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 Ultime Tragédie *

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Ectoplasme
¤ Incarnation du Destin ¤
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MessageSujet: Re: Ultime Tragédie *   Mer 12 Mai 2010 - 16:46



La course effrénée du temps se suspendit, comme si un dieu malicieux s’était amusé à ralentir considérablement les actions de chacun. Un froissement d’étoffe qui glisse. Le cliquetis d’armures qui s’animent. La stupéfaction des membres de l’assemblée qui s’agitent. Le cœur du souverain qui s’emballe. Les larmes de la reine qui s’échappent. Chaque émoi, chaque son, chaque évènement était distinguable dans ce puissant brouhaha d’émotions, de bruits et d’occurrences. Pourtant, le tout n’avait pas duré plus d’un sixième de minute. Son secret mis à nu, l’homme redevint ce qu’il était réellement. Un époux. Un proche. Un Gardien. Ses traits sublimes n’avaient rien perdu de leur éclat, malgré un harassement perceptible dans son allure. Ses cheveux étaient plus courts, sales et emmêlés. Son visage s’était creusé et des cernes violacés s’attardaient sous ses yeux fatigués. Il n’eut que le temps de se relever que la reine s’était déjà précipitée dans ses bras, qui se refermèrent sur son corps agité, protecteurs et aimants. Ledinborn huma le parfum délicat de sa tendre Eluthiel, en plongeant ses narines dans sa chevelure. Il avait cru ne plus jamais pouvoir le faire, mais il n’avait nullement oublié les fragrances de cette odeur chérie. Inconscients du reste du monde, les époux échangèrent un baiser passionnel pour scellait leurs retrouvailles, comme si par ce geste, ils parvenaient à concrétiser l’instant. Puis la reine reprit sa position initiale, enfouissant sa tête dans le creux de l’épaule de son unique amour, murmurant les mots qui lui venaient à l’esprit. Ledinborn déposa un baiser sur les cheveux de son âme-sœur et répondit dans un chuchotis caressant :

« Pardonne-moi mon Aimée. Je ne voulais pas t’infliger cela. »

Mais déjà, la voix tonitruante de la Chef des Armées se faisait maitresse de la foule, obligeant le souverain déchu à relever la tête et quitter la tendresse du moment. Son regard s’attarda sur les visages qui le contemplaient, horrifiés, stupéfiés, abasourdis. Eowyr, son meilleur ami qu’il gratifia d’un regard heureux. Sora, le plus tendre ami de son épouse, à qui il accorda un sourire léger. Ces hommes avaient dû s’occuper de son épouse, de la réconforter pendant son deuil et jamais il n’oublierait à quel point il leur était redevable. Il n’eut pas davantage le temps de s’attarder sur les visages familiers qu’il était comblé de retrouver. Elanna O’wen sollicitait l’avis de ses monarques et l’on sentait la tension qui émanait de son comportement. D’autres s’avancèrent pour exprimer leurs avis et l’une des Capitaines de l’armée mentionna Helvëa. A l’évocation de son nom, le cœur du souverain s’enserra et il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule pour découvrir sa compagne d’infortune ligotée comme une vulgaire traitresse. Il ne pouvait se résoudre à l’abandonner, après ce qu’ils avaient vécu. Mais à nouveau, quelqu’un s’exprimait d’une voix déterminée, obligeant le souverain à reporter son attention sur le Conseil. Níniel Faëlivrin, ministre de la magie. Elle voulait partager quelques informations cruciales de son point de vue, mais il était certain que cela pouvait attendre. D’autres voulaient des réponses à leurs questions, et le feu de la honte brûla à nouveau les joues du souverain. Il se sentait désemparé et profondément angoissé. Que pouvait-il apporter à son peuple maintenant, si ce n’était l’horreur d’un nouveau crime ?

« Dame Elanna, je remercie votre sollicitude. Toutefois, les interrogations que mon retour suscite ne peuvent rester sans réponse et le noble Conseil doit entendre ma voix. Il se tourna successivement vers la Capitaine, puis la ministre. Je vous suggère de conserver vos précieuses trouvailles pour plus tard, Dame Niniel, et de nous en faire part le moment venu. Je vous prie toutefois de relâcher mon amie Helvëa, sans qui aujourd’hui je ne serais pas à vos côtés.

Il se détacha de l’étreinte de sa bien-aimée et se tourna vers la jeune fille, à qui il chuchota quelques mots d’excuse. Puis, il reprit sa position pour faire face au Conseil.

- Mais avant toute chose, Nobles Esprits, comprenez la véracité de mes propos. Notre prince est mort, vous devez l’accepter. Il enserra son épouse à nouveau, pour lui apporter soutien et réconfort. Des larmes perlaient sur son visage creusé. Je suis celui qui a précipité la chute de notre enfant, de votre prince. Et toute l’histoire est à reliée à mon éveil en ces terres. Ma mémoire est défaillante et je suis comme un nouveau né qui aurait oublié sa naissance. Je ne sais comment je parvins à Himiria, la ville orthodoxe, mais j’y croisai le chemin d’étrangers qui m’apprirent les récents évènements ayant secoué notre monde. Et la mémoire me revint partiellement. Je me souvins de mon identité et je pris peur. Je décidai de me cacher sous un vêtement que je pus voler à un tisserand. Je dus mendier, voler parfois, pour assurer ma survie. Je ne savais comment faire et j’avais peur de la mort qui rodait inlassablement autour de mon âme. Elle me cherchait, et elle me cherche encore, parce que je l’ai bernée et que j’ai échappée à sa vigilance. Je réussis toutefois à garder la vie sauve et c’est ainsi que je rencontrai Helvëa, qui se dirigeait vers la capitale orthodoxe pour y faire affaire. Je ne sus pourquoi mon cœur m’intima de la suivre, mais j’obéis à mes sentiments. Peut être parce que je retrouvais en elle la chaleur des miens ? Nous allâmes ensemble jusque la ville des montagnes, où une rumeur parvint à nos oreilles : le prince des Elfes était retenu prisonnier par l’infâme souverain magicien. Nous décidâmes de lui porter secours, mon cœur de père ne pouvant supporter la douleur de savoir mon enfant en danger. Toutefois, notre entreprise échoua et aujourd’hui, j’implore votre pardon. Ton pardon, murmura-t-il à son épouse, yeux rivés sur le sol. Nous aurions dû revenir vers vous avant cette tragédie. Nous avons libéré Haziel, que je ne pus étreindre à cause de mon secret, et nous nous sommes enfuis. Les magiciens sont rusés, habiles. Ils nous ont donnés en chasse et Haziel fut tué alors que nous atteignions les portes de la ville. »

Il se tut car les larmes affluèrent à nouveau sur son visage fatigué. Il ferma ses yeux quelques secondes, comme pour apaiser une angoisse grandissante, un besoin violent de se ressaisir. Les nouvelles qu'il apportait n'étaient pas faciles à accepter, car lourdes de conséquences. Il le savait. Ils le savaient tous d'ailleurs. Il rouvrit doucement les paupières. Les siens auraient sûrement des questions à poser. Son retour était inattendu. Inespéré même. Les réponses lui faisaient défaut pourtant. Mais il était prêt à recevoir les interrogations. Coûte que coûte, même si cela devait déclencher des souvenirs enfouis, des émotions scellées ou des secrets inavouables ...


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Eluthiel GilRea
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MessageSujet: Re: Ultime Tragédie *   Lun 24 Mai 2010 - 21:07

« Pardonne-moi mon Aimée. Je ne voulais pas t’infliger cela. »

Cette phrase résonna dans sa tête en écho. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait rien. Comment pouvait-elle lui en vouloir. Elle devinait bien que sa disparition n’était la faute que d’un seul homme : Ardiosis Bennefoy. Mais les temps étaient révolus et à présent il était tous réunis… tous peut-être pas. Dans sa grande euphorie et émotion, Eluthiel en oublia un court instant son fils. Cela aurait pu paraître cruel et sans cœur si cette apparition inespérée et inenvisageable n’était pas venue chambouler le conseil. La tête toujours enfouie dans l’épaule de son bien-aimé, Eluthiel oubliait le temps et la foule qui l’entouraient : il ne restait plus qu’elle et Ledinborn dans cette grande salle.

La reine des Elfes entendit vaguement son époux d’adresser aux personnes autour d’elle. Son esprit était dans le flou : elle ne savait pas si elle rêvait ou si tout cela était bien réel. D’un côté, elle ne souhaitait pas savoir… D’un autre, elle avait peur de se réveiller si tout cela n’était qu’un rêve. Eluthiel se rappela alors de tendres moments qui réunissaient sa famille et elle. A cet instant, elle aurait donné n’importe quoi pour revivre ses fameux moments : son mariage, son couronnement, la naissance de son fils… Elle ne changerait absolument rien au passé. Sauf peut-être une seule chose : elle ne laisserait pas son époux aller à la rencontre d’Ardiosis. Ainsi se disait-elle, elle vivrait en ce moment même entourée d’Haziel et Ledinborn riant aux éclats, les yeux brillants de bonheur…

Mais cela n’était point le cas : son époux s’écarta alors d’elle. Sur le coup Eluthiel ne comprit pas. Elle se sentit rejetée comme un enfant repoussé par sa mère. Ne comprenant pas la situation, elle observa attentivement la scène. Son époux s’était retourné vers la rouquine lui chuchotant quelques mots inaudibles. Comment pouvait-il adresser la parole à cette gamine insolente ? Décidemment, Eluthiel ne comprenait plus rien à ce qui se passait. Toujours calme et silencieuse, elle écouta le monarque sans broncher bien que ces premières paroles furent extrêmement douloureuses.

Ledinborn confirma à haute voix la mort de son fils Haziel. Il enserra Eluthiel prise soudainement de sueurs froides et de tremblements. Elle ne s’aperçut pas que son époux pleurait. Ainsi était la vie : Ledinborn revenait et Haziel, son fils unique, lui était retiré. Comment croire à la justice divine ? Qu’avait-elle fait de mal ? Peut-être était-ce le prix à payer pour avoir prier tant de fois les dieux de lui ramener son époux… La Reine des Elfes était une femme pieuse et optimiste. Là même où son chagrin était le plus douloureux, elle savait trouver les moyens d’apaiser sa souffrance. Peut-être était-ce cela la fameuse sagesse des Elfes ? Savoir apaiser sa souffrance et retrouver un équilibre mental… Etre maître de soi.

Elle écouta le discours entier de son époux sans un mot. Une fois qu’il eut fini, elle se redressa et s’accroupit en face de lui. Prenant un pan de sa robe, elle essuya les larmes de son époux tendrement. Elle le regardait droit dans les yeux.

Ledinborn, mon époux que j’ai cru perdre à tout jamais… Je n’ai pas à te pardonner car rien de mal n’a été commis. Tu as mis ta vie en danger pour sauver notre fils. Rien est de ta faute, rien… Nous souffrons autant l’un que l’autre de sa mort et sache que je culpabilise autant que toi : jamais je n’aurai du le laisser partir. Alors souffrons ensemble, soutenons nous ensemble : car nous avons perdu un fils et le peuple du Bois blanc son prince. Je sais qu’à présent il est au côté de Baldr et qu’il nous regarde et veille sur nous. Il voudrait que nous continuions cette lutte contre Ardiosis. J’en suis persuadée. Honorons sa mémoire et relevons-nous la tête haute. Pour Haziel…

Elle tendit alors sa main vers Ledindorn pour l’inviter à se relever et faire face dignement au déluge de questions qui s’abattrait sur lui sans plus tarder…

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Elanna O'wen
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MessageSujet: Re: Ultime Tragédie *   Lun 24 Mai 2010 - 22:00

Drayne à ses côtés, elle envisageait la sécurité plus paisiblement. Après tout, à présent bien des choses s’étaient éclairée, suffisamment de zone d’ombre avaient été écartées. Elanna retrouva son calme intérieur et se permit de relâcher légèrement sa concentration, ainsi si elle devait dans un instant faire face à une autre situation périlleuse elle aurait l’esprit plus claire. Elle adressa à Drayne un petit hochement de tête, approuvant sa prudence et lui affirmant par ce simple geste de garder sa position dans l’attente d’élément nouveau. Sa brave Drayne, sa fidèle Drayne.

Elle arqua un sourcil quand elle s'avança et s’adressa aux souverains au sujet d’Helveä qu’Elanna n’avait pas oubliée non plus. Elle écouta Níniel parler également, si tout le monde y allait de son commentaire, ce conseil n’allait jamais s’achever pensa-t-elle. Cette situation est assez ironique, tout de même sans l’hystérie de cette gamine nous aurions tardé à savoir qui il était. C’est réconfortant de voir ses idées confirmées par les événements qui se passent, je deviendrais presque extralucide. Elle soupira intérieurement, restant de marbre en façade.
Et puis la scène certes touchante des époux qui se retrouvaient avait quelque chose de gênant, Elanna avait l’impression d’être une voyeuse. Le cœur de soldat s’émut tout de même, touché par le mélange aigre-doux de tristesse et de joie. Elle écouta ensuite calmement les propos des souverains. Elle écoutait. Simplement comme elle savait le faire. Le récit était limpide.

Elle regarda la Reine soutenir son époux, une tâche qui elle l’espérait lui permettrait d’atténuer la douleur d’une perte insoutenable pour une mère. Son cœur de soldat se serra. C’était une tragédie. Et ce ne serait pas la dernière si le conflit devait dégénérer. Elle était soldat, mais elle n’aimait pas l’idée d’une guerre. Même s’ils devaient se protéger, les guerres sont toujours horribles. Elles abreuvent la terre de sang et de larmes. Elle aurait tout donné, sa vie, tout, pour ramener la paix des années passées, d’écarter les menaces qui planaient sur son peuple. Et pourtant elle savait que ce n’était pas possible, et que comme tous ici elle ferait de son mieux.


- Très bien, détachez Helvëa.

Elle aurait pu dire et faire beaucoup d’autre chose après tant de révélations. Mais son souverain avait demandé à ce qu’elle soit libérée, elle ordonna donc aux soldats de s’exécuter. Ce qu’ils firent. Prendre les choses dans l’ordre, faire preuve de rigueur et de systématique. Ne jamais perdre le nord, toujours agir de manière posée.

- La mort du Prince n’est pas de votre faute. C’est un fait dont personne ne doute. Et nous continuerons notre lutte. Pour notre Prince. Pour notre Peuple. Pour Baldr.

Un instant de silence, bref. Elle reprend de sa voix calme et autoritaire.

- Vous ne vous souvenez de rien avant, la brume s’étend-t-elle à tous vos souvenirs ? Que vous souvenez-vous de votre passé, pensez-vous pouvoir reconstituer les fragments perdus pour nous permettre de connaître les informations cruciales qui nous manquent.. ?

Il avait dit vouloir répondre aux questions, il allait sans doute être servi. Elle était certaine que tous avaient beaucoup de questions, aussi n’en posa-t-elle qu’une infime partie. Le brusquer n’était ni courtois, ni utile. Chaque chose en son temps. Les réponses viendraient, si la vie lui avait appris quelque chose c’est à être patiente et lucide.

Ce conseil avait mal commencé, et il ne semblait pas vouloir s’améliorer. Lorsqu’on est roi ou dirigeant, on a des devoirs. Et ceux-là les empêchent de pleurer leur fils en paix. Ils doivent penser au peuple et à notre sécurité à tous avant. Il est nécessaire de tout clarifier pour protéger les enfants de Baldr. Pour que de tels drames ne se reproduisent plus. Qu’il ne soit plus permis qu’autant de larmes coulent.

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MessageSujet: Re: Ultime Tragédie *   Sam 29 Mai 2010 - 17:14

Décidemment, ce conseil avaittout pour lui déplaire. Drayne commençait à être las des ses rebondissements ; d'abord l'insolence de la jeune elfe, ensuite l'annonce de la mort du prince, le retour du roi, et tous ceux présents dans la salle qui s'agitaient et murmuraient tels des fourmis dont o vient d'écraser la fourmilière.
Elle avait écouté certains murmurer, la ministre de la magie avait pris la parole, et toutes deux étaient d'accord sur le fait que la rouqine avait des choses à leur apprendre.
Puis, le roi avait conté son histoire, des tremblements dans la voix, le visage décomposé. Malgré la siuation, de nombreux s'était éclaircis ; et lorsque le roi mentionna la capture du prince, et sa mort par la suite, Drayne eut un élan de tristesse, mais n'en montra rien. Ce n'était pas le moment d'afficher le moindre signe de faiblesse.

La jeune capitaine eu un pincement au coeur en entendant la demande du roi de relacher Helveä. Mais une demande du roi était une demande du roi, et le ton sur lequel il avait fait sa requête en disait longsur la relation qui unissait les deux personnes.

Drayne compris au signe de tête d'Elanna qu'elle devait rester à son poste, et être vigilante sur la sécurité de la salle.
Quand cette dernière pris la parole, la capitaine se sentit rassurée, sa chef restait maître de la situation. Mais quelque chose attirait son attention ; elle ne comprenait pas pourquoi le roi, pourtant si sage, se sentait si coupable de la mort de son fils, bien qu'elle savait que perdre quelqu'un pouvait être douloureux, d'autant plus lorsque celui-ci était presque sain et sauf... Mais ces points risqaient de ne jamais être éclaircis...
Et puis, au delà de cela, les souvenirs de Ledinborn semblait brouillés, lui même disait ne pas se souvenir de tout, ce qu'Elanna souligna, en questionnant calmemant le souverain.
Après tout, ce dernier souhaitait répondre aux questions, il l'avait dit. Mais un surplus de questions vu son état fragile risquait de le troubler encore plus. Aussi Drayne préféra appuyer le raisonnement de la chef des armées.

Elle s'avança et s'exprima d'une voix douce, qui lui était rare, mais qui restait assez conventionnelle ; elle s'adressait quand même à son monarque.

"Votre majesté, malgré la difficulté que cela représente, il est vital que vous vous concentriez sur vos souvenirs, même douloureux... Comprenez que pour nous, responsables des armées, le maximum d'informations est nécéssaire pour mener à bien notre mission... et tellement de points restent à éclaircir..."

Elle se tût et recula légèrement, espérant que Ledinborn ne serait pas trop brusqué par sa remarque, cependant, elle était nécessaire ; le temps leur manquait et elle le savait. Elle ne pouvait se permettre de passer à côté de quelques révélations cruciales à la sécurité de son peuple.

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MessageSujet: Re: Ultime Tragédie *   Dim 6 Juin 2010 - 18:10

    Nìniel était tellement horripilé par ce qui se passait devant ses yeux qu'elle implosait littéralement de rage. Ce conseil n'en était plus un depuis le début presque car il n'y avait eu ni même un soupçon d'objectivité. Tous les elfes présents dans cette salle se laissaient gouverner par leur sentiment et cette audience anarchique qui devait garantir la sécurité du royaume c'était transformée en mascarade dont le seul but résidait au fait de maintenir un semblant d'ordre. Il était totalement inutile de dire que nous régressions au lieu d'avancer.
    Le teint habituellement blafard de la descendante Faëlivrin était d'un pourpre a la limite de l'étouffement. Elle avait elle-même perdu un être cher et cela dans sa jeune enfance de surcroit et ses réactions était beaucoup moins affectée que celle de sa reine. D'un autre côté elle aurait voulu être pourvue d' une réaction pareille mais à la différence que c'était la haine qui l'avait submergée. La reine était elle pleine d'un chagrin masqué par le joie d'un défunt retrouvé. A la limite de la méprisance. Même le fait de retrouver un mari était – t-il suffisant pour oublier la perte d'un fils ? La jeune ministre était trop conditionnée et les circonstances ne lui étaient pas étrangère. Elle n'avait surement pas un avis objectif mais c'était plus fort qu'elle.

    - Pendant que nous passons notre temps à nous apitoyer tous sur notre sort le meurtrier lui cours toujours et en plus je parie qu'il se moque bien de cette petite assemblée qui ne nous a mener pour ainsi dire nulle part.

    Sa voix vacillait par moment et partait dans un grave contenu et feutré. Elle se retenait de vociférer à travers l'assemblée et son intonation était à la limite de l'audible.La noiraude ne pouvait s'empêcher de pointer la salle d'un regard noir et écœuré à la fois.

    Ces mots lui brûlaient les lèvres mais elle était incapable de briser la réputation de sa famille en se permettant un pareil blasphème. «  Regardez-vous entre ceux qui ne nourrissent que leurs intérêt et ceux qui n'ont qu'une compétence amoindrie pas étonnant que le royaume soit en déroute. » Mais il y avait ici des gens très brillant. Une garde solide qui avait tout de même réussi à éviter l'euphorie générale et des conseillers qui n'avaient même pas eut le temps de s'exprimer. Refusant que la colère parle à sa place elle continua.

    - Au lieu de supposer et de ne faire qu'hypothèse sur hypothèse ce serait le moment que notre roi et notre reine si sublimes à l'accoutumée se ressaisissent et nous devrions tous être éhonté de ne pas les y aider en se laissant entrainer par des vagues d'émotion. Si on veut tenir ne serait-ce qu'une seconde contre les humains qui sont les seuls capables d'un telle chose il faudrait mettre de coté notre pitié parce que eux il n'en n'ont pas eue pour notre prince, elle focalisa son regard sur les souverains, même pas pour votre fils.

    En ajoutant ces mots il lui était impossible de ne pas être obnubilé par la mort de son frère lui aussi assassiné et ses assassins courant toujours en toute liberté et en toute impunité. La vie est injuste elle est tellement bonne avec les personnes viles et si rude avec les gens honnêtes. Aziel, le prince si brillant et avant ça Dairun son frère qu'elle chérissait tant encore. Elle s'était affalée dans son siège et aurait voulu se lever pour partir. Mais elle n'avait nulle part ou aller et la seule chose qui pouvait être bénéfique pour la mémoire d'Haziel était le fait de faire son maximum pour retrouver ses meurtriers. A travers cette affaire elle espérait rendre justice à son défunt frère. Elle tenait sa tête penché accoudé à son siège, le regard coléreux mais une expression neutre. Nìniel n'était vraiment pas de bonne humeur.

    - On demande a Demoiselle Daline de cesser sa comédie et peut-être devrions nous en faire de même.

    Tout le monde n'apprécierai pas ces remarques mais on cherchai avant tout la justice et si il fallait qu'elle soit détestait de tous pour cela elle était prête à en assumer l'entière et exclusive responsabilité. Trop souvent Nìniel avait eut le loisir d'observer la société et il devait y avoir un élément déclencheur un bouc-émissaire pour assumer ce que les autres ne font que chuchoter tout bas. Quel euphémisme.


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Helveä Daline
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MessageSujet: Re: Ultime Tragédie *   Dim 13 Juin 2010 - 8:51

[Désolée, texte court et pas très intéressant. C'est ma dernière participation pour ce topic]


Le souverain pouvait bien s’excuser, après pareil traitement infligé à sa compagne de route. Mais l’amertume nouait toujours la gorge de la jeune femme, qui souffrait de la simple vue de cette scène dégoulinante de niaiserie. Et son jugement concernant la reine des Elfes n’en était qu’appauvri. Ce n’était qu’une idiote imbue de sa personne. Les excuses, c’est elle qui aurait dû les présenter. Toutefois, elle n’allait pas cracher sur l’aide inespérée de Thraël. Avoir les faveurs d’un souverain du Gwendir n’était pas négligeable quand on s’appelait Helveä Daline. Ses liens furent ôtés instantanément et la jeune femme put masser ses poignets endoloris, écoutant avec attention le récit du monarque déchu. Il avait raison sur toute la ligne, ou presque. Et même si l’assemblée s’était calmée, le Conseil n’était qu’une atrocité ambiante. Les uns voulaient savoir comment le souverain s’étaient échappé de l’emprise du Seigneur Nordique, les autres voulaient connaître les détails de la mort du prince. Personne n’était capable de se coordonner, ni même d’attendre que le souverain avance dans sa rhétorique pour répondre à des questions. Le pire fut sans doute cette femme à l’allure froide, qui haussa le ton, prétextant que ce qu’elle voulait savoir était plus important que le reste. Helveä lui lança un regard surpris, voire réprobateur. A l’écouter, les membres du conseil aurait dû sortir en trombes, s’armer et marcher sur la cité orthodoxe dans l’heure, pour faire payer le crime qu’ils avaient commis.

La jeune femme au Phoenix ne connaissait rien à la politique, mais il lui semblait que le retour d’un roi qu’on croyait assassiné était tout aussi important que le meurtre d'un prince. Cela remettait en cause beaucoup de choses. Est-ce que les Elfes devaient continuer leur lutte contre le Seigneur Nordique ? Est-ce qu’en définitive, les souverains ont été vraiment tués par la main d’Ardiosis ? Une chose était claire, c’était que le Conseil se divisait. La gouvernance elfique était en train de s’effriter, malgré l’envie commune d’amener le royaume à la prospérité. Helveä croisa les bras, l’air maussade, avant de soupirer et de se détourner de la scène. C’était pathétique et ils n’arriveraient pas à faire face à leurs problèmes s’ils continuaient de se chamailler comme ça. Mais que lui importait la sauvegarde de ce royaume après tout ? Elle haussa les épaules et s’avança vers la chef des armées pour lui murmurer quelque chose à l’oreille :

« Votre souverain m’a libéré, je quitte le château sur le champs. Si vous tenez à remplir votre devoir, retrouvez-moi ce soir, à l’auberge du Cheval Borgne. »

Tout n’était pas encore terminé. Bien au contraire. Est-ce que la commandante des armées viendrait ? Nul ne pouvait encore le savoir. Helveä fit une révérence discrète, avant de faire demi tour et de filer vers la sortie. L’air ici était nauséabond … La Mort n’était pas très loin.
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Ectoplasme
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MessageSujet: Re: Ultime Tragédie *   Sam 19 Juin 2010 - 12:33




La salle du trône était envahie par un flot d’émotions discontinues, violentes et contradictoires. Le souverain, désormais plus appuyé sur son épouse que lui procurant soutien, fronça les sourcils et ferma les yeux, en portant deux doigts sur sa tempe droite pour la masser doucement. Tout était beaucoup trop bruyant. Il sentit alors le poids du fardeau s’alourdir sur ses épaules, et se sentit défaillir, sans que son état physique ne trahisse son malaise. Il aurait tout donné pour que son capuchon soit resté à sa place, dissimulant à tous sa véritable identité. La discorde était sagement en train de tisser sa toile au sein de son Conseil, et il ne pouvait plus l’éviter. Son retour était une malédiction des dieux, il aurait dû s’en douter dès qu’il avait rouvert les yeux, perdu dans une vallée montagneuse. Il n’aurait pas dû revenir. C’était certain.

Mais il était là désormais, et il ne pouvait plus reculer. Il rouvrit les yeux et se redressa pour faire face aux questions, aux supplications et aux requêtes qui étaient formulées de toutes parts. Les militaires voulaient connaître la véritable histoire de son retour, et ce n’est qu’un regard éploré qu’il put leur offrir en guise de réponse. Il voulut informe sa Chef des Armées, et la très jeune capitaine Stelae, qu’il avait déjà essayé maintes et maintes fois de se remémorer les circonstances de sa disparition, ainsi que les détails de sa « mystérieuse résurrection », mais il ne put le faire, la furie du Dragon s’abattant sur le Conseil, en la personne de Níniel Faëlivrin. Elle était sujette à une rage intérieure qui ne pouvait visiblement pas être contenue et dont les causes restaient inconnues pour la plupart de ceux qui étaient rassemblés dans la salle. Et pour une fois, le silence s’imposa avec une violence inouïe. Seule la voix glaciale de la ministre résonnait à présent dans la pièce, acerbe et méprisante. En définitive, la proposition de la Chef des armées était la plus judicieuse et la plus raisonnable ; Ledinborn aurait dû l’écouter au lieu de faire face à son Conseil. Personne ici n’était capable de se faire entendre raison, trop obnubilé par la sainte quête de la vérité. Dépité, le souverain jeta un regard fatigué à son épouse qui dut comprendre en l’instant ce qu’il comptait faire. Il desserra son étreinte, et ne remarqua même pas que sa jeune compagne de route avait profité de la situation pour s’éclipser. Une pointe de remords lui pinça le cœur, mais il n’avait plus le temps de se consacrer à autre chose qu’au Conseil. Il se détacha du reste de l’assemblée, pour que chacun suive sa marche et reste attentif à ce qu’il allait dire. Il n’était plus question de se laisser dépasser par les évènements.

« Dois-je en conclure, Dame Niniel, que nous devrions lever une armée sur le champs, pour traquer le misérable chien qui a ôté la vie de notre enfant ? Ou dois-je vous rappeler que le Conseil s’évertue à envisager toutes les situations pour choisir la moins défavorable ? Et sans discussion, ni explications sur ce qui s’est réellement passé, que pensez-vous qu’il adviendra ? Votre empressement n’est ni judicieux, ni profitable au bon déroulement de cette assemblée. Je suppose que vous en conviendrez.

Le ton n’était plus aussi docile, ni aussi conciliant qu’il l’avait été. La jeune ministre avait sans doute voulu faire réagir ses monarques et leur Conseil, mais le ton employé n’était pas avisé. Ledinborn se devait de la remettre en place. Elle n’avait pas le monopole du questionnement, ni de la décision.

- Ce n’est pas un roturier attiré par des richesses qui a tué notre Prince, c’est un soldat de la garde du souverain orthodoxe. Et croyez-vous que nous pouvons nous faire justice nous-mêmes ? Le souverain San’Veck devra répondre de ses actes, mais il n’est pas aisé de s’attaquer à pareille personne.

Ledinborn ignorait si le monarque du peuple magicien avait ordonné à ses gardes d’abattre le prince, mais qu’il s’agisse d’un meurtre ou d’un accident, il devrait s’expliquer rapidement.

- Toutefois, je dois vous reconnaître une certaine lucidité. Cette assemblée ne nous mène actuellement nulle part, car nous sommes tous aveuglés par notre profond désir de savoir, de découvrir et d’apprendre. Nos sentiments ont pour l’heure le dessus sur notre raison, pour vous y compris, ma Dame. Il n’est donc pas bénéfique de poursuivre pour le moment. Que chacun profite de la journée pour canaliser ses émotions et pour réfléchir à la situation avec clairvoyance. Nous rétablirons le Conseil ce soir, pour envisager une issue favorable.

Son visage s’empreignit d’une soudaine gravité, et la suite de son discours fut prononcé avec rudesse et autorité.

- Mais avant que vous ne franchissiez les portes de cette salle, je me dois de vous demander une chose. Mon retour à vos côtés ne doit en aucun cas être divulgué. La pagaille qui s’en suivrait serait ingérable et nous avons des affaires urgentes à régler. Quiconque dévoilera le secret qui nous lie, sera sévèrement châtié. Et il n’y aura aucune indulgence. Que cela soit bien clair. Que Baldr veille sur vos pas. »

Le souverain se détourna de l'assemblée et rejoignit son épouse, à qui il offrit son bras et un sourire amoureux, avant de remettre son capuchon pour dissimuler son visage aux regards indiscrets. Ils avaient beaucoup de choses à se dire, et personne n'osa les déranger tandis qu'ils quittaient la salle d'un pas tristement résigné ...



----------------------------------------------

Paragraphe réalisé par Elanna O'wen


La chef des Armées s'avance sa voix autoritaire domine l'assemblée.

- Pour un déroulement serein, le conseil de ce soir sera restreint à son minimum.

- Aussi une minorité d'entre nous y participerons, étant donné le chaos actuel vous comprendrez tous...

- Demain matin, un second Conseil aura lieu pour vous informer de ce qui s'est dit lors de cet entretien ce soir, afin de récapituler et faire un point de la situation dans des circonstances calmes et sereines.

- Ainsi se clos ce Conseil. Bénis soit notre Père.


Elle s'avance vers Niniel ensuite, d'une voix plus basse.

- Étant donné votre comportement irrespectueux et votre inexpérience flagrante ainsi que votre fonction, vous ne participerez pas à l'entretien de ce soir. Cela vous apprendra à vous tenir à votre place, ministre.

Un regard sévère, dur. Elle indique d'un signe de tête à Drayne de veiller sur la sécurité des Souverains le temps que leur garde personnelle prenne le relais et tourne les talons sans plus un regard pour Niniel.


Consignes :

  • Niniel : tu peux tenter de convaincre Elanna de revenir sur sa décision de t'exclure du conseil restreint, en organisant un RP avec sa joueuse.

  • Le Conseil est suspendu. Une autre Assemblée est prévue pour le soir même, et un second topic sera ouvert pour jouer. Si vous souhaitez y participer, vous pouvez m'envoyer un message privé. Le nombre de participants sera grandement restreint, pour faciliter la fluidité du jeu (deux, voire trois participants maximum)



[ Topic Achevé ]


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Ultime Tragédie *

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