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 Conseil à la Tour Céleste [PV Idril, Morzan]

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Eluthiel GilRea
Gwendirien
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MessageSujet: Conseil à la Tour Céleste [PV Idril, Morzan]   Mar 11 Nov 2008 - 18:56

Troisième jour,
10e semaine de l'an 835,
milieu de l'après-midi



Depuis plusieurs jours à présent, le château ne cessait de fourmiller d’allers et venus incessants. Une frénésie totale s’était emparée d’Amil-Gadia, la grande cité elfique. En effet, l’on annonçait sous peu l’arrivée des deux monarques, la reine des Amazones, Idril Calafas, et le roi des Ombres, Morzan Terinfiel. Ces jeunes personnes comptaient venir s’entretenir avec la reine des Elfes, Eluthiel Gil’Rea, à propos de la guerre à venir. Personne, pas même ses conseillers, ne connaissait sa décision à ce sujet. Ainsi, l’arrivée des deux souverains rendrait officielle la position de la Reine.
Depuis l’annonce de la venue des monarques, la reine des Elfes n’avait cessé de peser le pour et le contre. Elle avait conscience que son choix était déterminant non seulement pour son peuple et son royaume mais aussi pour l’histoire du Gwendir tout entier. La disparition de Ledinborn, son époux, ne lui avait pas facilité la tâche. En effet, ayant choisi de gouverner en unique souveraine, la décision lui revenait à elle seule. Autre difficulté, son entourage politique : les conseillers de la Reine n’étaient pas tous unanimes quant au clan à rejoindre. Certains souhaitaient rejoindre la Terreur, pensant ainsi que le peuple des Elfes serait épargné, d’autres voulaient rester neutres, mais ce choix ne faisait que retarder l’inévitable, et enfin une poignée envisageait de rejoindre la résistance. Ainsi, Eluthiel, ne pouvant même pas s’appuyer sur ses nobles conseillers, se retrouvait absolument seule.

Les jours s’écoulèrent rapidement et la date d’arrivée des monarques s’annonça par une matinée bien glaciale. Un vent frigorifique soufflait sur Amil-Gadia. Mais celui-ci n’empêcha pas les Elfes de terminer les préparatifs de la venue d’Idril et Morzan. En effet, fidèle à leur grandeur, les Elfes avaient préparé une cérémonie magnifique. Ainsi, ils espéraient impressionner les deux jeunes monarques. La Salle des Festivités avait revêtu diverses couleurs facilement discernables : en effet, l’aile gauche de l’immense salle portait les couleurs des Ombres, noir et argent, l’aile droite portait les couleurs des Amazones, bleu foncé et or, et l’allée centrale avait revêtu les couleurs des elfes, bleu pâle et blanc. De nombreux buffets avaient été disposés de part et d’autre de la salle, ainsi que des chaises et banquettes. Au fond de la salle, se dressait dignement le trône impérial, avec trois fauteuils d’ivoire : Eluthiel avait acquis celui de son époux, et offrirait le sien et celui de son fils absent aux deux souverains. Un orchestre avait été installé au centre de la piste : on pouvait déjà entendre le son doux et mélodieux des flûtes elfiques. Le déroulement de la journée avait été organisé minutieusement : dès l’arrivée d’Idril et Morzan, un conseiller les emmènerait au Trône du Conseil. Là, la reine Eluthiel les accueillerait, et s’entretiendrait avec eux à huis-clos. Puis, suite aux résultats de cette réunion, aurait lieu une grande cérémonie, qui marquerait, si Odin le souhaitait, l’union de trois couronnes du Gwendir face au redoutable roi des Humains, Ardiosis Bennefoy.

Mais l’heure n’était pas aux festivités. Eluthiel s’était levée assez tôt en cette matinée du troisième jour. Afin de se changer l’esprit, bien trop pris par le déroulement de la journée, Eluthiel était partie se promener dans la forêt avec Alcarinquë, sa jument à la robe de neige. Puis elle se rendit à la –fausse- tombe de son époux, Ledinborn. On avait installé sa pierre tombale sur une petite colline, sous un immense saule pleureur. Chaque feuille ressemblait aux nombreuses larmes qui coulèrent lors de l’annonce de la disparition du Roi. Quand Eluthiel se recueillait auprès de cette sépulture, elle se sentait réconforter, comme si l’esprit errant de Ledinborn y avait trouvé refuge. Après s’être apaisée quelques temps, la reine repartit en direction de la Tour Céleste. La journée était déjà bien avancée.
A la suite d’un déjeuner frugal, Eluthiel repartit dans ses Appartements Royaux. Avec l’aide de ses servantes, elle se para de sa plus belle tenue, couleur vert amande. Après avoir peigné sa chevelure ondulée, elle se coiffa de sa couronne d’argent. Elle ne s’autorisait à la porter uniquement pour les grandes cérémonies, estimant qu’un simple ornement ne pouvait refléter la puissance souveraine d’une personne. Une fois prête, elle se tourna vers sa plus fidèle servante.


« - Syviel, comment me trouves-tu ? Ai-je l’apparence d’une souveraine prête à prendre la plus grande décision de toute sa vie ?

- Ma Reine, on peut lire la sagesse et la délicatesse dans yeux, telles qu’on pouvait les voir dans ceux de votre époux. Peu importe la décision que vous prendrez, tout le peuple du Bois Blanc vous fait confiance et est persuadé que Baldr est avec vous et vous guide dans vos choix. Mais je perçois dans votre regard, une inquiétude étrangère à cette journée…

- Oui Syviel, tu n’as pas tort. Je m’inquiète pour fils, je n’ai plus de nouvelles de lui depuis qu’il a quitté le royaume… Et hélas, il m’est impossible d’envoyer quelqu’un à sa recherche. Je n’ai aucune idée d’où il pourrait être. J’aurais tant aimé qu’il assiste à ce conseil exceptionnel…

- Reine Eluthiel, votre fils est jeune, intelligent et débrouillard. Ne vous inquiétez pas, Baldr veille sur lui. »


Les mots de la servante apaisèrent Eluthiel. Soudain, on toqua à la porte. Un garde se présenta, et annonça l’arrivée des deux souverains. Le cœur de la reine battait à tout rompre. Elle se dirigea vers la salle du Trône du Conseil au sommet de la Tour Céleste. Une fois dans la pièce, elle s’installa dans un fauteuil bleu pâle et attendit. Tout à coup, les trompettes sonnèrent, et les grandes portes de la salle s’ouvrirent. Un garde annonça les titres de chaque monarque. Eluthiel se leva, et ouvrit ses bras en geste d’accueil.

« Bienvenue en terre elfique jeunes souverains. C’est un honneur pour mon peuple et moi-même de vous recevoir. Je vous en prie, installez-vous autour de cette table ronde, symbole de l’ancienne unité du Gwendir… »

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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Conseil à la Tour Céleste [PV Idril, Morzan]   Sam 15 Nov 2008 - 16:51

Idril était nerveuse. Rares étaient les occasions où Morzan avait pu la voir dans un tel état d’agitation qui ne lui ressemblait pas. La jeune reine était de nature calme, posée et on lui attribuait souvent un sang-froid d’origine divine, force mentale que Freyja lui aurait insufflé à la naissance. Pourtant, aujourd’hui, devant la plus belle construction gwendirienne, au pied de la Tour Céleste, demeure des monarques elfiques et ancien siège du Conseil des Sept Compagnons, elle ne pouvait que mal dissimuler son trouble. Son ami en avait fait les frais quelques instants plus tôt, lorsqu’ils traversaient encore Amil-Gadia la Splendide. Au fur et à mesure qu’ils s’approchaient de cette tour d’ivoire, l’esprit d’Idril aimait se torturer en repensant aux conséquences du refus à l’invitation de Bennefoy, aux implications qu’engendrait un telle réunion entre les trois souverains, à la tragédie que provoquerait le refus de la Reine quant à savoir si elle rejoindrait les rangs naissants de la Résistance qui petit à petit prenait forme à l’est du continent. L’amazone avait peur. Une peur viscérale. Le poids de la culpabilité pesait sur ses fragiles épaules, l’appréhension d’entendre une réponse négative planant au dessus d’elle comme une épée de Damoclès … Son teint était blême –encore plus que d’ordinaire – et elle s’était à nouveau enfermée dans un mutisme qui ne laissait présager rien d’encourageant. Si elle laissait paraître son trouble devant la Cour elfique, ce voyage aurait été vain. Qui accepterait de suivre des monarques peu sûrs d’eux ?

Quand ils arrivèrent dans la cour du palais de la Reine Eluthiel, l’attitude d’Idril changea radicalement, comme si un vent violent avait soufflé dans son esprit, chassant les pensées sinistres qui l’empoisonnaient. A la vue des nobles et des conseillers royaux, elle reprit la position altière qui la caractérisait si bien, avec un petit air suffisant. Elle descendit de sa monture et adressa un sourire bienveillant à Morzan. Un elfe aux traits nobles et à la toilette riche vint à leur rencontre, les accueillant avec beaucoup de courtoisie et les informant que tout le royaume les avait attendu avec impatience. La Reine Gil’Rea les recevrait dès qu’ils seraient disposés à la rencontrer. Idril acquiesça et remercia son interlocuteur, avant de lui demander qu’on l’amène dans les appartements réservés pour sa suite et elle-même, afin qu’elle puisse se préparer convenablement. Sur ce, elle fut conduite par un autre conseiller vers l’entrée, tandis que de nombreux valets s’occupaient de décharger leurs bagages et de les emporter au sein du Palais. A ce moment-là, elle perdit de vue Morzan. Arrivée dans sa chambre, ses propres domestiques se chargèrent de l’habiller comme son rang l’exigeait, et ce, dans les plus brefs délais. Il aurait été malvenu de sa part de faire patienter trop longuement leur hôtesse. Elle fut parfumée, habillée, coiffée en moins de temps qu’il en fallait pour le dire. Ainsi vêtue d’une riche robe de velours bleu, finement décorée de fil d’or, rappelant ainsi les couleurs amazones, et munie de sa petite couronne d’or ornée de saphirs, Idril quitta les appartements privés pour rejoindre un nouveau conseiller qui l’attendait au dehors. Il la conduisit dans un petit salon où Morzan attendait et elle esquissa un petit sourire complice à l’attention de l’Ombre. Il semblait un peu plus nerveux que tout à l’heure, contrairement à la jeune reine qui avait retrouvé toute sa contenance. On les amena ensuite devant une grande porte de chêne massif, constituée de deux battants qui s’ouvrirent légèrement après que l’un des conseillers qui les accompagnaient eut tapé de façon distinctive à la porte. Des trompettistes firent jouer leurs instruments, et un héraut s’évertua à les annoncer de la manière qui soit la meilleure possible. Les deux jeunes souverains entrèrent, côte à côte dans la grande salle, non pas sans savoir que le destin de leurs peuples reposait au fond de cette dernière, en la personne d’Eluthiel Gil’Rea .

La pièce était vaste, mais la richesse de l’architecture et de la décoration était telle qu’aucune sensation de vide ne fut ressentie par Idril. Les descendants de Baldr étaient fidèles à la réputation qu’on leur attribuait par delà les frontières. Au fond de la salle, un magnifique trône d’ivoire était occupé par la plus resplendissante des Elfes : la reine elle-même. A leur arrivée, elle se leva et les accueillit d’une voix chaleureuse. Elle était comme dans les souvenirs d’Idril : lumineuse. La jeune femme n’était venue que deux ou trois fois en ces murs, pour accompagner sa défunte mère lors de ses déplacements peu officiels. Elle avait gardé d’Eluthiel l’image d’une femme magnifique à la douceur infinie. Et cette dernière ne faisait pas défaut à la mémoire de l’amazone. Lorsqu’ils furent à distance raisonnable, Idril s’inclina comme le voulait la tradition pour saluer dignement son hôtesse :

- Salutations, Reine parmi les Reines. Nous vous remercions de nous accorder de votre temps. Que Baldr veille sur vos pas et ceux de votre peuple. Nous vous avons apporté quelques présents, signe de notre gratitude.

Des valets ombres et amazones apportèrent des coffres remplis d’étoffes, de bijoux et d’autres biens précieux avant de se retirer discrètement. Eluthiel les invita à la rejoindre autour d’une table ronde qu’Idril connaissait si bien au travers des récits de sa mère : une table de marbre pourvue de sept chaises taillées dans le marbres, la table du Conseil des Sept. Ils s’installèrent et Idril décida d’entrer directement dans le vif du sujet puisque, visiblement, ils se trouvaient dans une pièce destinée à débattre. Mais avant, elle s’enquit des nouvelles du peuple elfique et de sa souveraine.

- C’est un plaisir de se trouver à vos côtés, Majesté. Comment se portent les descendants de Baldr ? Et qu’en est-il de sa Gardienne ? Mon peuple et moi-même, nous vous adressons nos sincères condoléances. Ledinborn était bon et droit. Un si grand roi ne devrait pas tomber ainsi … dit-elle d’une voix teintée d’amertume. L’unité du Gwendir, celle dont vous parliez juste à l’instant, a été bafouée par les agissements d’un seul homme : Ardiosis Bennefoy. Nous ne vous cachons pas que les peuples ombres et amazones tremblent de colère depuis cette tragédie. Les nôtres réclament Justice. Et nous-mêmes, nous ne pouvons tolérer la situation. Le Seigneur Terinfiel vous le confirmera également.

Elle se tourna vers son ami. Elle avait adopté une attitude distante avec lui dès son arrivée au château, mais il ne fallait en aucun cas qu’ils montrent le lien affectif qui les liait, au risque de perdre en crédibilité. L’enjeu était de taille, et ils ne pouvaient se permettre de le compromettre. Pour le moment, ils ignoraient encore vers quel camp pencherait la douce Eluthiel …

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Eluthiel GilRea
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MessageSujet: Re: Conseil à la Tour Céleste [PV Idril, Morzan]   Dim 28 Déc 2008 - 20:36

Les deux jeunes souverains entrèrent dans la salle, suivis par une suite de présents. Cette attention toucha Eluthiel, remarquant que même en temps de guerre le respect du protocole était toujours présent. Chaque don était aussi somptueux les uns que les autres. La reine des Elfes fit un léger hochement de la tête envers ses invités en signe de remerciement. Puis elle tapota trois fois des mains et une horde de serviteur emporta les présents dans une pièce contiguë. Puis, tous les sujets disparurent derrière les grandes portes massives et le conseil put débuter. Eluthiel invita Idril et Morzan à s’installer autour de la table ronde dans les sièges qui étaient attribués à leurs peuples. D’ailleurs, il n’y avait pas si longtemps que ça, les anciens souverains se trouvaient assis là, débattant du sort à attribuer à Ardiosis Bennefoy, le Parjure. Mais leur mission avait échoué et à présent c’était à Idril, Morzan et Eluthiel de reprendre le flambeau.

La reine des Elfes ne put s’empêcher d’observer les deux jeunes gens qui se tenaient face à elle. Malgré leur jeune âge pour gouverner, ils faisaient preuve d’une grande maturité et d’un courage absolu en proposant de résister à Ardiosis Bennefoy. Eluthiel savait au fond elle-même qu’elle n’aurait pu accomplir une pareille démarche à leur âge. Mais à présent, bénéficiant d’une expérience et d’une sûreté acquise grâce à son époux, elle se sentait prête à s’engager dans cette lutte. D’ailleurs, bien que son peuple ne lui montra guère, elle sentait que lui aussi était prêt à se lancer dans une bataille sans merci… Baldr avait insufflé la sagesse, la vaillance et la force au peuple des Elfes. Il était temps à présent qu’il le mette en valeur.
L’hôte observa plus attentivement les deux jeunes souverains. Eluthiel n’avait pas le souvenir d’avoir déjà rencontré le jeune roi auparavant, au contraire d’Idril. Néanmoins, la reine pouvait lire la même lueur d’intelligence et de prestance qui brillait dans les yeux d’Edin, ce qui la rassura fortement. Si Edin avait choisi ce jeune pour le remplacer, alors Eluthiel devait lui faire autant confiance qu’à l’ancien roi.
Puis son attention se tourna vers Idril. La reine des Elfes se souvenait exactement du jour où elle fit sa connaissance. La jeune femme était venue avec sa mère, Ardienta Calafas. Eluthiel avait trouvé la petite fille adorable et avait déjà senti à l’époque qu’elle accomplirait de grandes choses. A la vue de cet enfant devenu à présent une magnifique jeune femme, ce sentiment l’assaillit à nouveau. A travers ce regard émeraude, on pouvait reconnaître la détermination, la force et le courage qui faisaient la renommée du peuple amazone.
Malgré la maturité des deux jeunes souverains, Eluthiel préférait néanmoins rester sur ses gardes, car ils n’avaient pas encore toute la sagesse et l’expérience de leurs prédécesseurs.

La reine des Amazones ouvrit la discussion en prenant soin de s’enquérir des nouvelles du peuple des Elfes tout en présentant ses condoléances à Eluthiel. Puis elle l’informa de la colère qui grondait dans les cœurs des amazones et des ombres. Morzan s’exprima à son tour et ne put qu’affirmer les dires de la jeune Calafas. Ce fut au tour d’Eluthiel de s’exprimer.

Je vous remercie de votre bonté à l’égard de mon peuple mais aussi pour vos condoléances. Je suppose que la perte de chaque souverain a dû être difficile pour chacun …

Le sourire d’Eluthiel s’assombrit. La douleur de la perte de Ledinborn était toujours présente. Mais en bonne souveraine, elle reprit rapidement contenance et reporta son attention sur l’atmosphère qui régnait au royaume des Elfes.

Malgré les tumultes et les rumeurs qui circulent à tout va, les Elfes restent calmes et préfèrent méditer avec leurs propres jugements. Néanmoins, une grande méfiance persiste à l’égard des étrangers en dehors d’Amil-Gadia. Les Elfes viennent des villages alentours afin d’invoquer la protection de Baldr. Sous la pression constante de mes conseillers, j’ai dû stopper tout échange avec l’extérieur. Les nefs restent à terre, les Sleipnirs ne servent plus que pour le commerce entre Amil-Gadia et les villages du Bois Blanc. Et dernièrement, nous avons fermé le portail du Temple de Baldr… Malheureusement, ces précautions ne pourront jamais nous épargner d’une quelconque menace.

Eluthiel baissa le ton. A présent, il lui fallait aborder le cas d’Ardiosis, grandement développé par les deux jeunes souverains.

Je me dois à présent d’aborder le cas du Parjure. Je sens votre impatience à me voir adhérer à votre cause. Je peux ressentir aussi toute votre colère et celle de vos peuples. Mais je veux être sûre de ne pas m’engager dans une bataille qui mènera à notre perte et à celle de nos peuples. Je souhaite que vous répondiez chacun à ma question avec une grande sincérité : la bataille que vous comptez mener contre Ardiosis Bennefoy est-elle au profit d’une paix commune ou est-ce par vengeance personnelle ou bien les deux ?

Le cœur d’Eluthiel battait à tout rompre. En effet, après les réponses de chacun, elle jugerait si oui ou non elle rejoindrait le clan de la résistance…

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MessageSujet: Re: Conseil à la Tour Céleste [PV Idril, Morzan]   Mer 31 Déc 2008 - 13:01

Idril était nerveuse. Rares étaient les occasions où Morzan avait pu la voir dans un tel état d’agitation qui ne lui ressemblait pas. Le jeune homme semblait plus serein que sa compagne amazone, même si intérieurement le doute le rongeait presque autant que la reine. Cette dernière se montra désobligeante, voire odieuse, au cours du trajet qui les menait à la plus belle construction gwendirienne, la Tour Céleste, mais Morzan ne s’en offusqua pas. Il savait pertinemment que son amie ne voulait pas le blesser avec de telles paroles et il ne répliqua rien de peur de la courroucer davantage, se contentant d’hocher la tête silencieusement. Il préféra se consacrer à l’observation du décor environnant, n’ayant eu que peu d’occasions de venir en terres elfiques. Tout semblait différent en ce royaume, les constructions, les habitants … C’était comme si le temps n’avait pas d’emprise sur cette partie du Gwendir. Morzan laissa son esprit divaguer au gré du voyage, oubliant quelques instants les raisons de sa venue au Bois Blanc, se délectant uniquement de la beauté de ce qui se dévoilait à ses prunelles d’ambre. Il était admiratif devant tant de somptuosité …

Le convoi arriva bientôt au pied de la Tour d’ivoire, demeure des maîtres Elfes depuis des siècles et ancien trône de l’Ordre ancien. L’Ombre n’était venu en ces lieux qu’une seule fois, pour accompagner Edin lors d’une réunion avec les autres souverains à laquelle il n’avait pas pu assister. Il redécouvrait avec émerveillement à quel point l’architecture elfique était impressionnante et délectable. Une multitude de serviteurs se précipitèrent pour accueillir convenablement le cortège royal. Morzan jeta un coup d’œil discret dans la direction d’Idril et il fut soulagé de voir qu’elle semblait reprendre contenance. En descendant de sa monture, elle adressa un sourire qui se voulait rassurant au jeune homme qui le lui rendit tendrement. Un elfe aux traits nobles et à la toilette riche vint à leur rencontre, les accueillant avec beaucoup de courtoisie et les informant que tout le royaume les avait attendu avec impatience. La Reine Gil’Rea les recevrait dès qu’ils seraient disposés à la rencontrer. Idril demanda qu’on la conduise à ses appartements pour qu’elle puisse se préparer convenablement et Morzan la perdit de vue à partir de ce moment. Un autre Elfe se dirigea vers le monarque et lui demanda s’il voulait lui aussi qu’on le mène dans ses appartements pour un brin de toilette. Morzan acquiesça courtoisement et emboîta le pas du domestique qui partait déjà en direction du palais, tandis que derrière eux les bagages étaient déchargés par de nombreux serviteurs. Les nobles des cours amazones et ombres furent également pris en charge rapidement. Arrivé dans ses propres appartements, le monarque se hâta de se vêtir plus convenablement, troquant sa tenue de voyage contre une tunique noire décorée de fil d’argent, un pantalon gris foncé et des chaussures noires. Une épaisse cape de fourrure noire parsemée de tâches grises fut mise sur ses épaules, tandis qu’il ajustait le diadème d’or blanc qui lui servait de couronne. Puis, il quitta les lieux pour retrouver un nouveau conseiller qui l’attendait à l’extérieur pour le mener au point de rendez-vous. Il l’informa, en le conduisant dans un petit salon, que la reine amazone n’était pas encore prête mais qu’il pouvait, s’il le désirait, se rendre directement auprès de la souveraine Gil’Rea. Morzan lui indiqua qu’il attendrait la reine Calafas le temps qu’il faudra et le noble s’inclina. Le jeune homme, au bout de quelques minutes, commença à arpenter la pièce nerveusement. Maintenant qu’il était seul et qu’il attendait sa compagne, il sentait la nervosité monter en lui. L’ampleur du voyage en terres elfiques prenait à présent toute son importance. Le sort de son peuple et celui du Gwendir allait se jouer entre les murs de la Tour Céleste dans quelques instants et Morzan n’était plus tout à fait sûr de son choix. Il tripota sa chevalière mécaniquement, signe de son agitation. Puis il baissa les yeux pour la contempler. Il s’agissait du cadeau d’Edin. Non, il ne pouvait plus reculer. Son oncle n’aurait pas toléré que l’on bafoue l’honneur des siens et de son peuple. Et par-dessus tout, l’ancien monarque estimait que le respect de l’Ordre était la chose plus importante qu'il puisse exister pour les dirigeants. Ardiosis avait malmené tous les idéaux de son défunt oncle et pour cela, il se devait de ne pas fléchir.

L’arrivée d’Idril mit un terme à ses pérégrinations mentales et à son petit sourire, il comprit qu’elle avait deviné son état de trouble. Elle était magnifique dans sa tenue royale et il lui proposa son bras pour l’accompagner à travers les dédalles du palais elfique. On les amena ensuite devant une grande porte de chêne massif, constituée de deux battants qui s’ouvrirent légèrement après que l’un des conseillers qui les accompagnaient eut tapé de façon distinctive à la porte. Des trompettistes firent jouer leurs instruments, et un héraut s’évertua à les annoncer de la manière qui soit la meilleure possible. Les deux jeunes souverains entrèrent, côte à côte dans la grande salle, non pas sans savoir que le destin de leurs peuples reposait au fond de cette dernière, en la personne d’Eluthiel Gil’Rea. La suzeraine du peuple de Baldr était installée sur un trône d’ivoire et les regardait avec une bienveillance infinie. Les craintes de Morzan se dissipèrent peu à peu, à la fois rassuré par la compagnie d’Idril et par la douceur que traduisait le regard d’Eluthiel. Les deux monarques s’inclinèrent et la reine amazone prit la parole pour remercier leur hôtesse. Cette dernière fut reconnaissante pour les présents apportés et après qu’elle eut claqué ses mains par trois fois, ils furent emportés par des serviteurs dans une pièce annexe. Elle invita les deux jeunes gens à prendre place autour de la légendaire table de marbre qui servait autrefois aux réunions du Conseil des Sept. Idril n’attendit pas longtemps avant d’entrer dans le vif du sujet, sous le regard compatissant de Morzan. Il confirma humblement ses dires par les paroles suivantes :

« La Reine Calafas est dans le juste. L’Ordre ancien a été brisé et nous ne pouvons accepter de passer outre les agissements du Seigneur Nordique. Nos peuples craignent pour leur sécurité, celle qu’apportait le Conseil des Sept Compagnons depuis plus de trois cent ans. En cela, nous sommes prêts à défier l’autorité de son altesse Bennefoy si c’est pour regagner la liberté qui nous a été injustement arrachée. »

La Reine Eluthiel acquiesça tacitement, avant de donner des nouvelles de son peuple. Visiblement, les descendants de Baldr avaient pris les mesures nécessaires pour s’éloigner des autres peuples, le temps que la situation se clarifie. La souveraine au visage jeune mais à l’âge avancé aborda ensuite le cas du traître Bennefoy avec une prudence importante. Elle ne voulait pas s’engager dans une guerre de vengeance, et c’était compréhensible. Les Elfes étaient réputés pacifiques et jamais ils n’accepteraient de s’engager dans un combat destiné à faire couler le sang pour la satisfaction de le faire. Morzan jeta un coup d’œil dans la direction de son amie, et il vit qu’elle tentait de se contenir. Elle vouait une haine viscérale au Seigneur Nordique et elle était parfois trop prompte à le discréditer par des paroles. Une colère sourde brûlait en elle et ce n’était pas de bon augure. Le jeune homme se tourna vers la Gardienne du peuple elfique et prit la parole avant que sa compagne ne formule une sentence malheureuse. Il savait Idril intelligente, mais évoquer Bennefoy lui faisait perdre parfois ses moyens. En prenant soin de formuler moult précautions verbales, Morzan répondit calmement à leur hôtesse en ces termes :

« Votre prudence est louable, Grande Reine. Nul ne doit s’engager dans un combat qui ne répond pas à ses idéaux et il convient naturellement de formuler de telles interrogations. Nos cœurs sont encore meurtris par la perte de nos bien-aimés souverains et peut être que nos choix sont naturellement guidés par une folie vengeresse. Mais il me semble qu’avant tout, ce combat dans lequel nous sommes prêts à nous engager concerne une volonté de paix et de sécurité. Si nos prédécesseurs ont jugé qu’Ardiosis Bennefoy devait être destitué de ses droits d’empereur, c’est qu’ils estimaient qu’il constituait une menace pour l’harmonie qu’avait instauré l’Ordre des Sept Compagnons à travers les siècles. En cela, je crois que nous nous devons d’accomplir la tâche qu’ils avaient commencée. »

Idril, qui semblait apaisée par les paroles de son compagnon, acquiesça d'un hochement de tête. Morzan espérait que les paroles formulées réussiraient à convaincre la douce Eluthiel de leur bonne foi.
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Eluthiel GilRea
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MessageSujet: Re: Conseil à la Tour Céleste [PV Idril, Morzan]   Ven 9 Jan 2009 - 22:31

Eluthiel écouta attentivement le roi des Ombres. D'un calme et d'une sagesse étonnants, il expliqua à Eluthiel qu'ils ne faisaient que suivre la même volonté que leurs prédecesseurs, celle de vaincre Ardiosis Bennefoy. La reine Idril semblait suivre l'avis du jeune Morzan. Eluthiel fut soulagée par la réaction des deux souverains. Mais elle ne pouvait écarter tout risque de changement de situation. La nature des créatures d'Odin est si délicate, qu'un simple évènement importun pourrait la détruire...

Eluthiel se leva doucement et s'avança tranquillement vers l'immense baie vitrée de la salle. Un soleil hivernal se déversait sur Amil-Gadia. Les jardins étaient recouverts d'une fine couche de neige : la nature semblait dormir d'un sommeil serein, attendant la venue du printemps pour s'éveiller à nouveau et resplendir, au grand bonheur des Elfes. Malgré les paroles de Morzan qui l'avaient rassurée, un poids pesait toujours sur la conscience d'Eluthiel. Elle savait que la foi et la volonté de justice de l'Ombre et de l'Amazone ne feraient pas le poids face aux conseillers et généraux de son armée. En effet, l'armée des Elfes ne se réunissait que très rarement et seulement quand la situation l'exigeait. En tant que reine, Eluthiel devait donc prendre d'autres garantis auprès des deux souverains en plus de leur confiance.

Le conseil promettait d'être long...

Toujours debout près de la fenêtre, elle murmura quelques paroles en langage ancien et une file de serviteurs débarqua dans la pièce. Ils apportèrent des rafraîchissements et des coupelles de fruits, et repartirent aussi rapidement et silencieusement que quand ils étaient venus. Eluthiel fit un signe de tête en direction des deux jeunes monarques, les incitant à se délecter des victuailles qui leur étaient offertes. Puis Eluthiel profita de ce moment de « détente » pour aborder un sujet plus délicat. Elle sentait tous les yeux braqués sur elle. Son ton était tendu, mais elle devait agir pour son royaume avant tout.

J'ai bien conscience que vous avez placé beaucoup d'espoir en mon peuple et mon royaume. Mais en tant qu'unique souveraine, je me dois d'écouter mon peuple et mon entourage avant tout, même si mon coeur me dicte de vous suivre envers et contre tous. Mais la situation est difficile, et je dois cette fois-ci écouter ma raison...

Mes amis, si je vous ai questionnés sur la réalité de vos intentions, c'était surtout dans le but de soulager ma propre conscience. Mais je crains que votre foi en cette lutte contre le Seigneur Ardiosis ne puisse convaincre mon peuple, mes conseillers et mon armée à s'engager dans cette guerre. Le royaume elfique ne forme qu'un unique corps. Et sans l'un de ses membres, il ne peut fonctionner. Votre visite a déjà semé le trouble au sein de mon entourage politique... Je vous laisse imaginer la révolte que je risque de provoquer si je prends la décision seule...
De plus, plusieurs autres raisons pourraient me pousser à refuser. Sauvegarder la beauté et la richesse de mon royaume
(elle montra d'un geste gracieux le paysage qui se déployait derrière l'immense fenêtre) ou encore le fait que mon fils soit je ne sais où sur le continent gwendirien... En effet, mon entrée dans la guerre contre Ardiosis Bennefoy pourrait mettre sa vie en péril !

La reine des Elfes fixa intensément les pupilles des jeunes monarques. Après un court instant de silence, elle reprit son monologue d'un ton plus calme.

Je ressens une certaine déception dans vos regards. Mais rassurez-vous, je n'ai point dit que le peuple elfique ne se joindrait pas à vous. Il me faut juste son approbation pour être pleinement satisfaite de cet engagement.

J’ai donc longuement réfléchi à la manière que j’utiliserai pour les convaincre de vous suivre. C’est ainsi que je me suis souvenue d’une anecdote concernant mon époux, Ledinborn. Lors d’une matinée estivale, mon époux dut se déplacer rapidement dans l’est du royaume afin d’empêcher une révolte d’éclater. En effet, deux villages s’accusaient mutuellement de se voler des volailles et aucun des deux ne souhaitait s’engager dans une paix, ne pensant pas que le coupable pouvait être une bête sauvage. Ledinborn eut alors une fabuleuse idée : s’il souhaitait que les deux chefs fassent la paix, il devait à tout prix prouver l’innocence de chaque village. Il proposa alors aux deux chefs de se cacher durant la nuit près des poulaillers de chaque village, et ainsi surprendre le voleur. Et en effet, le voleur n’était point humain : il s’agissait d’une louve et de ses petits. Suite à cette preuve accablante, les deux chefs ne purent qu’accepter la paix et Ledinborn put restaurer le calme dans la contrée.
Selon moi, si je peux apporter certaines garantis à mon royaume, alors le peuple des Elfes vous suivra. Pour cela, je dois impérativement visiter vos royaumes avec quelques généraux assez influents afin de les rassurer sur le fait que vos royaumes sont prêts à s'engager dans la guerre jusqu’au bout...


Craignant que son déplacement ne froisse les souverains, Eluthiel tenta de les rassurer immédiatement.

Mon déplacement ne remet pas en cause la confiance que je porte à chacun de vous. Et la vie de mon fils en est la preuve : si je me déplace dans chacun de vos royaumes, ceci prouvera que les Elfes veulent se joindre à vous deux, et donc ceci mettra la vie de mon fils en péril, comme je vous l’ai déjà dit…

Sa voix avait pris une teinte d’amertume mais son regard obstiné sembla l’effacer…

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MessageSujet: Re: Conseil à la Tour Céleste [PV Idril, Morzan]   Sam 31 Jan 2009 - 18:20

Une colère sourde brûlait en elle et ce n’était pas de bon augure. La tempe droite de la jeune souveraine amazone tressaillit sous l’impulsion de l’effort qu’elle fit pour contenir les affres de la fureur. Sous la table, ses poings s’étaient crispés, se refermant sur eux-mêmes, blanchissant les articulations de la jeune femme. Un coup d’œil prompt de son compagnon suffit à lui faire comprendre qu’il valait mieux qu’il prenne la parole pour un temps. Lorsque la discussion s’orientait vers le traître nommé Bennefoy, les propos d’Idril se teintaient d’une véhémence et d’une violence particulières qui auraient pu effrayer la souveraine du peuple de Baldr. Morzan entama son discours d’une voix calme, posée et douce qui apaisa l’esprit de la jeune femme. Elle se devait de garder son sang-froid, pour les siens et pour le peuple des Ombres. Leur destin commun se jouait à présent ici, entre les murs épais de l’ancien siège du Conseil. Elle acquiesça plusieurs fois silencieusement, accréditant les propos de son compagnon d’un simple hochement de tête. Lorsque Morzan se tut, jugeant qu’il avait dit ce qu’il avait à dire, la reine Gil’Rea se leva doucement et se dirigea vers une immense fenêtre donnant vue sur la cité. Une vue imprenable. Les yeux des deux jeunes monarques suivirent le déplacement gracieux de la fragile souveraine, retenant leur respiration comme s’ils eurent peur de troubler sa réflexion. Idril se sentit inexplicablement tendue, comme si le silence de la reine précédait une terrible annonce. Se pouvait-il que les dires de Morzan n’aient pas réussi à apaiser ses doutes et ses craintes ? Des mots en langage ancien, dont Idril ne comprit pas le sens, furent prononcés et une multitude de domestiques s’engouffrèrent dans la salle, apportant victuailles et boissons sur la table de marbre, avant de repartir aussi silencieusement qu’ils étaient entrés. Eluthiel les invita d’un signe de tête à se délecter des mets présents. Plus par politesse que par réelle envie, Idril mena jusqu’à ses lèvres quelques grains de raisin noir et une coupe d’hydromel, sans quitter des yeux son hôtesse. Cette dernière prit enfin la parole et ses premiers propos glacèrent d’effroi l’amazone …

Son ton était tendu et ses dires, peu encourageants. Idril crut défaillir en entendant parler leur interlocutrice, mais le regard pénétrant de Morzan braqué vers elle l’empêcha de se laisser submerger par un flot de sentiments négatifs. Leurs yeux se tournèrent à nouveau vers Eluthiel, dont les prunelles les fixèrent intensément à tour de rôle. Son silence renforça le malaise qu’éprouvait l’amazone qui s’efforça de le dissimuler habilement. Néanmoins, la reine des Elfes put aisément lire la déception dans les regards de ses interlocuteurs. Sa réponse semblait sous-entendre que les descendants de Baldr ne s’engageraient pas dans une lutte qui pourrait leur faire perdre plus que ce qu’ils étaient prêts à sacrifier. Leur royaume. Leurs vies. Et celle de leur jeune prince. L’abattement se fit de plus en plus lourd sur les épaules de la jeune reine amazone. Elle n’avait pas imaginé que le peuple du Bois Blanc refuserait de rallier leur cause. Son accablement fut grand. Elle sentait que la bataille était perdue et que la suzeraine Gil’Rea allait leur annoncer qu’elle choisirait la neutralité absolue, comme le faisaient si souvent leurs voisines, les Nymphes. Et pourtant, le discours de cette dernière prit un nouveau tournant. Après avoir narré une fable concernant son défunt époux, Eluthiel expliqua qu’elle souhaitait convaincre les siens de suivre les Amazones et les Ombres dans leur combat. Un sourire s’étira sur les lèvres d’Idril, discrètement. En définitive, tout n’était pas encore perdu.

La Gardienne elfique indiqua qu’elle souhaitait visiter les royaumes respectifs des souverains, pour s’assurer que les préparatifs de guerre n’étaient pas bancals. Elle voulait être certaine que les peuples concernés étaient prêts à s’engager réellement dans cette bataille, et ce, même si la vie de son fils était menacée. Un voile de tristesse s’attarda dans ses yeux et les deux jeunes monarques se turent avec politesse. Après quelques instants qu’elle mit à profit pour formuler correctement ses idées, Idril s’adressa à Eluthiel en ces termes :

« En aucun cas, nous ne souhaitions vous causer des problèmes avec notre venue en vos terres. Vous nous voyez navrés d’apprendre que notre visite a pu effriter l’unité de votre Cour. Nous comprenons aisément que vous devez vous référer à vos proches pour officialiser votre position quant à notre lutte. Il est donc de notre devoir de faciliter votre tâche, en vous accueillant dans nos royaumes respectifs. Vous pourrez ainsi constater par vous-même, et vos conseillers par leurs propres yeux, que les nôtres se préparent activement au combat. D’un point de vue pragmatique, des campagnes de recrutement militaire ont été lancées à travers les plaines de Fazor. Nos frontières sont davantage sécurisées et les entrées sont filtrées pour éviter les débordements. Des investissements massifs dans la construction de machines de guerre ont été financés ces derniers jours. Je ne crois pas me tromper en affirmant que le pouvoir ombre a également débloqué des fonds pour assurer la production massive d’armes et de protections. »

Idril se tourna vers Morzan comme pour l’inviter à confirmer ses propos et à continuer à convaincre leur interlocutrice. D’une voix toujours étonnamment calme, il poursuivit le discours entamé par sa compagne :

« C’est exact. Nous avons également pris des mesures spécifiques de notre côté, pour éviter de fâcheux contretemps. Je n’en dis guère plus, il convient de vous laisser le loisir de vérifier sur place, gente Reine. Laissez-moi néanmoins émettre une réserve quant à votre visite prochaine. Comme vous le savez toutes deux, la traditionnelle fête de l’Erastide se célébrera la semaine prochaine. Je crains fort qu’un déplacement de cette envergure ne soit pas raisonnable en ces temps festifs. Le brassage des populations à l’approche de la fête du printemps est bien plus important qu’à l’ordinaire. Pour votre sécurité, Dame Gil’Rea, je suggère de reporter votre visite. Les troupes humaines sont encore présentes sur nos terres et nul ne peut prédire si les esprits animés seront calmes encore longtemps. »

Il se tut, regardant tour à tour ses deux interlocutrices qui semblaient chacune réfléchir à ce qu’il venait d’énoncer. Idril approuvait les dires de son compagnon, mais elle redoutait que retarder la visite de la souveraine du peuple elfique ne tourne à leur désavantage. S’ils ne réussissaient pas à se mettre d’accord rapidement, Ardiosis profiterait de leur manque d’unité pour les affaiblir d’autant plus. D’un ton sceptique, elle émit quelques réserves avant qu’Eluthiel n’ait pu répondre :

« Votre conseil est certes avisé, Seigneur Terinfiel, mais ne craignez-vous pas que repousser la venue des représentants de Baldr en nos territoires ne nous porte quelques préjudices ? Nous nous devons de clarifier nos positions et accords au plus tôt, pour éviter tout déséquilibre. Comme l’a signalé Dame Eluthiel, une visite de nos royaumes poussera nos opposants à croire à une coalition. Or, ce ne sera réellement le cas que lorsque votre Majesté aura ratifié notre cause. Mais nos contradicteurs n’attendront pas pour nous mettre en déroute, profitant de notre discordance pour nous affaiblir. Qu’en dîtes-vous noble Reine ? »

Idril reporta son attention vers Eluthiel, attendant patiemment sa réaction.

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MessageSujet: Re: Conseil à la Tour Céleste [PV Idril, Morzan]   Sam 14 Fév 2009 - 18:47

La reine des Elfes écouta attentivement le discours d'Idril. Il était empreint de sagesse et d'une grande maturité... Un court instant, Eluthiel eut l'impression d'entendre la mère de l'amazone, la sublime Ardentia. Aussi étrange que cela pût paraître, la mère et la fille s'exprimaient de la même manière : la même fougue, la même détermination s'entendaient dans leurs voix. Et il en était de même pour le regard. La première fois qu'Eluthiel vit les yeux émeraudes d'Idril, elle crut un instant retrouver sa chère et tendre amie Ardentia. En effet, les deux femmes avaient beaucoup sympathisé lors des dernières réunions qui rassemblaient l'Ordre des Sept Compagnons. Peut-être était-ce le fait que toutes deux étaient mères et souveraines à la fois... Mais il fallait avouer aussi qu'Ardentia était une femme facilement attachante, qui ne laissait personne indifférente.

Idril acceptait donc la venue d'Eluthiel sur ses terres. Elle était confiante en son royaume et semblait persuadée que la reine des Elfes ne serait pas déçue par les démarches militaires qu'avait prises le royaume des Amazones. Une fois son discours terminé, la jeune reine se tourna vers Morzan. C’était à son tour de donner son avis sur la venue d’Eluthiel dans son royaume. Son discours ne fut pas aussi optimiste que celui de sa consœur. En effet, il émettait quelques doutes par rapport au déplacement de la souveraine elfique sur les terres des Ombres et des Amazones. Les hésitations du jeune monarque étaient toutefois légitimes…

Eluthiel le savait, le roi Morzan Terinfiel avait raison. Sa vie serait mise en péril une fois franchi la frontière du territoire elfique. La mort et le danger rôdaient partout, la peur régnait dans le cœur de chacun, l’angoisse imprégnait l’air si frais du continent gwendirien. La reine des Elfes qui n’était pourtant pas dupe, n’avait pas réalisé la triste réalité qui l’attendait en-dehors de ses frontières. Bien que son royaume semblait aller bien, à l’extérieur, tout allait bien pis. Toutes les rumeurs et histoires qu’Eluthiel avait pues entendre de la bouche de ses sujets et conseillers prirent forme sous l’air soucieux et préoccupé de Morzan. Elle prit alors conscience de l’extrême importance de sa décision à laquelle s’ajoutaient de nouvelles et graves conséquences.

Le conseil commençait à prendre un tournant intéressant. Les propos d’Eluthiel tendaient à aller se jeter aux oubliettes. Quelle idée avait-elle eue de croire qu’un déplacement mettrait uniquement la vie de son fils en péril ? A trop penser aux autres, Eluthiel en avait oublié jusqu’ à sa propre existence. Et elle ne pouvait se permettre de disparaître à un moment aussi critique. Imaginer son royaume et son peuple seuls et abandonnés lui donnait un frisson désagréable.

Sur le point de céder aux recommandations du jeune Morzan, Idril prit soudainement la parole. Elle était d’un avis contraire à celui de Morzan. Eluthiel l’écouta attentivement. Il était toujours intéressant d’écouter des avis différents. Mais l’intervention d’Idril ne fit qu’accentuer le poids qui pesait sur les épaules d’Eluthiel et le mal-être qui l’habitait. En plus de choisir si elle rejoindrait le clan de la résistance, elle devait à présent trancher sur l’aboutissement d’une de ses propres initiatives à savoir se rendre ou pas chez Morzan et Idril… La reine des Elfes se rendit compte qu’elle s’était piégée elle-même. Proposer une idée si délicate n’était pas chose à faire en ces temps. Elle connaissait bien le caractère de chacun : Idril avait un tempérament fougueux et fonceur, alors que Morzan prenait plus le temps de réfléchir avant d’agir. Eluthiel aurait du deviner que cette proposition opposerait les deux jeunes souverains.

Le discours d’Idril fut tout aussi légitime que celui du roi des Ombres. Les paroles s’équivalaient, tel le blanc et le noir, tel le jour et la nuit… La reine des Elfes était lasse. Le conseil commençait à s’éterniser et aucune réelle décision n’avait été prise. Consciente de l’attente des deux monarques, elle pensa une fraction de seconde tout abandonner et demeurer neutre. Après tout, les Nymphes aussi étaient neutres et jusque là, elle n’avait eu aucun souci… du moins pour le moment… Eluthiel revint s’asseoir à sa place. Est-ce qu’Idril et Morzan avaient vu son hésitation ? Sentaient-ils l’agacement et la lassitude naître en elle ? Elle ne le savait point. Mais eux aussi semblaient être soumis à une profonde réflexion.

Que Baldr puisse me donner la force et la sagesse de prendre la bonne décision…

Elle s’enfonça dans son fauteuil et ferma ses yeux. Son visage semblait si paisible qu’on eut dit qu’elle dormait d’un sommeil profond. Puis au bout de quelques instants, elle sortit de sa méditation et prit la parole.

Quelle est la voie la plus sage à suivre ? Quelle est l’attitude la plus propice au futur qui nous attend ? A vrai dire, je ne sais pas. Personne ne sait, pas même Throndil… Certes, l’Avenir peut être déjà écrit mais il ne tient qu’à nous de le modifier. Chaque geste, chaque parole peut modifier notre Destin. Et je pense, Seigneur Terinfiel, que si je reste à me cacher dans ma tour d’ivoire, je n’aurais jamais l’occasion de modifier le destin de mon royaume. Vous me dites que ma vie est en péril si je quitte mes terres mais vous, vous avez bien risqué la vôtre pour venir ici. Sachez que je n’ai pas peur de mourir Seigneur Terinfiel. Quand je me suis unie à Ledinborn, je savais parfaitement que ma vie serait menacée de mort perpétuellement. J’apprécie votre préoccupation, Sire Morzan, et je la considère comme légitime. Il est vrai que je me suis avancée trop rapidement et précipiter l’affrontement avec Ardiosis Bennefoy ne serait bénéfique pour personne…

En effet Reine Idril, je pense que le Seigneur Morzan n’a pas tout à fait tort. Certes nous devons agir, mais nous ne devons pas juger le comportement de notre ennemi trop en avance… Je connais le Seigneur Ardiosis. Il est très intelligent et extrêmement rusé. Il ne laissera jamais un de ses gardes porter atteinte à l’un de nous. C’est une personne tyrannique et égocentrique, c’est à lui que revient le droit de donner la mort à ses adversaires…


Un léger silence s’installa dans la Salle du Conseil. Chacun semblait penser à l’être cher qu’il avait perdu. Puis, la reine des Elfes reprit son discours.

Vos deux avis me semblent donc aussi légitimes l’un que l’autre. Et je vous propose de n’en faire qu’un. Pour se faire, j’enverrais à ma place deux de mes généraux dans vos contrées. Ils devront me rendre un rapport détaillé sur vos démarches militaires. A la suite de ça, j’officialiserais l’entrée de mon royaume dans la Résistance. Néanmoins, je ne compte pas rester ici à attendre les rapports de mes généraux. J’envisage de rendre visite à ma très chère amie Alphaïde Elwing. N’y voyez là aucune tentative pour la convaincre de nous rejoindre. Je tiens simplement à lui assurer ma protection et celle de du bois de l’Ellendwraï. L’un de vous souhaite-t-il se joindre à moi ?

Un gracieux sourire se dessina sur le doux visage d’Eluthiel. Elle était satisfaite de son discours et espérait qu’il en était de même pour Idril et Morzan.

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MessageSujet: Re: Conseil à la Tour Céleste [PV Idril, Morzan]   Dim 8 Mar 2009 - 15:05

[Quel temps de réponse affreusement long x_X Tu peux conclure ou laisser comme ça, ça ne me dérange pas !]



Idril s’opposa à son avis mais Morzan ne put s’empêcher d’afficher un sourire bienveillant, serein et tranquille. Il avait su, avant même de formuler ses paroles à voix haute, qu’il en aurait été ainsi. Il connaissait son amie d’enfance par cœur et lisait en elle comme dans un livre ouvert. Les mots n’étaient pas nécessaires entre eux. Un regard, un geste, un soupir suffisait à traduire bien des choses. Son propre jugement était lui aussi parfaitement légitime et le monarque des Ombres devait reconnaître qu’elle était dans le vrai. Mais son caractère prudent prenait souvent le dessus et il préféra rester sur ses positions. S’il arrivait quelque chose à la Gardienne des Elfes, ce serait une véritable tragédie qui plongerait le peuple de Baldr dans le chaos et le tumulte. L’espoir fondé sur le peuple sylvain n’aurait alors plus lieu d’être et les habitants de l’Est n’auraient plus qu’à affronter seuls le terrible courroux de l’Empereur. Il ne releva pas les paroles d’Idril et se contenta, comme cette dernière, de porter son attention sur leur interlocutrice pour attendre sa réaction. Les propos de l’Amazone l’avaient ébranlée et son visage s’était alors paré d’un masque de lassitude extrême. Morzan comprenait le tourment de cette Dame, tout comme Idril devait la comprendre également. Elle venait de perdre son âme sœur, la moitié de son âme – car les époux Gil’Rea étaient réputés pour leur côté indissociable – et elle se devait à présent traiter seule des affaires de son peuple. La décision n’aurait pas été évidente en d’autres circonstances, mais elle était d’autant plus difficile que le chagrin enserrait encore les cœurs meurtris des monarques réunis. La plus âgée des Reines – mais non pas la moins belle – s’installa dans son fauteuil et ferma les yeux. Les deux plus jeunes souverains retinrent leur souffle, de peur de troubler se réflexion. Ces quelques instants durèrent une éternité pour Morzan. Son cœur cognait de plus en plus fort dans sa poitrine, conscient que lorsque les yeux de la Reine se rouvriraient, leur destin basculerait en fonction de sa réponse. Eluthiel sortit de sa méditation et reprit la parole d’une voix posée.

Ses paroles semèrent le doute dans l’esprit du jeune homme. Visiblement, elle semblait opter pour le jugement de sa consoeur. Il inclina la tête respectueusement quand elle se tut mais Eluthiel n’avait pas terminé son discours. Elle reprit d’une voix plus assurée encore et ses propos firent comprendre à Morzan pourquoi l’on surnommait le peuple de Baldr « le peuple Sage ». Au lieu de trancher entre les deux propositions, elle décida d’unir les recommandations de chaque souverain. Un sourire serein vint illuminer le visage d’Idril et Morzan en eut presque le cœur bouleversé. C’était la première fois qu’il la voyait sourire ainsi depuis la disparition de sa tendre mère Ardentia. La décision d’Eluthiel était de loin la meilleure. Les deux monarques étaient satisfaits. Elle leur proposa également une visite au Bois Sombre, pour y rencontrer celle qui était, avec eux, la plus jeune souveraine du continent. Morzan se leva et s’inclina avec un respect profond, avant de reprendre la parole :

« Les livres content mille chimères sur les descendants de Baldr et tous s’accordent pour leur attribuer une Sagesse sans égale. Aujourd’hui, je comprends. Votre réponse est admirable, très noble Reine. Nul doute que vous êtes la plus avisée des souveraines. Vos généraux seront accueillis comme les dignes représentants du peuple elfique et ils pourront constater par eux-mêmes l’étendue de notre bienveillance à votre égard. Je ne peux en revanche pas vous accompagner chez la douce Reine Elwing pour diverses raisons qui font que je me dois de regagner mon royaume après notre visite en vos terres. Mais peut être que la Reine Idril le pourra ? »

Il se tourna vers son amie qui se leva également et s’avança de quelques pas. Son visage semblait détendu, comme si la présence rassurante de la Reine des Elfes avait pu apaiser ses craintes et ses doutes. Elle était très belle, souriante et sereine. Elle prit à son tour la parole :

« Le Seigneur Terinfiel a raison ; votre justesse et votre sagesse sont sans égales. Vos généraux seront nos hôtes durant toute la durée du séjour et nous les aideront à accomplir du mieux qu’ils peuvent leur tâche, soyez-en assurée. Je me vois également dans l’obligation de refuser votre proposition. La fête de l’Erastide approchant à grands pas, je me dois de respecter les devoirs qui m’incombent pour cette célébration. Transmettez cependant nos amitiés et nos sincères condoléances à Alphaïde. Nous savons tous ici ce que représente la perte d’un être cher. Mais à présent, l’heure n’est plus à la tristesse et nos cœurs doivent se sentir légers des accords pris aujourd’hui ! »

Le Conseil touchait à sa fin et plusieurs grandes décisions avaient pu être prises ! C’était une victoire pour les deux amis !
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MessageSujet: Re: Conseil à la Tour Céleste [PV Idril, Morzan]   Dim 15 Mar 2009 - 16:38

RP Terminé

[Suite]

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