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 Un vent mélodieux [Aelalia Fenril *]

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MessageSujet: Un vent mélodieux [Aelalia Fenril *]   Ven 5 Fév 2010 - 8:23

Deuxième jour de la treizième semaine, an 835

Un vent froid parcourait le flanc de la montagne, morne et triste, âme sans but cherchant un simple chemin. La neige se faisait éparse, même dans les montagnes, malgré le temps frais. L’air était sec, comme en plein été pourtant la température était loin d’être clémente, pour les quelques gens se trouvant encore dehors lors de ce coucher de soleil. À quelques kilomètres au nord, suivant le flanc de la montagne se trouvait le bourg d’Eloniel. On voyait entre les parois rocheuses un léger escarpement et l’endroit pouvait s’y lover calmement, à l’abri de maux et de tempêtes, mais pas de ce doux vent, légèrement tumultueux. Il portait en son sein une douce mélodie, douce comme la folie, mais triste comme les nuits les plus longues, une mélodie qui rappelait la solitude de chacune des âmes en ce monde. C’était ce que le vent chantait, lors de cette soirée naissante à la base du mont Eray, mais personne n’était là pour observer la scène digne des plus grands peintres romantiques. La force de la nature, un soleil s’évanouissant derrière de trop grandes montagnes qui renfermeraient ici, pour une nuit encore, un bourg calme et une plaine rocheuse, jusqu’au matin levant.

Assis sur une de ses grandes roches, sortant des entrailles mêmes de la terre, se trouvait un individu, presque trop petit, presque une simple ombre dans ce paysage resplendissant. Pourtant la musique que portait le vent venait bien de lui. Un être qui n’avait pas sa place en cet endroit, ses courts cheveux argenté flottant aux vents alors que ses yeux étaient fermés, tout son être bercé par sa propre mélodie, comme un enfant intérieur qu’il tentait d’assoupir, de calmer. Il ne comptait pas les temps et ne pensait pas à la musique, comme toutes les choses en ce monde, ce garçon ne tentait pas de les déchiffrer mais tout simplement de les vivre, alors il se perdait complètement dans une mélodie triste et sombre, rappelant des déchirures passé et l’enfance de tous et chacun, une mélodie portant tous les heurts et toutes les hontes que chaque personne pouvait avoir vécu au cours de sa vie.

Son arrivée en les terres sombres avait été peu remarquée, malgré toutes les étrangetés qu’il pouvait porter selon ce drôle de peuple, comme la dernière fois les gens avaient été trop occupés et préoccupés pour écouter la musique, ils l’avaient tassé d’un mouvement brusque, repoussé dès la capitale, il avait parcouru les montagnes, au risque de se perdre, pour finalement trouver cet endroit plus calme, probablement au nord de la capitale, dans un endroit si lointain du continent qu’il pouvait à peine ressentir sa maison. Il n’y avait ici ni forêt, ni lac, ni nymphe, il était seul. Mais il avait été seul longtemps, il connaissait la douleur d’une route passée trop souvent seul, des longues heures à penser plutôt qu’à parler, il connaissait déjà tout ça. Il ne resterait pas longtemps en ces terres sombres, mais faute d’avoir des gens acceptants et accueillants, elles étaient très inspirantes, et si ici comme ailleurs la musique venait d’elle-même, elle se faisait plus triste, plus lourde et plus mélancolique. Il avait déjà joué des airs semblables, mais celui-ci était inspiré d’un morceau que son père lui avait joué à plusieurs reprise pour l’endormir, mais il n’avait jamais pu l’apprendre, parce que la musique était une chose sacrée, voire secrète et que Keth était mort avant de ne pouvoir apprendre à son fils toutes les choses que son propre père lui avait appris, des décennies plus tôt.

Perdu dans toutes ses pensées et dans sa musique, le garçon ne remarqua pas que quelqu’un écoutait chacune des notes qu’il jouait sur le violon noir. Si concentré, il n’avait pas vu la jeune fille s’approché en provenance du village, ou peut-être d’ailleurs. Peut-être avait-elle entendue la mélodie portée par le vent, ou vu cette figure solitaire dans un paysage magnifique. Il bougeait de gauche à droite au rythme de son archet, pesant chacune des notes dans son cœur plutôt que dans sa tête, son âme résonnant au moindre son.

Il eut le temps de finir son morceau, ou presque, avant de remarquer la femme qui s’était approché. Il l’entendit d’abord, ce qui le fit tressaillir et arrêter la musique, il ne se fia qu’à son oreille, et comme il n’entendit plus rien, il reprit sa musique…

[Désolé si c'est pas très bon, mes premiers postes avec un personnage sont généralement de niveaux moyen. J'espère que ça te convient!]
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MessageSujet: Re: Un vent mélodieux [Aelalia Fenril *]   Sam 6 Fév 2010 - 15:07

Le temps était à la neige, le vent avait soufflait une bonne partie de la nuit et continuait encore ce matin sa course folle vers le Sud. Vent du Nord apportant la neige, se lovant au plus profond de vous, venant vous glacer jusqu’à la moelle. La jeune femme avait décidé de retourner en terres druidiques, elle n’avait qu’une seule bonne raison pour réapparaitre là-bas. Son frère Nillviem. Elle sentait au plus profond d’elle qu’il n’était pas au mieux de sa forme. Et de plus il lui manquait énormément. Compagnon de ces jeunes années……

La jeune princesse avait quitté la cité d’Isandil, capitale du royaume des Ombres, quelques heures plus tôt afin de se rendre à Sudorna. Cela faisait peu de temps qu’elle était partie, deux semaines tout au plus et elle avait remarqué que cela n’avait pas l’air d’avoir perturbé le peuple et même la cour de son cousin. Etant certes que troisième dans le classement des héritiers du trône, la jeune Aelalia avait quand même des obligations, ne serait-ce que du soutien envers le peuple des druides. Mais du soutien et du réconfort pouvaient apporter beaucoup à un peuple. Surtout depuis quelques temps, Aelalia avait reçu des nouvelles alarmantes concernant le royaume. Une épidémie touchant les animaux sévissait et faisait perdre bon nombre de bêtes. D’après quelques rumeurs, elle avait entendu dire qu’elle toucherait même les humains. Quel cauchemar pour le peuple druidique.

Il fallait qu’elle y retourne, qu’elle sache s’il allait bien…
La jeune femme avait pris sa forme animal, pour aller plus vite et tenter de passer inaperçu. Le pelage blanc, se fondait parfaitement avec la couche immaculée que la neige avait laissée sur le sol et sur la cime des montagnes du Mont Eray. Le bourg d’Eloniel s’offrit à ses yeux émeraude. Elle était seule du moins elle le croyait, pâle fleur de l’aristocratie de Sudorna, femme impétueuse et sensible
Au loin, le vent lui portait un air de musique. Aelalia arrêta sa course, toujours sous sa forme animale, elle leva la tête, huma l’air et pointa les oreilles en avant. Cette musique, si douce et si mélancolique, elle l’avait déjà entendu. La jeune panthère chercha d’où pouvait bien venir cette musique si belle, si mélodieuse. Elle finit par arriver au pied d’un énorme rocher, la musique se faisant de plus en plus proche. Aelalia leva la tête, avant de reprendre forme humaine. Son odorat l’avait conduit ici, un petit détour dans sa course. Elle devait savoir qui jouait cet air connus de ses oreilles. Une silhouette était assise sur ce même rocher, un homme à l’allure très féminine avec un violon noir entre les mains. La jeune femme s’approcha sans bruit pour ne pas le déranger dans son art. Elle finit par se trouver à quelques mètres à peine de l’inconnu. Dans un sursaut d’impétuosité, elle ne put s’empêcher de l’interrompre.


« Je suis désolé de vous déranger. Mais je connais cet air…..il a été joué il y a bien longtemps au palais de Sudorna en terres druidique… »

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MessageSujet: Re: Un vent mélodieux [Aelalia Fenril *]   Jeu 11 Fév 2010 - 1:22

Les yeux fermés, le garçon avait joué longuement des airs aussi différents qu’éparses, mais depuis quelques longues minutes, il travaillait un air connu, un air qu’il avait joué avant, un air qui parlait de ses origines, qui portait en son cœur une histoire d’amour et de terreur. Il n’avait jamais connu cette chanson, mais la mélancolie de l’air l’avait toujours apaisé, comme si elle l’amenait dans un autre endroit, un autre endroit où il était libre de ressentir des choses rares et uniques. Il se perdait toujours dans sa musique au bout d’un moment. C’était elle qui guidait ses doigts, elle qui guidait sa voix et ses mouvements. Et, les yeux fermés, il était complètement perdu dans le moment et dans chacune de ses têtes, voyant derrières ses yeux clos les images que faisaient naître la musique, un doux sourire aux lèvres, qui, comme la musique était mélancolique. Lorsqu’il entendit une voix féminine, il ouvrit lentement ses yeux tout d’argent, mais ne fit pas la moindre fausse note, même pas sous la surprise d’avoir été épié pendant quelques instants, ou peut-être s’en était-il rendu compte et avait choisit d’attendre qu’elle lui parle? Il finit ses quelques notes avant d’arrêter de jouer, relevant son menton. Il releva aussi le violon, lentement, afin de le poser sur ses cuisses et il la regardait, l’archet retenu entre deux doigts, finalement, il décida qu’il serait plus poli d’aller la saluer directement.

D’un mouvement gracieux, il mit son archet entre les doigts de la main qui tenait le violon et sauta en bas de la roche, atterrissant comme si de rien n’était, un sourire plus que doux sur ses lèvres fines. Il la regarda un instant et s’inclina avec une grande politesse, peut-être un peu trop grande, peut-être un peu moqueuse, aussi, il était difficile de le dire. Il la regarda un instant, essayant de replacer où il aurait pu voir ce visage dans le passé, mais il n’avait seulement que quelques distants souvenirs de temps passé chez les druides. Ses voyages l’avaient mené à bien trop d’endroits pour qu’il ne puisse se rappeler de chacun, mais cela reviendrait-il peut-être en parlant calmement. Il s’éclaircit la voix et il eut un sourire, presque enfantin malgré son âge indéchiffrable.

« En terres druidiques dites-vous… » Il passa ses doigts libres sur son menton, soupirant doucement. Il fit mine de penser un instant, mais il savait bien qu’il ne trouverait rien, peut-être avec un peu plus d’indices, en tout cas il était certain de lui avoir fait quelque effet pour qu’elle le dérange alors qu’il avait recherché le calme de la plaine. Heureusement, Lilian aimait la compagnie des gens et il adorait parler de tout et de rien, partir en quête d’un souvenir semblait une activité suffisamment divertissante du moins pour une courte période de temps. « Ça doit faire longtemps en effet, car je ne me suis pas rendu à Sudorna pour jouer à la cour il y a moins de sept ans. »

Il sourit doucement en prenant appuie sur la roche avec une désinvolture qui pouvait porter à croire qu’il ne reconnaissait pas toute forme de royauté quand il la voyait, ou qu’il ne s’en faisait pas pour cela. Il se contentait d’être lui-même, c’était sa personnalité qui l’avait mené aussi loin et il ne comptait pas changer, sauf lorsqu’on lui demandait poliment. Il croisa les bras et les jambes et regarda le ciel pensivement, ses cheveux d’argent balayés par le vent alors qu’il pensait à sa dernière visite en la cour druidique. Certes, il s’était arrêté dans les terres de leurs alliés plusieurs fois depuis, mais il n’avait pas été à la Cour, trop occupé, trop inquiet, en fait il n’avait pas d’excuse, mais il ne l’avait pas fait, il n’avait pas sentit que c’était où ses pas devaient le mener. « À moins que vous ne soyez bien plus vieille que vous ne le paraissez, mais j’en doute, vous êtes fort jolie et semblez fort fraîche, alors je doute que vous ne l’ayez entendu joué par mon père. »
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