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 Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]

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Namira
Gwendirien
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MessageSujet: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Lun 10 Mai 2010 - 16:50

Deuxième jour de la quatorzième semaine de l'an 835.
Au nord d'Iboa, dans le palais des Orthodoxes.
La nuit montre le bout de son nez.

Namira déboula dans une impasse en bousculant quelque passants, qui manifestaient son impolitesse en poussant des jurons. Elle n'avait pas le temps, pas le temps de s'excuser, ni de tourner la tête pour voir une horde de soldat lançaient à ses trousses. Elle courait aussi vite qu'elle le pouvait , en bénissant les heures d'entraînement qu'elle c'était fixée pendant des années. Elle avait l'habitude de s'attirer des ennuis, et aujourd'hui n'échapper pas à la règle. « Cette fois ci tu ne t'en sortiras peut-être pas indemne ma vielle. » Son corps était plus qu'une danse c'était une poésie, une promesse envers l'univers, plongeait dans ses espoirs de fuite elle tourna dans une allée, les hommes derrière elle la suivait encore. Orthodoxes ou pas ils n'allaient pas lâcher l'affaire. La belle Ombre arriva face à un mur blanc. Une cul de sac, elle reprit lentement sa respiration. Les gardes du palais n'allait pas se faire prier, et dire que son peuple était contre la Terreur. Namira avait pour habitude de rester loin des conflits, restant neutre et calme. Mais elle vivait dans un monde d'homme, et chacune des femmes tout comme elle, le ressentaient. Elle avait prit un congé au près de l'équipage pour venir escalader en toute tranquillité les plus grandes montagnes du continent. Mais la tranquillité devenait chère. Elle posa ses mains sur la pierre, une parois difficilement abordable. Impossible était réalisable, elle écouta la pierre dans un silence religieux, puis elle s'envola. Ses gestes étaient aussi fluides et clair que l'eau d'un lac, sa rapidité ne trahissait pas sa race. La jeune seconde n'était plus qu'une fugitive en quête d'une brèche pour lui porter secourt. Quand les gardes arrivèrent dans l'impasse le vent souffla la solitude, tout était vide. Vide? Seuls. Le capitaine de la troupe ralla furieusement sur ses hommes en leur ordonnant de prévenir les sentinelles et les archers. La jeune femme qui lui avait craché au visage en refusant ses avances n'allait pas pouvoir aller plus loin. Il la coincerait et la forcerait à subir tout ses désirs. « Tu as joué avec le feu belle princesse. » Le commandant entendit sa troupe s'éloignait au pas de course dans son dos, il se baissa et ramassa un morceau de tissu qui avait été abandonné quelque seconde au par avant. C'était elle, il le porta sur son visage, la matière était aussi douce que la belle qu'il convoitait. Elle serait sienne quoi qu'il arrive.

Namira tenait lestement en équilibre sur un rail de pierre, ne pas regarder vingts mètres plus bas. Elle se demandait pourquoi des hommes aussi forts que les Orthodoxes se sentaient obligés de bâtir une forteresse imprenable alors que déjà leur musculature faisait fuir une horde de loups affamés ou n'importe quelle créature sur cette terre. Elle avançait avec des pas calculés et lents, son coeur battait fort. Elle devait atteindre la tour qui se trouvait à quelque mètre devant elle. D'ailleurs, Namira n'avait pas eut le temps de visiter la ville que tout les peuples qualifiés de somptueuse, mais rien ne pressait, il fallait qu'elle tire sa croupe de rêve hors de se traquenard. Puis elle s'arrêta en plein milieu de sa course, rêvant. La vue était imprenable, les magnifiques montagnes faisait un berceau de fortune au soleil couchant. Si un jour on lui avait dit qu'elle se trouverait là sur les toits de la plus belle cité du continent à admirer la lune prendre la place du soleil. Namira ne baignait pas dans la religion, elle avait apprit que dans la vie c'était oeil pour oeil, dent pour dent. Les prières qu'elle avait sans cesse répétées ne lui avaient pas ramené son père. Mais ce soir, si sa déesse l'écoutait alors elle la remercierait mille fois de lui offrir ce divin paysage. Son oeil gauche se gorgea de ces derniers rayons. Sa longue crinière noire valsa avec le vent, et son sa peau brillait dans des reflets timidement pâles. Namira portait un corset de couleur brune qui portait ses seins comme un trophée alléchant, un pantalon blanc en lin qui embrassait ses courbes avec délicatesse. Pas étonnant que des hommes hurle à la mort quand elle se présente dans un endroit. C'était une femme avec une beauté sans égale et ceux qui arrivaient à la toucher pouvaient prétendre avoir caressé l'une des créatures la plus convoitait et envoûtante que la terre eut portée. Elle respira profondément, n'osant pas bouger de peur qu'elle ne rate un instant de ce merveilleux moment. Les hommes étaient aveugles, les hommes ne la méritaient pas, les hommes étaient faibles, les hommes étaient...

-Tirez!

Plusieurs flèches fendirent l'air du soir. Namira sursauta et regarda autour d'elle. Elle évita de justesse les projectiles, elle étaient en danger, son équilibre quasiment réduit à néant, elle se battit pour se maintenir droite. Ses assaillants se trouvaient dans la cour, et sauter pour leur dire bonjour aurait commettre un suicide. Ses sens se multiplièrent, elle ne savait pas volait, elle ne pratiquait pas la magie. Le temps que le capitaine et bas cri de viser, elle trouva. Juste à sa droite était une fenêtre ouverte qui donnait apparemment sur une chambre. Namira calcula bien son saut elle n'avait pas le droit à l'erreur. Un deuxième ordre fusa dans l'air. Elle sauta sans réfléchir, son âme n'avait pas le choix. L'Ombre s'envola, plus haut que les nuages, une flèche. Meurtrière. Namira s'écrasa sur le sol froid de la pièce. Elle ferma les yeux, c'était peut-être la fin. Ou juste le début. La chute avait été violente et rapide. Elle essaya de capter la douleur dans son bras, rien de casser dans son saut elle avait certes embrassait le parquet comme une pierre jetée sur la terre, mais elle était vivante. Elle respira lentement en restant allongée sur le ventre, puis elle ouvrit son oeil droit l'autre étant invalide. Elle regarda. Une chambre de noble, qu'est-ce qu'elle pouvait détester ces gens là. Fille du peuple elle avait vécu dans la misère. Namira se releva avec souplesse et s'appuya contre une étagère en marbre. « Et la famine alors. » Sans qu'elle eut le temps d'analyser la pièce une profonde douleur lui poignarda le bras. Elle était recouverte de sang, une flèche avait mangé la chair de son bras droit. La morsure lui bullait ardemment son membre. « Saleté d'Orthodoxe, l'Ephémère ne livrera plus chez vous, comptez sur moi. » Elle empoigna le bout de flèche qui sortait de sa peau, par chance elle ne lui avait pas transpercé le bras, l'os l'avait stoppé. Elle compta dans sa tête, et elle tira d'un cou sec, un liquide poisseux coula un peu plus vite le long de son bras. Elle ne cria pas, la douleur lui était familière. Namira porta sa main sur la plaie en lâchant la flèche, elle devait trouver un fil et une aiguille. Ella savait que laisser une plaie béante pouvait s'avérer très dangereux.

-Au moins j'aurai un souvenir du peuple très accueillant des Orthodoxes.

Il était vrai que dans n'importe quelle situation Namira arrivait à trouver le mot juste, ce qui détendait souvent l'atmosphère mais la c'était sa vie. Et pour une fois elle n'allait pas devoir se servir de son charme pour trouver une solution. Elle leva la tête et se rendit compte avec effroi qu'elle n'était pas seule. Un homme, non un géant se tenait devant elle. « Manquait plus que ça! » Namira le regarda immobile, prête à sauter par fenêtre qui se trouvait derrière elle. Il avait des traits durs et prononcés, un regard glacial, de long cheveux blancs, et une musculature proche du surnaturel. Un vrai Orthodoxe. Namira aurait sûrement prit le temps de l'admirer elle qui aimait les hommes forts, mais elle n'avait pas le temps. « Point positif... Heu... Non j'en vois aucun... » Elle sortit malgré son handicap sa dague. Son sang ruisselait sur ses vêtements, elle se sentait de plus en plus faible. Les Ombres étaient vulnérables et étaient peu résistants. La belle brune pointa son arme avec un air menaçant sur l'Orthodoxe. Elle le mitrailla de son regard bleu turquoise, rien ne pouvait la faire reculer. La douleur dans son bras la relança, mais elle résista en faisant une grimace tordue de douleur. Depuis quand était-il là? Namira remarqua vite que l'homme était à moitié nu, elle ne se sentit pas gênée. C'était donc un noble. Elle le dévisagea. Il pouvait lui être utile en fin de compte, c'était son seul moyen de s'en sortir vivante. Elle s'approchant avec une démarche souple et élégante. L'Ombre n'avait jamais demandé d'aide à qui que se soit, et elle se ravisa. C'était un géant, elle une fourmi. Elle planta le bout de sa lame dans la chair pale du bel inconnu et avec une voix relativement faible elle lui lança:

-Si tu signales ma présence je te tue. C'est bien clair?

Une goutte de sueur perla sur le front de la jeune pirate, le mal la gagnait. Elle ferma les yeux un instant sa tête tournait affreusement puis redevint aussitôt menaçante. Elle jouait sa vie. Mais elle avait aussi perdu beaucoup de sang. La belle brune ne cessa de plonger son regard dans celui de l'homme.

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MessageSujet: Re: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Lun 10 Mai 2010 - 19:31

- Vous n'en aurez surement pas le temps, ni même la force, que je vous aurais déjà confisqué votre jouet et mise hors d'état de nuire.

C'était un constat sans appel pour le souverain Orthodoxe. Il n'avait pas demandé à ce qu'une compagnie féminine l'accueille à sa sortie de douche, et s'attendait encore moins à ce qu'elle déboule par la fenêtre, plutôt que par la porte, comme n'importe quelle personne civilisée. Raison pour laquelle il n'avait pas prit la peine de se vêtir totalement. Ses cheveux étaient encore humides et Erendil portait, en tout et pour tout, qu'une serviette qui lui ceignait les reins. Et maintenant, une lame au travers de la gorge et une femme à moitié morte qui ruinait de son sang ses tapis hors de prix.

En fait, il n'avait qu'un mot à dire pour que les défenses magiques qui protégeaient ses appartements personnels ne se mettent en branle, lardant les corps des intrus sur place et qui n'avaient pas l'empreinte magique d'Erendil. Il risquait donc peu de choses de son inconnue, la magie irait bien plus vite à la tuer qu'elle à enfoncer son cure dent dans sa gorge.

C'était en tout cas bien sa veine de finir en pareille situation. C'était ennuyant au possible, mais lui donnait une occasion de changer de la routine quotidienne. Il avait délaissé les affaires du royaume pour changer de tenue en prévision du dîner qui devait avoir lieu dans quelques heures à peine, réunissant tout le gratin de la noblesse Orthodoxe et qu'Erendil, en compagnie de son infortunée fiancée, devait présider. La simple idée de s'y rendre faisait trainer les pieds du souverain, qui détestait par dessus tout les mondanités. Mais il ne pouvait y échapper longtemps et il devait bien sortir de temps à autre Linnel, pour éviter que ne lui vienne à l'esprit de se plaindre de son manque d'attention à son égard. Les femmes pouvaient être de vraie plaie quand elle le décidait.

Celle qui se tenait devant lui était toute différente des femmes de la Cour. Déjà, elle n'avait rien de précieuse évaporée, ne serait que par la bandeau qui lui barrait un œil. Les vêtements moulants qu'il avait eu tout loisir d'observer avant qu'elle ne le remarque, moulés un corps autrement plus musclé que celui des nobles péronnelles qui lui faisaient les yeux doux à longueur de temps et ne passait leur journée qu'à discuter entre elle. Erendil en déduisait donc qu'elle devait être de basse extraction, qui plus est quand elle arrivait par la fenêtre, après un magnifique roulé-boulé, pour atterrir dans son salon. Mais heureusement pour elle, un tel constat de la part du monarque n'enlevait à rien à son charme, bien malgré la pâleur de sa peau et ses yeux vitreux d'une trop grande perte de sang.

Tout à coup, Erendil se décida à agir, attrapant le bras de sa visiteuse quand elle ferma les yeux. Grossière erreur quand on était aussi mal en point qu'elle. De force, l'Orthodoxe baissa son bras jusqu'à une hauteur correcte, pas trop près de sa gorge, ni trop loin pour laisser l'illusion à la nouvelle arrivante qu'elle avait encore le contrôle de la situation. Presque.

- Voyez-vous, expliqua-t-il doucement, ces appartements sont couverts du sol au plafond de sortilèges en tout genre pour faire passer l'envie aux voleurs ou aux assassins de s'y attarder trop longtemps. Je peux activer ces sortilèges n'importe quand et si je le fais, vous finirez agonisante sur mes tapis que vous encrassez déjà de votre sang. A vous de choisir : vous me laissez regarder votre épaule blessée pour que je vois ce que je peux faire, soit vous continuez à pointer votre dague sur moi et là, je serais contraint de vous tuer sans remord avant que vous n'ayez fait un pas pour me trancher la gorge. Que choisissez-vous donc ?

Il ne réitérerait pas sa proposition une seconde fois. Ils étaient dans son domaine ici, maître chez lui et ayant pouvoir de vie et de mort sur elle, si c'était là que se trouvait son bon vouloir. Erendil n'aimait pas les femmes, mais il n'était pas non plus homme à les laisser mourir sans rien faire. Il y avait tellement d'autres façons de les briser que de les tuer, qu'il serait dommage d'en perdre un spécimen aussi bien fait.
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Namira
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MessageSujet: Re: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Mar 11 Mai 2010 - 15:47

Animale.


Namira laissa l'homme lui prendre le bras, le laissa la toucher. L'animal qui était en elle criait de le tuer, pourquoi devait-il s'approcher d'elle. Elle baissa son bras endolori et posa dans un geste souple et toujours avec une grâce inexplicable sa belle dague noire. Elle la posa près d'elle sur le lit blanc. Elle observa l'homme comme s'il n'était qu'un vulgaire bout de viande, appétissant mais à la limite du dégoutant. La fille du vent avait sourit quand il avait dit que cette pièce détectée la moindre trace de magie étrangère à son habitant. « Apprenez, monsieur que je ne pratique pas la magie. » Elle le regarda paisiblement, comme s'ils avaient le temps d'apprendre à se connaître. Mais son sang coulait et son corps se vidait. Malgré la situation plus qu'embarrassante pour elle, Namira ne puis retenir un rire plus joueur que moqueur.

-Monsieur aurait-il peur des gens du peuple comme moi? J'avais oublié que les nobles étaient en porcelaine.

La remarque était entouré d'humour, avec une pointe de reproche. Elle savait que les temps étaient durs et que les pauvres réclamaient nourriture au près des riches. Et la noblesse avait peur des nuages qui allaient assaillir leur beau ciel bleu. Pourtant Namira n'avait en rien l'intention de tuer qui que se soit elle se contenterait juste de sauver sa peau et de se tirer comme une fugitive. Elle regarda sans baisser les yeux le géant qui trônait en face d'elle comme un roi qui imposait son territoire. Qu'est-ce qu'elle pouvait avoir envie de lui raconter comment elle avait grandit. Mais en y réfléchissant bien sa vie était certainement plus captivante que la sienne, parce que vivre entre une montagne de papiers ne devait pas toujours être très amusant. Le monde avait besoin de tout; il n'y a pas de sot métiers. La remarque du bel étalon lui frappa l'âme. N'y avait-il pas une fin à tout être? La dernière chose qui préoccupait Namira c'était bien sa mort. Ha! Les gens du monde qui avait peur de l'inconnu, elle en riait et continuerai d'en rire. Si seulement ils pensaient à vivre plutôt qu'à mourir. Elle avait une terrible envie de lui criait: « Allez-y tuer moi que je vois la lumière. » Namira savait que vivre ne représentait rien en soit, que la vie arrivait pour certains après la mort. Mais qui peut se permettre de dire que rien ne transcende la peur? La peur d'un je ne sais pas. Une lumière c'était éteinte dans les yeux de l'inconnu au long cheveux blanc, tant de nobles mangeaient leur vie à rien, pour paraitre bien aux yeux des autres. Namira trouvait ça triste, mais il n'était jamais trop tard.

Namira observa en suite le sol qu'elle avait heurté quelque instant au par avant, immaculé de sang noir. Elle s'en voulu d'avoir gâché le travail de braves gens, des femmes qui avait surement passaient des heures à tisser cette ouvrage pour les caprices de ce noble. Une pointe d'amertume circula dans sa bouche, comment pouvait-on être aussi ignorant. Marcher sur des tapis qui ne sont pas vu d'un bon œil. Elle replongea de suite son œil turquoise dans ceux de l'inconnu, aussi creux que sa voix. Mais des domestiques se chargeraient dans peu de temps que nettoyer les tâches qui nageaient dans les mailles du tissus. Incrusté comme un souvenir qui reste, elle partirait bientôt en oubliant cette nuit. Une banalité pécuniaire et habituelle qu'elle revivrait certainement à cause de son physique alléchant. Namira divagua encore une fois, ses jambes tremblèrent. Elle devenait de plus en plus faible. « Arrête de réfléchir ma pauvre et demande lui de l'aide! » La jeune femme ne mesurait pas l'ampleur du danger qui rodait dans son corps. Tenir debout droite lui demandait un effort titanesque, mais elle résistait en essayant de cacher au mieux la douleur qui la tenait presque immobile. Puis, dans un moment de silence elle fit un sourire envoutant à l'homme qui se tenait devant elle. C'était une promesse, elle lui accordait peut-être une chance de l'aider. Namira Terendial la célèbre seconde de l'Ephémère demandait de l'aide pour la première fois, à un inconnu. Mais elle était réaliste et savait pertinemment qu'elle n'avait pas le contrôle de la situation. Les yeux azur et le visage de l'Orthodoxe finirent de la persuader. Namira était une grande fille, solitaire et indépendante. Elle arriverait à s'en sortir ou à mourir, mais seule. Elle ne baissa pas son sourire qu'elle n'expliquait pas elle même. En passant sa main dans ses longs cheveux noirs pour rafraichir sa nuque mouillait de sueur. La belle brune articula dans une voix douce et sensuelle:

-Je ne me permettrai pas de salir votre peau par mon sang impur.

La vérité était plus complexe, elle ne voulait pas qu'il la touche tout court. Surtout pour la soigner. Sa plaie était certes critique, mais rien ne pouvait la faire changer d'avis, l'homme venait apparemment de sortir d'un bain. Il y avait une éternité que la belle pirate, ne s'était pas parfumé coquettement, ce qui ne l'empêchait pas de garder un aura puissant et une odeur suave et discrète. Toutes les tortures que s'infligeaient les femmes pour plaire au sexe opposé ne faisait pas parti des priorités. Namira n'avait, à vrai dire, jamais touché un flacon de parfum de sa vie. Et elle ne s'en portait pas plus mal. C'était une femme d'action et non une courtisane qui passait des heures dans son salon à boire des infusions sans aucun goût. Qu'elle avait horreur de ses gens là, elle les fuyait comme la peste noire. Mais l'homme en face d'elle semblait, ennuyait, différent. C'est ce qui la troublait au fond. Elle balaya de son regard bleu son visage. Elle n'avait pas le temps, son bras la relança encore une fois. Namira ne pu retenir un petit gémissement emplit de douleur. Dans la précipitation elle enleva son haut, son sang coulait de plus belle.

-Si monsieur a déjà pratiqué la couture, peut-il m'apporter un fil et une aiguille?

Elle se retrouva sans son corset. Avec pour seul habit un bandeau noir qui cachait ses seins généreux. Elle contempla la blessure qui était maintenant ouverte comme le goulot d'une bouteille de Rhum. Namira plissa les yeux, « C'est pas du joli tout ça. » La présence de l'homme ne la dérangeait pas, le plus important c'était de sauver sa vie. De se retrouver à moitié nue devant un inconnu ne la touchait pas non plus. Son corps était proche de la perfection, une divinité sur terre. Elle avait des courbes attirantes et câlines. Un corps qui appelle l'amour, un corps dont raffole les hommes. Cependant sur le ventre de la belle on distinguait bien une longue cicatrice qui partait de son seins droit jusqu'à sa hanche gauche. Souvenir douloureux. Souvenir meurtrier. Mais Namira n'essayait pas de la cacher, elle voulait vivre encore un peu. Elle encra de nouveau son regard plein de détresse dans celui du noble. Attendant qu'il lui apporte ce qu'elle lui avait demandé, le temps pressait. Namira dans un dernier souffle ne pu retenir sa chute. Elle tomba sur le tapit, sa vision se flouta. C'était bientôt la fin, son corps la lâchait peu à peu. Pouvait-elle mourir maintenant?

« Tu as perdu trop de temps. Tu n'aurais jamais du faire ça. Tu vois la lumière? »

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MessageSujet: Re: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Mer 12 Mai 2010 - 13:31

Peur ? Celle-ci devait être plus illuminée que toutes les autres. Erendil, bien qu'il y mettait toute la meilleure volonté du monde, ne comprenait pas le lien entre ce qu'il avait dit et ce que lui répondit en premier lieu sa laissée pour morte. Se protéger voulait-il donc dire que l'on avait peur, pour les gens du peuple ? Ou était-ce simplement parce que la différence de vie entre elle et lui était si grande qu'elle ne comprenait rien à la façon de faire des puissants ? Ce n'était au final pas plus important que cela.

- La seule personne en porcelaine dans cette pièce est celle qui perd son sang et qui préfère discuter que de donner une réponse simple à une question simple, répondit-il sans sourire.

Si encore il était tombé sur quelqu'un qui savait ce qu'il voulait et qui ne tergiversait pas pendant des lunes entières... Mais à priori, ce n'était pas encore aujourd'hui que les désirs du souverain allaient se réaliser.

La femme avait posé sa dague et en un geste d'apaisement, Erendil lâcha son bras, il ne risquait pas grand chose dans l'état où elle se trouvait. Il se demandait simplement ce qui pouvait se tramer dans la tête bien faite de sa vis à vis. Il savait pertinemment que face à elle, sa carrure ne devait pas être un avantage et ne devait pas la rassurée, pas plus que son entrée en matière devait l'être. Toutefois, son temps était précieux et d'aucun aurait sauté sur la si rare occasion qui lui était offert de voir Erendil San'Veck se souciait de quelqu'un, surtout d'une femme. Le silence s'éternisa et sa patience avait atteint ses limites quand elle se décida finalement à parler.

L'humeur ombrageuse du monarque ne s'améliora malheureusement pas. Son visage et sourire ou pas, les inflexions de voix ou le corps de sa blessée ne lui fit ni chaud ni froid. Il connaissait trop bien les femmes et leur penchant pour la séduction pour se faire avoir par la première venue, qui jouait de ses appâts aussi bien que les grandes dames de la cour. A son corps défendant peut-être, mais c'était là un fait réel.

- Soit, alors préférez vous vider de votre sang dans les couloirs, la porte se trouve là-bas, désigna-t-il l'endroit d'un geste de la main. Sachez que j'ai autre chose à faire que de vous entendre geindre et vous plaindre sans prendre de décision pour sauver votre vie.

Et sans plus s'intéresser à ce qu'elle pouvait bien faire, Erendil se détourna pour rejoindre la salle d'eau attenante à la chambre. La tenue choisie pour la soirée à venir s'y trouvait toujours et il se débarrassa de la serviette pour la préférer au pantalon noir impeccablement plié qui l'attendait. En même temps, il caressait l'idée d'être plus rapide que Mère Nature à faire s'évanouir la dame. Au final, que ce soit lui ou un autre, quelqu'un devrait forcément s'en occuper, elle ne pouvait pas quitter le palais toute seule dans cet état, même si elle le désirait. Elle n'en aurait pas le temps avant de s'écrouler en chemin, donnant une tâche ingrate et ennuyante au malheureux qui la trouverait morte.

Toujours torse nu, Erendil revint sur ses pas, décidé à la cogner assez fort pour qu'elle ne l'importune plus de ses réflexions désagréables. Elle n'avait pas bougé, il s'en doutait, mais elle s'était déshabillée pendant sa courte absence, et cela valait bien n'importe quelle parole. Il accueillit avec sa neutralité coutumière la demande de madame, sans s'attarder sur le corps qui s'était dévoilé. Son manque de coopération quand il avait fait un effort pour être agréable ne le rendait pas enclin à un quelconque regard autre part que sur le visage ou l'épaule blessée de l'inconnue.

Il allait tourner les talons pour trouver de quoi faire des linges acceptables, le fil et l'aiguille demandés, quand, comme il l'avait prévu (bien que pas aussi tôt), elle s'évanouit, le sang se déversant au sol. Malchance, quand tu nous tiens. Sans un regard, Erendil tourna les talons pour récupérer la serviette abandonnée qu'il étala sur le lit et sans effort apparent, souleva le corps prostré pour l'étendre. Efficace, le souverain appela sans attendre son valet, pour qu'il s'occupe de trouver le fil et l'aiguille, tandis que lui même s'occupait de transformer une seconde serviette en linges et transportait un baquet d'eau claire pour nettoyer la plaie.

Seul pour l'instant, Erendil s'installa à côté de la belle au bois dormant, la serviette trempée dans l'eau, nettoyant avec rapidité et précision la source de l'écoulement du sang, appuyant sans ménagement quand il le fallait, autant pour le nettoyage que pour tenir éveillée la patiente.

- Réveillez-vous, il n'est pas l'heure pour la sieste.
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Namira
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MessageSujet: Re: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Mer 12 Mai 2010 - 15:51

Toute une histoire.


Namira, tu sais que ton père ne reviendra pas.
Tu sais que tu y arriveras un jour.
Les hommes t'aiment, tu sais.
Pourquoi tu me fuis?
Ton enfant, est mort!
Si tu sautes, je saute.
C'est de ta faute ce qui m'arrive!
Il... Était le seul à me comprendre.
Jamais plus je ne le donnerai.
Tu veux t'engager?
Maman?
Sauves-toi d'ici!


Namira sentit une légère pression s'appliquer sur son épaule. Elle reprenait ses esprits, en essayant de se rappeler ce qui c'était passé. L'homme, le géant, était près d'elle. Elle pouvait le sentir, pourquoi ouvrir les yeux. Sa respiration reprit un rythme régulier. La mort n'était pas encore prête pour l'emporter, elle ne bougea pas, pas parce qu'elle n'en avait pas la force. Mais parce qu'elle ne voulait pas. Elle ouvrit enfin les yeux, posant son regard dans celui de l'homme. Pourquoi était-il resté? Namira n'avait pas tellement envie de répondre à cette question, elle préférait garder ce silence qui plané en toute sérénité. Il devait avoir une vie bien chargée, des femmes et autres occupations. Le temps cessa elle essaya de comprendre, de savoir pourquoi les yeux de son sauveur avait cette couleur. « Êtes-vous triste monsieur? » Elle était réaliste, et ne lui demanderait aucun compte à la fin de cette nuit. Il lui avait certainement sauvé la vie, elle lui serait éternellement redevable parole d'Ombre. Namira ne pu baisser les yeux, submergée par ce qui se passait. L'échange de regard est plus fort que tout, et elle se heurta à un mur. Le mur que lui montrait l'inconnu, une barrière à ne pas franchir. Dans l'oeil turquoise de la belle pirate flotta une lueur, que même moi je ne pourrai expliquer, mélange entre de la compassion, du regret, de l'aide, une lueur tout simplement. Son regard était plus lointain, qu'un bateau qui partait vers l'horizon. Il fallait alors s'y résoudre, certaine chose ne s'explique pas. Namira faisait preuve de rigueur dans tout ce qu'elle entreprenait, à la limite du manichéisme. Même si parfois il fallait poser un 'peut-être' elle savait faire preuve de détermination, et surtout de toujours savoir ce qu'elle voulait. Mais, au fond, quand un être se retrouve à la frontière de la mort, n'est-il pas normal qu'il se pose des questions? Qu'il doute de ses choix? Qu'il apprenne en fin de compte à regarder à coté? Quelque soit la race de l'être, il y aura toujours un moment où il ne comprendra pas, ce moment c'était le siens. Namira avait trouvé ce soir, qu'être faible se n'est pas perdre, et rien que pour entendu ça, elle avait gagné.

La lune prenait tout le ciel, et le tissu de velours bleu commençait à se perler de fine étoiles. La chambre dans laquelle se trouvaient les deux amants avait trouvé une part d'intimité. Une odeur vola dans la pièce, Namira la capta. Familière et réconfortante. Sa tête tournait encore un peu du léger choc qu'elle avait vécu, et malgré tout le sang qu'elle avait perdu, ses idées étaient encore limpides. Elle avait sentit l'homme froid envers elle, elle tacherait de ne plus lui faire des réflexions assez gênantes, elle s'emportait parfois très vite. Elle vivait, et même si elle sentait une pointe de haine dans la voix du bel étalon, elle le trouvait sympathique. « Une douleur dans votre cœur? » Cette escapade dans le pays lui aurait décidément apprit beaucoup de choses, et elle se sentait bien. La salle était apaisante, et certainement qu'après avoir recousu son bras elle aurait l'audace de lui demander d'allé se balader avec elle pour parler, ou même pire de lui réclamer un bain pour se rafraîchir dans un lac tout près d'ici, mais bon elle verrait bien. Namira leva sa main gauche et avec hésitation posa celle-ci sur le torse chaud du noble, le contact de leur peau lui tira un frisson, avec admiration elle se rappelait du seul homme qu'elle eut touché au court de sa vie. Sa devait-être le père de son enfant. L'odeur continua de voguer dans la pièce en amenant avec elle des souvenirs. Namira laissa sa main sur le corps de l'homme, même si elle n'avait pas le droit. Elle se souvenait exactement de la nuit qu'elle avait passé avec cet homme, la nuit ou elle avait tout donnait. Cette nuit qu'elle savait déjà trop loin, elle laissa parler son coeur avec des yeux brumeux.

-Vous avez la même odeur...

Namira ne savait pas pourquoi elle le touchait, pourquoi elle lui disait ça. Elle divaguait presque, mais elle n'avait pas peur et tant pis s'il l'a repoussé, elle ne lui faisait aucune avance. Mais la ressemblance était trop frappante pour ne pas être dite. Namira aurait voulu poser sa tête dans le creux de la nuque de l'inconnu juste pour revivre un instant de son passé, pour se rappeler de ses mains. Tout était finit, et ses lèvres resteraient seules. C'était rare qu'elle reprenne son statut de femme, puisqu'elle ne se considérait pas comme tel, jamais Namira n'avait charmé un homme et sa ne commencerait pas ce soir. « Mais qu'est-ce qu'il peut bien penser de ça? » Cependant en y réfléchissant bien, ses gestes pouvaient être mal interprétés, l'Orthodoxe pouvait penser qu'elle était facile. Alors Namira baissa rapidement la main quand cette pensée lui vint à l'esprit. Elle continuerait à profiter de l'odeur, et à regarder le noble. L'Ombre avait sentit qu'il c'était occupée d'elle et un faible sourire vint naître sur ses lèvres. « Il est peut-être seul. » L'illusion d'un instant, Namira attrapa le bandeau qui lui cachait son oeil gauche et l'enleva avec délicatesse. C'était la première fois qu'elle montrait son oeil couleur lait à quelqu'un, mais vu le peu de lumière qui régnait il aurait moins peur de cette horreur. Son oeil était barré d'une fine cicatrice, et la vue n'existait plus dans cet iris pâle. Namira voulait le remercier en lui offrant ce qu'elle n'avait jamais donné à personne.

C'était son clan qui voulait cette tradition, et elle qui l'exécutait avec ferveur. Son visage était maintenant vierge face aux yeux de l'homme, elle restait tout de même belle. Ils étaient seuls, le silence et rien d'autre. Elle n'osa pas parler une fois de plus, et machinalement se releva en s'accoudant avec peine sur le lit. Elle regarda une énième fois la chambre et écouta des pas dans le couloir. Namira regarda l'homme d'un air interrogateur, il n'avait quand même pas prévenu les gardes? Elle essaya de se relever mais du se rendre à l'évidence, elle était encore trop faible. Elle se rallongea sur le lit en posant sa tête sur l'oreiller, elle prit par réflexe sa dague noire. On n’est jamais trop prudent. Quand la porte toqua Namira jeta un dernier regard à l'homme blond, elle avait étrangement confiance en lui. Elle resta étrangement tranquille, attendant juste que son sauveur parle.

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MessageSujet: Re: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Sam 15 Mai 2010 - 22:01

L'eau avait rapidement prit une teinte carmine par le sang qu'il nettoyait de la plaie de la jeune femme évanouie. Un rapide examen lui avait permis de se faire une vague idée de l'arme qui avait causé une telle chose et il gardait en tête de demander des précisions, quand elle serait assez remise pour lui expliquer comment elle avait fait pour se retrouver dans les appartements royaux du palais. Le traitement qu'il lui infligeait porta ses fruits quand elle ouvrit les yeux, le rassurant sur son état présent. Au moins, pour le moment, tout risque de la voir trépasser dans son lit était écarté, car il aurait eut du mal à expliquer comment tout cela était arrivé, même si son statut le mettait à l'abri des suspicions macabres.

La serviette ensanglantée avait finit sa course dans le baquet, flottant à la surface de l'eau et aucun n'avait baissé le regard. Le temps suspendit sa course et la pensée qu'il allait être en retard si il continuait ainsi lui effleura l'esprit. Il la repoussa résolument. Il avait une fiancée, une grande fille qui devrait bien prendre ses responsabilités un jour ou l'autre, autant qu'elle prenne l'habitude dès maintenant, elle gérerait bien le dîner jusqu'à son arrivée, si les courtisans lui en laissaient l'occasion.

Elle eut soudain un geste qui le surprit et le rendit perplexe, bien qu'Erendil n'en montra rien. Quel chemin sinueux et retors l'avait amené à pareille conclusion ? Il ne fit rien pour déloger la petite main qui s'était posée à même sa peau, parce qu'il n'y pensa pas et qu'au moindre geste brusque, elle serait capable de l'éventrer de sa dague, pensa-t-il, vaguement ironique. Les quelques mots qu'elle prononça lui remit un peu de plomb dans la tête et le souverain se redressa, sans pourtant se lever et quitter sa position assise au bord du lit.

- Le même odeur que qui ?

Il ne comprendrait décidément rien aux femmes et à leur drôle de lubie. Sa compagne du moment retira précipitamment sa main, pour il ne savait quelle raison et la connaître ne l'intéressait pas outre mesure. Pour lui, toutes les femmes étaient faciles et que consciemment ou non, elle jouait de leur charme pour obtenir ce qu'elles désiraient et qui pourraient leur être offrir. Il ne pensait pas que celle qui lui faisait face puisse être différente, malgré la pointe de compassion qu'il ressentait pour elle, du fait de sa blessure et du sang versé sur ses tapis. Il pouvait toujours sentir son regard sur lui, mais pour sa part, Erendil était déjà passé à autre chose.

Il allait se lever pour finir de se vêtir et ainsi pouvoir rejoindre ses obligations dès que son valet serait revenu avec ce qu'il lui avait demandé. Il lui laisserait de même le soin de refermer la plaie de leur visiteuse, Erendil n'était ni patient, ni doux, ni assez consciencieux pour le faire lui-même. Il risquait plutôt de mal faire les choses, il était un mage, pas un guérisseur. Mais elle eut une nouvelle réaction qui titilla son conscience et raviva un intérêt étrange.

Que cherchait-elle donc à faire ? Debout, une main posé sur la monture en bois du lit, il observait chacun de ses faits et gestes, ses yeux se posèrent finalement sur ce que le bandeau avait couvert jusque là. La cicatrice n'était pas belle à voir, malgré qu'elle paraissait dater de bien longtemps déjà, sans qu'elle n'enlève rien au charme de la dame. Mais elle devait le savoir et Erendil n'y voyait rien d'autre qu'une fourbe manœuvre pour l'obliger à il ne savait quelle chose. N'était-ce pas assez qu'il se plie en quatre pour la sauver ?

Il entendit lui aussi les pas de son valet qui revenait. Le colosse, presque aussi grand qu'Erendil lui-même, portait la livrée des serviteurs du palais. La seule différence notable dans sa tenue tenait de la couronne qui surmontait la flamme, symbole de la monarchie Orthodoxe, et qui prouvait que l'homme était au service de la maison royale. Il tenait en main une pochette en cuir (une trousse médicale jugea le monarque), qu'il tendit au roi, mais que celui-ci refusa, avant de se tourner vers Namira.

- Lâchez votre dague, il ne vous sera fait aucun mal, combien de fois faudra-t-il vous le dire avant que ne compreniez cela ? Reak va s'occuper de vous, j'ai, de mon côté, des obligations à honorer. Demandez lui ce que vous désirez, il pourvoira à vos besoins et vous surveillera, en espérant que cela soit pour rien. Je reviendrais vérifier l'état de votre blessure quand mes corvées seront terminées. Restez sage pendant tout ce temps, conclut-il, gentimment moqueur.

Il disparut un instant, le temps de finir d'enfiler sa tenue, laissant la femme et l'Orthodoxe seuls un instant. Quand il revint dans la chambre proprement dite, Erendil avait totalement recouvré l'attitude du souverain hautain et blasé. En quelques minutes à peine, l'ennui de ce qui allait suivre avait coloré ses pensées d'une couche grisâtre qui le rendit aigri et ennuyé.

- Autre chose ? demanda-t-il en regardant une dernière fois sa grande blessée.
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MessageSujet: Re: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Dim 16 Mai 2010 - 15:21

Obligation


Namira se souvenait de l'odeur de son amant d'antan. Il avait des yeux aussi noirs que les assassins qui l'avait tué. Cette odeur n'était pas un parfum, c'était un aura plus fort. Une sensation qu'on a en nous, durant un instant Namira se sentit chez elle, comme si elle pouvait revivre son passé. Mais une nuit lui avait arraché son coeur, et le retrouver ne faisait pas partit de ses priorités. Elle pensait vraiment pouvoir vivre sans cet organe, elle se disait que c'était juste un tambour qui rythmé frénétiquement leur corps sans but. Le visage d'Ellon flotta dans le regard de Namira, son sauveur ne lui ressemblait en rien. Il semblait froid et en garde, contrairement à l'ancien guerrier; qui lui était rassurant et heureux. Alors elle n'expliquait pas pourquoi elle les comparait. Ce beau visage perdu qu'elle avait tant admiré, le seul homme qui ait eut l'honneur de la toucher. Namira savait que les morts ne reviennent pas, mais ce soir, elle sentait qu'une partie d'Ellon était venue la rassurer dans le corps de cet inconnu. Il avait la même odeur, et elle ne voulait pas l'expliquer.

Le bac prêt d'elle témoignait que son noble avait prit minutieusement soin d'elle, à certains endroits les draps blancs de la chambre étaient imbibés de taches rouges foncées. Namira se mit encore à sourire sans raison, le bel Orthodoxe lui présenta un domestique qui portait le nom de Reak. La jeune pirate lui faisait confiance, à lui un homme qu'elle ne connaissait pas, un homme devrait suffire pour lui faire changer d'avis, devrait suffire pour qu'elle ne lui offre pas sa confiance. Il devait la surveiller. Namira arqua un sourcil, il voulait la garder prêt de lui? Il lui promit de revenir après sa soirée qu'il qualifiait de corvée, puis s'en alla derrière une persienne. Elle avait envie de se lever et de lui dire qu'elle était assez grande pour se surveiller seule, mais Reak la devança et lui attrapa avec fermeté le bras. La douceur des Orthodoxes était légendaire. Il lui nettoya sa plaie avec un désinfectant qui lui piqua la peau, toujours avec la même caresse, il lui piqua la peau avec une aiguille. En faisant semblant de ne pas avoir mal Namira se demandait pourquoi son beau blond appelait ça une corvée et non pas un honneur.

Le monde de la noblesse représentait beaucoup d'avantages, s'afficher était primordial. La cour, la société qui vivait autour d'un souverain. Namira se demandait à quoi pouvait ressembler une vie serti de diamants, de ne pas soulever une bourse presque vide. Ne plus compter les compliments d'or et d'argent. De pouvoir cracher sur le peuple tout entier en pensant juste à sa petite personne. Avoir des sentiments élevés, de la majesté. Le roi des Orthodoxes devait être comblait, on disait qu'il était le plus bel homme de son royaume. Namira du constater que c'était faux vu l'homme qu'elle venait de rencontrer, et pour rien au monde elle n'aurait voulu approcher un personnage si important. La richesse du coeur valait bien toute les richesses des pierres précieuses, elle se promit de lui demander son nom. Pour pouvoir le garder dans son coeur comme un bijou, elle serait alors plus riche que toutes les femmes du continent. La pirate se contentait de peu, un simple sourire la rendait heureuse, elle prenait la vie comme elle était. Elle voulait profiter de respirer en apprenant, toujours comprendre. En fait le monde de la noblesse la repoussait plus qu'autre chose...

Le noble revint, le souffle de Namira resta coinçait dans ses poumons. Il semblait plus élégant qu'avant. Si elle avait pu se cacher elle l'aurait fait, une profonde honte monta en elle. Sa classe sociale la rattrapa tellement vite qu'elle eut l'impression de se prendre un coup de massue sur la tête. Leurs mondes étaient trop différents. Elle avait naïvement pensé pendant un moment pouvoir rapprocher juste le temps d'un soir le cratère qui les séparait. Mais, puisqu'il y avait toujours un mais, il ne faut pas mélanger les torchons avec les serviettes. Namira avait vécu sans complexes, revendiquant sans cesse qu'elle venait des bas quartiers. Elle était borgne, et elle ne voyait les choses qu'à moitié. C'était triste, c'était réel, elle avait espéré pouvoir connaître ce qu'était ce monde que tout les pauvres convoitaient, il devait la prendre comme un perte de temps. Les bourgeois c'est comme les cochons, plus sa deviens vieux, plus sa deviens... Il était encore plus beau dans cette tenue, des femmes devaient sans doute tomber dans ses bras puissants. Ce soir il allait certainement se faire courtiser par les plus belles perles blanches du royaume. Des beaux yeux qui lui feraient vite oublier que cette nuit une femme avait frôlé la mort. « Mais qu'est-ce que ça peut te faire que des pintades gloussent autour de lui? »

Dans son handicap elle essaya de profiter de la dernière vision de l'homme qui l'avait sauvé volontairement. Puis elle tourna son regard sur son infirmier personnel, il avait finit de recoudre la plaie de la douce seconde. Le travail avait été fait avec soin. On voyait juste un fin fil de couleur noir entrelaçait dans la chair de Namira, il finissait de lui nettoyer l'épaule avec rapidité. Elle n'avait rien sentit, absorbée dans ses longues réflexions. Si elle avait pu, elle se serait levée et serait partie en remerciant les deux hommes avec politesse. Mais son corps refusait de bouger, affaiblit par sa blessure. Les ombres n'étaient pas très résistants. Les Orthodoxes et les Ombres, une nouvelle différence, un nouveau cratère. Namira testa un peu son bras en le bougeant dans tout les sens, ses réflexes n'allaient pas revenir d'un cou. Reak lui pria de ne plus bouger et lui enroula l'épaule avec une fine bande de lin blanc, il lui conseilla de ne pas trop bouger le bras pendant quelques jours. Namira ne pu retenir un sourire, elle ne vivait pas à la cour, elle devait fuir sans cesse, en bas c'était la jungle. Mais visiblement le soigneur l'oubliait. Une pensée beaucoup plus grisante vint tracasser la pirate, où allait-elle dormir ce soir? Sous un pont encore une fois. D'une voix douce et calme elle lui demanda poliment:

-Je sais que j'abuse de vos services, mais j'ai une faim de loup. Auriez-vous quelque chose pour moi?

Reak se releva promptement en rangeant rapidement la trousse médicale et se précipita vers la sortie en promettant qu'il reviendrait avec de la nourriture. Il n'oublia certainement pas de faire une révérence face au noble avant de disparaître dans le couloir. Namira ne connaissait pas vraiment les courbettes et politesses dont faisait preuve la haute bourgeoisie. Elle se demanda un instant si elle ne devait pas se relever et faire une révérence devant le géant. Mais cette idée fut vite mise de coté quand elle vit que le noble avait perdu le peu d'enthousiasme qui avait survolé ses yeux bleus. A la question qu'il venait de poser elle savait exactement quoi répondre. Elle voulait l'excuser et lui dire de ne pas se presser pour elle. Cependant son Orthodoxe laissait penser que cette soirée ne le comblait pas de joies. C'était une obligation, au devoir au quel il devait répondre. Namira comprit qu'il était simplement ennuyé de toute cette mascarade, que les courbettes et autres lubies de la haute noblesse finissait par ternir l'éclat de ses yeux. Le noble donnait l'impression de ne plus rien donner aux autres, c'était un homme vide qui se présentait à la foule. Sans vraiment réfléchir à sa réponse, elle souriait en s'approchant de lui, elle laissa parler son coeur, c'était un ange, la voix d'un ange:

-Si vous n'en avez pas envie, n'y allez pas...

Cette réponse sonna comme une évidence dans la tête de Namira, elle devrait partir bientôt pour rejoindre un port. Ils devraient se dire un long adieu, elle voulait garder un seul souvenir de lui, elle voulait se souvenir d'un homme qui lui avait sauvé la vie et non d'un noble qui se plie au bon vouloir de la noblesse. Namira avait toujours fait ce qui lui plaisait, c'est pourquoi elle était si heureuse. Quand elle voulait sauter dans un lac froid en plein hiver elle le faisait, quand elle voulait volait dans les bras du vent, elle le faisait, tout ça sans demander l'accord d'un troupeau de buffles, d'une troupeau de ministres et autre puissances. Elle voulait essayer de laisser un morceau d'elle dans le corps de cet homme, la petite Ombre qui n'en faisait qu'à sa tête mais qui au fond voulait simplement semer le bonheur autour d'elle. Nous sommes les maîtres de nos vies. Son sauveur pouvait la considérer comme une femme parmi tant d'autre, une enfant pire que capricieuse. Le coeur de Namira lui voulait lui offrir, un peu de son temps, de son écoute, même s'il n'en avait pas besoin. Quand on a que l'amour pour vivre nos promesses, sans nulle autre richesse, on donne plus que les autres.

La jeune pirate sentait qu'elle allait se retrouver seule dans cette pièce à attendre que son noble revienne à une heure de la nuit que même les loups des pleines lunes n'espèrent plus. Mais elle ne perdit pas espoir et regarda la fenêtre ouverte, la nuit était plus belle que toute les autres. Namira se releva péniblement et s'approcha d'une étagère où était posée une belle horloge en or massif. Il était déjà presque dix heures, elle était en admiration devant l'objet. Un vent frais vint lui caresser sa peau dénudée, son corps était presque à découvert, elle s'exposait sans peur près de la fenêtre. L'air froid passa à travers ses cheveux noirs, elle pencha un peu la tête pour admirer un tableau qui se trouvait au dessus de sa tête. C'était la première fois qu'elle se trouvait dans une chambre si luxueuse, puis elle se tourna vers l'Orthodoxe qui n'avait toujours pas bougé. Elle se demandait au final s'il n'avait pas peur qu'elle lui vole un objet précieux. Namira avait l'habitude, c'était une pirate il ne fallait pas l'oublier. Puis d'un ton un peu plus soutenu elle continua son monologue.

-Dites à votre serviteur que vous ne vous sentez pas bien ce soir...

Puis dans un sourire joueur elle enchaina.

-Vous n'êtes quand même pas le Roi du peuple des Orthodoxes, votre absence sera excusée. Je me demande même si elle sera remarquée vu le monde qui doit s'y trouver...

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MessageSujet: Re: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Mar 18 Mai 2010 - 19:47

Le monde de la noblesse n’avait aucun avantage, sauf peut-être celui de l’argent et de la protection qu’il offrait à ceux qui en avaient assez pour s’offrir ce qu’ils désiraient. Ce qui manquait à ceux qui n’avaient jamais rien eu et qui rêvaient de ce monde de vautours. La proposition était alléchante et rien que pour l’idée de s’épargner une telle épreuve, Erendil consentit à y réfléchir plus d’une demie seconde. Il ne pensa pas un seul instant au fait qu’il n’allait pas se retrouver seul si il décidait, sur un coup de tête, d’écouter la voix de la discorde. Les convenances voulaient qu’il s’y présente, même si il avait largement dépassé le dîner, la soirée qui suivait, elle, avait à peine commencée pour les invités. Bah, mais quand pour la dernière fois avait-il respecté tous les diktats de la convenance ? Ce qu’il préférait était de loin de faire le contraire de ce que l’on attendait de lui, voire plutôt de respecter les règles, mais jamais de la façon dont on s’y attendait. Il avait raté le dîner ? Et qu’est-ce que cela changeait pour lui ? Rien. Pour les autres ? Rien, sauf peut-être une raison en moins de médire et de conspirer.

Il allait accepter, non pas parce qu’il avait une quelconque envie de jouer avec le feu, comme le lui proposé sa blessée, mais parce qu’elle avait simplement mis le doigt sur ce qu’il souhaitait réellement, étouffer par les remords de sa conscience qui le poussait à faire ce que l’on attendait du souverain Orthodoxe en de telles occasions. Erendil avait eu cette intention, avant. Avant qu’elle ne parle de ce roi du peuple Orthodoxe. Il ne l’était pas. Ah, si seulement, en cet instant ! Mais au lieu de cela, un vague sourire incurva ses lèvres, qui n’avait rien de chaleureux ni même d’aimable. Son absence allait être remarquée, son dernier œil valide ne fonctionnait-il pas, pour avoir laissé passer tous les indices de sa condition ? Les femmes étaient vraiment les pires idiotes que le Gwendir avait engendrés, dans son insondable stupidité. Si une bonne partie de la survie de l’humanité ne reposait pas sur elles, elles auraient déjà dû être oubliées dans les méandres de l’Histoire comme la pire invention jamais créée par les Dieux.

- Elle le sera, n’en doutait pas. Si vous étiez assez vive d’esprit, vous l’auriez compris et vous n’auriez pas dit autant d’ânerie en si peu de temps.

Il avait une autre idée à la place. Reak revenait enfin, portant à bout de bras un plateau chargé de victuailles, de deux coupes et d’un pichet. Il avait pensé à son maître, en même temps qu’à la convalescente. Il était trop tard pour manger dans la grande salle de réception, son salon privé suffirait amplement. Et ensuite… la suite était encore à prévoir.

Sans un mot, il invita la jeune femme à le suivre, sans proposer de l’aider à faire le court trajet jusqu’au salon. Le dit salon ne dépareillait pas avec la chambre, tout transpirait toujours le luxe et la splendeur, mais la pièce restait indubitablement masculine. Pas de fleurs, pas de babioles inutiles, rien que du fonctionnel. Du fonctionnel de grand standing. Une table entourée de trois profonds fauteuils accueillit le couple, alors que Reak disposait les plats. Erendil attendit que la dame s’installe avant d’en faire de même, délaissant la nourriture qui s’offrait pourtant à sa vue et son odorat. Même si tous les plats étaient simples, la disposition, la façon de présenter les choses… Il s’attendait déjà à une autre réaction de paysanne. Il la laissa profiter de ce qu’il lui offrait aussi obligeamment, conversant à voix basse avec Reak quelques minutes. Le serviteur les laissa seul, pour aller exécuter promptement les ordres de son roi.

De son côté, Erendil gardait le silence, ce précieux silence. Il n'avait jamais eu besoin de parler pour combler un vide, ne se sentant aucunement indisposé par les moments de flottement qui pouvaient gêner certain. Il patientait, jauger, pour tenter de décider si son idée -stupide au demeurant, il le sentait- n'allait pas être une erreur. Mais après avoir essuyé les remarques désobligeantes de celle qui lui faisait face, il brûlait de savoir si elle survivrait à une soirée passée à évoluer parmi le beau monde de la noblesse Orthodoxe. La souverain ne lui donnait pas une heure avant de crier grâce, il n'attendait que cela. Pour faire payer l'affront qu'il venait de subir, lui qui était reconnu n'importe où, par n'importe qui. Il avait du mal à se dire qu'il était assez orgueilleux pour ne pas apprécier une telle absence de jugement de son invitée vis à vis de lui. Même si c'était reposant, au final.

- Jouons si vous le voulez bien, commença-t-il. Il est des obligations envers lesquels on ne peut se soustraire, bien que je ne m'attende pas à ce qu'une roturière puisse comprendre ce genre de chose. Mais après avoir pris tant de plaisir à rabaisser la noblesse, je vous propose un petit... défi, qui égayera ma morne soirée, vous qui semblez tant prendre à cœur ce que je ressens. Accompagnez-moi. Soyez ma cavalière pour cette unique soirée et voyons si votre verve résistera aux assauts de courtisans pour qui médire est comme une seconde nature.

Maintenant, rester à savoir si elle aurait assez de cran (ou de folie) pour accepter. Quel que soit son choix, le sien était déjà fait : qu'elle accepte ou non, il ferait ce que le devoir lui commandait de faire, Erendil irait présider avec son insipide fiancée, si elle se trouvait encore dans la grande salle de réception, le pseudo bal qui devait déjà avoir commencé.
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MessageSujet: Re: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Jeu 20 Mai 2010 - 7:55

De l'or dans l'âme


-Elle le sera, n'en doutait pas. Si vous étiez assez vive d'esprit, vous l'auriez compris et vous n'auriez pas dit autant d'ânerie en si peu de temps.

Namira eut un frisson. Pas assez vive d'esprit? Elle avait une folle envie de prendre la grosse pendule et de lui envoyer sur sa belle figure. Si seulement il avait eut la décence de se présenter, elle n'aurait pas commit une faute aussi grave. Mais bon, les hommes oubliaient trop souvent l'essentiel et croyaient qu'on pouvait par définition deviner l'ensemble des intrigues qui nous entouraient. Balivernes. Namira se retourna lentement, elle avait vaguement entendu parler du roi des Orthodoxes qui détestait par dessous tout la race de Venus, son esprit s'éclaira. Une profonde haine l'anima, les gens de cette puissance n'hésitaient pas à baisser le faible.

Se prenant pour je ne sais quel Dieux tellement l'orgueil les mangeaient. La pirate se sentait encore un peu faible, mais en y pensant... C'était bien ses abrutis de gardes qui l'avaient poursuivit dans toute la ville, juste parce qu'elle avait refusé des avances! Elle se demanda une seconde s'il n'était pas préférable qu'elle s'absente pour ne plus revenir. Quand cette pensée vint lui chatouiller l'esprit, Reak apparu en courant, il portait un beau plateau garnit de multiples aliments avec de l'alcool. Si Namira avait été un chien elle aurait bavé à coup sur! Sans qu'elle attende vraiment que son hôte l'invite à partager ce festin, elle se retrouva assise dans le petit salon du souverain. L'idée de partir s'envola aussitôt.

La belle, ne fit pas attention à la décoration sobre mais luxueuse de la pièce. Son attention se focalisa sur la montagne de nourriture qui se dressait devant elle. Son ventre hurlait de douleur, une faim sans égard lui mangeait les muscles. Les jours étaient pauvres, les riches heureux et les pirates affamés. Elle capta de suite une énorme cuisse de poulet, et vu sa couleur elle devait être esquive. Namira leva les yeux vers son roi et lui lança un magnifique sourire, dans un geste assez fluide elle attrapa une grappe de raisin. La raison lui disait de se tenir convenablement face à se personnage et de ne pas se jeter comme une canibale affamée sur la volaille.

Elle ne serait jamais rassasiée avec ces quelques boules jaunes. Le jus sucré emplit sa bouche avec un intense plaisir, elle aurait presque put attendre l'extase tant c'était bon. Le silence revint sur les deux étrangers quand le valet s'éclipsa sous les messes basses de son maître. Namira, elle, continuait à commettre son péché. Elle était quasiment nue, mais rien ne l'empêchait de savourer pleinement le doux plaisir de ce fruit. Dans son moment d'absence elle s'amusa à lancer les grains de raisin et de les avaler tout ronds en les rattrapant au vol. Un jeu que lui avait apprit un matelot, son charme était à son apothéose, mais parfois, c'était à se demander si Namira était vraiment une femme. Enfin, si elle voulait en être une du moins. Ses manières et sa façon de vivre frôlaient parfois la grossièreté. Elle voulait vivre sans se prendre la tête, en laissant son coeur guider ses choix et ses actes, il était rare de voir une femme avec un comportement comme celui ci. Elle était complètement différente des autres, c'est ce qui repoussé en général les hommes qui la convoitaient pour son physique de femme fatale.

La boule dorée resta coinçait dans son gosier. « Quoi?! » L'homme au cheveux couleur neige venait de lui proposer, non de la défier, de l'accompagner à ce buffet. Namira faillit s'étouffer mais recracha in extrémiste la bille de raisin qui aurait pu lui ôter le souffle. Il était devenu fou. Il croyait vraiment que cette femme, cette paysanne allait accepter de le suivre dans une soirée ou se batte la noblesse juste pour... L'amuser? Namira ouvrit grand les yeux, c'était le roi et combien de femmes auraient accepté de l'accompagner à ce genre de soirée. Le roi était le plus bel homme qu'elle eut rencontré au court de son existence certes, mais de là, à lui demander ouvertement de venir avec lui. Namira se servit un verre de vin et en essayant de clarifier la situation elle lui annonça:

-Savez-vous qui je suis? Je m'appelle Namira Terendial, seconde d'une nef appelait l'Ephémère. En d'autre thermes je suis ce que vous qualifiez, vous autres gens de la haute société, de 'pirate', je suis d'une catégorie largement inférieure à la votre. En suite la blessure que vous avez si gentiment soigné ce soir, est l'oeuvre de l'une de vos sentinelles, je pense que ma présence sera plus vite remarquée que la votre. A la seule différence que moi je dormirai dans un cachot en rêvant de vos beaux yeux. Et pour finir, je suis borgne, je ne me suis pas lavée depuis des jours et je ne porte que des vêtements sales.

La réponse avait été claire et précise. Namira avala d'un trait le breuvage trop léger à son goût. Puis se plongea dans les yeux de son amant, il était vraiment sérieux. Un soupir. La belle s'approcha de lui. « Tu es vraiment têtue ma pauvre! » Le défie lui rongea le cerveau, c'était une battante prête à accepter toutes les aventures qui s'offraient à elle. Elle tendit une coupe remplit au souverain, elle se lançait dans l'inconnu. Son bras ne la faisait plus souffrir, les obligations. Namira avait quand même retardé longtemps cet homme prêt d'elle, elle lui était redevable, et même s'il était parfois presque frustrant à son égard elle le trouvait sympathique. Et si elle pouvait le divertir juste le temps d'une soirée, elle le ferait. Leurs yeux se croisèrent encore une fois dans la même douceur. La pirate leva sa coupe, c'était une folie de vouloir relever un défi tel que celui ci, Namira ne connaissait pas les gens de la noblesse. Elle ne savait pas que si elle descendait les escaliers aux bras du roi, elle serait pourchassée sans relâche par des femmes à la peau blanche, mais elle n'avait peur de rien, la belle se lança. De l'audace il en fallait, et elle en avait.

-Je veux bien jouer avec vous. Cependant j'impose des conditions: je ne sors pas sans mon arme, le premier de vos courtisan qui m'approche de trop prêt, disparaîtra de la surface de votre royaume, j'ai horreur des hommes trop collants, ensuite je ne sais pas danser et le plus important...

Namira s'avança encore plus prêt du roi, et lui murmura à l'oreille:

-Je veux que vous m'accordiez toute une nuit.

Un rire joyeux s'échappa des lèvres de la belle pirate, elle avait envie de vivre plus fort. Elle provoquait amicalement le monarque en lui imposant ce désir, mais elle savait très bien au fond, qu'elle allait devoir une fois de plus dormir sous les ponts. Cette vérité ne changea pas l'attitude joviale de la douce seconde, même si elle riait seule. Les courtisans de la cour ne lui feraient pas de faveurs, elle s'en fichait, elle avait envie de s'amuser, elle aussi avec son sauveur. Elle était la plus riche des femmes ce soir, il allait pouvoir remplir son devoir avec cette jeune pirate qui ne connaissait évidement pas le mot 'routine'. Namira brandit son verre encore plus haut et toujours avec la même vivacité déclara:

-A la santé du roi et à la soirée qui nous attend!

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MessageSujet: Re: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Mer 26 Mai 2010 - 9:33

- Marché conclu, répondit-il, sans donner l’impression d’y avoir réfléchit très sérieusement avant de donner sa réponse.

Perdre un courtisan ne le dérangeait pas tant que cela. Au vu des derniers jours, un de plus ou un de moins, cela ne changerait rien à ses affaires. Ils tombaient tous comme des mouches et cette fois, contre toute attente, il connaîtrait au moins le nom de celle qui le débarrasserait d’un inutile. Son arme n’était qu’une lubie dont il commençait à prendre l’habitude. Et si tant est qu’elle se décide à l’utiliser, la salle serait remplie de tous les côtés par des mages doués à divers degrés. Ils auraient tôt fait de la mettre hors d’état de faire du mal ou de provoquer un génocide de nobles Orthodoxes. Quant à sa condition… cela faisait plutôt sourire Erendil. On verrait d’ici à la fin de la soirée si elle persistait dans son envie soudaine, car pour l’instant, il ne la voyait pas, lui, dormir sous un pont, loin de là…

La coupe dans les mains, il leva son verra en même temps qu’elle, sans se soucier du toast qu’elle prononçait. Il pensait déjà aux détails. Reak était partit, sur ses ordres, s’occuper de trouver une tenue correcte pour la dame. Impossible qu’elle se balade à travers le palais à moitié nue. Il faisait confiance à l’homme pour trouver de quoi satisfaire les goûts de la pirate. En même temps qu’il ramènerait la robe et les fanfreluches indispensables -soit disant- à chaque femme, il reviendrait en compagnie de plusieurs servantes qui aiderait Namira à profiter de son bain et de tout le confort qui allait de pair, à s’habiller, se coiffer et que savait-il encore. En attendant…

- Finissez de manger. Reak devrait bientôt être de retour avec de la main d’œuvre et de quoi pourvoir à tous vos besoins avant d’aller dans la cage aux fauves.

Il la délaissa finalement, après s’être légèrement incliné, pour rejoindre son bureau. Il ne savait pas plus combien de temps précisément cela allait prendre de pouponner son invitée, mais connaissant le nombre incroyable de jupon, chemise et laçage à faire, il devait trouver de quoi s’occuper intelligemment. Il n’y avait pas d’heure pour les affaires du royaume et s’installant dans le confortable fauteuil qui faisait face à son bureau, il s’y installa et se plongea pour un court moment dans le rapport d’activité parvenu le matin même.

Il se passa ainsi une bonne trentaine de minute avant de Reak ne refasse son apparition, accompagné de trois servantes, deux portant une robe pliée et enveloppée dans un papier protecteur doré, la dernière transportant une trousse blanche -cosmétiques ? Erendil reposa le rapport qu’il lisait et se leva pour retourner dans le salon. Les servantes avaient entreprit de déballer les vêtements pour les offrir à la vue de la pirate, pour qu’elle choisisse celle qui lui plaisait. Toutes deux étaient d’excellente facture, point trop épaisse pour ne pas gêner les mouvements, chacune bien différente de sa voisine. De la dernière mode, pensa le souverain, sans plus y penser. Reak avait de nouveau disparut pour s’occuper du bain et de sortir des serviettes propres.

- Une heure devrait être suffisante pour vous préparer, commença-t-il, tant pour Namira que pour les servantes qui s’occuperaient d’elle. Nous sommes déjà en retard, une heure ne changera plus rien maintenant et cela rendra notre arrivée tardive encore plus incontournable.

Les servantes Orthodoxes s’inclinèrent face à lui et l’une d’elle, d’un geste de la main, invita la pirate à avancer pour la conduire jusqu’à la salle d’eau privée du souverain. Celle-ci était plus fonctionnelle qu’autre chose -comme toutes les pièces de ses appartements privés- et une douce chaleur (magique) finissait de mettre à l’aise quiconque se décidait à prendre un long bain.

- Je serais dans mon bureau, quand vous aurez terminé, conclut-il avant de retourner à ses affaires et de laisser Namira aux mains d’expertes en la matière.
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MessageSujet: Re: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Lun 31 Mai 2010 - 7:58

Décalotter


Namira regarda le souverain donner des ordres sans brocher, elle le laissa lui dicter ce qu'elle avait à faire. Le roi devait être habitué à ce qu'on lui obéisse, heureusement d'ailleurs, un homme avec une main de fer sa ne pouvait pas laisser une femme indifférente. Namira ne pouvait et ne devait pas être insensible face à lui. Ses long cheveux blancs glissèrent dans son dos. S'il n'avait pas été roi, elle l'aurait surement embauché sur le bateau. Pas mauvaise idée, un nouveau pari se créa dans sa tête, mais ils avaient toute la nuit pour en parler. Il avait l'air d'être légèrement sur ressort, presque anxieux de cette soirée. La pirate arqua un sourcil quand les femmes lui présentèrent deux belles robes en soie. « Je vais ressembler à un pantin! » Elle le regarda s'éclipser sans ouvrir la bouche, les mots n'avaient pas leur place. Le soir, la nuit, cette soirée. Namira se demandait comment elle allait faire. Le festin n'avait plus de valeur à ses yeux, son attention se porta sur les serviteurs du roi. Reak l'entraîna dans la salle de bain, une décoration soigneusement étudiée, le luxe vexa encore une fois la belle voyageuse, elle admira la baignoire qui était faîte de marbre poli, simplement en admiration. Quelque seconde plus tard, les femmes revinrent avec des pots en porcelaine remplis d'eau chaude, elles les déversèrent délicatement dans le bain. Une odeur parfumée envahit les narines de Namira, c'était du thym ou peut-être du laurier, en fait elle n'en savait rien. Elle se laissa juste porter par cette sensation divine. Les serviteurs se postèrent devant elle, comme s'ils attendaient. « Au point où j'en suis. » Sans plus attendre elle enleva les derniers vêtements qui lui recouvraient le corps. L'eau glissa le long de ses jambes, pour venir jusqu'à ses parties les plus intimes. Aucune pudeur dans ses mouvements, elle savouraient pleinement ce bonheur qu'elle savait éphémère.

L'équipage de la nef déserta son esprit, elle se consacrait pour la première fois de sa vie à elle. A son apparence. Les deux servantes s'occupèrent soigneusement d'elle, l'une s'appliquait à lui laver ses long cheveux noirs et l'autre essayait tant bien que mal d'enlever les tâches de saleté incrustées dans sa peau. Namira ferma les yeux, en fait sa pouvait être agréable d'être une vraie femme. Si les jours d'une femme étaient aussi simple et apaisant elle... Non, l'aventure et rien d'autre. Jamais elle n'aurait pu troquer sa part de liberté pour être une bécasse de premier choix. Un petit rire s'envola dans la pièce. Une bécasse, des bécasses, elle allait en voir ce soir. Une voile! Une voile! Une voile! Namira s'imagina déjà entrain de jouer les princesses au milieu d'une foule de courtisans qui viendrait seulement lui parlé parce qu'elle était en compagnie de leur bon roi. Bon, mauvais, gentil méchant. La pirate avait toujours eut horreur des préjugés, pourquoi on devrait voir juste noir ou juste blanc? Foutaises! Mensonges. Façade. Namira sortit du bain, la couleur de l'eau laissait à désirer, elle était donc si sale que ça? Les serviteurs s'empressèrent de la sécher, le temps était compté. Une heure, pas une minutes de plus. Elle se posa sur une chaise, en ayant la ferme intention de se faire cajoler par les deux professionnelles. Encore une fois elles se répartirent les tâches, l'une s'attarda sur ses cheveux en leur donnant du volume et en essayant de cacher l'oeil laiteux de la femme avec une belle mèche noire, pendant que l'autre passait plusieurs huiles et autres parfums sur le corps de la belle. Namira aimait bien, elle devait l'avouer, qu'avoir du personnel c'était assez... Commode. Elle repasserait certainement dans la capitale Orthodoxe pour venir faire un 'petit bisou' au roi.

Les deux servantes l'entraînèrent jusqu'au petit salon et lui mirent des sous-vêtement en dentelles blanches. Namira était émerveillée par la qualité du tissus et la précision du travail. Puis elle posèrent les deux robes en face de la voyageuse, pour qu'elle choisisse. Pendant deux secondes elle se sentit gênée, gênée de devoir choisir quelque chose qu'elle ne pouvait pas comprendre. Les robes étaient toutes deux somptueuses. Namira regretta un instant son habit de matelot, d'une simple pirate mais bon, c'était juste pour un soir. Elle n'allait pas quand même épouser le roi, mais une profonde envie de le garder en tant qu'ami traversa son coeur. Les deux robes. Une rouge, passion désir, des petites roses cousues en bas de la robe, des reflets dorées passaient sur le tissus. Une bleue, tendresse, douceur, un magnifique corset, des perles brodaient comme sur le ciel dans une nuit étoilée. La dernière, c'était elle qui lui fallait. Namira annonça au servantes son choix, la bleue était faite pour elle. Avec bonheur Namira remarqua que celle-ci n'avait pas de manche, c'était un bustier. Les femmes s'empressèrent de lui mettre cette robe, elle lui allait comme un gant. La servante serra le corset, les seins de la belle ressortirent tellement vite qu'elle en eut le souffle coupé. Comment, comment allait-elle tenir? Elles lui enfilèrent des talons hauts d'au moins 10 cm, Namira avait envie de rire, jamais elle n'avait porté de telles chaussures. Les servantes étaient efficaces, elles la maquillèrent avec goût un beau rouge à lèvre rouge carmin, du fard à joue pour éclaircir sa peau mate. Quelque bijoux aux bras et un beau collier de perle. Ses cheveux décrivaient à présent de belles boucles nettes et soyeuses, une mèche descendait en cascade su son oeil borgne. Elle était époustouflante. Une fois que les valets eurent fini leur travail ils se regardèrent plus que satisfaits. C'était une apparition, un beau mirage. La plus belle femme des mondes.

Namira se regarda un instant dans la glace, elle ne se reconnu presque pas. Elle était belle et elle sentait bon la fleur. Puis, Reak lui tendit le bras avec un grand sourire, il devait l'emmener jusqu'au bureau privé du roi. Avec difficulté elle marcha jusqu'à la porte, elle remercia le serviteur et lui demanda de la laisser ici. Il fit une révérence et sans plus attendre s'éclipsa, une révérence, Namira ne put retenir un large sourire. Un long voyage, de belles histoires à raconter à l'équipage qui allait sûrement rire de son aventure avec le roi. Elle poussa lentement la porte, mais ne se montra pas, honteuse. Elle toussa pour que le souverain puisse savoir qu'elle était la, cachée derrière la porte, elle ne le voyait pas non plus. Pourquoi avait-elle peur de se montrer? C'était la première fois qu'elle se sentait belle, qu'elle était femme et sa la répugnait. Accepter pour pouvoir mieux se moquer. « Je ne suis qu'un pantin! » Son sourire se changea en remords, et si... Namira avait toujours était reconnue pour son courage et sa franchise, cependant ce soir elle se retrouvait face à une situation qui la laissait sur le bord, une simple spectatrice qui vivrait la pièce de ses rêves. Elle s'attendait vraiment à ce que le roi rigole de ce changement, la trouve pathétique, elle ne resterait pas ça c'était sur. Une profonde amertume roula dans sa bouche, elle n'allait pas se laissé écraser par un homme. Ni par personne d'ailleurs. Elle inspira profondément, au moins elle avait tenu la moitié de son pari, et s'il voulait encore se ridiculiser auprès d'elle, tant pis...

-Je suis désarmée, je vous préviens d'avance je ressemble vraiment à toutes ses poules blanches qui vous tournent autour...

Namira ferma les yeux et pénétra dans la pièce, sous le regard critique de l'homme qui l'avait sauvé. Sans un mot, sans bouger sans même ouvrir les yeux pour ne pas voir le visage de son mentor, qu'elle imaginait tordu d'un rire ou autre.

-Je suis prête.

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MessageSujet: Re: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Mar 15 Juin 2010 - 19:54

Finalement, il n'avait rien fait que sauver une insupportable vantarde, qui était très douée dès qu'il était question de menacer l'intégrité physique de quelqu'un, mais qui était incapable de s'assumer telle qu'elle était. Pour ce qu'il en avait vu, sa pirate était une femme, bien faite, avec ce qu'il fallait où il le fallait et jusqu'à preuve du contraire, les vêtements d'une femme, quand ils n'étaient pas inutiles, se composaient entre autre d'une robe. Que celle-ci sorte d'une boutique grand choc ou d'un taudis, Erendil ne voyait pas la différence, hormis peut-être la qualité.

Il voyait des femmes accoutrées de cette façon tous les jours que Thor faisait, chacune rivalisant d'idée pour surpasser sa voisine et son invitée avait beau avoir des formes à faire se damner n'importe quel homme en manque d'attention féminine, elle restait bien loin de valoir les femmes de la cour qui avaient appris à valoriser leurs atours pour charmer tout ceux assez bête pour s'y laisser prendre. Même avec tous les efforts possibles, le monarque ne pouvait que former des hypothèses : elle n'aura pas la même aisance que ces dames, pas le même charme. Mais qu'importait. Qu'importait l'avis des courtisans ? Qu'importait son avis à lui ? Dès demain, ce serait comme si ils ne s'étaient jamais rencontrés, Erendil n'était pas de ceux qui croyaient au roman épique où après une rencontre rocambolesque, les héros tombaient amoureux l'un de l'autre et décidaient de ne plus se quitter; le soleil levé.

Il n'avait pas cœur à rire, ne l'avait plus depuis longtemps déjà. Après avoir griffonné une signature en bas de page que lui tendait un Orthodoxe conciliant, Erendil leva les yeux de sa table de travail pour porter son regard vers la forme féminine qui s'était avancée et s'était auparavant annoncé. Elle ne le regardait pas et le souverain ne s'en offusqua pas outre mesure. Malheureusement pour elle, si elle ne désirait pas qu'il la regarde ou se moque d'elle, elle aurait mieux fait de se sauver tant qu'il en était encore temps, ou espérer que ce soit lui qui ferme les yeux avant son entrée dans son bureau. Il quitta son siège pour la rejoindre, passant rapidement le regard sur sa tenue. Pas le même charme que toutes ces oies qui peuplaient la cité, c'était bien autre chose. Un esprit indomptable engonçait dans une parure qui ne convenait pas au caractère enflammé de sa cavalière d'un soir. Il s'en était douté à la seconde même où il lui avait proposé cette étrange défi, elle attirerait les regards, mais pas pour les mêmes raisons que les autres. Et si les hommes Orthodoxes n'étaient pas stupides, Erendil aurait de la concurrence ce soir.

- Parfait, allons-y dans ce cas. Ne faisons plus attendre les invités.

Il ne fit aucun commentaire et à la seconde où elle accepta le bras qu'il lui tendait, il ne la regarda plus. Non pas parce que sa vue le gênait, simplement pour lui laisser le temps de se faire à sa nouvelle apparence, car dès qu'ils seraient arrivés à la salle de réception, il serait trop tard. Elle serait jugée, épiée, son attitude sera passée au peigne, ses moindres fautes seront commentées et retournées contre elle, dans le but avoué de la déstabiliser. La noblesse était un monde de requin où tout le monde cherchait à détrôner tout le monde, par tous les moyens possibles, tant que cela restait discret. Les faibles disparaissaient, les forts s'enrichissaient, la dure loi de la nature.

Sa cavalière à son bras, Erendil la conduisit sans grande hâte jusqu'au lieu dit. A mesure qu'ils avançaient, le bruit des discussions augmentait, la musique emplissait l'espace. Ils croisèrent de plus en plus de couple aux abords de la salle de bal, qui s'inclinaient sur leur passage, qui y regarder à deux fois sur la femme qui accompagnait -à priori de son plein gré- le roi Erendil San'Veck, bien entendu réputer pour détester ce genre de manifestation. Réputé aussi pour être exécrable pendant ces moments là.

Les chuchotis s'élevèrent sur leur passage, mais Erendil n'en avait cure. Il continuait à avancer, imperturbable. Un serviteur diligent s'approcha de lui et murmura quelque chose à son oreille, qui reçut un simple hochement de tête. Pas de fiancée pour venir gâcher sa soirée et l'initiation qu'il avait voulue de la vie à la Cour. Ce ne pouvait être mieux. Il accompagna Namira jusqu'à ce qui ressemblait le plus à un buffet et lui tendit un verre de vin qu'un serveur avait tendu dans sa direction, gardant un œil sur le couple haut en couleur qui venait à leur rencontre.

- Javier et Clarissa Don'Clare, comte et comtesse de Clare, un domaine à l'est du royaume, précisa-t-il simplement avant de se tourner pour saluer les arrivants.

Autant lui laisser le plaisir de la découverte des penchants pour les ragots de ces deux Orthodoxes.
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MessageSujet: Re: Fugitive [Pv: Le roi des Orthodoxes *]   Jeu 2 Sep 2010 - 17:52

Personne n’est personne.


Chacun à son histoire, ses blessures plus ou moins profondes. Le ciel a pour certain des couleurs différentes, des enfers rouges et apaisants. L’Homme, avec sa race, avance en mettant les poings. C’est beaucoup mieux quand on fait mal en premier, même si l’intention était bonne, on se dit qu’il vaut mieux être prudent. Et on frappe. La meilleure défense reste l’attaque. Qu’est-ce qu’on peut penser à la fin ? Que plus personne n’a de conscience, que l’âme même de l’Homme n’a jamais existé ? C’est la, que s’effondre des milliers de théories qui rassuraient l’Homme dans son image. Je ne me suis fondu que dans les remous de la société, c’est elle la fautive ! Parce que l’Homme, dans toute sa splendeur, n’est jamais coupable. Le coupable est toujours l’Homme d’à coté qui rejettera la faute sur un autre, puis sur un autre, puis sur un autre Homme, et quand le monde sera fautif on répondra simplement : L’erreur est humaine. On touche le ciel du bout des doigts sans jamais décrocher une seule étoile. L’existence de l’Homme. Reste à savoir pourquoi nous sommes ici. Demander de l’aide, regardez-moi. Des promesses qui ne font que détruire les promesses qui vivaient avant elles. L’Homme est devenu son plus laid reflet, il a changé son égo pour faire de lui un riche. La vraie richesse vient du cœur, la vraie valeur est celle que l’on attribut par son cœur. Alors l’Homme le plus riche est en fait un imposteur qui meurt jour après jour un peu plus dans ses douleurs, car rien n’est plus proche de la solitude que le sentiment de se sentir coupable.

Namira releva la tête, son regard balaya la salle comme un chien qui cherche sa proie. Sa longue chevelure ondulait derrière elle, c’était un animal. Elle avait l’impression d’être un fauve qu’on mettait sans muselière dans un poulailler, et les poules jacassaient forts. Plusieurs Orthodoxes se retournèrent pour admirer la jeune femme, elle serra les dents. La salle était pleine, les voix montaient et ressemblaient à un rassemblement d’abeille, une énorme ruche ! Namira n’avait pas la prestance de toutes ces dames de la haute noblesse, Namira marchait souplement comme si elle ne touchait pas le sol, c’était une ombre et on pouvait le sentir à des kilomètres à la ronde. Les nobles, elles, avaient une démarche calculée presque fausse, elles avaient une manière de rire, une façon de parler, à la fin se n’étaient que des poupées, elles n’étaient pas vraiment elles. Namira ne porta plus d’attention à la foule et se concentra sur les gestes du souverain. Il n’avait pas lâché sa main, il avait perdu cette lueur dans ses yeux, cette douce lueur qui avait fait penser à Namira qu’il était différent, mais personne n’est différent. Elle poussa un petit soupir : « Il faut que tu arrêtes de rêver. » Il lui tendit un verre de vin, qu’elle accepta en le remerciant. Sa devait être un jeu, et déjà elle savait qu’elle allait perdre. Se n’était pas le même Homme. La belle pirate, regarda deux Orthodoxes s’avancer vers eux, ils avaient des allures de… Nobles, il n’y a pas d’autre mot pour les définir. Le roi les présenta, Namira les salua simplement de la tête et se retint une nouvelle fois de rire quand la comtesse se prosterna, une pirate ne jouerai pas à faire des courbettes, et vu le regard du comte se manque d’éducation l’offusqua.

Namira leur lança un sourire radieux, ne portant d’égard à leurs regards. Les courbettes c’étaient pour les riches, les avares, plus les secondes passaient et plus elle se rendait compte qu’elle avait horreur de ses gens là. Elle ne vivait que d’aventure, et la mettre dans un milieu comme celui-ci se serait comme de mettre un oiseau dans une cage. Namira avait besoin d’espace, elle n’avait pas besoin d’argent, seulement d’amour et d’amitié. Comme l’air semble rare dans une pièce aussi grande, le seul divertissement est de critiquer son voisin, quel monde ennuyeux et froid. Pourquoi tant de villageois rêvaient d’intégrer ce milieu ? Elle raconterait à l’équipage son aventure à travers le pays des Orthodoxes et comment elle avait eut la faiblesse d’être attiré par l’un d’eux. Ce soir est ce soir, quand le roi partira à ses occupations, elle partirait pour qu’au final il l’oublie à jamais. Cette pensée lui serra le cœur, allait-elle, elle aussi oublier leur rencontre ? Seul le temps le dirait, mais elle savait qu’un jour ou l’autre elle reviendrait certainement dans la capitale pour simplement se souvenir ou venir se poser sur le balcon du roi, en regardant sa chambre certainement déserte, pour en suite partir et se promettre de revenir encore pour se souvenir. Un rire puissant s’éleva dans la salle se qui permit à Namira de sortit enfin de sa rêverie. Elle se focalisa de suite sur le manteau de la dame, et son sourire se figea. Une peau, d’animal, une peau, d’innocent. Namira avait tué au cours de sa vie une dizaine d’Hommes, cela la répugnait, mais quand elle tuait, elle savait pourquoi, elle ne tuait pas pour le plaisir de faire couler du sang, elle tuait pour rendre une justice. La vue d’une fourrure la ramenait à l’injustice, l’animal ne parlait pas, l’animal ne pouvait pas crier grâce. La comtesse la regardait d’un air hautain se qui l’agaça fortement. Son franc parlé reprit le dessus, et avec un petit sourire ironique elle lui lança calmement pour que la femme comprenne bien qu’elle ne pouvait pas accepter qu’on accepte ce genre de pratique.

-Je ne savais pas que des animaux pouvaient revêtir la peau d’un autre animal pour paraitre plus beaux.

Le regard de la comtesse se glaça, Namira lâcha la main du souverain. La franchise faisait partie de son caractère, et même si elle allait se faire écraser, elle ne regrettait rien. Le silence passa sur eux, Namira savait que la femme allée répondre. Avant qu’elle le fasse Namira bu d’un trait tout le vin qui se trouvait dans sa coupe, un très bon vin. Ce geste chassa toute trace de féminité en elle, la meilleure attaque reste la défense. Plus rien n’avait d’importance, elle était elle, et seul ça comptait à ses yeux. Le roi pouvait lui dire de remonter dans ses appartements, il le pouvait et Namira s’attendait à tout. Elle glissa son bras sur celui du souverain et lui attrapa délicatement la main, elle ne savait pas pourquoi elle avait fait ce geste mais elle s’attendait déjà à être repoussé. Les regards surpris des deux nobles l’amusèrent. Elle profita de l’instant pour poser sa tête contre l’épaule du roi. Elle avait du enfreindre plusieurs lois, elle avait du choquer pas mal de monde et cela l’amusait.


Désolé pour le temps de réponse je n’ai pas pu poster mon absence car le site était fermé. Merci de ta patience =)

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