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 Au Cheval Borgne [PV Elanna *]

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Helveä Daline
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MessageSujet: Au Cheval Borgne [PV Elanna *]   Lun 12 Juil 2010 - 21:17

Deuxième jour,
Quatorzième semaine,
En fin d'après-midi,
Dans une auberge sordid
e

Helveä avait ruminé toute la journée. Les évènements ne s’étaient sans doute pas déroulés comme ils l’auraient dû et cette pensée terrifiait la jeune femme, qui s’était isolée le reste de la journée dans les bois avoisinant Amil-Gadia, avec pour seule compagnie celle de Sigyn. Il fallait à tout prix que l’entretien auquel elle avait convié la commandante en chef des armées se passe sous les meilleurs auspices. Elle devait pouvoir rattraper le temps perdu le matin même et réparer les erreurs commises, si elle ne voulait pas s’attirer les foudres de celui pour qui elle travaillait. Car son destin dépendait de la réussite de son entreprise, elle ne devait jamais l’oublier. Elle ne pourrait jamais l’oublier. Ainsi, après avoir quitté le palais, la ville et après s’être installée à l’orée du bois, elle avait passé tout son temps à ressasser et à planifier son champ d’action. Elle n’avait plus le droit à l’erreur et le pardon ne serait sans doute pas accordé une seconde fois.

Lorsque le jour commença à décliner faiblement, Helvea se mit en route vers la splendide cité, Sygyn sur les talons, pour se rendre au point de rendez-vous, l’auberge du « Cheval Borgne », l’une des plus mal famées de la ville, sans aucun doute. Lorsque la jeune femme poussa la porte de la taverne, les regards lugubres se tournèrent vers elle. D’apparence si frêle et si délicate, elle dénotait des sordides vauriens qui la dévisageaient avec envie. Un seul coup d’œil suffit à leur faire comprendre qui elle était, et tous se retournèrent pour éviter de croiser à nouveau le regard de la jeune femme, qui déjà s’installait à une petit table, positionnée en retrait. Les curieux n’étaient jamais loin dans ce genre d’endroit, et mieux valait éviter d’ébruiter les informations. Quoique…

Le tavernier vint à sa rencontre et Helveä commanda un lait chaud. Le regard qu’elle adressa à l’homme sale et boursouflé lui fit passer l’envie de se moquer d’elle, et il lui apporta sa boisson aussi rapidement que furtivement, trottinant avec difficulté, et exigea d’être payé sur le champ. La jeune femme ne rechigna pas et fut bien heureuse quand l’odeur nauséabonde du tavernier s’éloigna de ses narines. Elle jeta un coup d’œil rapide aux alentours et se ravisa, de peur de voir débouler des cafards ou autres insectes peu ragoutants sous ses yeux. Elle se contenta alors de garder les yeux rivés sur la porte, pour ne pas manquer l’arrivée de celle qu’elle attendait, grattant machinalement le dos du volatile qui s’était installé sur la table, malgré les avertissements de l’aubergiste : « les animaux sont pas autorisés ici, ma ptite dame ! »

Elanna O’wen allait-elle accepter de venir, comme la jeune femme le lui avait demandé ? Ou allait-elle envoyer l’un de ses subordonnées ? Sygyn, visiblement heureuse de l’attention apportée par sa maîtresse, chantonna une mélopée étrange et stridente. Il n’y avait rien d’autre à faire qu’à attendre, si ce n’est tenter de boire le lait infect qui avait été servi quelques minutes plus tôt…
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Elanna O'wen
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MessageSujet: Re: Au Cheval Borgne [PV Elanna *]   Sam 17 Juil 2010 - 7:50

Il s’était passé beaucoup de chose. Elle avait hésite le temps d’une seconde. Ce serait une journée longue et pénible. Elle secoua sa crinière rousse. Dans son bureau, elle était rentrée prendre un bain, elle se sentait plus fourbue qu’après un entraînement certes éreintant mais sain. Elle avala ensuite le contenu du plateau qu’elle avait fait monter. Son estomac une fois rempli et propre elle se sentait mieux. Les idées plus claires. Elle aurait besoin d’idée claire.
Le Cheval Borgne, cette péronnelle aurait pu choisir pire qu’elle l’aurait fait. Elle observa son armoire et son armure. Hm certes non. Dans un tel lieu cela n’était pas indiqué si elle voulait un peu de tranquillité, n’est-ce pas ? Plus jeune il lui était arrivé de descendre en uniforme dans les quartiers bas et d’y déclencher par sa simple présence militaire et féminine des bagarres, pour le plaisir de casser quelques nez, bras, côtes, dents et de sentir monter l’adrénaline d’une mêlée. Elle ne se sentait plus l’envie d’être une jeune écervelée, ce souvenir passé la fit sourire.

~*~

La femme qui entra dans la taverne bruyante et nauséabonde portait une large cape noire. Ses cheveux roux habituellement lâché en une cascade rousse étaient plaqués en arrière, natté en une multitude de tresses serrée qui les faisait sembler plus sombres. Elle ne portait aucun bijou apparent. Elle était habillée de noir et de cuire. Elle s’arrêta sur le sol, son regard acéré parcouru la salle. Elle posa d’un geste très calme sa main sur la garde de son épée. Une garde usée et polie par l’usage. Elle portait un pantalon noir indécemment moulant, un haut dans le même ton qui remontait en un col roulé. Ses gants tout aussi noirs étaient en cuire également. Et elle portait de hautes bottes d’équitation.

Elle était assurément charismatique. Les discussions dans la taverne baissèrent d’un ton. Son regard d’acier balaya une seconde fois la salle, elle avait déjà localisé sa cible, mais elle souhaitait s’offrir un instant aux regards. La majorité des discussions se turent alors que le tavernier bedonnant se balançait d’un pied à l’autre.
Elle s’avança vers lui d’un pas calme et lent vers lui, s’amusant à accentuer ostensiblement le claquement de ses talons sur le parquet. Elle se baissa vers l’homme figé pour lui murmurer trois mots à l’oreille. Une pièce à sa main. Elle reprit sa route sans lui accorder un regard.

Elle s’arrêta devant la table d’Helveä. Le tavernier revint en un temps record jusqu’à leur table déposer un pichet et un verre très propre sur la table. Qu’il épousseta auparavant pour la rendre moins grasse et sale. Il repartit ventre au sol, queue entre les jambes.


- Il m’était venu l’envie inattendue de revenir en ces lieu pour tester ma tenue que j’ai si peu l’occasion de les mettre. Je les trouve très saillant. Une occasion de ne pas porter le bleu militaire, c’est que cela n’arrive guère souvent.

Elle s’assied avec un sourire. Et se sert un verre de son liquide presque transparent et assurément alcoolisé. Elle en versa une goutte sur la table et ouvrant sortant une petite boîte y versa quelques poudres. Elle inspecta brièvement le liquide.
- Un peu de prudence n’a jamais tué personne.

Elle porta le verre à ses lèvres.


- Avant que nous discutions de quoique ce soit, sachez que vous n’avez dû votre salut qu’à la grâce de notre Roi.

Un sourire affable.

- Je vous avouerais que vous avez piqué ma curiosité, pourquoi me parler ?


Elle repose le verre et pose pour la première fois ses yeux émeraude sur son interlocutrice. En réalité, tout ses sens étaient en alertes, une troupe de soldats d’élites avaient sécurisé la zone. Sans se faire voir évidement, prêts à intervenir en cas de besoin. Elle-même était concentrée, chaque individus de la taverne avait été analysé, chaque issue repérée. La prudence n’a jamais tué personne. Et Elanna, de par son poste occupait un rôle clé et pilier dans leur pays, elle ne tenait pas à perdre la vie dans une stupide auberge pour un entretien comme celui-ci.



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Helveä Daline
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MessageSujet: Re: Au Cheval Borgne [PV Elanna *]   Lun 19 Juil 2010 - 14:25

L’attente ne fut pas longue, et bientôt la silhouette implacable de la militaire apparut dans l’embrasure de la porte d’entrée. De sa seule présence, elle imposait le respect et les discussions se firent nettement plus silencieuses à son arrivée. Elle dégageait une force brute qui était sans égale dans la taverne. Jouant certainement de son effet, elle s’avança d’une démarche lente et assurée vers le tavernier, avant de rejoindre la table où l’attendait celle qui l’avait convié en cet endroit lugubre. Sygyn s’était tue et avait regagné le dossier d’une des chaises qui encadraient la table, observant d’un œil curieux les occupants de l’auberge. Helveä dévisagea celle qui l’avait rejointe, sans hostilités toutefois, dans l’attente qu’elle s’installe pour entamer la discussion. Toutefois, la soldate ne le fit que lorsque le tavernier revint pour essuyer la table et apporter un verre et un pichet au contenu bien moins douteux que le simple verre de lait de la jeune fille. Et après le départ du tavernier, elle commença la conversation avec légèreté, sans prendre la peine de regarder son interlocutrice, afférée à inspecter la boisson qu’on lui avait apportée.

La jeune étrangère garda un sourire courtois peint sur ses lèvres, jusqu’à ce qu’il ne s’affaisse aux propos de la militaire. Une certaine mise en garde qui lui rappelait que sans l’intervention du roi, elle serait encore pieds et poings liés, à croupir dans une geôle du palais. Helveä croisa les bras sous sa poitrine, s’adossa au dossier de sa chaise et adressa un sourire mi narquois, mi courtois à celle qui lui faisait face, avant de lui préciser à voix basse :

« Et votre bien aimé souverain ne doit sa vie qu’à ma précieuse personne. Nous sommes ainsi quittes de nos dettes respectives, ne croyez-vous pas ? »

Si elle ne l’avait pas rencontré et aidé, une âme bien moins charitable l’aurait sans doute laissé à l'agonie. Bien sûr, Elanna n’était pas supposée savoir que c’était son maître qui l’avait obligée à secourir le pauvre hère, et les affaires d’Helveä ne s’en porterait que mieux si elle restait dans l’ignorance de ce fait. Aussi, elle jugea bon de rappeler à la soldate que la grâce de son souverain n'était que légitime, une reconnaissance de dette en quelque sorte... La jeune femme se pencha, pour poser ses avant-bras sur la table qui avait perdu ses couches de graisse au passage du tavernier un peu trop zélé pour être honnête.

« Mais je ne suis pas ici pour parler de Thraël, car après tout, si son retour venait à être appris par des oreilles mal avisées, peut être serait-il furieux qu’on ait laissé s’échapper pareille information…

Le sourire de la jeune femme s’effaça pour laisser place à une mine sérieuse, voire soucieuse.

- Si je vous ai demandé de me rejoindre, c’est pour vous informer de ce que je sais. Certains peuvent bien me prendre pour une impure, j’aime mon royaume et je souhaite que la lumière soit faite sur la tragédie dont nous étions venu vous instruire. Pourquoi ne pas l’avoir fait au Palais, me demanderez-vous peut-être ? A quoi je répondrais, que je n’aime guère être insultée de la sorte. Aussi, puisque Thraël m’a laissé partir, j’ai préféré vous recevoir en dehors. Car je ne suis pas une traîtresse, et j’ai des informations qui peuvent vous intéresser.

Elle se renfonça dans son siège, sans cesser d’observer la militaire qui la fixait de son regard inflexible. Elanna avait quelque chose de différent, qui l’éloignait des politiciens ordinaires et qui plaisait à la rouquine au phoenix. Elle semblait être intelligente et digne de confiance, dans une certaine mesure. Un élément de choix, assurément.

- Je suis ici de mon plein gré, en citoyenne libre, pas en garde à vue. Si vous voulez écouter mon histoire ou me poser vos questions, alors je suis prête à vous aider. »
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MessageSujet: Re: Au Cheval Borgne [PV Elanna *]   Mer 21 Juil 2010 - 7:55

Elle répond sur le même ton bas.

- Et je rappellerai courtoisement à la jeune écervelée qui a choisi ce lieu que si une bagarre venait à éclater et qu’elle y était accidentellement tuée… Mais je suppose que votre intention n’était pas d’insulter nos biens aimés souverains.


Elle insista sur le nos, ce n’était pas que le sien.

- Très honnêtement c’est le genre de chose qui me navrerait. Je n’oublie pas que vous avez commis un acte admirable et ce pour lequel je vous suis reconnaissante. Plus que vous ne pouvez l’imaginer.

Les yeux rêveurs un instant, elle reprend.

- Mais cela ne vous donne pas le droit d’être insultante et irrévérencieuse. Quitte sans doute, oui, mais ne vous endettez pas plus. Je suis une femme stricte. Certains vous diront que je suis bien trop attachée à la discipline et à la rigueur. Au respect des Lois. Trop droite, et pourtant c’est pour cela que je plais. Quelle contradiction admirable et politique.

Elle hausse les épaules.

- Tenez-le vous pour dis, et nous aurons une conversation des plus aimables et courtoises. J’ai que trop entendu d’insulte et vu d’irrespect aujourd’hui et malheureusement pas de vous seule. Et trop c’est trop. Cela est tout a fait enfantin mais j’apprécie les discussions aimables, soyez aimable je le serais, mais si vous ne l’êtes pas ne soyez pas surprise de me voir employer un ton plus cassant.
- Je vous préviens honnêtement, je suis-je vous l’avouerai fatiguée et n’aurais aucune scrupule à ne respecter aucune étiquette avec vous.
- Ne prenez pas ceci comme une menace, mais comme de l’honnêteté. Que cela soit clair entre nous. Mon devoir primera sur un quelconque bon sentiment.
- Il me paraît évident que laisser apprendre une information comme celle-ci vous vaudra une seconde dette qui ne sera pas payée par votre premier acte. Ce serait dommage.


Fatiguée, elle se sentait si fatiguée et seule. Plus seule que la pierre face à la mer qui ne peut sentir sa caresse.

- Vous êtes libre, oui… vous, vous êtes libre.

Un sourire délicat, elle se sourit à elle-même. Un joli oiseau libre. Une liberté amère pour l’oiseau en cage qui l’observe.

~*~

- Elanna, je ne comprends pas pourquoi tu n’épouse pas Zéhis. C’est un excellent parti qui te courtise depuis des années et à qui ton statut de militaire de refroidis pas les ardeurs…
- Laisse-moi tranquille, tu es la plus pénible sœur que j’aie…
- Je suis ta seule sœur, Elanna…
- Justement, ça me suffit, arrête de me parler de ça.
- Pourquoi ?
- Parce que je ne me marierais pas. Un point c’est tout.
- Ce n’est pas incompatible avec ta vie de soldat, Zéhis te l’a dit dans sa dernière lettre, non ? Il est prêt à tout et ton travail ne l’incommode guère. Elle fait même ton charme, tu es belle et sauvage, originale et si séduisante mais les années s’envolent, il est temps de fonder une famille tu ne crois pas ?
- La question n’est pas là.
- Elle est où…
- Je n’aime pas la chair des hommes.
- oh ? Eh bien marie-toi et prends une amante.
- ÇA SUFFIT ! SORS ! DISPARAIS !

~*~

Elle reporta ses yeux sur Helvaë, j’ai été distraite nota-t-elle, ma concentration a faibli. Voilà qui est fâcheux, un sourire d’excuse pour le silence troublé de son souvenir qui lui était revenu en mémoire sans crier gare. Je vieillis donc ? Enfin, on ne peut pas être concentré à 100% tout le temps… et c’est bien dommage. Le sourire est sincère.

- Je vous écoute, parlez…

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MessageSujet: Re: Au Cheval Borgne [PV Elanna *]   Mer 28 Juil 2010 - 12:42

Les premières paroles de la Chef des Armées furent autoritaires, presque méprisantes à l’égard de la jeune femme qui lui avait recommandé de la rejoindre, si bien que celle-ci voulut lui préciser sa façon de pensée. Mais avant qu’elle n’ait pu ouvrir la bouche, le son mélodieux des vocalises de Sygyn se fit entendre, calmant instantanément les intentions belliqueuses de sa maîtresse, dont les sens s’engourdirent inexplicablement. C’était un rappel à l’ordre, un présage qui lui intimait de ne pas s’opposer à la militaire, pour le bien de sa mission. D’ailleurs, ses propos se radoucirent nettement, tout comme la jeune femme à la chevelure de feu qui l’écoutait d’une oreille attentive. Elle n’avait pas intérêt à s’attirer l’inimitié de son interlocutrice, cela était à présent dit et intégré, Helveä n’avait plus l’intention de revenir sur les premières paroles d’Elanna. Elle hocha à plusieurs reprises la tête pour apprécier les affirmations de la soldate, sans l’interrompre pour autant. Sygyn finit par se taire et commencer une toilette méticuleuse. Sa maîtresse décida de choisir une autre tactique, qui lui serait beaucoup plus bénéfique et lorsque la Chef des Armées l’invita à prendre la parole, celle-ci s’excusa d’abord d’une voix douce.

« Pardonnez-moi si je vous ai offensée, je ne voulais pas vous manquer de respect. Et si c’est vous que j’ai choisi pour cet entretien, c’est d’ailleurs parce que vous sembliez la plus juste et la plus droite du Conseil qui s’est tenu ce matin. Notre discussion sera courtoise, soyez-en assurée. »

Sygyn voleta jusqu’aux genoux de sa maîtresse et vint s’y blottir, avide de caresses que la jeune femme pourrait lui prodiguer. Helveä gratta machinalement la tête de son curieux volatile, tandis qu’elle reprenait son souffle, cherchant les mots à employer.

« Ce que Thraël a dit est exact, je l’ai rencontré près de la petite ville de Himiria. Comme beaucoup d’autres, je l’ai pris pour un mendiant. Je suis restée quelques jours en ville et il était toujours là, dissimulant son visage aux yeux des étrangers. Je lui ai fourni du pain et du vin, attirée inexorablement par sa pauvreté et son malheur. Lorsque je lui ai expliqué que je partais pour la capitale, il a voulu me suivre. Il semblait faible, et il n’avait pas d’argent. Il allait considérablement me ralentir, mais j’ai accepté car j’avais pitié de lui. La solitude émanait de lui comme personne. Nous partîmes donc le lendemain.

Elle croisa les bras et reprit son souffle, puis sourit doucement à son interlocutrice.

- Le reste n’a pas d’importance et nous voyageâmes jusqu’à Iboa, où nous restâmes une semaine. C’est de la bouche d’un soldat ivre que j’appris la nouvelle…

Elle laissa sa phrase en suspend et adressa un coup d’œil qui en disait long à la militaire. Volontairement, elle usa d’un faux nom pour désigner le prince.

- Iömel avait été capturé quelques temps plus tôt, et dans le plus grand secret, retenu prisonnier par le souverain orthodoxe. Je n’ai pas pu savoir quelles étaient les vraies intentions du roi, mais d’après ce soldat imbibé, il était certain qu’il se serait servi de Iömel pour faire pression sur notre royaume. En revanche, ce dont je suis assurée, c’est que le soldat qui s’est vendu était de ceux qui l’ont capturé.

Elle se tut et réfléchit un instant.

- Il m’a également expliqué que lors des faits, il travaillait comme garde pour une certaine Naomeïra Garish'tar, une sorcière courtisane d’après les rumeurs. C’est elle qui aurait ordonné à ses hommes de capturer et livrer Iömel au roi orthodoxe. Je n’ai pas pu en savoir plus, car le soldat que j’ai rencontré était tellement ivre qu’il a fini par s’évanouir. »
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