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 Une présence inespérée [Aelalia * Ne pas archiver]

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Nillviem
Gwendirien
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MessageSujet: Une présence inespérée [Aelalia * Ne pas archiver]   Sam 6 Fév 2010 - 14:35

Septième jour, Treizième semaine
Début de soirée
An 835

Trouble inconstant provenant de l’inconscient qui
D’un chœur chantant se confond parmi les pensées…
Douce mélodie du vil serpent d’argent qui
D’un voile nocturne s’insinue dans l’esprit…
Chaleur éphémère de l’être vivant qui
D’un pâle faux semblant se mêle au corps errant…
Ils s’égarent et se cherchent dans les méandres
Du cœur et de l’âme du faible prisonnier.
Inutile de lutter pour les éloigner
Un rien les rappelle et ils s’en jouent de plus belle.

La curiosité n’est pas forcément une vertu. C’est ce que se prêtent à dire les plus anciens aux plus jeunes de leur peuple. Malheureusement pour elle, Idina Menzel n’avait jamais daigné écouter ce qu’on lui répétait trop souvent. Ce fut sans doute en cette treizième semaine de l’an 835 qu’elle réalisa son erreur. Dommage pour sa conscience qui allait la tourmenter pour quelques temps.
La jeune servante s’occupait des appartements royaux depuis presque deux mois à présent. Oh, bien sûr, elle n’était pas la seule à opérer en ces lieux, mais c’était elle qui fournissait le travail le plus assidu, et elle en était fière. Après avoir préparé une infusion, elle s’introduit dans la chambre du noble qui le lui avait commandé. Ce n’était pas n’importe quel noble, et ce n’était pas non plus régulièrement qu’il demandait quelque chose celui-là. On ne le voyait pas tant que ça, à vrai dire. Elle se posait même des questions sur ce jeune prince qui restait enfermé dans sa chambre constamment. Elle venait s’enquérir de son état de temps en temps, et c’est ainsi qu’elle s’était retrouvé à lui préparer une boisson chaude. Mais maintenant qu’elle tenait son plateau tout prêt, où, en plus de la tasse, elle avait aussi joint de petits gâteaux, au cas où le jeune homme aurait faim, elle s’aperçut que la chambre était déserte. Il était sans doute parti faire un tour, à rester là sans rien faire il fallait bien qu’il s’exerce ! La servante s’avança donc, et déposa délicatement le plateau sur le bureau du prince. Une pile de livres y était empilée. Un autre demeurait ouvert, posé à côté de ses pairs, et accompagné d’une sombre plume et de son encrier. La distance lui permettait seulement de voir qu’une des deux pages était vierge. Rares étaient les fois où elle avait eu la patience de lire un ouvrage. Une mince hésitation s’accrocha brièvement aux pensées de la jeune femme, puis elle s’approcha et tomba sur ces écrits. Etait-ce le prince qui les avait rédigés, ou était-ce là le fait d’un auteur ? Aucun moyen de savoir car l’écriture était sèche depuis un certain moment. De nature anxieuse, la domestique n’envisagea que la première option. Et aussitôt s’ensuivit une série d’idées faramineuses portant sur les pensées noires qui taraudaient le prince. S’ensuivit des questionnements sur ce qu’elle devait faire désormais. Prévenir quelqu’un qui puisse chasser ces funestes réflexions ? Voilà qui ne la menait nulle part. Et elle se voyait mal importuner le Roi, ou toute personne influente, alors que les cieux s’étaient tout juste obscurcis, et qu’au fond d’elle-même elle n’était pas sûre de ce qu’elle avançait. Mais tout de même ! Maintenant qu’elle soupçonnait ce fait, elle ne pouvait rester de marbre. En même temps, cela n’était pas vraiment de son ressort. Il devait bien avoir quelqu’un à qui se confier, ce jeune prince ! Quelqu’un pour lui remonter le moral ! C’est suivant ces pensées rassurantes qu’Idina rentra chez elle, sans ternir pour autant cette nature inquiète.

Quant au prince Nillviem, il avait déjà atteint les bois, à l’Ouest de la cité. Il se dirigeait maintenant plus au Sud, afin d’atteindre les falaises qui surplombaient la mer de Rhéa. Ses pas n’étaient en rien guidés par le hasard, l’endroit où il souhaitait se rendre n’était pas anodin. Ces quelques semaines n’avaient pas réussi à effacer de sa mémoire le chemin à prendre, qu’il empruntait fréquemment, et parfois avec sa sœur. Il n’était pas venu depuis qu’elle était partie. Mais il avait besoin de se retrouver en un lieu commun, car rien ne parvenait à éclaircir ses pensées. Peut-être pourrait-il ici aspirer à une plus longue sérénité. Un livre l’accompagnait. Certes, sa vision nocturne n’était pas parfaite, mais le clair de lune aidant, il ne devrait pas avoir de difficultés notables pour déchiffrer les inscriptions de l’ouvrage. Nillviem n’était pas un fervent adepte de la lecture, les romans fantaisistes l’ennuyaient et les récits didactiques davantage. Pourtant l’idée de trouver un refuge parmi les résidents de la bibliothèque s’était soudainement imposée à lui. Espérant qu’ils chasseraient cette omniprésente confusion, il s’y était résigné. Il avait emprunté plusieurs recueils de poèmes, et lu presque la totalité sans que la déception ou l’ennui gagne son esprit. Sans faire pour autant disparaître ses tourments, cela ramenait le calme mais aussi une certaine indifférence face aux présents évènements.

Enfin le druide déboucha sur un espace dégagé, complètement ouvert aux cieux. La forêt derrière lui, c’était désormais une incroyable vue sur la mer qui se tenait devant et s’étendait jusqu’à l’horizon. L’air était frais, mais supportable étant donné l’absence de vent. Le jeune homme se tint debout, au bord de la falaise rocheuse qui plongeait dans l’eau sombre et houleuse. Il prit de profondes inspirations, comme souvent, recula de quelques pas et s’assit. La Lune dominait pleinement les cieux, ainsi favorable à sa lecture. Refoulant de brusques souvenirs nostalgiques, il entreprit d’entamer l’œuvre.
Le temps s’échappa sans qu’il en tienne compte. Derrière lui la forêt s’endormait lentement, paisiblement, et les vagues retenaient leur audace. Seule la Lune demeurait éveillée, veillant sur ses enfants dans toute sa splendeur. Nillviem déposa le livre. L’envie de le parcourir s’était évadée, elle aussi. Il ferma les yeux et resta plusieurs minutes ainsi, sans esquisser le moindre mouvement. Ce furent ses sens qui l’avertirent d’une présence, à proximité. Depuis combien était-elle là ? Venait-elle seulement d’arriver ? Il y avait une panthère en lui, qui l’aurait su si elle s’était manifestée. Une intuition s’imposa brusquement dans l’esprit du druide. Il se retourna avec vivacité, et l’espérance qui s’était tue jusqu’à présent refit peu à peu surface sur son visage devant ce mirage.

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MessageSujet: Re: Une présence inespérée [Aelalia * Ne pas archiver]   Sam 13 Fév 2010 - 23:56

Depuis combien de temps avait-elle déserté son royaume ? Depuis combien de temps avaient-ils
étaient séparés ? Depuis son enfance, en l’absence d’amour maternelle,Aelalia, petite princesse à l’allure fragile avait reporté son attention et son amour sur son grand frère qui était devenu à ses yeux à la fois un père et une mère. Ce n’était pas le rôle de Nillviem et pourtant il l’avait porté, à chaque chute, il était là, à chaque faux pas, il était là. Petit prince bien solitaire. Chaque nuit depuis son départ de Sudorna, elle avait jeté son regard sur la lune, rêvant de son regard d’émeraude, à chacun de ces pas, elle avait une pensée pour lui qu’elle avait laissée derrière elle. Quelque part, au fond de son cœur la petite princesse devenue grande ressentait une sorte de culpabilité.

Mais pourquoi ce départ ? Elle avait eu besoin de se sentir libre, de montrer au monde qu’elle ne cautionnait pas l’attitude du Seigneur Nordique et le parti que son cousin avait choisi. Nillviem, lui aussi, avait rejoint les Impériaux. La jeune femme savait pourquoi et ne lui en portait pas préjudice, elle avait juste du mal à comprendre. L’âge entrait sûrement en cause. Une nuit, elle était partie, sans plus de raison, juste celle de la liberté. Les routes l’a menèrent jusqu’en terres Ombres. Un voyage long et périlleux, jamais elle n’avait quitté son cocon, ce fût éprouvant. Elle trouva refuge ici et là, se mêlant au peuple et à la cours du roi. Aelalia avait même avant toute chose assisté au bal du Seigneur humain, là dans la capitale, elle avait été témoin de l’enlèvement d’une noble du royaume des Ombres, il est vrai qu’elle n’avait rien fait pour empêcher quoique ce soit, il faut dire que la jeune femme n’est pas une grande combattante. Les humains lui avait d’ailleurs rappelaient. Elle avait finis par aller voir le roi Morzan, connus pour sa grande beauté soit dit en passant. On lui apprit que la jeune noble avait été retrouvée. Bien des péripéties pour une jeune femme d’a peine dix-ans mais cela avait été son choix. Le royaume des Ombres l’avait marqué quelque peu, tout d’abord, les gens y étaient fort sympathiques et enclin à l’hospitalité. Le roi était jeune certes mais juste. Les nobles se trouvaient être pour là plupart des érudits et Aelalia a beaucoup apprit d’eux. Le pays était quelque peu sombre mais en rien laid, au contraire, on aurait presque pu croire qu’il y régnait une sorte de chaleur constante. Ce pays et les rencontres qu’elle y fit marquèrent l’esprit de la jeune femme. Mais voilà qu’un appel retentit au fond d’elle-même. Nillviem…
Elle sentait au fond de son âme qu’il lui manquait quelque chose ou plutôt quelqu’un. Par Mani, mais quand couperait-elle le cordon avec son frère ? Jamais sans doute, il lui était indispensable, elle avait besoin de savoir qu’il allait bien, qu’il était en bonne santé, et surtout qu’il était heureux…
Etait-ce le cas ? Nillviem allait-il bien ?

Trois jours, durant trois jours Aelalia avait parcouru les routes et les chemins qui l'a mèneraient jusqu'aux terres de ses ancêtres. Durant trois jours, la jeune femme avait combattu les aléas du temps, le vent glacial et transperçant, la pluie torrentielle et même la neige par endroits. Elle avait peu dormi de peur qu’elle ne puisse voir son frère en terres druidiques. Pour être plus forte et plus résistante, elle prit forme animale. Son totem, une magnifique panthère immaculée aux yeux de couleurs saphir, elle devenait ainsi une proie moins facile pour les brigands et autres bandits de grands chemins. A l’idée de réapparaitre sur la terre de ses ancêtres, un flot de sentiments l’envahirent sans qu’Aelalia ne puisse en décrypter aucun. Etait-ce de la peur ? De la joie ? De l’excitation ? Ou même tout cela en même temps. Elle avait peur quelque part de la réaction de son frère quand il l’a verré. Serait-il heureux ?

Arrivée en fin dans son royaume, la princesse eut d’abord pour intuition de ce rendre directement dans les appartements de son frère. Il fallait bien sûr qu’elle le fasse de manière discrète sans être vu. Chose facile pour une personne qui possède comme totem un félin. Aelalia évita la garde et se rendit rapidement dans la chambre de Nillviem. Celle-ci était vide, il n’y avait personne, point d’âmes qui vivent. Déception pour la jeune femme qui avait repris forme humaine. Elle promena son regard dans la pièce, en ce début de soirée, il devait sûrement se trouvait avec le roi ou autre part. Aelalia marcha avec lenteur, effleurant de sa douce main chaque objet que possédait son frère. Elle repéra son bureau avec un tas de livre, chose quelque peu bizarre pour Nillviem qui n’était pas un grand lecteur. Une feuille attira son attention, des vers étaient écrits dessus. Nostalgique ? Il es vrai qu’elle savait que son frère éprouvait une certaine mélancolie perpétuelle et qu’il avait un goût prononcé pour la solitude, mais voilà qu’il s’était mis à la poésie. La jeune femme leva la tête prestement, elle devait le retrouvait, lui parler, le voir, le serrer dans ses bras. Elle se rappela alors de ce lieu où ils leur arrivaient d’aller quelques fois pour être seuls. C’était au Sud-ouest de la cité, sur des falaises surplombant la mer de Rhéa. Après s’être introduite de manière discrète dans les appartements royaux, elle en ressortit tout aussi discrètement. La forêt s’offrit à son regard bleuté, pour être plus rapide encore elle reprit sa forme animale. La panthère immaculée se mit alors à courir sans s’arrêter. Eveillant ses sens pour sentir la moindre présence humaine ou animale. La lune montait dans le ciel qui devait de plus en plus obscur. Son pelage ivoire luisait sous les rayons dansant de la compagne de Mani. Elle arriva enfin à l’orée de la forêt, sur cette espace dégagé donnant sur la mer. Là une silhouette qu’elle connaissait bien. Il était là, enfin elle le trouvait. Son cœur fit un bond dans sa poitrine, inconsciemment elle reprit forme humaine. Une petite brise vint faire danser ses longues boucles d’or, son regard se fit doux les rayons de la lune éclairant son visage de femme-enfant. Aelalia avait l’impression que cela faisait une éternité qu’elle ne l’avait plus vu. Comme il était doux de revoir un visage aimé.
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Nillviem
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MessageSujet: Re: Une présence inespérée [Aelalia * Ne pas archiver]   Dim 28 Fév 2010 - 16:15

Il est difficile de croire ce que l’on ne peut voir. Il est aisé de manipuler la vérité par les mots, mais lorsque celle-ci s’impose véritablement à nos yeux, il est presque impossible de s’en détacher. Les sens sont souvent joueurs et n’aiment pas toujours se plier à cette vérité. Néanmoins l’esprit recherche cette authenticité, bien qu’il se montre parfois trop crédible, quand il est manipulé par les sentiments. Ainsi cette apparition qui saisit Nillviem ébranla tout son être. Ce n’était pas possible. Le doute s’empara de lui, guidé par sa raison. Cela ne se pouvait. Sa vision devait être trouble, altérée par la fatigue et les cieux obscurcis. Ce n’était que l’incarnation d’un espoir qu’il avait enfoui au fond de lui, d’un désir qu’il ne pouvait provoquer, d’un rêve qui était censé le demeurer. Quelle cruelle chimère voulait encore se jouer de lui ? Après les nombreux tourments qui l’avaient assailli, il était enfin parvenu à se forger une nouvelle carapace, quoiqu’encore fragile, en l’indifférence. Mais comment résister à un tel charme ? Son cœur s’était serré face à cette vision poignante et ses membres avaient suivi. Seule sa bouche s’était entrouverte en une expression muette. Il fixait avec une totale incompréhension la personne qui se trouvait non loin de lui. Etait-elle bien réelle ? Le prince se releva lentement, accompagné d’un instinct naturel de méfiance. Ce ne pouvait être elle, elle ne pouvait être ici. Une féroce sensation se muait en lui, une chaleur vive qui ne tarderait à l’étouffer. Il fit un pas en avant. L’espoir se propageait au sein de ses moindres pensées, dissipant ses doutes avec fougue. Elle était là, à quelques pas. Même le vent le poussait d’une main légère, lui soufflant de son air chaleureux qu’il pouvait saisir cette attirante image. Ce n’était pas un rêve brumeux... Il franchit la distance restante avec vivacité et étreignit sa sœur. Un soupir libérateur s’échappa de ses lèvres, qui s’étirèrent en un demi-sourire incrédule mais ravi. Il murmura son nom, renforçant l’évidence de sa présence. Une vague de joie déferla sur tout son être. Enfin il la retrouvait. De nombreuses questions l’envahirent également, qu’il refoula aussitôt. Elles pouvaient attendre.
Combien de fois avait-il espéré cet instant ? Combien de fois avait-il songé à quitter les terres druides pour revoir sa sœur ? Trop sans doute, en dépit de sa loyauté, mais probablement pas assez puisqu’il ne l’avait jamais fait. Il serra un peu plus fort, pressant d’une main la tête de la jeune femme contre lui. Voilà trop longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus, et c’était sans doute la seule chose dont il avait besoin à présent. Maintenant elle était là, à ses côtés. Le soulagement qu’il ressentit desserra son étreinte. Il prit le visage de sa sœur entre ses mains et le contempla au clair de lune. Sa peau affichait une pâleur qui reflétait parfaitement l’astre étincelant, et sa douceur n’était pas qu’apparente. Son regard où se mêlait un ciel à part entière était bien plus magnifique que dans son souvenir. Le druide appuya son front contre le sien et ferma les yeux. Sa respiration, qui s’était alertée, se fit calme, posée. Il redevenait serein, il redevenait complet. Il s’écarta quelque peu, sans pour autant relâcher son étreinte. Un sourire franc se dessina sur son visage, son regard de jade s’était ouvert, pour elle, et les émotions s’en échappaient d’elles-mêmes.

« Petite princesse… »


Il laissa ces deux mots imprégner leurs êtres, rappelant des souvenirs qui n’avaient eu le temps de s’effacer.
Une enfant courait au sein de la forêt, effleurant le moindre arbre d’un délicat toucher. Les oiseaux accompagnaient d’un chant sa course effrénée, et l’odeur du bois sauvage qu’elle soulevait à chaque pas, s’était incrustée dans le moindre pli de sa tunique couleur châtaigne. Elle évoluait au travers de cet univers familier avec légèreté et insouciance. Elle se retournait parfois, tentant de discerner la présence de l’animal qui la poursuivait. Des éclats de rires survenaient continuellement, ponctuant la traque d’un rythme hors du temps. La jeune panthère freinait sa vitesse intentionnellement, tout en gardant vue sur cette enfant. Elle le savait et accélérait davantage, puisant l’énergie nécessaire dans le regard complice du félin. Il s’en fallut d’un instant où il détourna ses sens, attiré par une odeur salée, pour qu’elle disparaisse de son champ de vision. Se fiant alors à son flair, de futiles secondes s’écoulèrent avant qu’il ne retrouve la trace de cette gamine aux cheveux blonds. Elle se tenait au bord d’une falaise et ne semblait pas l’avoir perçu. La panthère s’approcha sans un bruit, dissimulant une fugace pointe d’inquiétude, puis s’assit aux côtés de la petite druidesse. Son regard se porta vers la mer qui s’étendait à leurs pieds. Il reconnut là l’odeur particulière qui l’avait titillé, piquante mais attirante. L’enfant paraissait absorbé par ce cycle houleux, le déchaînement d’une féroce liberté sans limites. Un sentiment de plénitude qui se muait en respect profond au travers de l’animal…

Au fond, la panthère comprenait parfaitement la raison d’un tel départ. Seulement il y avait une part d’elle qui ne voulait pas. L’essentiel n’était pas là. En effet, même si une foule d’émotions se mêlait dans l’esprit du jeune homme, chacun ayant plus ou moins d’influence, une seule question primait.

- Tu vas bien ?

C’est vrai, que s’était-il passé durant son absence ? Avait-elle été blessée ? Ces questions l’assaillirent une nouvelle fois, mais il les repoussa de nouveau. Sa sœur lui répondrait seulement si elle le désirait, et sans doute ne se lancerait-elle pas aussitôt dans des explications détaillées. Peut-être n’en aurait-elle pas envie, après tout. S’il désirait connaître ce qui lui était arrivé, il savait également que les choix de sa sœur ne lui appartenaient pas et que désormais, il ne pouvait pas tout surveiller. Le respect qu’il éprouvait face à cette réalité renfermait aussi une certaine note de regret et d’impuissance.

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