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 Brasier Mortel *

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MessageSujet: Re: Brasier Mortel *   Ven 27 Aoû 2010 - 9:11

Spoiler:
 


Qu’avait espéré Celywell en se déplaçant ainsi jusqu’à la forge ? Cela était une question à laquelle elle-même aurait bien eu du mal à répondre. Sans doute avait-elle voulu vérifier de ses propres yeux ce qu’il se passait. Mais au final tout ce qu’elle voyait était la panique, les blessés et la peur. L’explosion avait relancé les flammes, ces dernières dévoraient le ciel avec encore plus d’ardeur que quelques instants auparavant. Le cœur économique de leur pays partait en cendre, et personne ne pouvait dire combien de travailleurs, d’habitants, ou même de soldat avait pu être pris au piège du brasier. Comment cette catastrophe avait bien pu commencer ?

Lorsque la monture du Roi s’arrêta non loin d’elle, Celywell ne manqua pas de remarquer la surprise sur les traits du monarque lorsqu’il la vit. Et encore une fois, elle se demanda ce qu’elle faisait là, réalisant peu à peu mais aussi clairement qu’elle n’était pas à sa place. Son déplacement ici, sa question même était stupide. Pour l’instant, les esprits n’étaient pas à savoir l’origine de l’incendie, mais bien comment s’y prendre pour l’éteindre. Plus le Roi parlait, plus Celywell se disait qu’elle avait agit imprudemment. Cela ne lui ressemblait pas. Elle était de nature prudente, elle ne se jetait pas au devant du danger en général. Oh, bien sûr Celywell était encore bien loin de l’incendie, mais sa place n’était pas ici. Comme le disait le Roi elle devait retourner au temple. Certes en s’absentant, elle avait pris soin de le laisser entre de bonnes mains, mais le moment n’était guère à la dispersion. Sa place était là-bas et non ici.

« Vous avez raison. Je rentre immédiatement. » Répondit-elle au Roi.

Elle allait rentrer et organiser le temple. L’avantage peut-être qu’elle pourrait trouver à son déplacement, c’est que en ayant vu par elle-même ce qu’il se passait, les ordres qu’elle donnerait une fois de retour au temple ne serait pas donner à la vaguelette. Elle saurait exactement comment diviser les forces du temple. Qui envoyer pour aider à éteindre le brasier, et qui charger des soins aux blessés. Il fallait organiser un peu les choses au temple, éviter que le chaos et la panique ne s’étende au-delà de la zone en flamme.

Elle vit et entendit le Roi ordonner à un soldat de la raccompagner au temple. Elle ne se le fit pas répéter. Elle avait fait perdre assez de temps ainsi en futilité. Voilà maintenant qu’en plus, deux bras allaient la raccompagner au lieu de chercher à éteindre le brasier…Il était temps qu’elle réagisse. Chacun avait son rôle à tenir. Elle était la grande prêtresse, elle se devait donc de retourner au temple, s’assurer que ce dernier pourrait accueillir les blessés et tous ceux qui chercheraient un abri loin des flammes.

Et après seulement, quand le calme serait revenu, alors elle pourrait chercher une réponse auprès des dieux.
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Elianä Aziel'Da
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MessageSujet: Re: Brasier Mortel *   Mar 31 Aoû 2010 - 12:49

Ça allait aller ? Si Elianä n'était pas sûre que cela soit une bêtise monumentale, elle aurait secouer Nuran jusqu'à lui faire ravaler sa remarque idiote et totalement fausse. Ce n'était pas le moment de dire ou faire des choses stupides, l'instant était grave, un véritable cauchemar éveillé !

Sans trop se soucier de son état physique et vestimentaire, Elianä renifla et s'essuya les yeux avec la manche de sa robe, dans un état pitoyable. Le sang qui s'écoulait du bras blessé du Général n'en finissait plus de former une tâche sombre sur le sol et la noble, accroupit devant l'Ombre, était aux premières loges pour le voir, bien qu'elle garda autant que possible les yeux posés sur le visage de son ami, plutôt qu'au sol ou au niveau de son bras. Elle ne verrait que plus tard que le sang avait commencé à imbiber le tissu de sa robe.

Elle en était là, essayant de se secouer pour trouver un guérisseur à portée de vue, incapable de quitter les alentours immédiats, pour ne pas laisser Nuran seul. Elle en était là, des sillons noirâtres sur les joues, plus calme qu'auparavant, mais toujours autant inutile. Elle serait longtemps restée ainsi, si quelqu'un -enfin- n'avait pris les choses en mains. Comme une poupée de chiffons sans vie, Elianä se laissa repousser sur le côté, vaguement consciente que ce n'était pas n'importe qui qui était à l'origine de cela et qu'elle n'avait aucune raison de se rebiffer. La petite tête de Malvergh était levée vers elle, interrogative, mais la jeune fille était encore trop secouée pour y faire attention.

Instinctivement, Elianä ferma les yeux quand elle vit que Nuran souffrait. Il lui paraissait sentir dans ses chairs même la douleur que devait éprouver le Général, comme connectée à lui par un fil invisible et intangible, mais bien réel. Un hoquet de désespoir se fit entendre, mais elle ouvrit malgré tout les yeux vers le soldat qui s'apprêtait déjà à l'abandonner. La noble aurait voulu lui dire qu'elle se sentait incapable de gérer une telle situation, pas toute seule, qu'elle ne voulait pas être laissée seule avec une telle situation sur les bras. Elle aurait voulu s'accrocher à lui pour lui supplier de ne pas partir, mais Malvergh se cramponnait toujours à elle et sa liberté d'action était dramatiquement réduite. Elle sentait la chaleur des paumes de son bourreau sur ses mains, elle n'accepta pas clairement sa demande, ce n'était que par la force des choses.

Il partit et Elianä osa enfin voir l'étendue des dégâts. Un bandage de fortune entourait dorénavant le bras blessé de Nuran et rampant au sol, la jeune fille retrouva sa position précédente, avant l'arrivée de Lenhar, près de l'Ombre. La panique était toujours aussi proche de l'engloutir quand celui-ci commença lentement mais surement à la quitter. Précipitamment, Elianä reposa l'enfant à côté d'elle et prit le visage du Général entre ses mains, désespérée.

- Nuran, je vous en supplie, ne vous évanouissez pas, ne m'abandonnez pas ! Restez avec moi, s'il vous plaît !...

Mais c'était déjà trop tard, ses suppliques ne furent entendues que de Malvergh.

- Réveillez-vous !

Vain effort, elle le comprit finalement. Elianä se redressa et héla avec une autorité chevrotante des hommes qui passèrent par là, pour qu'ils puissent soulever le Général Ombre pour l'amener en lieu sûr -Forteresse ou simplement maison aux alentours. Il fallait faire vite !
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MessageSujet: Re: Brasier Mortel *   Mar 31 Aoû 2010 - 13:54

    C'était dans la cohue qu'un militaire, et surtout un gradé, devait se montrer efficace. A présent que le Général était, dirons-nous, indisponible, et que les autres Capitaines étaient occupés ailleurs, il allait falloir prendre sérieusement les choses en main. Heureusement, l'incendie reculait, petit à petit. Lenhar arriva au niveau d'une troupe de soldat agglutinés. Il se fraya un chemin entre les hommes, et héla le sergent.

    "Olah! Sergent, que se passe-t-il ici?"
    "Capitaine! Nous avons trouvé cette femme dans un piteux état, nous tentons de lui attribuer les premiers secours! Deux guérisseurs ont été dépêchés, ils arriveront d'un moment à l'autre!"

    Lenhar se pencha, et jeta un coup d'œil à la femme, qui était inconsciente. Elle était allongée sur le ventre, tout son dos brûlé; au second ou troisième degré, vu l'était de sa chair. Le Capitaine serra les dents. La femme avait dû être prise par le souffle de l'explosion. Elle avait effectivement besoin de soins au plus vite. Il s'accroupit, et arrangea les cheveux éparses de la blessée. Ce visage, ces yeux... Lui rappelaient vaguement quelque chose. Mais quoi, bon sang? Puis, il fut frappé d'une illumination. Cet arc doux des sourcils, cette petite bouche tremblante... Malvergh! Ce devait être sa mère! Il se releva rapidement, quelque peu confus. Puis, il s'adressa aux soldats d'une voix forte.

    "Kaein, Mordet! Vous attendez avec moi l'arrivée des guérisseurs pour les premiers soins, puis vous emmènerez cette femme vers le palais aussi vite que possible, en gardant un des guérisseurs avec vous! Le second viendra avec moi."

    Devant l'incompréhension des soldats, Lenhar comprit qu'ils n'avaient par remarqué la chute et la blessure du Chef des Armées. D'un certain côté, c'était une bonne chose. Il continua donc.

    "Sergent Noerm, vous prendrez une escouade de cinq soldats et irez de ce côté-ci, pour aller chercher plus de terre. Lieutenant Gérim, vous prendrez les quatre hommes restants et rejoindrez le front Ouest qui est encore le plus ardent. Votre priorité sera de protéger les magiciens des flammes; si certains ont besoin d'aide ou défaillent, nourrissez-les, ou alors laissez-les puiser dans votre énergie! Pour l'instant, c'est la magie qui est la plus convaincante contre les flammes! Et bien sûr, tous, continuez de rechercher les survivants. Une forge se reconstruit. Une vie, un savoir, peut disparaître bien trop facilement. Rompez!"

    Les hommes, rapidement, se dispersèrent; et alors que Lenhar scrutait les environs avec les deux autres soldats, les guérisseurs magiciens arrivèrent en clopinant. L'un avait une brûlure à l'épaule, l'autre clopinait légèrement, mais ils semblaient encore avoir suffisamment de ressource magique. Ils se penchèrent sur la femme, et reconstituèrent ses tissus les plus atteints, et arrêtèrent l'épanchement du sang. En de nombreux endroit, la plaie avait déjà cautérisé. Au niveau de quelques vertèbres, l'os était à vif. Les magiciens firent de leur mieux, puis Lenhar réitéra ses ordres. Les soldats ainsi que le magicien clopinant se dirigèrent vers le palais. Lenhar espéra que le petit Malvergh ne voit pas sa mère dans cet état. Il signifia au second magicien de le suivre immédiatement.

    "Je vous préviens, guérisseur, le spectacle que vous allez voir n'est pas réjouissant. Je vous prierai de garder un sang-froid irréprochable; sinon je ne sais combien de temps je pourrais éviter la cohue."

    Le magicien acquiesça gravement, et continua de le suivre bon an mal an. Lenhar avait finalement beaucoup de chance, et s'en tirait avec seulement quelques brûlures superficielles.
    Soudain, quelques soldats le rattrapèrent.


    "Capitaine! Où est le général? Le front Est n'a plus d'ordre, et on ne sait que faire! Le feu a presque disparu là-bas, mais nous ne sommes pas sûrs des directives à suivre..."
    "Tout d'abord soldat, reprenez votre respiration. Ensuite, dépêchez des hommes dans les décombres de l'Est à la recherche de survivants. Ou de corps; les familles désireront certainement au moins quelques restes de leurs défunts. L'autre partie du groupe se dirigera vers le Nord, et surtout vers l'Ouest où les flammes ne reculent pas aisément. Mais le feu commence à faiblir, alors ne faiblissez pas vous-même, soldats!"

    Rassurés, les soldats et leurs nouveaux ordres se mirent en route. Lenhar soupira. Il avait éludé la question à propos de Nuran, et les hommes avaient marché. Le magicien, lui sembla sceptique quant à son futur patient.
    Alors qu'ils arrivaient au niveau d'Elianä, il se rendit compte que le Général n'était plus là. Il fut pris d'un instant de panique, mais Elianä semblait calme sur ce point là, même si la vue d'un être cher à ses yeux si mal en point l'avait retournée. Il vit des soldats courir vers lui.


    "Capitaine! Nous avons emmené le Général dans la maison des postes, là-bas! Elle n'a pas été touchée par les flammes et nous avons pu l'allonger en lieu sûr!"
    "Excellent soldats! Très bonne initiative!"
    "Heu, mon Capitaine, il ne s'agissait pas de nous; c'est Lady Aziel'Da qui nous a sommés..."
    "Et elle a excellemment fait!! Prenez ce magicien avec vous et menez-le au Général pour qu'il lui administre les premiers soins. Ensuite, quand le transporter sera moins dangereux, vous pourrez l'escorter à l'infirmerie du Palais. Allez-y vite!"

    Les hommes se précipitèrent vers la maison des postes, et Lenhar put reporter son attention sur Elianä. Il l'aida délicatement à se relever, ainsi que Malvergh qui semblait ne pas vouloir lâcher la noble, collé à elle. Il s'approcha d'elle et lui souffla, pour ne pas que l'enfant l'entende:

    "Lady, la mère du petit a été retrouvée. Elle est gravement blessée et a été menée à l'infirmerie. Je vais vous escorter, vous et le petit, jusqu'au palais. Vos vies sont trop importantes. J'espère que le Roi et votre sœur sont aussi à l'abri, à présent. Mais dépêchons-nous! L'afflux de gaz est tourmentant, et vous êtes plus pâle qu'un drap. Venez, j'irai à votre rythme..."

    Il lui prit délicatement le bras, et commença à l'entraîner vers le palais. Vers sa famille, et vers sa sécurité.

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MessageSujet: Re: Brasier Mortel *   Mer 1 Sep 2010 - 19:24

Résignée, la Grande Prêtresse de Snotra tourna les talons, accompagnée d'un soldat maintenant en charge de sa vie. Elle avait un rôle à jouer dans cette tragédie, mais pas maintenant, pas ici. La jeune femme aurait certainement du pain sur la planche durant les prochains jours et elle semblait l'avoir compris. Le Roi paraissait satisfait de la voir ainsi retourner docilement de là où elle venait. Quant à Elönia, elle remercia sa bonne étoile d'avoir un cheval pour parcourir le chemin du retour en direction de la forteresse, car visiblement, tous n'avaient pas cette chance...

Relançant une nouvelle fois la monture, les deux jeunes gens s'éloignaient de plus en plus du lieu du drame. La cohue générale s'éloignait petit à petit, l'odeur de brûlé était moins prenante, la chaleur moins étouffante... Ils étaient enfin tirés d'affaire. La Forge et la mort semblaient maintenant loin. Seulement, Elönia était consciente que l'incendie n'était toujours pas maîtrisé. Des hommes luttaient encore d'arrache-pied pour sauver des vies et elle s'en voulait de partir comme cela. Elle savait parfaitement qu'elle ne devait pas culpabiliser, elle ne pouvait vraiment rien faire face à ce drame...

L'entrée de la Forteresse se présenta enfin. Le Monarque et la courtisane n'eurent pas le temps de descendre du cheval que les soldats présents pour assurer la sécurité autour de la Forteresse se précipitèrent vers eux, s'assurant que le Souverain allait bien. Un soldat aida à descendre la jeune femme qui accourut alors vers son père. Kadarin Aziel'Da était présent. Il avait bien sûr essayé de dissuader le Roi de se rendre sur les lieux du drame, mais il n'y avait rien eu à faire. Vaincu, le Ministre était resté à attendre son retour avant de songer au fait que ses filles étaient de sortie dans le centre Isendil aujourd'hui. Ce nouveau facteur n'avait fait que renforcer son inquiétude. Seulement, attendre sans ne rien faire n'était pas dans ses habitudes, d'autant plus que c'était le meilleur moyen pour se faire du mauvais sang. Il avait donc pris en main la gestion des secours au niveau de la Forteresse, demandant l'aménagement de plusieurs tentes de fortune pour accueillir les nécessiteux. Certains nobles étaient venus se joindre à lui pour essayer de coordonner les actions, mais pour la grande majorité, ils étaient restés bien à l'abri, derrière les fenêtres de la Forteresse, à regarder la Forge se consumer au loin. Peu de blessés arrivaient jusqu'à la Forteresse, la majorité des personnes présentes étant des habitants paniqués, surtout des femmes et des enfants.

Kadarin avisa le Roi qui semblait être en bonne santé. Le Monarque était déjà entouré par tout un tas de gardes prenant de ses nouvelles et écoutant les consignes pour la suite des évènements. Arrivant au niveau de sa fille, il l'étreint rapidement.


« Es-tu blessée Elönia ?!
-Non, non je vais bien ! Et cela grâce à sa Majesté ! »

Le soulagement ne dura qu'un instant car la jaune femme n'était pas capable d'apporter une réponse positive à la question suivante...

« Et ta sœur... Où est ta sœur ? 
-Je...»

Elönia n'arrivait pas à articuler... Kadarin comprit que la situation était critique.

« Bon sang ! Grogna t-il. »

Elönia ne s'était jamais sentie aussi minable qu'à cet instant. Elle était l'aînée et par conséquent, c'était à elle de veiller sur la plus petite. Seulement, elle l'avait laissé n'en faire qu'à sa tête et maintenant elle le regrettait. Elönia aurait dû être plus ferme et l'obliger à quitter les lieux sur-le-champ. Si par malheur il arrivait quelque chose à sa sœur, ses parents ne lui pardonneraient jamais et elle-même s'en voudrait certainement jusqu'à la fin des temps...

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« Avec une femme, l'amitié ne peut être que le clair de lune de l'amour. »
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MessageSujet: Re: Brasier Mortel *   Mer 22 Sep 2010 - 20:02

Le soulagement remplaça temporairement la nervosité sur le visage du monarque, qui regardait la Grande Prêtresse s’en retourner au Temple, escortée par un soldat prêt à tout pour mener à bien la mission confiée par son Roi. Dame Celywell n’avait pas opposé beaucoup de résistance et s’était contentée d’obéir calmement, sans doute consciente des difficultés supplémentaires qu’engendrait sa présence. Cela étant, le jeune homme ne pouvait blâmer la religieuse. La tragédie semblait irréaliste, et il était normal de vouloir vérifier son étendue de ses propres yeux et de vouloir proposer son aide, même si pour certain, cela impliquait de rester à l’abri du brasier. Puis, quand elle fut éloignée, le monarque talonna sa monture pour repartir vers la Forteresse, bien décidé à ramener saine et sauve son précieux bagage… L’ascension se fit plus facile, moins tumultueuse à mesure qu’ils s’éloignaient du centre et ils atteignirent rapidement les remparts du palais. L’anxiété s’était à nouveau manifestée chez le jeune souverain, qui n’avait de cesse d’être rongé par la culpabilité de ne pouvoir rien faire de plus. Il aurait tant voulu être capable de mettre un terme à ce fléau qui s’abattait sur son royaume, mais il était impuissant.

Lorsqu’Intrépide se retrouva dans la cour intérieure, plusieurs soldats accoururent pour s’assurer que le monarque n’avait rien. Celui-ci descendit d’un mouvement leste de son cheval et aida Elönia à mettre pieds à terre, avant de se tourner vers un soldat pour lui confier sa monture. En quelques secondes, plusieurs ministres et conseillers l’avaient entouré pour l’assaillir de questions ou l’informer de ce qui avait été entrepris pendant son absence, si bien qu’il n’eut plus l’esprit à s’occuper de la demoiselle qu’il avait ramenée. Saine et Sauve, comme il se l’était promis. Il avait au moins réussi à sauver quelqu’un et du coin de l’œil, il remarqua qu’elle s’était précipitée vers son père, visiblement soulagé de la voir en lieux sûrs. Mais comme foudroyé par l’éclair, il eut alors le sentiment que quelque chose lui avait échappé. Et il était désormais évident qu’Elianä s’était elle aussi trouvée sur les lieux du drame… Sans s’embarrasser de planter ses conseillers, il rejoignit son ministre à petites foulées et eut le temps de saisir l’échange qu’il avait avec sa fille aînée. Son cœur cogna plus fort dans sa poitrine et une boule se serra dans sa gorge. Etait-ce seulement possible ? Il n’avait cependant pas le temps de se ronger les sangs ; il fallait qu’il s’occupe de ses sujets. Mais le simple fait d’imaginer que la jeune fille puisse … Non, il fallait se ressaisir ! Et maintenant !

« Vous n’auriez rien pu faire de plus, Dame Elönia. Vous êtes en sécurité maintenant et vous devriez allez rejoindre votre mère et la rassurer sur votre état, essaya-t-il de réconforter la jeune femme, en posant une main douce sur son épaule. Puis avisant la mine déconfite de celle-ci, et prenant conscience que parfois, pour palier à la culpabilité, la seule solution était de se rendre utile, il proposa autre chose. A moins que vous ne préfériez nous aider à accueillir nos concitoyens, auquel cas vous nous serez très utile. Puis, se retournant vers son ministre, il poursuivit d’une voix bienveillante, qui ne trahissait nullement son état intérieur. Votre fille aura réussi à se mettre à l’abri, j’en suis persuadé. Nos soldats la connaissent bien, ils la retrouveront et vous la ramèneront. Venez, il nous faut continuer le combat ici. »

Il intima à son ministre de le suivre, car si en contrebas, il fallait lutter contre les flammes, ici, à l’abri des enceintes murales, c’était le chagrin et le désespoir qu’il fallait éteindre…


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Elianä Aziel'Da
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MessageSujet: Re: Brasier Mortel *   Dim 26 Sep 2010 - 18:35

Elianä n'avait même plus la force de rabrouer le capitaine, ce qui était très significatif de son état d'épuisement. Elle pouvait comprendre que Malvergh était important, il était jeune et avait encore toute sa vie devant lui. Il ferait certainement, plus tard, quelque chose d'utile pour son peuple et sa famille. En cela il était important. Mais elle ? Elle ne faisait rien de ses journées (rien d'utile pour la communauté du moins) et cela n'allait surement pas aller en s'arrangeant. Elle n'était pas importante, pas dans le sens où le disait Lenhar. Mais comment le faire comprendre à quelqu'un qui faisait passer deux presque inconnus avant sa propre mère ?

La jeune fille marcha en silence quelques instants, tenant la main de Malvergh entre la sienne, attendant la contradiction. Mais elle ne vint jamais, car celui qui prenait tant à cœur leur sécurité ne se rappela même pas qu'il avait laissé derrière lui sa génitrice. Et Elianä n'était pas assez bien lunée pour laisser passer cet oubli.

- Capitaine, je vous remercie de votre sollicitude, mais ne pensez-vous pas avoir oublié quelque chose de plus important que nous derrière vous ?

Que cela allume une petite lumière dans sa tête ou non, Elianä arrêta (encore, elle ne faisait que cela) un soldat qui courrait dans la direction opposée à la leur et lui demanda, sans baisser d'un ton, de s'occuper de la mère du capitaine Lenhar Embral'Denh. Celui-ci n'attendit pas d'autres paroles pour filer faire ce qu'on lui demandait. Et sans un regard pour le dit capitaine, Elianä reprit sa marche, Malvergh à ses côtés.

Le trajet parut prendre des heures à la noble. A chaque arrêt pour donner leurs ordres aux soldats qu'ils croisaient, Elianä sentait qu'elle perdait un peu plus de patience. Ce n'était en rien contre Lenhar, il ne faisait que son travail et il était très important de circonscrire l'incendie et donc de guider tous ceux qui travaillaient en ce sens. La fatigue, la colère et la tristesse mêlées devaient y être pour beaucoup. Elle n'eut même pas le courage de soupirer de soulagement quand ils virent apparaître, petit à petit, la Forteresse.

Là-bas, tout semblait être maitrisé. Les guérisseurs allaient et venaient, les gardes de la Forteresse guidant les nouveaux arrivants où ils avaient le plus de chance d'être entendu et d'obtenir, soit des réponses, soit des soins. Quand vint leur tour, Elianä n'eut pas le temps de dire qui elle était, le garde lui apprit déjà qu'on avait envoyé quelqu'un chercher son père. On les laissa passer en leur indiquant le plus court chemin pour rejoindre l'entrée effective de la Forteresse.

Elianä reprit sa marche, mais s'arrêta soudain, se tournant vers Lenhar, le regard las :

- Merci pour tout, capitaine.

Ce n'était peut-être pas ce dont il s'était attendu et Elianä ne s'attarda pas à connaître son avis sur la question. Elle reprit sa marche, oubliant la douleur à son bras. La silhouette de son ministre de père se découpa plus vite qu'elle ne l'aurait cru et elle constata même avec consternation qu'en réalité, il courait presque. Comme avec sa sœur auparavant, Elianä eut droit à une étreinte et à quelques mots de soulagement prononcés à voix basse. La jeune fille sentit les larmes lui montaient aux yeux, mais elle refoula ses pleurs au fond de sa gorge.

Son père la tint à bout de bras un moment, avisant d'abord la blessure à son bras, puis ensuite le sang qui maculait sa robe depuis qu'elle s'était agenouillée près de Nuran perdant son sang. Les yeux de son paternel prirent une teinte ombrageuse que sa cadette ne lui avait jamais vu encore.

- Qu'est-ce que...
- Nuran... Nuran est blessé, très gravement blessé. Il... il perdait tellement de sang, et...

Kadarin Aziel'Da ne perdit pas de temps à demander à sa fille pourquoi elle appelait aussi familièrement le Général par son prénom, il était rassuré d'apprendre que ce n'était pas son sang à elle qui était la cause de la nouvelle couleur de sa robe. Il reporta plutôt son attention vers Lenhar. Elianä tourna elle aussi la tête vers lui et expliqua :

- Le Capitaine Embral'Denh a absolument tenu à nous raccompagner, Malvergh et moi. Sans lui, nous serions encore là-bas. C'était... horrible.

La noble n'avait pu s'empêcher de frisonner, son père l'avait remarqué et elle baissa la tête, laissant s'échapper un soupir.

- Capitaine, dès que les choses se seront un peu calmées ici, je vous invite à passer à notre demeure en ville. Disons la semaine prochaine. Sans faute. Allons-y, ta sœur t'attend et sera soulagée de te voir saine et sauve.

L'entretien était clôt pour le noble personnage et un bras passé autour des épaules de sa cadette, qui adressa un dernier vague sourire à Lenhar, ils partirent à la recherche d'Elönia.

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MessageSujet: Re: Brasier Mortel *   Dim 26 Sep 2010 - 20:40

    Lenhar n'avait à présent plus qu'un objectif en tête: emmener sains et saufs la jeune noble et le petit garçon jusqu'au palais. Rien d'autre ne comptait. Il fallait qu'il les ramène saufs; ainsi il aurait l'impression de ne pas avoir manqué à son devoir. Il se promit intérieurement de retourner aussi vite que possible avec ses soldats pour décider des mesures à prendre afin d'étouffer parfaitement le brasier. De toute manière, il reculait partout. Dans toutes les rues, les hommes affluaient pour prêter main forte aux soldats; tandis que les femmes et les enfants allaient se réfugier dans l'enceinte accueillante du palais, aidant les vieilles personnes ainsi que les blessés. Les messagers couraient entre les places, et le chaos semblait un peu plus organisé qu'auparavant.
    Mais combien de morts allait-il bien y avoir? Combien de magiciens seraient accablés de fatigue après avoir fourni tant de Mana? Les Ombres étaient meilleurs en magie qu'en combat armé, de par leur nature, et le royaume, tout du moins la capitale, serait fortement affaiblie après une tragédie comme celle-ci. Il ne fallait surtout pas qu'ils subissent une attaque des Impériaux, sinon c'en était fait d'eux. Le Capitaine nota mentalement qu'il allait falloir sérieusement voir avec le Capitaine des Dragons de renforcer la garde approchée du roi.
    Mais il lui semblait qu'un vide se creusait dans son estomac. Que se passait-il? Tout allait bien, le feu reculait, le Roi était sauf, le Général hors de danger, ses deux protégés se portaient bien, la mère de Malvergh n'allait pas mourir...

    Lady Elianä sembla faire écho à la pensée qui le submergea alors. Sa mère. Il avait oublié sa mère sur la place. Qu'allait-il faire, douce Snotra, qu'allait-il faire? Comment avait-il osé laisser sa mère seule, comment avait-il pu l'oublier une seule seconde? Il n'était pas un bon fils, il avait failli à la confiance de sa maternelle... Mais il devait terminer une action avant une autre. Il devait continuer d'avancer. D'ailleurs, la noble le compris très bien, et envoya un soldat chercher la vieille femme. Un sourire fleurit aux lèvres de Lenhar, et une profonde reconnaissance l'envahit. La jeune noble avait un grand sens du devoir, et cela se ressentait. Mais elle devait avoir un sacré caractère, pour ainsi lui faire ressentir autant de culpabilité, et d'en rajouter une couche. Mais elle finit par le laisser en paix, et ils continuèrent à trottiner en direction du palais, dont les épais et réconfortants murs apparaissaient dans leur ligne de mire.
    La foule se condensait à la porte, et les soldats semblaient assez débordés. Lenhar en envoya quelques uns qui trainaient les pieds pour aider le flux de civils à entrer dans la cour du palais. Assez rapidement cependant, ils purent entrer dans la cour, et la jeune lady le remercia.


    "C'est moi qui vous remercie, Lady Aziel'Da. Vos excellentes initiatives m'ont enlevé bien des poids."

    La jeune femme parut peu amène à écouter sa réponse, mais il se doutait que ce n'était pas le moment. Elle était blessée, et pas assez expérimentée pour garder tout sang-froid dans de telles conditions de détresse. Elle alla chercher un réconfort bien mérité auprès de son père qui accourrait vers elle. Un des principaux conseillers du royaume.

    Ils s'entretinrent un moment, une profonde expression de soulagement peinte sur le visage de Lord Aziel'Da. Au loin, il put apercevoir sa femme et sa fille aînée, elles aussi hors d'état de nuire. Lenhar fut soulagé. Mais son estomac se serra à l'idée qu'il allait devoir faire le décompte des morts et des blessés; tandis que les comptable dénombreraient les pertes matérielles. Comment le royaume allait-il se relever de la perte de sa précieuse Forge?
    Mais ses idées furent prises de court alors qu'Elianä et son père venaient au devant de lui. Ne sachant vraiment où se mettre, il s'inclina à leur arrivée. Elianä expliqua brièvement à son père qu'il avait prit soin de sa santé, ce à quoi le valeureux conseiller invita; ou plutôt manda Lenhar à les visiter à la demeure Aziel'Da la semaine suivante; sans délai. Le jeune homme sourit et s'inclina à nouveau.


    "Je ne vous ferai pas défaut, Lord Aziel'Da."

    Il regarda, les yeux dans le vague, le père et la fille s'éloigner, retourner vers la mère et la sœur. Sauvés.
    Soudain, il se retourna et vit les soldats et le magiciens qu'il avait envoyés à la maison des postes revenir avec le Général Nuran sur une civière. Il courut vers eux, et s'enquit de la santé de son Général. Le morceau de fer avait été retiré, et le magicien psalmodiait de nombreuses incantations afin de refermer la plaie en douceur. Mais sa vie avait été épargnée. Lenhar sentit tout une pression à la base de son cou se relâcher, et ce fut avec un nouveau regain d'espoir qu'il se dirigea à petite foulée vers Malvergh, qui ne savait pas trop où se mettre, n'osant pas suivre la famille Aziel'Da enfin réunie. Il s'agenouilla devant le garçon et posa une main sur son épaule.


    "Mon garçon; ta mère est chez les guérisseurs. Mais elle ne va pas mourir. Je te le promets. Elle a eu très peur quand elle t'a perdu de vue, et je pense qu'elle est retournée au cœur du brasier pour te retrouver. Mais elle est vivante. Tu peux aller la voir si tu veux. Et sinon, vas voir les prêtres de Snotra pour trouver un abri dans le temple en attendant que ta maman aille mieux. Je ne peux pas te garder avec moi, je dois m'occuper des soldats. Sois fort."

    Le petit garçon renifla, hoqueta, et finalement hocha la tête. Il avait compris. Il allait être gentil. Placidement, il se dirigea vers les prêtres qui s'occupaient d'accueillir les sinistrés. Une gentille prêtresse le prit immédiatement sous son aile.
    Soulagé, Lenhar ressortit du palais, et retourna au Brasier pour prêter main-forte aux soldats et aux magiciens, qui faisaient un admirable travail afin de contenir les flammes, qui presque partout étaient éteintes. Oui, bientôt, tout serait arrangé.

_________________


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MessageSujet: Re: Brasier Mortel *   Dim 10 Oct 2010 - 13:45

Le visage du chef de la famille Aziel'Da restait marqué par l'inquiétude suite à l'absence de sa seconde fille et les propos rassurant du Roi ne changèrent pas cela. Pourtant, il devait passer outre, le devoir l'appelait et sans un mot supplémentaire, il emboîta le pas de son souverain pour aller remplir la douloureuse mission qui lui était confiée. Restée Elönia, seule, désemparée. Elle pouvait essayer de se rendre utile, comme venait de le suggérer son Roi, mais elle ne savait pas par où commencer... Une fois encore, elle devait faire face à ce constat déprimant : dans ce genre de situation, elle n'était bonne à rien... Heureusement, cette conclusion ne lui tortura pas l'esprit bien longtemps, car l'arrivée de sa mère lui permis de couper court ses réflexions.

Sa mère l'avait aperçu via une fenêtre de la forteresse. Elle s'était donc empressée de rejoindre son enfant. Soulagée Marelie Aziel'Da put constater que sa fille aînée n'avait que des blessures superficielles. Seulement, le répit laissa place, une nouvelle fois, à l'inquiétude. Elianä n'était toujours pas là et cette situation faisait de plus en plus culpabiliser Elönia. Plus que la faire culpabiliser, l'aînée était jalouse. Comme souvent ces temps-ci, sa cadette avait la fâcheuse tendance de lui voler la vedette. Elönia se demanda même un instant si l'inquiétude de ses parents auraient été aussi importante si c'était elle qui avait disparu dans ce terrible brasier.

« Ta sœur ! Ta sœur ! »

Faisant volte face, le visage Elönia s'illumina avant qu'elle ne pousse un long soupir de soulagement. Elle était là, bien vivante, avec son père et le Capitaine Embral'Denh, lui aussi sain et sauf. Ils échangèrent quelques mots avant de finalement revenir vers eux. Sa mère s'élança sans plus attendre vers son mari et sa petite dernière suivie de près par son aînée. Les deux femmes constatèrent alors avec horreur qu'Elianä était blessée. Elles furent vite rassurées. La cadette n'était pas blessée outre mesure et la quantité incroyable de sang qui jonchait ses mains et ses vêtements appartenait à Nuran, qui, selon les dires d'Elianä, avait été gravement blessé lors de l'explosion.

Elle ne savait que lui dire et, cette fois encore, elle devait passer pour une mauvaise grande sœur. Échangeant un simple sourire, la jeune femme décida de remettre à plus tard les réprimandes et la promesse comme quoi elle ne la laisserait plus jamais seule dans un cas comme celui-ci...
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Brasier Mortel *

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