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 Promenons nous dans les bois.... [Erendil San'Veck *]

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Lawena
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MessageSujet: Promenons nous dans les bois.... [Erendil San'Veck *]   Mer 13 Jan 2010 - 17:47

Début de matinée, 4ème jours de la treizième semaine de l'an 835




Lawena Morrigan


Le vent sur son visage, le soleil dans son dos, ses pattes contre la Terre nourricière. La louve poussa un hurlement de plaisir qui fit s'enfuir la plupart des animaux alentours. Pourtant cet être au pelage immaculé n'était pas en chasse et ne présentait aucun signe de violence. Autour d'elle la meute fit halte pour reposer les jeunes et les plus âgés. Débordante d'un trop plein d'énergie la louve ne voulut pas faire de même et tournait autour du groupe en des mouvements impatients. Finalement elle laissa là sa seconde famille, elle les retrouverait facilement en cas de besoin par l'odeur et les traces qu'ils laisseraient derrière eux. Traversant encore les arbres dont le nombre s'intensifiaient le canidé arriva promptement au pied du Mont Erild, celui-ci s'élançait haut vers le ciel, le défiant par sa puissance et sa hauteur imposante. Se sentant très petite face à cette merveille de la nature la louve resta un moment immobile puis reprit sa course à travers la forêt. Appréciant jusqu'à en perdre haleine l'adrénaline de la course la louve franchit encore quelques miles avant de s'arrêter. La fatigue se faisait plus rapidement sentir malgré les multiples entrainements qu'elle s'était imposée. Le souffle saccadée elle décida de s'allonger un moment sur un petit parterre de mousse qui venait juste de sécher de la rosée du matin grâce aux doux rayons du soleil levant qui perçaient à travers un grand hêtre. Pourtant cet animal n'en est pas un, même si la ressemblance est frappante l'éclat vert intense de ces prunelles brillent d'une intelligence qui dépasse la conscience animale. En effet ce n'est pas un simple loup blanc qui légèrement épuisé se repose sous le soleil qui vient tout juste d'apporter sa lueur au monde, mais un druide, une pour être plus précis. Lawena Morrigan, noble et soldat gradée était vêtue de sa forme animale depuis deux jours déjà. Ne supportant plus les ragots du palais et l'agitation de la caserne la jeune druide avait décidée de s'enfuir quelques jours loin de sa patrie. Malgré l'état de guerre presque déclarée elle n'avait aucun scrupule à disparaitre des yeux de son capitaine qui habitué à ses sorties inattendues avait fini par ne plus rien dire. Ainsi elle avait d'abord rejoins la meute qu'elle prenait plaisir à suivre depuis que son totem lui était apparu, exaltant à l'idée de parcourir de grandes distances sans personne pour lui dicter sa conduite la druide devenue louve avait pris le chemin des Montagnes infernales région du Gwendir qu'elle n'avait pas encore eu le bonheur d'admirer. Le mont Erild avait tenu ces promesses mais si Lawena n'avait pas prit plus de temps pour le contempler elle se promettait de reprendre ces observations sitôt sa fatigue estompée.

Soudain un bruit sourd se fit entendre dans les fourrés et tendant les oreilles Lawena entendit des bas précipités se diriger dans sa direction. Surprise la jeune louve constata à l'effluve et à la sonorité du pas qu'il s'agissait d'un être humain. Se relevant elle décida de recouvrer sa forme humaine pour paraitre mon hostile à son congénère. Le mont Erild est la demeure des Orthodoxes, bien que n'ayant jamais rencontrer un de leur membre Lawena se sentait rassurée par le fait que dans le conflit qui opposait tout les souverains ce peuple fasse partit de leurs alliés. Ainsi une splendide créature succéda à la louve blanche. Seul restait inchangé les iris d'un vert feuille pénétrant et le noir profond qui les soulignait. Scrutant les alentours elle se prépara à sa rencontre avec cet inconnu. Ne sachant si il adopterait une attitude hostile ou amicale en la découvrant Lawena se prépara à toutes les possibilités. Toujours vêtue de son uniforme argenté qui tranchait sur sa peau halée elle portait sur son front un bijou de la même couleur et ces bras étaient couverts de tatouages. Ces longs cheveux bruns descendaient jusqu'à sa taille librement et s'agitaient au rythme régulier du vent. Inspirant calmement l'air remplit de senteurs diverses et plaisantes elle attendait, sereine. Les pas se rapprochèrent, et à la surprise de la demoiselle elle entendait en arrière fond de l'agitation peu commune pour ce milieu sauvage. S'appuyant sur un arbre proche la demoiselle prenait son mal en patience et était rongée par la curiosité. Pourtant dans le silence qui régnait autour d'elle la jeune femme l'oreille aux aguets percevait parfaitement les échos de conversations et des chiens qui aboyaient sans relâche. Finalement un peur effrayée par tout ceci et renonçant au risque de rester trop visible elle se dissimula dans l'obscurité d'un rapprochement d'arbres. Sa silhouette svelte disparut donc sans difficulté dans l'abri sûr de l'obscurité. A son grand étonnement tout une délégation d'Orthodoxe se succéda devant elle, des nobles à ce que son regard observateur put en déduire. Cela expliquait tout, en effet elle avait entendu dire que les autres peuples aimaient s'adonner au plaisir de la chasse, activité barbare que Lawena ne pouvait supporter et en cela sa pensée était partagée par tout le peuple druidique. Ils s'éloignèrent sans remarquer sa présence et disparurent en produisant un tapage sans nom. Ne laissant échappé qu'un sifflement de mécontentement la jeune femme se coula hors de sa cachette avec grâce et fluidité. Observant un petit moment les végétaux écrasés que ces inconscients avaient laissé dans leurs sillages la demoiselle s'apprêtait à reprendre la route.

Pourtant cela était sans compté un ténor léger qui s'éleva dans le silence redevenu maître.
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois.... [Erendil San'Veck *]   Jeu 14 Jan 2010 - 20:37

Parfois, ce n'était pas déplaisant de prendre le large, se déconnecter de son environnement habituel pour le dépaysement. Certes, il était accompagné, grandement accompagné même, par toute une délégation de nobles et de gardes. Une manière de se libérer des derniers événements qui avaient secoué le palais entier, lui compris.

Il n'avait pas laissé passer l'occasion d'interroger les quelques assaillants qui n'avaient pas réussit à s'enfuir et Erendil espérait bien que ces informations soutirées plus ou moins difficilement lui servent. Le lendemain avait été utile pour panser les plaies, de même que recevoir les familles endeuillées par la perte d'un de ses membres. Ces différentes entrevues lui avaient laissé un arrière goût amère dont il avait du mal à se détacher. Aussi, quand l'idée d'une chasse avait été proposée, tous les participants avaient accepté de bon cœur. L'éloignement ferait surement du bien à tout le monde.

Sauf que c'était toujours plus facile à dire qu'à faire. Le souverain orthodoxe n'était pas connu pour son penchant pour les activités collectives, même à cheval. Il préférait la solitude aux grands rassemblements, la raison pour laquelle il se trouvait seul, distancé par le cortège, hormis d'un garde en qui il pouvait avoir toute confiance. Il ne risquait pas de se faire poignarder dans le dos, dès lors que son attention était focalisée sur autre chose que sa survie. Il avait eu quelque mal à calmer les hauts cris qu'avaient poussé ses ministres toujours en vie et un garde sur ses talons était le minimum qu'il devait accepter pour les empêcher de l'enfermer à double tour dans une pièce inviolable, protégé par un bataillon de soldats et de divers sortilèges de protection.

Il allait sans dire qu'après cette fourbe attaque, la paranoïa avait pris ses quartiers au sein même du palais royal. Tous se regardaient comme des chiens de faïence, cherchant à trouver si des ennemis se trouvaient parmi les gens qu'ils côtoyaient pourtant tous les jours. La nouvelle qu'une aide à l'intérieur du château avait permis aux Mains Blanches de s'y introduire s'était répandue comme une trainée de poudre, causant cette vague de méfiance. Bien qu'Erendil tentait de minimiser la chose, rien n'était moins sûr en ce qui concernait la purge qu'il avait ordonné. Personne ne pouvait réellement savoir si tout était sous contrôle et si il n'y avait plus de risques qu'une attaque se répète une fois encore. Qui serait alors le prochain sur la liste ? Quelle serait la prochaine exaction perpétrée pour saper son autorité ?

Erendil serra les dents, repensant alors aux diverses mesures qui avaient dû être prises pour assurer un minimum de sécurité. Le contingent de soldats en ville avait été doublé et consigné à la tâche d'arrêter tout individu suspect et susceptible d'avoir été de mèche avec le groupuscule. Il n'oubliait pas que trois d'entre eux avaient réussit à s'enfuir. Les différentes sorties de la ville avaient été bouclées, des contrôles instaurés, tandis que quelques autres soldats, en civil, ratissaient les quartiers mal famés de la cité pour la même chose. Il ne restait plus qu'à attendre et voir venir. Il ne désespérait pas de mettre la main sur ces trois fuyards.

La route coupée devant lui par la monture de son escorte le tira de ses sombres pensées. Une jeune fille, dos à eux, se tenait en plein milieu du chemin par lequel était passé le groupe de nobles les ayant devancé. Le garde lui conseilla la prudence et de rester en arrière et Erendil répondit à cette injonction d'un regard bref mais perçant. Qu'est-ce qu'une gamine pourrait bien lui faire de mal ? Il avança son destrier de quelques mètres avant d'annoncer sa présence... à sa manière.

- N'avez-vous pas l'impression de gêner le passage, mademoiselle ? Qui êtes-vous ?
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois.... [Erendil San'Veck *]   Mer 20 Jan 2010 - 15:46

[Pardon pour le temps de réponse -_-", mes profs s'amusent à nous mettre une tonne de devoirs !]

Respirant une dernière fois l'air environnant la demoiselle s'apprêtait à laisser cette végétation détruite derrière elle lorsqu'un ténor profond la fit sursauter. Se retournant brusquement elle fléchit instinctivement les genoux et foudroya du regard l'inconnu qui avait osé la perturbée dans sa méditation. Quel ne fut pas sa surprise de se retrouver à deux pas d'un étalon alezan qui bien que respirant calmement semblait perturbé par la vive et brusque réaction de l'humaine. Intriguée Lawena leva le regard et bien que s'attardant avec méfiance sur l'homme armé légèrement nerveux qui se tenait près d'elle la demoiselle posa ces deux iris verts sur la silhouette imposante solidement campée sur l'étalon. Haussant les sourcils la jeune femme ne se laissa néanmoins pas impressionnée par cette dernière. Ne sachant pas à qui elle avait à faire Lawena opta pour la prudence et se déplaçant lentement elle s'écarta gracieusement du passage. La richesse de son interlocuteur ne faisait aucun doute, les multiples dorures et filaments d'argents sur ces vêtements et ces accessoires de selle laissaient à supposer que l'homme qui se tenait devant elle était un influent dans ce pays, mieux valait donc faire profil bas. Ne réagissant à la question de son identité que par un de ces regards perçants et si déroutant dont elle avait le secret la créature mi-humaine, mi-animale dégageait une aura sauvage peut commune. Le soldat immobile à quelques pieds d'elle avait peur pour la sécurité de son souverain et bien que l'étrangère n'ai pas un comportement dangereux il ne supportait pas l'idée qu'elle puisse impunément manquer de respect à son souverain sans en payer le prix. Cependant le silence ne perdura pas longtemps et la demoiselle s'avança en gardant toujours ces yeux dans ceux d'Erendil. Sa voix voilée de mystère et d'une envoutante clarté rayonnait presque dans le calme retrouvé des bois.

-
Je vous pris de m'excuser si je perturbe votre itinéraire. Je ne m'attendais pas à ce que tant de personnes parcourent les bois. Pour ce qui est de mon identité dévoilé moi d'abord la votre et je verrais si vous êtes digne que j'en fasse autant.

Bien que cela puisse paraitre insolent ce n'était que pure répartie et avertissement de sa méfiance. Car c'était le sentiment qui après la curiosité emplissait la jeune femme. Les rayons du soleil se reflétèrent sur son uniforme d'argent qui envoya en réflexion des dizaines de rayons de lumière. Se décalant pour ne pas attirer l'attention le loup hurlant qui l'ornait, révélant ainsi son appartenance aux troupes druidiques. Rejetant ces cheveux noirs derrière son épaule elle laissa apparaitre une unique boucle d'oreille constituée d'une courte chaîne d'argent qui se terminait par une pierre de jade légèrement similaire à ces iris. Elle observait le visage parfaitement neutre l'imposant cavalier, se scrutant l'un l'autre ils faisaient silence et une certaine tension se reflétait dans l'air. N'ayant jusqu'à présent jamais rencontré d'Orthodoxe la demoiselle se montrait particulièrement intriguée par les nombreux tatouages qui couraient sur la peau nacré de son interlocuteur. Celui-ci plutôt séduisant était apparemment déjà beaucoup plus âgé qu'elle et bien que par cela et par sa taille et sa musculature il semblait s'imposer Lawena ne faisait que lui laisser le rôle du dominant par soucis de prudence, après tout elle était en terrain inconnu et bien que son effronterie pouvait lui couter cher elle s'efforçait de dominer son caractère profondément sauvage pour ne pas tout simplement disparaitre dans les bois sans jamais y revenir. La peau halée de la jeune femme contrastait merveilleusement avec ces vêtements et les tatouages blancs qui ornaient ces bras, en cela elle pouvait paraitre Orthodoxe mais tout le reste de son frêle corps clamait le contraire. Son épée au fourreau pendait sur son côté gauche et elle se préparait à chaque instant à l'éventualité de devoir s'en servir car après tout le garde qui la scrutait avec émerveillement et colère ne lui paraissait pas digne de confiance.

Soudain alors que cet homme se préparait à demander à cette intrigante demoiselle de disparaitre un puissant hurlement eut lieu au-dessus d'eux. En effet la meute de loup se rapprochait, ayant sentit une autre présence que l'odeur de leur "congénère" ils avaient crus qu'elle était en danger et venait aux nouvelles. Le garde désemparé mais nullement effrayé se demandait la raison de cet étrange appel. Quelques secondes plus tard surgissait toute la meute, peignant le décor naturelle d'une bien étrange vision. Quel tableau hors du commun que celui de cette frêle jeune femme qui dissimulait parfaitement ces muscles et ses capacités sous une fragilité et une innocence apparente car les traits légers et harmonieux de son visage reflétait une douceur qu'elle était loin de posséder. Ainsi la meute se mit en place autour d'elle, celle-ci curieuse de ne pas trouver une louve blanche ne se laissa pas néanmoins convaincre qu'il s'agissait bien de l'une des leur. Les loups encore exempt de toutes agressivités jaugeaient ces étrangers, attendant de savoir s'ils devaient attaquer ou repartir. Lawena troublée ne sut pour une fois que faire et resta un moment immobile au milieu de cette "famille" animale sachant parfaitement qu'elle devait donner une curieuse image d'elle-même.
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois.... [Erendil San'Veck *]   Sam 23 Jan 2010 - 13:23

Cette inconnue avait du culot. Mais Erendil était dans de bonnes dispositions d'esprit aujourd'hui, on pouvait même dire qu'il était de bonne humeur, d'excellente humeur, si tant est que cela vaille dire quelque chose chez lui. Il était toujours égal à lui-même face à la Druide, il ne frémissait pas, ne souriait pas, se contentant de regarder fixement cette péronnelle qui lui parlait comme si il était n'importe qui. Sauf qu'il n'était pas n'importe qui et de plus, elle se trouvait sur ses terres, sur son chemin.

Elle eut malgré tout la bonne idée de s'écarter et il n'aurait jamais cru qu'une femme puisse comprendre aussi vite ce qu'il voulait. Elle continuait à le regarder franchement et si il ne s'était pas trouvé en pleine forêt au même instant, il aurait trouvé la situation incongrue. Quand était-ce la dernière fois que quelqu'un l'avait fixé de cette manière, sans craindre l'une de ses répliques acérées ? Il avait peut-être bien fait d'accepter cette chasse et de s'éloigner du gros de la troupe de nobles. Il aurait manqué cette rencontre dans la cas contraire.

- Mademoiselle, vous n'êtes pas en position de poser des conditions.

Avec ses tatouages, elle avait tout l'air d'une Orthodoxe, elle aurait donc dû le reconnaître. Sauf que sa stature fine le démentait. Elle était donc d'un autre peuple du continent, encore que le monarque était incapable de dire duquel précisément. La jeune fille dégageait un espèce de charisme qu'Erendil ne côtoyait pas souvent, ce qui n'empêchait pas bien sûr qu'elle se trouvait gênante comme toutes ses concitoyennes, quel que soit leur peuple. Elle portait de même les armes, elle savait donc s'en servir, à moins qu'elle ne s'en serve que comme décoration. Ce qui serait une drôle de lubie, mais les femmes étaient capables de tout, surtout de ce qui était stupide.

La souverain se redressa sur sa monture, prêt à reprendre sa route comme si de rien n'était et rattrapé les nobles qui allaient finir par se poser des questions face à sa disparition, quand apparut au détours des feuillages une meute. Les hurlements précédents annonçant leur venue avaient rendu nerveux les montures et Erendil apposa sa main sur l'encolure de son cheval pour le calmer. Il piétina sur place quand il aperçut les loups face à lui, reculant même jusqu'à ce que son cavalier ne resserre les rênes, pour le maintenir en place.

Aucun des membres de la meute ne semblait vouloir attaquer, que ce soit la jeune fille ou les deux Orthodoxes. A moins que ces animaux sauvages ne le soient plus et aient été domestiqués d'une manière ou d'une autre (ce qui paraissait improbable), il y avait un 'truc', qui devait par la même occasion expliquait pourquoi l'inconnue lui paraissait tellement à l'aise en pleine nature.

- Vous êtes donc Druide ? Me tromperais-je ? Je crois alors que je suis dans l'obligation de me dévoiler moi-même un peu. Je suis donc Orthodoxe, je viens de la capitale, Iboa, pour être un peu plus précis.

On pousserait de hauts cris à ce même endroit si on le voyait maintenant. Il avait réussit le tour de force d'être presque aimable avec une représentante du sexe faible et de plus, il poussait le vice à être joueur avec une inconnue. Le soldat était trop bien élevé et entrainé pour montrer sa surprise mais il observait du coin de l'œil Erendil de telle manière qu'on comprenait aisément qu'il n'avait pas l'habitude de voir son souverain de cette manière.
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois.... [Erendil San'Veck *]   Mer 27 Jan 2010 - 15:52

Lawena n'avait pas réagit à la réplique supérieure de cet être qui se pensait du fait de sa richesse bien au dessus du commun des mortels. Ne s'abaissant pas à lui répondre que ces conditions n'en étaient pas et qu'ils ne s'agissait que de choix qui ne concernaient qu'elle. Ne baissant pas le regard, ces iris d'un vert envoutant cachaient mal la curiosité de leur auteur ainsi que sa méfiance. Restant tranquillement en retrait la druide n'aspirait qu'à reprendre son chemin et à fuir ce pays où la nature ne fait office que garde manger. Choquée par la façon dont ces êtres bruts massacraient la forêt sans aucune espèce de considération pour les magnifiques spécimens que leurs passage négligent et détruisent la jeune femme n'eut soudain que mépris pour les deux hommes qui fièrement se dressaient devant elle. Si elle n'avait pas eu un aussi bon contrôle sur sois Lawena aurait laissé transparaitre un sourire narquois et un regard mauvais pour ce cavalier inconnu qui se cachait derrière une estime aveugle de son être. Pourtant la prudence lui intimait de faire profil bas et de les laisser se complaire dans leur supériorité illusoire. Car bien que sa stature et sa taille imposante lui permettait de la regarder de haut la droiture et l'assurance que chaque membre de la demoiselle dégageait commençaient à faire craindre au garde un incident grave. Ce dernier surpris par l'attitude de son souverain ne se laissa pas cependant aller à l'exprimer. Glissant un regard avide sur les courbes de la femelle il ne se laissa pas prendre au piège de ces formes enchanteresses car la violence sauvage de ces iris lui faisait craindre le pire.

De son côté Lawena avait complètement abandonné son observation intrigante des Orthodoxes pour concentrer ces efforts à retenir la meute agitée qui tournait autour d'elle en des gestes désordonnés et confus. Bien que les loups ne sachent s'il fallait attaquer ou au contraire témoigner du respect aux étrangers la malaise qu'il sentait chez leur congénère bizarrement devenue humaine les confortaient dans la première solution. Lawena soucieuse de ne pas montrer d'intention belliqueuse se mis à croupis pour se mettre au même niveau que le mâle dominant et chef de meute. Ce dernier fixa des yeux noirs d'encre dans ceux de l'humaine. Une étrange communion d'esprit se déroula alors et sans qu'il n'y eu besoin de mot on sentait dans l'air se pouvoir si spécial donné à Mani aux druides. En un feulement étrange la demoiselle signifia son sentiment et les animaux attentifs ne réagirent que par un hurlement collectif qui fit couler un frisson d'effroi dans le dos du soldat non loin de là. Se redressant avec grâce et fluidité la demoiselle ne glissa plus un regard en direction de la meute qui après cette accord unanime s'enfuit au loin avec un dernier grognement en direction du cavalier, ce qui eut la mauvaise idée d'effrayé le cheval qui tira sur ces rênes. Se rapprochant des deux hommes Lawena se déplaça avec une agilité semblable aux félins, habituée du milieu forestier ces pas dans la mousse ne produisirent aucun son et même dans le silence retrouver aucun écho ne se propagea. Cette nymphe à l'aura hypnotisant avait tout pour intriguer. Lawena rompit le silence par un petit sourire qui ne signifiant aucun amusement avait une allure ironique par rapport à la remarque presque aimable de son interlocuteur. Sa voix de cristal lui répondit d'une manière tranchante mais avec une pure méfiance dénuée d'hostilités, l'ironie dans sa voix n'eut cependant pas le mérite de plaire au garde qui tout en la laissant s'approcher portait attention au moindre de ces gestes.

-
Il est vrai qu'il n'est pas difficile après cette scène à laquelle vous n'auriez pas du assister que mon peuple est celui des enfants de Mani. Vous dévoilez ? Si vous avez cette obligeance je ne me sens pas l'obligation d'en faire de même et le lieu d'où je proviens ne regarde que moi tout comme les raisons qui m'ont poussées sur vos terres. Dite moi, Monseigneur ? En quoi toute votre richesse ou votre pouvoir vous autorise t-il a profané les protégés de mère nature ? Votre peuple n'a donc que faire des végétaux que leurs pieds détruisent ? Celà n'est cependant qu'une remarque et non un reproche. Iboa ? Je connais ce nom même si je n'ai jamais eu la joie de voir sa grandeur que l'on compte dans les livres.

C'est alors qu'un mouvement trop brusque destiné à poser ses mains sur ces hanches fit réagir au quart de tour le pauvre garde déjà bien sur les nerfs. Dégainant son épée la druide eut juste le temps d'esquiver la lame du soldat. Bien que rompu aux armes ce dernier était désavantagé par sa trop grande carrure et par le terrain qui entravait ses mouvements. En comparaison l'aisance et la fluidité des mouvements de la demoiselle pouvaient être mortels. Son épée à la main droite et une dague courte à la lame courbée dans l'autre Lawena ne répliqua que pour se protéger. Engageant le combat celui-ci ne dura pas bien longtemps. Bien que prise par surprise au début elle retrouva vite ces esprits. Par une passe audacieuse elle désarma son adversaire et pointant sa lame sur son cœur elle crispa ces traits dans une expression qui pour la première fois révéla ces véritables sentiments. La surprise, la colère, et le dégoût se peignaient sur ces traits d'une pureté harmonieuse et d'une innocence de façade. Le soldat désarmé sentit que sa vie se terminerait là, les yeux de glace de son adversaire le faisait presque trembler de terreur tant ces si douces lumières c'étaient transformées en fenêtre sur la puissante colère de cet être inhumain. Aussi changeante que l'océan les humeurs de Lawena étaient son plus gros défauts et si en général elle arrivait parfaitement à les contrôler se petit débordement la mettait hors d'elle. Elle était désarmée et bien que méfiante elle n'avait manifesté aucune aggressivité envers se personnage aussi important soit-il.

-
Je ne savais pas qu'il était de coutume Orthodoxe de s'attaquer aux étrangers désarmés.
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MessageSujet: Re: Promenons nous dans les bois.... [Erendil San'Veck *]   Jeu 11 Fév 2010 - 21:11

Spoiler:
 

Pour la première fois depuis... depuis longtemps, un sourire incurva les lèvres du souverain Orthodoxe. Très bien, soit, cela lui apprendrait. Mais à son humble avis, cette enfant tenait plus de la tigresse que des loups qui l'entouraient encore il y avait quelques minutes à peine. En plus de cela, il était tombée sur une idéaliste. Il détestait les idéalistes, ils n'apportaient que des problèmes, en plus de se complaire dans des discours qui l'ennuyaient profondément. Ceux là même qui n'apportaient aucune nouveauté, de la redite à des sauces différentes. Cette inconnue était de la même trempe et si ils avaient été dans une salle de bal, il aurait tourné les talons aussi sec.

Entre tué et être tué, le choix était vite fait. Quand en plus on lui jetait à la figure qu'il profanait de l'herbe qui se faisait rare sur ce sentier de forêt parcourus un nombre indéfinissable de fois, il y avait de quoi resté dubitatif. Depuis que les Hommes pouvaient se considérer comme civilisés, il n'y en avait pas un qui ne profanait pas 'mère nature', même les Druides, même cette satanée gamine qui essayait de lui faire la leçon, une remarque lancée comme on lançait un reproche, pour reprendre ses propres termes.

- Mon rang ne m'autorise en rien cela, convint-il malgré tout de bonnes grâces. Toutefois, ne soyez pas stupide et gardez votre discours moralisateur pour d'autres que ça intéresse. Écraser de l'herbe n'a jamais fait de quelqu'un un criminel, qu'il soit paysan, noble ou roi.

Il allait se décider à faire faire demi-tour à sa monture, quand un geste de la Druide lança son garde à l'attaque. Erendil allait se manifester, mais l'Orthodoxe avait déjà brandit... une épée ? Le monarque cacha sa surprise alors que l'inconnue maîtrisait avec un art consommé l'idiot. Il aurait pu passer l'éponge si il n'y avait eu la remarque de la Druide.

- Pour une étrangère désarmée, vous portez magnifiquement bien l'épée, railla-t-il, sans que pourtant une seule note de gaieté de transparaisse dans ses paroles.

Par Thor, quelle sotte ! Quant à ce soldat, il se chargerait plus tard de lui trouver une occupation digne de son talent à protéger son roi : dans les cuisines ou récurer le sol. Se trimbaler avec une épée alors que la magie était à portée de doigts, voila bien une étrange façon de choisir ses préférences. Il en discuterait de même avec le général Bogrin car il était bien entendu inacceptable qu'un soldat sous sa responsabilité soit faillible dans sa mission et qu'il préfère s'armer d'une épée plutôt que d'être talentueux dans le domaine de prédilection des Orthodoxes : la magie.

Les rênes passèrent de deux à une main et celle ainsi libérait se leva nonchalamment vers le garde encore à terre pour lui ordonner sans mot de se relever. Il s'assurait en même temps que la Druide ne bouge pas, si tant était qu'elle soit soudainement prise d'une envie d'occire le malheureux à terre. Le bon côté de la magie était bien celui-ci : effet silencieux et invisible pour certains sorts si ceux-ci étaient maitrisés. Et dans ce domaine, la maîtrise, Erendil connaissait. Il n'avait pas passé des années à pratiquer cet art pour rien.

- A cheval, ordonna-t-il simplement au garde qui ne leva pas un instant le regard vers lui.

Un chuchotement lui parvint seulement aux oreilles, un assentiment à sa 'majesté' accompagné d'une courbette pour l'imposant personnage sur son cheval.

Spoiler:
 
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