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 La belle, la bête... et le reste [PV *]

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MessageSujet: La belle, la bête... et le reste [PV *]   Lun 7 Juin 2010 - 13:08

Jour premier,
Quatorzième semaine,
Fin d'après-midi

Il se souvenait très d’une soirée comme celle-ci. Ils avaient tous -tous leur compagnon et eux-mêmes- passés l’après-midi à s’entraîner, à suer sang et eau pour contenter leurs instructeurs et au bout de cette demi-journée de torture magique, ils avaient gagné le droit de profiter de la nuit comme ils le désiraient. Sans se faire prier, ils avaient investis une taverne bon marché, non loin de la caserne et avait dépensé leur maigre solde en nourriture, en boisson et en femme. Si près d’un haut lieu de testostérone, les filles de joie pullulaient, pour profiter de la bourse rebondie (parfois) des jeunes hommes désirant intégrés l’armée magicienne du royaume.

Ils étaient cinq, en tout et pour tout, et Niniel la seule représentante féminine de leur petit groupe. Même si l’armée était mixte, la part de femme restait ridiculement basse, du fait de la propension d’homme chez les Orthodoxes. Y trouver des membres d’autres races n’était pas rare, leur peuple était celui des magiciens et quiconque désirait devenir un mage accomplit se devait de passer par ici pour y parvenir. A moins de vouloir être un mage médiocre ?

Ils avaient ris toute la soirée, profités de ces quelques heures de liberté pour vivre pleinement. Il se souvenait encore très bien des visages de ses amis d’antan. Se sentir vivant était un luxe et cette nuit là, il avait eu conscience qu’il n’était pas simplement une âme dans un corps destiné à régner sur tout un royaume, à être courtisé par des jeunes filles uniquement intéressées par la couronne qu’il allait un jour ceindre sur son front. Et aujourd’hui, en avalant la gorgée de vin d’un grand cru, Erendil avait oublié le goût qu’avait ce genre de rassemblement festif et amical. Pouvait-il dire, en cet instant précis, qu’il avait encore des amis ? Difficile question. Tout à chacun cherchait avant tout à obtenir de lui des avantages divers et variés, on le flattait pour le mettre dans de bonnes dispositions d’esprit, on lui donnait ce qu’il souhaitait pour obtenir en retour ce qu’on désirait. Même Niniel. La prochaine fois qu’ils se verraient, Erendil doutait que cela soit simplement amical. Peut-être aurait-il dû plutôt proposer à Niniel de sortir en ville, au lieu de s’enfermer au palais, avec sa fiancée…

Erendil avala d’un trait le reste de son verre et congédia d’un geste le serviteur présent. Il se trouvait dans son salon, dans l’immensité de ses appartements privés. Si il devait supporter la présence de Linnel Soma’Ren, autant que cela soit dans un lieu qu’il connaissait, avec des objets familiers et la possibilité de la congédier si sa vue l’insupportait.

A leur arrivée au palais dit, Erendil avait laissé Niniel aux bons soins de quelques serviteurs, qui commençaient à être habitués aux lubies de leur roi. De son côté, l’Orthodoxe avait pu changer de vêture et troquer ceux en mauvais état après le déchaînement magique de Niniel. Tout était partit avec les ordures. Il sentait ses muscles protestaient des efforts qu’il leur faisait faire en bougeant. Contrecoup normal de la tension précédente. Quant à ses blessures, le baume faisait déjà effet et la douleur -minime- n’était plus qu’un lointain souvenir qui ne l’empêcherait pas de profiter de son sommeil.

Le ballet des serviteurs prenait de plus en plus d’ampleur, ce qui ne voulait dire qu’une seule chose : l’heure tournait et avec son défilement venait le temps de l’arrivée des invitées, de l’invitée entre autre. Erendil se faisait beaucoup moins de soucis pour l'autre.
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Linnel San'Veck
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MessageSujet: Re: La belle, la bête... et le reste [PV *]   Lun 7 Juin 2010 - 20:10

Linnel avait été prévenue dans l'après-midi que son futur époux la conviait à le rejoindre, lui ainsi qu'une invitée de marque, pour le diner. Grande avait été sa surprise, et parfaitement compréhensible, puisqu'il avait semblé mettre une énergie particulière à l'éviter depuis que l'annonce des fiançailles avait été faite. Calmant son émoi, et tentant de garder la tête froide, la jeune femme appela sa servante et lui demanda de préparer tout ce qui était nécessaire à ce qu'elle soit bien plus que présentable devant le roi. Le cérémonial de la préparation de préparation de la jeune femme accompli, elle se posa dans un fauteuil de son salon privé et tenta de lire, un roman sur une paysanne à qui il arrivait toutes sortes de péripéties. L'histoire en elle même n'était pas particulièrement passionnante, et la tentative de la fiancée pour se distraire en attendant que son monarque la prit de le rejoindre fut vaine.

Elle tenta alors de s'atteler à son ouvrage de broderie. Mais l'esprit de Linnel vagabondait. Elle pensait aux raisons de cette invitation, à l'invitée, qui serait-elle? La jeune femme espérait qu'elles pourraient s'apprécier, mais comment se préparer à rencontrer une inconnue?
Après s'être piqué les doigts trois fois, elle renonça à son ouvrage. Elle se contenta donc de laisser son esprit vagabonder par monts et par vaux, sur la couleur du baldaquin de son lit, sur la robe qu'elle souhaiterait porter pour la cérémonie du mariage, tentant d'imaginer qu'elle serait sa vie une fois qu'elle serait reine. Erendil la laisserait-elle participer à sa vie, réellement. Elle savait pertinemment qu'il partagerait son lit, dans le but de donner un héritier à la couronne, mais elle souhaitait être plus que la mère du futur roi. Elle souhaitait tellement être reine, une vraie reine, aimée de son peuple, de son roi. La rêverie s'arrêta; il fallait pour cela qu'elle parvienne à convaincre le roi qu'elle valait mieux que toutes ces femmes qui ne courrait qu'après son titre. Certes elle était heureuse de devenir la compagne du roi, mais que pourrait valoir la couronne face à une vie comblée de bonheur.

Finalement, un page vint l'avertir que le maître des lieux était rentré, et qu'elle pouvait le rejoindre. Linnel le remercia et le congédia. Elle fit un détour par son miroir, replaça une mèche de cheveux échappée de son chignon, se débarrassa d'un fil déposé sur sa robe de velours bleu pastel. Le corsage dévoilait une taille fine et mettait en valeur les formes discrètes de la jeune femme. Elle quitta ensuite ses appartements, afin de se diriger vers ceux de son souverain.
Une fois arrivée, elle attendit qu'on l'introduise auprés du roi, et une fois en sa présence, elle le salua d'une révérence gracieuse.

Votre Altesse, je vous remercie de cette invitation, c'est un grand plaisir pour moi de pouvoir partager ce repas avec vous, et d'être introduite auprès d'une de vos connaissances

Elle se releva et attendit qu'il l'invite à s'assoir en sa compagnie.
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MessageSujet: Re: La belle, la bête... et le reste [PV *]   Lun 7 Juin 2010 - 21:17

    Après avoir terrorisé le pauvre Rodric et s'être à peine remise de sa folie du moment Nìniel était déjà conduite au palais poursuivie par une horde de servant tous plus dociles les uns que les autres. Les apprentis tous très curieux eurent vite fait de l'assaillir mais il suffit d'un regard d'Erendil pour que leurs projets d'interviews intempestives cesse immédiatement. La jeune ministre distinguait dans son nouveau regard, celui dont elle venait de faire la connaissance, une froideur distincte. Et de rare moment de son visage d'antan mais elle était éreintée au point que sa bouche ne put lui en toucher un mot. Sans même qu'elle ne s'en rende compte, en quelque pas de course son magnifique Sleipnir noir la mena au palais ou elle se sépara de son ami pour vêtir une tenue plus correcte et faire une toilette sérieuse.

    Dans le dédale de couloir, elle remarqua l'empressement des domestiques qui courraient dans tous les sens pour préparer dieu sait qu'elle fantaisie royale. Mais la noiraude ne se doutait pas que tout ce remue-ménage était en son honneur ou plutôt sur l'ordre de son vieil ami, beaucoup plus exigeant que dans le temps. Des vagues de souvenirs de leurs débauche contrastaient sévèrement avec le luxe apparent de l'endroit actuel. Ils avaient tous deux, de leur côté, fait une belle carrière. Nìniel s'enquit auprès de servante attentionnée qui lui dirent coulé un bain aromatisé à la lavande et au musc, ses plantes préférées. Elle s'y plongea après avoir retirer les lambeaux de tissus qui restaient de sa tunique écarlate. L'eau chaude lui provoqua de sérieux picotement pour finir par la détendre complètement. Un moment, Nìniel se mit à somnoler envoutée par la mousse légère de ce bain si délicat et elle repensa à la jeune Linnel dont Erendil n'avait pour ainsi dire citer que le nom et une expression farouche sur le visage. En connaissance de cause et surtout avec les événements du passé elle ne pouvait pas lui en vouloir, il avait été si blessé. .. Sa fatigue était si intense que la jeune elfe eut peine à sortir de ce paradis.

    Les orthodoxes savaient bien recevoir cela n'était en aucun cas à nier et sous peine de faire défaut à ses hôtes elle se hâta dans le choix d'un robe. Le couturier qui avaient fait un premier choix était très convaincant et les confections étaient toute plus magnifique les unes que les autres. Mais son tempérament du jour lui indiquait une robe plutôt sombre d'apparence mais d'un tissus plus arrogant. Elle hésita et finalement le domestique la supplia de l'essayer. Un robe à bustier en cuir noir avec un peu de traine en mousseline. Elle l'agrémenta d'un châle mauve, une couleur que toute personne qui la connaissait savait qu'elle avait de la peine à abandonner. Elle se maquilla dans les teintes mauves pour accommoder le tout et remit son double collier avec le quartz et la pierre de couleur identique au châle. Ses cheveux séché à la brise fraîche qui envahissait les lieux lui procura un cascade de boucle sombre qui lui arrivait au bas du dos.

    - Pouvez-vous m'indiquer les appartements royaux ? Plus précisément la chambre du roi ?

    Le vieux domestique la toisa. Il était surement de l'ancienne école mais il restait surement plus jeune qu'elle. Moins cultivé et moins influent mais elle n'avait pas envie de le dénigrer. Elle avait conscience de la vie luxueuse qu'elle vivait et de la misérable dans laquelle lui ne faisait que survivre.

    - Mon souverain n'appréciera pas que je vous y emmène.

    Le regard de l'elfe devint dur. La rhétorique était un art ou elle avait fait ses preuves. C'était n'était pas un roturier de seconde zone qui lui ferait la morale. Mais elle se refuser à gâcher le peu d'énergie pour un détail aussi minime que celui-là. Dès que l'enfait en elle se réveillait impossible de le coucher à nouveau. Et parfois le meilleur moyen de résister à la tentation c'était d'y céder et elle comptait bien justifier la fin par les moyens. Si fin il y avait.

    - Mais mon brave je ne vous demande pas de m'y emmener mais seulement de me les indiquer. Et votre roi n'est pas mien.

    Après avoir terminer ses manoeuvres manipulatrice elle s'enquit auprès de ce domestique bien curieux pour qu'il la mène à présent au roi et à la futur reine. Pendant le trajet qui la menait à l'appartement où étaient dé-servi le dîner. La douce démence si libératrice qu'elle avait ressentie pendant le duel la titillait. Un frisson lui parcouru l'échine, et cela ne présageait rien de bon. Comment un sensation si violente pouvait provoquer une telle euphorie d'adrénaline si agréable. Même l'après-coup, la fatigue et la cicatrice encore saillante sur le bras ne pouvaient l'empêcher malgré elle et à contrecœur d'apprécier les quelques minutes ou cette mielleuse sensation avait parcouru tout son être. Sensation si nouvelle, et mystérieuse. Ce nouveau loisir avait un prix pharaonique physiquement. Et son teint plus blanc que le marbre le montrait au grand jour. Même les ombres n'arboraient pas un teint aussi pâle.

    Après s'être faite annoncée elle patienta encore derrière la porte. Peut-être n'arrivait-elle pas au moment opportun ? Des bruits derrière la porte ne lui indiquèrent rien. Elle resta derrière la porte telle une voyeuse. Écoutant, attentivement ce qu'il se disait.

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MessageSujet: Re: La belle, la bête... et le reste [PV *]   Mar 15 Juin 2010 - 20:32

Décidemment, il ne s'y ferait jamais, peut-être aurait-il dû garder son verre et plutôt demander à ce qu'il soit remplit une nouvelle fois, pour faire passer ce goût désagréable qui lui remontait à la gorge à la simple pensée que très bientôt, s'en serait terminé d'un célibat qu'il avait appris à apprécier. Une vie rangée, très peu pour lui. Il n'était peut-être guère conciliant avec les femmes, mais Erendil n'était tout de même pas un moine, il avait eu sa part d'expérience en presque deux décennies depuis la défection de Siralla. Et il les préférait expérimentée, moins timide, plus expressive. Agressive. Linnel ne souffrait pas la comparaison avec Niniel.

Erendil la salua d'un vague hochement de tête et l'invita à faire ce qu'elle souhaitait. Il ne précisa pas que si cela avait été possible, il aurait évité de l'introduire auprès des très peu nombreuses personnes qu'il pouvait encore considérer comme 'ami'. Ce mot n'avait plus beaucoup de sens pour lui, depuis qu'il avait commencé à prendre part à la politique du royaume.

- Niniel Faëlivrin... elle aurait surement campé sur les marches du palais si je n'avais pas proposé ce dîner.

En clair, c'était moins pour elle que pour contenter son ancienne camarade qu'il l'avait invité. Tout comme il n'avait pas réellement proposé ce dîner, étant donné qu'il avait d'office interdit à Niniel de refuser de passer la soirée en sa compagnie. Linnel n'était qu'une option qui lui paraissait obligatoire au moment même où il avait programmé sa soirée.

Le retour d'un serviteur le dispensa de nourrir une conversation stérile. Il était accompagné d'une Niniel pour le moins séduisante, mais sa bonne éducation, toujours, l'empêcha de la rejoindre au lieu de rester non loin de sa fiancée.

- Dame Niniel Faëlivrin, monseigneur, altesse.

Le ton était pompeux, nul doute que l'Orthodoxe devait connaître le rang de l'invitée du jour, malgré son indiscrétion derrière la porte où il l'avait trouvé. Ce n'est qu'après une courbette silencieuse qu'il les quitta, remplacé par d'autres qui portaient des plateaux soutenant des verres remplit d'un liquide mordoré et pétillant. Ils les proposèrent à chaque convive et cela finit, Erendil jugea que la politesse avait été respectée et il quitta les côtés de Linnel pour rejoindre l'Elfe, la gratifiant d'un regard inquisiteur.

- Comment va ton bras ? Tu peux le mouvoir normalement ?

D'un geste, il l'invita à prendre ses aises dans le salon, l'obligeant presque du regard à s'assoir sur le premier siège qui passerait à sa portée. Non pas qu'il remettait en doute les compétences du mage guérisseur, mais il connaissait l'impétuosité de sa camarade et dans le passé, il l'aurait bien plus vu faire des cabrioles pour prouver à chacun qu'elle se sentait parfaitement bien, alors qu'elle avait été proche du malaise l'heure précédente. Précisément ce qui s'était passée aujourd'hui. Il espérait simplement qu'elle n'aurait pas le culot de faire des exercices d'assouplissement ce soir dans le seul but de lui montrer qu'elle était comme neuve.
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MessageSujet: Re: La belle, la bête... et le reste [PV *]   Jeu 17 Juin 2010 - 16:21

    Entre la fatigue et le moment où vider de toute énergie on s’écroule, il y a un instant qui varie en temps et en influence que l’être en ressent. Cet instant est un peu comme si le corps voulait cracher les restes de réserve qui lui sont encore mise à disposition comme une machine use de ses dernières ressources. Il est un instant où le temps n’a pas de raison. Douce sensation qui donne une impression de vivacité contenue. Au moment même ou l’elfe entra elle sentit la différence d’ambiance entre sa chambre et cet appartement qui était sous haute tension. Le souverain avait un air dur et désabusé. Son regard n’effleurait même pas la magnifique fiancée qui était encore debout ? C’était effectivement une belle femme et elle avait l’air si inoffensif et aimante. Mais Nìniel ne connaissait que trop bien le ressentiment de son vieil ami. Cet air.

    Quand le jeune roi avant mentionné un dîner avec une fiancée. L’elfe n’avait pu s’empêcher de garder mine basse et ne pouvait pas non plus s’empêcher de repenser au jour où Erendil lui avait conté la triste histoire de Siralla. Il l’avait aimé si ardemment que des années après quelque brindille du brasier que leur amour au déclin avait entamé, grésillaient toujours. Ces derniers parasites empêchaient Erendil d’envisager un avenir avec quiconque, surtout que avec son célibat endurci les expériences n’étaient souvent que physique , à la connaissance de la jeune noiraude.

    Sa démarche lente et assurée pouvait tromper Dame Linnel mais Erendil savait très bien que ce n’était pas aussi brillant que d’apparence, alors, une fois les amabilités terminées, il s’enquit auprès d’elle pour connaître l’état de son bras. Et elle s’assit, forcée, dans un canapé de velours plutôt confortable. Et si accouda comme une petite reine.

    - Comment va ton bras ? Tu peux le mouvoir normalement ?

    Nìniel le toisa avec un regard consterné. Aux limites de l’abasourdissement qu’elle feignait à la perfection. Elle eut un pincement aux lèvres et leva les yeux aux plafonds. Cette situation rappelait un époque lointaine.

    - Pour avoir supporté nos duels auparavant je peux te dire que cette blessure n’est qu’infime égratignure. Comme si c’était la première.

    Elle gloussa.

    - D’ailleurs je te remercie de ton accueil. Même si je n’ai pas eut le choix à vrai dire. Tes serviteurs sont si attentionnés et SERVIABLES !

    La jeune femme vociféra et accentua autant que possible les deux derniers mots à l’attention du vieil domestique qui n’avait surement pas quitté la porte de l’oreille. Ce n’était en aucun cas de l’ironie pour le maître des lieux plutôt un avertissement comme quoi sa petite escapade devait rester secrète. Surtout qu’elle connaissait l’habitude des hommes de main à chuchoter à l’oreille de leur supérieur. Elle agrémenta sa phrase d’un sourire éclatant, presque niais. Puis laissant tomber ce masque de joie elle reprit un air méfiant, mais toutefois intriguée à l’encontre de ladite Dame des lieux. Une robe étincelante et d’une couleur tout à fait appropriée, le bleu quoi de plus noble. Elle reprit d’une voix plus stable.

    - Et ne me demande pas si je suis fatigué ou affamée ou encore je ne sais quoi. Tu sais que ma réponse sera non. Cela dit je suis avare et tu sais très bien la question qui va suivre. Qui est donc cette jeune femme ?

    Nìniel savait que c’était un sentier escarpé qu’elle abordait. Elle feignait la politesse pour recueillir des informations sur la future reine. Mais l’air méfiant ne lui était pas directement adressé, c’était surtout qu’elle savait à quoi les jeunes filles étaient prêtes pour accéder au pouvoir ou ne serait-ce que l’effleurer. Elle était si jeune surement 70 ans de moins que la ministre, quel fossé. Elle préférait s’informer avant de porter un jugement définitif. Une première impression à ces yeux était très révélatrice mais des années de connaissance ou les gens se prêtent à des rôles c’était impossible. On ne façonne pas la personnalité elle finit par resurgir. Elle n'espérait pas la mettre à jour mais peut-être au moins un petit signe qui lui indiquerait la véracité de ses sentiments. L’elfe à la robe sombre ôta son châle pour se mettre à l’aise. Elle se donnait une soirée pour jauger la future souveraine et même si après la souveraine la détestait pour avoir été si méfiante de prime abord tant pis, le cirage de pompe était inconnu chez les Faëlivrin.

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MessageSujet: Re: La belle, la bête... et le reste [PV *]   Jeu 15 Juil 2010 - 10:41

L'enthousiasme de Linnel disparut rapidement, il ne l'avait pas invitée car il souhaitait sa présence, mais simplement car c'était ce qu'il fallait faire. Elle encaissa le coup comme elle put, mais la pilule était dure à avaler. La promise ne savait pas ce qui l'attendait. Le coup le plus dur fut porté après l'arrivée de la fameuse Niniel. Non seulement, elle c'était une femme superbe, mais dès qu'il le put, Erendil s'approcha d'elle pour s'enquérir de sa santé. Et à entendre leur conversation, il avait une histoire, des souvenirs communs. Linnel aurait aussi bien put ne pas être la, ils ne s'en seraient probablement pas rendus compte, et surtout IL ne s'en serait surement pas rendu compte. Profitant de leur désintéressement pour elle, Linnel tenta de reprendre bonne figure, même si la situation n'était pas très loin de lui donner envie de pleurer.

Finalement, la femme se tourna vers elle, demandant qu'il elle était. Le regard qu'elle lui adressa aurait pu la faire frémir: elle ne l'aimait pas, et Linnel allait devoir passer la soirée, entre une femme magnifique que son futur époux lui préférait, et qui semblait ne pas l'apprécier sans même la connaître, et le futur époux en question, qui semblait prés de la syncope à la simple vue de sa promise. Le dîner serait sans doute le pire moment de la vie de la jeune femme, mais il fallait qu'elle s'en sorte brillamment, elle n'avait d'autre choix. Le matin même, Calidra lui avait conseillé de se faire sa propre idée sur leur souverain, et si elle n'était pas capable aujourd'hui, de lui montrer qu'elle n'était pas une courtisane avide de pouvoir et de richesse, l'occasion ne se représenterait probablement pas. Il fallait qu'il abandonne la muraille qu'il s'employait à déployer devant elle, et le plus vite serait le mieux, car tant que la future épouse n'aurait pas compris ce qu'attendait le roi, elle le verrait probablement se braquer à chacune de ses phrases qu'elle pensait pourtant inoffensive, comme cela avait été le cas lors de l'annonce de leur fiançailles.

Linnel hésita un instant, la question que Niniel ne lui avait pas été adressé, et il aurait été impoli de répondre à la place d'Erendil, néanmoins, l'autre femme en présence ne semblait pas s'embarrasser de toutes les règles de la courtoisie, et la promise n'était pas sure de vouloir entendre la réponse de son roi à cette question, elle choisit donc de prendre les devants, et annonça de la voix la plus confiante possible.

Linnel Soma'Ren, Madame. Je suis heureuse de vous rencontrer.

Ce n'était pas tout à fait la vérité, du moins cela l'était avant qu'elle ne la regarde comme si elle était prête à la réduire en miette. Linnel ne comprenait pas d'où pouvait venir l'animosité de personne qu'elle n'avait jamais rencontrée. Autant le comportement des jeunes filles à marier de la cour orthodoxe à son égard était compréhensible, autant celui d'une étrangère, autant à la jeune fille qu'au peuple orthodoxe était des plus étranges. Il faudrait faire avec.
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