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 [Coup de Coeur] Un air de déjà vu.

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Marcus Graybach
Chef des Armées incompris
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Date d'inscription : 23/01/2010

MessageSujet: [Coup de Coeur] Un air de déjà vu.    Lun 26 Avr 2010 - 14:03

Quatorzième semaine,
Cinquième jour, Soir.

Marcus quittait les sombres geôles dans lesquelles il venait de passer quelques jours sans un rayon de soleil, sans que l'obscurité n'ait pu disparaître ne serait-ce qu'une minute. Habillé de son uniforme de Général d'armée, il franchissait la porte qui surplombait le tribunal et fut comme aveuglé par la lumière de la nuit. La lueur de la lune agressait ses yeux et il lui fallut quelques secondes pour se remettre de cette surprise pour le moins désagréable. Le général, grimaçant mais s'habituant péniblement, leva la tête vers l'un des deux gardes qui se trouvaient à ses côtés.

"Quel jour sommes-nous?

-Le cinquième jour de la quatorzième semaine, mon général.

Marcus baissa la tête, il avait pu se passer bon nombre d'évènements en deux jours.

-Rien à signaler?

-Non, mon général.

-Très bien. Nous avons beaucoup à faire."

Marcus s'engagea alors dans la rue, les deux gardes sur ses talons. Les citoyens se regroupèrent au fur et à mesure qu'il marchait le long des allées pavées, observant avec curiosité le chef d'armée tout juste sorti de prison. Malgrè l'amassement, il n'y eu pas un bruit, tous se satisfaisant de voir le général Graybach, apparemment en bonne santé et toujours aussi disposé à servir la cause humaine. Certains s'approchèrent et chuchotèrent quelques encouragements, annoncèrent leur respect, jurèrent fidélité. Loin d'être insensible à toute cette confiance qu'on plaçait en lui, même après sa faute, Marcus continua sa marche, il valait mieux, pour l'instant, se taire. Il pourrait, plus tard, remonter le peuple contre ses ennemis et faire flamboyer la hargne de toute la population contre les amazones. Beaucoup de problèmes se présentaient face à lui, commes les résistants, les amazones, les elfs, qui semblaient bien silencieux et qu'il considérait pourtant commes les pires ennemis. Beaucoup de problèmes auxquels il trouverait sans nul doute une solution. Ardiosis lui avait conseillé d'attendre, d'être patient, mais les principaux talents du général résidaient dans sa capacité à mener une bataille à bien. Il n'avait plus qu'à s'adapter, on prônait toujours la faculté des humains à s'adapter à n'importe quelle situation, il était temps de prouver ces dires.

La Tour Sombre s'élevait comme la pointe d'une épée au-dessus de la ville d'Yswllyra, menaçante, grandiose. Mais ce n'était pas au sommet de ce monument que se dirigeait maintenant le chef des armées, on l'attendait à la caserne, les hommes avaient surement besoin de le voir, d'être poussés par l'aura charismatique du général qui avait déjà accompli des faits militaires assez impresionnants pour que ses hommes le suivent jusqu'à la mort. Comme on lui avait déjà dit, si les humains ne suivaient pas Ardiosis c'était lui qu'ils suivaient. Marcus avait également besoin de réviser ses positions et s'entetenir d'avance avec ses conseillers et capitaines, de se tenir au courant de tous les événements importants du Gwendir, d'envoyer des espions. Autant de tâches qu'il n'avait pas eu l'occasion de faire depuis sa visite en terre Amazone.

S'enfonçant dans les sous-sols de la Tour Sombre, Marcus rejoignit la caserne. Cette dernière était faite en plusieurs parties, chacune appartenant plus ou moins aux différents corps de l'armée humaine, hormis les cuirassiers qui ne pouvaient s'entraîner dans un espace aussi restreint. Les fantassins, étant le corps possédant le plus de soldats et de sergents, occupaient la plus grande partie de la caserne, une autre partie environ un tiers moins grande était réservé aux hoplites et l'autre, minime, accueillait le général, ses conseillers, et ses capitaines.
En arrivant, il dut saluer ses conseillers, demander des nouvelles de l'extérieurs, réclamer le rapport des espions. Une femme, mystérieuse et entourée d'une cape ténébreuse, s'avança vers Marcus d'une démarche presque félinne, une aura prédatrice se dégageait de cette inconnue au capuchon rabattu. arrivée en face de lui, elle hotta sa capuche pour saluer le général, transperçant le regard déterminé de Marcus du sien, malicieusement glacial.

"Mes respects!

-Je suis heureux de te revoir, Fäel. Les nouvelles sont bonnes de ton côté?

-Les derniers rapports annoncent qu'une épaisse fumée se dégageait des abords de la cité d'Eralo ce matin même, d'autres que les Orthodoxes rencontrent de graves problèmes avec des mouvements de résistance. Enfin, la maladie terrasse le bétail chez les Amazones et les Druides. Ces derniers viennent d'ailleurs de perdre leur Roi.

Ces nouvelles surprirent le général, les Druides étaient sans nul doute abbatus et il fallait très vite profiter de cette occasion! De plus, les Amazones semblaient bien plus en difficulté qu'il ne l'avait imaginé, tout commes les Orthodoxes. Quelques chuchotements vinrent remplir la salle, on parlait de vengeance divine, malédiction, ainsi que de beaucoup d'autres imbécilités. Un des conseillers de Marcus vint se joindre à Marcus et Faël.

-Bonsoir, général. Les Dieux sont avec nous. Les Amazones doivent déjà regretter leur vile tromperie! Ce peuple de mécréants croule déjà sous la maladie et les flammes!

Driran Grey avait beau être un très serviable conseiller, il croyait malheureusement au destin. Chose qu'avait du mal à concevoir Marcus qui ne pouvait se résoudre à voir sa vie être dictée par la volonté des Dieux.

-Les Dieux se contentent juste de nous voir nous battre, Driran. Cette guerre, c'est nous qui la faisons, pas les Dieux! Nous avons juste de la chance que les Amazones voient leurs troupeaux tomber et que les Druides perdent leur Roi, et nous devons saisir cette opportunité.

-C'est un point de vue, mais je pense que ce serait une grave erreur que de penser que notre créateur puisse nous laisser disparaître sans agir.

-Croyez-moi, c'est déjà fait! Placez votre foi en nos lames et notre souverain, et laissez-donc les autres peuples crier à la malédiction.

-Je l'ai déjà placée en vous.

Driran lissa ses longs cheveux blancs entremêlés de ses doigts et se tourna doucement vers Faël, ses mains ridées jointes.

-Des nouvelles du prince?

Faël, fidèle à son caracère, glaça d'un regard plein de vide le vieux conseiller, qui souriait quand même de toutes ses dents usées par le temps.

-Le prince semble s'être volatilisé, des informations révèlent qu'il se serait échappé mystérieusement alors qu'une troupe de mercenaires le poursuivait.

-Peu importe le prince. Pour l'instant, il ne s'agit en aucun cas de notre priorité. Driran, allez donc porter aux soldats que je compte sur eux et de ne pas relâcher leurs efforts, je les remercie de leur fidélité.

-Tout de suite, mon général.

La silhouette du vieil homme disparut par la porte de la salle alors que l'écho de ses pas rejoignit bientôt le bruit des lames qui s'entrechoquaient. Marcus garda le silence quelques secondes puis revint à Faël.

-Autre chose à me signaler?

-Il semblerait qu'un représentant des Orthodoxes ait l'intention de vous voir, je lui ai dit que vous ne pouviez pas le recevoir avant demain matin.

-Merci et bonsoir.

-Bonsoir, général!"

Marcus ne voyait que deux Orthodoxes désireux de le voir, encore aurait-il aimé savoir de qui il s'agissait. Qui qu'il soit, il attendrait le lendemain matin pour connaître l'identité de sa visiteur.

Quatorzième semaine,
Sixième jour, matin.
Marcus se réveilla après s'être reposé dans son appartement. Le soleil levant filtrait au travers des fenêtres de sa façade. Quelqu'un devait surement l'attendre à la caserne. Prenant sa toilette et s'habillant ensuite de son uniforme habituel, Marcus rejoignit l'Orthodoxe qui désirait s'entretenir avec lui, l'épée à la taille.

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Bogrin Gilad
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MessageSujet: Re: [Coup de Coeur] Un air de déjà vu.    Dim 27 Juin 2010 - 18:08

  • « Je constate que votre ponctualité est toujours aussi intacte Général Graybach ! »

    Le ton étonnamment chaleureux du Général Gilad s’était déployé dans la grande salle à manger de la caserne en divers échos et l’atmosphère de l’immense salle semblait s’être réchauffée lorsque les rayons matinaux de l’Astre du jour avaient pu percées les fenêtres. Au bout d’une interminable table de chêne, sur laquelle différents plats et couverts étaient parsemés, trônant nonchalamment dans un grand siège, les pieds croisés sur la table, était avachit le Général Gilad.
    Il avait levé une main armée de griffes acérées et avait retrousser ses babines tatouées pour découvrir ses crocs éclatants. Pas moins de six gardes se tenaient derrière lui, dont deux si grands que les lustres fixés au plafond semblaient ridiculement bas.
    Deux femmes, vêtues de robes ajustées aux couleurs sombres et aux cheveux d’ébène, se tenaient raides comme des lances et jetaient leur regard charbonneux sur tout ce qui bougeait. Leur poitrine plantureuse attirait le regard des quelques soldats qui n’avaient pas quitté la salle et qui mangeaient ou chuchotaient entre eux.
    Tout derrière enfin, deux silhouettes encapuchonnées dans de longs manteaux sombres et appuyées sur de longs bâtons noueux aux couleurs étranges et semblaient veiller à ne surtout bouger.
    C’est donc dans cet étrange mélange de sourires et d’armes que Bogrin accueillit Marcus Graybach. Il ne vit pas immédiatement si le Général était suivit de quelques pairs ou s’il était venu le voir seul. D’ailleurs, il s’en contre-fichait royalement.

    « Prenez donc place à mes côtés, vous êtes chez vous ici. »

    D’un geste, il déplaça un siège à sa droite pour inviter Marcus à s’asseoir.
    Le geste avait quelque chose d’ironique, puisque le Général Gilad s’était un peu approprié les lieux et la position dans laquelle il siégeait traduisait plus que bien la nonchalance de l’Orthodoxe. Le Général Humain n’avait pas les traits marqués par la fatigue, il semblait même que sa sortie de prison la veille soit presque un mauvais souvenir ! Il restait aussi austère et distant que d’habitude, et ce malgré le fait qu’ils ne se rencontraient pas pour la première fois. Prenant conscience qu’il n’était pas seul, Bogrin ordonna aux autres avec mépris :

    « Disparaissez ! »

    Ils s’exécutèrent avec silence et, après avoir salué les deux Généraux, ils se retirèrent loin de leur Supérieur, et s’assirent dans un coin, aussi droits et silencieux que des statues de pierre. Bogrin planta son regard fauve dans celui de son homologue humain et adopta un ton nettement plus agréable que celui avec lequel il avait susurré à ses soldats.

    « Comment vous sentez vous Général ? Je suis ravis de voir que ces imbéciles de femelles n’ont pas pu vous passer la corde au cou, nos deux peuples peuvent sans doute se féliciter d'au moins cela. Même si je regrette que la mission qui vous a envoyé en prison n’est pas été un réel succès… »

    Il n’y avait ni mensonge, ni sarcasme dans la voix du Général des Armées Orthodoxes, il s’interrogeait véritablement de la situation du Général, sa situation étant en lien étroit avec le peuple des magiciens.

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Marcus Graybach
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MessageSujet: Re: [Coup de Coeur] Un air de déjà vu.    Dim 22 Aoû 2010 - 19:57

C'était bien lui, un animal aux crocs luisants et aux griffes acérées se tenait assis dans la salle, le général Gilad en chair et en os! Le sentiment d'agacement qui naissait n'était pas étranger à Marcus qui regrettait que son pair soit si détestable dans sa façon de faire, ce dernier, sifflant tel un serpent, salua l'Humain tout en esquissant un sourire aussi narquois que courtois. Les seuls hommes du général présents étaient ceux qui déjeunaient autour de la table et tentaient parfois quelques regards curieux autant sur le représentant Orthodoxe que les grandes femmes qui l'accompagnaient. Les yeux du général se posèrent quelques instants sur les deux silhouettes encapuchonnées... des magiciens! Il avait appris à les craindre un jour où il n'était que lieutenant et que ses hommes avaient failli tous mourir sous une tempête de feu qu'avait fait surgir de nulle part un magicien renégat. Depuis ce jour, il veillait à pouvoir contrer ces phenomènes dont il n'avait que des connaissances suffisantes lui permettant de ne pas commettre d'erreurs durant une bataille.
S'asseyant sur la chaise qu'écartait pour lui Bogrin Gilad, Marcus salua à son tour le général Orthodoxe, étrange pour quelqu'un de sa race, du fait qu'il ne partageait pas l'allure pataude de ses congénères et entretenait une silhouette fine, mais aussi redoutable que celle d'un crotal.
Les hommes de Gilad s'éloignèrent, laissant les deux générals discuter. Suivant les lèvres tatouées de son interlocuteur avec une certaine attention, Marcus suivait chaque parole.

"Il est vrai que je me suis retrouvé dans une bien mauvaise situation, mais je connais maintenant mes véritables ennemis. dit le général en plongeant ses pupilles dans celles de Bogrin Gilad. J'ai eu le temps de réfléchir, rajouta-t-il lentement tout en prononçant calmement chaque mot, et plusieurs questions restent encore sans réponses. finit-il en se redressant tout en inspirant bruyamment.

Lorgnant sur les deux silhouettes toujours encapuchonnées, Marcus revint au faciès exaspérant de Bogrin Gilad, à ses dents luisantes.

-Dans mes propres geôles, j'ai inlassablement travaillé celle-ci, recommença-t-il en se levant du siège, toujours impassible mais l'intonation de sa voix trahissant son agacement, quelles sont les réelles intentions de mes alliés, ceux en qui j'ai placé ma confiance? questionna-t-il lentement, et malgrè tout brutalement.

L'accusation était évidente et froidement lancée, mais Marcus n'avait que trop détesté l'attitude éloignée du représentant qui l'avait accompagné chez les Amazones.

-Votre émissaire, Kael, n'a pas soutenu avec toute sa volonté notre cause, je m'interroge donc sur la réalité de notre accord et les projets que vous nourrissez. Le parti Orthodoxe ne s'est pas montré très enclin à me défendre des faits qui m'étaient reprochés lors du procès. Marcus devenait l'accusateur et tout en marchant autour de l'Orthodoxe assis, il continuait de percer à jour son "allié". Sachez que je ne pourrai admettre un allié réticent à mes côtés, si la lutte que nous menons vous parait trop absurde, ou alors perdue d'avance, il est inutile de continuer dans cette voie. Sachez également que je juge l'absence de soutien de la part de mon allié comme une trahison et que cette attitude de la part d'un de mes hommes lui aurait coûté la vie"

Le silence était à présent palpable dans la salle, mais cette atmosphère était devenu le terrain de chasse du général habitué à la tension plus que jamais et bien décidé à éclaircir la situation, comme il se plaisait à le dire. L'incertitude n'avait que trop régnée et il était temps de mettre fin aux questions et d'écouter les réponses, depuis trop longtemps ignorées. Marcus savait où il allait, Gilad le savait-il?

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MessageSujet: Re: [Coup de Coeur] Un air de déjà vu.    Ven 24 Sep 2010 - 18:06

[ HJ : Je ne suis pas un crotale ! >< Et désolé du retard, mais ça c'est du béton armé ! ]

  • Le petit humain semblait nerveux, voire à la limite de l’impolitesse. Il restait impassible mais l’on pouvait sentir dans ses yeux le dégout que Bogrin lui inspirait. On aurait dit qu’il venait de tomber sur un panier remplit de serpents et qu’il ne savait plus comment s’en débarrasser. Les canines pointues du Général Orthodoxe apparurent au coin de sa bouche et ses yeux lancèrent une série de flèches acérées au Général. Qui était-il pour soudain lui demander des comptes ? Comment pouvait-il ne serait-ce qu’oser hausser le ton et proférer des menaces à tort et à travers ?

    A première vue, le Général Graybach n’avait pas bien apprécié son séjour en prison et cherchait désormais à passer sa pitoyable colère sur un autre responsable. Un petit sourire se dessina sur le visage pâle de Bogrin. N’était-ce pas lui qui s’était emporté ? N’avait-il donc pas prononcé de dangereuses menaces à la futile et idiote Idril Calafas ? Enfin, n’avait-il pas affronté la reine en lui jurant que tous les siens allaient périr ?

    Un hochement négatif secoua légèrement la tête sérieuse et implacablement froide de Bogrin Gilad, qui planta son regard d’acier dans celui de son nouvel adversaire, qui semblait résigner à le percer à jour, d’une manière ou d’une autre. Ce simple petit mortel, bien que fort et courageux, manquait décidément cruellement de tact. Il venait d’insinuer trop de choses pour que l’Orthodoxe le laisse aller plus loin. Et oui, il voulait une petite joute verbale, le Général Gilad adorait justement cela.

    Il leva une griffe comme pour demander la parole gentiment, s’éclaircit a voix et susurra de son habituelle voix dangereuse :

    « Rasseyez-vous Général. Ne me tournez pas autour de cette manière, cela m’agace… Le ton était aussi tranchant que froid et déjà Bogrin mouvait sa langue de vipère afin de s’exprimer. Je n’apprécie pas ce manque de respect de votre part, et j’avoue, un tel revirement de situation m’étonne. Général Graybach, je ne tolèrerai désormais plus aucune menace infondée, sans quoi je me verrai obligé de m’en sentir offusqué, et Thor m’en soit témoin, je ne souhaite pas que notre formidable collaboration soit entachée si près du but.
    Puisque vous évoquez le cas de l’émissaire Kael, sachez qu’il n’est désormais plus en mesure de vous trahir, puisque vous semblez en appeler à ce terme malsain. Vous concluez un peu vite, si je puis me permettre, et ces accusations ne sont, hélas, pas de mon goût… Vous prenez notre émissaire pour un traître et m’en traiter pour responsable, je vais donc vous exposer ce que j’ai à vous dire, et je laisserai votre esprit buté décider de la suite. Hum ?»


    Un petit sourire de carnassier ouvrit la bouche de Bogrin, et il leva une main efféminée et griffue dans le vide. Il nouait et brodait ses mots aussi délicatement que de la dentelle, et pesait chaque phrase d’un fil d’or de respect et de sarcasmes.

    « Vous accusez Kael Endrolendil, l’émissaire que j’ai délégué à votre suite, de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour défendre la cause voulu. Bien. Maintenant, rappelez moi qui est celui qui s’ets laissé emporter par ses sentiments en proférant menaces et en haussant la voix comme s’il parlait à des enfants. Hum ? »

    Comme le Général ne répondait pas immédiatement, l’Orthodoxe reprit :

    « C’est bien cela. Ensuite, alors que Kael, en bon émissaire, tentait de calmer les esprits en engluant la reine de belles paroles, qui auraient permis alors d’endormir sa méfiance légendaire, qui a reprit son ton désinvolte et irrespectueux ? Hum ? »

    Il leva un sourcil narquois et, satisfait, reprit son petit discours de crotale :

    « Par la suite, rappelez moi, c’est bien vous qui avez été arrêté ? Non ? Ah oui, et pourquoi selon vous ? Ca y est j’y suis ! s’exclama t-il, parce que vous continuiez vous petites menaces égoïstes ! Et que si Kael s’en était mêlé, il aurait été dans la même situation que vous, et rien n’aurait avancé.
    Alors que quand vous avez été raccompagné par les gardes, Kael s’est retrouvé seul face à la reine et ses imbéciles de conseillers. Il n’allait pas laisser sa mission tombée dans l’oubli, sinon il aurait perdu sa tête en revenant, oui oui oui. »


    Un horrible petit rire aigue quitta les lèvres du Général Gilad pour ricocher dans l’air quelques instants.

    « Il a donc reprit tout ce qu’il convenait de faire. Il a « affirmé » que nous ne défendions vos intérêts que parce que vous étiez les plus puissants et qu’il était nécessaire de faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes en votre compagnie, comme cela, il y avait quelques chances de pouvoir les convaincre d’une entente possible. Seulement, c’est là que vous croyez que l’on vous a trahit, cher Général Graybach, mais il s’agit en vérité d’un stratagème absolument élémentaire ! Voyez-vous, si nous avions pu créer un faux lien avec ses viles femelles, il était encore plus facile de prendre un avantage face à ces monstres, qui sont particulièrement robustes faces à nous… »

    Il déglutit et replanta son regard, qui était toujours aussi fauve, dans celui du Général. S’il n’avait pas eu forme humaine, on aurait dit qu’un lion immense semblait prêt à bondir sur l’humain.

    « Enfin, sachez que nous avons été très actifs pendant et après votre procès. Vous êtes persuadé d’avoir été abandonné. Il est drôle de constaté qu’en vérité celui qui vous a lâchement abandonné, en toute franchise, n’est autre que votre bon roi, le Seigneur Nordique. Et oui, Général, il n’a pas payé votre caution. En revanche, mon Roi, lui, s’est personnellement chargé d’en régler une grosse partie. Nous n’avons pas bougé le petit doigt lors du procès ? Mais bien sûr que si ! Pendant que Kael faisait bonne figure au conseil, sachez que mon Bon roi et moi-même nous sommes penchés sur nos caisses pour contribuer au payement de votre lourde caution. En revanche, pour des raisons, évidentes, il fallait paraître impassibles face aux Amazones, qui nous surveillent activement depuis votre…bourde… lors de la mission… »

    Un long soupir déchira sa poitrine et il conclut d’un air fier et orgueilleux :

    « Et puis tout cela ne serait certainement pas arrivé si notre ami le Général Graybach ne s’était pas emporté… Sans vouloir vous manquer de respect, bien entendu. Vous pouvez penser que je suis un vil serpent à votre aise, mais reconnaissez que beaucoup des fautes commises sont les vôtres… »

    Un énorme sourire de félin fendit son visage grisâtre et il croisa les bras sur son plastron d’argent. Il mettait ainsi fin au sortilège qu’il avait lancé en bougeant sa main griffue et féminine, un peu plus tôt. Grâce à ce petit sort, il avait emmuré dans le silence leur conversation, si bien qu’aucun des autres personnes en présence n’ait pu entendre ce qu’il avait dit.

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MessageSujet: Re: [Coup de Coeur] Un air de déjà vu.    Sam 25 Sep 2010 - 12:39

De toute évidence, Bogrin Gilad ignorait tout du chemin qu'il avait emprunté, et qu'il se devait maintenant de suivre. Marcus ne s'asseya pas, il cessa néanmoins de marcher pour écouter les arguments de son homologue, qui sonnaient creux, ces paroles étaient celles d'un être rusé plus digne de Loki lui-même que d'un autre Dieu, rien n'attira l'attention du général qui s'amusait de constater que les Orthodoxes pensaient l'avoir sous la main parce qu'ils avaient payé sa caution... Pouvaient-ils imaginer quelles fortunes seraient les leurs lorsque tomberaient Amazones, Elfes et Ombres? La dette du général ne serait plus qu'un grain de sable au milieu d'un désert.

Qui était devenu Marcus? Il s'était rendu chez les Amazones pour éviter d'avoir à massacrer celles qui l'avaient aimé jadis, qui l'avaient accueilli, et voilà qu'après un moment pénible au palais royale avaient germé en lui les idées les plus terribles. Comment la colère avait-elle pu balayer en lui cet amour pour les cavalières et donner naissance à un stratagème aussi morbide? Devait-il écouter ce terrible génie qui lui dictait de commettre ce qu'il avait jugé impensable, de banir toute humanité en lui pour s'adonner aux pires actes qu'ait connu le Gwendir? Pourrait-on parler un jour de victoire s'il donnait vie à ces idées démoniaques? Il l'ignorait, mais à peine remit-il en question ses agissements qu'une violente réaction anima son soeur, si seulement Idril Calafas l'avait écouté! Toutes auraient pu être épargnées!

Ainsi Ardiosis l'avait abandonné... Ce n'était pas faux quand il y pensait, mais peu importe les agissements de son Roi à son égard, Marcus devait suivre son engagement, ainsi il remporterait cette guerre! C'était le seul moyen pour un jour les revoir ; ne pas détourner le regard de son devoir! Alors, quand viendrait son heure, celle où son coeur cesserait de battre, il pourrait les rejoindre, leur sourire, et en finir avec ce combat!

Le général Gilad continuait sur sa lancée, plus rien ne l'arrêtait et sa pensée éclatait au grand jour. Cet être si étrange souriait toujours du coin des lèvres, ses yeux vifs et perçant recouvrant quelque esprit malin, on ne pouvait que se méprendre sur ses intentions, mais quelles qu'elles furent, elles allaient suffisament dans le sens du général Humain pour lui permettre de mettre à bien ses projets. Il était temps d'être clair, d'arrêter de se mentir et d'enfin se jeter dans la mêlée. Gilad croisa ses bras, rien ne se produisit, peut-être était-ce une habitude chez lui, qui savait? Peu importe.

-Arrêtons là les accusations, général, nous sommes alliés après tout. J'ai des torts, je le conçois, mais ils seront très vite réparés, je vous l'assure. Maintenant que nous avons éclairci la situation, j'aimerai vous faire part de ce que j'envisage de faire pour terminer cette guerre au plus vite.

S'asseyant, Marcus posa son fourreau sur la table, pour ne pas être gêné. Il s'adossa ensuite à son siège, toisant du regard son homologue Orthodoxe, balayant de sa seule volonté les menaces proférées et présentant sa pensée.

-Dès demain, j'irai me rendre en territoire Druidique, leur général va recevoir sous peu une missive l'informant de ma venue. Comme vous le savez, le sud du continent est depuis peu ravagé par une maladie, et ce fléau va nous être d'une incroyable aide. Les Druides subissent des pertes, autant que les Amazones, je vais utiliser ce "virus" contre nos ennemis, la souffrance et la mort se répandront sur eux et ils seront contraint de se rendre. Leurs défenses vont faiblir, leurs montures tomber, leurs cités se ruiner, plus rien ne nous résistera.

Marcus laissa le temps à Bogrin de comprendre le stratagème, plus que machiavélique.

-Pour cela, il me faudra l'accord du conseil Druidique, normalement en notre faveur. Et ensuite seulement je pourrai mettre en oeuvre cette arme tombée du ciel. Imaginez, nous n'aurions à sacrifier aucun de nos hommes pour une victoire totale. Quelle belle perspective! Sans compter que vous n'aurez rien à craindre du virus, nous seuls prendrons les risques. Je compte sur vous pour tenir en respect les Ombres, pendant que je m'occuperai en personne de l'élimination du peuple Amazone. Ensuite vous reviendront les richesses qui vous sont dues. Vous avez tout à y gagner, général Gilad. acheva Marcus, ses yeux n'ayant pas flanché une seule seconde tout le long de son explication.

Il se leva de nouveau, laissant à l'Orthodoxe le loisir de réfléchir à la prospérité qui serait sienne s'il suivait ce plan. Marcus plongea ses yeux dans les nuages, derrière cette abîme céleste l'attendaient sa femme et sa fille, elles l'appelaient, elles n'en pouvaient plus d'attendre, et lui non plus. Il ne vivrait pas vieux, il ne deviendrait pas comme tous ces conseillers gateux vivant uniquement pour l'amour illusoire de la richesse et de leur petit confort, il rejoindrait ses amours aussi vite qu'elles l'avaient quitté. Au fond de sa cellule, il les avait entendues, il leur avait répondu, mais il n'avait pu les toucher, les embrasser! Il avait attendu trop longtemps, dès demain s'engagerait le combat!

Se retournant, Marcus porta de nouveau son attention sur Bogrin, il ne faisait aucun doute qu'il allait accepter, après tout, n'était-ce pas ce qu'ils souhaitaient tous deux? Une belle victoire? Enfin, peut-être l'Humain serait-il surpris...

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MessageSujet: Re: [Coup de Coeur] Un air de déjà vu.    Sam 25 Sep 2010 - 17:29

  • Que de contradictions dans sa tête ! Voilà maintenant que le Général Humain approuvait les reproches de Bogrin. Il avouait alors qu’il avait commis une faute. En vérité, tout cela sonnait incroyablement faux : il venait de lui lancer plusieurs accusations, et quand enfin l’Orthodoxe s’expliquait, l’Humain rappelait qu’ils étaient alliés. Cependant, il venait d’en douter l’instant d’avant. Un sourcil froncé, Bogrin se demanda alors ce qu’il advenait de l’esprit particulièrement aiguisé du Général humain. Les reproches se contraient les uns aux autres et bientôt le serpent se mordait la queue pour former un cercle vicieux parfait. Il cherchait à faire perdre du temps ? Qu’était-il advenu du courageux et droit Général Graybach ? Le voila qui retournait sa veste et menaçait ses propres alliés. Intérieurement, Bogrin sentit son sang lui monter aux tempes, mais il convenait que son attitude était parfois source de malentendu. Il serra les mâchoires et ne cilla pas lorsque l’Humain le fixa. Entre leurs deux regards acérés, on aurait pu sentir l’électricité et la tension. Bogrin jaugea Marcus d’un regard neutre. Il y avait quelque chose de changer… Il semblait qu’il n’était pas tout à fait le même… Son séjour en prison semblait avoir creusé des plaies sur tout le corps et il semblait souffrant et tiraillé par quelque chose.

    Il consentit à l’écouter sagement lorsqu’il se rassit et se surprit à apprécier son petit plan malsain. Utiliser le virus pour réduire l’efficacité des Amazones ? Voilà qui promettait d’être on ne peut plus excitant si cela s’avérait possible. Un petit sourire revint sur le visage grisâtre du demi-elfe, et il acquiesça d’un hochement de tête lent.

    « Que voilà un bien beau plan Général. Commença t-il d’un ton posé, qui se voulait moins sarcastique que précédemment. Ce petit stratagème pour le moins cruel m’inspire une grande sympathie à votre égard. Et pourtant, je suis assez surpris. Vous qui privilégiez la vie d’autrui, qui vous démenez pour que chaque chose soit faite avec justesse et honneur. Et là, soudain, vous désirez jouer dans un autre cercle, d’une autre façon… Tout en gardant le plus d’hommes en vie. J’avoue vous perdre un peu… »

    Il leva une griffe aiguisée en direction de son interlocuteur, comme pour mettre à jour quelque chose qui lui paraissait primordial. C’est d’un ton… méfiant, dirons-nous, que le Général exposa ses interrogations. Après le ton brusquement soupçonneux du Général, Bogrin le sentait aussi glissant qu’une anguille et il ne souhaitait surtout pas qu’il lui échappe avant d’avoir pu obtenir ce qu’il voulait. S’il comptait sans tirer comme ça après de telles menaces et un tel revirement de comportement, il pouvait toujours rêver. Bogrin sentait qu’il faisait tout pour cacher, dissimuler ce petit quelque chose qui le mettait à cran, et qui lui faisait hausser le ton et presser la voix.

    Il planta son regard de reptile dans celui de Marcus et y enfonça profondément toute sa méfiance et son attention. Il fallait trouver ce qu’il se passait.

    « Vous semblez… bien… pressez…. de finir tout cela. Et j’avoue ne pas bien saisir la raison d’un tel empressement. Je crains fort que votre envie d’accélérer les choses fasse piquer du nez la mission et réduise nos chances d’asseoir notre alliance sur les Résistants. »

    Il se rassit confortablement et reprit, en ponctuant son discours de gestes de la main.

    « Comprenez moi bien Général, votre attitude vient de me mettre la puce à l’oreille et je ne puis laisser glisser un tel revirement de comportement. Loin d’entamer ma confiance en vous, ce petit accrochage me fait cependant reculer un peu… Je ne puis être assuré que vous ne recommencerez pas à laisser a situation vous échapper une deuxième fois… Et dans ce cas précis, il sera beaucoup plus difficile pour moi de défendre vos qualités auprès de mon Bien-aimé roi. J’ai besoin d’une garantie, d’une preuve. Et, étant donné les temps quelque peu houleux, je me vois dans l’obligation de venir fouiller dans cette affaire délicate. »

    Il s’éclaircit la gorge et reprit.

    « Vous êtes un homme droit et organisé et nul doute que vous avez déjà prévu beaucoup de choses. Mais ne croyez pas que je suis de ceux qui restent en arrière, à tenir à l’écart les Ombres, qui sont de fervents défenseurs de la cause Amazone. Laissez-moi vous aider Général, vous en avez besoin… »

    Un regard perçant et intense insista sur les derniers mots. Il sembla même que la langue siffla sur le « laissez ».

    « L’appât du gain n’a aucun intérêt si nous restons en retrait. Vous voulez que je vous prouve que nous sommes vos alliés ? Soit ! Laissez-moi infecter les femelles avec vous, je vous montrerai que nous ne sommes pas de vils serpents qui vivons dans le mensonge. Nous sommes vos alliés Marcus, fit-il gravement, laissez-moi vous aider… »

    A nouveau il y eut cet étrange sifflement hypnotisant. Marcussss, laissssez-moi vousss aider , Marcusssss…

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MessageSujet: Re: [Coup de Coeur] Un air de déjà vu.    Sam 25 Sep 2010 - 18:56

"Je vous l'ai dit, général. Je vais gagner cette guerre!

La voix de Marcus gronda, la détermination du militaire était intense et plus rien ne semblait le dévier de sa position. Il s'était retourné après que Bogrin Gilad ait tenté de le convaincre, mais il était inutile qu'il sache, tout cela ne le regardait en rien, il n'avait pas à savoir! Avait-il des enfants? Une femme? Comment pourrait-il comprendre? De plus, que penserait-il si Marcus lui dévoilait son passé auprès des Amazones? Il y verrait une faille, sans doutes, et pour rien au monde le général ne désirait laisser s'infiltrer au travers de cette fissure le serpent qui avait sifflé à son oreille de se confesser. Personne ne pouvait l'aider si ce n'était lui-même!

-Peu importe les moyens! Je réduirai à néant mes ennemis, les écraserai!

Encore une fois sa volonté de fer et sa hargne incommensurable se déchainèrent, il vaincrait! "Peu importe les moyens"... avait-il changé à ce point? Il y avait été contraint, cela ne faisait aucun doute, désormais, c'était sa colère, sa déception, qui s'exprimaient! Plus rien ne comptait sur cette terre, la morale? Elle l'avait mené au fond d'une geôle! Il ne se tromperait plus, il répondrait de la même manière que ses adversaires.

-Idril Calafas a refusé d'écouter mes mises en garde, Bogrin! Elle a préféré s'en tenir à la colère qui grondait en elle, c'est la mienne qui s'exprime aujourd'hui.

En effet, et rien n'aurait su la contredire, pas même les belles paroles de l'Orthodoxe. Marcus souffrait, son pair devait s'en douter, mais il ignorait tout des raisons. Pourquoi était-il pressé? Il ne le saurait jamais. Seul l'Humain pouvait entendre l'appel de ses deux amours qui l'appelaient avec plus d'ardeur et de détermination que n'importe qui sur le continent.

-Avoir une preuve, une raison, qui vous permette de garder en moi votre confiance? Je ne puis vous donner autre chose que ma parole. N'ai-je pas une dette à effacer? Croyez bien que mener à bien mes projets est le seul moyen que je connaisse de la rayer.

Marcus ferma ses paupières, fronçant ses sourcils, son visage face contre la fenêtre, tournant le dos à Bogrin. Un plan avait germé depuis longtemps dans son esprit tiraillé par la peine et la colère, il savait quoi faire, comment agir, et son homologue tentait désespérément de lui tirer les vers du nez... en vain. Marcus ne pouvait se le permettre, il devait pouvoir être dans la capacité de s'en remettre à lui seul! Mais comment ferait-il face à tant d'ennemis... devait-il faire confiance à Bogrin, devait-il prendre ce risque?

-Pour tout vous dire, nous devons attaquer en priorité les Ombres, et non les Amazones. Je comptais utiliser le virus pour les tenir en retrait. Les Ombres sont nos seuls ennemis occupant le Nord du continent, une fois éliminés, nous pourrons concentrer nos forces sur le Sud du pays. Nous ne pouvons user du virus avec les Ombres sans nous mettre en grand danger, de plus, il se propagera bien moins vite sous le froid nordique que dans les plaines du Sud. Vous savez tout, Bogrin.

En effet, Marcus lui avait délivré de précieuses informations sur le plan qu'il comptait mettre en oeuvre, pourquoi avait-il fait ça? Peut-être désirait-il se reposer lui aussi sur l'appui d'un allié, Bogrin l'avait convaincu, assez pour obtenir ces paroles révélatrices. C'était vrai, Marcus voulait surtout nuire aux Ombres en priorité, ils représentaient la seule force du Nord, un facteur assez important pour ne pas négliger le danger qu'ils représentaient. Les Humains devaient néanmoins pouvoir tenir en retrait les Amazones qui pouvaient à tout moment charger, restait également le problème des Druides, possibles alliés dans cette guerre, mais plus appeurés que poussés par une réelle motivation.

-J'ignore tout de vos plans, Bogrin. Il est difficile pour moi de vous révéler tout cela, j'espère que vous en avez confiance. J'ai une dette envers votre Roi, en m'aidant à réduire les Ombres à l'impuissance, vous me donnerez l'opportunité de la payer, et nous approcherons plus que jamais de la victoire. Ces derniers ne s'attendent pas à une attaque, il faut frapper vite et fort!Etes-vous prêt à m'aider?

Cette question résonna longtemps contre les pierres de la salle, le général furieux avait laissé place à un homme plus calme et s'offrant à celui qu'il devait appeler "allié". L'était-il vraiment? Marcus le souhaitait de tout son coeur.

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MessageSujet: Re: [Coup de Coeur] Un air de déjà vu.    Dim 26 Sep 2010 - 10:37

  • « Très bien Général, gardez vos secrets. »

    Un petit sourire narquois se dessina sous le regard d’ambre de l’Orthodoxe. Il comprenait enfin quelle était la raison de tant d’irrégularité : une raison très personnelle. Une femme peut-être, ou quelque chose du genre. Mais il se promit de mener à bien ses recherches dans un futur proche et grava dans un coin de sa tête qu’il lui fallait comprendre ce soudain changement d’attitude chez son homologue Humain. Il semblait tellement obstiné par ses plans qu’il faisait barrage à tout autre évènement susceptible de l’en détourner. Bogrin Gilad, l’impitoyable Général d’armée, venait de débuter la mise à jour de son ami Général, Marcus Graybach. Ce ne serait plus qu’une question de temps avant d’obtenir de plus amples détails sur le pourquoi du comment et il était certain qu’il y parviendrait. Rien n’arrêtait le Général Gilad s’il désirait quelque chose. Rien ! Il haussa la ton avec vigueur. Il voulait les écraser, il voulait gagner. Intérieurement, Bogrin apprécia le spectacle de cette forte détermination et il fit un magnifique sourire de carnassier.

    « J’aime entendre autant de vigueur et de volonté Général Graybach ! Je vous retrouve enfin dans un domaine où vous êtes vous-même, et non tiraillez par vos pensées obscures qui ne regardent que vous. » Fit-il d’un ton neutre en levant une main affirmative vers lui.
    Obstiné mais dangereusement instable.

    « Je suis heureux de voir que vous délaissez donc enfin votre petite morale pitoyable afin d’opter pour des moyens véritablement dignes d’un Général de votre envergure ! »

    Le ton était flatteur, et les mots habiles. Le Général Graybach ne devait pas toujours apprécié le ton mystérieux de Bogrin, qui prenait un malin plaisir à faire siffler sa langue de serpent afin de perturber son homologue. S’entretenir avec lui avec quelque chose d’amusant, c’était plus une joute verbale et une version mesquine du jeu du chat et de la souris qu’une conversation de stratégies militaires.

    C’était à la fois excitant et terriblement difficile. L’un toisait l’autre, l’autre ripostait avec habileté puis découvrait que l’interlocuteur évitait avec agilité les verbes acérés. Un frisson parcouru le dos musclé et tatoué du Général Gilad.

    Cependant, lorsque vint la mention des Ombres, la mine de Borin s’assombrit. Bien qu’il fût sans pitié et qu’il n’avait cure de l’état de ses compères Ombres, la situation devint aussi glissante qu’une flaque gelée. Il se devait d’éclaircir les choses rapidement. Marcus lui demandait de trahir littéralement l’un des peuples avec lequel les Orthodoxes ont le plus de contact, hormis les Humains. Bogrin dissimula le choc étrange que son cœur lui donna et il tenta de reprendre la parole, essayant de garder l’équilibre sur cette mare gelée et fragile.

    « Marcus, j’apprécie votre franchise et vous donne ma parole que vos plans resteront bien gardés. D’ailleurs je compte bien vous prouvez ma loyauté et mon soutien en faisant tout mon possible pour que nos plans soient parfaitement exécutés. Il s’éclaircit la gorge et reprit, après un court instant de réflexion : Cependant, voyez-vous, il y a quelque petits problèmes au niveau de la forme du service que vous me demander…
    Vous n’êtes pas sans savoir que nous entretenons de bons rapports avec nos amis Ombres, et le plan les concernant me gène quelque peu puisque je ne suis pas en mesure de décider seul d’un tel revirement de situation vis-à-vis d’eux. Croyez moi lorsque je vous dit que je compte vous aider, mais le plan concernant les Ombres doit être sans défauts et sans bavures, étant donné qu’ils sont très proches à la fois de nous et de ces redoutables femelles guerrières. Si je concède à votre demande et m’en vais les neutraliser, j’ai bien peur que le Seigneur Erendil se surprenne à perdre bon rapport avec les Ombres. Et ce à quoi je serai désigné responsable… »


    Un regard en fente de reptile perça le regard de son interlocuteur.

    « Vous en appelez à l’élimination du peuple Ombres, selon vos mots. J’avoue, sans vouloir paraître rabat-joie que l’idée me freine. Le plan n’est pas sans risque, et essentiellement pour nous ! »

    Il leva une griffe aussi pointue qu’une flèche et reprit :

    « Je ne peux vous accorder une aide pour l’éradication de nos voisins. Ou du moins je ne puis vous l’accorder de cette manière. Vous n’êtes pas sans savoir que depuis hier, un incendie criminel ravage la forge d’Isandil, et qu’il y a de fortes chances que l’origine en soit criminelle. Je ne sais pas si vous ou vos pairs ont quelque chose à voir avec cet acte criminel, mais je tiens à vous prévenir que je ne puis accepter la demande trahison que vous me demandez sans en entretenir mon Souverain. »

    Un instant, Bogrin se mit à réfléchir et le silence se fit. Le Général Graybach était motivé et s’avérait être un bon allié pour monter diverses stratégies. La respiration du Général devint sifflante un instant et il porta sa main au menton. Il plongea son regard de serpent dans le sol et songea à tout ce dont il devait tenir compte. Il ne fallait pas agir de façon irréfléchie. L’erreur n’était plus permise et il se devait d’y veiller avec soin. La première bourde de Marcus avait faillit coûter très cher aux petits plans du Général Orthodoxe. Se redressant dans son siège, Bogrin reprit :

    « Très bien Marcus, je vous aiderai. Mais mettons plutôt la priorité sur les Amazones et les Druides. Le temps de faire mes démarches auprès des Ombres. Comprenez-moi Marcus, je sais que vous aspirez à la victoire, mais ayez la patience de me laisser gérer les Ombres, je ne demande que ça. »

    Un sourire plus sincère qu’à l’accoutumé passa sur le visage grisâtre de l’Orthodoxe comme un éclair.

    « En échange, je vous aiderai du mieux que je puis pour le reste. Je ne délèguerai plus d’émissaire à vos côtés, je me déplacerai de moi-même afin de vous être le plus utile possible. Je m’occupe d’embrouiller mon homologue Ombre afin de gagner du temps. De votre coté, occupez-vous de vos Druides de la façon qui vous paraîtra la meilleure. Lorsque ce sera fait, mettons-nous d’accord pour convenir d’un moment pour faire un rapport de l’avancée de nos plans. Vous marchez Général ? »
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MessageSujet: Re: [Coup de Coeur] Un air de déjà vu.    Dim 26 Sep 2010 - 20:07

Quelle ironie! Marcus avait tiré un trait sur les sentiments qu'il éprouvait à l'égard des Amazones, à tel point qu'il s'apprêtait à en exterminer la population, et voilà que Bogrin refusait tout bonnement de se débarasser des Ombres, prétendant la sauvegarde de leur amitié, ou rapport priviligié. Mais quels rapports pouvaient entretenir deux ennemis en temps de guerre? Aucun! Le faisait-il exprès? Il ne pouvait rien perdurer des relations qu'ils entretenaient auparavant, la violence, la mort, telles seraient les liens qui relieraient leurs deux peuples! Ombres et Orthodoxe devraient en venir aux armes un jour ou l'autre, et le général Gilad allait devoir apprendre à faire des sacrifices! Il devrait oublier, tout comme Marcus l'avait fait.

Gilad avait débité un nombre assez conséquent de mots qui avaient assez irrité le général des armées Humaines, mais qui n'en laissait rien paraître. Toujours tourné vers la lumière matinale qui filtrait au travers du fin verre recouvert d'une fine couche de poussière, Marcus inspira lentement, absorbant ces paroles avec tout le calme dont il était capable. Plusieurs idées lui venaient simultanément à l'esprit, très peu auraient plu au général Orthodoxe, et avec une maîtrise de soi exemplaire, il parvint à contenir la colère qui montait peu à peu en lui. Bogrin ne savait pas, il ignorait tout des motivations de l'humain, ce dernier ne pouvait pas lui en vouloir, quoique son esprit réchauffé par les derniers évènements était tout à fait disposé à assouvir ses pulsions peu habituelles qui lui criaient de se jeter sur cet ignare inconscient, de lui couper la langue et de la renvoyer dans son peuple indécis! Le visage de dégoût de Marcus n'apparaissait pas à Bogrin, toujours assis sur la chaise en bois, près de la table, mais il aurait surement été choqué par l'apparent dédain du militaire. Ce dernier n'était plus que l'ombre de lui-même, auparavant calme et réfléchi, il n'était maintenant plus qu'un être pourchassé par de sombres pensées, une envie d'en finir toujours plus intense. Depuis combien d'années maintenant Freyja l'avait-elle abandonné?

Les traits du général s'adoucirent, pour devenir aussi froid qu'à l'accoutumée, lentement il se retourna vers Bogrin, une fois que celui-ci ait fini ses explications, son regard pénétra l'ambre des pupilles de l'Orthodoxe, le sondant.

"Viendra un jour, Bogrin, où vous n'aurez d'autres choix que de faire des sacrifices. Ceux que vous considériez comme vos amis, peu importe les liens qui ont pu vous unir, ne le sont plus. Lorsque vous irez à leur rencontre, ils ne verront en vous qu'un ennemi, un danger, gardez ceci à l'esprit. La guerre nous déchire, vous savez, on en vient à oublier qui nous sommes. chuchota-t-il, sa voix étrangement faible, et perdue dans ses pensées.

Qu'étaient les filles de Freyja pour Marcus, désormais? Un obstacle? Un ennemi? Dire qu'il les considérait comme des soeurs, jadis...

-Si à l'heure d'aujourd'hui vous considérez toujours les Ombres comme des amis, vous avez déjà perdu. reprit-il, laissant échapper un soupir. Dans cette guerre, les vainqueurs seront ceux qui frapperont les premiers... Faites comme vous le désirez Bogrin, allez voir votre roi, lui faire part de mes intentions. Je m'occuperai des Druides de mon côté. affirma-t-il, se retournant de nouveau vers la fenêtre, les mains dans le dos et les yeux de nouveau clos, son esprit travaillant mille pensées.

Rester calme, patienter, Ardiosis n'ignorait pas dans quelle position se trouvait Marcus, il le savait incapable d'attendre, de laisser passer le temps, d'en perdre inutilement. C'était pour cela qu'il l'avait rappelé à Yswllyra, pour qu'il réduise à néant ses ennemis comme il l'avait toujours fait! Non pas pour adopter la même stratégie puérile que les conseillers gateux qui faisaient le conseil!

-Je pense que nous en avons fini, Bogrin. Surtout, pensez bien à ce que je vous ai dit. Je vous souhaite un bon retour. finit Marcus, à la fois loin et terriblement éloigné de cette salle, son esprit voguant sur les flots tumultueux de sa colère, sa peine le tirant inlassablement vers le fond, enchaînant son âme d'obligations incompréhensibles ; pourquoi ne pouvait-il pas se trancher la gorge lui-même et en finir de toute cette souffrance?

Il ne se retourna pas, sa silhouette resta enveloppée du halo de lumière qui la recouvrait, sous l'assaut des rayons matinaux. Son armure scintillait, ses cheveux ondulaient au gré des courants d'air, ses bottes restaient profondément ancrées dans leur position, ainsi que ses mains, toujours jointes dans son dos. Il n'y eut pas un geste, rien, mais pourtant, le message était clair...

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MessageSujet: Re: [Coup de Coeur] Un air de déjà vu.    Dim 10 Oct 2010 - 9:07

  • Bogrin serra les dents. Non seulement son homologue n’avait pas le cran de regarder son interlocuteur en face, à moins qu’il ne craigne que l’orthodoxe se mettent à l’ensorceler, mai sen plus il lui semblait soudain que le Général Graybach lui faisait la morale. Loin d’être un morveux à qui l’on pouvait aisément expliquer le sens de la vie, Bogrin se sentit bouillir intérieurement, mais se força à rester calme. La tension quasi-palpable entre Marcus et lui était désormais à un stade limite. Aucun d’eux deux n’avait envie de laisser le dernier mot à l’autre. Il y avait entre eux deux une table imaginaire où une formidable partie d’échecs se déroulait. Marcus, en stratège de marque, se démenait à éliminer les petits pions envahissants, tandis que Bogrin lui mangeait ses tours avec ses fous. Il était clair que leur joute verbale était devenue plus ou moins virulente, même si aucun d’entre eux n’avait haussé le ton. Sans l’avoir vu, le Général Gilad avait de rage enfoncer ses longues griffes aiguisées dans les accoudoirs du fauteuil où il était assit. Ses dangereuses pointes s’étaient enfoncées dans le bois comme dans une motte de beurre. Il les ôta doucement lorsqu’il s’en aperçut et vérifia que Marcus ne s’en était pas aperçut. Ce dernier lui tournait toujours le dos, jusqu’à ce qu’il reprenne la parole avec un ton solennelle que Bogrin n’apprécia que moyennement.

    Il entendit presque ses dents grincer alors qu’il écoutait le ton inquisiteur de son homologue et ses quelques petits conseils déplacés. Bogrin croisa ses doigts effilés sous son menton et planta son regard de reptile dans celui de Marcus. Il y sentit peut être une note de dégoût, il n’aurait su dire clairement, et surement un peu de haine. Mais il n’était sur que d’une chose : Marcus serrait ses mâchoires noueuses comme s’il allait être pris de nausées et ses yeux, même s’il se forçait à les radoucir, lançaient des éclairs de contrariété.

    « Je pense en effet que nous nous sommes tout dit Général Graybach, reprit –il d’une voix amère. Je pense qu’il nous sera nécessaire de faire un rapport commun dans la semaine qui vient pour pouvoir visualiser un peu l’avancée de nos plans. »

    Il se redressa en silence, avec la souplesse d’un félin et claqua des doigts. Aussitôt, les six acolytes qui l’avaient accompagné se redressèrent et ouvrirent les portes, prêts à lui emboiter le pas lorsque le Général Gilad serait sortit.

    « Soyez certains que je n’ai pas perdu Général. Je ne perds jamais… »

    Un sourire de carnassier, découvrant une série de dents crochues et menaçantes coupa le visage grisâtre de l’orthodoxe. Il fit un petit signe de tête solennel et entreprit de quitter la salle, sa longue cape flottant derrière lui. Mais, à hauteur de la porte, il pivota sur lui-même et avec un sourire narquois prononça d’un ton plein de sous-entendu :

    « Prenez soin de vous Marcus, vous semblez complètement distrait. Ressaisissez-vous, vous avez une extermination à mener à bien, hum ? »

    Avec un sourire fier qui signifiait qu’il avait bel et bien sentit toutes les contradictions qui tempêtaient dans la tête de son homologue, il tourna les talons et quitta la salle. On aurait presque pu entendre les cors et les violons dans une marche militaire et royale résonner en fond de cette scène particulièrement théâtrale, tandis que le bout de a cape du Général Bogrin disparaissait par la porte, suivit de ses sbires.

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