.

« Namira ! »

Devant elle, la seconde se tenait dans un coin de la pièce, occupée à faire quelque chose que Nairu ne vit pas. Elle ne semblait pas consciente de l’agitation qui régnait à l’extérieur.

« Namira, la nef est attaquée, il faut se préparer à partir ! »

Elle se leva brusquement.
« Attaquée ? » Puis elle ajouta quelque chose qui ressemblait à « je l’avais bien dit » Puis elle s’informa sur le nombre d’hommes et voulu savoir ce qu’ils avaient fait. Nairu releva la tête pour reprendre contenance et raconta ce qui s’était passé d’une voix dénuée d’émotion. Elle acheva son récit et ajouta d’une voix hésitante :

« … Adrian est dehors il…Il est allé à la poursuite des bandits. »

A ces mots Namira poussa un soupir exaspéré. L’intrépidité du Capitaine aurait bientôt raison de sa patience. « Il a intérêt à revenir vite. Il faut se dépêcher de partir. » Ses bras s’agitant dans tous les sens traduisaient son envie de se battre elle aussi mais elle sortit à grand pas en direction des réservoirs magiques.
Nairu resta dans la pièce un moment, ne sachant que faire. Elle n’était pas à sa place ici, pourtant il ne valait mieux pas aller dehors non plus. Elle hésita un bref instant avant de décider de faire le tour pour rejoindre l’intérieur. Elle sortit furtivement sur le pont.
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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Mer 30 Déc 2009 - 13:10

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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Mer 20 Jan 2010 - 16:17



La seconde du Capitaine ne pouvait s’empêcher de maugréer contre son supérieur, tout en se dirigeant à grandes enjambées vers le cœur de la nef. Elle pénétra avec détermination dans la salle des machines, sombre et froide quand les réservoirs n’étaient pas allumés. Heureusement qu’elle avait la tête sur les épaules, elle ! Et qu’elle n’avait pas attendu l’attaque de la nef pour dire aux magiciens de l’équipage de se tenir prêts à faire décoller l’Ephémère. Féline et gracieuse, elle se faufila à travers les énormes tubes de verres qui parsemaient la salle, comme si elle connaissait leur disposition par cœur – et c’était effectivement le cas -, pour se retrouver au milieu de la pièce, devant les commandes des réservoirs. Elle actionna trois leviers et poussa deux boutons l’un après l’autre et des lumières bleues scintillèrent doucement dans les réservoirs. Elle interpella les gars qui se hâtaient pour venir à sa rencontre :

« Faîte moi démarrer la bête ! On se tire d’ici ! Et au pas de course, allez, allez ! »

Elle avait aboyé ses ordres, alors qu’elle repartait déjà vers la sortie. Bon dieu de bon dieu ! Qu’est-ce qui était passé par la tête de ce vaurien de Capitaine ? Aller faire une promenade dans les bois alors qu’il fallait partir au plus vite ! La seconde était nerveuse et s’inquiétait bien plus pour son supérieur qu’elle ne le montrait. Et s’il lui arrivait quelque chose ? Qu’allaient-ils tous devenir ? Qu’allait-elle devenir sans lui ? Oh ! Elle lui ferait un sacré sermon quand il serait de retour, et il ne pourra pas se défiler cette fois ! Exaspérée et de mauvaise humeur, elle gagna le pont avec frénésie : elle regarda par-dessus la rambarde et vit les matelots s’activer pour réorganiser leurs affaires et transporter les blessés à l’intérieur du paquebot flottant. Adrian, où es-tu, bon sang ? Elle vit alors que Nairu était de l’autre côté du pont, l’air maussade. Elle la rejoignit rapidement, la démarche leste et précise :

« Nairu ! Adrian est revenu ? Tu l’as vu ? »

Elle regarda avec attention la petite nymphe qu’ils avaient recueillie quelques années auparavant et devant si peu de réaction, elle la secoua doucement et l’obligea à se tourner vers elle, ses deux mains cramponnées aux épaules de la jeune fille :

« Nairu ! Ca va, dis ? Reprend-toi ma fille ! »
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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Dim 31 Jan 2010 - 21:36


Tout se passait comme il l'espérait. Les hommes qu'ils avaient recruté avaient investit la forêt, traquant sans pitié son royal fugitif. Mais ce serait lui qui, au final, récolterait les honneurs et la joie de mettre la main sur le prince. Il serait alors sa plus belle prise et son nom résonnerait à travers le Gwendir comme le mercenaire ayant attrapé Siran Bennefoy, après avoir fait trembler les Ombres en enlevant l'une des filles d'un influent ministre. A cette idée, Dorian se sentait empli d'allégresse, qu'il cachait sous une attention accrue.

Heureusement pour lui, cette traque se déroulait dans le Bois Blanc, cette partie même du continent où il avait vu le jour. Il connaissait le terrain, il pourrait même surement le parcourir les yeux bandés. Il était elfe et pister était comme une seconde nature pour lui. On ne survivait pas en tant que chasseur de prime en étant incapable de suivre les traces d'un misérable être humain. Surtout quand celui-ci se déplaçait à cheval, dans une forêt où la moindre branche cassée était révélateur pour un œil avertit. Ou alors, surtout quand le chasseur avait autant des yeux au sol que dans les airs...

Dorian arrêta soudainement sa course. A cet endroit, les marques laissées par le cheval ne prenaient plus une direction rectiligne et l'instinct de l'elfe lui soufflait qu'il se tramait quelque chose. Il leva les yeux vers la cime des arbres, espérant y dénicher son griffon. Un long sifflement retentit à travers la forêt et calme, Dorian attendit patiemment. Il ne se faisait pas trop de soucis pour le prince, il le retrouverait facilement, même si celui-ci courait ou était encore sur le dos de sa monture. Il attendit jusqu'à ce que le bruit d'ailes se fasse entendre. Demeter revenait.

L'elfe se redressa pour observer par quel côté arrivait le griffon qui s'annonça d'un hurlement à faire froid dans le dos. Il résonna un moment, jusqu'à ce qu'il atterrisse aux côtés de son maître. De sa droite, l'humain était donc partit de ce côté. Il lança un morceau de chair fraiche qu'il conservait dans sa besace à l'animal et lui ordonna de reprendre son vol, pour suivre le prince à la trace et discrètement. Les trouées dans les arbres lui permettaient plus ou moins facilement de garder un œil sur la victime désignée. Puis à petite foulée, le mercenaire reprit sa course, l'impatience grandissant en lui à mesure qu'il sentait dans ses tripes qu'il approchait du but et plus que tout, qu'il était seul devant.

Il courait, sans relâche, suivant les traces avec attention. Mais quand apparut, parmi les branches, la silhouette d'un homme autre que celui qu'il recherchait, Dorian ralentit sa course, réfléchissant à toute allure à ce qu'il convenait de faire. A cette distance, l'homme lui paraissait bien bâtit, mais il avait toujours sa dague et son arc dans son dos. Il était plus que nécessaire de se débarrasser de ce gêneur pour éviter d'avoir un ennemi potentiel dans son dos. Ce genre de personne, mieux les valait mort que courant derrière soi. Une bien belle philosophie que celle-ci.

Ainsi décidé, Dorian accéléra l'allure et profitant de l'effet de surprise et de son agilité elfique, asséna un coup de coude dans les côtes de son opposant.

- Que...!

Il n'eut pas le temps de dire plus de chose, Adrian se plia en deux sous la douleur et Dorian finit sa besogne logeant son pied dans l'estomac du capitaine de nef.

- Si tu tiens à rester en vie, ne me gêne pas.

Puis sans plus se soucier de l'homme à terre, il fit demi-tour et repartit en courant, forçant ses pas pour rattraper ce satané prince de pacotille. Cette rencontre l'avait échauffé et il lui tardait de le trouver. En même temps qu'il courait, l'elfe délogea son arc de derrière son dos, encochant une flèche dans le même temps, pointée pour le moment vers le bas. Ce n'est que quand il eut le dos du prince dans sa ligne de mire qu'il releva l'arc. Il siffla une nouvelle fois pour que Demeter atterrisse devant le prince et ainsi lui coupe toute retraite, qu'il banda son arc, prêt à tirer.
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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Dim 31 Jan 2010 - 21:36

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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Mar 16 Fév 2010 - 17:36

[Puisque tu ne réponds pas à ce sujet, ni aux messages privés que l'on t'envoie, je me vois dans l'obligation de jouer ton personnage pour faire avancer le scénario. A Bon entendeur]



Le regard hagard, les traits tirés par la fatigue, le jeune homme qui ressemblait étrangement à Liran était visiblement en état de grande lassitude, un épuisement qui se traduisait jusqu’au son de sa voix, étouffé et haletant. Les mots prononcés furent brefs et Adrian n’eut pas le temps d’en savoir davantage, le fugitif s’était échappé sans autre forme de procès à travers les arbres, sans même que le Capitaine n’ait pu lui demander quoi que ce soit. Perplexe, l’Amazone resta stoïque observant la place vide où s’était tenu quelques secondes auparavant l’étranger, les bras tombants. Cette apparition aussi soudaine qu’inexpliquée avait ravivé la douleur de la perte de son frère, la plaie qui avait déchiré sa poitrine plusieurs mois auparavant venait de s’ouvrir à nouveau. Mais le moment était mal choisi, ce jeune homme était pourchassé par quelque chose. Ou plutôt quelqu’un. Adrian n’était pas vraiment du genre à abandonner facilement, et il avait plutôt tendance de se mêler des affaires qui ne le concernaient pas, au grand dam de sa Seconde. Mais alors que la vision de ce jeune homme blond l’avait plongé dans de douloureux souvenirs, sa concentration ne fut pas maximale et ses réflexes furent moins aiguisés que d’ordinaire. Un violent coup de coude lui fut asséné dans les côtés, et il poussa un soupir de surprise et de douleur, tandis que le pied de son assaillant venait se plaquer contre son estomac. L’hébètement plus que la douleur fit basculer le Capitaine qui se trouva pour la deuxième fois de la journée couché contre le sol mousseux de la forêt. Le visage de son adversaire s’imprégna dans son esprit, tandis que celui-ci le menaçait avec violence. Ni une, ni deux, l’elfe disparut aussi vite qu’il était arrivé. La colère déforma les traits de l’Amazone qui se releva avec difficultés, haleta plusieurs secondes avant de détaler à toute vitesse, épée et mini-arbalète en mains. Ce vaurien allait le lui payer !

Il courut avec une fougue et une détermination qui le surprirent lui-même. Vite, vite ! Un mauvais pressentiment tiraillait les entrailles du Capitaine, dont la fureur vengeresse n’était pas le seul moteur de sa course. Vite, vite ! Il lui fallut peu de temps pour retrouver la trace de son adversaire et un cri qu’il identifia comme celui d’un griffon parvint à ses oreilles. Il bifurqua légèrement du sentier tracé par les pas de l’elfe, sans se départir de son allure de course. Il constata alors que le jeune homme qu’il avait rencontré précédemment était encerclé par un animal peu avenant et le mercenaire elfique. Le Capitaine réfléchit peu, et agit vite. Il décocha un trait qui toucha le griffon sur le flanc, et l’animal poussa un cri rauque. Profitant de la surprise provoquée par sa manœuvre, il s’élança de toute sa puissance sur le chasseur de prime et le plaqua au sol, avec un cri de rage, puissant et sonore. Il plaqua son poing contre sa joue et lui hurla à la figure :

« Ça, c’est pour m’avoir attaqué dans le dos, Salopard !

Essayant de résister aux assauts et aux tentatives d’évasion de l’homme sur lequel il s’était assis à califourchon, et qu’il tenait fermement entre ses cuisses, le Capitaine hurla à l’étranger qui ressemblait à Liran :

- Prête-moi main forte, vite ! Il faut qu’on le ligote ! »

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Siran B.
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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Ven 19 Fév 2010 - 15:29

L’esprit de Siran était embrouillé de pensées sombres et tristes, la fatigue l’empêchant virtuellement de se concentrer sur la situation présente, il repassait en boucle les évènements des dernières semaines dans sa tête. Il aurait du savoir que le calme de la forêt avait été trop beau, et que l’accueil fut trop long, mais il avait été plaqué contre un mur duquel il ne pouvait se sauver. Et tout était tombé en ce matin fatidique, il se sentait si las, si faible. Il savait bien qu’il ne pouvait battre un chasseur de prime en son propre terrain, surtout pas seul, il devait simplement espérer l’appuie de quelqu’un ou, avec de la chance, de pouvoir sortir de la forêt et se confondre dans un village humain se trouvant en bordure de celle-ci, mais il lui restait encore quelques kilomètres à franchir avant de ne traverser la frontière des bois, et il doutait fortement avoir la chance de s’y rendre avant de ne se faire attraper.

C’était lorsque cette pensée traversa son esprit qu’il vit une grosse bête se dresser derrière lui, coupant sa fuite sauf s’il en venait à se faufiler entre quelques grands arbres, mais il doutait de cette idée, surtout lorsqu’il sentit pointé sur lui un arc, et un regard froid et meurtrier. Son visage devait être empreint de sa peur, car il se sentait défaillir. Jamais il n’avait été mis dans ce genre de situation, même pas en tant que Chef des Armées, il avait toujours bénéficié d’une certaine protection, même lorsqu’il ne se trouvait pas entre les murs du palais. Mais il savait que ces jours étaient finis maintenant. Si son père avait le culot d’envoyer cet homme contre lui, c’était que la guerre était déclarée entre eux, et que rien ne la solderait mieux que la mort d’un des deux, malheureusement son paternel semblait avoir un pas d’avance sur lui de ce côté. Il se tourna lentement pour regarder Dorian du coin de l’œil, inquiet, et aussi au fait que ce qui suivrait cette traque ne serait nullement en son avantage. Il ne lui restait plus qu’à compter sur une extraordinaire chance du ‘tombé à point’ qui lui avait servit depuis sa naissance.

Il avait haussé les mains, sans se départir de son épée longue. Son bouclier était toujours accroché dans son dos, probablement une question de confort dans une telle situation. Déjà qu’il eut du se séparer de son cheval, il savait qu’il ne courrait jamais plus rapidement qu’eux et encore moins que le griffon qui s’était mis à le chasser. Cependant, il eut à peine le temps de prendre conscience de ce qui se passait lorsqu’il vit le griffon, du coin de l’œil, touché par un carreau. Il ne fit ni une ni deux pour s’élancer vers l’autre homme, réalisant enfin qu’un homme était venu à son secours, celui-là même qu’il avait croisé quelques minutes plus tôt lors de sa course effrénée. Il ne s’arrêta pas pour prendre le temps de réfléchir. Dans un mouvement empli de colère, il enfonça son épée dans le sol près du visage de Dorian et il se hâta à chercher dans ses affaires pour sortir la corde qu’il avait dans son petit sac de voyage. Heureusement qu’elle ne se trouvait pas sur le cheval qui venait de prendre la poudre d’escampette, cela aurait pu être gênant.

Siran s’approcha calmement du chasseur de prime, se doutant bien que l’altercation n’en finirait pas là, mais il prit appuie sur lui, posant son pied sur son torse afin de le recaler vers le sol mais aussi de le calmer pendant qu’il l’attachait. Ses mains derrière sa tête, la corde passée une fois autour du cou de l’homme. Il vérifia sa solidité avant de faire le tour pour attacher ses pieds dans un mouvement fluide, question d’avoir quelques minutes de paix. Il le débarrassa rapidement de ses armes et le bâillonna avec un morceau de tissu arraché d’un vêtement déchiré. Ce fut simplement à ce moment-là qu’il se permit de respirer enfin. Il haletait depuis assez longtemps, fatigué de cette poursuite qui lui avait parut sans fin. Quelques minutes lui avaient semblé comme des heures. Il étudia de son regard vert d’émeraude l’autre homme, celui qui se trouvait devant lui et il secoua simplement de la tête avant de s’appuyant contre un arbre, armes en main, espérant que les autres tarderaient un peu.

« Merci. » Il parlait d’une voix rauque qui ne siégeait pas bien sur son joli visage mais la longue course pouvait expliquer ce fait. Il se contenta de fermer les yeux quelques secondes avant de se remettre aux aguets, entendant plus loin des cris et des bruits de métal. « Les autres ne sont pas loin, on ne peut pas rester ici. »

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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Jeu 25 Fév 2010 - 15:59



Le bougre était difficile à contenir, tant il se débattait avec une force incroyable. Adrian fut soulagé lorsque le jeune homme qu’il venait de secourir le rejoignit pour lui prêter main forte, une corde entre les mains. Derrière lui, le griffon piaffait et même s’il était blessé, le Capitaine préférait garder un œil vigilant sur ce potentiel danger, tandis que son nouveau compagnon liait les poings et les pieds de l’elfe. L’amazone était sceptique quant à ce qu’ils devaient faire de lui, car il était certain qu’il ne mettrait pas longtemps à défaire ses liens. Tandis que le jeune homme le débarrassait de ses armes et le bâillonnait, Adrian se releva et attrapa son arbalète miniature qu’il avait jetée à terre. Il tira plusieurs traits sur l’animal et l’abattit froidement. Inutile de s’encombrer d’un ennemi supplémentaire. Il revint vers le jeune homme blond qui s’était appuyé contre un arbre et qui le remerciait à présent, tout en reprenant son souffle. Cependant, ce n’était pas le moment de traîner.

« Tu me remercieras une fois en lieu sûr, si nous sommes toujours en vie.

Il avait contourné leur prisonnier et le regarda, impitoyable, une lueur de colère dans les yeux qui le rendait différent de ce qu’il était. Sans autre forme de procès, il lui assena un ou deux coup de pied dans le ventre afin de le ralentir au maximum. Puis, se hâtant, il reporta son attention vers le jeune homme dont il ignorait le nom. Il l’interpela et lui indiqua simplement :

- Dépêchons-nous, ce vaurien ne va pas tarder à se libérer. Suis-moi, vite !

Sans attendre davantage, il s’élança dans la direction opposée à celle où s’était dirigé précédemment le prince, courant à toute allure. Ils n’étaient pas du tout en sécurité, et ils devaient rejoindre l’Ephémère au plus vite. Lorsqu’ils seraient dans cette clairière, ils seraient saufs. Mais pas tant qu’ils étaient parmi les arbres, ils devaient faire au plus vite. Adrian sortit sa boussole de sa poche, sans ralentir pour autant. Parfait, ils se dirigeaient précisément sur la nef. Jetant des coups d’œil par-dessus son épaule régulièrement, il poursuivit sa course avec un rythme effréné. Son souffle était court, il y avait longtemps qu’il n’avait pas fait d’exercice. Heureusement, il aperçut enfin leur destination mais des cris rageurs se firent également entendre au loin. Redoublant d’efforts pour courir toujours plus vite, haletant et transpirant, il hurla à son compagnon, en espérant que celui-ci soit toujours derrière lui :

- Nous sommes sauvés si nous atteignions la clairière ! Mon équipage nous attend, prêt à décoller ! Vite, mon vieux, vite ! »

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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Jeu 25 Fév 2010 - 21:19

A peine sortie sur le pont de l’Ephémère, Nairu se vit replongée dans l’horreur de ce qui venait de se passer. Il y avait des matelots blessés à droite et à gauche et des flèches jonchaient le sol un peu partout tout autour. Que pouvaient bien vouloir ces hommes ? Elle ralentit le pas un moment, de plus en plus morose. Elle regarda la forêt qui s’étendait tout autour, cette forêt si calme, si protectrice, si rassurante. Qui étaient-ils pour venir y rompre cette quiétude ? Elle crut entendre des bruits venir de la forêt et se demanda si c’était Adrian qui avait retrouvé les hommes. Ils étaient trois et il était seul, boule d’angoisse se formait peu à peu dans sa gorge. Il pouvait lui arriver n’importe quoi. Sa mâchoire se crispa, l’inquiétude commençait à la ronger doucement. Et s’il était blessé ? Elle repoussa cette pensée avec autant d’énergie qu’elle le pouvait. Ce n’était pas le moment de se laisser aller à l’angoisse.
C’est alors qu’elle vit Namira arriver vers elle d’un pas énergique et lui demander si elle avait des nouvelles du capitaine. Mais elle n’en avait pas, pas plus que la seconde. Elle ne pouvait que rester là à attendre en scrutant la forêt. Mais elle ne voyait rien et la pénombre n’arrangeait pas les choses. Elle ne distinguait pas le moindre mouvement qui aurait pu trahir une présence, pas le moindre envol d’oiseaux qui auraient eu peur du bruit. Juste cette grande étendue sombre que représentait la forêt.
Elle sentit Namira la prendre par les épaules et l’entendit lui demander si ça allait bien. Que pouvait-elle répondre ? Qu’elle était inquiète pour le capitaine ? Ça non, jamais. Pourtant elle se sentait chamboulée de s’angoisser autant. Évidemment elle savait qu’elle aimait bien le capitaine mais de là à s’inquiéter qui puisse lui arriver quelque chose… A cette pensée elle sentit son cœur se resserrer encore un peu. Voyant la seconde essayant d’obtenir une réaction elle articula tant bien que mal :

« Oui ça va… Je n’ai pas vu revenir Adrian, il doit être encore dans la forêt. »

Et si les hommes revenaient ? S’ils y en avaient d’autres qui attaquaient la nef à nouveau ? S’ils étaient obligés de repartir sans le capitaine ? Un frisson la parcourut. Et, se dégageant légèrement de l’emprise de Namira, elle se tourna à nouveau vers la forêt, guettant un bruit qui aurait pu l’avertir qu’Adrian revenait.
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MessageSujet: Re: Traque Humaine [*]   Lun 1 Mar 2010 - 17:08


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