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 Complots, Trahison et Loyauté [*]

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MessageSujet: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Mer 2 Déc 2009 - 16:38


|Complots, Trahison et Loyauté|

Matinée du cinquième jour


Sont cordialement invités à participer à ce post :

Erendil San'Veck, Bogrin Gilad, Calidra Van'Gil, Les Mains Blanches (PNJ)
Toute personne susceptible d'être présente au Conseil


Au dehors, la brume matinale n’avait pas encore totalement disparue, laissant dans un sommeil déjà perturbé par les allées et venues de certains la puissante cité d’Iboa, cœur de l’empire orthodoxe. Les quelques citoyens qui parcouraient les sentiers pavés encore humides se laissaient porter par leurs perspectives de la journée, leur intimant de se concentrer sur le programme des activités à réaliser et non sur les autres éventuels passants. Et si certains avaient jugé bon de sortir de leur rêverie, ils auraient peut être assisté à la mise en œuvre du complot qui se tramait en ce cinquième jour de la treizième semaine. Encore eut-il fallu qu’ils fassent attention et se tiennent sur leurs gardes, car les hommes qui se préparaient lentement à rejoindre le Palais n’étaient pas des amateurs. Méthodiques et silencieux, ils glissaient comme des ombres vers le cœur de la cité, convaincus qu’ils réussiraient à mettre leur plan en exécution.

Ils avaient tout prévu depuis l’ascension de l’héritier sur le trône, de la corruption des gardes jusqu’au ralliement de certains hauts fonctionnaires à leur cause. Ils étaient certains de pouvoir agir sans trop d’imprévus et de frapper la royauté orthodoxe en plein fouet. Car l’objectif des « Mains Blanches » était de remettre en cause la légitimité du règne d’Erendil San’Veck, monarque par son sang et non par son mérite, non digne de succéder au défunt souverain Gweon. Composé d’Orthodoxes de fonction, d’origine et de classe sociale différentes, le groupuscule avait vu le jour après la disparition du précédent roi, lorsque le vent semait la rumeur aux quatre coins des Montagnes que le « fils indigne » succèderait à son père. Mais personne n’avait alors envisagé à l’époque - il y a quelques semaines tout au plus - que les membres les plus radicaux prendraient les armes et se dirigeraient d’un pas certain vers le château. Et encore moins qu’ils auraient réussi à trouver des alliés au sein de l’entourage du roi.

Les hommes parvinrent tour à tour au Palais, entrant successivement à l’aide des gardes corrompus ou en parvenant à se faufiler à l’intérieur lors des changements de postes. Ils prirent un temps certain, mais la réussite de la manœuvre dépendait pour grande partie de la réussite de cette première opération. Au milieu de la matinée, les vingt huit mercenaires étaient tous parvenus à s’introduire dans la demeure royale. Et à l’heure prévue, ils encerclaient tous la salle du Conseil, condamnant par groupes équitables chacune des sorties de la pièce soit grâce à la méthode forte, à savoir l’assassinat des gardes, soit grâce à une méthode plus insidieuse, reposant sur le ralliement … Et précisément trois minutes et trente secondes après, les portes de la pièce explosèrent dans un vacarme atroce …

« Pour le Peuple, en la mémoire du feu Roi ! »

Des éclairs et des jais de lumière aveuglante fusèrent de toute part, tandis que le groupuscule s’engouffrait de chaque côté de la pièce …



    Système :

  • Chaque participant se verra attribuer un certain nombre de points, en fonction du lancer de dé de Freyja. Pour ce faire, avant de poster votre première réponse, vous sélectionnerez en dessous de l'encart de réponse :
    Lancer de dés #1 : Dé de Freyja
    Nombre de lancés : 1

  • Chaque personne obtenant un score inférieur à 40 points sera blessé sommairement à l'endroit de son choix. Si ce même score est inférieur à 25 points, votre personnage sera grièvement blessé.

  • Notez toutefois que si la somme des points obtenus par Erendil et Bogrin est inférieure (ou égale) à 50 points, les Mains Blanches prennent le contrôle. Si elle est supérieure à 50, alors le Conseil parvient à prendre le contrôle, grâce à l'arrivée de renforts.

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MessageSujet: Re: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Dim 13 Déc 2009 - 17:33

Ces réunions étaient l'apanage de tout roi et des membres du gouvernement. Erendil ne pouvait y couper, y trouvant même parfois du contentement. Non pas qu'il prenait plaisir aux diverses demandes, bien souvent inutiles, qu'on lui adressait, mais se rendre parfois compte de ce qu'il pouvait faire pour son peuple avec les moyens qui étaient les siens le contentait. Cela changeait des habituelles récriminations. L'ordre du jour n'était pas non plus de ceux qu'ils faisaient plaisir à entendre. L'épidémie sur les terres druidiques et amazones faisaient couler beaucoup d'encre, tout comme il pouvait assécher les langues à force d'être colporter, de ville en ville. Il avait bien fallu apporter des solutions à ce problème qui inquiétait.

Si les deux peuples faisaient déjà de gros efforts pour réguler cette épidémie, cela ne devait pas les empêcher de prendre leur propre mesure pour se protéger et ne pas voir ces ravages touchés les troupeaux orthodoxes. Alors il avait été convenu de vérifier plus que d'habitude toutes les importations diverses et variées venant des plaines de Fazor et de Sudorna. Quitte à ce que le commerce avec ses deux régions en pâtisse. C'était ce point plus que d'autres qui avaient été sources de tensions. Le représentant des marchands avait émis des craintes quant aux répercussions possibles d'une telle politique mais la sécurité du peuple valait bien des sacrifices, même si ce sacrifice voulait dire que les bourses de quelques personnes seraient moins bien garnies au fil du temps

Ils avaient par la suite brièvement discuté de problèmes entre deux familles nobles, de l'affaire "Soma'Ren" (Erendil en avait grincé des dents) ainsi que des éventuelles retour sur la disparition de l'émissaire. Tous maintenant savaient que le royaume Orthodoxe n'était lié à celui des humains que par le bon vouloir de son monarque. Erendil n'avait pas eu le temps de prêter serment envers "l'empereur" du Gwendir, à cause de l'arrivée impromptue du souverain Ombre, venu savoir ce qu'il en retournait de l'arrestation de son ministre. Pour l'instant, ils suivaient Ardiosis Bennefoy, mais rien ne présager qu'il en serait continuellement de même. Ils conservaient la mainmise sur le petit prince elfique, attendant de voir ce que ferait la reine Eluthiel quand elle saurait que son précieux fils était gracieusement hébergé par l'un de ses ennemis politiques supposé.

Ne restait plus que les menus problèmes de la vie courante. Erendil restait présent, bien que ces histoires ne l'intéressaient et ne ne le concernaient plus vraiment. Il ne restait plus là que comme juge en cas de litige. Une partie de lui restait concentrer sur ce qu'il se disait et se décidait, tandis que la seconde moitié se désolidarisait de lui. La pimbêche que le conseil lui avait fourré dans les pattes étaient l'un de ses problèmes qui pourraient presque lui donner des suées. Il se demandait encore comme il avait fait pour en arriver là, piégé comme un rat, obligé de supporter cette gamine dans ses pieds, à le suivre et essayant de lui plaire. Un vague sourire ironique s'esquissa sur ses lèvres. Pauvre petite, dans un sens.

L'explosion et les cris le tirèrent de sa méditation. Erendil se leva d'un bond, en même temps que tombé à ses côtés quelques nobles, surpris par cette entrée... fracassante. A l'harangue, le monarque se crispa mais repris bien vite ses esprits. L'attaquer ici, en plein conseil ! Ses traitres ne s'en sortiraient pas !

Ivre de colère et fort de ses années d'entrainement à la magie, des boules de feu se matérialisèrent et nourris pas les sentiments du jeteur de sort, grossirent et fondirent dans un bel ensemble sur les assaillants. Tandis que dans les yeux du souverain brûlait la même flamme, celle de la vengeance !


Dernière édition par Erendil San'Veck le Ven 25 Déc 2009 - 22:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Dim 13 Déc 2009 - 17:33

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MessageSujet: Re: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Dim 13 Déc 2009 - 20:36

« Crôaaa, crôaaa, crôaaa »

Calidra s’éveilla en sursaut. Elle fronça les yeux, éblouit par tant de luminosité. On était le matin du cinquième jour et l’aurore avait déjà déposée ses petites perles liquides sur les carreaux de la porte-fenêtre. Un feu chaleureux crépitait dans l’âtre et les arômes d’un petit déjeuner délicieux enveloppaient la pièce. Seule ombre au tableau : ce corbeau posé sur le rebord de la fenêtre. La conseillère orthodoxe se leva en maugréant et trottina jusqu’à la fenêtre qu’elle ouvrit brutalement faisant voleter le gros oiseau. Calidra tenta de le chasser avec sa main mais elle ne faisait que brasser de l’air.

Sapristi, vas-tu t’en aller corbeau de malheur !

D’un œil mauvais, le corbeau croassa une dernière fois et s’en alla vers l’horizon lointain. Bientôt, ce ne fut plus qu’un petit point noir. Bien qu’elle l’eût chassé, le mal était fait : un corbeau était signe de malchance. Calidra était apeurée et s’attendait à l’annonce d’une mauvaise nouvelle à tout instant. Elle alla se recroqueviller sur son lit puis s’enfouit sous sa couette en épaisse fourrure. La jeune femme était d’une nature très superstitieuse surtout quand il s’agissait des corbeaux, des pies et des chats noirs. Malgré ses inquiétudes, elle ne pouvait se permettre de rester là à ne rien faire. Ce matin l’attendait une de ses habituelles réunions.

Elle s’empressa alors de déjeuner. Puis, une fois dans la salle de bain, elle se toiletta et se para de ses plus beaux vêtements. Bien que sa carrure fût imposante, elle souhaite aussi impressionner les autres membres du conseil par son raffinement et le luxe de son apparat. Une fois prête, elle hésita à quitter sa chambre. Il lui restait un geste capital à accomplir. Elle appela Délissa, sa servante, qui arriva aussitôt.

Ma chère Délissa, un oiseau de mauvais augure est venu se poser devant ma fenêtre. Je ne serais point tranquille tant que je n’aurais pas inversé ce sort ! Peux-tu m’apporter ce qu’il faut s’il-te-plaît ?

La servante s’éclipsa quelques instants avant de revenir avec un petit objet brillant : celui-ci avait la forme d’un flacon capsulé par bouchon comportant plusieurs petits trous. A l’intérieur, on pouvait apercevoir un amas de cristaux blanc. Calidra en prit une pincée et la jeta par-dessus son épaule. Satisfaite, elle remit le flacon à Délissa et quitta sa chambre en direction de la Salle du Conseil. Il était hors de question de faire patienter tous ces messieurs. D’une démarche mesurée, Calidra s’engouffra dans les nombreux couloirs du palais royal. Une fois arrivée devant les portes, les gardes lui ouvrirent et elle pénétra dans la grande pièce, pensant que plus rien ne pourrait venir gâcher sa journée.

Les réunions du conseil étaient très importantes. Les conseillers, les ministres et le monarque devaient trouver des solutions aux problèmes de la cité mais aussi ceux avec l’extérieur du royaume. C’est ainsi que le conseil aborda les questions liées à l’épidémie. Le roi décida d’adopter un profil de prudence à l’égard des marchandises que son royaume recevait des amazones et des druides. Calidra était en accord sur le principe de mettre en sécurité avant tout le peuple et non de privilégier l’économie du royaume. Plusieurs nobles grincèrent des dents mais ils n’avaient point le choix : le roi orthodoxe avait pris sa décision. On en vint ensuite à quelques problèmes nobiliaires, à « l’affaire Soma’Ren » et à la disparition de l’émissaire orthodoxe. Pour finir, le conseil traita des affaires de la vie courante. Calidra passa rapidement en revue devant l’assemblée les différents jugements des tribunaux qui eurent lieu depuis la dernière réunion, les réclamations des habitants qui lui étaient parvenues et les projets de la cité à venir.

Alors que Calidra allait clore son argumentation sur la nécessité d’améliorer les structures des échafauds, les portes de la Salle du Conseil s’ouvrirent à la volée. Une vingtaine d’hommes pénétrèrent dans la salle lançant des sorts dans tous les sens et en hurlant « Pour le Peuple, en la mémoire du feu Roi ! ». Les membres du Conseil eurent le même premier réflexe, celui de se protéger derrière ce qu’ils pouvaient c’est-à-dire la table et les chaises. Puis, les plus agiles et vifs d’esprit, dont le roi Erendil San’Veck, firent front à l’attaque en lançant à leurs tours des boules de feu et autres sorts. Calidra était impressionnée par l’attaque.

Maudite journée ! Que tous soient envoyés dans les fournaises de la souffrance !

Soudain, elle se releva et prononça des formules qui eurent pour effet de lancer plusieurs boules d’énergie bleues sur les assaillants. Elle réussit alors à en toucher un l’épaule. Mais les hommes étaient nombreux et l’utilisation de la magie la fatiguait vite. Elle devait trouver une alternative. Mais laquelle ? Tout en évitant les sorts des ennemis, elle tentait de réfléchir… Deux évidences s’offraient à elle : protéger le monarque orthodoxe et appeler de l’aide. Mais aurait-elle le temps d’accomplir ces deux objectifs ou serait-elle tuée avant ?

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Dernière édition par Calidra Van'Gil le Dim 10 Jan 2010 - 13:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Dim 13 Déc 2009 - 20:36

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Bogrin Gilad
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MessageSujet: Re: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Ven 25 Déc 2009 - 22:28

  • Debout, figé comme une statue de marbre près de son roi, Bogrin Gilad semblait dans un état second. Las et quelque peu ailleurs, son esprit divaguait sur les personnes en présence avec un dédain et une arrogance froide. Il y glissait son terrible regard perçant et baissait ses yeux sur l’ensemble de l’individu avant de reprendre sa petite analyse ailleurs. Il passa ainsi, debout près du siège du monarque, un bonne partie du conseil à dévisager tout le monde et à soupirer. Le Général détestait tous ces beaux discours, ces affaires d’état qui n’avaient pour lui aucun sens et qui ne servait qu’à ennuyer le monarque, qui paraissait aussi attentif que Bogrin.
    Un léger sourire carnassier se dessina sur son visage fin et il fit tourner sa tête sur ses épaules, histoire de réveiller un peu ses muscles engourdis par la fatigue.

    Néanmoins, Bogrin fut satisfait d’entendre enfin les affaires du pays revenir dans la conversation, parce qu’il savait pertinemment que cela signifiait que le conseil touchait à sa fin. Il pivota légèrement et croisa les bras. Face à l’assemblée, il distinguait mieux ceux qui se trouvaient là, certains endormis sur leur siège, d’autre absorbés par une discussion toute autre que le sujet principal. Qu’ils étaient ennuyants ces politiques, ces petits bourgeois engraissés par des années de frauduleuses affaires. Un sourcil arrogant s’éleva au dessus des yeux fauves du Général Gilad qui poussa un nouveau soupir discret. Même si le roi savait que cela l’ennuyait, il se devait, de part son devoir et sa position hiérarchique, resté humble et stoïque et apprendre à prendre part, quelquefois, à la conversation. Bogrin détestait ça, mais il le fallait, c’était comme ça, c’était son devoir, et la question s’arrêtait là.
    Lorsque le Seigneur San’Veck lui donnait une mission de guerre, il l’a faisait, c’était simple, alors lorsque le roi désirait qu’il écoute, il écoutait.

    Bogrin Gilad, bien que malin dans son genre, restait parfois un guerrier quelque peu écervelé et très arrêté sur certains points. Obéir, par exemple. Ou combattre, mais cela semblait différent aux yeux d’un général de sa stature…

    Alors qu’il allait repousser un soupire, un vacarme assourdissant le réveilla brusquement.
    Il évita de justesse le petit éclair qui avait traversé la pièce dans sa direction et lorsqu’il tourna son visage vers la porte il distingua une petite foule d’individus armés pénétrer dans la pièce en hurlant une gloire à l’ancien monarque.

    Vif comme l’éclair, un éclair d’un bleu aveuglant glissa du plafond jusqu’aux doigts de Bogrin avant de gronder en filant et de propulser le premier homme qui s’était infiltré dans la pièce. Le temps que les individus qui entouraient la victime hésitent. Bogrin avait déjà dégainé ses deux lames courbées et s’était dressé devant les assaillants, barrant de son imposante armure le passage entre le roi et les attaquants.

    Il ouvrit alors sa bouche, découvrant des dents coupantes comme des rasoirs et hurlant dans un cri de rage :

    « Pour Monseigneur San’Veck ! Gloire ! »
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MessageSujet: Re: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Ven 25 Déc 2009 - 22:28

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MessageSujet: Re: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Dim 3 Jan 2010 - 15:31


La salle du Conseil s’était transformée en véritable champs de bataille en un instant. Des feux de lumière jaillirent dans tous les sens, si bien que les assaillants furent vite désorientés et désorganisés. Leur première tentative fut victorieuse puisqu’ils réussirent à s’introduire dans la pièce et à profiter de l’effet de surprise. Les plus valeureux magiciens, conformément au plan établi quelques jours auparavant, invoquèrent une pluie de roc qui s’abattit violement sur l’assemblée, déstabilisant les moins combattants. Cette première vague permit aux autres membres des Mains Blanches de s’attaquer au reste du Conseil, à l’aide de sorts moins puissants. Seulement, il y avait une faille dans leur plan : ils avaient sous-estimé les capacités du Roi et de son entourage. Un éclair vint frapper de plein fouet l’un des premiers magiciens qui avaient invoqué la pluie de roc et ces compagnons comprirent l’origine de l’attaque quand un homme se dressa de toute sa hauteur, faisant barrage de son corps et brandissant deux lames courbées. Leur deuxième erreur fut d’hésiter un seconde de trop. Des boules de feu jaillirent alors à deux endroits différents et vinrent frapper de plein fouet la masse compacte des assaillants. Cette nouvelle attaque piqua à vif les Mains Blanches qui se ruèrent avec rage vers les opposants.

Les boules d’énergie fusèrent à nouveau, tandis qu’une multitude de barrières magiques se constituèrent dans la salle, au gré des attaques réalisées par les deux camps. Lorsque la conseillère du Roi parvint à blesser à l’épaule l’un des assaillants qui, déséquilibré, ne put éviter un autre sort mortel, son compagnon hurla son envie vengeresse et matérialisa des plumes divines qui foncèrent à toute vitesse sur Calidra Van’Gil. Mais il n’eut pas le temps de savoir si son attaque avait atteint sa cible, lui-même terrassé par une épée de ronces. Un à un, les membres des Mains Blanches tombèrent sous les coups précis et puissants de la royauté, constatant avec effroi que leurs chances de mener à bien leur mission s’amenuisaient au fil des secondes …



    Consignes:

  • Considérez que le combat cesse lorsque les Mains Blanches ne sont plus qu'au nombre de 6 ou 8. L'issue est au choix du Roi : les survivants sont-ils faits prisonniers ou exécutés sur le champs ?

  • Trois personnes auront réussi à s'échapper. Décidez de leur sort également.

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Calidra-Van'Gil
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MessageSujet: Re: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Sam 9 Jan 2010 - 20:28

Calidra sentait l’épuisement envahir son corps. Elle ne savait pas combien de temps elle pourrait contenir son bouclier magique et lancer des boules d’énergie sur les ennemis. Peu à peu ses bras s’engourdissaient et elle sentait ses jambes trembloter. Pourtant, elle s’obligeait à rester debout et à mener le combat face aux adversaires. L’issu de la bataille témoignerait ou non de la victoire de la couronne et la conseillère orthodoxe souhaitait avoir une place de choix dans cette victoire. Faisant fie de la souffrance qui parcourait son corps comme des fourmillements, elle tentait de dégager une ouverture vers l’entrée afin d’aller alerter la garde royale bien qu’elle ne doutait pas que tout le vacarme dût les avertir.

Néanmoins, ces terrifiants assaillants étaient plus résistants qu’elle ne l’aurait pensé. Tous les membres du conseil avaient joint leurs efforts pour lutter mais Calidra pouvait voir sur leurs visages l’épuisement creuser leurs traits. Certains étaient pâles de frayeur pensant sûrement que sous peu, ils rejoindraient Thor dans les cieux. D’autres encore étaient rouges de colère et criaient de tous leurs poumons la promesse d’une mort cruelle et douloureuse à ceux qui ne se rendraient pas immédiatement.

Les images qui se déroulaient sous les yeux de Calidra semblaient durer une éternité. Elle voyait le monarque orthodoxe, Erendil San’Veck, se démener avec panache et lancer des boules de feu sans s’interrompre. Non loin de lui, le colosse qui lui servait de garde personnelle mais aussi de Chef des Armées défendait son roi de toute sa force et sa puissance. Des jets de lumière multicolore voltigeaient, des épées de ronce ondulaient de parts et d’autres… Un à un, les opposants tombaient sans plus jamais se relever. Leurs âmes descendaient alors dans les tréfonds des sous-sols brûlants où elles seraient torturées pour l’éternité.

Soudain, une vive brûlure à l’épaule gauche sortit Calidra de sa contemplation. Les yeux larmoyants, elle tourna son regard vers la source de cette souffrance. Elle était touchée à l’épaule et saignait abondamment. L’attaque venait du compagnon de celui qu’elle avait réussi à toucher. Celui-ci avait alors lancé une nuée de plumes aux pointes tranchantes, reflet de sa vengeance. L’une de celles-ci avait alors fait une profonde entaille à l’épaule de la conseillère du roi. Ne pas faiblir. Calidra se répétait sans cesse ces mots. Elle avait acquis cette rage de vaincre dans son enfance, lorsque les mots de son père étaient aussi blessants que des coups de couteau. Le regard dans le brouillard, elle tenait fermement son épaule pour stopper l’hémorragie.

Titubant vers les adversaires, un coup violent à l’abdomen la fit tomber au sol. C’est à ce moment là qu’elle vit cette masse informe se pencher au-dessus d’elle. Une main blanche, avec une énorme cicatrice qui allait du pouce à la paume, l’attrapa au cou et se resserra soudainement. L’homme se rapprocha de l’oreille de Calidra et lui susurra quelques mots. Une haleine fétide sortait de sa bouche ornée de dents jaunes et pourries.

« Ce n’est que le début… Les Mains Blanches règneront et vous, suppôts de ce vil et incompétent Erendil, vous irez cramer comme des chiens galeux sur la place publique ! »

Il se redressa, tenant toujours fermement de sa main le cou de Calidra. L’homme fouilla alors dans sa poche et en sortit un poignard aussi luisant qu’une armure neuve. La lame étincelante se leva dans les cieux, semblant être suspendue par un fil invisible. Il ne faudrait que quelques secondes pour que ce fil se rompre. La conseillère voyait sa dernière heure arrivée. Le regard toujours dans le vague, des larmes perlèrent au coin de ses yeux. Ainsi se termine ma vie… se dit Calidra. Mais elle ne détourna pas les yeux de l’homme penché au-dessus d’elle. S’il voulait la tuer, alors il emporterait avec lui le dernier regard de sa victime. Attendant que la lame pénètre dans son cœur, la jeune femme priait de toute son âme pour que son destin en fût autrement. Après un dernier battement de cœur, elle vit fondre sur elle cette lame prête à être souillée de son sang…

Nooooooonnnnnnnnn !!!

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MessageSujet: Re: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Mer 13 Jan 2010 - 21:16

Erendil ne mit plus guère de temps, après la première attaque, à repérer les magiciens les plus compétents parmi cette trainée de traitres. Il ordonna brièvement et d'une voix assez forte pour couvrir le vacarme aux membres du conseil encore sur leurs jambes de se concentrer sur ces éléments précis. Sa rage n'était pas encore retombée et dans la mêlée, sa voix avait prit des teintes métalliques inhabituelles, même quand un sujet lui déplaisait fortement. Non, cette fois était différente des autres fois car ce n'était pas que contre lui que cette attaque était dirigée, mais contre sa légitimité. La seconde chose qui alimentait sa colère ne venait cette fois pas des attaquants qui s'en prenaient ainsi aux dirigeants du royaume. Elle provenait de cette évidence : jamais ils n'auraient ainsi pu s'introduire au palais sans aide de l'intérieur. Il suffisait alors assez d'apprendre que des extérieurs voulaient sa chute, pour qu'en plus les propres membres de la maison royale, quel que soit leur statut, s'y mettent aussi.

Aussi il convenait de faire rapidement le 'ménage', très rapidement.

Avec plus ou moins d'aisance dû à des années de pratique, le monarque enchainait les sorts, visant les opposants sur les côtés gauche et droit, ce qui les forcerait -s'ils n'étaient pas suicidaires- de se regrouper en une masse un peu moins désordonnée. Cela faciliterait ainsi leur éviction de leur côté. Les rangs commençaient justement à se parsemer et de là où il se trouvait, Erendil pouvait voir l'hésitation dans leurs prunelles et cette peur primaire que tout à chacun ressentait quand il sentait que la fin était proche. Ils tombaient, inexorablement, les une après les autres, sous les assauts conjugués de tous les ministres, représentants et autres nobles toutes catégories confondues réunis.

Son attention fut détournée de la bataille par un braillement féminin qui ne pouvait venir que d'une seule idiote -la seule femme de l'assemblée : Calidra Van'Gil. Erendil tourna la tête vers la source du bruit, pour la voir aux prises avec l'un de ceux qui attaquaient la salle du Conseil. Comme si il faisait cela tous les jours, le souverain modela un javelot blanc et aveuglant (HJ : A-t-on le droit d'innover en matière de sort ?) qui se ficha dans la gorge de l'assaillant, entrant d'un côté et sortant de l'autre, le sang suintant des plaies ainsi infligées. Le corps, désormais informe, s'affaissa sur Calidra. Satisfait et remarquant qu'il n'y avait pas de danger immédiat, il avala la distance qui le séparait de la conseillère en quelques enjambées et du bout de sa botte, repoussa le mort. Puis sans douceur et sans gentillesse, il attrapa le bras valide de la femme pour la remettre en position verticale.

- Il n'est pas l'heure de dormir. Faite quelque chose d'utile, pour une fois, rejoignez et occupez-vous des blessés.

Ce court laps de temps avait suffit pour réduire le groupe d'attaquants à moins d'une dizaine de personnes et le bruit de gardes approchant le renseigna sur la fin de la bataille. Erendil laissa la conseillère à sa douleur et sa tache, tandis qu'il rejoignait Bogrin pour lui communiquer ses directives. Il se renseigna brièvement sur son état avant d'en venir à l'essentiel.

- Je veux d'ici à demain les noms des soldats qui ont participé à cette révolte. Personne n'aurait pu arriver jusqu'à nous sans aide de l'intérieur. S'il s'agit d'autres gens -serviteur, chambrière, cuisinier ou que sais-je encore- je veux aussi les connaître. Quand à ceux qui sont encore là, il nous faut les interroger. Enfermer-les dans une salle quelconque et sous bonne escorte, le temps que l'on y voit un peu plus clair ici.

Spoiler:
 
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Bogrin Gilad
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MessageSujet: Re: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Dim 31 Jan 2010 - 11:30

  • Ce fut très rapide. Un coup de lame ici, un autre dans la gorge de celui-ci. Dressant une main face à la boule de feu qui venait dans sa direction, elle vint exploser dans sa main sans qu’il n’en ressente la moindre douleur, bien qu’un peu de son énergie fut aspirée par le sort de blocage qu’il venait de lancer. Il lança une de ses lames dans le corps d’un magicien que se tenait face à lui, perçant ses étoffes luxueuses et faisant gicler un sang semblable au rubis à l’impact. Tournoyant à nouveau, il ficha son autre lame dans le dos d’un soldat qui s’élançait vers le roi, et bientôt Bogrin se retrouva sans arme.

    Il écarta ses longs doigts effilés et se tourna vers un des magiciens qui lui lançait une série de boules de feu. Chaque sphère de flamme s’écrasait sur son plastron en embrasant sa cape et il battit des bras violement pour se défaire de l’emprise des flammes. Avec un bond de félin il se jeta de tout son poids sur l’individu, et, grognant et hurlant comme un monstre, il planta ses longues griffes dans le cou tendre de sa victime. Avec un immonde gargouillis, le magicien cessa d’envoyer des boules de feu et resta sur le sol, inerte et sanguinolent. Se relevant, et couvert de sang sur le plastron, ainsi que de traces sombres de brûlures, Bogrin saisit une de ses lames qui était restée fichée dans le corps d’un opposant.

    Il allait s’élancer sur ceux qui restaient lorsqu’il entendit la conseillère du roi hurler. Elle était en mauvaise posture. Allongée sur le sol, elle allait se faire empaler par un ennemi de la cour. N’ayant pas le temps de réagir, Bogrin vit cependant le Roi lancer un magnifique javelot magique sur l’assaillant, qui tomba raide mort. L’espace d’un instant, la puissance du roi rendit le Général Gilad admiratif. Il venait de sauver la vie de la femme qu’il détestait le plus au monde, bien qu’il s’agisse d’un geste d’une grande bonté, Bogrin fut quelque peu stupéfait de voir que Sa Majesté n’était pas aussi misogyne qu’on le disait. Son plus fidèle serviteur, son garde personnel, son conseiller en affaires militaires venait d’être témoin de la grande bonté intérieure et la rapidité d’agissements d’Erendil San’Veck. Il n’avait jamais douté de son Monarque, loin de là, mais il avait désormais la preuve qu’il était prêt à tout pour sauver son peuple. Et cela le rendait fier, il était fier, oui, de servir un roi qu’il jugeait bon et juste.
    Bogrin se promit de le faire remarquer à la conseillère, qui ne manquait jamais une occasion de rappeler combien Sa Majesté était « misogyne » et « dur ». Il repensa aussi qu’il fallait en tenir informée Naomeira, la jolie jeune femme qu’il avait rencontré à Yswllyra.

    Une douleur cuisante le tira de ses pensées. Un soldat s’était approché de lui pendant qu’il observait le roi et avait glissé un coutelas entre deux plis de son armure, perçant sa chair au niveau de la cuisse. Une fureur passa sur le visage sombre du Général, qui, d’un puissant coup de paume, envoya violemment l’individu contre le mur, tombant inconscient sur le sol froid de la salle du Conseil.
    Les ennemis s’étaient plus ou moins dispersés et le combat touchait à sa fin, puisqu’une garnison de gardes lourdement armés entra dans la salle. Ils stoppèrent net trois assaillants en les criblant de coups de lance et un autre fut saisit par un garde et mit à terre d’un coup sur la tête. Les autres partirent en courant et Bogrin hurla un ordre pour que la garnison se mette à leurs trousses, suivie immédiatement après d’un groupe d’hallebardiers.

    Parcourant la salle du regard, il fit un bref calcul des morts et blessés, avant d’en revenir aux capturés. Cela faisait 3 fuyards et deux prisonniers inconscients. Lorsque le roi vint à sa rencontre, Bogrin fit un salut militaire et s’enquit de l’était de Sa Majesté :

    « Monseigneur, vous n’êtes pas blessé ? »

    Le Monarque se contenta de lui dicter ses directives.
    Bogrin hocha la tête et répondit brièvement :

    « Trois des assaillants sont en fuite Monseigneur, mes gardes les retrouveront sans plus tarder, soyez-en certain. J’ai également deux prisonniers ici, il montra d’un doigt sanguinolent les deux hommes inconscients ligotés par quatre soldats, je puis vous assurer Monseigneur que demain les corbeaux se nourriront des entrailles de ces traîtres. Emmenez-les aux cachots, je me chargerai de leurs interrogatoires. » fit-il à l’adresse de ses hommes.

    Voyant que le sang coulait encore de sa plaie, il déchira un bout de robe d’un blessé et le serra autour de sa cuisse. La blessure attendrait, il ne quitterait pas un seul instant son Roi tant qu’il ne le savait pas hors de danger.

    « Monseigneur, je souhaiterai assurer en personne votre garde pour le reste de la journée, je n’ai plus confiance en personne et je serai certain que vous êtes entre de bonnes mains, me le permettez-vous Votre Majesté ? »

    Le Général Gilad savait pertinemment que même si le Monarque refusait, il resterait à ses côtés, ménageant une distance certaine pour ne pas l’offusquer. Il tourna son regard froid sur la salle et le stoppa sur Dame Van’Gil qui paraissait blessée. Lançant un timide regard interrogateur à son Roi, il demanda :

    « Que fait-on d’elle ? »


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MessageSujet: Re: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Dim 7 Fév 2010 - 16:11

Elle n’avait pu garder son regard fixé sur celui de l’homme. Lorsqu’elle vit fondre la lame sur sa poitrine, ses yeux sombres s’étaient clôt et son âme hurla un « non » à glacer le sang. Pire qu’un cri de terreur, c’était un cri suppliant comme si son instinct de survie avait pris forme sous l’apparence de ce mot. Calidra se voyait déjà aux côtés de Thor, avec tous ces ancêtres, contemplant ensemble la cité d’Iboa vue d’en haut. Elle imaginait son âme monter au ciel tel un voile vaporeux sous la forme d’une jument galopant, la crinière au vent, vers son père créateur. Elle laisserait à cet instant derrière elle ses sœurs et son père mais surtout Erendil, le monarque orthodoxe. Elle n’aurait pas eu le temps de lui prouver son potentiel et sa présence nécessaire au gouvernement du royaume. Calidra partirait en laissant un travail inachevé derrière elle…

Soudain, la conseillère entendit un sifflement aigu au-dessus d’elle. Levant les yeux vers la source du bruit, elle vit un javelot provenant de la direction du roi se diriger droit sur agresseur. Dans un gargouillis immonde, le javelot magique transperça l’aorte de l’homme. Une monstrueuse giclée de sang éclaboussa Calidra. La gorge de l’assaillant saignait abondamment et bientôt une mare de sang entourait Calidra. Le corps de l’homme, affaissé sur Calidra, était inerte. Il ne respirait plus et ses yeux, tétanisés, exprimait le vide qu’avait les personnes une fois morte. La jeune femme était livide. Elle avait un goût désagréable de fer dans la bouche…

Le roi arriva alors très rapidement auprès d’elle. Elle n’avait toujours pas réalisé qu’il lui avait sauvée la vie. Erendil poussa le macchabé sur le côté du bout de sa botte comme s’il s’agissait d’un paquet se trouvant sur son chemin. Il attrapa le bras intact de Calidra et l’aida à se relever. La conseillère ne disait pas un mot. Le regard dans le vague, elle était encore à moitié sonnée par les évènements qui venaient de se dérouler. C’était la première fois de sa vie qu’elle était attaquée par des gens du peuple de cette façon. Calidra détestait les surprises et celle-ci en était une bien mauvaise. Elle avait foi en son peuple et ne soupçonnait en aucun cas l’existence de groupes extrémistes. Depuis l’avènement d’Erendil, il n’y avait eu aucune révolte. La situation lui semblait donc acceptée par le peuple. Mais suite à cette attaque, la conseillère avait remis en question l’esprit du peuple. Prochainement, elle comptait bien proposer au monarque des solutions d’une grande sévérité.

Erendil ordonna à sa conseillère d’un ton peu aimable de se presser d’aller aider les blessés. Puis, sans un mot de plus, il la planta là. Calidra tremblait de tous ses membres. Elle ramassa une chaise tombée au sol et s’assit, tenant son épaule blessée. Celle-ci la faisait horriblement souffrir. Elle serrait les dents, tentant d’apaiser l’autre mal qui lui tambourinait l’esprit. Une migraine atroce lui torturait le crâne. L’orthodoxe avait l’impression d’avoir la tête prise dans un étau et que celle-ci allait exploser d’un instant à l’autre. Elle aurait voulu être à dix mille lieues d’ici, loin du vacarme et des cris alentours. Une nausée la prit alors. Elle se pencha sur le côté et déglutit tout ce que pouvait contenir son estomac.

La jeune femme était vraiment mal en point. Il fallait qu’elle parte sans plus attendre s’allonger dans sa chambre. Lançant un regard circulaire autour d’elle, elle s’aperçut qu’il ne restait plus aucun attaquant. Soit la garde était intervenue soit ils s’étaient tous enfuis. Voyant que Bogrin et le Roi s’entretenaient, elle décida de se lever et de s’approcher d’eux. Même blessée, elle ne souhaitait pas être mise de côté dans la suite des évènements. Se rapprochant, elle entendit le Chef des Armées parler d’elle. Aussitôt, elle lui tapota dans le dos et contourna le colosse du monarque. Elle se posta à côté des deux hommes, les fixant chacun leur tour, et répondit à la question de Bogrin. Sa voix était sèche mais extrêmement affaiblie.

Vous n’aurez pas à vous soucier de ça, Seigneur Bogrin. Je suis assez grande pour m’occuper de moi. Vous devriez plutôt poursuivre les assaillants et les capturer vivant, de préférence… Ils méritent la mort la plus atroce possible… Personne ne s’attaque à la couronne San’Veck de cette manière.

Ces derniers mots ne semblaient s’adresser à personne. Exténuée, la conseillère orthodoxe ne prit même pas la peine de prendre congé auprès du roi. Elle passa entre les deux hommes et se dirigea vers la porte d’entrée. Les bras ballants, on aurait pu croire qu’il s’agissait d’un fantôme s’il n’y avait pas ce filet de sang qui coulait le long de son bras. Avant qu’elle n’ait pu passer la porte, Calidra tituba et s’écroula sur le sol aux milieux des autres cadavres. Elle eut l’impression de tomber dans un puits sombre sans fond…

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, la conseillère orthodoxe était allongée dans un lit chaud et douillet. Elle aurait pu croire à un mauvais rêve si une vive douleur à l’épaule ne l’avait pas faite souffrir. Le bras en écharpe, celui-ci était étroitement maintenu. Les souvenirs cuisants de l’attaque remontèrent à son esprit. Elle se rappela l’attaque soudaine, cet homme mort avachi sur elle, sa discussion avec Erendil et Bogrin puis plus rien… Combien de temps s’était-il écoulé depuis l’attaque ? Calidra n’en avait aucune idée mais elle espérait au fond elle-même que l’exécution des prisonniers n’avait pas encore eu lieu. Elle avait une revanche à accomplir et comptait bien la concrétiser en punissant ces hommes misérables nommés Les Mains Blanches !


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MessageSujet: Re: Complots, Trahison et Loyauté [*]   Jeu 4 Mar 2010 - 20:48

Erendil balaya d'un geste de la main la question de Bogrin, sa santé physique était, en cet instant, bien moins importante que ce qu'il avait à dire, les ordres qui avaient tout intérêt à être exécutés sur le champ, sous peine d'une désagréable conversation après la tuerie qui venait d'avoir lieu. Bien que son visage resta impassible face au résumé des pertes de la matinée, le mécontentement d'apprendre que trois traitres avaient réussi à s'enfuir lui resta en travers de la gorge. Il suffisait bien que ses chiens viennent saccager le conseil pour qu'en plus certains d'entre eux aient encore la vie sauve après leur forfait. Il ne jeta qu'un regard impersonnel sur ceux qui étaient dorénavant sous bonne garde, déjà tout entier tourné vers les questions qu'ils devraient posé... de même que la manière de les poser pour obtenir des réponses satisfaisantes.

- Organisez-vous de la manière que vous le souhaitez, mais je veux leur tête sur un plateau dans les jours à venir. Prenez aussi les précautions nécessaires pour que la garde autour de lady Linnel soit renforcée. Inutile de retrouver son corps dans un fossé après l'une de ses escapades, ajouta-t-il de manière détachée.

Si le but de ces félons étaient de fragiliser la couronne en même temps que toucher (mortellement ou non) Erendil lui-même, inutile que cette gourde prenne le risque de fragiliser plus encore la cour et le pouvoir en place en se mettant dans une situation dangereuse pour le monarque. Bogrin Gilad ne serait pas toujours derrière ses pattes pour réparer ses erreurs.

- Tant que cela n'interfère pas avec vos consignes, répondit-il sans vraiment s'intéresser -encore une fois- à sa sécurité.

Lui aussi savait très bien que même si sa décision avait été négative, il aurait à supporter d'avoir une deuxième ombre qui le suivrait à la trace, à distance raisonnable ou non. Parfois, mieux valait répondre ce que l'on voulait entendre plutôt que se borner. Il n'avait pas la tête à autre chose que tout ce qui l'attendait avec tous ces corps qui jonchaient le sol auparavant immaculé de la salle du conseil.

Non sans effort, Erendil se retint de hausser les épaules à la question de Bogrin concernant Calidra. Il aurait eu tendance à dire qu'il n'y avait rien à faire pour elle, si l'intéressée ne les avait rejoint et se charger d'elle-même de répondre à l'interrogation posée. Le souverain orthodoxe resta stoïque mais la réplique enflammée malgré la douleur transparaissant dans la voix de la conseillère aurait pu lui tirer un sourire. Par Thor, son satané père lui avait fait grande impression pour qu'elle tienne tant à la 'couronne San'Veck' alors que c'était lui qui la portait aujourd'hui. A se demander comment Gweon avait pu s'attirer la sympathie de qui que ce soit au cours de sa vie.

- Vos désirs sont des ordres, madame, déclara-t-il, vaguement ironique alors qu'elle se détournait d'eux pour partir, sans même s'être acquittée de sa tâche, remarqua-t-il, sans pousser plus loin sa réflexion.

Il l'observa rejoindre la sortie et aurait détourné la tête si, avant d'avoir atteint son objectif, elle ne s'écroula à terre, telle une poupée désarticulée. Erendil serra les lèvres pour s'empêcher de soupirer de la faiblesse des femmes après une blessure quelconque, mais n'en emboita pas moins le pas jusqu'au corps comme sans vie de la conseillère. Ses pupilles dilatées et son faible pouls lui indiqua qu'elle était belle et bien évanouie. Interpellant le premier garde qui passait par là, il lui ordonna de ramener le poids mort jusqu'à ses appartements, lui assignant par la suite la tâche de superviser le transport des corps des membres du conseil et d'avertir le temple.

Cela fait, et sachant bien qu'il avait maintenant beaucoup à faire, Erendil accorda un simple regard à Bogrin, l'invitant à le suivre ou non, avant de quitter les lieux pour rejoindre son bureau et ainsi poursuivre sa journée noire.
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