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 Regrets, Amertume et Confessions [Suite*]

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Ectoplasme
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MessageSujet: Regrets, Amertume et Confessions [Suite*]   Mer 7 Juil 2010 - 9:12


|Regrets, Amertume et Confessions|

Nuit du deuxième jour


Sont cordialement invités à participer à ce post :

Melindaë Gordonian, Galdor Fenril (PNJ)

Après avoir longuement discuté avec son cousin, le souverain a fait demander la Grande Prêtresse pour recevoir sa bénédiction et partir l'âme en paix. Prétextant l'envie de se confesser, il a chassé toutes les personnes présentes dans sa chambre, afin de pouvoir en réalité s'entretenir avec sa bien-aimée. Son état s’était encore dégradé et il sentait qu’il ne lui restait que quelques heures à vivre. Le temps lui était compté…

    Consignes :

  • Les médecins ont ordonné aux personnes qui rendent visite à Galdor de porter un masque, des gants et de se tenir à une distance de plus de trois mètres.

_________________

Je suis votre passé, votre présent, votre futur.
Je suis le seul maître de votre Destin.
Vous ne pourrez pas m'échapper ...
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Melindaë Gordonian
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MessageSujet: Re: Regrets, Amertume et Confessions [Suite*]   Mer 7 Juil 2010 - 9:13

Qui aurait pu imaginer que sous le regard d’une lune si claire et si paisible, le seigneur Galdor Fenril s’éteignait à petit feu ? Comment Mani pouvait-il paraître si serein alors que son fils sombrait dans une mort lente ? Aucun signe n’annonçait ce terrible drame. Ainsi, la Grande Prêtresse, affairée à terminer les derniers sacrements de la journée, ne savait même pas que son amant interdit agonisait dans sa chambre royale…

En ce deuxième jour, rien n’avait changé de d’habitude pour Melindaë : les morts s’entassaient, les cérémonies funéraires s’enchaînaient, les tombes se creusaient, les bûchers s’allumaient. Depuis que l’épidémie avait touché les hommes, la panique ébranlait le peuple. La capitale d’Unae tentait de garder un semblant de vie mais la terreur et la suspicion se lisaient sur les visages des Druides. Le moral était au plus bas : le bétail était décimé, une guerre se préparait et l’on sentait la Mort arpenter les rues à chaque instant. Dans les esprits, une seule question se posait : pourquoi Mani avait-il décidé de punir le peuple de Sudorna ? Quelle faute grave avait été commise pour subir un tel châtiment ? On ne pouvait répondre mais on pouvait agir. Ainsi, la piété connaissait un pic extrême voir démesuré : des offrandes étaient faites toutes les heures, les gens priaient du matin au soir et on avait installé des petits autels dans les rues.

La Grande Prêtresse était beaucoup sollicitée : en plus de faire des prières au dieu des Druides, elle se devait aussi de rassurer les populations sur l’au-delà et la mort. Elle avait demandé aux petits temples des contrées de Sudorna de lui venir en aide tellement les demandes étaient grandes. Ainsi, avec toute cette agitation, elle n’avait pu revoir le souverain depuis sa tendre nuit avec lui. Elle ne l’avait même pas croisé dans les couloirs… Sûrement devait-il être occupé, pensait-elle. Comment pouvait-elle imaginer qu’une chose plus grave se passait ?

En cette fin de journée, la Grande Prêtresse était éreintée. Sous ses yeux rougis par les larmes, elles avaient vu défiler les corps d’enfants et de nourrissons. En effet, un temple qui recueillait les enfants abandonnés avait été touché par l’épidémie. Ses pauvres jeunes âmes étaient seules à présent et aucun membre cher à leur cœur n’était là pour les pleurer. Seuls quelques ecclésiastiques et quelques habitants d’Unae étaient présents pour leur faire un dernier adieu… Le cœur serré, Melindaë alluma le bûcher où étaient entassés les corps. Des volutes de fumée s’élevaient vers le ciel, emportant avec elle les esprits infantiles. Melindaë avait besoin d’un grand réconfort. Elle ressentait le besoin de se retrouver avec Galdor, de l’entendre la rassurer et la consoler. Elle jeta un dernier regard vers la Lune, implorant Mani de la laisser voir son amant cette nuit…

La Grande Prêtresse retourna à l’intérieur du temple afin d’allumer quelques cierges avant de retourner au Bastion. Elle entendit alors des pas derrière elle. Se retournant, elle aperçut un garde, la mine grave. Celui-ci la pria de venir voir le monarque de toute urgence. Troublée et affolée, Melindaë s’enveloppa dans sa cape sombre et partit à vive allure en direction du palais royale. Déboulant dans les escaliers, elle arriva devant la porte de la chambre gardée par deux soldats. Ceux-ci la voyant arriver, ils se décalèrent sur le côté pour la laisser passer. Doucement, Melindaë ouvrit la porte puis la referma. La pièce n’était pas trop éclairée et lui fallut un peu de temps pour s’habituer à la semi-obscurité. Puis, une fois fait, une vision d’horreur s’offrit à elle. Elle vit Galdor, allongé sur le lit, semblant au plus mal… Son souffle se coupa et un « non » sonore sortit de sa gorge. Pétrifiée sur place, la druide était dos collée au mur. Elle se laissa alors glisser contre celui-ci et se retrouva accroupie par terre, fixant toujours le lit du monarque. Et dans un souffle, avant de retomber dans un mutisme profond, Melindaë prononça juste trois mots.

Galdor… pas toi…
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MessageSujet: Re: Regrets, Amertume et Confessions [Suite*]   Ven 9 Juil 2010 - 18:16



Galdor Fenril, Souverain des Druides


L’attente était interminable. De là où il était installé, à moitié redressé sur son lit, le monarque mourant contemplait le jour décliner, emportant les dernières traces de sa vitalité. Car au plus profond de son cœur, Galdor savait qu’il était condamné. Il ne verrait pas le soleil chasser la Lune divine au petit matin, mais il était tout de même consolé de savoir que son Père veillerait sur son départ. Pour l’heure néanmoins, le souverain n’était pas prêt à mourir, malgré les souffrances qu’il endurait et qu’il serait soulagé de laisser derrière lui. Il était au plus mal, sa respiration se faisait difficile et la fièvre le rendait par instant confus. Mais la lucidité ne quittait que brièvement son regard épuisé, se portant continuellement sur la porte de ses appartements, car il attendait que vienne celle qui lui avait dérobé son cœur. Il prétexta l’envie de se confesser pour chasser les importuns qui s’afféraient autour de lui, car il était inutile de garder espoir en ces heures sombres. Le jeune homme préférait rester seul, dans l’unique attente d’apercevoir la silhouette enchanteresse de sa bien-aimée passer dans l’encadrement de la porte. C’était son dernier souhait et il pourrait ainsi partir l’âme en paix.

Le temps paraissait incroyablement long, alors qu’il ne lui restait que quelques heures à vivre. La douleur me saisissait parfois, le faisant haleter et transpirer à outrance, mais pour rien au monde il n’aurait imploré Mani de le laisser partir, tant qu’il n’aurait pas revu le visage divin de la Grande Prêtresse. L’appréhension lui noua la gorge et la bile lui monta : et si son dernier souhait n’était pas exaucé ? Quelques larmes amères coulèrent sur ses joues creusées. Qu’avait-il fait pour obtenir pareil châtiment ? Sa mort prochaine était certaine, et pourtant, rien ne laissait présager que tout irait bien après sa mort. La discussion avec son cousin, sans avoir été houleuse, était restée tendue et froide, après le refus de Nillviem d’accéder au trône. Mani punissait-il Galdor pour un crime dont il était inconscient ? Le souverain ferma les yeux pour tenter de s’apaiser, mais le grincement d’une porte que l’on ouvre le ramena à la réalité de sa condition. Pourtant cette fois, il se sentait apaisé, même s’il savait que tout ne serait pas facile…

Et la vision de sa bien-aimée horrifiée lui enserra le cœur. Il aurait voulu bondir hors de son lit pour aller l’enlacer tendrement, pour humer le parfum délicat de sa chevelure, pour caresser sa peau de nacre ou pour simplement échanger un baiser, témoin de l’amour qu’il lui portait. Mais ses forces l’avaient quitté plus tôt, le clouant comme un vieillard à son lit, rendant sa respiration nerveuse et sifflante et l’empêchant d’espérer pouvoir une dernière fois toucher la religieuse. L’idée de lui transmettre ce qui l’avait condamné lui était insupportable. Il était en cet instant tiraillé entre l’envie de l’enserrer, la caresser et le désir de l’éloigner de lui pour la protéger. Le silence était pesant, et il fallut quelques temps avant que le souverain puisse prononcer quelques mots, avec une difficulté grandissante.

« Pardonne-moi de t’infliger pareille vision … J’aurais préféré que tu gardes … un meilleur souvenir de ma personne … Je suis réduit à l’état … de bête … »

Galdor ne pouvait détacher son regard ambré de la silhouette accroupie. Il savait à quel point la Grande Prêtresse avait été tourmenté par leur relation, tout comme elle avait grandement été affectée par la disparition de son premier amant. Il craignait qu’elle ne se rende coupable de sa mort et cette hypothèse le rendait extrêmement malheureux.

« Pardonne-moi de ne pas avoir été … assez fort … Si j’avais su … que mon destin était celui-là, … jamais je ne t’aurais … infligé ce nouvel abandon. Il se tut, reprenant difficilement sa respiration. Saches cependant que je … ne regrette pas de t’avoir aimé… Je regrette seulement de ne pouvoir … le faire plus longtemps … à tes côtés. »

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MessageSujet: Re: Regrets, Amertume et Confessions [Suite*]   Ven 3 Sep 2010 - 21:25

Arrête Galdor, tu t’épuises pour rien. Cesse de parler. Tu ne vas pas mourir, c’est impossible ! Pas maintenant et pas comme ça, non !

Melindaë ne pouvait pas le croire. Elle ne pouvait pas perdre encore une fois l’homme qu’elle aimait, c’était trop injuste. Le monarque druide lui semblait invincible, il survivrait à cette maladie. Il semblait impossible dans l’esprit de la jeune femme que son Amandil disparaisse de la sorte. Affalée contre le mur, elle sentit son corps se relever et ses pieds avancer sur le sol. Elle ne sut par quelle force, elle se dirigeait lentement vers le lit du monarque. La Grande Prêtresse avait l’impression de flotter dans les airs, seulement guidée par son cœur. Son esprit ne lui répondait plus, trop choqué par l’annonce brutale de la mort imminente du roi.

Arrivée à hauteur de Galdor, elle s’assit sur le lit. D’abord les mains jointes et posées sur ses genoux, celles-ci s’abandonnèrent l’une à l’autre. Alors qu’une main pressait un linge mouillé dans une bassine d’eau froide, l’autre caressait le front brûlant de Galdor. La jeune femme laissait ses doigts parcourir les cheveux argentés du monarque. Pensive, elle déposa alors doucement le linge humide sur le front du mourant. Elle souhaitait vraiment qu’il se sente mieux. Sentant peut-être poindre une certaine inquiétude dans les yeux du monarque, elle tenta de le rassurer immédiatement.

Ne t’en fais pas, je ne risque rien. Mani me protège de sa grâce divine. Depuis le temps que je côtoie des malades morts ou vivants, j’aurai dû être souffrante depuis longtemps…

Sa voix se brisa. La Grande Prêtresse détourna le visage et tenta d’essuyer discrètement les larmes qui perlaient au coin de ses yeux. Puis, elle retourna son visage vers Galdor, lui souriant du mieux qu’elle put. Elle avait du mal à paraître bien. Le visage du roi semblait méconnaissable mais Melindaë pouvait reconnaître ces yeux ambrés au milieu de milliers d’autres. Ce regard qui l’avait fait chavirer – et pécher - au premier instant. Jamais elle ne l’oublierait : il était gravé à jamais dans sa mémoire… Elle avait tant de choses à lui dire et si peu de temps pour le faire. Prenant une grande respiration, elle plongea son regard dans celui de Galdor.

Cher monarque des Druides, je vous aime. Et par amour, je resterai à tes côtés jusqu’à ton dernier souffle… Puis dans un brin de folie, la Grande Prêtresse enchaîna instinctivement. Je t’en prie, unie-toi à moi. Même si ça reste officieux, faisons le pour la postérité de notre amour. Galdor Fenril, accepte ma main, pour que nos cœurs soient liés par-delà la mort… Dis oui, je t’en supplie.
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MessageSujet: Re: Regrets, Amertume et Confessions [Suite*]   Jeu 9 Sep 2010 - 12:28



Galdor Fenril, Souverain des Druides


Le monarque dont la vie lentement s’échappait n’aurait jamais imaginé pouvoir ressentir tant d’émotions contradictoires à la fois. Était-ce cela mourir ? Éprouver tous les sentiments que le monde portait chaque jour, chaque instant ? Était-ce ainsi que l’on devait pressentir la fin, l’appel à rejoindre les dieux ? Il ne savait pas. Il avait peur. Oui, peur de mourir, peur du long voyage, mais aussi peur de perdre son amour, la seule femme qui aura connu son attachement, car depuis longtemps déjà, sans le savoir, elle hantait ses pensées intimes. La Grande Prêtresse était aimée depuis de nombreuses lunes, sans qu’elle n’ait pu soupçonné un instant l’adoration que lui vouait le monarque. Et lorsqu’enfin il avait pu jouir de cet passion partagée, lorsqu’enfin la religieuse l’avait regardé comme un homme auquel s’éprendre, le Destin avait décidé de tout lui reprendre. Et il avait peur du vide abyssal que représentait la mort à ses yeux, une éternité sans étreindre son amour. Peur aussi d’entraîner dans sa chute l’amante qui s’était rapprochée, puis assise près de lui et qui maintenant soulageait sa fièvre. La peur se mêlait à la colère de ne pas avoir été assez fort, à la frustration de sentir sa bien-aimée près de lui mais de ne pouvoir la rassurer, au désespoir et à la tristesse de quitter cette vie qu’il aimait tant. Et pourtant, il se sentait heureux de pouvoir profiter des derniers instants qui lui restaient à vivre, de se sentir aimé par la plus belle femme du royaume. Il se sentait apaisé et serein de savoir qu’elle veillerait sur lui, dans ses derniers soupirs. Tout comme il se sentait honteux et méprisable d’infliger pareil chagrin à celle qu’il aimé tant, de mettre en danger cette femme sublime et de l’abandonner si soudainement. L’égoïsme triomphant lui ordonnait de se délecter de sa présence, mais sa culpabilité écrasante lui intimait de la chasser… Était-ce donc cela mourir ?

Les larmes furent versées. Galdor souffrait de voir son amante torturée par la douleur de l’abandon, qui s’abattait encore une fois sur ses épaules. Puisant dans les dernières forces qui lui restaient, il se redressa doucement pour caresser la joue de la religieuse. Comme elle était douce ! Cette sensation était unique et son cœur avait oublié à quel point son toucher était agréable ! Au bord de la mort, les sensations semblaient décuplées et ce geste anodin devenait l’accomplissement de toute une vie, une récompense précieuse qui valait bien la peine de mourir. Qu’elle était belle, malgré les larmes qui rougissaient ses yeux ! Il était normal que les dieux souhaitent punir ses amants ; qui aurait aimé partager cette divine amie ? Pourtant, Galdor refusait de croire à la punition pour avoir consumé l’amour qu’il portait à la Grande Prêtresse. Mani ne pouvait pas se montrer si sévère, lui qui connaissait les délices de l’amour dans les bras de Jord ! Il ne pouvait en être ainsi.

La violence du désespoir submergea l’esprit de sa bien-aimée, quand celle-ci lui demanda de s’unir à elle, avant qu’il ne soit trop tard. Cet étau qui enserrait son cœur devint plus oppressant, et Galdor suffoqua quelques secondes. Pouvait-on sérieusement envisager d’accorder la dernière faveur de son unique amour, aussi passionnée fusse-t-elle ? Le monarque ne voulait pas se marier avec la Grande Prêtresse et cette demande innocente, aussi désespérée que dévouée, était sans espoir. Il ne souhaitait pas qu’elle se sente entravée par une promesse qu’elle aurait faite à un mourant. Il ne doutait pas de la sincérité de ses propos, cela dit, mais à quoi bon se marier à un condamné ? Ils le savaient tous deux.

« Mille fois oui, mon Aimée… Je t’aurais répondu Mille fois oui,… mon tendre Amour. Mais, … je ne peux décemment pas… t’enchaîner à un mourant… Tu es si belle, Melindaë. Et tu dois vivre… Par delà la douleur, par delà l’abandon. … Tu ne dois rien à un mort et je ne veux pas être ton fardeau… Mon Amour pour toi n’a pas besoin de sacrements pour rester intact. Tu es depuis longtemps... mon unique Reine. »


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MessageSujet: Re: Regrets, Amertume et Confessions [Suite*]   Sam 9 Oct 2010 - 16:39

Suite à la demande de la Grande Prêtresse, Galdor refusa. Il expliqua qu’il ne souhaitait pas être un fardeau pour elle, une âme lointaine liée à elle et qui l’obligeait à suivre les obligations d’une épouse alors que l’autre moitié du couple n’était plus là. Néanmoins, pour Melindaë, mariée ou non au monarque, elle deviendrait veuve. Elle avait choisi de donner son cœur à un seul homme depuis le début et même s’il refusait de s’unir à elle par les sacrements, elle le serait tout de même « moralement ». Le refus de Galdor lui enserra tout de même le cœur. Elle pensait lui faire plaisir et non le renforcer dans sa culpabilité. La Grande Prêtresse ne put cacher sa déception mais elle comprenait le choix du monarque. Et si ceci était sa volonté, alors Melindaë le respecterait malgré son regret. Après tout, il allait mourir. Elle pouvait bien lui offrir cela.

Je pense être assez sage pour comprendre et apercevoir l’importance et la durée de cet engagement. Mes paroles étaient sincères Galdor. Et malgré ton refus, tu resteras pour moi mon seul et unique amant. Je te serai fidèle sur Terre et dans les Cieux. J’accepte le fait que tu ne souhaites pas concrétiser notre Amour par cette union mais laisse moi choisir mon avenir… Laisse-moi-t’aimer comme je le souhaite… Laisse-moi t’aimer pour toujours. Et sache, cher Monarque, que pour ça, je ne te demanderai pas ton approbation !

Melindaë laissa échapper un petit rire cristallin, mais tout de suite, la tristesse revint sur son visage. Comment pouvait-elle rire alors que le roi son bien-aimé allait mourir sous peu ? Sa vie après la mort de Galdor allait lui paraitre bien fade. Secouant la tête comme pour chasser cette mauvaise pensée, elle reporta son intention sur le roi. Elle y déposa un léger baiser. Puis, elle glissa ses petites mains dans celles de Galdor.

Endors-toi Galdor. Je vais rester auprès de toi. Dors d’un sommeil profond et n’ais point peur. Je suis là pour guider ton âme jusqu’à Mani…



Matin du troisième jour

Elle sentit quelqu’un lui tapoter sur l’épaule : c’était un garde. Le soleil filtrait à travers les épais rideaux de la chambre royale. Melindaë s’était endormie la tête posée sur le cœur de Galdor, ce cœur qui ne battait désormais plus. Pourtant, le monarque semblait serein, un léger sourire sur son visage pâle. La Grande Prêtresse rabattit la couverture la tête de Galdor, le cachant à la vue des curieux entassés à l’entrée de la chambre. Melindaë réussit à se frayer un passage difficilement. Quittant la chambre du monarque, elle reconnut un ministre du conseil royal et l’apostropha.

Prévenez Narius Faldor que le roi s’en est allé. La cérémonie des funérailles sera organisée sous peu. Ayant passé une nuit blanche, je pars me reposer dans ma chambre. Je ne souhaite pas être dérangée.

Après un bref salut, Melindaë se réfugia dans ses appartements. Elle semblait être l’ombre d’elle-même. Malgré cela, elle ne pouvait se laisser aller. Après une sieste, elle devrait se confronter à nouveau à la réalité, en retournant au temple et en organisant les funérailles de son Amandil. Ainsi était sa vie, son destin...
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