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 Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]

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Marcus Graybach
Chef des Armées incompris
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MessageSujet: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Sam 6 Fév 2010 - 14:57

An 835, Treizième semaine
Troisième jour, Tard dans la nuit.
Trois silhouettes prenaient forme dans l'obscurité de la nuit qui était tombé depuis déjà plusieurs heures sur Yswllyra, seule la lune guidait le général et ses gardes au travers du fin brouillard qui mouillait les pattes de leurs montures. Le sleipnir de Marcus grognait face à la fatigue et à la douleur, il avait escaladé le Mont Erild pour conduire le général face aux Orthodoxes et voilà qu'il devait de nouveau le supporter, mais l'animal était fidèle, tout comme l'était son maître pour son Roi. Les contours de la capitale humaine surgirent des ténèbres et du brouillard pour le plus grand bonheur des hommes, de retour chez eux. Marcus devait encore voir son souverain, le voyage n'était pas fini pour lui.

Quatrième jour, Peu après l'aube.

Marcus avait envoyé deux émissaires dans la nuit, un pour les Orthodoxes afin de prévenir le magicien qui devait les accompagner de rejoindre le général devant le palais des Amazones, et un autre chez ces dernières pour prévenir dans les formes la Reine de l'arrivée de Marcus. D'ailleurs, aucun repos n'attendait ce dernier qui, tout de suite après avoir concerté son Roi, repartait accompagné de deux nouveaux gardes jusqu'au territoire Amazone. Inutile de dire que beaucoup tentèrent de dissuader le général d'aller lui-même s'exprimer devant leur Reine, tous craignant qu'il ne lui arrive malheur, mais la foi de cet homme en la passivité des Amazones face à un peuple qui ne leur veut aucun mal contra toutes les rumeurs et mises en gardes qu'on émit à leur sujet. Trop confiant, il l'était peut être, mais le général préférait voir de lui-même celle qu'il aurait à combattre s'il ne tentait pas d'apaiser les relations entre Humains et Amazones, il avait d'ailleurs insisté sur la passivité de sa visite quand il avait donné ses ordres à l'émissaire qui avait monté un Sleipnir pour le caractère urgent de sa mission.
Le départ se fit rapidement, Marcus montait un nouveau Sleipnir, noir et très impressionnant, il aurait préféré un animal d'aspect plus commode, mais il s'agissait là du mieux qualifié pour un voyage aussi long, les deux gardes, quant à eux, portaient avec une fierté non dissimulée les symboles du peuple humain, deux épées entrecroisées, tout en montant deux superbes montures d'un blanc éclatant. Le général avait vêtu, comme à son habitude, son armure dorée et pourpre qui entourait son buste ainsi qu'une chemise militaire dont il avait retroussé les manches sur ses avant-bras musclés. Ses cheveux blonds fouettés par le vent des plaines, il lança sa bête ainsi que celles de ses gardes sur le chemin qui allait les mener aux Amazones.

Quatrième jour, Tombée de la nuit.
Le camp qu'avaient formé les trois Humains les regroupaient autour d'un feu qui réchauffait leurs corps endoloris de la fatigue et du froid qui régnait. Les deux chevaux broutaient la légère herbe qui poussait par intermitence sur les bords d'une rivière qui coulait le long du chemin qu'ils tentaient tant bien que mal de suivre depuis leur départ, tandis que le Sleipnir profitait, aux côtés du général, de la chaleur des flammes. Les deux gardes s'étaient détendus et discutaient avec le général, toujours enclin à partager ses souvenirs avec ceux qui le souhaitaient ou même expliquer ce qu'il projettait de faire pour l'humanité.

-Général, permettez-moi de vous demander, pourquoi aller en territoire Amazone, ne craingnez-vous pas pour votre vie? demanda l'un des deux hommes, barbu et le visage balafré par un cicatrice, surement dûe à un coup de griffe.

-Je n'ai aucun raison de craindre les Amazones tant que je ne provoque pas leur peuple. Ces guerrière sont aussi intelligentes que les Hommes, et elles craignent autant que nous de perdre des vies, elles n'agissent pas comme des barbares, contrairement à ce que certains pourront vous raconter. Je vais demain leur faire part de mon envie de créer des liens non conflictuels avec leur peuple et éviter la perte de vies, dans les deux camps. expliqua Marcus avec son calme habituel, une étrange lueur dans son regard tandis qu'il décrivait le peuple Amazone.

-Mais... si les Amazones se révèlent être nos ennemis, nous y perdrons nos vies.

-Elles y perdront leur honneur. Croyez-moi, la Reine ne s'abaissera pas au point d'abattre trois Humains venus demander la paix entre nos peuples.

-J'espère grandement que vous avez raison, mon Seigneur.

-Je sais. Tu es comme nos ennemis, tu continues, même si tu te reposes uniquement sur des espoirs. Les Dieux assistent au spectacle que nous leur offrons, mais jamais ils n'assisteront en notre faveur, ils se contenteront de nous accueillir à notre mort. Profitez de la foi aveugle de vos ennemis, et vous sortirez vainqueurs.

-Je ne comprend pas le rapport entre la foi de nos ennemis et la guerre que nous allons mener, sans vouloir vous offenser, général.

-Tu le comprendras tôt ou tard, en attendant, reposez-vous.

-Mon Seigneur! La garde est notre affaire!

-Silence! La fatigue est depuis longtemps ma compagne, dormez! C'est un ordre!

Alors que les armures des Humains projettaient milles éclats à la lueur des flammes, leux hommes vêtus de Bleur Roi et de blanc sombrèrent dans le sommeil.

Cinquième jour, Après-midi.
Le général Graybach, droit comme un i sur son Sleipnir, attendait l'émissaire Orthodoxe, au loin on appercevait le Palais de la Reine, magnifique. Les plaines de Farzor avaient recouvert les Humains d'une fine pellicule de poussière qui leur faisait plisser les yeux au maximum, leur mine sombre n'était pas très accueillante mais on leur excuserait bien ce petit défaut de présentation. Il ne restait plus qu'à attendre cet Orthodoxe qui ne tarderait guère...


Ordre : Marcus -> Armée Orthodoxe -> Idril.


Dernière édition par Marcus Graybach le Sam 6 Fév 2010 - 23:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Sam 6 Fév 2010 - 17:27

An 835, Treizième Semaine.
Cinquième jour, Après-Midi.


Kael Endrolendil est joué par Bogrin Gilad.

  • Il ne fallut pas moins de deux jours de route au Représentant Orthodoxe et à son puissant Sleipnir pour rejoindre la cité d’Iboa à celle des Amazones, dont les terribles bâtisses s’hérissaient vers le ciel, dominant les plaines de Fazor. La route fut longue mais Keal s’assura de ne perdre que très peu de temps, seulement pour reposer le Sleipnir, se soulager ou dormir quelques heures. Il veillait même à manger sur le dos de la bête pour ne pas perdre de temps. Galopant à vive allure à travers le continent, l’Orthodoxe était parvenu à couvrir la distance qui séparait sa ville de celle du rendez-vous. Dès l’arrivée du messager, Kael avait saisi un Slepinir dans une écurie et s’était lancé sans plus attendre vers le lieu indiqué.

    Sa mission était claire, il avait à représenter l’intérêt des Orthodoxes dans cette affaire délicate, en plus de la probable sécurité de l’Humain nommé Marcus Graybach. Le Général Gilad, qui l’avait nommé pour cette mission, avait explicitement précisé tous les détails de l’affaire et désirait le rapport le plus complet de tout ce qui se passerait. Heureusement pour lui, Kael était un magicien doté d’une grande mémoire, était perspicace et du genre à observer attentivement ce qui l’entourait. Enveloppé dans une longue cape sombre, la capuche rabattue sur son visage, le magicien traversa les plaines sans aucun mal et ne fut point gêné par la poussière que soulevait sa monture. Très concentré sur sa mission, Kael n’en restait pas moins quelque peu inquiet quant à la réaction de la Reine des Amazones à son arrivée. Il se savait bien moins bienvenue chez les Amazones que le Général Humain. Bien qu’arrogant et fier, peut être qu’au fond de lui, Kael sentait une peur amère nouer ses entrailles. Malgré cela, il restait obstiné à mener son devoir jusqu’à une totale réussite.

    Arrivé non loin du palais, l’Orthodoxe distingua enfin les portes d’entrées, où Trois soldats semblaient patienter, surveillant au loin sa venue. Le magicien, abrité de la poussière qui griffait sa cape distingua un Sleipnir et deux chevaux et conclu que le Général devait monter la bête la plus impressionnante. Arrivée à leur hauteur, il stoppa sa propre monture devenue beige à cause de la poussière et interpela le Général Graybach :

    « Mes salutations Général Graybach. Je suis Kael Endrolendil, l’émissaire du Général Gilad. Je serai votre nouvel allié pour les prochains jours, en espérant que nous trouverons entente, pour une meilleure collaboration. »

    C’était sans doute très formel, mais de toute façon Kael n’était pas venu rigoler. Bien au contraire, sérieux et froid, à la limite de l’arrogance naturelle qui faisait sans doute la réputation de sa race, il se tenait face à ses interlocuteurs, caché sous sa cape tenant les brides de son Sleipnir, qui haletait bruyamment après ces jours de course.

    « J’aurai souhaité, Général, rappeler les clauses du contrat qui nous unit. En ma personne, vous devez voir l’égal du Général Gilad, je suis le représentant direct des intérêts de mon peuple. En ce sens, j’attends une parfaite collaboration et une transparence totale en ce qui est des informations : il ne devra y avoir aucune information que je ne puisse connaître. Dans le cas contraire, je me verrai alors obligé d’en informer mes Supérieurs, qui seront punir cette violation du Traité d’Amitié qui unit Humains et Orthodoxes. »

    Après cette mise au claire, Kael espérait avoir expliqué tout ce qui avait besoin de l’être.

    Il ôta enfin sa capuche et découvrit son visage intriguant, à la peau dorée. Sous les tatouages magiques qui recouvraient son visage austère, ses yeux de serpent juraient avec la blondeur platine de ses cheveux courts, qui formaient une crête discrète sur le sommet de son crâne. Ses dents pointues et éclatantes lui donnaient l’air d’un fauve. Enfin, son imposante carrure enveloppée d'étoffes et rehaussée d’imposantes épaulières de plume et d'acier finissait de rendre l’individu terrifiant. L’Orthodoxe, droit et fier face aux Humains qui lui faisaient face, devait certainement mesurer plus de deux mètres et peser presque une centaine de kilos. Si les Humains n’avaient pas su d’où il venait, ils l’auraient sans doute confondu avec un troll.

    « Le Général Gilad vous présente sa plus sincère affection. » ironisa t-il d’une voix caverneuse et susurrante.

    Si Marcus Graybach s’attendait à ce que les Orthodoxes envoient un émissaire, il ne s’attendait certainement pas à ça.


Dernière édition par Armée Orthodoxe le Dim 7 Fév 2010 - 17:38, édité 1 fois
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Marcus Graybach
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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Dim 7 Fév 2010 - 13:36

Les trois Humains venaient venir à eux, patiemment, l'émissaire Orthodoxe montant sa puissante bête, sa cape entourant sa silhouette et lui donnant l'aspect d'un spectre. Marcus avait hate de rencontrer celui qui allait l'accompagner lors de sa campagne de négociations, ce dernier arrivant à leur hauteur se présenta, il se nommait Kael Endrolendil et était bien celui qu'attendaient Marcus et ses hommes.

-Je suis heureux, moi aussi, de vous rencontrer, Kael Endrolendil. J'espère également que notre collaboration se fera dans les meilleures conditions.

Très vite après cette réponse de la part du général, l'Orthodoxe enchaîna sur les intérêts de son peuple. Une attitude que comprenait très bien Marcus, chacun était loyal au roi qu'il servait et préférait s'assurer du bien de son peuple, les Orthodoxes ne souhaitaient certainement pas être de simples pions dans l'avancée du Seigneur Nordique sur les terres de Gwendir. Marcus n'avait, de toute façon, jamais prévu de cacher quoi que ce soit à ceux qu'il considérait comme ses alliés.

-Il est évident pour moi que votre peuple cherche à s'assurer des formes que prend l'avancée de mon souverain. Mais soyez sans craintes, je ne chercherai pas à vous doubler, le peuple Orthodoxe est pour moi le plus fidèle allié et je ne le trahirai pas. Vous aurez droit aux mêmes informations que moi, chacun de nous deux, ainsi que le Général Gilad, devons partager ce qui peut assurer notre victoire. Les peuples Humains et Orthodoxes sont alliés, et plus que ça amis, je ne cracherai pas sur le lien qui les unit depuis plusieurs générations.

Une fois les choses mises au clair, Kael retira son capuchon pour découvrir un visage marqué par de nombreux signes magiques dont la signification échappait au général. Il était grand, même assis sur sa monture on devinait aisément la condition physique de l'émissaire qui avait tout pour intimider, de part l'aura effrayante qu'il dégageait, son regard pénétrant l'âme de celui qui le croisait, mais également par la puissance magique qu'il représentait. L'individu amusait Marcus qui avait plus d'une fois croisé dans sa vie des créatures le dépassant de force, celui-ci le dépassait sur le plan magique. Les Orhodoxes avaient envoyé un émissaire capable d'intimider les Humains, Marcus, partant du fait que ce peuple était son allié, s'amusa de la volonté de ce dernier à prouver sa supériorité.
La mesquinerie des Orthodoxes revint à la charge quand l'émissaire évoqua Bolgrin, le général Humain doutait de l'affection que pouvait lui porter son pair, contraint de le suivre dans la guerre que menaient les Hommes. Un point d'ironie que ne releva pas Marcus, qui ne sourit même pas, toujours sérieux face à cet individu sombre et étrange.

-La Reine des Amazones nous attend. Ne la faisons pas patienter plus longtemps.

Le groupuscule se dirigea vers les hautes tours du palais, fièrement dressées vers le ciel et surplombant les Plaines de Fazor, symbolisant la grandeur du peuple Amazone. Des gardes s'avancèrent au devant des quatre cavaliers, Marcus prit la parole.

-Je me nomme Marcus Graybach, Chef des armées humaines, j'ai tantôt prévenu la Reine Calafas de mon arrivé à son palais.

Avant d'entrer dans l'enceinte du lieu, Marcus se retourna vers ses hommes.

-Restez ici. Il ne servira à rien que vous nous accompagniez.

Après une tentative à peine voilée par le triste air appeuré que prirent les deux Humains, Marcus leur firent comprendre d'un regard qu'ils n'avaient pas le choix et avaient pour devoir d'attendre ici sa venue. Les deux gardes s'exécutèrent et se postèrent à la limite des portes du Palais. Marcus et Kael laissèrent leurs montures aux bons soins des gardes qui vinrent s'en occuper. Le représentant Orthodoxe était bien plus grand que Marcus et le surpassait d'une tête, se qui amusa encore Marcus sans qu'il le laisse transparaître.

Les deux étrangers furent accompagnés jusqu'à la salle du conseil, où les attendait celle qui devait surement être Idril Calafas, la Reine Amazone. Marcus, fier représentant de l'espèce Humaine, se présenta avec le plus grand respect face à de potentiels ennemis du Seigneur Nordique.

-Je me présente, Marcus Graybach, général des forces Humaines. Comme convenu, je me présenta face à vous dans l'espoir d'éclaircir les relations entre les peuples Humains et Amazones.

Marcus laissa le soin à Kael de se présenter, lui et sa cause.
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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Dim 7 Fév 2010 - 17:38


Kael Endrolendil est joué par Bogrin Gilad.

  • Chacun exposait ses conditions et attentes. Le Général Graybach avait expliqué ce qu’il attendait, ce qu’il ferait et ne ferait pas. A partir de là, Kael jugea qu’il avait capté le message qu’il avait tenté de lui faire passer. Kale consentit à suivre sagement l’Humain, voyant qu’il ne lui laissait distinguer aucune émotion ou pensée à travers l’expression de son visage, Kael comprit qu’il semblait mettre un point d’honneur à lutter contre la supériorité physique de l’Orthodoxe. Cependant, le magicien n’était pas guerrier et malgré l’imposante stature qu’il arborait, il restait bien plus efficace à distance qu’au corps à corps, bien qu’il fut capable de briser la nuque d’un ennemi d’un coup de poing. L’aspect spirituel en vérité était le plus développé de la créature étrange qu’était Kael.

    Le Général se présenta aux soldats qui les laissèrent pénétrer l’enceinte du palais. Mettant pieds à terre, Kael fut surpris de constater que l’Humain ne faisait qu’une tête de moins que lui, il était très « allongé » pour un individu de son espèce. Laissant plantés là ses deux hommes de main, Marcus Graybach entra dans le palais d’un pas décidé. Suivit de deux gardes Amazones, Kael suivit le Général humain à l’intérieur.

    Alors qu’ils marchaient dans un dédale de couloirs tristes et froids, l’Orthodoxe s’éprit d’une soudaine curiosité pour son coéquipier Humain et examina attentivement le dos qui s’offrait à lui. L’armure usée, les bottes de cuir souple abîmées et les habits sales témoignaient d’un long voyage et d’une attention plus particulière à la mission qu’à lui-même. La barbe qu’il distinguait lorsque le Général tournait la tête était courte et taillée. Le soin n’était donc pas totalement absent de son physique. Il avait une démarche assurée, équilibrée et souple. Ses cuisses semblaient musclées et ses biceps paraissaient durs comme du fer. Le guerrier qu’il était se voyait dans toute son apparence et dans chaque mouvement qu’il faisait. Il était redoutable, ou du moins semblait l’être.
    Kael se jura pour lui-même que si les négociations venaient à mal tourner, il lui valait sans doute mieux se trouver aux côtés de l’Humain que sous son art de l’épée. Il fut tiré de ses pensées lorsque les soldats leur annoncèrent qu’ils arrivaient dans la salle du Conseil, où attendait la Reine et ses suivants. Prenant une inspiration discrète et remettant le voile de fierté et d’austérité qui couvrait son visage d’habitude, il pénétra la salle en même temps que le Général Graybach.

    Il le regarda se présenter et apprécia le fait qu’il lui laissa le soin de se présenter lui-même. Malgré la satisfaction de pouvoir s’annoncer à la reine, il ne se répandit pas en remerciements. Il s'avança de deux pas.
    S’inclinant légèrement, il fit résonner sa puissante voix grave et inquiétante :

    « Votre Majesté, je suis Kael Endrolendil d’Iboa. Je suis ici, pour représenter mon peuple pour le Général Gilad, loyal serviteur du Seigneur Erendil, qui ne peuvent être présents aujourd’hui et s’en excusent. Je parlerai pour mon Roi et supporterai les intérêts Humains et Orthodoxes en son nom pendant toutes la durée des négociations. »

    Bref et clair, voilà un discours qui devait sans doute parler à tout le monde. Il espérait cependant que la reine serait suffisamment attachée à la paix de son peuple pour ne pas rejeter le représentant Orthodoxe, qui venait ici en paix et dans les mêmes buts que son nouvel équipier Humain. Il y avait mis toutes les formes nécessaires et son annonce était on ne peut plus polie, mais comme sa mission était très importante il n'avait pas le droit à l'erreur.

    Relevant son regard glaçant vers la reine, il resta de marbre face à la beauté de ses traits et recula de deux pas pour se remettre au niveau du Général Graybach.
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Lun 8 Fév 2010 - 11:48

Comment osaient-ils ? Le papier se froissa violemment sous les doigts fins qui avaient tenu quelques secondes auparavant une lettre signée du cachet humain. Les prunelles d’émeraude qui avaient parcouru les lignes de la missive se durcirent considérablement et le parchemin réduit en vulgaire boule fut jeté au feu avec une hargne inouïe. Toute la Cour Amazone put alors constater le retour du comportement de la Reine aux premiers jours de son deuil. Et c’était mauvais signe. Très mauvais signe. La fureur anima l’esprit de la souveraine de longues heures et il était impensable de venir la déranger pour quoi que ce fût, sous peine de subir les foudres de sa colère. Certains jubilèrent, heureux de retrouver la Reine inflexible qu’ils avaient connue aux premiers jours de son règne. D’autres, plus pragmatiques, estimèrent que cela ne présageait rien de bon. Et ce fut dans un climat de tension que le temps s’écoula sur le Palais amazone, apportant alors l’heure de la confrontation.



Les babillages incessants des Conseillers réunis dans la salle du trône se turent instantanément lorsque la jeune femme pénétra dans la pièce, vêtue d’une robe de facture simple, néanmoins d’étoffe précieuse aux teintes bleu nuit, et arborant fièrement la couronne d’or ornée de saphir léguée par sa mère. En silence, tous l’observèrent se diriger vers son trône, et s’y installer avec une aisance parfaite. Son visage était impassible et ses expressions, contenues. Aucune émotion ne venait entacher la pureté de ses traits. Pourtant, aucun ne se hasarda à reprendre la parole car les prunelles de la suzeraine ne mentaient jamais. Glaciales et impitoyables, elles suffisaient à elles seules à traduire les ressentis de la jeune femme. Certains membres de l’assemblée s’autorisèrent un sourire de satisfaction. Il était grand temps que la Reine retrouve ces esprits et redevienne cet être insoumis et indomptable qu’elle avait toujours été, fidèle incarnation de la mentalité amazone. Ce fût dans un silence pesant que l’attente des émissaires se fit. Le regard sévère d’Idril ne cillait en aucune circonstance, s’évertuant à fixer l’entrée de la Salle. Puis les évènements se précipitèrent, et les souffles furent retenus. Accompagnés de gardes amazones, deux émissaires aussi différents qu’unis sous la même bannière, pénétrèrent dans la pièce et avancèrent vers la Reine qui ne se leva pas pour les accueillir. Le plus petit des deux se prononça en premier et une vague de dégout déferla dans la poitrine de la jeune Reine, mais rien dans son comportement ou ses traits ne vint alerter les personnes présentes. Elle fixait l’homme avec une neutralité spectaculaire, indifférente aux émotions qui se bousculaient dans son esprit. Le second messager, plus en retrait, se présenta à son tour après s’être avancé, puis se remit à la hauteur de son homologue. Un humain et un orthodoxe, deux traîtres en puissance qui ne méritaient aucun ménagement. Et si leur cause avait été défendable, peut-être la Reine aurait-elle consenti à les écouter. Mais la colère qu’inspiraient ces deux individus à la jeune femme était incommensurable. Comment osaient-ils fouler les terres de son royaume, les carrelages de son palais ? Comment osaient-ils croire qu’ils pouvaient se présenter à elle dans l’espoir de dialoguer sur une quelconque position ? Comment osaient-ils s’adresser à leur plus terrible opposant ? Encore eussent-ils eu l’idée de convaincre les Elfes ou les Ombres, mais les Amazones ?! Comment osaient-ils ?

Avec un effort surhumain, la fureur de la Reine fut contenue. Car si elle était passé experte dans l’art de dissimuler ses sentiments, elle ne pouvait pas lutter facilement contre la violence de ceux qui s’exprimaient en elle pour le moment. Elle se leva, majestueuse. Sa voix, puissante et cinglante, résonna au travers de la salle pour venir frapper de plein fouet ces hôtes indésirables :

« Vous n’êtes pas les bienvenus.

Les regards hostiles de l’assemblée, jusqu’alors contenus, se tournèrent vers les émissaires puisque la Reine s’était prononcée en défaveur de leur présence. Reprenant la parole avec force et détermination, la jeune femme poursuivit son réquisitoire à l’égard des arrivants importuns :

- Les positions de vos monarques respectifs sont claires, et en particulier celle du vôtre, déclara-t-elle en portant toute son attention sur le Général Humain. Elle le toisa comme s’il eut été le Seigneur Nordique en personne, toute la haine qu’elle éprouvait pour le Parjure s’exprimant par la dureté de son regard. Les éclaircissements que vous désirez ne sont-ils donc pas évidents, Généraux ? railla-t-elle en dévisageant tour à tour les deux étrangers. Cette discussion me semble inappropriée, j’espère que vous en conviendrez. »

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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Lun 8 Fév 2010 - 13:34

La Reine Amazone ne pouvait dissimuler la haine qui grandissait en elle et persuadait Marcus qu'il n'y avait pas d'espoir du côté de ce peuple, déjà résigné à se battre contre le Seigneur Nordique. Le général Humain comprenait sans grande difficulté la raison de cette colère à son égard, Idril Calafas n'était ni plus ni moins l'héritière de l'ancienne Reine qu'Ardiosis lui-même avait réduit à néant, comment aurait-elle pu accueillir le réprésentant de l'espèce responsable de sa peine et de son profond chagrin? Mais Marcus ne demandait pas à être reçu dignement, loin de là! Il devait faire comprendre à la Reine Calafas, même si la tâche était déjà perdue, qu'elles mettraient en jeu bien trop de vies en poursuivant cette guerre contre son souverain plutôt que d'adopter une attitude neutre vis-à-vis de l'avancée du Seigneur Nordique sur les terres du Gwendir. Le général Humain tenait entre ses mains la vie de plusieurs soldats, plusieurs innocents, qui seraient les victimes d'une haine dont ils ne sont pas responsables. Marcus avait déjà connu la perte d'êtres chers, il comprenait la Reine, même si sa loyauté et son devoir de militaire le contraignaient à la représenter comme une ennemi du peuple Humain, seulement elle avait connu trop tôt la perte de sa mère, et cet évènement resterait à jamais gravé dans sa mémoire et altérait sa vision des choses, la haine la guidant plus que la raison. Que faire? Elle avait déjà conclu l'entretrien en annonçant clairement sa position, une décision que craignait Marcus, non pas qu'il en avait peur, mais parce qu'il savait qu'il aurait à sacrifier des vies, et les vies Humaines lui importaient autant que celles de ses ennemis qu'il savait contraints à combattre. Décidé à faire entendre raison coûte que coûte à cette jeune Reine surement trop aveuglée par la haine, il tenta, malgrè le fait qu'il connaissait l'inutilité de ses paroles, de lui faire prendre conscience qu'elle mettait en jeu l'avenir de son peuple. Plongeant son regard dans les yeux furieux de la Reine, Marcus exposa sa pensée.

-Cette discussion ne me semble pas inappropriée, loin de là. Si je suis venu ici, ce n'est pas pour narguer votre majesté, l'idée ne m'ayant pas effleuré l'esprit une seule seconde. Je comprend votre haine vis-à-vis de mon peuple, j'ai connu le peuple Amazone avant la Terreur, et il est évident que la perte de la Reine a été un évènement très marquant pour chacun. Néanmoins, faites abstraction de votre dégoût et pensez aux vies que vous pourriez sauver. Je ne suis pas le perfide manipaluteur que vous voyez de par mon statut, mais une victime des guerres qui tente de sauver autant de vies Humaines qu'Amazones dans cette guerre qui se révèlera fatale pour tous. En restant neutre vous préserverez la survie de votre peuple. Réfléchissez-y.

Il ne faisait aucun doute que Reine Calafas allait traduire la tentative de Marcus comme un manque de respect total et la produit de la perfidie Humaine. Le général regrettait ce manque de raison de la part d'une souveraine, une Reine trop jeune qui allait peut-être conduire son peuple au massacre. Car Marcus le savait, à un contre un, Humain contre Amazone, il emporterait la bataille, une victoire qu'il préférait éviter avant de ne pas avoir tout donné pour défendre des vies dans les deux camps. Tournant la tête vers l'émissaire Orthodoxe, Marcus invita ce dernier à prendre la parole afin de persuader la Reine Amazone.

-Le peuple Orthodoxe peut surement témoigner de sa bonne condition en tant qu'allié du peuple Humain, je ne vous demande pas de rejoindre la cause du Seigneur Ardiosis, je me doute de votre réponse, mais votre simple neutralité dans cette affaire. Une attitude qui profitera à chacun, croyez-moi.

Kael devait maintenant prendre la parole, les Orthodoxes apparaissaient surement moins démoniaques aux yeux de la Reine Idril Calafas et un témoin de la bienséance du peuple des montagnes serait bienvenue dans cette confrontation entre deux visions radicalement opposées de la guerre à venir. Bravant ses habitudes les plus élémentaires, Marcus adoucit ses traits et s'apprêta à écouter l'Orthodoxe qui allait peut être, au prix d'un discour plus que convaincant, faire entendre raison à Idril Calafas, la Reine Amazone.
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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Dim 14 Fév 2010 - 17:15


Kael Endrolendil est joué par Bogrin Gilad.


  • Il semblait évident que la Reine ne voulait pas d’eux. D’ailleurs, les regards hostiles de son assemblée laissaient croire que ses conseillers la soutenaient totalement dans cette idée. Kael savait pertinemment que la tâche que lui avait confié le Général Gilad était difficile et dangereuse, mais là, elle s’avérait quasiment impossible, ou du moins extrêmement mal partit.
    Les Amazones semblaient déjà s’être résignés à défaire le Seigneur Nordique de son trône et d’écraser toute résistance ou alliés qui s’opposeraient à leur révolte. L’espace d’un instant, Kael calcula la jeune reine. Il y décelait, à travers un voile de beauté, une haine féroce et une hargne inébranlables. Cependant, derrière cet air farouche, Kael était certain que la jeune Idril Calafas cachait des faiblesses, comme tout à chacun. Un mouvement à sa gauche le tira de son analyse, Marcus Graybach prenait la parole.

    Kael leva les yeux au ciel discrètement. Malgré ses quelques qualités à défendre ses idées, le Général était un piètre orateur politique. Il n’avait sans doute pas immédiatement réagit à son erreur, mais Kael ne pouvait laisser l’erreur du Général Humain entachée leur mission d’intérêt commun. « Soyez neutres ou mourrez » était une façon un peu maladroite d’amadouer la reine. Lorsque Kael vit s’adoucirent les traits du Général et l’inviter à la parole, il jeta son regard fauve et hautain dans celui de l’Humain, histoire de lui faire comprendre qu’il n’avait pas été convaincant. Mieux valait qu’il le déteste sur le coup, qu’ils se fassent abattre. S’avançant d’un pas et éclaircissant sa voix rauque et caverneuse, il prit la parole :

    « Votre Majesté, excusez mon intervention, mais je me dois de corriger le Général Graybach, qui n’a pas su exprimer les intérêts que nous défendons. Un bref regard au petit Homme qui devait bouillir de rage, et le magicien reprit. Je tiens tout d’abord à dire qu’ils ne vous sera faits aucun mal, tant que nos camps se tiendront à distance les uns des autres. Il est hors de question de vous déclarer la guerre si vous ne joignez pas nos rangs, bien au contraire, nous vous éviterons simplement pendant la durée de l’affrontement, si affrontement il y a. Rappela t-il en levant un doigt. Lorsque les Hommes sont venus nous communiquer leur désir d’apaiser les tensions avec les Elfes, nous avons pensé au mieux : . . . »

    D’un pas lent et léger, il arpenta les quelques mètres autour de lui, en tâchant de s’expliquer aussi clairement et brièvement qu’il lui était possible de faire.

    « En acceptant de soutenir la cause Humaine, nous nous sommes engagé à les soutenir militairement s’il y a conflit, mais aussi à être observateurs des négociations. Et c’est en cela que nous autres, Orthodoxes, avons pris part à cette très sérieuse affaire. En supervisant les négociations et traités, il nous est permis de conseiller nos alliés et nos possibles adversaires. Vous n’avez bien entendu aucun besoin de mes conseils, mentit Kael en rassurant la reine d’un geste apaisant, mais malgré tout, nous avons compris qu’en prenant part aux négociations, nous pouvions permettre d’éviter le pire. »

    Il cessa de bouger.

    « Votre Majesté, je vous demande de faire preuve de sagesse, car je sais que vous prêtez une grande importance à la prospérité du continent, et nous tenons également à ce que, tout comme vous, la guerre soit évitée. Ne laissons pas le Gwendir être envahit par le chaos et les larmes, Votre Majesté. En rejoignant les Hommes, nous souhaitons simplement intimider le peuple des Elfes, sans leur faire le moindre mal, pour qu’il consente à retirer cette menace de guerre. Rien ne nous empêche, par la suite, de réunir un conseil pour aider les Elfes à rétablir justice dans cette affaire et à prendre d’éventuelles mesures contre les infractions humaines. Mais je vous en conjure, Reine Idril, ne laissons pas nos peuples sombrer dans la guerre… »

    Il venait de s’exprimer aussi clairement que l’était l’eau glissante des montagnes. Il avait exposé des faits et rappelé d’autres, il avait ficelé son discours de manière convaincante, sans aucune excentricité, ni exagération. Même si la reine était furieuse ou décidée à les faire décapiter, son discours ne pouvait être tombé dans l’oreille d’un sourd, parce qu’il sembla d’abord que son regard avait changé et que, deuxièmement, Kael avait prononcé un discours que même une reine farouche ne pouvait bêtement ignorer.
    Si la reine persistait après cela, ses arguments devront être aussi inflexibles que le diamant, sinon elle perdrait probablement sa crédibilité, auprès de Kael et du Général et même peut être auprès de son Conseil.

    Satisfait de sa première étape, le géant Orthodoxe recula de deux pas et se replaça aux côtés du Général Graybach en lui lançant un regard qu’il se força à rendre aimable. Les négociations ne faisaient que commencer...
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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Mer 17 Fév 2010 - 13:56

La respiration de la Reine se fit par saccades. Chaque souffle était contenu, maîtrisé l’obligeant à respirer de manière artificielle. La colère grondait en elle, dévastatrice et grandissante et il lui était impossible de faire abstraction de ses émotions. Son visage se crispa, ses traits se durcirent et son poing rageur se comprima douloureusement, caché dans les plis de sa robe pour ne pas dévoiler son humeur belliqueuse. Ses articulations blanchirent à l’excès, et ses ongles s’enfoncèrent dans la chair de sa main. Les propos de l’humain étaient insupportables et elle n’avait qu’une envie, lui sauter à la gorge et le ruer de coups de poings. Mais une Reine n’agissait pas comme cela. Ardentia n’aurait sûrement pas agi comme cela. Mais les paroles de cet humain, ce suppôt du Parjure, osaient faire allusion à sa défunte mère ? Comment osait-il croire qu’il pouvait parler d’elle, bafouant sa mémoire ? Un rapide coup d’œil à son Conseil informa la jeune femme que la plupart des membres fulminaient intérieurement. Ils étaient certes moins habiles qu’elle dans l’art de dissimuler leurs sentiments, mais comment réussir cet exploit dans pareille situation ? Idril reporta son attention sur l’émissaire qui finissait son discours, le fusillant du regard. L’espace d’un instant, elle sentit son dégout, sa révulsion pour les Hommes lui revenir en pleine face. Ils étaient aussi sots qu’arrogants, elle les méprisait de tout son être. Ces semeurs de discorde étaient de la pire espèce, et ils venaient fanfaronner dans sa propre Cour, dans son domaine, osant se présenter sous la bannière d’intentions pacifiques ? Ils osaient venir quémander une paix qu’ils avaient eux même brisée ? C’était un comble ! Oubliant les précieuses rencontres qu’elle avait pu faire, les discussions partagées avec Siran et les moments de complicité avec Arvaël, la souveraine céda à la tentation de mettre tous les Humains dans le même sac. Impérieuse, son regard lançait des éclairs dans la direction du Général humain. Son homologue orthodoxe allait prendre la parole, mais elle ne lui en laissa pas le temps. La fureur bouillonnait en elle, et elle dût se concentrer pour masquer sa haine. Néanmoins, ses paroles venimeuses ne pouvaient tromper personne :

« Votre seule présence est une insulte à la mémoire de notre Reine, Général Graybach. Veillez à ne pas outrepasser vos droits et à ne pas me mettre dans des dispositions plus que regrettables pour votre personne. Je n’aime guère recevoir de leçons de morale, qui plus est par celui qui représente un traître à son rang. Si vous, Humains, étiez si soucieux du maintien de la paix, il aurait peut être fallu que votre monarque y songe avant de déclarer la guerre ouvertement aux Peuples Libres. En s’en prenant aux monarques, c’est aux royaumes dans leur intégralité qu’il s’est opposé.


Alors qu’elle reprenait son souffle, l’émissaire orthodoxe s’avança et prit la parole. La jeune Reine le toisa quelques secondes, avant de s’installer à nouveau sur son trône et d’écouter ce qu’avait à dire le magicien, bien que la rage continuait de faire battre sa tempe nerveusement. L’art oratoire était bien mieux maitrisé par cet étranger que par le Général humain. Ce dernier était un tacticien, sans nul doute, peu habitué au jeu politique et ne comptant que sur sa bonne foi pour se sortir d’une impasse. Pourtant, chacune de ses paroles était insultante, même si ce ne fut leur objectif. La jeune femme se radoucit en écoutant celui qui parlait à présent, un individu d’une autre trempe. Un orateur choisi avec soin pour ses capacités à négocier. Pourtant, et même si ses propos n’étaient pas sans laisser une trace dans l’esprit de la Reine, celle-ci n’éprouvait qu’une trop grande rancœur envers le Seigneur Nordique et ceux qui le soutenaient pour se laisser convaincre. D’autant plus que, si d’ordinaire elle n’était que minoritairement suivie dans ses choix, en ce qui concernait sa position contre Ardiosis Bennefoy, elle était largement soutenue par son Conseil. L’orgueil des Amazones était légendaire, et il fallait être fou pour oser croire qu’ils se soumettraient. Le peuple réclamait justice, et la Reine réclamait vengeance. Jamais ils ne courberaient l’échine, jamais ils ne se laisseraient dominer. Leur sang était chaud. Ils étaient indomptables, comme les chevaux sauvages qui n’aspiraient qu’à la liberté. Jamais la jeune femme ne fléchirait. Jamais. Et si conflit il devait y avoir, les Amazones battraient les tambours de guerre et se mettraient en marche pour écraser l’opposition. Le peuple cavalier n’avait pas peur de se battre, ni même de mourir. La seule crainte qui tiraillait ses entrailles, c’était d’être entravé par des chaines.

Lorsque l’émissaire reprit sa place auprès du Général humain, elle ne laissa pas le temps à ce dernier de défendre sa position concernant les accusations dont elle avait accablé le peuple de Loki. Elle se leva à nouveau, majestueuse et imposante, la détermination plus que la colère animant désormais son cœur et son esprit. D’une voix puissante, moins cinglante néanmoins, elle répondit avec assurance à ses interlocuteurs.

- N’attendez pas de nous que nous laissions passer la traîtrise du Seigneur Bennefoy, sans réagir et en nous complaisant dans la neutralité. Ses agissements sont une insulte à notre peuple et nous ne pouvons tolérer que son crime soit impuni. Maître magicien, votre monarque a fait le choix de soutenir la cause humaine par intérêt. Je choisis quant à moi de m’y opposer pour les mêmes raisons. L’intérêt de mon royaume est en contradiction avec la position adoptée par le Roi des Hommes et il est inconcevable que nous le soutenions. Écoutez bien ceci, Généraux. Tant que le Seigneur Bennefoy ne sera pas démis de ses fonctions, les Amazones seront susceptibles d’entrer en guerre si un conflit venait à éclater. Et rien de ce que vous pourrez dire ne nous fera changer d’avis. Comme vous l’avez si bien dit, je suis attachée à la prospérité du Gwendir et de mon royaume. C’est pourquoi ceux qui ont bafoué l’Ordre établi doivent répondre de leurs actes. Et cesser de gouverner. »

Elle se rassit de nouveau dans son fauteuil, satisfaite d’être restée campée sur ses positions initiales. Ses prunelles d’émeraude, moins sombres et moins emplies de haine, se baladèrent d’un émissaire à l’autre. Ils savaient désormais que les Amazones ne reculeraient pas si une menace venait à éclater. Ils défendraient leur honneur bafoué jusque sur les champs de bataille.

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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Jeu 18 Fév 2010 - 16:15

Marcus crispa sa mâchoire. Il ne pouvait nier avoir pour souverain un homme qui avait trahi la confiance de tout le continent, mais même s'il répugnait à l'avouer, il ne pouvait tourner le dos à celui qu'il s'était juré de servir devant les dieux. Sa fonction le contraignait à soutenir, quoi qu'il arrive, l'espèce Humaine et surtout, Ardiosis. Il serra les poings. Idril Calafas avait clairement exprimé ses intentions et s'opposerait quoi qu'il advienne à l'armée de Seigneur Nordique. Même l'émissaire Orthodoxe, surement le meilleur dans le domaine de la négociation, ne pouvait dévier l'esprit de la Reine bornée à suivre son seul guide, la haine. Marcus regrettait cette décision, et l'avenir du peuple Amazone qu'il entrevoyait entre les réactions colériques de l'héritière Calafas le répugnait à accomplir son devoir, mais on comptait sur lui, pas seulement son souverain, mais pour tous ceux qui avaient déjà combattu pour la prospérité Humaine, tous ceux qui l'avaient précédé dans les luttes d'antan. Il ne pouvait dévier de son devoir et devait faire abstraction de toutes les horreurs qui allaient accompagner sa conquête du Gwendir, les meurtres commis que sa conscience aurait à supporter chaque jour de sa vie. Le souvenirs des corps froids de ses frères d'armes le hantaient autant que ceux des innocents qui étaient tombés devant les lames de la vengeance de chaque race dans les guerres qui avaient précédés le règne d'Ardiosis. Et plus que tout, deux âmes le guidaient. Sa femme et sa fille, qu'il avait tenu dans ses bras alors que la vie quittait leurs corps, le suivaient et soutenaient le général. S'il n'était pas sûr de leur présence chaque jour avec lui jamais il n'aurait pu tenir avec pour seuls sentiments ceux de celui qui perd tout ce qui compte pour lui. Il releva les yeux vers la Reine Amazone, elle n'avait aucune idée de la douleur qui allait pourtant être sienne quand elle verrait son peuple périr sous la sauvagerie des lames et de la puissance Humaine. Chaque corps tombant sous l'assaut de l'armée du général serait comme une parcelle de son âme et de son coeur que la Reine verrait disparaître. Si elle survivait à la guerre qu'allait maintenant mener contre elle Marcus, elle serait accompagnée des cris de détresse de ceux qu'elle n'avait pas su protéger. Une atroce vie que le général avait pourtant voulu lui éviter, mais elle se jetait de son propre chef dans les abysses du chagrin et de la haine. Marcus ne pouvait plus endurer pire douleur que celle qui pesait à présent sur son être, voilà peut être pourquoi Ardiosis l'avait choisi, mais Idril Calafas pouvait voir fondre sur elle une atrocité qu'elle n'avait pas encore connu. Malheureusement pour elle, elle ne se rendrait compte de son erreur qu'une fois que son coeur aurait subi les pires affres. L'ultime sentence après avoir vu son peuple disparaître sous la puissance du Seigneur Ardiosis, celle qui précède en général le suicide, si sa mort n'était pas provoqué par l'assaut que ménerait contre elle le général Humain.
Les membres du conseil Amazone semblaient satisfaits de l'impression que donnait leur Reine, Marcus resta de marbre mais la vue de ces prétendus sages n'ayant vécu aucun combat sur le champ de bataille à la tête d'un peuple pourtant en guerre le dégouta. Morts! Dénués de vie! Ils étaient déjà tous condamnés et fêtaient leur prochaine défaite de leurs sourires naïfs! Comment être aveugle au point de ne pas voir arriver sa fin? Marcus devait en savoir quelque chose, lui qui avait toujours pu éviter la sienne mais pas celles des deux âmes qu'il chérissait plus que tout et pensait hors d'atteintes des mains avides de la Mort.

Qu'imaginait Idril Calafas? Comptait-elle laisser sortir vivant de son palais celui à qui elle avait clairement annoncé la guerre? La fureur de la Reine Amazone surpasserait-elle son sens de l'honneur, si elle en possédait un qui lui interdisait d'abattre l'homme qui allait bientôt lui arracher tous ses espoirs. Marcus appelait la Mort, il lui donnait rendez-vous. Un culot qui l'abritait des craintes conituelles de ceux qui entreprennent de mener une guerre. Voilà pourquoi il avait pu venir en territoire hostile sans craindre les évènements, il s'était persuadé que l'honneur de la Reine Calafas le protégerait, mais en appercevant ce qu'elle considérait comme de la colère, il ne pouvait nier que des tréfonds de son être il appelait à rejoindre celles qui l'attendaient.
Le général était loin, bien loin de cette salle où tous l'avenir d'un peuple se jouait. Tous ceux qui s'y trouvaient pensaient toucher la victoire par leurs "sages paroles", ces paroles qu'avait achevé de proférer la furie qui tenait le rang de Reine. Mais elle ne voyait pas les corps de ceux qui l'entouraient crouler et supplier avant de s'étaler brutalement sur le sol, elle ne voyait pas sa propre personne commencer à disparaître en même temps que son peuple qu'elle ne voyait toujours pas brûler sous les feux ardents de la fureur Humaine. Ses Dieux ne la protégeraient pas, ils la verraient tomber, en riant même peut-être! Sa magie ne la sauverait pas, elle ne ferait que s'effriter face à la volonté d'Ardiosis, celui qui avait réduit à néant une Reine Amazone et tout une floppée de souverains considérés commes les plus puissants de leurs peuples! Comment même penser vaincre un homme pareil? Il suffisait d'être accompagné de l'envie de vengeance, un sentiment qui vous donnait l'impression de vous sentir fort, d'attraper à pleine main la victoire, mais qui, au final, ne vous amenait qu'a votre perte.

-Ma foi, vos positions sont très claires, et je n'ai plus aucun doute. Ce que vous demandez est impossible. Vous réclamez la reddition de mon roi, mais comment le souverain le plus puissant du Gwendir pourrait prendre peur face à des puissances qu'il a déjà combattu et vaincu? Je vous parle des innocents que vous condamnez, de vies sacrifiées, et vous me parlez d'Ardiosis Bennefoy. Très bien! Arrêtons ce dialogue de sourds. Le Seigneur Bennefoy ne craint aucun peuple, pas même le vôtre, pourquoi aurait-il conduit une guerre sinon? La puissance qui est sienne et qu'il a déjà mis en oeuvre n'est-elle pas assez significative? Le destin de ceux qui se sont opposés à son règne ne témoignent-il pas des risques que l'on prend en lui résistant? La condition de ceux qui se sont alliés au Seigneur Nordique ne témoigne-t-elle pas de la volonté de mon Souverain à épargner ceux qui le soutiennent et leur apporter la paix et la prospérité? Vous êtes apparemment convaincue que l'esclavage attend ceux qui refusent le combat, voyez donc les Orthodoxes! Ils ont su faire abstraction de leur haine et ont vu l'intérêt de leur peuple à suivre le Seigneur Nordique qui a finalement laissé en paix un peuple qui ne s'opposait pas à lui. Ne pensez vous pas que répondre en suivant la vengance ne ferait qu'amener à des représailles. Ce cercle vicieux pourrait aisément mener à la disparition de plus d'un peuple.

Marcus sentait encore une fois la colère bouillir autour de lui, lui qui ne désirait que la sauvegarde des différents peuples du Gwendir et faire entendre raison aux esprits tournés vers la vengeance. Une tache presque impossible sous l'étendard de celui qui avait provoqué la nouvelle guerre, des centaines d'années après une paix complète. Après tant de franchise, teintée tout de même d'une colère très peu dissimulée face à la cécité de la Reine Calafas, Marcus ne donnait pas cher de sa peau. Il aura néanmoins tout fait pour soulager sa conscience d'un poids trop lourd, il ne voulait pas qu'on l'accuse d'avoir laissé des corps fumants sans raison, il voulait que tous comprennent qu'il avait été contraint d'agir ainsi. Et pendant que son esprit calculait toutes les horreurs qu'allait connaître le peuple Amazone, il se dit au fond de lui que tant de sauvagerie découragerait probablement les peuples restants.
Le général jeta un regard sur l'émissaire Orthodoxe, surement horrifié d'une pareille réaction de sa part... Marcus n'avait jamais été hypocrite et détestait faire face à des esprits bornés. Il ne faisait aucun doute que l'émissaire allait tout tenter, après une telle mise au clair, pour adoucir la réaction de la Reine Calafas, en prise avec une franchise qu'elle n'avait surement jamais connue et qu'elle traduisait par un manque de respect total. La jeunesse et l'arrogance de cette Amazone la confondait avec une gamine responsable de pouvoirs qu'elle ne maîtrise pas, aux yeux de Marcus. Quand son royaume tomberait, elle ne pourrait s'en prendre qu'à elle...

-Je pensais pouvoir vous faire entendre raison, j'ai ignoré l'avis de mes conseillers afin de sauver des vies, mais j'ai été sôt. Dans cette guerre, le but ne sera pas de sauver des innocents mais de faire couler le sang... voilà le chemin que vous prenez. Je ne peux vous en empêcher, je pense qu'il est inutile que je tente encore quoi que ce soit afin de préserver le peuple Amazone de la puissance de mon Souverain. Je parle au nom des Humains et n'engage aucunement les Orthodoxes, peut-être l'émissaire ici présent désire-t-il encore tenter queqlue chose, moi, je n'en ai plus la patience. Je dois prévenir moi Roi que vous lui résisterez et tenter de le dissuader d'attaquer votre peuple, puisque vous même refusez de le protéger de la fureur du Seigneur Nordique et mettez en jeu la continuité de votre espèce. dit Marcus alors que tous devaient traduire sa franchise comme le plus terrible des affronts.

Il se tourna vers l'assemblée, même vers les plus bas représentants de l'échelle hiérarchique du peuple Amazone, et se pencha en avant.

-Je suis désolé. finit-il alors que chacun devait mal traduire la raison de ces excuses. Marcus ne s'excusait nullement de sa franchise, loin de là! Il s'excusait de ne pas avoir pu protéger le peuple Amazone de la Haine de sa Reine, il s'en voulait de devoir mener son armée à détruires des vies innocentes, et laisser le fer croiser la gorge des enfants innocents d'un peuple déjà mourrant...
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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Jeu 18 Fév 2010 - 22:33


Kael Endrolendil est joué par Bogrin Gilad.

  • Stupéfait. Il n’y avait sans doute pas d’autres termes pour qualifier la figure déconfite de l’émissaire Orthodoxe, qui tenait de grands yeux fixés sur la reine et le général Graybach. Les deux personnes semblaient avoir perdu l’esprit, ou alors la confusion et la peur avaient fini par avoir raisons des sens de Kael. Sidéré, il écoutait le discours assassin de la reine sans dire mots, car dès qu’il tentait d’ouvrir la bouche, elle reprenait de plus belle, vomissant un flot incessant de paroles. Le débat, et même la mission tournait en règlement de compte. Même lui, magicien de très haut niveau, pesant une centaine de kilos et mesurant plus de deux mètres, sentait ses tripes s’entrechoquées. S’il avait pu, il aurait soulevé sa toge de magicien et aurait fuit le pays. Mais le sort qui lui serait réservé promettait d’être pire que de mourir ici. Il se reprit pour tenter à nouveau de s’exprimer, mais la reine était déjà repartit dans une tirade sèche et particulièrement sympathique à l’égard du Général Humain.

    Complètement perdu, l’Orthodoxe se contenta alors de fixer la reine d’un air béat, tentant par tous les moyens de s’infiltrer dans une pause pour s’imposer un peu. Mais dès qu’il ouvrait la bouche, la reine l’interrompait. Sa rage et son arrogance la rendaient merveilleusement belle, et ses traits soudain durs et froids contrastaient avec le pastel de sa robe et de ses cheveux. Son corps harmonieux semblait criblé de fureur, presque transformé. Sa mâchoire était crispée, ses mains serrées et son regard aurait fait fondre le métal si elle avait pu en être capable…

    Et là, contre toute attente, alors que Kael pensait pouvoir reprendre le fil de son discours, le Général s’imposa dans la conversation et déblatéra un si long discours que le magicien en perdit le fil plusieurs fois. L’arrogance des mots, la violence de l’intonation, la puissance des menaces et des jugements fut telle que Kael resta figé face à un tel retournement de situation.

    Non seulement tout échappait au parfait contrôle de l’émissaire, mais en plus il lui semblait bien qu’il n’avait plus son mot à dire. Il se retrouvait, là, seul entre deux grandes gens qui se disputaient brutalement. Evidemment, Kael avait toutes les raisons de croire que les deux personnages s’étaient emportés, mais là, plus rien n’allait les ramener à la raison. Il pensa même, l’espace d’un instant, tisser une toile magique d’apaisement entre les deux individus, mais leur fureur devrait être immense et il serait immédiatement abattu s’il se mettait à utiliser de la magie.

    Il resta donc là. Ne sachant que faire, quoi dire et encore moins comment appréhender la suite des évènements. Il voyait le Général sortir de ses gonds, mais lorsqu’il posa les yeux sur la reine, qui devenait rouge de fureur, il recula d’un pas, sentant que le Général était allé trop loin.

    « Votre Majesté je… »
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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Ven 19 Fév 2010 - 0:18

Le cataclysme était sur le point de se produire. La menace d’une tempête avait plané sur la salle depuis l’arrivée des émissaires, mais jamais ceux qui assistaient à la scène n’auraient imaginé que l’orage gronderait avec une telle intensité. Les éclairs que lançaient les prunelles d’émeraude de la jeune souveraine amazone étaient violents, destructeurs et annonciateurs de catastrophes plus grandes encore. Elle avait accordé cet entretien à ces émissaires, à ces ennemis venus de loin pour apporter une volonté de paix, chimère de ceux qui veulent se donner bonne conscience. Elle les avait prévenus qu’ils n’étaient pas les bienvenus. Le bon sens aurait dû les alerter, les faire reculer, adopter un repli stratégique. Ou du moins ne pas attiser les flammes d’une rancœur et d’une haine qui animaient l’esprit des Amazones, par l’intermédiaire de leur souveraine. L’incendie de sa colère lui consumait la raison et lui empourprait les joues. Cet humain allait trop loin, beaucoup trop loin. Cette confrontation lui rappela celle qu’elle eut avec un émissaire druide, autrement plus humble sans montrer aucune déloyauté envers son souverain. Le Général Marcus était tout sauf diplomate, et les minutes qui s’écoulaient, emmenant avec elles un torrent de paroles, ne faisaient que vaciller davantage l’épée de Damoclès qui planait au dessus de son crâne. Il était en territoire ennemi, dans un royaume où l’orgueil dépassait la raison, où la volonté de liberté était la seule maîtresse des décisions. Il s’était jeté dans la gueule du loup et cette gueule béante se refermait petit à petit sur lui, cet homme poussé par de nobles convictions mais ne sachant les défendre. L’étau qu’il avait formé de ses propos insultants se refermait de plus en plus et il était seul, son homologue orthodoxe reculant d’un pas. Il pressentait la menace et tentait de s’éloigner de ce qui attirait comme un aimant les foudres de la colère amazone.

Ainsi donc, il prétendait que son monarque était le plus puissant du Gwendir, que les Amazones succomberaient sous les coups de l’armée des Hommes et qu’ils disparaitraient, anéantis par leurs homologues humains ? Qui était cet outrageant personnage qui se croyait au sommet de sa gloire, marchant déjà sur les cadavres des ennemis de son monarque ? Qui était-il donc pour insulter ouvertement l’un des Peuples du Gwendir et prétendre que la voie tracée par son Roi était l’unique chemin qui préserverait la survie de ceux qui ne voulaient pas se soumettre ? Les traits de la souveraine se relâchèrent et l’impassibilité qu’elle s’était efforcée de montrer jusque là s’envola en une poignée de secondes. La rage et la fureur se lisaient à présent sur son visage juvénile, tandis que les huées de son Conseil retentissaient dans la salle. L’émissaire orthodoxe n’existait plus à présent, il était complètement écarté de la situation et il se féliciterait dans quelques instants de ne pas être intervenu. Le Général humain était allé trop loin, comment avait-il osé ? Ces stupides humains n’apprenaient-ils donc pas les usages de politesse qu’on se devait d’avoir devant un monarque du Gwendir ou du moins, n’apprenaient-ils pas à tenir leur langue vipérine ? C’en était assez. Il n’avait pas idée de ce qu’il venait de déclencher. Venu pour défendre la paix, illusoire mais quand bien même, et il venait de précipiter le conflit qui pousserait chaque parti à se déclarer la guerre. Il était venu narguer les Amazones, fanfaronnant sur les exploits de son puissant souverain et insultant par là même leur ancienne souveraine. Il venait de piétiner leur fierté et de brutaliser les sentiments de leur Reine. Il avait prétendu connaître les enfants de Freyja. Il se trompait lourdement car jamais, au grand jamais, il n’aurait osé les défier s’il avait été attentif à ce qu’ils étaient, s’il avait été au courant de leurs coutumes et de leurs convictions. Son ignorance et son franc-parler avaient eu raison de sa sûreté. Il n’était plus en sécurité.

Les poings serrés de la jeune femme cognèrent violemment contre les accoudoirs de marbre de son trône, montrant à tous le degré de son exaspération. Ignorant la douleur provoquée par son geste, elle se leva avec véhémence et fusilla du regard celui qui s’était montré trop loyal envers son souverain et pas assez prévenant envers celle qui l’avait autorisé à fouler les dédales de son Palais. Elle était dans un tel état de fureur que certains reculèrent en la voyant ainsi se redresser de toute sa hauteur, dominant toute la salle sur son estrade. Il était rare de la voir entrer dans une colère noire, mais quand cela arrivait, c’était spectaculaire. C’était comme d’observer un ouragan d’un endroit sûr. Elle n’entendit même pas les excuses de son interlocuteur, et il en était sûrement mieux ainsi, pour lui. Son index, accusateur, se pointa vers celui dont elle ne pouvait plus supporter la vue. Sa voix, tonitruante, majestueuse et effrayante, résonna avec force contre les parois de la salle du trône.

« Gardes, emparez-vous de cet homme.

Et tandis qu’une flopée de soldats entouraient le Général, la jeune femme souleva les pans de sa robe et descendit avec détermination les quelques marches qui l’avaient maintenu en hauteur. Elle jeta un rapide coup d’œil dans la direction de l’émissaire orthodoxe et lui intima de ne pas bouger s’il voulait éviter le même sort que son acolyte. Son regard glacial se reporta sur l’humain que ses soldats étaient en train de ferrer, marchant dans sa direction. Si ses prunelles avaient pu lancer des poignards, le Général aurait été tué sur le champ. Sa voix, violente et arrogante, résonna à nouveau avec puissance.

- Vous êtes allé trop loin. Si j’étais aussi sotte que vos propos le sous-entendaient, et aussi friande de sang, je vous ferai couper la langue dans l’instant pour avoir osé calomnier ma personne comme vous l’avez fait. Mais, je ne vous ferais pas cet honneur Général. Vous êtes désormais mon prisonnier et vous allez croupir dans mes geôles, jusqu’à ce que ma clémence autorise votre transfert à Yswllyra où vous serez jugé pour outrage à ma Cour. Soldats, emmenez-le.

Ignorant les éventuelles protestations de l’humain, elle se tourna vers l’émissaire orthodoxe qui semblait aussi pâle qu’un mort, ne sachant pas quel sort la jeune femme lui réserverait. Elle le jaugea un instant, sa fureur était encore trop grande pour qu’elle ne prononce ne serait-ce qu’un mot. Elle remarqua que ses mains tremblaient frénétiquement et avec nervosité, elle serra les poings. Elle releva les yeux et fixa l’émissaire qui attendait toujours une réaction de sa part. Ses prunelles étaient moins sombres et elle tâcha de se montrer moins véhémente avec son second hôte.

- Si vous êtes disposé à continuer cette conversation, je tâcherai de vous écouter, vous qui semblez moins enclin à nous fustiger. Néanmoins, n’attendez pas de moi que je change mes positions. Sûrement pas après l’intervention de votre homologue. Vous êtes également libre de partir et de retourner auprès de vos supérieurs. »

Sa colère s’était amoindrie, et elle avait tenté de se montrer moins hostile envers le second émissaire qui, elle devait bien l’avouer, s’était trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment…

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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Ven 19 Fév 2010 - 11:37

Comme une vitre volant en éclat, le visage d'Idril Calafas contenant avec peine sa colère se transfigura pour émettre toute la hargne qu'elle éprouvait en cet instant marquant à jamais l'histoire des peuples. La véritable guerre commençait ici et maintenant, dans ce palais ravagé par l'écho des protestations furieuses de chaque membre du conseil, mais surtout par l'ordre que lançait à présent la Reine Amazone à ses gardes. Les mots retentirent dans l'esprit de Marcus et ne provoquèrent en lui aucun émoi ou très peu, cette réaction était tout à fait prévisible... et scellait l'avenir proche des deux peuples.
L'épée du général était surement ce qui aurait du inquièter le plus ceux qui s'approchaient maintenant de Marcus, vainqueur de tous ses combats en quinze ans de campagne militaire sur les terres du Gwendir. L'acier de cette arme avait plus d'une fois tranché la chair et s'était révélé meutrier face à chacun de ses opposants, pourquoi ces gardes bondissant vers leur mort ignoraient-ils qu'ils allaient découvrir le goût âpre du métal dans leurs chaires? Pourquoi ne prêtaient-il aucune attention à la menace qu'il représentait pour leur vie? Leur visage s'assombrirait, le temps d'une chute, de la surprise des enfants qu'ils étaient dans le domaine de la guerre et ensuite viendrait le rictus des combattants tombés sur le champ de bataille, d'abord une douleur sans non envahirait tout leur être et l'agonie terrible qu'ils subiraient se lirait sur leur visage. Quand la Mort les priverait du dernier souffle de douleur qu'il leur resterait, un intense impression de paix remplacerait leur visage auparavant décomposé par l'incompréhension et taché par leur propre sang. Les blessures horizontales et sur toute la largeur de l'estomac étaient les pires, Marcus le savait, car elles vidaient l'acide des intestins qui se propageait dans le corps et le rongeait, des blessures qui menaient quoi qu'il arrive à la mort, une invitation directe aux champs Elysées mais accompagnée d'une dame bien connue des soldats, l'Agonie.
Trois, quatre, cinq, six corps approchaient de la main du général portée à la garde de son arme, la respiration de ses ennemis était brusque, haletante, la sienne régulière, posée. Les yeux du général étudièrent la situation avec plus de calme que lors de son échange avec la Reine Idril Calafas, que ressentirait-elle lorsqu'elle verrait s'écrouler devant elle les corps mutilés de ses gardes? Juste un avant-goût! Un Amazone tendait sa main vers le bras de Marcus, ce pauvre fou avait-il conscience que son intégrité physique ne reposait que sur la volonté de son ennemi? Non, il suivait sa Reine, se fichait de mourrir pour cette dernière et était prêt à tous les sacrifices.

"Le sang coulera, mais pas dans ce palais, pas maintenant."

La main du général tomba le long de sa cuisse, l'Amazone le saisit par le bras et le retourna dans son dos, d'autres vinrent emprisonner de leur étreinte le corps de Marcus, maintenant dépendant de la volonté de la Reine furieuse qui s'approchait et remplissait la salle de son charisme grandissant et terrifiant. Le général Humain affronta les pupilles brûlantes de haine d'Idril Calafas qui crachait son dégôut au visage impassible de son ennemi. Elle le condamnait à croûpir dans les geôles de son palais, une sanction que ne comprenait pas Marcus. Elle venait d'engager son peuple dans une guerre terrible, tenait devant elle une pièce majeure de la stratégie Humaine, et prévoyait de la relâcher? Sôte, elle devait l'être pour laisser passer cette occasion. Elle se retourna et s'adressa à Kael. Avant que les gardes ne le tirent vers sa cellule, Marcus croisa le regard de celui qui sortirait aujourd'hui du domaine Amazone et lui passa son message.

-Présentez ma plus sincère affection au général Gilad, Kael. réussit-il à lâcher avant que les prises autour de ses articulations ne l'obligent à avancer, entouré de son escorte.

Les regards fusillèrent le général sur son passage, tous y voyaient le produit du maléfique Loki, l'incarnation du mal et de la perfidie, un Humain qui désirait leur nuire, à tous, et qu'il fallait s'empresser de corriger. Sans haine, sans peur et sans reproches, Marcus affronta le destin qu'il s'était tracé, que représentaient des geôles? Plus rien n'avait assez d'âpreté pour faire fléchir le général, cette sentance lui permettrait de se recueillir, peut-être les Dieux se montreraient-ils enclin à l'écouter en cette journée de tumulte?

La tête posée contre l'acier froid des barreaux de sa cellule, l'Humain songeait, entouré des ténèbres. Cette Reine savait-elle ce qu'elle faisait? Elle comptait le transférer à Yswllyra pour qu'il y soit jugé, mais par qui? Yswllyra était Humaine! On passerait très vite sur cette affaire et Marcus ménerait l'armée Humaine jusqu'au peuple Amazone et mettrait en pratique tout son pouvoir, marquerait l'Histoire d'un massacre sanglant annonçant la fin d'une race. Les flammes rugiraient, les corps fumeraient, et Idril Calafas comprendrait alors son erreur! La chute de son Royaume serait entièrement due à son manque de raison et à son abandon à la Haine, ce vicieu sentiment qui pouvait amener des peuples à disparaître.

Le vent des plaines grondait, de la poussière tournait autour du visage de Marcus et s'y déposait. Faisait-il nuit, ou jour? Le temps ne voulait ici plus rien dire pour le général Graybach, dans cette geôle où les heures devenaient des instants passés à l'écoute de son esprit embrumé des même questions, juste capable de se nourrir des pauvres rations qu'on lui transmettait par un intestice. Depuis qu'il gisait dans cet endroit à même le sol dur et poussièreux des plaines de Farzar, il avait prié, encore une fois pour le salut des âmes de ses amours. Les souvenirs se bousculaient dans de cet esprit que les ténèbres assaillaient de leur irritable néant, depuis des jours peut-être il n'avait rien pu voir si ce n'est une obscurité totale qui le confondait avec un aveugle.

Son "bijoux" dansait dans la demeure qu'il avait payé avec les primes obtenues au cours de sa carrière, sa femme l'enlaçait tandis qu'ils contemplaient leur petite princesse rire en découvrant sa nouvelle maison. Les chants qu'elle avait entendue à la parade de son père résonnaient dans toute la pièce, il était peu commun d'entendre des champs militaires de la part d'un enfant, mais cela ne gênait aucunement le général, qui riait en voyant son enfant imiter le pas cadencé et le demi-tour droite qu'il avait effectué avec tout son bataillon quelques heures auparavant. Alors que la mère de l'enfant lui dit qu'elle ferait une très bonne guerrière, la petite fille se retourna face à son père, le doute envahissant son visage sérieux.

-Les dames peuvent faire la guerre, papa? dit-elle alors que même sans voir ce visage douteux, le timbre curieux de sa voix trahissait le jeune âge de la petite, la main tendu sur son front s'abaissant petit à petit tandis que son père s'approchait d'elle.

-Pas chez les Humain, non. Les femmes restent en ville et les hommes les défendent. Mais il existe un peuple où les femmes fondent à elle seules l'armée. lui répondit Marcus souriant devant l'innocence de son jeune amour.

-Je pourrai les voir? questionna-t-elle son père, l'espoir illuminant sa bouille.

-Si tu veux, nous irons les voir ensemble. céda-t-il face à l'espoir de son enfant.

-Elles sont comment ces femmes? s'interessa-t-elle encore une fois après avoir sauté de joie dans toute la pièce.

-Elles sont très braves, grandes et fortes. Elles montent de grands chevaux qui vont plus vite que les nôtres. Elles ressemblent aux Humains mais ne le sont pas.

-Et c'est quoi si c'est pas des Humains?

-Des Amazones, chérie. Des Amazones. répondit-il alors que son enfant s'imaginait surement des géants avec de grands cheveux et des chevaux comme des maisons les accompagnant.

-C'est pour ça qu'un monsieur il a dit que tu étais Amazone, parce que t'es grand? interrogea-t-elle son père, maintenant pris de surprise par sa fille qui avait surement entendu plusieurs soldats sur son passage dans les rangs sur le retour de la maison.

-Oui, c'est pour ça. Mais je suis avant tout Humain, et ma grande taille ne change rien à ma loyauté envers le peuple Humain. dit-il en pensant conclure le dialogue, mais c'était sans compter sur sa fille qui après un petit temps de réflexion revint à la charge.

-Et elles sont grande comment les Amazones? Comme toi?

-A peu près, parfois plus, parfois moins. Mais la valeur d'un soldat ne se mesure pas à sa taille mais à la grandeur de son esprit. C'est pour cela que tu dois grandir et devenir forte, là-haut. conclut-il en tapotant de son index droit le front de sa fille, dont le visage s'allumait du délicieux rictus des enfants joyeux.

Ces souvenirs hantaient Marcus, qui patientait dans sa geôle. Se laisser aller dans le passé n'était pas bon, mais comment ignorer les malheurs qui pour toujours marquerait cet homme qui ne possédait plus qu'une chose, son peuple. Qu'il devrait par-dessus tout protéger! Car si Marcus ne réduisait pas à néant la civilisation Amazone, c'est cette dernière qui se chargerait de le faire pour les Humains. Comment le général pourait-il laisser mourrir la dernière chose qui lui était cher? Ces pensées insoutenables, les Humains disparaissant, sa femme souriant, sa fille se prenant pour une guerrière Amazone, bousculèrent le coeur de Marcus, tiraillé depuis un moment déjà entre le devoir et les sentiments, mais depuis longtemps résolu à suivre la voie que lui avaient tracé les Dieux.

Idril Calafas, vous allez connaître la perte des enfants Amazones, le sang de votre population entâchera autant vos mains que ma lame, et puisque vous le souhaitez, la peine achevra votre existence.

Voilà les bien malheureuses paroles que se récitait le général dans les ténèbres de sa cellule, et si la volonté d'Idril Calafas était digne des Amazones, Marcus allait lui faire comprendre qu'il pouvait également se révéler être un semeur de mort. La volonté Amazone pouvait-elle résister face à la puissance de l'acier, du feu, et des enfants du puissant Loki? Le général en doutait...
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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Mar 23 Fév 2010 - 14:28


Kael Endrolendil est joué par Bogrin Gilad.

  • Kael avait reculé. L’immense faille d’une faiblesse déchira son esprit fier et arrogant. Il venait de faire un mouvement de recul, un seul pas. Ce tout petit geste, ce moindre mouvement venait de trahir, pour la première fois de sa vie, ce qui habitait le commun des mortels : la peur. Honteux, et hors de lui, Kael venait d’être humilié par une guerrière ribaude et ses desseins machiavéliques venaient d’être effacés d’un geste du Général Humain. Tâchant de rester aussi impassible qu’une pierre, Kael accusa le coup lorsque la reine prononça la terrible sentence qui allait décider de la suite des évènements. Une flopée de gardes se précipita sur le Général. Tenté de se jeter entre eux et lui et de les propulser au sol par la magie, il fit un faux mouvement vers lui et resta là, comme stoppé par sa mission. S’il intervenait, rien n’était plus possible. Il se contenta de lever un bras dans la direction de Marcus et d’en appeler à sa raison :

    « Général, je vous en supplie ne résistez pas ! »

    Ravalant sa formidable incantation qui aurait laissé le Général libre, il se souvint qu’il n’avait cure du sort du pauvre petit Humain. En vérité, en l’espace d’un instant, Kael compris que le sort du Général offrait de nouvelles perspectives. Réjouit intérieurement, il entreprit de reprendre les négociations, menant sa langue de vipère avec autant d’hardiesse que sa magie.
    Il se redressa en s’appuyant sur son orgueil et la pièce retrouva son calme lorsque les portes de la salle du trône se refermèrent derrière l’escorte de Marcus. L’insondable visage froid du magicien s’était immédiatement reformé pour couvrir l’hilarité nerveuse qui grondait en lui.

    Pivotant lentement, Kael réalisa que la terrible reine se trouvait toujours près de lui. Bien que la dominant de plus de deux têtes, il la trouvait terrible, malgré sa petite taille et son air de gamine renfrognée. Intérieurement, Kael aurait fait brûler sa tunique avec plaisir, mais là n’était pas la question. Il reprit donc doucement la parole, maintenant que l’assemblée daignait lui accorder quelque peu d’importance.

    « Que Votre Majesté se rassure, mon peuple ne laissera sans doute pas tomber l’arrogance du Général dans l’oubli. Il est grand temps, me semble t-il, de revenir à des discussions moins hostiles… »

    Réfléchissant à vive allure, Kael cherchait de quoi prolonger l’entrevue et souhaitait reprendre le fil de la discussion. Bien que cela semblait impossible, Kael trouva une magnifique idée à exploiter et reprit son discours de serpent vicieux, camouflé dans un écrin de politesses et de formulations complexes :

    « Si j’ai fait ce long voyage pour m’entretenir avec Votre Eminence, sous l’autorité de mes supérieurs, c’est avant tout parce que nous pensions qu’un traité entre nos deux peuples restait parfaitement possible… » mentit-il.

    Se rappelant que le Roi était avant tout le roi des misogynes, un irrespectueux de la cause des femmes et un être atrocement sévère, Kael cherchait tout en s’exprimant de quoi attirer les intérêts de son peuple dans la conversation, dont il avait perdu le fil. Il liait dans son esprit différentes manières de reprendre la conversation, de rapprocher leur cause au centre du débat. Le magicien, en fin orateur, savait désormais comment éviter la capricieuse reine. En l’amadouant, même enragée, elle restait une femme. Depuis le début, il avait su s’attirer son attention et il était certain qu’il n’allait pas lâcher les cheveux de la reine avant qu’elle lui ait donné ce qu’il désirait…

    « Désormais, connaissant vos positions, et ayant été spectateur de la véritable nature humaine, nous admettons enfin que le conflit est inévitable. Cependant, nous restons certains que le pire aurait su être éviter si le Général et Votre Majesté n’en étiez venus aux mots assassins. Avec tout le respect que je vous dois, Reine Idril, je crains fort que la suprématie du Seigneur Nordique n’atteigne son apogée dans les mois prochains… et ce malgré toute votre volonté et vos efforts. J’ai bien peur qu’aucun d’entre nous ne soit assez puissant pour stopper Ardiosis. Nous pensions qu’en usurpant les Humains à leur insu, nous pouvions conclure un marché, mais vous semblez décider à garder vos positions et je ne puis rien faire de plus… »

    Il s’inclina, presque assez convainquant pour faire croire qu’il allait se retirer, mais sa petite introduction à ce qui allait suivre devait sans doute donner à la Reine l’envie d’en savoir plus. Aussi espérait-il de tout son être qu’elle le retienne pour lui ordonner de continuer, intriguée par le vil discours du magicien…


Spoiler:
 


Dernière édition par Armée Orthodoxe le Sam 13 Mar 2010 - 11:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Ven 26 Fév 2010 - 16:05

Si la colère grondait toujours dans l’esprit de la souveraine amazone, elle s’était néanmoins tapie derrière une montagne de détermination et d’impassibilité que la jeune femme s’évertuait à montrer devant le second émissaire, resté pantois quelques instants. Néanmoins, elle restait à l’affût de la moindre remarque déplacée, de la moindre altercation possible pour reprendre le dessus et gouverner les décisions de la reine qui s’en retournait vers son trône. Cette dernière ne releva pas la première phrase de son interlocuteur, bien décidée à ne plus s’aventurer sur un terrain extrêmement glissant. Cependant, si elle avait dû répondre, elle aurait sûrement affirmé que les Amazones n’avaient pas besoin des Orthodoxes pour se faire justice. Toutefois, la perspective que l’intervention du Général Graybach puisse nuire aux relations qui unissaient les deux peuples sembla réjouir la souveraine, désormais assise et faisant face à son hôte, dont le visage fermé ne montrait plus signe d’hostilité. Elle ne put s’empêcher cependant de lui lancer un regard glacial lorsqu’il jugea qu’elle était autant responsable que le commandant humain. Aussi venimeuse qu’une vipère que l’on malmènerait, elle ravala néanmoins son poison, consciente que si elle pouvait se mettre les Humains à dos, il n’en allait pas de même avec le peuple magicien. Elle avait refusé l’invitation du Seigneur Nordique quelques semaines plus tôt, comme les monarques ombre et elfique, montrant à tous sa volonté de s’opposer au Parjure. Cela ne voulait pas dire qu’elle refusait tout contact avec ceux qui s’étaient rendus jusqu’à la demeure du traître. Même si l’idée lui était difficilement supportable, elle pouvait fournir quelques efforts pour coopérer avec ceux qui avaient rallié la cause humaine. Du moins, pour un temps. Elle laissa donc l’orthodoxe s’exprimer, ravalant sa fierté et refoulant sa fureur, ce qui n’était pas au goût de tous, visiblement. Certains conseillers s’offusquaient encore qu’on laissa cet homme parler. Pourtant, ses paroles prirent un intérêt soudain et la Reine le regarda avec attention, surprise par ce revirement de situation…

La prenait-il pour une idiote ?

Cet émissaire était le parfait opposé de son homologue humain, maniant les mots avec une subtilité déconcertante. Peut être un peu trop d’ailleurs, ce qui laissa perplexe la jeune femme dont le regard d’émeraude s’évertuait à chercher un détail qui discréditerait le magicien. Le scepticisme était désormais le sentiment qui gouvernait sur ses pensées, qui lui intimait de se méfier de cet homme. Un vrai politicien, qui maniait l’art oratoire pour se sortir d’une situation périlleuse. Marcus était insultant, mais lui était sournois. Idril plissa les yeux pour l’observer davantage, pour trouver un indice qui l’aiderait à savoir ce qu’il manigançait. Assurément, si cette conversation n’avait aucune espèce d’importance, elle aurait fait chasser le messager, lui rappelant que si les siens étaient capables de tromper les Humains, qu’est-ce qui garantissait aux Amazones qu’ils n’en feraient pas de même avec elles ? Elle l’aurait incendié autant que son homologue humain, lui rappelant qu’elle luttait contre un traître, ce n’était pas pour s’allier avec des hommes de la même espèce. Mais sa curiosité l’empêcha de céder à l’emportement, et au contraire, son calme était étonnant en comparaison de la fureur qui l’avait habité quelques instants plus tôt. Déjà l’émissaire s’inclinait comme pour prendre congé. L’esprit de la souveraine bouillonnait, cherchant un moyen de poursuivre la conversation et d’en apprendre plus sur la fourberie des Orthodoxes. Les idées se bousculaient à une vitesse impressionnante dans son esprit. Il ne fallait pas qu’il parte, elle devait en savoir davantage. Coûte que coûte.

« Attendez un instant, je vous prie. Il me semble que nous nous sommes mal compris depuis le début de la conversation. J’ai affirmé que l’armée amazone se mettrait en branle si conflit il y avait, pas que nous nous mettrions en marche pour créer le conflit. Je crois que le Général Marcus et vous-même n’avez pas bien saisi mes propos. Et si mes intentions sont claires vis-à-vis du statut occupé par le Seigneur Bennefoy, il n’en va pas de même pour le reste de la discussion. Je suis donc prête à écouter vos propositions. »

Ses prunelles d’émeraude fixaient l’émissaire avec une intensité nouvelle, et l’intérêt grandissait dans son esprit. Le jeu de dupes qui allait se mettre en place ne faisait que commencer. Et elle comptait bien gagner la partie !

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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Dim 28 Fév 2010 - 21:30

Affronter le néant, une tâche pour le moins insurmontable que devait pourtant relever Marcus, aux prises des démons qui assaillaient son esprit tout comme les ténèbres l'enveloppaient. Les souvenirs revenaient dans cette cellule qui le contraignait à replonger dans la mélancolie dont il a toujours été victime depuis ce terrible évènement. Beaucoup, comme la Reine Idris Calafas, voyaient Marcus comme le simple représentant de la force armée Humaine et, de ce fait, comme un fils de Loki poussé par la fourberie de son créateur et emplie d'instincts meurtriers. D'autres, plus savants et plus attentifs, savaient quel homme il était et connaissaient ses véritables intentions. Certains étaient même au fait du secret de leur général, la raison de son absence totale de peur face à la mort, un atout que beaucoup aimeraient posséder, mais dont le général serait prêt à se délester volontier, car dures furent les peines qui l'amenèrent à ne plus craindre celle qui hantait les cauchemards de chacun. La Mort, puisque tel est son nom, ne faisait plus trembler Marcus depuis des années alors, au contraire! Chaque jour il l'attendait, la provoquait, l'appelait de tout son être, et quand elle se présentait à lui, les Dieux refusaient à l'homme de perdre le combat qui s'engageait, ils lui refusaient le salut éternel, ils clamaient leur colère! "Tu ne reverra pas celles que tu aimes, pas avant d'avoir mené les plus grandes batailles que le Gwendir aura jamais connu! Pas avant d'avoir soutenu celui que tu as juré vouloir servir jusqu'à la victoire!". Voilà ce que lui criait Loki, Dieu des Dieux! Il le tenait loin de tout ce que désirait approcher le général, il lui laissait appercevoir les cheveux de sa femme et les yeux de sa fille, mais ne le laissait pas les serrer dans ses bras. Aimer son roi et son peuple... Marcus n'avait pas besoin du chantage de Loki pour cela! Il les aimait comme aucun général n'avait pu, les avait toujours soutenu, toujours mené à la victoire! Mais alors qu'Ardiosis étendait son ombre menaçante autour des peuples rageurs du Gwendir, le général devait mener selon la volonté de son créateur les conquérants de la nouvelle ère Gwendirienne, la Terreur! Marcus devait être celui qui allait causer les génocides des peuples opposés à l'incontestable puissance du Seigneur Nordique, il allait massacrer les Amazones, les Elfes, peut-être même plus, parce qu'il devait faire honneur à sa parole et suivre les desseins du tout puissant Loki. Au fond, était-il un simple pantin? Non! Il le refusait catégoriquement! Une idée saugrenue qu'il s'était mis en peine de contredire en essayant de mener à la neutralité le peuple de l'héritière Calafas, qui avait balayé d'un revers de main la possibilité de sauver des vies! Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle avait provoqué en agissant ainsi! Sa colère l'avait aveuglée à tel point qu'elle ne voyait pas arriver face à elle la puissance de la volonté de Loki, qui avait transmis aux hommes sa hargne et sa volonté. Cette jeune colérique n'avait pas idée des souffrances qui seraient siennes, la Mort, celle qui avait accompagné Marcus tant d'années, allait pleuvoir sur les habitants innocents de cette région, déjà dévastée par la haine. On sentait flotter dans l'air la rage des esprits bornés, une attitude qui allait conduire chacun à sa perte...

Dans l'obscurité de sous-sols du Palais, l'écho d'une prière accompagnait le rugissement du vent des Plaines de Fazor qui frappait les murs de pierre froide des geôles. Agenouillé la tête contre le mur, Marcus appelait à l'aide celui qui l'avait mis dans cette situation. Car, il ne l'ignorait pas, son Dieu lui viendrait en aide tant qu'il poursuivrait sa volonté. Depuis trop longtemps le général Humain avait refusé de mener à la mort des peuples sans leur laisser une chance, une attitude qui n'avait pas plu à Loki, qui avait envoyé Marcus au fond de ces geôles, sans lumière, sans rien d'autre que le râle incessant de la nature en peine face à la colère du Dieu Nordique. Des larmes de fureur et de désespoir avaient coulées le long des joues de l'homme tiraillé entre devoir et sentiments, elles gisaient sur le sol et l'absence de lumière empêchait leur scintillement de colorer d'une certaine beauté cette scène terrible, qui annonçait l'extinction de la paix, la fin de la compréhension et l'apogée de la violence. Ces petites perles entourées de ténèbres s'écrasaient contre le sol dur et froid.

-Seigneur... J'ai toujours servi les Hommes, mais... je vous en supplie! Ne m'amenez pas à cela! Les innocents enfants Amazones ne méritent pas cette fin! Donnez-moi un signe, n'importe quoi! Ardiosis répend la Haine, faites-lui entendre raison, prouvez votre bonté. La bêtise de cette jeune Reine sert vos plans, je le sais, peut-être l'avez vous même aidé à me haïr. Vous désirez une guerre que je ne suis pas sûr de pouvoir mener...

Les paroles de marcus se répercutaient contre les parois de sa cellule, le frappant de leur inutilité. Il continuait néanmoins d'espérer, son créateur ne pouvait le laisser sans réponse. Il ne demandait qu'un signe, même infime. Tête posée contre la roche, mains croisées, genoux pliés, le général posait alors comme un condamné prêt à entendre sa sentence, la volonté de Loki allait s'abattre sur lui et la réponse qu'il espérait ne l'entâcherait encore de tristesse...
~ ~ ~


Yswllyra était belle, splendide, sous la lueur naissante de l'aube, elle resplendissait. Les rayons de l'astre frappaient le visage du capitaine, il aimait sentir sur lui la chaleur de ces derniers et la fraîcheur du vent matinal. Quelle belle journée! Marcus contempla sa femme, encore endormie dans les draps fins qui recouvraient sa peau douce et pâle, ses longs cheveux bruns recouvraient son oreiller, et son visage était serein. Rien ne faisait plus plaisir au militaire que de voir sa femme dormir ainsi, insouciante et plus belle que jamais. Le vent que laissait entrer le capitaine par la fenêtre de leur chambre ouverte agita le corps de sa femme, qui se couvrit sous ses draps. Mais le soleil eut raison de son sommeil, elle leva ses paupières et s'étira alors que son homme fermait la fenêtre, la traitresse qui l'avait tirée de ses rêves. Elle enleva de son visage les cheveux bruns qui l'importunaient et fixa Marcus, le regard encore endormi.

-Vous êtes bien matinal, capitaine. salua-t-elle son mari, qui affichait maitenant un sourire radieux.

-Mon devoir m'y contraint, madame. répondit-il, taquin.

Leurs regards plongèrent l'un dans l'autre et on ne pouvait se méprendre sur le lien qui liait ces deux individus alors les plus heureux du monde. Marcus s'approcha de sa bien-aimée et l'embrassa, elle caressa sa mâchoire et écourta ce tendre moment.

-Tu devrais te laisser pousser un peu la barbe, tu es tellement attirant avec, comme quand tu étais sergent.

-Un capitaine doit montrer l'exemple à ses hommes.

-Et penser à sa femme de temps en temps.

-Je ne fais que ça. dit Marcus en l'embrassant avant de se lever et d'enfiler son armure.

-Tu pars déjà? demanda-t-elle craintivement, elle ne désirait pas que son mari s'éloigne alors que la matinée ne faisait que débuter.

-J'ai un devoir, hormis celui de te protéger et de t'aimer, mener mes hommes. récita-t-il en bouclant la sangle qui refermait sur lui la légère armure, qui lui couvrait le torse par-dessus sa chemise militaire.

-A quoi sert une armée aujourd'hui, Marcus? Nous sommes en paix.

-Notre armée sert justement à maintenir la paix. Tant qu'elle existera, aucun peuple n'osera attaquer nos femmes, nos enfants.

-Je n'arriverai jamais à te retirer ça, c'est trop ancré en toi.

-Quoi?

-Ta loyauté. Odin t'a donné le pouvoir d'aimer ton peuple autant qu'une femme, et tu le protéges comme tu m'aimes, avec la plus grande ferveur. dit-elle en souriant tout en laissant passer au travers de son sourire les légers regrets qu'elle éprouvait.
~ ~ ~

Dans un sursaut brusque, Marcus fut tiré de son rêve. Sa femme ne se trouvait pas face à lui, le soleil n'illuminait pas son visage proprement rasé, la fraicheur matinale ne fouettait pas sa peau, rien ne lui apparaissait, juste le néant, l'obscurité de la geôle dans laquelle il résidait allongé, à rêver des jours plus heureux de son existence. Il le savait, ses prières avaient abouties! Loki lui avait envoyé son message. Sa femme avait déjà répondu à ses questions des années auparavant. Le général avait un devoir, il devait suivre la route que lui montraient les Dieux, il devait vaincre, massacrer, puisque telle était leur volonté! Il serait l'émissaire de Loki, dévoué serviteur d'Ardiosis, ainsi il pourrait rejoindre celles qui l'attendaient et protéger pour l'éternité l'autre qu'il adorait, celle qui ne demandait qu'à grandir et devenir plus forte que les autres. La Mort l'attendait au tournant de grandes batailles, sa femme et sa fille aussi. Mais avant toute chose, Marcus devait écraser les Amazones, les Elfs, et tous ceux qui se mettraient dans le chemin du Seigneur Nordique! Il ne lui restait plus qu'à patienter, attendre dans cet enfer noir où l'ennui poussait les esprits à la folie. Une fois qu'il sortirai, son amour éclaterait au travers de la violence des batailles qui feraient rage sur le Gwendir, chacun saura alors qu'affronter l'armée du puissant Seigneur Ardiosis reviendra à se jeter dans le gouffre infernal de la Douleur et de l'Agonie, d'être rongé par les flammes de la Haine et écrasé par le poids des armes acérées de l'armée fidèle de Loki! Les esprits trembleront à l'écoute d'un nom, l'effroi prendra les populations quand le sol tremblera sous les lourds sabots de la cavalerie Humaine et le suicide sera préférable au courroux des fiers guerriers de l'ordre nouveau, la Terreur allait s'emparer de tout le continent! Et quand enfin les corps de chacun des opposants auront été brûlé par la voracité des flammes de la colère Humaine, la Terreur laissera place à la Paix, plus belle que jamais, chacun pourra aimer l'autre, et tout sera plus beau qu'avant...

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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Sam 13 Mar 2010 - 12:30


Kael Endrolendil est joué par Bogrin Gilad.

  • Droit comme piquet, aussi froid et inexpressif que les murs de la salle du trône, Kael s’était retourné vers la terrible reine aux yeux d’herbe avec une grande satisfaction intérieure, elle le retenait pour en savoir plus… S’inclinant légèrement il reprit donc la terrible machination que son esprit torturé, aidé de son Général et de son Roi, avait dessiné. Le revirement de situation permettait de changer la donne et d’entreprendre une autre façon de replacer la conversation à son avantage. S’avançant de quelques pas, l’imposant magicien entama ce qui allait être la base du plan machiavélique…

    « Votre Majesté, en venant ici, il y a quelque chose que j’ai oublié d’omettre… commença t-il. Bien qu’étant nous-mêmes de fervents croyants en la paix et la prospérité que pourrait nous apporter la mort du Roi Adriosis, nous nous sommes laissé abuser par les Humains. Ces derniers temps, l’avancée des Hommes sur les terres du Gwendir et leur avantage militaire est de loin le plus large et le plus craint du continent. Leur nombre avantageux, leurs stratèges et leur confiance aveugle en leur polyvalence les ont rendu sûrs et audacieux…»

    Il s’éclaircit la gorge doucement et reprit, maniant ses mots avec la plus intense concentration.

    « Lorsque la guerre éclatera, beaucoup d’entre nous serons anéantis par la fougue et la folie du Seigneur Nordique. Même si une alliance se créée entre plusieurs peuples, les Hommes garderont leur terrible avance technologique et militaire. Avec, ils seront à même de réduire n’importe quel adversaire à néant… Même en reconnaissant vos immenses capacités et vos farouches guerriers, vous savez pertinemment que leur supériorité va mettre à mal bon nombre d’entre nous. Sans parler de la possible extinction du peuple des Nymphes, qui se fait de plus en plus rare… »

    Le discours était tout ce qu’il y avait de plus vrai, même si la fierté et l’arrogance de la jeune reine allaient sans doute la duper, elle devait sans doute savoir qu’au fond, les hommes avaient un avantage considérable sur tout le continent. De part leur influence, leur nombre et surtout de part leur présence envahissante sur presque tout le continent. C’était là les faits. Kael n’avait pas mentit et n’avait rien exagéré, il posait simplement une série de résultats d’enquêtes menés par divers serviteurs.

    Glissant sa main crochue dans la poche de son immense cape, Kael en sortit un long parchemin cacheté et le déroula. Se déployant jusqu’à ses pieds, le parchemin était noircit d’inscriptions.

    « Je tiens ici le rapport de quelques uns de nos espions en poste chez les Hommes. Leur population dense et leur économie quelque peu dogmatique profite visiblement à votre ennemi juré, qui aura d’ici peu la capacité de réduire en esclavage nos peuples. »

    Rangeant le parchemin dans sa poche, Kael inspira une grande bouffée d’air. Il allait lancer ce qui était la pièce maîtresse de son argument, le fer de lance de son discours. La clef. Planta son regard perçant dans celui de la reine, il articula ses mots avec soins, et sa voix sembla résonner dans la salle du trône :

    « Nous nous sommes alliés aux Hommes dans l’unique espoir de pouvoir les entraver. Je viens à vous pour proposer une collaboration… »

    Restant stoïque, Kael ne réagit même pas lorsque la salle se mit à bouillonner comme de l’huile et lorsque les conseillers de la reine se mirent à hurler diverses choses que Kael prit soin de ne pas entendre. Il était aussi serein que l’étaient les pierres du château, et il ne lâcha pas la reine du regard…
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Sam 20 Mar 2010 - 17:13

L’observation de la souveraine se fit intense et inflexible, ses pupilles puissantes braquées sur l’émissaire qui faisait l’apologie de la supériorité humaine. La stratège qui sommeillait en elle l’avertissait de prendre en compte les considérations et spéculations de son ennemi, quant au déploiement des troupes humaines, bien que son propre avis différait beaucoup. Les Humains étaient plus nombreux, peut être plus puissants également, mais ils étaient dispersés et mal organisés. L’avis du peuple lui-même se fissurait quant à la légitimité du règne d’Ardiosis, fait avéré et renforcé par l’opposition du prince Siran. Et les Hommes finiraient par subir le revers d’une union bancale. Cependant, la jeune femme se garda bien de mentionner le fond de sa pensée, se contentant de jauger l’émissaire d’un regard perçant. Comme aux prémices de cet entretien, avant que la ferveur du général humain ne vienne entacher l’humeur de la souveraine, cette dernière conservait un visage fermé, dénué d’expression, froid et impassible ; seules ses prunelles traduisaient ses émotions à qui savait y être attentif. La colère menaçait de reprendre le dessus à tout moment, mais le tempérament de la jeune femme se voulait pour le moment maîtrisé. Pour combien de temps encore ? Son Conseil bouillait d’impatience, ne comprenant pas pourquoi l’émissaire était encore là, parlant de corruption, de traîtrise et de machination. L’honneur amazone était presque aussi incommensurable que leur orgueil, et il était peu probable qu’une alliance soit accordée « sous la table ». Idril n’avait d’ailleurs pas l’intention de répondre favorablement, mais la curiosité était trop grande pour qu’elle réussisse à lutter contre elle. Et si d’ailleurs elle l’avait fait, la colère se serait à nouveau manifestée.

Pour appuyer son argumentaire, l’émissaire orthodoxe sortit un long parchemin et continua d’énumérer les points qui rendaient indiscutable la supériorité humaine. La souveraine s’interrogea intérieurement sur les véritables raisons qui poussaient cet homme à agir de la sorte. Les Orthodoxes bernaient-ils les Hommes ou les Amazones ? Cela ne faisait aucun doute pour la jeune femme. Le peuple magicien n’était pas fiable et tirerait son épingle du jeu en retournant sa veste autant de fois que possible. Mieux valait un ennemi déclaré qu’un allié indécis. Pourtant, lorsqu’il évoqua une possible collaboration entre Amazones et Orthodoxes, pour entraver les agissements des Hommes, les prunelles de la reine s’agrandirent doucement, comme si elle avait voulu voir avec plus de clarté. L’émissaire était en train de se piéger lui-même, vraisemblablement. Et s’il continuait ainsi, il se vendrait sans le moindre effort. La discussion semblait tourner à l’avantage de la reine, et cette dernière se demanda si la fourberie de l’Orthodoxe allait pouvoir le sauver, ou si au contraire, elle allait lui être fatale. Car pour elle, il était certain que l’émissaire mentait.

« Dévoiler ainsi vos stratégies à un peuple s’opposant au Seigneur Nordique ne peut qu’être une confirmation de votre bonne volonté. Et je me félicite de vous avoir accordé la parole. Expliquez-vous davantage, Général. Qu’attendez-vous précisément de notre collaboration ? »

Sa voix était aussi atone que possible, aucune émotion ne venant perturber le timbre neutre de ses propos.

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MessageSujet: Re: Message de paix [Pv : Idril, Apparition *]   Sam 17 Avr 2010 - 8:47


Conclusion de l'entretien

L’émissaire orthodoxe dût sentir la dangerosité émaner de la souveraine dont la pupille inflexible était continuellement posée sur sa personne. Elle avait vu clair dans son jeu et les manigances qu’il espérait pouvoir commettre dans son dos s’envolèrent en fumée, remplacées par l’unique volonté de sauver sa peau et sa mission. Il était habile, la Reine aussi. Ils s’affrontèrent longuement, par le biais de leur prestance naturelle et de leur maîtrise de l’art oratoire, mais aucun ne parvint à trouver la parade suffisamment forte pour prendre le dessus sur son adversaire et l’obliger à courber l’échine. La jeune femme au regard émeraude voulait faire tomber la tête de son interlocuteur, et ce dernier n’aspirait qu’à la conserver sur ses épaules. Le duel se termina ni sur une victoire, ni sur une défaite. L’émissaire fut autorisé à regagner les siens, non pas sans avoir éveillé les soupçons d’un peuple déjà campé sur ses positions. Les Orthodoxes semblaient prêts à tout pour se hisser au sommet et assurer la prospérité de leur royaume, quitte à être fourbes et sournois. Et si la Reine Idril ne réussit pas à démasquer son interlocuteur, elle n’en était pas moins convaincue pour autant. Les magiciens retourneraient leurs vestes à la moindre occasion, elle en était certaine. Après son départ, le Conseil se réunit et jugea bon d’envoyer quelques espions à la poursuite de l’émissaire, pour savoir si son manège allait être répété dans d’autres royaumes.


Il était certain qu'Amazones et Orthodoxes ne pouvaient être alliés désormais, la grande méfiance inspirée par le Magicien Kael à la Reine Idril ne faisait qu'envenimer les choses et rendre l'idée d'une paix prolongée de plus en plus incertaine...

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