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 La nostalgie d'un passé lointain & les ennuies d'une reine quelque peu molestée. [ Libre *]

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Nathaniel
Gwendirien
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MessageSujet: La nostalgie d'un passé lointain & les ennuies d'une reine quelque peu molestée. [ Libre *]   Ven 8 Jan 2010 - 9:10

Quatorzième semaine de l’an 835,
premier jour dans la matinée.

L’aurore se leva, éclairant d'une légèreté captivante les horizons. En cette saison glaciale, le petit matin accompagné de ses fraîcheurs accentuait l’unique envie de rester dans son chez soi, au fond de ses draps garnis de chaleur et de confort. Mais ce ne fut pas le cas pour notre Capitaine qui bien matinal, était déjà debout depuis un petit moment. Il venait de cheminer les couloirs de la caserne sur un pas silencieux : bien des soldats dormaient et la relève pour certain était très proche. Nathaniel, vêtu des plus chaudement possible, franchit la porte d’entrée de la caserne et traversa une brume saisissante parsemée de ce temps glacial, qui lui-même englobait depuis des jours tout le Gwendir, jusqu’à l’écurie qui se trouvait près de la caserne. Les muscles contractés par le froid, il poussa un souffle plein de fraîcheur et recroquevilla sa tête dans sa sombre cape qui recouvrait la quasi-totalité de son corps, tout en s’avançant près d’un des nombreux box. Le jeune homme frigorifié se posta devant l’un deux ; il était inscrit sur la porte en bois : Alsvid. Ce n’était d’autre que l’étalon de Nathaniel Aneldor, le capitaine des archers. Celui-ci ouvra doucement la porte et observa son étalon mâchant son foin.

« On dirait que tu es aussi matinal que moi, Alsvid. Tu as l’air en forme aujourd’hui et une belle journée s’annonce malgré le froid. Allons te dégourdir quelque peu les muscles, cela te fera le plus grand bien. »
    J’espère que mère est réveillée, j’aimerai la voir avant de me rendre au château.


Après avoir déposé la scelle sur le dos de son cheval, puis avoir convenablement placés les étriers, et resserré le bride, il tira Alsvid en dehors de son box et de l’écurie. Nathaniel le monta dignement avec fière allure ; les rênes à la main, il lui ordonna d’un geste vif d’avancer au trot. Sa monture avançait droit devant elle, tandis que Nathaniel pointait son regard à contre sens : il observait derrière lui, le château de la souveraine Idril et s’imaginait la voir endormie, laissant juste un éclat de douceur qu’était son visage à découvert au-dessus des draps. Il s’imaginait contempler sa chambre emplit de senteurs sucrés et l’odeur délicate d’un bouquet de roses rouges fraîchement cueillis sur ses vêtements. Ses rêveries prirent fin brusquement : le froid brûlant tout le corps et notamment la face du jeune homme, venait de bouleverser ses heureuses pensées en le ramenant à la réalité ; ce pénible froid limitait sans scrupule ses gestes et ce vent qui le paralysait l’instant d’un souffle bref mais très brutal, ne rendait guère son voyage aisée. La route devait durer entre une heure à deux heures, et malgré le froid il voulait absolument rendre visite à sa mère qu’il n’avait plus revue depuis plusieurs semaines. L’allure changeante et précipitée du cavalier s’engouffrait sur les gigantesques plaines de Fazor ; ce territoire aussi vaste que le monde s’épousait à la neige qui laissait un paysage à la fois terne et scintillant : c’était magnifique.
Sa mère habitait un petit village paisible, situé entre la cité d’Eralo & la ville d’Asela. Ses marchandises avaient beaucoup de succès auprès des voyageurs et des chasseurs qui appréciaient la qualité de ces armes fabriquées de son unique fait. Nathaniel l’imaginait travailler sur son enclume, cognant le fer au marteau la sueur au front & façonnant des morceaux de bronze, de cuivre, d’argent ; elle maîtrisait admirablement son métier.
Une cheminée s’inhalant d’une odeur de charbon ; au loin se distinguait une fumée imposante, oscillant entre les nuances grisâtres et noirâtres, qui se dissociait à mesure qu’elle grimpait vers le ciel. La perspective blanchâtre des horizons ne dérangeait guère les souvenirs du jeune homme qui connaissait la région dans tous ses recoins. Cet endroit détenait tout le passé de son enfance, sa vie débutait ici et allait prendre fin ici ; c’est ce qu’il comptait faire : vivre jusqu’à son dernier souffle sur sa terre d’origine.
Il se hâta jusqu’à la forgerie l’air ravi de pouvoir étreindre sa mère et son enfance qui l’accompagne. La forge dégageait une chaleur agréable qui réconfortait davantage le cavalier prompt de voir la femme qu’il aimait le plus au monde. La voici ; elle dériva soudainement son pas et son regard vers son fils, à sa plus grande surprise il était là devant la forge en ci bon matin : elle se pressa de lui sauter dessus malgré sa quarantaine et ses quelques courbatures imposées par ses activités mouvementés qui demandaient un effort particulier.
Elle le serra fort contre lui et l’emmena dans leur habitat dissimulé à côté de la forge. Un feu riche en ardeur gouvernait les lieux ; qu’il était si agréable d’être à l’abri du froid. Tandis que le cheval ravivait ses forces avec du foin et de l’eau, Nathaniel buvait du vin chaud en compagnie de sa mère et des péripéties qu’ils s’échangèrent dans la sérénité & le confort. Vint plus tard le moment de reprendre la route, car le soleil ayant atteint à présent son zénith, il se devait de rentrer au château.

La reine contrariée par la Cour qui remettait son autorité en cause, n’appréciant guère les agissements de cette dernière, il lui fallait des sujets de son côté et un encouragement plus chaleureux. Après cette visite tant attendue et tant aimée, il regagna le chemin qui le conduisit jusqu’à la cité d’Eralo ; retourna dans son compartiment après avoir confié son cheval au maréchal Ferrand, se vêtit des couleurs de sa race en s’équipant du stricte minimum : une épée & une légère armure ajouté d’une longue cape qui confirmaient son rang.
Il s’apprêta à quitter les lieux et rejoindre la salle du trône.
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: La nostalgie d'un passé lointain & les ennuies d'une reine quelque peu molestée. [ Libre *]   Ven 8 Jan 2010 - 21:32

[Puis-je ?]


Lorsque les premiers rayons du soleil pénétrèrent dans la luxueuse chambre de la Reine, inondant la pièce d’une clarté chatoyante, ils surprirent la jeune femme hors de la douceur de ses draps. Cette dernière, après avoir attaché ses longs cheveux blonds en une queue de cheval aussi haute que serrée, s’était finalement baissée pour lacer les grandes bottes de cuir chamoisé souple qu’elle venait d’enfiler. En cette matinée du premier jour, Idril Calafas ne ressemblait presque plus à une souveraine du Gwendir. Elle avait troqué ses tenues et ses apparats de reine contre une épaisse tunique de grosse laine beige lui arrivant jusqu’en dessous du fessier, par-dessous laquelle elle avait opté pour une chemise de coton blanc et un pantalon de tissus brun. Et tandis que le soleil se levait et baignait de sa lumière le palais amazone, la jeune femme ceintura son glaive à sa taille et empoigna son arc en ivoire, avant de quitter en trombe ses appartements, pour se diriger vers le cœur du château et se rendre dans l’arène du domaine. Car s’il y avait une habitude qu’elle avait conservée depuis sa montée sur le trône, c’était son entraînement hebdomadaire. Une à deux fois par semaine, elle consacrait sa matinée à se parfaire au maniement des armes. Combattante dans l’âme, elle ne pouvait tolérer l’idée de perdre la dextérité qu’elle avait acquise au fil des années. Et nul n’avait l’intention de s’opposer aux exigences de la jeune suzeraine, sachant pertinemment qu’elle refuserait de déroger à ses habitudes. Tous savaient également qu’elle congédiait systématiquement ceux qui voulaient l’accompagner, ne serait-ce que pour la protéger d’un éventuel danger, préférant se retrouver seule avec elle-même sans doute.

Le froid lui mangea les joues lorsqu’elle se retrouva dehors, s’en sentant vivifiée et réveillée pour de bon. Elle gagna la partie intérieure de l’arène à petites foulées, lui permettant de réaliser un premier échauffement. Puis, elle se dirigea vers une salle spécialement aménagée pour ses besoins et ceux de sa chef des armées où elle ne serait sûrement pas dérangée. Elle reprit avec une série d’échauffement divers, avant de se positionner face à un mannequin de paille qu’elle cribla de flèches. Droite et stoïque, elle paraissait aussi imperturbable que cruellement impitoyable. Pendant ces instants, son esprit comme son corps, se relâchait et ne pensait plus aux soucis accumulés tout au long de ces derniers jours. Une flèche décochée à toute puissance vrilla le mannequin à la tête, le faisant basculer dangereusement d’avant en arrière. Elle avait dû affronter les langues acérées de ses détracteurs et les médisances de sa Cour ces derniers jours, malgré l'accalmie provoquée par l'arrestation du Chef des Armées humaines, venu insulter l'honneur des Amazones. Même si elle n’avait de compte à rendre à personne, son statut de Reine l’autorisant à toutes les extravagances, Idril ne pouvait se résoudre à ignorer les diffamations colportées sur sa personne et sur son règne. Bien qu’elle eut voulu affirmer son désintérêt pour ces cancans inhérents à une Cour, elle commençait à sentir peser sur ses épaules le poids de l’injustice et de l’incompréhension. Elle n’avait pas mérité telle épreuve, elle était encore jeune et inexpérimentée et elle n’était pas prête pour endosser les responsabilités qui l’accablaient. Une autre flèche vint se planter violemment dans la tête du mannequin qui se balançait de plus en plus nerveusement. Pourquoi devait-elle renoncer à l’insouciance de sa jeunesse et aux bonheurs illusoires qui s’offraient à elle ? Pourquoi ne pouvait-elle pas se montrer en compagnie du seigneur Arvaël sans attirer les foudres de sa Cour ? Pourquoi ne pouvait-elle pas se montrer tolérante envers leurs voisins sans blesser l’ego surdimensionné des siens ? Pourquoi faisait-elle tant d’erreurs ? Pourquoi Liva, la conseillère dont elle s’était rapprochée le plus ces dernières semaines, avait-elle disparu ? L'avait-elle abandonnée parce qu'elle n'était pas digne de succéder à sa mère ? Une flèche, fatale, vint se planter dans la tête du mannequin mort depuis longtemps, si brutalement que le pied céda et qu’il bascula à la renverse. Un soupir s’échappa de ses lèvres menues. La séance était terminée. Fin du jeu et retour à la réalité.

Les joues rosies par l’effort et le froid revigorant, Idril remonta les allées du château en direction de la tour Est où elle retournerait dans ses appartements pour prendre un bain et se changer. Mais après mûre réflexion, elle pivota sur elle-même pour faire un demi tour et partir vers la salle du trône où elle trouverait peut être quelqu'un pour la renseigner sur la disparition de Liva. Elle avait besoin de savoir si elle était revenue, urgemment à dire vrai. Perdue dans ses pensées, et au détour d’un couloir, elle faillit percuter quelqu’un. N’ayant pas perdu toute notion de réflexe, elle évita la collision et leva les yeux pour apercevoir un visage familier : le capitaine Aneldor se tenait là devant elle. Depuis combien de temps ne l’avait-elle pas vu ? Et plus précisément, depuis combien de temps ne lui avait-elle pas adressé la parole ? Elle le connaissait peu en réalité, bien que sa loyauté ne fût jamais remise en cause dans son esprit. Il avait toujours été présent à ses côtés, promu un peu avant elle au rang de Capitaine, mais elle n’avait jamais su se montrer plus avenante à son égard. Il était un pilier solide de l’armée et peut être un appui solide, un dévoué sujet. Elle lui sourit, oublieuse de son rang une fois accoutrée comme une soldate en repos, et le salua cordialement :

« Capitaine Aneldor, quelle heureuse surprise ! »

Sa voix était ferme mais douce, et traduisait à peine son essoufflement. Elle se demandait quelle était la raison de sa présence en ces lieux, peu habituée à rencontrer des soldats, même haut gradés dans les allées Est du palais.


_________________

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Dernière édition par Idril Calafas le Jeu 8 Avr 2010 - 11:03, édité 1 fois
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Nathaniel
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MessageSujet: Re: La nostalgie d'un passé lointain & les ennuies d'une reine quelque peu molestée. [ Libre *]   Mar 19 Jan 2010 - 11:16

[ Avec grand plaisir. ]


Les rayons d'un éblouissant soleil découvrirent promptement les couloirs de la tour qui s'engouffraient dans une infime chaleur, bien trop frêle pour amadouer les brises hivernales et soulager le peuple qui avait froid. Nathaniel, légèrement angoissé de s’entretenir avec la reine, resta immobile devant un monde qui était d’autant plus agité qu’une fourmilière. Il tournait le dos à la porte de la caserne et proféra un léger soupir à sa futile crainte ; ses membres ne tremblaient pas, mais ses mains coudoyèrent une certaine moiteur ce qui le mit dans un embarra qui lui fit constater son ridicule : il n’avait pas à produire de telles émotions, ce n’était qu’un simple entretien, un simple entretien avec la reine, rien de plus. Et le revoilà plongé dans le souvenir de ses rêves abstraits, presque fantasmatiques qu’il s’imaginait à cœur joie ; ses yeux ambres scintillaient d’une mélancolie attachante et d’une douceur intrigante, il ne faisait plus partie de ce monde, une nouvelle fois. Ses rêves le possédaient totalement. Il était perdu dans une chaleur qui n’existait pas : cette agréable chaleur pourtant le submergeait, elle agrémentait son subconscient d’allègres pensées mais malheureusement éphémères du tout au tout. Un soldat accompagné d’une nonchalance habituelle, ressortit de la même porte qu’avait pris Nathaniel pour rejoindre les couloirs de la tour. Murmurant quelques syllabes incompréhensibles, il redressa sa tête endormie vers une silhouette loin d’être méconnue, tous ses membres se précipitèrent subitement au garde à vous : son capitaine & lui ne se distançaient qu’à vingt mètre tout au plus. Nathaniel rêvassait encore, son dos courbé, son genou droit légèrement fléchi, ses mains agrippant ses coudes, ses bras s’appuyant contre la fenêtre, le regard vide qui explorait le territoire amazone ; il ne l’avait ni aperçu, ni entendu et s’en souciait guère. Il respectait ses hommes, mais aujourd’hui n’était pas un jour où il fallait perturber ses rêveries ; c’était un jour emplit d’inquiétude. Il retourna son visage anxieux vers l’homme qui venait de l’interpeller et lui ordonna sans une hausse de voix particulière, le ton calme et plutôt léger de rejoindre son poste. L’homme acquiesça et s’y rendit immédiatement.
Ses pensées perdues vers une foule de sentiment, Nathaniel, aussi pâle qu’un cadavre à rester autant immobile par ce froid accablant, songea un royaume plus paisible avec l’ami d’un temps plus ravivant que celui qui s’écoulaient chaque jour, en ces terres peu à peu corrompues, mélangés de sang et de désarroi, condamnées à se réfugier dans la peur et la solitude, ce que l’inévitable mort annonçait et offrait aux moins et aux plus désireux de tous.

Il chemina quelques couloirs pour se rendre à la tour Est du palais. Il stoppa sa marche à l’une des nombreuses fenêtres qui habitaient ce lieu. Son corps frissonnait ; les yeux limpides & le regard distrait, il s’égarait dans un monde inexistant. Des pas constants se rapprochaient, malgré le bruit de l’arme qui frottait le vêtement qui distinguait l’arrivé de l’individu, il fut marqué d’indifférence, se disant naïvement que c’était encore un soldat parmi tant d’autres qui venait d’achever ses heures de gardes, alternant avec le prochain et frémissant d’entrain à l’idée de se réchauffer auprès d’un bon feu ou au fond de draps chauds et savoureux. Seulement ce n’était pas un simple soldat, c’était la reine Idril qui venait de terminer son entraînement habituel. Imaginer la reine en train de côtoyer longuement les couloirs de la tour Est était inconcevable, elle n’y traînait guère, son emploi du temps étant sans doute surchargé. C’était le chemin le plus court pour se rendre à la salle du trône, certes, mais elle n’était pas censé l’emprunter puisqu’elle prenait logiquement un bain après s’être durablement et fortement dépensée et donc prenait le chemin en direction de sa chambre.
L’individu qui faillit heurter le capitaine, évita l’impact avec un réflexe soutenu. Le capitaine détourna son regard vers un soldat – à ses pensées – qui n’était d’autre qu’Idril : finalement un choc fut bel et bien ressenti, seulement à son égard. Son cœur battait sur de fortes et rapides pulsations ; le seul regard de cette jeune femme dans le sien avivait ses sentiments et des émotions étranges saccageaient ses tripes et sa conscience. Les lèvres exquises de cette jeune femme, elles, attisaient la flemme de ce désir qui ne cessait de s’accroître dans son esprit ; il rêvait souvent d’elle, enviant le jour où il pourrait partager une relation intime avec elle, même amicale le contentait pleinement. Il avait devant lui la plus belle femme du Gwendir, car en effet, il la considérait comme telle. Il observait ce corps à la fois svelte et athlétique masqué par un accoutrement contraignant celui-ci, une jeune femme auxquels de fins et agréables traits désirables parcouraient la douceur d’un visage angélique bordée d’une chevelure dorée & soyeuse suscitant par son simple aspect une harmonie envoûtante. Cette beauté incommensurable se tenait devant lui, juste sous ses yeux : il n’avait jamais eu d’occasion de la contempler d’aussi près, ni de converser quelques paroles en sa ravissante compagnie.

« Votre majesté… je souhaitais justement m’entretenir avec vous. Le peuple est toujours en deuil. Vous avez de plus en plus de charges à vos épaules, j’aimerai vous offrir mon aide pour que toutes ces injures deviennent plus atténuantes à votre égard. »

Le capitaine salua la reine comme il se devait de faire.
Il tenta de résister à ses charmes, inconscients de la gravité qu’ils pouvaient bien refléter sur Nathaniel, celui-ci restant le plus indifférent possible pour ne pas exposer une seule faille de sa part.
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MessageSujet: Re: La nostalgie d'un passé lointain & les ennuies d'une reine quelque peu molestée. [ Libre *]   Lun 25 Jan 2010 - 16:56

La jeune femme observait avec attention celui qui lui faisait face, écoutant ses propos qui se faufilaient doucement jusqu’à son esprit, se donnant un sens et une consistance qui ramena la souveraine du peuple cavalier à ses devoirs et obligations. Le soldat haut gradé était étonnamment calme, presqu’indifférent à l’entendre. Pourtant ses propos étaient lourds de constats, d’implications et de conséquences. Le sourire d’Idril s’affaissa sans qu’elle ne put l’en empêcher, pendant quelques secondes. La lourdeur de sa tâche lui retomba sur les épaules aux premières paroles du Capitaine, sans qu’elle n’ait pu anticiper ce trop rapide retour à la réalité de sa condition. Ce fut comme si le soldat lui avait donné un soufflet, une brusque claque destinée à lui rappeler que sa Cour était divisée, que son peuple se morfondait. La suite des propos de Nathaniel se voulut alors réconfortante, apaisante et son sourire se redessina, plus tendre, plus soulagé. Elle n’était pas seule et des femmes, et des hommes lui faisaient encore confiance, prêt à lui témoigner de leur loyauté en chaque instant. Elle pouvait espérer un soutien de ceux qui agissaient dans l’ombre, de ceux qu’elle ne côtoyait pas aussi souvent qu’elle le voudrait. Et cela l’emplit d’une joie soudaine et débordante.

« L’expression de votre dévouement, aussi soudaine qu’inattendue, m’honore et me comble, Capitaine. Retrouvons-nous dans une heure, dans le salon privé de la Tour Royale, que je puisse vous offrir la vue d’une Reine habillée et parfumée. Nous discuterons ainsi en toute tranquillité. »

A ces mots, elle salua le soldat et pivota sur elle-même, repartant dans la direction dont elle s’était préalablement détournée, oubliant ce qu’elle avait l’intention de faire quelques secondes auparavant …

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