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 Aurevoir, Yswllyra. [Libre]

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MessageSujet: Aurevoir, Yswllyra. [Libre]   Jeu 6 Mar 2008 - 19:10

[ Premier post RP, libre à qui le souhaite Smile ]

Deuxième jour de la huitième semaine de l'an 835, peu après cinq heures du matin.

La veille, Siran avait fait son choix. S'empressant de réunir ses affaires, il avait quitté la somptueuse demeure familiale qui était de toute façon délaissée par un père préférant la Tour Sombre, symbole de la terreur imposée par le tyran.
Le jeune prince venait, à ses yeux, de perdre le prestige qu'il avait toujours assimilé à son rang, bien que conscient que pour le moment, sa fuite et son envie d'opposition ne devaient pas être déjà rendues publiques. Il devait quitter la ville, et savait qu'il pourrait probablement profiter une dernière fois de l'estime et du respect des gardes de la capitale, restant conscient que dorénavant, sa rébellion en ferait un traitre parmi les plus recherchés.

Guidant les pas lents de son cheval à travers la basse-ville qu'il n'avait que trop peu vu, Siran se demandait désormais où aller et par quoi commencer. Sa monture semblait avoir compris la situation, se montrant plus docile qu'à son habitude. En effet, Azgan n'avait pas même rechigner lorsque le prince déposa sur son dos ses maigres bagages, précipitamment embarqués.
Le jeune homme vagabondait donc dans les rues d'Yswllyra, en direction des portes. Il n'était d'ailleurs plus très loin. La longue robe qu'il avait sur lui était équipée d'une capuche cachant son visage, et seuls ceux qui, lorsque le jeune homme déciderait de dévoiler son visage, connaissaient le prince auraient été capables de le reconnaitre. Sa jovialité quotidienne semblait atténuée, et c'était d'humeur maussade et le cœur lourd que Siran contemplait d'un œil discret cette cité qu'il ne reverrait surement pas avant l'arrangement de la situation en Gwendir.

Son arc à portée de main, son carquois dans le dos, Siran restait cependant plus que vigilant, n'éliminant pas l'hypothèse que sa trahison pouvait avoir été remarquée par son père, bien que son départ précipité restait aux yeux du tyran inexpliquée, mais que celui-ci connaissant son fils, il ne lui aurait été guère difficile d'imaginer le pourquoi du départ de son fils ...

Brusquement, le prince s'arrêta. Quelqu'un semblait l'observer ou le connaitre ici, très près de lui. D'une voix peu assurée, conscient qu'à une pareille heure peu de gens étaient levés, il murmura :


" Qui va là ? "


Dernière édition par Siran Bennefoy le Sam 8 Mar 2008 - 12:08, édité 1 fois
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Aurevoir, Yswllyra. [Libre]   Ven 7 Mar 2008 - 22:03

[hop, on inaugure ^^ N'oublie pas de mettre une date et une heure]


La jeune princesse amazone s'était rendue la veille dans la cité impériale d'Yswllyra, tombeau de sa défunte mère, pour essayer de trouver des explications à la mort étrange des six monarques gwendiriens. Idril était perplexe face à cette brutale disparition : elle savait sa mère, Ardentia Calafas, puissante et redoutable, et elle ne doutait pas des capacités des autres souverains. Alors comment? Comment six puissants rois avaient pu tomber face à un seul? C'est la question qui rongeait la guerrière amazone depuis quelques nuits, l'empêchant de dormir et de réfléchir convenablement ...

Quelques jours auparavant, l'inquiétude de la jeune fille était grande, ne voyant pas sa mère revenir de son expédition à Yswllyra. Le voyage n'aurait pas dû durer plus de trois ou quatre jours, mais la Reine était absente depuis plus d'une semaine. C'est donc avec espoir qu'elle avait attendu la visite de son ami Morzan Terinfiel, prince des Ombres, pensant qu'il lui apporterait des nouvelles rassurantes. Mais en le voyant entrer dans la salle du Trône avec un air grave, les traits tirés et la mine fatiguée, Idril comprit que quelque chose de grave s'était produit. Elle avait quitté le trône où elle était assise pour rejoindre Morzan qui s'avançait vers elle, tête baissée. Devant son air misérable, la jeune femme demanda à son ami de toujours des nouvelles de l'expédition et de sa mère, la gorge serrée. Le jeune homme, avec sa douceur et sa compassion habituelle, expliqua à Idril la situation : les Rois étaient tombés. Le hurlement de désespoir qu'Idril lança alors qu'elle tombait littéralement dans les bras de Morzan, était déchirant. Elea Faldor, chef des armées et amie de la princesse, arriva quelques instants après en toute hâte, le glaive brandi, pour voir ce qui avait pu provoquer un tel cri de la part de la jeune fille. En voyant Morzan agenouillé, berçant tendrement Idril secouée par de longs sanglots plaintifs, elle comprit que la Reine n'était plus ...

Au chagrin avaient succédé la colère, puis la rancoeur et la haine. Malgré les recommandations du prince des Ombres, la jeune fille n'en avait fait qu'à sa tête, rongée par le désespoir, et avait décidé d'aller à Yswllyra pour trouver des indices ou des explications. Idril s'était donc introduit dans la cité la veille et avait mené sa petite enquête, mais elle ne trouva rien d'intéressant. Elle décida donc de repartir aussi furtivement qu'elle était arrivée, pour éviter l'effervescence de la ville qui s'animerait dans quelques heures. Alors qu'elle se dirigeait vers les portes de la ville, Idril vit qu'elle n'était pas seule. Elle se mit à l'ombre d'une maison, et s'encapuchonna dans son manteau pour dissimuler son identité. L'inconnu passa devant elle, monté sur un magnifique cheval provenant certainement du Haras des plaines de Fazor. La tête basse, l'air mélancolique, l'inconnu dont le visage était également dissimulé par une longue capuche, semblait porter le poids de la honte et du désespoir. Idril le fixa et il dut sentir des yeux rivés sur lui, car il chercha du regard quelque chose ou quelqu'un. La princesse amazone chercha à se dissimuler davantage pour ne pas être repérée. L'inconnu allait-il la voir?
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MessageSujet: Re: Aurevoir, Yswllyra. [Libre]   Lun 10 Mar 2008 - 16:53

Non, il n'était pas dupe. A quelques mètres de lui se trouvait quelqu'un, et vu l'heure, il était de meilleure augure de se méfier. Être un jeune prince fugitif n'avait que des désavantages en cette période. Être haï des peuples ayant perdu leur Chef respectif lors du cruel meurtre d'Ardiosis, qui surprenait encore un Siran qui ne doutait pas des compétences de son père mais le voyait difficilement à lui seul anéantir six des personnes les plus puissantes de tout Gwendir.
Parallèlement, sa fuite en faisait l'ennemi, ou du moins la personne parmi les plus recherchées du Seigneur Nordique. Savoir que l'on doit compter son fils comme l'un de ses ennemis n'a rien de très glorieux, et récupérer Siran pour le faire taire serait probablement dans les priorités du nouveau martyr.

Son appel n'ayant suffit, alors que sa monture semblait aux aguets, Siran saisit son sublime arc de bois, dégaina une flèche qu'il était prêt à tirer, tendant à moitié son bras, espérant encore ne pas trouver ici un ennemi de taille. Il restait un prince promis il y a peu à un grand avenir de Chef des Armées, et était donc un combattant hors-pair, du moins chez les humains.
Tentant principalement d'intimider la personne présente, car se sachant quasiment incapable de tuer quelqu'un, surtout en cette période de doute et de remise en question, le jeune prince retenta son appel :


" Montrez-vous, il n'est jamais intelligent de provoquer un prince de mon envergure ! "


Ici aussi, ce qui pouvait être interprété comme de l'orgueil était en fait une nouvelle tentative d'intimidation. Pour confirmer ses dires, il relâcha son arc un court instant, faisant tomber sa lourde capuche, et laissant à découvert un visage qu'il voulait impassible, mais qui était empli de sa jeunesse et son innocence. L'impression de force intérieure qu'il avait essayé de diffuser se brisa à cet instant, son expression n'ayant rien d'offensive, allant même jusqu'à montrer une certaine peur de l'ancien promi au trône.

A cette heure plus que matinale, le vent n'avait pas encore commencé à étendre son froid souffle dans la basse-ville qui était incroyablement calme. Trop calme d'ailleurs pour trahir la présence de l'observateur surement imaginaire ...
Décidant d'attendre quelques secondes armé, au cas où l'on déciderait à se montrer à lui, Siran commença cependant à penser qu'il était seul, et que sa crainte et son imagination lui avaient joué un mauvais tour.
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Aurevoir, Yswllyra. [Libre]   Mar 11 Mar 2008 - 17:49

Idril fronça les sourcils. Qui était ce jeune prince fougueux, clamant haut et fort qu'il ne fallait pas le provoquer, alors que la jeune femme était restée à l'écart? Se sentait-il menacé par sa seule présence? Cela supposait qu'il devait être poursuivi ou recherché, ce qui expliquerait sa grande méfiance. Mais cette prudence trop aiguisée aurait pu lui jouer des tours, s'il n'avait pas eu Idril en face de lui. La jeune femme voulut lui donner une leçon en effrayant son cheval par quelques flèches décochées, mais se ravisa, préférant rester en dehors de toute agitation pour le moment. Il n'était pas question de jouer les imprudentes alors que tout un peuple avait besoin d'une Reine. Et d'une Reine en vie. Mais elle banda tout de même avec une rapidité fulgurante son arc en ivoire, prête à se défendre si la situation tournait à son désavantage. Toujours dissimulée par la pénombre, Idril lança un pseudo avertissement à son interlocuteur :

Ne jamais défier un ennemi que l'on ne peut jauger. En l'occurrence, vous vous trouvez face à une Amazone. Et vous devez savoir que nous sommes très habiles quant au maniement des arcs. Heureusement pour vous, vous n'êtes pas ma cible et je n'ai pas de temps à perdre. Mais d'autres auraient peut être pris le temps de répondre à vos menaces...

Lorsque le jeune homme dévoila son visage en abaissant sa capuche, Idril hocha la tête négativement. Ce jeune prince était ... Non, c'était impossible. Les sens d'Idril se mirent en en alerte et son esprit commença à fulminer. L'homme qui se dressait devant elle était de l'espèce humaine, et si ses dires étaient vrais, il était prince. Il n'en fallut pas plus à Idril pour soupçonner une quelconque parenté de cet inconnu avec le terrible Seigneur Nordique. La situation devenait embarrassante et Idril hésita un long moment entre partir ou rester. Fuir signifierait quelque chose de suspect aux yeux du jeune homme, mais rester ne semblait guère mieux. Non pas que la princesse amazone doutait de sa capacité à neutraliser son adversaire, mais plutôt des conséquences que cela pourrait avoir. Elle opta donc pour la seconde solution, gardant son arc bandé et sa capuche relevée. Elle espéra que le jeune prince partirait sans demander son reste, mais rien n'était moins sûr.
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MessageSujet: Re: Aurevoir, Yswllyra. [Libre]   Mar 11 Mar 2008 - 21:57

Il n'était donc pas fou. Enfin, c'est ce qu'il décida de conclure lorsqu'il vit une masse sombre, semblant armée, répondre à son avertissement qui n'avait rien de convaincant, mais qui portait la noblesse d'un prince, bien que fugitif.
A priori, c'était également un arc qui servait d'arme à cette personne toujours impossible à démasquer. S'il s'agissait d'un allié d'Ardiosis, Siran était dans une bien mauvaise posture, mais à son estimation, il ne pouvait avoir si peu de temps après sa fuite une patrouille à sa recherche, et en s'obstinant à tenter de le croire, le prince gardait un brin d'optimisme qui était impératif à sa survie.

Et dans les quelques mots, scandés par une voix féminine, Siran tenta de rester impassible à l'avertissement donné, bien que le tremblement de ses jambes laissaient voir que la situation l'embarrassait. Il n'avait encore jamais tué, et espérait ne pas avoir à le faire si tôt et dans de tels conditions. Le jeune fugitif s'imaginait pouvoir jouir d'un premier combat à mort épique face à un adversaire de renommée.

L'adversaire de renommée était en fait peut-être bien face à lui. Une amazone, pouvait-il prétendre être un meilleur archer qu'elle ? Certes, l'arc restait son arme de prédilection, mais face au peuple domptant l'art de l'archerie, ses chances étaient réduites. La plus grande force du jeune prince résidant dans sa capacité à maitriser le combat monté, il se savait presque vaincu d'avance, sachant qu'un quelconque retour vers Azgan serait une course vers la mort.

Une fin d'avertissement plus joyeuse. On put même lire l'espace d'une fraction de seconde un rictus brisé le visage affolé du prince, content de savoir que le sang ne coulerait pas maintenant dans cette rue.
Cependant, il put aussi remarquer un léger changement d'expression, bien que peu clair, chez son adversaire. Ne la voyant encore que trop peu, il n'était capable de bien la jauger, mais celle-ci parut tout de même surprise lorsque la capuche princière tomba.

Les secondes passant sans interventions quelconque, Siran comprit qu'il se devait d'agir. Etant conscient qu'il n'était bon pour lui de trop se montrer, il n'accepta de partir sans connaitre la masse encore trop difforme à son gout. Indiquant de la tête la direction de la rue très peu éclairée, souhaitant qu'elle comprenne son désir de la voir exposée à une lueur démasque son identité, le prince annonça d'une voix qu'il voulait autoritaire mais qui était trahie par son certain manque d'expérience, bien que l'amazone puisse également paraitre jeune.


" Montrez-vous, montrez que vous n'êtes point craintive, montrez la dignité de votre peuple, et alors peut-être nous pourrons considérer que cette rencontre n'aura pas eu de coïncidences. La situation actuelle fait que je ne puisse pas laisser quelqu'un proche de mon père colporter qu'à une pareille heure je fuyais déjà la capitale. "

Malgré sa légère hésitation, cette fois-ci, son ton devenait quelque peu plus convaincant. Tentant de rester impassible, son arc toujours tendu en direction de l'amazone, reculant d'un pas très lent vers sa monture, Siran attendait désormais de savoir qui avait osé le pointer de son arme.
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Aurevoir, Yswllyra. [Libre]   Jeu 13 Mar 2008 - 18:44

Le prince s'avança vers Idril, d'un pas qui se voulait déterminé. Mais la jeune Reine perçut une certaine hésitation dans le comportement du prince, et elle profita de cette faille pour l'intimider. Levant son arc en direction du jeune homme, Idril ordonna d'un ton qui se voulait menaçant :

Halte là. Ne vous approchez pas.

Le prince pointa également son arme de traits vers l'amazone, ne cherchant plus à avancer vers elle. Au contraire, il recula très lentement vers sa monture, en parlant d'une voix autoritaire, cherchant à intimider l'adversaire qui lui faisait face. Cependant, ce matin, il ne s'était pas trouvé devant une simple guerrière amazone pouvant être ébranlée par quelques paroles dures (quoique les Amazones sont réputées pour leur force de caractère), mais bien devant la future Reine du peuple amazone, pleine de courage et de fierté. Comment ce petit prince pouvait-il parler de la dignité de son peuple alors que sa race l'avait bafoué en éliminant la Reine Ardentia? Le ton d'Idril monta d'un cran lorsque, sous l'effet de la colère, elle répliqua violemment :

Comment osez vous parler de la dignité de mon peuple, vous qui acclamez un Roi ayant tué notre Reine bien aimée ? Ne croyez pas que ce crime restera impuni ...

Laissant sa phrase en suspend pour ne pas se démasquer, Idril réalisa qu'elle se trouvait face à un prince fugitif, désertant sa ville. Les paroles du jeune homme prirent un autre sens quand il expliqua qu'il ne pouvait laisser quelqu'un proche de son père le dénoncer. Visiblement, le jeune prince prenait Idril pour une amazone au service de son père. Qui était-il d'ailleurs? Il ne fallut pas plus d'indices à la jeune femme pour en déduire que ...

Vous êtes le fils du Parjure ...

Le dégoût se lisait dans le regard de la princesse, mais le jeune homme ne pouvait pas le voir. L'idée qu'il ait pu la prendre pour une espionne ou un soldat au service du Seigneur Nordique répugna Idril, qui vouait désormais une haine sans limites à ce traître responsable de la disparition de sa très chère mère. Pourquoi son fils quittait-il la cité impériale? Se pouvait-il qu'il soit opposé aux agissements de son père? Absurdités! Cela devait être un piège pour abaisser sa garde. Idril, toujours en pointant son bel arc blanc vers le prince, railla d'une voix forte :

Un prince qui fuit la cité de son père ? Cherchez vous une diversion pour que je baisse ma garde ? Qu'est-ce qui amènerait le fils du Parjure à fuir le domaine familial ? Répondez , prince!

L'ordre fut scandé violemment et Idril put voir son adversaire tressaillir. Visiblement, le petit prince n'avait pas dû beaucoup être confronté à la Réalité extérieure à la Tour Sombre, demeure impériale. L'amazone avança d'un pas pour intimider son interlocuteur. Elle exigeait des réponses, et vite!
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MessageSujet: Re: Aurevoir, Yswllyra. [Libre]   Jeu 13 Mar 2008 - 19:19

A voir les réactions de la femme demeurant toujours inconnue, elle n'était pas de celles se laissant faire, et montrer même une autorité et une détermination bien surprenantes. Qu'est-ce qui pouvait la pousser à se croire de taille face à un prince qui restait cependant dans une situation des plus délicates, et qui savait très bien que les récents évènements ne le plaçaient pas parmi les personnalités Nordiques les plus appréciées, chose plus que compréhensible. Après tout, six des sept rois de Gwendir avaient péri, et cela en une unique journée.

La tentative d'intimidation de Siran se solda sur un échec, l'inconnue le menaçant d'un arc albâtre dont la couleur était bien plus distincte que le moindre trait de son visage.
Dans des paroles semblant même être des menaces, elle ordonna simplement à un prince de ne pas s'approcher d'elle. Un humain aurait-il pris ce risque ? Surement moins facilement qu'un étranger, et Siran vint alors à penser qu'il pouvait se trouver face à quelqu'un descendant d'une ethnie différente, ou d'une humaine totalement cinglée.

Se voulant de plus en plus sûr de lui-même, Siran tenta de profiter de cette éloquence naturelle qui émanait de lui. Etant physiquement bien bâti, il tenta de s'y contenter pour le moment, voyant bien que face à lui n'était pas une femme prête à craindre les mots d'un homme, bien que parler en parfait diplomate restait un domaine qui plaisait beaucoup plus à celui qui aurait pu devenir Roi.

Pour répondre à la colère devenue presque excessive de son interlocutrice, Siran répliqua d'un ton ferme, sec et clair, se maitrisant enfin et trouvant un équilibre plus que nécessaire.


" Et ne croyez pas que derrière chaque humain se cache un fidèle d'Ardiosis, sotte. Il est imprudent que de croire qu'un peuple entier suit les idées d'un seul homme. Et quoi qu'il est fait, sachez qu'auparavant, le Seigneur Nordique était un homme bon. "

Oui, auparavant, surement ... Désormais, c'était bien plus compliqué, et Siran était le fils d'un tyran redouté et redoutable. Que faire face à cela ? Et si son envie d'exil s'avouait ne pas être la solution adéquate ?
Cependant, malgré son trouble instantané à l'énonciation du nom de son père, Siran finit par déduire des paroles de la jeune femme qu'elle était amazone. Parler d'une reine défunte, un arc à la main, était plus pratiqué dans leur territoire que dans le reste de Gwendir.

Et puis, malgré cet effort fait pour la mémoire passée d'Ardiosis, l'inconnue rappela le jeune prince à la raison. Le parjure, le meurtrier, le traitre, tant d'adjectifs qui avaient maintenant pour plus proche synonyme Ardiosis.


" Est-ce par les liens de sang que l'on juge les gens ? Est-ce parce que mon père se trouve être un assassin que je le suis moi-même ? "

Une question a priori rhétorique, appelant malgré tout à la réflexion de l'amazone toujours méconnaissable. Siran se devait de défendre sa cause et de ne renier ses origines, en tentant quoi qu'il advienne de mettre en avant son envie de faire le bien.

Puis un cri, un ordre déchirant, presque violent. Sous la surprise, Siran manque de s'échouer au sol et tira sa flèche arquée à blanc, avant que celle-ci ne se plante dans le sol, à quelques centimètres d'un prince qui venait de perdre stupidement ses chances de jouer le rôle de dominant.
Que faire désormais, en sachant très bien que réarmé une flèche augmenterait les risques de se voir mourir dans sa cité natale ?

Sans réellement réfléchir, le prince jeta alors son arc au sol, d'un geste neutre. Se recoiffant d'un geste instinctif, il décida de demeurer impassible face à l'arc pointé sur lui.


" Il me semblait que les humains restaient libres de leurs déplacements dans leur territoire, me tromperais-je ? C'est bien la première fois qu'une amazone me donne un ordre, je dois vous l'avouer.
Et qui sait ce que je veux, si ce n'est rester plus longtemps dans les rues de ceux soutenant le nouveau tyran. Rien n'oblige un fils à suivre son père, sachez-le jeune téméraire.
Aujourd'hui, je quitte Yswllyra dans l'espoir de ne plus jamais y revenir. D'ici peu, les premiers protestataires se feront connaitre, et les moins démagogues pointeront du doigt l'erreur de mon père. Quand ce jour arrivera, je veux être de ceux qui les accueillerais.
Dernier point, je n'ai pas l'intention de voir mes projets contrariés par une amazone, et en tant que prince, quelque soit mon camp, je vous ordonne de baisser votre arme sur un territoire qui m'appartient surement plus qu'à vous. Qui vous dit que la garde est au courant de ma prochaine rébellion ? D'un simple cri, je peux décider de votre mort. Alors si vous avez seulement l'espoir de ne pas quitter Gwendir aujourd'hui, montrez-vous et poser au sol cet arc. "


Amateur de belles paroles, Siran avait retrouvé un domaine qu'il aimait. Parler, convaincre, tout en sachant que la chance n'est pas toujours de son coté. Le fugitif avait pris des risques, et espérait désormais que ceux-ci s'avèrent payant.
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Aurevoir, Yswllyra. [Libre]   Ven 14 Mar 2008 - 23:59

Le ton des deux adversaires monta d'un cran et l'atmosphère devenait de plus en plus tendue. L'incident diplomatique ne semblait pas très loin, si le prince des humains et la future Reine des amazones ne trouvaient pas un terrain d'entente. Idril savait pertinemment qu'elle devait attirer le moins possible l'attention et elle tenta de maîtriser sa colère pour ne pas foncer tête baissée dans ce qui pouvait se révéler être un piège. Mais au ton que prit le jeune prince, Idril devina qu'elle avait touché un point sensible : les agissements de son père. Et elle fut radicalement convaincue lorsqu'il la jugea de sotte, mais cela ne l'empêcha pas d'exploser de fureur :

Qui traitez-vous de sotte, prince? Vous ignorez sans doute que vous vous adressez à une Amazone de haut rang.

L'arc toujours pointé dans la direction de son interlocuteur, Idril avança de deux pas, quittant ainsi la pénombre qui la dissimulait aux yeux du prince. Même avec la capuche toujours relevée, le jeune homme put voir l'expression terrifiante d'une amazone en colère. Des yeux d'émeraude de la future Reine semblaient jaillir des étincelles. Elle toisa son adversaire un instant et le domina de toute sa hauteur le temps que ce dernier se relève. Son maintien était fier et noble, et Idril dégageait naturellement une prestance fascinante. Les deux jeunes gens se dévisagèrent, et l'humain finit par jeter son arc au sol. Idril, elle, garda son arme pointée dans la direction du prince. Et elle persifla :

Ardiosis était peut être bon par le passé, si cela vous plaît de le croire. Mais ces temps sont révolus et le Parjure devra affronter la colère des peuples libres du Gwendir, dont l’honneur a été souillé. Je ne vous juge pas, prince. C’est votre fardeau que je considère, celui d’être le fils du Seigneur Ténébreux.

Le ton de la princesse à la chevelure argentée s’était radouci, et un soupçon de compassion aurait pu être décelé dans le son de sa voix. Mais le prince fugitif ne sembla pas s’en apercevoir, car il poursuivit sa formidable rhétorique. S’il n’avait pas eu en face de lui une future Reine pleine de fierté, de courage et de détermination, le jeune homme aurait convaincu sans difficultés son interlocuteur, tant son éloquence était impressionnante et le son de sa voix envoûtant. Idril resta tout de même sur ses gardes et elle se félicitait de ne jamais baisser son arme devant un ennemi potentiel, préférant l’excès de prudence à son insuffisance. Mais au fond d’elle même, elle comprit que le prince n’était pas son adversaire et qu’il était plus ou moins dans le même camp qu'elle. Cependant, quand le prince lui ordonna de baisser son arme, sous peine d’appeler la garde pour la faire capturer ou la tuer, Idril afficha un sourire narquois et ne put s’empêcher de répliquer :

Aucune arme ne devrait être baissée devant un ennemi potentiel, sachez-le. Quand à la garde, vous seriez mort avant même d’avoir pu l’appeler si je le voulais ... Mais le sang n’a déjà que trop coulé dans la cité impériale, inutile de l’inonder à nouveau du sang d’un innocent. Car, oui, prince, je vous pense victime de cette situation, et je ne peux que vous plaindre. Cependant apprenez à ne pas froisser les ennemis dont vous ignorez le potentiel, car aujourd’hui, à plusieurs reprises, votre attitude aurait pu se conclure par votre mise à mort par la Reine des Amazones ...

Le regard impassible, Idril sentit qu’il était temps pour elle de s’éclipser, n’ayant que trop retardé son départ de la cité d’Yswllyra. Elle recula à grands pas, l’arc toujours pointé sur le prince qui affichait un air de grande incrédulité, comme si la révélation que venait de lui faire Idril l’avait assommé. Visiblement, il ne s’était pas douté un instant que c’était la future Reine amazone qui lui faisait face, et pour cause, Idril n’avait rien laissé paraître de son statut royal jusqu’à présent.
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MessageSujet: Re: Aurevoir, Yswllyra. [Libre]   Ven 21 Mar 2008 - 18:27

Il fallait que cela arrive. Les propos peut-être un peu trop ardents du jeune prince provoquèrent la fureur de l'amazone. Il fallait avouer que la discussion augmentait en volume, et que la réplique presque offensive de Siran n'avait rien de très attendrissant.
Défendre ses idées se révélait donc être dangereux, surtout lorsque l'on ignore avoir face à soi la nouvelle reine d'un peuple meurtri par les agissements du Seigneur Nordique. Cependant, bien qu'il le haïsse profondément, Siran pouvait-il rester insensible au fait qu'avant, Ardiosis Bennefoy était un homme bon et pieu, un roi digne de son titre et à la hauteur des espérances de son peuple. Aujourd'hui, il n'était plus rien de tout cela, juste un martyr souhaitant assouvir chacun des six autres peuples à sa simple volonté.

Tout en laissant exploser sa colère, l'amazone toujours armée s'approcha, se montrant enfin à la lumière du jour qui allait se lever entièrement dans quelques heures, bien que pour le moment, la rue restait globalement sombre. Plus de doute, il s'agissait bel et bien d'une amazone, enfouie sous une capuche qui ne laissait voir que deux yeux d'un vert puissant et transperçant, emprunt d'une certaine dignité. Ce simple regard suffit à convaincre Siran du fait qu'elle était réellement de haut rang, mais de quel rang ? Surement une espionne envoyée par la nouvelle reine pour trouver des informations au sujet de la mort de sa mère.

Toisé, il le fut, oui. Presque insulté par cette paire d'yeux qui se moquèrent presque de lui lorsqu'il manqua de tomber, lachant son arc. Le charisme et l'éloquence semblèrent être en ce moment précis l'arme des deux personnes.


" Quelque soit son rang, tout être mérite d'être blasphémé s'il insulte la mémoire d'un homme. Je vous accorde qu'en ce jour, Ardiosis n'est plus un roi que j'apprécie, mais il a été l'exemple à suivre par des souverains comme le vôtre, amazone. "

L'amazone enchaina alors, et voir qu'elle éprouvait presque de la compassion envers un Siran fils d'un tyran toucha le prince qui la rééstima. Même si son arc, à elle, restait pointé en direction du prince, celui-ci comprit en cet instant qu'elle ne le tuerait pas. Ce terme, le Parjure, prenait une dimension incroyable lorsqu'il était cité par l'amazone.
Pour seule réponse, elle eut le soliloque de Siran qui espérait alors convaincre cette femme, ignorant toujours de qui il s'agissait.
Alors, elle aussi répliqua. Elle parlait bien, au moins aussi bien que Siran, et sa dernière phrase laissa s'échapper un hoquet d'étonnement de la part du prince. Idril Calafas, reine des amazones, c'était elle ...


Alors qu'elle reculait, lui avança, à grands pas, vers elle. Geste surement très risqué mais qu'il assumait pleinement.

" Dame Calafas, attendez, ne partez pas, pas maintenant, pas déjà. Quoi que vous pensiez, le peuple d'Yswllyra a besoin de votre soutien, le peuple qui, comme moi, veut voir tomber Ardiosis. Il faut que nous nous entretenons, que nous ayons l'occasion de nous revoir. Mon soutien vous serait précieux, ne sous-estimez pas mon pouvoir.
Idril, vous savez tout comme moi que d'ici peu, les premières formes de Résistance se dévoileront au grand jour, et j'espère que tout comme moi, les amazones seront là.
L'enjeu est grand, mais seul un pacte nous permettra de ne pas tomber. Si toutes les races acceptent de s'unir, Ardiosis tombera et paiera pour ses crimes. "
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Aurevoir, Yswllyra. [Libre]   Sam 22 Mar 2008 - 18:01

Le prince fugitif dut se sentir méprisé, insulté par le regard et la tirade de la princesse amazone, parce qu’il chercha à justifier ses dires. Avec ce qu’Idril pensa être une pointe de regrets, Siran, le fils du Seigneur Nordique, clama qu’aucun être ne pouvait souiller la mémoire d’un autre, sans être rabroué. L’Amazone réprima un mouvement de surprise, et afficha une expression étrange, mélange de pitié, de surprise et de colère. L’homme qui lui faisait face parlait de la mémoire de son père, comme si ce dernier était tombé en même temps que les six autres monarques. Idril souffla dans un murmure à peine audible :

Certes, le Roi qu’il était n’est plus désormais. Et c’est lui qui aurait dû suivre l’exemple des autres Monarques ...

Après avoir montré un peu de compassion pour le fardeau du prince, Idril chercha à s’éclipser en reculant de quelques pas et en baissant son arc. Elle n’avait que trop traîné, et il était temps pour elle de quitter la cité impériale pour rejoindre les Plaines de Fazor, domaine amazone. Mais le prince, après avoir encaissé le choc de la découverte du rang de son adversaire, se ressaisit pour avancer à grandes enjambées vers l’amazone. Cette dernière leva à nouveau son arme en direction du prince, et lui ordonna de ne pas l’approcher. Le prince ne cherchait pas à l’attaquer, mais bien à lui demander un soutien pour son peuple. Idril ne pouvait pas risquer de faire confiance au fils de celui qui avait brisé l’Ordre des Sept Compagnons, pour son propre peuple. Siran semblait sincère mais la méfiance de la princesse s’était accrue en quelques jours à peine. Il ne serait plus simple désormais de gagner son estime. C’est en ses termes qu’elle répliqua :

Il est trop tôt, prince, pour que je vous accorde ma confiance. Seuls vos agissements pourront jouer sur l’estime que je vous accorderai. Le peuple des Humains ne semble pas prêt à se soulever, pas pour le moment en tout cas. Mais si comme vous, des résistants apparaissent dans les rangs du peuple de Loki, unifiez-les, prince ! Vous seul pourrez les diriger et les mener au combat. La guerre est sur le point d’éclater, et les peuples libres du Gwendir se diviseront. Alors seulement, venez me chercher aux Plaines de Fazor : vous aurez le soutien des Amazones, si vous vous en serez montrer digne. Au revoir, prince Bennefoy, que la grâce d’Odin vous épargne !

Idril tourna le dos au prince et s’enfuit en courant, si vite que le prince n’eut pas le temps de réagir pour essayer de la rattraper. La princesse se précipita le long des ruelles de la Basse Ville, sa capuche s’abaissant par le mouvement d’air crée par sa course. Ses longs cheveux argentés dansèrent au gré du vent, ondulant telle une vague dans les champs de blé. Elle ralentit doucement, un fois arrivée aux Portes de la cité impériale. Elle quitta tranquillement Yswllyra et émit un long sifflement lorsqu’elle fut éloignée. Les pas d’un cheval au galop retentirent, et Idril aperçu bientôt la crinière grise d’Alzan flotter au vent. Lorsqu’il arriva à sa hauteur, Idril se hissa sur son dos et lui expliqua :

Galope, mon bel ami. Galope jusqu’aux plaines de Fazor.
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MessageSujet: l   Dim 30 Mar 2008 - 9:10

Siran tentait de faire face à cette amazone bien fougueuse. Quoi qu'il en soit, il n'était pas encore prêt à laisser son père se faire insulter par une femme qui ne l'avait pas vu sombrer comme le jeune prince. Lui, il avait assisté impuissant à la chute éternelle d'Ardiosis, et elle, cette amazone, elle ne s'intéressait au Seigneur Nordique uniquement depuis l'assassinat des six souverains.
Alors oui, Siran avait défendu la mémoire de son père, et non l'homme en lui-même. Désormais, il n'était plus utile de tenter de croire en l'innocence du Roi déchu, mais prétendre que ses méfaits sont de longue date restait une insulte à la mémoire d'un homme qui fut bon, autrefois ...
Elle répondit, oui. Dans un soufflement que Siran eut du mal à entendre, certes, et d'une voix emplie de nombreux sentiments plus ou moins amicaux. Mais elle l'avouait, oui, Ardiosis était auparavant digne de son titre, du moins c'est le sens que donna le prince à l'insinuation d'Idril.


" Donnez un petit peu de pouvoir à un homme, et il vous répondra qu'il en veut déjà plus. L'orgueil est l'œuvre de Loki sur notre peuple, et seuls les humains souhaitant être en harmonie avec eux-même réussissent à s'en défaire. Ardiosis aura longtemps bataillé avec son propre subconscient pour ne pas tomber, mais sa soif de pouvoir l'a rattrapée. Il est donc temps de donner une leçon aux humains les plus prétentieux, la défaite d'Ardiosis marquera la fin de l'impact négative qu'a Loki sur les miens. "

C'est ce moment que l'amazone choisit pour annoncer son départ, et c'est aussi à cet instant qu'elle divulgua sa réelle identité. Siran ne pouvait laisser ainsi partir, et il tenta de la retenir, usant de son charisme et laissant clairement entendre ses intentions d'alliance, même si cela pouvait paraitre stupide étant donné que lui, contrairement à Idril, n'avait pas encore d'armée pour le soutenir.
Son appel sembla cependant être entendu. A ce moment précis, le prince fugitif comprit qu'elle était son rôle dans cette nouvelle ère qui allait frapper Gwendir. Il serait celui qui unirait le peuple libre d'Yswllyra et qui monterait une armée issue du même sang que celle du tyran.

Les Plaines de Fazor ? Il s'y rendrait donc une fois prêt à affronter les combats qui risquaient d'éclater aux quatre coins de Gwendir. Ne retenant pas la Reine qui s'enfuit à une vive allure, il eut alors un élan de détermination et s'empressa de chevaucher Azgan, et frappant d'un coup sec l'étrier de sa monture, il décida lui aussi de quitter la capitale, espérant n'y remettre les pieds que quand la Terreur s'installant en Gwendir cesserait ...


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Eleade-Bennefoy
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MessageSujet: Re: Aurevoir, Yswllyra. [Libre]   Lun 28 Avr 2008 - 18:30

Une jeune femme déambulait dans une rue, la tête basse, le regard vitreux. Son allure souple et fine lui permettait de se mouvoir avec grace et rapidité. Sa féminité n'était pas à discuter. Elle portait une longue cape noire qui, en même temps de lui cacher son visage, témoignait de son état de tristesse extrême. Cette semaine-là, énormément de d'événements s'étaient déroulés. Ou plutôt dire, ces deniers temps. Son cher fils, Siran Bennefoy, à qui elle avait donné tant d'amour, venait de s'envoler snas même un au revoir. Peut-être avait-il peur qu'elle retienne et elle comprenait cela. Mais la blessure réstait béante. Elle se transformait en une douleur atroce chaque fois que son état d'esprit lui permettait un tel échappement. Pourquoi lui arrivait-il tout cela? En ce matin même, elle avait eu droit à une discussion avec Ardiosis qui n'avait pas eu pour fait de la rassurer. Elle avait tant pleurer pour si peu de temps. L'aube...C'était à l'aube. Et quelle heure était-il en cette matinée très peu entamée? Elle n'en avait aucune idée. Le seul fait dont elle se souvenait en ce moment-même était qu'elle marchait, d'un pas tranquille et, malgré tout, léger. Les leçons qu'elle avait effectué portaient bien plus vite leurs fruits qu'elle ne l'ait pensé au départ. Elle ne remarquait pas vraiment de changement en elle. A part peut-être la libération de ses pensées. Et cela lui procurait un grand bien.

Eleade devait prendre l'air. Elle songea alors encore à Siran Bennefoy, ce fils qu'elle aimait tant. Mais elle devait accepter son choix et ne pas s'énerver pour cela. Il ne vivait plus bien aux côtés de son père qui avait tant changé. Malgré tout, elle ne pouvait s'empêcher de désirer le revoir au moins une dernière fois pour lui souffler une parole d'au revoir. Car elle refusait de croire qu'ils n'étaient plus à même de se revoir. Elle avait bien conscience que, elle, en tant qu'adulte mature, pouvait comprendre le changement qui s'était opéré en Ardiosis. Même si elle ne parvenait à en discerner la vraie cause, elle tentait le tout pour l'aider. Son coeur l'amenait toujours auprès de lui. Elle se sentait toujours aussi bien dans ses bras et se savait en colère si elle se verrait privée de ce réconfort. Elle pouvait comprendre. Elle était l'épouse de ce roi Nordique et avait toujours vécu à ses côtés. Ou, du moins, plus de la moitié de sa vie. Elle était à ce jour en âge d'être en position de compréhension envers cet homme qui avait sombré. Son amour ne ternissait point, elle continuait de l'aimer avec la même ardeur. Une flamme, toujours plus puissante de jour en jour, si cela était possible, éclatait de mille feux en son fort intérieur.

A côté d'Eleade enfouie sous sa cape noire cachant, en même temps, ses pieds, se tenait une magnifique jument pommelée. Elle se sentait attristée par le comportement de sa propriétaire. Sa peine la touchait bien plus que l'on n'aurait pu l'imaginer. Elles étaient tellement liées...Soudain, sa maîtresse leva brusquement la tête. Elle venait de voir un cavalier passer avec une monture qu'elle reconnut être Argan, un ami qu'elle avait toujours eu plaisir à passer du temps au pré, en sa compagnie. C'est avec joie qu'elle sentit son amie monter sur son dos et lui demander le triple galop. La jument ne se fit pas prier et rattrapa bien vite Argan avec un hennissement de joie. Elle savait que le cheval reconnaîtrait sa voix et y réagirait.

Quant à Eleade, elle ne laisserait pas cette occasion filer. Les dieux jouaient en sa faveur, il lui fallait césir cette chance. Elle les remercie au fond d'elle-même et garda sa jument pommelée à la hauteur du jeune prince qu'elle venait de rattraper. Elle le fixa alors dans les yeux, ne laissant entrevoir que ses yeux d'émeraude. Elle lâcha alors sur un ton grâve mais emprit de tendresse:

-Arrête-toi, je t'en prie.
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