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 Candidature [Bogrin Gilad *]

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MessageSujet: Candidature [Bogrin Gilad *]   Sam 28 Nov 2009 - 20:04

Deuxième jour
A l’aube

Que diable était-il allé faire à Isandil ? Qu’avait-il espéré de trouver d’autre que cette fille paranoïaque qui l’avait menacé sans grandes conséquences ? Il était stupide, dans sa détermination, dans sa folle impétuosité il s’était trompé de chemin, fonçant droit devant lui jusqu’au bout sans voir le moindre instant son erreur.

Le seul mérite de ce voyage avait été de le faire réfléchir sur son avenir mais quelle perte de temps ! Tous les signes pourtant se trouvaient de l’autre côté : son père, son enfance, son caractère, le nom même de son épée. Qu’aurait-il fait chez les Résistants à part tourner en rond et se battre sans plaisir pour une cause trop idéaliste à son goût.
Il n’aimait pas la vision qu’on lui imposait du monde avec d’un côté les faibles et les profiteurs qui avaient suivi le folie du seigneur nordique et les adorateurs de la paix qui ne rêvaient que de retourner au calme plat de leur passé.

Le monde avait-il toujours été en paix auparavant ? Il ne pouvait y croire ! Et pourquoi les armées existaient-elles depuis si longtemps si le continent était autant en paix qu’on le disait ? Sans doute que les gens avaient bien peu de mémoire mais il n’était pas là à ce moment et ce passé ne l’intéressait pas pour l’instant, à quoi pourrait-il donc lui être utile ?

Tout comme pour le peuple Ombre, on lui indiqua lorsqu’il arriva à Iboa que la caserne se trouvait non loin de la ville, au nord plus précisément. Il n’avait pas d’expérience en la matière mais ne voyait pas d’autres endroits où rentrer dans l’armée. De toute manière cela ne lui coûtait pas cher d’essayer, il s’était déjà mis en chemin et profitait de sa marche pour réfléchir à ce qu’on lui demanderait et aux meilleures réponses qu’il pourrait fournir.

Il comptait se faire passer pour un Orthodoxe de sang pur et avait peur qu’on ne reconnaisse pas sa race, il n’était que demi-sang et ne savait guère s’il pouvait être refusé à cause d’un tel critère. Il ne devait pas faillir et être capable d’influencer son recruteur, ses motivations et ses arguments devaient être convaincants. Ils le seront.

Son visage était figé, pas la moindre expression se dessinait sur celui-ci mis à part l’impression qu’il n’était pas dans ce monde mais dans le sien. Il avançait rapidement et son attitude déterminée dissuadait toute personne qui se trouvait aux alentours de croiser son chemin. Il n’était qu’un gamin mais sa taille imposante et sa musculature développée le vieillissaient de plusieurs années.

Il ne mit pas beaucoup de temps pour arriver jusqu’à la caserne, des gardes en protégeaient l’entrée. Le jeune homme s’arrêta devant eux, à peine visible sous la cape qui recouvrait intégralement son corps et la capuche plongeant son visage dans l’ombre, il demanda à voir leur supérieur sans leur exposer la raison de sa visite. Ce ne fut qu’après maints discours et explications qu’on daigna enfin lui accorder l’honneur de pénétrer dans le centre militaire du peuple Orthodoxe. On l’abandonna au milieu d’une pièce souterraine, froide et humide le temps qu’on aille chercher quelqu’un assez qualifié pour qu’on puisse évaluer ses compétences ainsi que sa loyauté, les temps étaient durs, on craignait les espions.
Il eut tout le temps de contempler l’architecture peu élaborée et de repérer quiconque s’avançait dans ladite salle tant on le faisait attendre. Le temps ne passait pas lentement mais sa patience était mise à rude épreuve et il commençait à croire que le garde le menait en bateau.

Au moins pouvait-il se contenter de ne pas être perçu comme un étranger par ici, si les militaires ne le connaissaient pas, son air martial ne le faisait pas détonner dans cette atmosphère.

Il réalisa qu’il ne pouvait avoir grand-chose de l’Orthodoxe : aucune capacité magique, une habileté à manier l’épée qui relevait du don ne persuaderait pas même le plus naïf. Peu important il avait d’autres cartes entre les mains et personne ne ferait tomber son masque.
Il faisait lentement le tour de la salle en attendant, sa main tenant fermement le pommeau de son épée il brûlait de s’en servir, voilà bien longtemps qu’il n’avait pas eu droit à un combat.
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Bogrin Gilad
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MessageSujet: Re: Candidature [Bogrin Gilad *]   Sam 26 Déc 2009 - 11:42

[HJ: Pardon du retard.]

An 835, Treizième Semaine
Deuxième Jour, à l'aube.

  • Une des longues griffes acérée glissa sur la joue creuse du Général et souleva avec une infime délicatesse un des colliers qui pendait au cou de Bogrin. Il posa ses yeux d’ambre sur l’objet et fit tourner une des perles d’argent entre deux de ses doigts effilés. Il divaguait à quelques distractions futiles lorsqu’un garde vint s’annoncer à lui. Il l’invita à entrer d’un simple regard et concentra son attention sur lui. Assit sur un fauteuil pliant, disposé au centre de la pièce, Bogrin repositionna son corps imposant encagé dans sa splendide armure et hocha la tête lorsque le soldat eut fini son discours. Il se redressa complètement et rajusta la fourrure de loup qui lui couvrait les épaules. Dans un cliquetis d’armure et d’épées, il emboîta le pas au soldat qui l’avait sollicité.

    Bogrin Gilad, connu de tous comme un grand dément de la guerre et craint à travers tout le continent pour son impulsivité d’adolescent et sa fougue, se déplaçait en personne (et de lui-même) pour rencontrer un étranger soupçonné par la garde comme étant un espion, soit disant désireux d’intégrer les forces armées du Roi. Le pas lourd, sa cape de fourrure glissant derrière lui, Bogrin Gilad arpenta les longs couloirs larges de la caserne, à la rencontre du mystérieux individu. Encadré de quatre soldats d’élite, armés de lances et de longs boucliers sur lesquels la flamme orthodoxe était gravée, le Général Gilad pénétra bientôt dans la vaste pièce circulaire où l’individu encapuchonné patientait. Les gardes du général se positionnèrent aux quatre entrées de la pièce et se mirent au garde à vous. Le général sembla glisser dans la pièce et pivota face à la personne encapuchonnée qui se dressait au centre de la pièce. Un soldat de bas étage accourut alors, apportant un petit tabouret pliant, avant de s’éclipser aussi vite qu’il était venu. Bogrin prit place sur le petit siège et fixa de son regard perçant le futur prétendant. Un moment de silence passa avant que Bogrin daigne enfin s’exprimer :

    « Qui est l’imprudent qui m’arrache à mes activités ? »

    Un instant plus tard, Bogrin dévisageait déjà l’allure de l’individu. Il semblait large et portait une épée sur le flanc. Tout le reste était dissimulé dans l’ombre d’une cape sombre. Une main discrète glissa des cuisses jusqu’au fourreau d’une des deux lames de Bogrin, et il s’empara du pommeau à pleine main, prêt à trancher le chair du mystérieux inconnu au moindre geste. Le demi-elfe sentait en lui palpiter une certaine impatience et le manque d’action creusait désespérément son cœur. Si l’individu était venu combattre, le Général Gilad était prêt à se jeter sur lui avec la fureur d’un Vargulfr et le réduire à néant sans aucune pitié.
    Heureusement pour lui, Bogrin avait aussi envie de bien servir son roi et lui offrir de nouveau soldat était une occasion parfaite de lui prouver à quel point il lui était dévoué.

    « Otes ta cape étranger ! Et montres-toi. » ordonna le Général d’un ton glacial.


Dernière édition par Bogrin Gilad le Sam 9 Jan 2010 - 22:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Candidature [Bogrin Gilad *]   Sam 2 Jan 2010 - 19:40

L’attente finit par prendre fin et il vit arriver celui qu’il n’aurait jamais pensé voir : Bogrin Gilad, le chef des armées et garde personnel du Roi Erendil San’Veck. C’était bien le seul militaire qu’il connaissait, son père lui en avait énormément parlé tant il avait pu l’admirer, au moins savait-il le nom de celui qui lui faisait face. Mais il lui semblait qu’il aurait préféré se trouver en face d’une autre personne, il savait ce qu’il risquait ici et il ne pouvait plus reculer. Il n’y pensait même pas, cela aurait été une grande faiblesse de sa part et son entêtement le poussait à aller jusqu’au bout.

Il se laissa observer sans réagir, éloignant sa main de son épée pour ne montrer aucun signe d’agressivité, il préférait attendre qu’on lui pose des questions et agir de manière réfléchie plutôt que de se lancer dans un grand discours qui ne servirait à rien.
Il savait de quoi on le soupçonnait, aucun homme ne pouvait devenir soldat sans avoir déjà été suspecté d’espionnage et de trahison, les temps de guerre étaient durs pour le recrutement. Il n’avait pas encore réfléchi à comment prouver sa valeur et sa fidélité, cela serait une tâche difficile car il était évident que personne ne connaîtrait son père.

Mais l’heure des soupçons n’était pas encore venue, aux paroles du chef des armées il fit tomber la capuche qui recouvrait sa tête. Le tissu qui recouvrait ses épaules glissa jusqu’au sol dans un léger bruissement, on pouvait alors voir à quel point il était jeune, sans doute qu’on le prendrait aussi pour un inexpérimenté.
Il était confiant, il était sûr de ne pas perdre son sang-froid face à des accusations ou des insultes, ce jour là était une épreuve pour lui et il allait montrer quelle était sa valeur.
Il lança d’une voix calme mais assez forte pour que tous entendent :

« Je suis Xantha Ydriss, fils de Lhèt Ydriss, originaire du village Vaughan au nord d’Himiria et de Vebrindil. »

Il n’attendait pas de réponse rapide, sachant qu’il serait d’abord dévisagé et examiné sous toutes les coutures. De plus son nom ne donnerait aucune indication à Bogrin Gilad, qui pouvait bien connaître les Ydriss par ici ? D’où il venait certains n’avaient entendu parler de son père que sous le nom du vieux fou, c’était évident qu’il serait suspecté plus que tout autre. Pourquoi son père n’avait-il rien fait pour l’insérer dans la société ? Se croyait-il vraiment immortel ou pensait-il vivre assez longtemps pour lui donner un avenir mieux que misérable ? Toutes ses années d’entraînement n’avaient peut être servi à rien, à quoi cela lui servait-il d’être un bon guerrier si son peuple lui-même ne lui faisait pas confiance ?
Soudain il repensa à Solyanne M’angil, il lui avait donné son nom, si elle l’avait dénoncé comme traître ou n’importe quoi d’autre il n’aurait plus qu’à espérer sortir vivant d’ici. S’il y arrivait sa vie resterait toujours misérable et il n’avait aucune envie de rejoindre la Résistance, jamais ils ne pourraient être moins méfiants que les Impériaux.

Mais le chef des armées n’avait pas encore prononcé un mot et il savait qu’il avait encore toutes ses chances. Sa détermination et son aptitude au combat pourraient toujours l’aider quoi qu’il se passe. Alors il se prépara à encaisser chaque parole insultante qu’on pourrait lui dire et à répondre à chaque question aussi bien que possible. Il n’était pas venu jusque là pour rien et comptait bien prouver sa loyauté.
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MessageSujet: Re: Candidature [Bogrin Gilad *]   Mer 6 Jan 2010 - 16:35


  • Les dés ricochèrent par trois fois contre la table avant de tournoyer sur eux-mêmes et de finalement basculer sur une de leurs faces. Les yeux hypnotisés, le souffle court, Az regarda son jet de dé s’immobiliser doucement, les doigts gantés croisés aussi fort qu’il le pouvait. Lorsqu’enfin il distingua les faces visibles, il se redressa brusquement en hurlant de joie:

    « Raffle ! »

    Berval jeta ses propres dés sur la table en poussant un juron. Frideborg croisa ses puissants bras sur son torse et balaya la table d’un profond soupir de lassitude. Limret, furieux de s’être encore fait plumé, s’était redressé et avait envoyé un vigoureux coup de poing sur la table, son visage carré et ses tatouages magiques se déformèrent lorsqu’une veine forma une bosse sur son front. Le novice s’adressa à son frère d’arme en postillonnant comme un nuage de pluie :

    « Tu as triché Az, j’ai sentit la poussée magique sur le dé ! »

    Le visage juvénile d’Az se décomposa aussi vite que son sourire l’avait fendu. Il soupira et finalement, dans un petit sourire arrogant, il rétorqua d’un air arrogant :

    « Ben voyons, je suis trop mauvais en magie pour envoyer ne serait-ce qu’une étincelle, et tu le sais très bien ! Nous jouons aux dés, et toi, comme à l’accoutumé, tu viens mettre de ta mauvaise foi partout. »

    Le poing de Limret s’écrasa sur le visage du jeune homme avec une violence fulgurante.
    La cervelière de maille que portait Az sur le crâne s’arracha dans la violence du choc et le jeune homme s’étala de tout son long sur le sol pierreux de la salle d’arme. Immédiatement, Limret avait tenté de se jeter sur son camarade pour lui faire avouer qu’il avait user de la faible magie qu’ils savaient tous, mais l’imposant Frideborg, qui mesurait plus de deux mètres, l’avait retenu d’une main et l’avait soulever du sol pour l’éloigner du jeune Az.
    Berval allait se lever pour reclouer Limret sur sa chaise lorsqu’ils cessèrent soudain tous de bouger.

    Inga Kel Perlion, une ravissante magicienne orthodoxe aux services de l’armée, venait de pénétrer dans la pièce. Même si les quatre soldats étaient tous des bleus en matière de magie, l’odeur que dégageait la magicienne regorgeait de mana et d’autres sortilèges et ils sentaient donc au combien elle devait être douée. Elle se dirigeait vers eux d’un pas élégant, léger et rapide. Sa longue chevelure de jais était coiffée en une queue de cheval et son regard de saphir était hypnotisant. Son corps tatoué était parfaitement tenu dans une armure de cuir, qui craquait légèrement lorsqu’elle se déplaçait. Son air hautain et sa somptueuse poitrine faisait d’elle le sujet de nombreux fantasmes parmi les soldats de la caserne. Mais aucuns d’entre eux n’était assez fou pour oser l’approcher, la magicienne était réputée pour être aussi dangereuse que belle. Lorsqu’elle parvint à la hauteur, elle haussa un sourcil hautain en regardant le jeune Az se relever, le nez en sang, tentant de refixer sa cervelière de mailles sur sa chevelure brune.

    « Le Général Gilad vous attend, il y a un nouveau à la caserne à tester. »

    S’avança vers elle, glissant son regard sur sa poitrine et sa bouche, Limret, le lieutenant responsable des trois autres lui répondit avec une expression obscène gravée sur son visage fatigué :

    « Bien sûr Maîtresse Kel Perlion, nous vous suivons avec... plaisir. »

    L’éclair de malice qui brilla dans les yeux de Limret fut à peine perceptible et les quatre soldats emboitèrent le pas à la magicienne, toujours aussi austère et sensuelle à la fois. S’ensuivit un dédale de couloirs et quelques instants plus tard la magicienne pénétra dans une vaste pièce circulaire, où elle s’inclina devant le général Gilad, assit sur un fauteuil, face à un individu qui était étranger à la caverne, se prénommant Xantha Ydriss. Quatre soldats d’élite lourdement armés gardaient la salle.

    Inga prit la parole lorsqu’elle se redressa avec un ton froid. Derrière elle, Limret ne détachait plus son regard de braises de la mirifique cambrure de reins qui se tenait devant lui.

    « Général, le Lieutenant Limret et ses hommes. »

    Elle s’écarta et Limret, Frideborg et Berval entrèrent dans la pièce, suivies d’Az qui tremblait de peur à l’idée d’apercevoir pour la première fois le dangereux général Orthodoxe, connu pour ses grandes excentricités et son étonnante personnalité. Il le dévisagea, mais lorsque celui-ci l’observa d’un regard fauve terrifiant, il détourna rapidement les yeux. Ils se placèrent entre Xantha Ydriss, l’aspirant, et le général.

    Le général ne lâcha pas un mot, mais finit par tendre après un petit silence un doigt griffu sur Breval, Limret et le jeune Az, avant de le glisser vers l’individu avec un sourire carnassier.


    Sans réfléchir un seul instant, ils tirèrent tous trois leurs épées et se jetèrent sur lui.
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MessageSujet: Re: Candidature [Bogrin Gilad *]   Mer 6 Jan 2010 - 22:06

Il ne se passa absolument rien et il finit par trouver étrange que le général ait la moindre envie de passer sa journée à le dévisager. Il avait déjà entendu parler de ses excentricités mais tout de même il devait avoir mieux à faire ! Il resta impassible, clignant à peine des yeux, sachant pertinemment que la seule solution était d’attendre avec la plus grande patience sans rien demander.
Il n’observait pas le général, n’ayant pas la moindre envie qu’il prenne cela pour de l’agressivité, le combattre n’était sans doute pas chose facile et il n’oubliait pas que quatre soldats qui avaient l’air particulièrement aguerris étaient présents.
La seule solution était d’attendre, attendre et encore attendre.
De quoi mettre à rude épreuve son goût de l’action, il prenait tout ça comme une épreuve, de toute manière il n’avait plus le choix, tenter de partir aurait signé sa mort.

Alors qu’il patientait avec tout le calme du monde une magicienne à l’incontestable beauté pénétra dans la pièce qui s’était transformée en bureau de recrutement, elle était suivie de quatre soldats dont il ne fit tout d’abord pas attention.
Une erreur dont il prit conscience en voyant le geste et l’expression du général Gilad, l’instant d’après trois des quatre soldats étaient sur lui. Son envie de se battre allait être comblée.

Heureusement pour lui il savait réagir et réfléchir vite, il se baissa pour éviter les trois lames aiguisées tout en sortant sa propre arme. Pourquoi le général avait-il ordonné qu’on l’attaque ? Il attaqua les jambes de ses trois agresseurs avant de sauter brusquement en arrière. Lequel était le plus faible des trois ? Ils étaient bien formés et l’avaient vite rattrapé, leur supériorité était en sa défaveur, il n’avait que la stratégie. On le testait. Il pouvait éliminer le plus jeune. Les épées s’entrechoquaient avec rapidité et dans toute la salle retentissait le familier bruit métallique. Le combat n’était pour lui qu’une suite interminable de parades, quand il détournait une épée il n’avait qu’une seconde pour se protéger des deux autres, il ne pouvait ni reculer ni avancer, encerclé il se retournait sans cesse.
Brusquement il attaqua par le haut l’épée de l’adversaire en face de lui et profitant de sa surprise il se jeta sur lui, il tomba à terre. Dans le même temps, après s’être défendu des deux autres épées il se retourna dans le sens inverse de celui qu’il avait toujours prit, empoigna son épée à deux mains et écrasa le plat de sa lame contre le visage du plus jeune avec un tel nerf qu’il fut projeté au sol, assommé.
Celui qui était tombé à terre s’était relevé entre temps et profitant que le jeune homme lui tournait le dos il lui envoya un coup dans le bras dont il se servait pour se battre. Esquivant l’attaque trop tard il sentit une violente douleur s’emparer de son bras, le rendant lourd et plus lent. Il changea de main, heureux d’avoir appris à se battre autant de la main droite que de la main gauche.
Avec un adversaire en moins il se trouvait plus libre dans ses mouvements et fonça contre le soldat à sa gauche qui anticipa l’attaque. Il savait qu’il ne pouvait utiliser deux fois la même stratégie et était sûr que le soldat se décalerait, son but était de s’éloigner du deuxième combattant pour pouvoir pendant un court laps de temps n’avoir qu’un seul adversaire et potentiellement s’en débarrasser.
Il avait remarqué que cet homme, le plus imposant, n’attaquait qu’avec sa force et s’il assenait de violents coups ils étaient d’une grande imprécision, seule la supériorité numérique avait fait de lui un grand danger. Immédiatement il fit mine de l’attaquer comme il l’avait toujours fait sauf qu’il retira rapidement son épée. L’homme frappa dans la vide et emporté par la vitesse et la force de son épée il se pencha, perdant le jeune homme de vue. Celui-ci réagit rapidement et écrasa violemment ses deux poings contre sa tête. L’entraînement physique de son père n’avait pas été vain et il lui servait plus que tout à ce moment là lui procurant force et endurance en plus de sa naturelle dextérité.
Sa seconde erreur fut de mettre trop de temps à se débarrasser du deuxième soldat et une douleur cuisante à la cuisse gauche l’informa que le dernier soldat se trouvait derrière sa gauche.
C’était le plus gradé des trois et aussi le plus fort, il n’avait pas peur du combat et n’attaquait pas bêtement avec brutalité et force, il était plus expérimenté et réfléchissait peut être plus stratégiquement. Il avait pourtant remarqué une faille dans sa défense, il protégeait mal son côté droit, trop assuré par son épée qu’il tenait de la main du même côté. Après avoir constaté cette faiblesse il s’efforça d’attaquer le plus possible à gauche tout en variant son schéma offensif, il ne voulait pas qu’il s’attende à son attaque en privilégiant trop clairement un seul côté. Il dut pour cela employer plus d’adresse et de patience et le combat dura longtemps.
Soudain il le piqua de son épée à droite, causant une légère blessure qui le déstabilisa un instant, assez pour qu’il puisse se rapprocher de très près et lui envoyer un fort coup de poing en plein dans sa joue gauche. Il tomba à son tour.

Essoufflé par la longueur de l’affrontement il resta immobile un instant, essuyant les gouttes de sueurs qui coulaient sur son front. Il y avait bien longtemps qu’il n’avait pas eu le droit à un combat aussi intensif, c’était la première fois qu’il combattait plusieurs personnes en même temps.
Il déclara simplement :

« Vous connaissez maintenant mon niveau de combat. »

Son regard s’était redirigé vers le général, il attendait de voir la suite des événements, devrait-il se battre contre cette femme qui avait tout l’air d’une magicienne ou bien contre les soldats d’élite qui gardaient toujours la salle dans laquelle ils se trouvaient ? Peut être pire encore ou tout simplement se contenterait-il de ce test.
Il en doutait profondément mais même s’il avait déjà entendu parler de lui à de nombreuses reprises il n’était pas capable de prévoir ses réactions.
Même s’il était encore essoufflé, le combat l’avait exalté et il ne ressentait même plus la douleur de ses blessures.
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Bogrin Gilad
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MessageSujet: Re: Candidature [Bogrin Gilad *]   Ven 8 Jan 2010 - 23:02

  • Naturellement, chacune des recrues que le général avait rencontrées avaient eu à passer une petite épreuve visant à tester le cran et le maniement de la lame des nouveaux arrivants. Le Général n’y voyait rien de gênant, ils étaient venus pour rentrer dans les rangs par pour discuter chiffons. Il n’aimait pas faire cela, rester assis sur une chaise, à écouter de jeunes orthodoxes inintéressants se prendre pour de véritables corsaires et ne comprenant absolument rien au subtile art qu’était la guerre. Un soupir de lassitude se glissa entre les mâchoires béantes serties de crocs aiguisées de Bogrin et les tatouages de son cou ondulèrent lorsqu’il déglutit. Face à face, le Général Gilad déposait un regard fauve et sauvage sur l’individu. Se signalant comme étant Xantha Ydriss, fils de Lhèt Ydriss, natif d’un village du nord dénommé Vaughan. Ce village ne rappela rien à Bogrin, pas plus que le nom d’Ydriss, qui lui était étranger. Il se promit cependant secrètement qu’il allait envoyer quelques espions s’informer du village et de ce fameux Ydriss. Portant sa main contre son menton rasé, Bogrin reporta son attention sur le physique du jeune homme.

    Xantha Ydriss, qui venait donc du Nord, était un homme très jeune. Son visage juvénile contrastait furieusement avec son regard dur et ses cheveux de jais. Son tatouage, que Bogrin reconnut comme celui de la Terreur, renforçait la clarté de ses yeux de glace et sa stature rattrapait son jeune âge. Bogrin vit en lui comme s’il se voyait dans un miroir, il aurait donné sa main à couper que le jeune homme était un sang-mêlé, tout comme lui. Ses traits physiques juraient entre eux comme ceux du Général Gilad. Il devait n’être qu’à moitié Orthodoxe. Plongé dans son analyse scrupuleuse, Bogrin daigna s’en arracher que lorsqu’il vit revenir Inga, la magicienne qu’il avait envoyé cherché un groupe de soldats, suivie de quatre soldats dont Bogrin ignorait l’existence jusqu’à présent. Elle annonça le lieutenant Limret et pénétra dans la pièce.

    Les quatre sous fifres se placèrent face à lui, s’inclinant légèrement.
    Las et ne désirant pas s’exprimer immédiatement, Bogrin se contenta de les montrer du doigt et d’en envoyer trois à la charge. C’est en hurlant de rage qu’ils s’étaient attaqué à lui.

    Un sourire carnassier fendit le visage du Général et un frisson lui parcourut le bras lorsqu’il vit les épées tinter en s’entrechoquant. Il observa les actions de Xantha, ses gestes, sa capacité à réfléchir et à feinter. Malgré certains mauvais gestes et un léger manque de défense, Xantha Ydris s’en sortit très bien. Le soldat moyen se contentait de tirer son épée et de taper dans le tas, et puis, dans une armée Orthodoxe, l’essentiel des troupes est soutenue par une armada de magiciens rendant quelque fois les soldats complètement accessoires, alors un bon soldat était une rareté très utile. Si Xantha Ydriss abattait les trois soldats, Bogrin raviserait son ennui pour s’intéresser un peu à la nouvelle recrue. Le plus jeune soldat tomba à terre le premier, il était novice, mais ça Bogrin n’en avait que faire, il était fixé sur chaque mouvements de Xantha.

    A la fin du combat, épuisé et blessé, Xantha interpella le Général d'un ton assez amusant, il était... comment bien le dire... Courtois. Il était drôle de voir comment il insufflait à ceux qui lui parlaient une peur pareille. Un soldat, un mercenaire, un noble, n’importe qui semblait s’imposer une attitude polie et calme face à lui. Il sourit et se leva d’un bond. Il tapa très rapidement quelques fois ses mains l’une contre l’autre. Le petit applaudissement lui donna un instant l’air d’une petite fille contente de son nouveau jouet.
    Il désgina les corps des soldats au colosse de deux mètres qu’était Fideborg et sans ôter ses yeux de Xantha il s’adressa au géant d’un ton sec :

    « Félicitations, tu montes en grade. Jettes-les moi dehors, ça nourrira les chiens. »

    Sans même prêter attention à ses propos insoutenables, ni à l'imposant Fideborg qui quittait la pièce en traînant les trois cadavres, un autre sourire illumina le sourire de Bogrin qui invita la nouvelle recrue à s’assoir sur le tabouret pliant de cuir qu’un soldat amena. S'en suivit un autre garde qui tenait un plateau d’argent avec une carafe de vin et deux gobelets d’étain.

    « Un art de l’épée appréciable Xantha fils d’Ydriss, commença t-il. Voilà qui est fort engageant pour intégrer une armée ! Vaughan hein ? Un village de guerrier ou du moins d’habiles de l’épée, cela va de soit. »

    Saisissant un des gobelets brillants de sa main griffue et le levant vers celui de Xantha, il reprit la parole à l’adresse de ses gardes :

    « Tout le monde dehors » aboya t-il aux quatre gardes d’élite. Il tourna ensuite son regard froid vers la magicienne et d’un ton mielleux et coquet, il lui dit : « Inga, belle enfant, veillez à ce que nous puissions vous voir ici rapidement lorsque nous aurons besoin de vous. »

    Elle s’inclina et ils furent bientôt seuls dans la salle.
    Si Xantha avait été un espion, ou pire, un assassin, il était temps de sauter au cou du général qui sirotait son hydromel distraitement.
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MessageSujet: Re: Candidature [Bogrin Gilad *]   Ven 15 Jan 2010 - 21:40

Il frappa dans ses mains comme… Il n’aurait pas su faire de comparaison mais il percevait cela comme une espèce de provocation, quelque chose de légèrement impertinent qu’il choisit sagement d’ignorer. Il ne cherchait pas à ce qu’on l’admire ou qu’on lui attribue un quelconque mérite, il n’était pas venu pour ça. Il ne savait plus vraiment d’ailleurs pourquoi il était là. L’armée n’était pas tant différente du reste et il ne voulait pas obéir aveuglément à des ordres ou se jeter corps et âme dans un combat qui ne le concernerait pas, pourtant c’était sans doute à cela qu’il s’engageait en venant ici. Mais une fois de plus il lui était impossible de reculer, de toute manière il n’avait rien de mieux à faire de sa vie, il était pauvre, sans famille ni aucune relation, dans la nature il n’aurait pas tenu bien longtemps. Il prenait ça comme une sorte d’apprentissage, ici il serait avec des professionnels, il apprendrait tout ce que son père lui avait refusé : la vie en société, le combat à l’arme blanche… sans doute bien d’autres choses encore dont il ne soupçonnait pas même l’existence.

Il le fixait et il le regardait lui-même, sans vraiment rendre son regard insistant, il ne fit pas attention aux trois hommes qu’il avait battus et qu’on emmenait. Il n’aimait pas vraiment son regard et n’éprouvait pas la moindre amitié pour son éventuel supérieur, il ne se ferait pas d’amis ici mais qu’importe ? En temps de guerre les amis étaient un fardeau dont il se passait bien et puis il n’avait jamais appris à apprécier quelqu’un, à vouloir l’aider sans demander quelque chose en retour, instinctivement il cherchait toujours une signification cachée derrière les paroles les plus banales, l’idée qu’une personne pouvait avoir derrière la tête en l’invitant à aller quelque part ou faire quelque chose. Même l’idée d’une conversation juste pour le plaisir de discuter lui était inconnue. Les autres n’étaient pas dignes de confiance, son père ne l’avait jamais été alors pourquoi serait-ce différent pour eux ? La confiance n’était pas un sentiment qui venait des hommes d’après lui, peut être avait-il été égaré un instant par les dieux.

Plein de silence et de calme il s’assit, comprenant qu’on ne lui imposerait pas un autre combat, s’il n’appréhendait pas cette conversation il n’en avait pas non plus très envie, de quoi pourraient-ils bien parler ? Il n’y avait rien à dire.
Il écouta les paroles du général qui le firent sourire, il n’avait vraiment jamais entendu parler de Vaughan et croyait sans doute avec une certaine naïveté que d’où venait un bon guerrier il y en avait d’autres. C’était peut être possible mais pas d’où il venait, peut être que de tels villages existaient mais il n’y croyait pas.

« Le village vit de sa pêche. » Répondit-il simplement.

L’adolescent ne développa pas ses propos, il n’avait pas envie de s’étaler sur son enfance ni de parler des gens de ce village qu’il ne portait pas vraiment dans son cœur. Qu’aurait-il pu raconter de toute manière ? Son histoire n’était ni intéressante ni tragique, comme toute autre elle ne pouvait toucher que ceux qui étaient concernés et il devait bien être le seul, celle qui aurait pu être sa mère avait déjà été emportée.
Il prit à son tour le gobelet restant et son regard se perdit dans le liquide sombre, il ne donna pas réponse au geste de l’homme en face de lui, il s’était plongé un peu trop loin dans ses pensées.

Les paroles brutales puis doucereuses de l’Orthodoxe le ramenèrent bien vite à la réalité, pourquoi revenir sur ses souvenirs ? Tout ça n’était plus que du passé, des choses révolues dont il n’avait plus besoin de se souvenir, inutile d’avoir encore mal. Il posa le gobelet sur la table, il n’était pas venu ici pour boire.

Ses yeux suivirent la magicienne jusqu’à ce qu’elle disparaisse, elle était jolie et c’était sans doute l’une de ses armes dont elle devait se servir avec adresse, un piège pour les hommes mais lui était trop jeune encore pour tomber dedans.
En regardant à nouveau le général il se demandait ce qu’il attendait de lui, avait-il renvoyé tous les gardes pour tester sa loyauté ? Non sans doute pas, il aurait été stupide de s’attaquer à un homme aussi redoutable et expérimenté en plein cœur de la caserne, il n’était ni une machine à tuer ni suicidaire.

Il se contenta simplement d’attendre qu’il reprenne la parole, poursuivant à sa guise les épreuves ou l’interrogatoire, ce serait sans doute long et éprouvant, même s’il réussissait à intégrer l’armée il se passerait sûrement un temps considérable avant qu’on ne le considère vraiment comme un soldat à part entière et qu’on lui fasse confiance, qu’on lui confie quelque chose comme une mission. Il ne connaissait pas le taux de réussite des recrutements mais était toujours prêt à tenter sa chance, la motivation était bien son meilleur outil.
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Bogrin Gilad
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MessageSujet: Re: Candidature [Bogrin Gilad *]   Jeu 4 Fév 2010 - 18:35

  • Visiblement, Xantha n’était pas venu faire du zèle ni étaler sa petite vie misérable devant le Général, il était juste venu s’enrôler, proposer un bras de plus et voilà tout. Il n’était pas question de quoi que ce soit d’autre. Venir paraissait déjà suffisant. Le regard dur du futur soldat déplut à Bogrin, qui changea radicalement de façon d’être et son regard se couvrit d’une arrogance inquiétante. Un silence de plomb semblait avoir séparé les derniers propos de Xantha de ceux du Général :

    « T’as raison… Ne te fatigues pas trop pour parler, visiblement cette partie de ta personnalité est très limitée. Qui plus est, la petite démonstration a sérieusement entamée ta réserve d’énergie, je peux le sentir d’ici.»
    Les propos étaient rudes, mais Bogrin n’était pas venu lui faire de cadeau et de plus le garçon devait comprendre que l’armée n’était pas un métier facile, qui plus est lorsque l’on est jeune. Il se redressa et s’avança près d’une voûte qui servait de porte d’accès vers d’autres salles de la caserne. Quelques pas séparaient les interlocuteurs et le Général Gilad tournait le dos au jeune homme.

    « Quel âge as-tu mon garçon ? Dix-sept, dix-huit ans ? s’interrogea t-il plus pour lui-même que pour son interlocuteur, n’est-ce pas un peu jeune pour prétendre à une carrière militaire ? Bien que ton bras soit plus ou moins bon, cela ne fait pas tout, il va falloir t’éduquer, apprendre, et gravir les échelons. On n’est pas lieutenant d’office, il en va de soit. »

    Se retournant vers le jeune Ydriss, et faisant siffler ses griffes dans l’air tandis qu’il s’exprimait, Bogrin commença à exécuter une vaste cercle à travers la salle, argumentant ses propos de gestes vifs et efféminés.

    « Donnes-moi une seule bonne raison de te garder, misérable. Pourquoi diable me risquerai-je à enrôler un gamin dans mon armée. Peux-tu réellement m’être utile ? Sauras-tu obéir à tes supérieurs sans poser de questions ni chercher à t’esquiver ? Je t’avertis que chez nous, les soldats n’ont pas la vie facile, comme dans bien d’autres peuples d’ailleurs… »

    Stoppant sa marche, il pivota en direction du jeune homme et lui intima de se lever d’un geste.

    « Bien, soit, Xantha Ydriss, fils de Lhèt Ydriss, du village de pêcheurs de je-ne-sais-où. Je te mets à l’essai, si tu fais tes preuves, je déciderai de ce qui suivra. »

    De deux grands pas, le Général se rapprocha encore et penchant son imposant torse pour planter son regard de fauve plus près encore de celui de Xantha, un sourire carnassier sur les lèvres :

    « Demi-Ombre, hein ? Si tu es bien ce que je pense, tu ne dois certainem0ent pas avoir de capacités magiques, mais tu as de la chance pour le moment, j’ai besoin de soldats plus basiques pour d’autres tâches. »

    Se relevant, il recula de deux pas et claqua des doigts pour interpeller la magicienne qui patientait dehors depuis le début. La jolie jeune femme attendit dans l’encadrement de la porte tandis que Bogrin reportait son attention sur le futur soldat :

    « Ainsi donc bienvenue dans mon armée. Soyez prudent cependant, nouvelle recrue, je saurai ce qu’il en est… fit-il gravement avant de s’adresser à la magicienne, montrez lui ses quartiers et veillez à ce qu’il s’entraîne aussi bien que les autres, voire mieux encore, sa bribe de talent à l’épée peut toujours compenser l’absence totale de magie. Quant à vous Recrue Xantha, des interrogations avant que l’on se quitte pour j’espère un long moment ? »
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Candidature [Bogrin Gilad *]

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