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 Discussion en petit comité

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Calidra-Van'Gil
Gwendirien
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MessageSujet: Discussion en petit comité   Mar 23 Mar 2010 - 16:38

Troisième jour, Matinée
Quatorzième semaine
An 835


Calidra tentait désespérément de rattraper son retard dû à l’alitement qu’elle avait été contrainte de faire suite à sa grave blessure. La jeune conseillère sentait encore les marques douloureuses de son assaillant. Elle avait des bleus au cou et le bras en écharpe. Les muscles toujours endoloris, l’Orthodoxe avait lourdement insisté auprès du médecin pour reprendre ses occupations. Quant elle était arrivée dans son bureau, une montagne de paperasse l’attendait : des affaires en cours, des demandes de jugement, des impôts impayés, des requêtes… Bref, tout un tas de papiers administratifs qui ne pouvaient attendre son retour plus longtemps. Le moral de la jeune femme était au plus bas : son épaule lui faisait mal, beaucoup de travail l’attendait et les dernières nouvelles du royaume étaient fort mauvaises.

En effet, on faisait état de plusieurs morts mystérieuses dans l’entourage royal. Les ragots allaient bon train : certains clamaient la vengeance du Roi des Orthodoxes, d’autres faisaient état de fraudes et de manigances crapuleuses ou encore d’un mal mystérieux. Il était vrai que beaucoup d’Orthodoxes craignaient l’arrivée de l’épidémie qui sévissait en terre amazone et druide. Calidra tentait quant à elle de raisonner avec son esprit et de ne pas écouter toutes ces paroles hasardeuses. Depuis l’attaque du Conseil, un air de panique et de méfiance régnait dans les couloirs. Chacun se regardait du coin de l’œil, cherchant le coupable qui sommeillait en chacun des habitants du palais. Calidra n’avait encore eu aucune accusation contre elle mais elle savait que d’ici quelques temps, des pamphlets et autres satires l’accableraient.

Vivre l’instant présent, pensa-t-elle. Le tempérament de la jeune femme avait beaucoup changé depuis son agression. Elle aurait pu mourir mais le Roi lui avait sauvé la vie. Un tel geste pouvait-il changer la perception que l’on avait de quelqu’un ? Peut-être que oui. En tout cas, Calidra avait compris qu’à présent, se braquer contre Erendil n’était plus dans ces cordes. Sa colère contre cet homme misogyne et capricieux n’était plus. La jeune femme était à présent trop fatiguée pour se battre contre une personne qui ne changerait sûrement jamais son regard sur la femme. La Conseillère avait alors pris la décision de rester digne et d’encaisser les pics du souverain. Là serait sa force. Elle ferait simplement ses tâches et défendrait son royaume contre ces extrémistes. Changer son fusil d’épaule, tel était l’expression qui correspondait à l’esprit de Calidra dorénavant.

Enfouie dans ses pensées, elle n’aperçut pas la présence du noble Soma’Ren, le futur beau-père du monarque orthodoxe. L’homme fit un léger toussotement pour signaler sa présence. Calidra releva le visage et l’invita à entrer. Intriguée, elle se demandait bien ce que l’homme pouvait lui vouloir.

Bien le bonjour seigneur Soma’Ren… heu… Il y a un problème avec Linnel ?

Bonjour Dame Van’Gil ! Non point du tout ! Ma petite Linnel se porte à merveille. Elle est très heureuse d’être ici. D’ailleurs n’hésitez pas à lui rendre visite. C’est une jeune fille timide et rêveuse, elle ne reste qu’avec son petit chaton… Bref, je m’égare. Je ne suis pas venue pour vanter le mérite de ma douce Linnel. En réalité, j’aurais aimé m’entretenir avec le souverain. Sachant que vous êtes sa conseillère sûrement la plus proche et la plus honnête, je pensais passer par vous…

Que voulez-vous au Roi des Orthodoxes ? Peut-être que si vous m’en parlez, nous n’aurions pas besoin de déranger le monarque…

C’est que je préfère ne pas ébruiter la chose avant d’avoir pu parler à Erendil San’Veck. C’est assez confidentiel et important comme discussion. Mon désir serait que nous soyons tous en petit comité pour en discuter… Dame Calidra.

Et bien soit. Vos paroles m’intriguent seigneur Soma’Ren. Si cela est si important pour vous, étant donné votre prochain statut, je pense pouvoir vous arranger ceci. Suivez-moi.

Calidra et le père de Linnel traversèrent les couloirs jusqu’aux appartements du monarque orthodoxe. En effet, Calidra ne savait pas où pouvait se trouver Erendil à cette heure-ci. Il lui semblait que les appartements royaux étaient l’endroit le plus susceptible pour le trouver. Elle toqua aussi fort qu’elle put sur la grande porte en chêne massif. Puis, dans un silence de plomb, les deux individus attendirent qu’on vienne leur ouvrir.

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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Jeu 25 Mar 2010 - 19:58

Les obligations royales avaient été repoussées de quelques heures ce jour par ordre du souverain. A peine le pied levé, Erendil avait senti comme l'on sentait parfois les événements que cette journée serait noire. Ce sombre pressentiment l'avait suivi tout le temps que dura ses ablutions et ne le lâcha que pendant le -trop- court moment qu'il passa à l'extérieur de la ville pour une -trop- courte balade à cheval. Le silence avait apaisé ses craintes et sa seule compagnie qui, si elle était fatigante généralement, s'était soigneusement cantonnée à son rôle, c'est à dire accompagné le souverain en silence.

Qu'il soit dit qu'au petit matin, Erendil n'avait ni l'humeur, ni l'envie d'être complaisant, fut-ce avec son général et garde du corps -trop- rapproché.

Mais les meilleures choses avaient une fin et il avait bien fallu qu'il retourne à demeure pour faire ce que le devoir lui commandait de faire chaque jour. Ce n'était qu'après avoir troqué la tenue d'équitation pour des vêtements fonctionnels et confortables qu'il était apparu à Erendil qu'il devait avant tout s'occuper de planifier la mission dont allait se charger son espionne et son général. Il avait le second sous la main, une envie irrésistible de retarder autant que faire se peut sa matinée consacrée à recevoir les inquiétudes, fondées ou non, de ses sujets.

Depuis le début de la vague de morts qui touchait la citadelle, il ne se passait pas une journée sans que l'un des nobles écœurant et peuplant sa Cour ne vienne le trouver pour lui assurer que untel était un traître qui mériterait de croupir dans le cachot le plus sordide du palais. Si Erendil les écoutait tous, il aurait déjà enfermé la moitié de la noblesse présente à Erild, au risque de saturer les prisons royales. Et ces âneries le fatiguaient. Cela avait pris une telle ampleur qu'il ne pensait qu'à tourner les talons dès qu'il voyait l'ombre de bottines cirées ou de tissus nobles et bien coupés. Il se demandait encore si cela était une bonne idée de laisser partir Solyanne et Bogrin dans ce contexte, quand il lui aurait fallu toute leur intelligence et leur loyauté pour découvrir ce qu'il se tramait derrière ses morts soudaines et inexpliquées.

Mais il s'était fait une raison. Après la mort sordide de son émissaire, il lui fallait plus de réponse de ce côté tandis que d'autres se chargeaient de lui expliquer pourquoi ses nobles partaient si vite rejoindre Thor. Erendil s'était donc enfermé dans son bureau personnel avec Bogrin, pour discuter des derniers détails avant de rejoindre la Salle du Conseil. L'ambiance était pour le moins détendu et le monarque avait été jusqu'à oublier le mauvais pressentiment qui l'avait rongé depuis le matin.

Mais quand l'on vient lui apprendre que Calidra Van'Gil désirait la voir et qu'elle était accompagnée de son futur beau-père (Thor l'en préserve), son intuition tira la sonnette d'alarme. Qui lui voulaient-ils donc ? Mais sans plus longtemps s'embarrasser de ses futiles considérations, Erendil donna son accord pour les faire entrer. Il échangea un rapide regard avec Bogrin avant que son visage ne se drape d'un masque neutre et lointain, totalement désintéressé de la raison qui avait amené ses deux personnes entre toutes à venir le déranger. Son instinct lui soufflait qu'il aurait très vite la réponse à ses questions, trop vite surement.

Il se leva plus par habitude que par envie à l'entrée de la conseillère et salua ses deux visiteurs d'un léger hochement de tête. Dommage, la présence du père de sa fiancée malgré lui, l'empêchait d'être trop franc dans son envie de savoir ce que Calidra fichait ici, à l'importuner, plutôt qu'occuper à il ne savait quelle tâche.

- Bonjour, je suis fort aise de voir que vous vous portez bien, lord Soma'Ren. Que puis-je pour vous ?

Ah, que ces formules ronflantes l'ennuyaient quand ce qu'elles sous-entendaient ne l'intéressait pas le moins du monde !
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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Jeu 13 Mai 2010 - 16:13

Rapidement, Calidra et Lord Soma’Ren pénétrèrent dans les appartements du monarque. Calidra huma l’air délicat qui s’y trouvait : une fragrance subtile et agréable. La conseillère n’aimait pas trop se retrouver dans les loges du roi. Elle trouvait que cet endroit était un chouia trop intime et elle préférait garder un regard diplomate et professionnel sur Erendil San’Veck. Elle retrouva d’ailleurs l’homme attablé avec son garde du corps, Bogrin Gilad. Celui-ci le suivait partout comme son ombre. Au départ Calidra avait trouvé cela étrange mais au fur et mesure qu’elle apprit à connaître (plus ou moins) le Chef des Armées, elle reconnut dans cette étroite proximité un grand sentiment de fidélité. Elle avait confiance en lui et savait que tant que le roi se trouvait à ses côtés, il ne lui arriverait jamais rien.

A son entrée, le monarque la salua ainsi que le père de Linnel d’un hochement de tête. Sans grand étonnement, Erendil ne semblait pas enchanté de les voir. Avait-il déjà souri ou été heureux ? Calidra n’en savait strictement rien. Sûrement dans son enfance, se disait-elle souvent. Les lèvres crispées, elle ne savait qu’annoncer au roi. En effet, le noble Soma’Ren n’avait souhaité rien lui dire sur ses intentions. La conseillère se demanda si son silence était du à son statut de femme ou si ses intentions étaient véritablement secrètes. Néanmoins, étant conseillère du roi, elle supposait être une personne de confiance et importante pour entendre ces paroles. Après tout, elle ne servait pas qu’à emmener les riches nobles jusque sous le nez du roi. Elle était conseillère ET NON secrétaire, par Odin !

Sire, le seigneur Soma’Ren quémande un entretien auprès de votre royale personne. Il semblerait que ses paroles soient si importantes qu’il ne peut me les dire. Je ne sais donc ce qu’il en requiert mais je vous suggère de les écouter…

Après une légère révérence, Calidra emmena le noble orthodoxe auprès du roi et l’invita à s’installer sur une chaise confortable et en fit de même. Le roi demanda alors au noble ce qu’il lui souhaitait. Le père de la promise semblait un peu nerveux ce qui eut pour effet de titiller la curiosité de Calidra qui ne s’était pas gênée pour s’inviter à cet entretien improvisé. Le noble Soma’Ren tortillait le bout de veste comme s’il craignait la réaction du souverain. Regardant alternativement la conseillère, le souverain puis le Chef des Armées, il consentit enfin à délier sa langue.

(Raclement de gorge) Sire, je suis honoré que vous acceptiez de me recevoir ainsi sans rendez-vous. Recevez ma gratitude pour ce geste. Je ne suis pas un homme à tourner autour du pot alors je vais être direct et vous exposez les faits. Voilà, je sais que vous êtes au courant des grands dangers qui parcourent la Cour ces derniers temps : des morts étranges, des suicides, l’attaque dans la Salle du Conseil. Tout cela met en péril votre vie et rend donc bancale votre future alliance avec ma fille et la possibilité d’offrir une descendance à votre royaume. Les jours passent et sont incertains.
Ainsi, dans l’intérêt de tous, je suis venu vous voir aujourd’hui pour remédier à ce danger qui plane sur la couronne orthodoxe : avançons votre union avec ma fille. Le mariage doit avoir lieu le plus rapidement possible. De ce fait, vous pourrez procréer et offrir des héritiers au royaume orthodoxe.


Un grand silence planait dans la salle. Le noble Soma’Ren avait parlé d’une traite, sans broncher ni même baisser le regard face au souverain. Calidra, quant à elle, restait interdite et abasourdie. Linnel était-elle au courant de ce que fomentait son père ? La conseillère attendait impatiemment la réaction d’Erendil. Allait-il accepter les propos du père de la promise ? Oserait-il s’unir si rapidement à cette donzelle qu’il connaissait à peine ? Seul Thor pouvait prédire l’avenir…

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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Mar 25 Mai 2010 - 8:52

Sans attendre d‘invitation, Calidra invita le noble à s’asseoir et alla même jusqu’à en faire de même à sa suite. Erendil ne commenta pas, mais n’en pensait pas moins et reprit sa position précédente sans plus rien dire. Son mauvais pressentiment n’avait pas été dilué par la succincte explication de la conseillère, qui n’expliquait au final rien. Il avait des choses autrement plus importantes à régler que de les écouter palabrer sans fin dans son bureau et le monarque commença à tapoter impatiemment sur le bord du bureau. Quand enfin le noble ouvrit la bouche, son geste mécanique se stoppa de lui-même.

Il ne tenait qu’à peu de choses qu’Erendil se mette à dévisager son futur beau-père avec insistance. Mais il était trop bien élevé. L’Orthodoxe garda une expression de neutralité extrême, même si ses sentiments malmenés par les propos de l’homme étaient difficiles à contenir. Des morts étranges, certes, des attaques contre sa personne, il était aussi d’accord, mais mettre en doute sa capacité à rester en vie assez longtemps pour faire ce qu’il disait de manière aussi crue… Finalement, peut-être son vis-à-vis ne pensait-il à sa fille que comme une jument poulinière, contrairement à ce qu’il avait cru. Le mariage pour conserver leur avantage politique, obtenu par la promesse que sa fille serait la prochaine reine Orthodoxe. Et si demain, par le plus grand des hasards, il venait à être assassiné, il se retrouverait, lui et ses alliés, avec un pantin sur le trône dont ils pourraient faire ce qu’ils souhaitaient. Comme gouverner à travers cette pimbêche idiote qui n’oserait surement pas se rebeller.

Cela, jamais. Cette demande l’indisposait grandement, et pas simplement parce qu’on lui forçait la main pour faire quelque chose qu’il ne voulait aucunement. Il n’y voyait qu’une manœuvre retorse pour précipiter les choses et profiter des tensions de dernières semaines pour avancer leurs pions.

- Milord, sachez que je suis à même d’assurer ma sécurité et de rester encore longtemps en vie pour faire de votre jument de fille -je suppose que cela ne vous dérange pas je la nomme ainsi, étant donné la façon dont vous-même parlez de votre future reine ?- une souveraine et la mère des futurs héritiers du trône. Vos insinuations ne me plaisent guère, votre façon de présenter les choses encore moins.

Ce qu’il allait dire allait paraître étrange sortit de sa bouche, mais ce n’était que pour enfoncer un peu plus le clou et remettre cet impudent à sa place. Lord Soma’Ren avait peut-être le privilège de l’âge, mais Erendil restait le roi et Linnel, même si cela le révulsait encore, la future souveraine. Il avait perdu tout droit sur sa fille le jour même où elle avait été fiancée à sa personne.

- Si vous souhaitez que je prenne en considération votre… demande, commencez par être plus respectueux de lady Linnel. Je ne tolérerais plus un mot de travers de plus.

Il se renfonça un peu plus dans son siège, sans lâcher du regard le noble. Il finit par détourner la tête vers Calidra, attendant son avis sur la question. Elle était conseillère après tout, qu’elle conseille donc, elle ferait quelque chose de bien pour une fois.
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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Mer 26 Mai 2010 - 15:41

Le visage blême, le seigneur Soma’Ren se renfonça dans son siège. Il avait peur du courroux du roi et surtout peur qu’il renonce à sa fille. Se mordant les lèvres, de grosses gouttes de sueur sur le front, Lord Soma’Ren s’était plus que mal exprimé. Voulant plaire au roi, il s’était exprimé d’une manière qui n’était habituellement pas la sienne. Mais il s’était fourvoyé : jamais il n’avait voulu dépeindre sa fille de la sorte. Elle était son bijou le plus précieux, sa perle rare, son enfant chéri. La voir quitter le foyer n’était pas facile à imaginer mais il devait le faire : pour elle et pour la couronne. En effet, un père ne pouvait mieux espérer pour sa fille : elle serait nourrie, logée et blanchie dans le plus grand luxe qu’il soit. Bien qu’elle soit aussi en danger de la colère et de la jalousie qui l’entouraient, Linnel vivrait bien et surtout pour l’honneur…

Tapotant ses deux index l’un contre l’autre et rouge de honte, le seigneur orthodoxe n’était pas du genre à se laisser surmonter par l’émotion. C’était un homme correct et poli, qui savait s’exprimer avec foi et charisme. Mais le monarque était une personne imposante et intimidante. D’autant plus que tous les yeux étaient braqués sur lui, particulièrement ceux de la conseillère Calidra Van’Gil qui était connue pour son penchant pour le féminisme.

Mon seigneur, je me suis fourvoyé dans mes propos. Jamais je ne considérerais ma fille comme une jument. Sachez que cela me choque au contraire. Je me suis mal exprimé et souhaite reprendre si vous me le permettez… Hum, bien. Je souhaite insister sur le fait que cette proposition n’a pour but que d’offrir au royaume un équilibre : peut-être que si le peuple voyait un roi et une reine gouverner… la couronne n’en serait que plus forte. Les derniers évènements sont forts angoissants tout de même !

Pendant ce temps, Calidra observa attentivement le noble se justifier du mieux qu’il put. En effet, ces propos n’étaient pas très élogieux envers sa fille. La mâchoire crispée, Calidra se retenait de toute réflexion : on n’interrompait pas un homme dans son discours. Néanmoins, plus elle l’écoutait et plus les idées du père de Linnel semblait cohérentes et intéressante. Fronçant les sourcils et hochant dubitativement la tête, Calidra se surprit à se laisser convaincre. Il était vrai que les derniers évènements étaient alarmants et très étranges. Il était clair que quelque chose se tramait une fois de plus dans les couloirs du palais orthodoxe. La conseillère ne croyait pas un seul instant à cette vague de suicides. Se frottant le menton, elle tourna alors son regard sombre vers le monarque et vit que celui-ci l’observait. Elle sentit qu’il attendait son avis. Surprise, elle se redressa sur sa chaise et toussota légèrement avant de se renfoncer dans son siège.

En effet, la tension est palpable dans les couloirs… Personne ne croit à la thèse des suicides. Tous avaient une bonne situation et réussite. Aucun prétexte valable pour se suicider. De plus, je suis d’avis que renforcer l’image de la couronne à travers le couple royal est une bonne idée. Le peuple y verra un nouveau départ, une nouvelle destinée après la terrible disparition du feu souverain… Néanmoins, précipiter ainsi le mariage pourrait éveiller les soupçons et la curiosité. Choses dont nous n’avons pas besoin en ce moment.

Il m’est d’avis de commencer dès la semaine prochaine les préparatifs du mariage qui prendront au minimum une ou deux semaines. Ainsi, cela laisse le temps à chacun d’accepter la future union et d’apaiser les tensions. Qu’en dites-vous ?

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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Lun 31 Mai 2010 - 8:57

Question stupide. Que pouvait-il bien penser d’une telle chose, à son avis ? Mais ce n’était pas là la chose qui l’avait le plus fait tiquer dans le flot de paroles, entre les piètres excuses du père et l’avis de la conseillère… Pour une fois, cette seconde n’obtenait pas la palme de la pire bêtise proférait en sa présence. Son regard avait quitté la femme pour se reposer sur le noble. Il ne pensait plus à défendre l’honneur d’une femme dont il n’avait en réalité que faire, mais bien plutôt à remettre les points sur les –i, car le noble personnage en face de lui avait des rêves plus gros que lui. Et irréalisable.

- Votre fille ne gouvernera rien, milord. Si je ne doute pas que son éducation dans la tenue d’une maison est irréprochable, ses lacunes en politique ou en économie, tout comme sa vie passée loin de la cour… Elle est inapte à prendre toute décision qui engagerait le royaume, est-ce clair ?

Qu’il ne se fasse pas de fausses idées sur les réels pouvoirs qu’aurait sa fille quand elle porterait la couronne. Ce ne serait rien d’autre qu’un bel objet, avec de beaux habits, une couronne sur la tête, une petite chose qu’il placerait de temps à autre sur un trône pour qu’elle soit vue et admirée, tant par les courtisans que par le peuple, et dont il aurait des enfants -si Thor le voulait- en un minimum d’efforts. Il n’en attendait pas moins de cette fille, en aucun cas elle n’aurait assez de latitude pour prendre des décisions importantes, autre que celle de choisir la couleur des rideaux ou de changer les tapis.

Erendil pouvait convenir que le père soit inquiet de ne jamais voir sa fille portait le titre de souveraine, avec tous les problèmes qui étaient les leur, il pouvait même faire l’effort de se mettre à sa place, de comprendre les sentiments qui l’agitaient et l’inquiétude qu’il ressentait. Mais il n’aurait jamais ce genre de problème. Lui-même n’aurait aucun mal à en trouver une autre qui ferait l’affaire, il était roi, les prétendantes formaient une liste longue comme deux bras, en petits caractères. Quand à ses enfants, ils auraient la même facilité, par leur titre et ce qu’ils apporteraient aux heureuses élues. Il avait de grandes difficultés à s’inquiéter autant que lord Soma’Ren ou Calidra Van’Gil.

Le monarque revint finalement à elle, qui abondait dans le même sens que leur invité surprise. Il se demanda un instant si elle tenait vraiment tant que cela à la paix du peuple ou s’il devait y voir une manœuvre pour le mettre dans une situation qu’il ne désirait pas.

- Soit, supposons qu’une telle chose puisse convaincre la population que tout va bien… Cela ne durera que quelques jours, jusqu’à ce que l’effervescence retombe. Votre fille n’en sera pas moins une cible, au contraire. Son statut aura été officialisé et elle sera une proie beaucoup plus tentante.

Je vais être franc, seigneur, nous ne savons pas qui est derrière ses assassinats, rien de plus que de vagues suppositions. Nous ne connaissons rien de leur force, de leur moyen, de leur nombre ou de la raison réelle qui les pousse à s’en prendre à la Cour, plutôt qu’à moi directement. Toutes les précautions seront prises pour protéger lady Linnel, mais… son relatif anonymat est encore la meilleure protection dont elle puisse jouir. Être reine suppose une vie publique, des sorties à découverts. Nous savons tous comment cela s’est terminé pour la reine Elessa…


Il retint le soupir qu’il aurait poussé s’il s’était retrouvé seul à repenser à sa défunte mère… Non pas qu’il tenait la vie de Linnel en très haute estime, mais elle était innocente des raisons qui poussaient ses assassins à commettre leur méfait et quand bien même il ne la portait pas dans son cœur, comme toutes ses congénères… il n’en était pas encore au point de souhaiter sa mort. Et il tenait à ce que son géniteur le sache et que Calidra soit la témoin de sa mise en garde, si un malheur devait survenir dès que le couronnement aurait été prononcé.
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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Ven 11 Juin 2010 - 20:58

Le jugement d’Erendil était tombé comme la lame tranchante de l’échafaud sur la tête de lord Soma’Ren. Décidemment, le roi était une personne difficile à convaincre. L’homme s’était imaginé tout un scénario en venant voir le monarque mais rien ne s’était passé comme prévu. En effet, le père de Linnel pensait véritablement que son idée n’avait aucune faille : avancer le mariage ne pouvait que sauver sa fille et assurer la force du gouvernement plutôt que le mettre en danger. Il avait foi en sa fille et foi en sa patrie : la disparition soudaine d’Elessa avait beaucoup choqué la population et lord Soma’Ren était persuadé que jamais plus une telle situation ne se reproduirait.

Pourtant, les paroles d’Erendil avaient installé le doute en lui. Sa femme n’était au courant de rien… Peut-être aurait-il du justement en discuter avec elle, au moins, elle aurait pu le raisonner (et sûrement sermonner) comme il se doit. Ainsi, il ne se serait pas retrouvé dans cet état pitoyable et si misérable devant le grand monarque orthodoxe. Mais pire, Linnel elle-même n’était pas au courant de ces ambitions. Il ne savait pas d’ailleurs comment sa fille réagirait à la nouvelle. Mais lord Soma’Ren se rassurait en se disant qu’il faisait ça par amour pour elle et qu’elle comprendrait probablement. Sa fille était toute sa vie et s’il le fallait, il était prêt à vendre son âme à Thor pour sauver sa fille adorée.

Ravalant sa salive difficilement, il se tourna vers Calidra qui affichait une mine décomposée. Il était clair pour elle qu’Erendil n’était absolu pas favorable à la requête du père Linnel. Et encore une fois, en prenant position en faveur du noble, elle avait sûrement réussi à irriter le monarque. Dans quel guêpier s’était-elle encore fourrée, se demandait-elle. Si elle avait eu l’intelligence de d’insister pour connaître cette requête avant d’emmener le lord devant Erendil, peut-être aurait-elle pu éviter cette scène. Calidra se maudit intérieurement, se promettant à l’avenir de ne plus laisser quiconque, même le père de la promise, la mener par le bout du nez. Mais après tout, elle avait fait légitimement confiance au noble Soma’Ren. Se renfonçant dans son siège, elle se demanda si elle devait continuer à soutenir le père de la promise ou bien se raviser et s’aligner sur la même position que le souverain orthodoxe.

La conseillère n’eut pas à se poser la question bien longtemps. Sortant de son lourd silence, le père de Linnel reprit la parole sur un ton plus ou moins assuré.

Que ma fille devienne épouse ou reste encore promise, dans les deux cas sa vie est en danger. Mais votre parole est avisée et sage et je ne puis insister d’avantage si Sa Majesté pense que c’est une mauvaise idée. Néanmoins, je vous prie de bien vouloir y réfléchir plus longuement. Je n’attends pas une réponse immédiate mais je vous implore d’y réfléchir, Sire. J’aime ma fille et mon peuple. Je ne souhaite que leur bien, je vous l’assure…

Bien, je pense qu’il est temps que je laisse sa majesté tranquille, je l’ai assez dérangé et la prie de bien vouloir m’en excuser. Ma femme doit se demander où je suis passé à l’heure qu’il est ! Dame Calidra… si vous voulez bien me raccompagner je vous prie…


Le noble orthodoxe se leva et se dirigea vers la porte suivit de la conseillère orthodoxe. Il posa alors la main sur la poignée et la tourna lentement comme s’il espérait qu’Erendil le stoppe, s’incline devant lui et accepte sa requête. Mais l’homme savait qu’un tel rebondissement n’arriverait sûrement pas et qu’il passerait cette porte en compagnie de la conseillère avant de disparaître dans les dédales de couloirs. Il espérait tout de même qu’Erendil le recontacte ultérieurement…

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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Mar 15 Juin 2010 - 20:58

Erendil n'épilogua pas plus. Il n'avait rien compris, ne comprenait pas qu'une fiancée était interchangeable à volonté, contrairement à une reine. Assassinée alors même qu'elle n'avait aucun rôle officiel autre que celui d'irriter le souverain, cela ne toucherait personne et elle serait remplacée dans la foulée, la semaine suivante. Alors non, Erendil n'était pas d'accord, son statut de simple fiancée la protégeait bien plus qu'une couronne sur la tête. Sa vie était en danger, certes, mais pas autant que si son patronyme était Linnel San'Veck, reine Orthodoxe.

Cette fois-ci, le monarque ne prit pas la peine de se lever au départ du noble et de la conseillère. Celle-ci, une nouvelle fois, avait fait montre d'une parfaite incompétence en la matière, entre lui amener le lord sans même s'enquérir de ce qu'il désirait et le silence qu'elle s'était évertuée à garder dans cet instant critique. L'idée qu'elle se délectait de la situation dans lequel il se trouvait maintenant ne fit que se renforcer, et son irritation à son égard aussi. Les deux partit, Erendil congédia sans explication son général muet depuis le début de l'entretien. Il n'avait plus la tête à discuter de quoi que ce soit aujourd'hui et il prévint dans la foulée son secrétaire qu'il n'acceptait plus aucune visite, aucune doléance jusqu'au lendemain. Il lui faudrait bien tout ce temps pour évacuer sa rancœur.

Dans ses appartements, il troqua sa tenue de travail comme une autre d'équitation et rejoignit les écuries, où il demanda à ce que l'on selle son destrier. Il refuse sèchement qu'un garde l'accompagne, Erendil se sentait assez énervé pour griller sur place quiconque ferait montre d'une humeur belliqueuse à son encontre. Il espéra même que cela arrive, occasion lui serait donnée de se défouler pour la bonne cause. Rien n'arriva, mais le galop du cheval repoussa pour quelques heures ses sombres pensées. Il s'éloigna plus que nécessaire de la capitale, s'enfonçant profondément dans l'arrière pays, s'éloignant des problèmes de la cité d'où il était partit. Il amena son palefroi jusqu'à ses dernières limites, manquant presque le faire s'écrouler sous lui.

Il s'arrêta avant que le pire n'arrive et resta le temps qu'il fallait pour que sa monture récupère des efforts fournis, adossé à un arbre, près d'un mince court d'eau. Des heures passèrent avant qu'il ne réapparaisse au palais, calmant l'affolement des serviteurs, incapables de répondre quand on leur demandait où se trouvait le roi. Des heures passées à se perdre dans ses pensées, assis à même le sol ou en selle sur son cheval lancé au pas. L'après-midi était déjà bien entamée quand il ramena sa monture à son box et qu'il s'enferma dans ses appartements.

Là, il se débarrassa de la sueur et des vestiges d'énervement qui lui collaient à la peau. L'eau avait présentement l'effet bénéfique de laver l'extérieur et l'intérieur d'un homme en même temps. Erendil passa une tunique et un pantalon pratiques et sans ornements ostentatoires et rejoignit son bureau, où il convoqua son secrétaire. En peu de mot, il lui ordonna de convoquer à son tour Linnel Soma'Ren, qu'il désirait la voir immédiatement, toute affaire cessante. L'homme s'en retourna promptement, sans demander son reste.

Quelque chose, dans le regard inflexible de son roi, l'avait dissuadé de poser des questions ou de demander des précisions, si jamais il venait à ce que lady Linnel ne demande à connaitre la raison de cette convocation sans sommation. Il partit s'exécuter sans rien connaître des motivations d'Erendil.
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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Mer 11 Aoû 2010 - 9:44

  • La lueur du soleil perça les nuages et éclaira la ville d’un pâle éclat matinal. La cité se réveillait doucement, et avec elle, la vie reprenait, pressante, chargée d’ennuis et de travail. Clignant des yeux face à la lumière de l’astre endormi, le Général Bogrin se redressa doucement. Il s’était accordé un peu de sommeil cette nuit, et son corps n’avait plus voulu bouger jusqu’à ce qu’il soit gêné par la lumière. C’est donc reposé, mais les traits tirés, que Bogrin consentit à quitter ses quartiers. Il avait perdu l’habitude d’y sièger et il lui fallu quelques minutes pour retrouver son chemin.
    Il renvoya d’un geste les soldats postés près des appartements du roi et s’y planta, debout, aussi droit qu’une lance. Lorsque le monarque sortit, le Chef des Armées le salua poliment. Il lui emboîta le pas lorsque ce dernier décida qu’il lui fallait se réveiller d’une balade à cheval. Seigneur Erendil n’avait pas vraiment consentit à le faire savoir, mais Bogrin l’avait sentit comme s’il s’était jeté dans les orties : Le Roi était d’une humeur de chien et se serait bien gardé d’être suivi.
    Bogrin Gilad ne releva pas, se contenta de suivre son Roi et ne prononça aucun mot. S’il désirait du silence, ce n’était pas son garde du corps qui allait s’y opposer. Ils se retrouvèrent plus tard face à face dans les appartements du Roi pour évoquer les diverses affaires du Royaume et l’ambiance se détendit quelque peu. Retenant un soupir de soulagement, Bogrin consentit enfin à se détendre aussi. Il aimait la compagnie du Roi, même s’il ne le laissait pas paraitre. Bogrin apprenait beaucoup à ses côtés et se sentait fier de pouvoir offrir ses talents à quelqu’un. L’unique ennui était qu’il allait devoir le laisser pour partir en mission en même temps que Solyanne, l’espionne, et il s’inquiétait de la sécurité du roi pendant son absence. Il avait donc prévu une impressionnante garnison d’espions et de gardes pour qu’il puisse laisser le Monarque avec un minimum de sécurité.
    Il pensait même communiquer avec Erendil via leurs orbes pour l’informer de tout ce qu’il advenait pendant leur mission. Calidra Van’Gil vint interrompre la discution et les rêveries de Bogrin.

    Un regard acide se posa sur elle et l’individu qui la suivait. Les yeux d’ambre du Général Gilad se serrèrent en une fente reptilienne en se concentrant sur Lord Soma’Ren. Bien que neutre et peu concernée par l’histoire, Bogrin ne portait pas spécialement dans son cœur le noble Soma’Ren. Il n’appréciait guère sa façon de fonctionner, son air faussement important et ses habits trop riches.

    En revanche, Bogrin s’était habitué à la présence de Calidra. Cette femme courageuse et droite s’était avérée être une pièce importante pour la cour du Roi et sa loyauté n’était plus à prouver, même si le Général gardait un œil interrogateur sur elle.

    Il ne bougea pas tout de suite. Mais finit par se lever et saluer les nouveaux venus.

    S’ensuivit quelques formules ronflantes et des courbettes. Bogrin salua poliment mais garda bien sa langue pour lui, aussi fourchue soit elle. Il se contenta d’écouter attentivement tout ce les trois individus disaient. La tension du Roi, qui raillait le Noble et la Conseillère, fut presque palpable. Il était certain qu’il fallait rester discret et effacé jusqu’à ce que le roi consente à l’interpeller.

    Lorsque les deux individus quittèrent la salle, le roi, passablement énervé par cette visite inopinée, congédia Bogrin d’un revers de la main. Habitué à tant d’autorité, le Général Gilad ne tiqua même pas et se releva, avant de s’incliner.

    « Votre Éminence sait où me trouver, si elle éprouve le besoin. Puisse le reste de la journée vous être plus agréable, Monseigneur. »

    Sans rien ajouter d’autre, Bogrin Gilas tourna les talons et quitta Erendil San’Veck.
    Il avait, lui aussi, quelques affaires qui demandaient son attention.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Ven 3 Sep 2010 - 16:05

La journée de Linnel était loin d'être des plus heureuses qu'elle n'ait jamais connu. Sa mère avait lourdement insisté afin que la jeune promise l'accompagne à une lecture de poésie prévue dans l'une des salle du palais. La demoiselle aurait de loin préféré rester dans ses appartements, plongée dans le livre que la conseillère du roi avait oublié à la bibliothèque, et qui se trouvait être une mine d'or d'information sur la vie des femmes influentes du peuple orthodoxe, plutôt que de supporter la présence de courtisans imbus d'eux même et de jeunes filles toujours à marier la regardant de travers. Mais sa mère avait prévu tout un argumentaire, et Linnel n'avait pas eu le courage de le subir dans son entier.

Elle s'était donc rendue à cette lecture, et à peine eut-elle passé la porte que des ricanements se firent entendre. Elle tourna la tête vers la source de ces moqueries et aperçu l'une des filles de la cour, connue pour son égocentrisme. Linnel l'ignora et se dirigea vers l'un des fauteuils disposés dans la pièce. Mais certaines personnes ne sont pas si faciles a esquiver, et la demoiselle en question se mit à parler excessivement fort:

Savez-vous que demoiselle Soma'Ren a tellement échoué dans son rôle de fiancée que le roi se pavane dans les soirées mondaines au bras d'une paysanne? Vous avez fait tomber notre souverain bien bas!

Et les ricanements reprirent. Linnel prit sur elle et se souvint des conseils de Dame Van'Gil, qui lui avait bien dit de ne croire que la propre idée qu'elle avait du roi, et il était de toute façon connu de tous que le roi ne faisait que de brèves apparitions dans ce genre d'évènements. Elle retint du bras sa mère, prête à défendre l'honneur de sa fille, et lui imposa d'un regard de ne rien faire. Ce n'était pas le moment de provoquer un scandale. Ce comportement lui valu les foudres d'Elrylith, qui était loin de comprendre le point de vue de sa fille.

Une fois seule, Linnel déploya tout les effort possible pour oublier les remarques mesquines, sans grande efficacité. Elle était encore en train de se demander si les mots prononcés pouvait revetir une part de vérité lorsque le secrétaire du roi vint frapper à sa porte. Il la somma de se rendre au bureau du souverain en toute urgence. Elle s'exécuta immédiatement, bénissant l'interruption soudaine de ses mornes pensées.
Elle entra dans la pièce, découvrant ainsi le lieu ou son futur époux passait tant de temps. Elle effectua la révérence habituelle et prit la parole:

Vous m'avez fait mander?

Linnel se rendit seulement compte qu'elle ignorait tout de la raison de sa présence ici. Elle avait obéit sans poser la moindre question, ainsi qu'on lui avait appris. Elle espérait seulement que son fiancé ne l'avait pas conviée pour lui reprocher quelque chose, elle ne pourrait probablement pas encaisser les critiques après la torture mentale que lui avait imposées sa journée.
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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Jeu 9 Sep 2010 - 19:25

- Asseyez-vous.

Il n'y avait toujours aucune chaleur dans la voix d'Erendil quand il daignait lui adresser la parole et ce n'était pas la conversation qu'il avait eu il y a quelques heures qui allait changer la donne. Il ne doutait pas qu'elle devait avoir sa part de responsabilités dans ce qu'il se passait, une réflexion anodine, une discussion un peu trop franche avec l'un ou l'autre de ses parents ou une amie... Et en réalité, le monarque ne savait même pas si Linnel avait une amie entre les murs du palais. Il fallait aussi dire que ce n'était pas ce qui l'intéressait le plus. Il n'était pas connu pour avoir eu des liaisons qui perduraient dans le temps et il devait bien y avoir des paris en cours pour savoir quand est-ce qu'il trouverait une excuse pour répudier cette fiancée indésirable.

Au moins savait-il de source sûre qu'à défaut d'avoir la prestance d'une reine, Linnel Soma'Ren savait-elle se tenir. Trop peut-être, ce qui la classer immédiatement dans la catégorie des quantités négligeables pour Erendil. Il ne serait pas difficile de la cantonner à des tâches ingrates (mais si dignes d'une simple femme), mais quel calvaire serait la vie conjugale ! Deux semaines, deux misérables semaines avant d'avoir la corde au cou. Qu'avait-il donc fait à Thor pour en arriver là ?

Erendil remarqua finalement qu'il n'avait pas pensé à la façon dont il allait présenter la chose. Si oui ou non, elle avait eu vent de la démarche de son maudit paternel... Le savoir aurait très facilement orienté la manière dont il aborderait le sujet. Ce serait si simple de passer sa colère sur elle, voir comment elle encaisserait ce nouveau rôle de bouc émissaire.

- Votre père a sollicité un entretien ce matin, en présence de Calidra Van'Gil, commença-t-il, neutre.

Il observa un instant sa réaction, surprise, peur ou absence de réaction, qui voudrait bien dire qu'elle était au courant avant que son père ne vienne le trouver en passant auparavant par la conseillère.

- Après un argumentaire si touchant (vague sourire hypocrite), lord Soma'Ren a fait valoir l'avantage d'une union rapide. Dans deux semaines, pour être précis.

Il s'arrêta une nouvelle fois, pour la même raison. Si elle se mettait à sauter partout, à hurler ou si elle s'évanouissait, Erendil se ferait une joie de la ramener à la réalité à sa façon. Si aucune réaction ne venait ponctuer son petit laïus, il n'en serait que plus méfiant et le coup monté serait facile à deviner. Il n'avait confiance en personne, il n'écartait aucune possibilité, surtout par celle de la duplicité de sa chère fiancée. Le souverain avait une fois été la victime de l'hypocrisie d'une femme, personne ne l'y reprendrait à accorder le bénéfice du doute à une autre.

- Qu'en pensez-vous ? demanda-t-il finalement.
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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Mar 21 Sep 2010 - 20:10

Linnal prit place dans l'un des fauteuils face à son futur époux, se disant que le ton qu'il employait n'était certainement pas de bonne augure. Elle prit une inspiration profonde, et se prépara à ce qui pourrait venir.

- Votre père a sollicité un entretien ce matin, en présence de Calidra Van'Gil.

La jeune femme ne put réprimer un hoquet de surprise, son père, avait demander un entretien avec son futur époux. Cela ne pouvait être bon, et Erendil, qui l'observait attentivement, la laissant se languir d'une suite dont elle voulait tout savoir

- Après un argumentaire si touchant , lord Soma'Ren a fait valoir l'avantage d'une union rapide. Dans deux semaines, pour être précis.

C'était donc ça. Il n'avait pas pu la laisser se débrouiller seule, il n'avait pas cru en ses qualités pour rester fiancée à se roi étrange, et tellement loin de ce qu'elle avait imaginé. La promise ferma momentanément les yeux le visage tendu par l'anxiété, essayant d'imaginer les répercussions qu'une telle conduite avait pu avoir sur l'humeur de son souverain, bien que l'avoir face à elle, l'air de si méchante humeur aidait assez à imaginer la scène.

- Qu'en pensez-vous ?


Linnel le regarda l'air surprise. Il lui demandait son avis, à elle, qu'il avait si soigneusement évité et regardé de haut depuis leur fiançailles. Elle eut du mal à en revenir, mais lorsqu'elle se rendit compte qu'un long silence ne pouvait rien lui apporter de bon, elle se décida à parler, sans avoir la moindre idée de ce qu'elle pouvait bien dire.

Je...euh...

Il lui fallait remettre ses idées en ordre, et vite. Un mariage si rapide ne pouvait être favorable, ni pour lui, ni pour elle. Elle avait besoin de temps, pour le convaincre de sa bonne fois, et il semblait qu'il n'était pas particulièrement pressé de s’enchaîner à une femme, surtout si on en croyait les commérages Relevant les yeux vers Erendil, elle s'aperçut qu'il attendait toujours une réponse.

Votre Altesse, je pense que mon père a eu tort. Cela partait surement d'une bonne attention, je suis son aînée, il ne cherche qu'à me protéger, ainsi que de faire le mieux pour moi. Néanmoins, je crois qu'il ne faut rien précipiter, L'annonce de nos fiançailles n'a été faite que récemment, et un mariage consécutif ne ferait que troubler votre peuple, et le commérages iraient bon train.

Mais ce n'était pas comme si ce n'était pas déjà le cas, pensa Linnel.
Ses pensées s'organisaient, et la jeune femme était de nouveau capable de tenir un raisonnement cohérent.

De plus, étant donné la situation actuelle, il ne parait pas raisonnable de placer dans la même pièce le roi, sa femme, nouvellement reine, les hauts représentant du clergé et la noblesse orthodoxe, ainsi que peut être certains nobles d'autres peuples.

Voila, les mots étaient dit, il ne restait plus qu'à voir ce que son futur époux pourrait en penser. Linnel joignit les mains et le regarda, attendant les prochains mots.
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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Jeu 23 Sep 2010 - 16:52

- Qui aurait cru que vous pourriez dire un jour quelque chose d'aussi sensé ?

Et dans la bouche d'Erendil, cette constatation était un compliment. Et des compliments à une femme, quand elle n'était pas dans son lit, étaient rares de sa part. Mais le fait était là, il s'était attendu à tout, sauf à cette possibilité bien évidemment. Après tous les efforts fournis par son père et son clan, elle brisait tous leurs efforts en quelques mots et cela mettait presque du baume au cœur du souverain.

Soudain plus détendu, Erendil se renfonça dans son siège. Il n'aurait plus fallu qu'un bon verre d'alcool pour parfaire le tableau de l'homme fat et fier de l'être. Même si au final, un avis féminin importait peu dans ce genre de tractation, l'homme voyait s'ouvrir devant lui bien des possibilités. Linnel était moins stupide qu'il ne l'avait cru (ou elle avait plus d'instinct de survie, au choix) et il n'allait pas laisser s'échapper la chance qui se présentait.

Erendil décida de jouer carte sur table, sans s'embarrasser de protocole ou de détours mielleux. Pour chaque corvée, le mieux était encore de s'en débarrasser au plus vite. Ou de faire ce qu'il fallait et de l'abandonner dans un coin, sans la voir, quand on avait fait le maximum en la matière. Tout était d'une clarté limpide maintenant. Oh, Erendil n'était certainement pas ravi de voir que sa petite vie bien organisée allait être bouleversée par une chose aussi triviale et inutile que le mariage et une épouse, mais le constat était sans appel : il n'était pas n'importe qui et par conséquent, il devrait en passer par là. D'autres avant lui avaient survécu, il ne ferait pas exception, qui plus est quand ses obligations lui donneraient une excuse en or pour jouir de tranquillité la grande majorité du temps.

- Bien, alors voici comment vont se présenter les choses, reprit-il, sans franchement donner l'impression qu'il avait écouté un traite mot de ce que Linnel venait de lui dire. Je ne suis pas particulièrement impatient de convoler, mais la chose est obligatoire pour chacun d'entre nous. Le mariage aura lieu la seizième semaine, sixième jour, en petit comité. Vous tenez tellement à la vie de vos futurs sujets...

On ne changeait par les habitudes d'un homme en quelques minutes et Erendil n'avait pas pu s'empêcher d'être mordant sur cette constatation. Eux n'auraient pas tant de pensées charitables pour elle. Il lui restait encore beaucoup à apprendre, finalement. Pour ce qui concernait le petit comité, cela allait faire grincer des dents, il n'en doutait pas, mais que la proposition ne vienne pas de lui lui ôter une épine du pied. Et cela réduisait de façon très significative la corvée. Sa nouvelle vision des choses donnait déjà des résultats plus que probant, c'était bon signe.

- Occupez-vous des détails, cela vous donnera de quoi vous occupez et clouera la bouche des mauvaises langues.

Rapidité et efficacité, deux adjectifs dont Erendil appréciait la définition, deux adjectifs que Linnel allait devoir appliquer sans apprentissage, si elle voulait que tout soit organisé pendant ce court laps de temps. Il n'était pas le plus au courant du temps que prenait l'organisation d'une soirée, il savait juste que ceux qui géraient cela au palais s'y prenaient longtemps l'avance, pour ne pas dire très longtemps. Que leur petite sauterie personnelle ne se fasse qu'entre intime, si l'on pouvait dire, lui faciliterait certainement la tâche.

- Si vous avez besoin de quoi que ce soit, demandez cela à mon secrétaire, il saura vous diriger vers la personne adéquate. Des questions ?
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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Mer 10 Nov 2010 - 19:33

La jeune femme haussa un sourcil interrogateur à l’exclamation de son souverain. Qu’était-elle censé vouloir dire? Une chose était sure, il ne s’attendait pas à ce qu’elle ait un raisonnement logique, et Linnel en fut blessée. Ne la voyait-il que comme une chose stupide qui se contenterait de s’accrocher à son bras. Ou peut-être l’avait-il pris pour une des ces stupides péronnelles, qui ne faisait à la cour rien d’autre que se pâmer devant les beaux, ou riches nobliaux.
Linnel n’eut pas le temps de reflechir plus loin, l’organisation des evenements à venir allait lui être présentée :

Bien, alors voici comment vont se présenter les choses.
Je ne suis pas particulièrement impatient de convoler, mais la chose est obligatoire pour chacun d'entre nous. Le mariage aura lieu la seizième semaine, sixième jour, en petit comité. Vous tenez tellement à la vie de vos futurs sujets...


Elle ouvrit la bouche, pour contredire son futur époux, elle était loin de considéré ces noces comme une corvée, tout au contraire. L’annonce de la date l’arrêta, et c’était finalement peut être mieux. De toute façon, toutes les jeunes filles à marier de la noblesse orthodoxe ne rêvait que de prendre place aux cotés d’Erendil, il ne servait donc à rien de le préciser. Linnel resta bouche bée, il ne l’avait donc pas écouté, elle voulait attendre, elle voulait avoir le temps de lui montrer à quel point elle était différente de ces oies stupides. Elle finit par reprendre ses esprits.
Erendil avait bien joué son tour, il avait réussi à faire passer en douce qu’il venait de refuser à sa fiancée la cérémonie en grande pompe dont elle avait toujours rêvée.

Occupez-vous des détails, cela vous donnera de quoi vous occupez et clouera la bouche des mauvaises langues.

Eh bien, maintenant elle était oisive. Peut être n’avait-il pas tort, et puis, il lui donnait des responsabilités, il avait décidé de placer sa confiance en elle pour l’organisation d’un grand événement –peut être pas si grand finalement, mais tout de même! Linnel regretta tout de même qu’il n’ait pas l’air de vouloir s’impliquer plus que cela dans la préparation, mais il fallait le comprendre : gérer une grande nation telle que celle des orthodoxes devait demander une implication et un travail monumentaux.
Cette annonce avait fait oublié à Linnel ses angoisses de la journée, et même le ressentiment qu’elle avait eu envers son père, de lui avoir fait si peu confiance. Elle allait se marier, dans deux petites semaines elle serait enfin unie à cet homme.

Non votre altesse, mais je vous remercie de la confiance que vous placez en moi.

Elle se releva.

Vous avez probablement beaucoup à faire, je me permets donc de prendre congé.

Une légère révérence, et Linnel sortit de la pièce, le cœur plein de joie, commençant une liste de ce qu’elle aurait à faire.
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MessageSujet: Re: Discussion en petit comité   Mer 10 Nov 2010 - 19:56

.o° RP terminé°o.
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