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 Amitié nouvelle et Intérêt grandissant [Nathaniel *]

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Idril Calafas
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MessageSujet: Amitié nouvelle et Intérêt grandissant [Nathaniel *]   Lun 25 Jan 2010 - 17:02

Quatorzième Semaine,
Premier Jour,
Fin de matinée


L’eau chaude engourdissait les sens et l’esprit de la souveraine qui se délectait des bienfaits du bain mérité après son entraînement matinal, oublieuse de l’étonnante rencontre qu’elle venait de faire. Paupières closes, membres détendus, Idril ne pensait à rien, si ce n’était à la douceur d’un tel confort. Pour rien au monde, elle n’aurait rouvert les yeux, au risque de se retrouver confrontée à des pensées trop préoccupantes, trop inconfortables. Ces derniers jours avaient été éprouvants et les tensions qui régnaient au sein de la Cour des Amazones étaient palpables, même pour ceux qui ne s’y mêlaient que de loin. Les reproches s'étaient faits plus nombreux, plus hostiles et plus venimeux envers la jeune souveraine qui semblait accumuler les mauvais choix. Et même si elle incarnait la toute puissance, même si la noblesse ne pouvait rien contre sa personne, Idril ne pouvait s’empêcher de prendre trop à cœur les critiques à son égard. Elle sentait glisser entre ses doigts le pouvoir et la confiance de ses sujets, sans parvenir à les rattraper à pleine main. Dans son esprit, c’était comme si son règne commençait à s’effriter, avant même d’avoir pu commencer pleinement. Elle devrait s’imposer dans les semaines à venir, prouver la légitimité de ses choix et continuer à s’engouffrer dans la brèche qu'elle avait ouverte avec l'arrestation du Général Graybach. Son Conseil s'était félicité d'une telle décision, y voyant là un retour des priorités amazones dans l'esprit de la souveraine. Les Humains devaient payer l'outrage qu'il avait commis et visiblement, Idril n'avait pas oublié son devoir. Cependant, au regret de la jeune femme, les siens étaient trop prompts à un mauvais jugement. Elle-même avait failli céder à la haine de l’autre, frustration d’un ressentiment violent de ceux qui ont trahi. Mais les rencontres s’étaient succédé et elle avait compris que tous ne pouvaient être tenus pour responsables des agissements de leurs souverains, en particulier les Hommes qui souffraient parfois en silence. Doucement, les paupières de la Reine s’ouvrirent pour laisser entrevoir une destinée qui ne tenait qu’à elle de réaliser, un monde qu’elle n’avait qu’à façonner de ses idéaux et de ses convictions. Pour cela, elle devrait se montrer forte, imperturbable, inébranlable. Elle avait des appuis pour ça, un soutien qui ne demandait qu’à s’exprimer et il était temps pour elle de prendre conscience de l’importance de ce pilier. Elle se leva en prenant appui sur les contours en porcelaine de la baignoire blanche et se posa avec délicatesse sur les tapis qui entouraient cette dernière. Une domestique accourut lui apporter une serviette, tandis qu’une autre commençait à vider l’eau et ranger les accessoires. Il était temps d’aller retrouver le Capitaine qu’elle avait convié à un entretien privé.


La résonance d’un pas précis et déterminé se fit entendre dans les couloirs de l’aile est du palais amazone, seulement accompagné du froissement d’une étoffe lourde et précieuse et du cliquetis d’une armure. La Reine, accompagnée d’un unique garde, se déplaçait avec une aisance particulière, malgré l’imposante robe dont elle s’était vêtue. A la couleur de ses prunelles, la robe était richement travaillée et assortie d’un corset et d’un jupon apparent, couleur crème, et un châle de la même teinte était porté par la pliure de ses avant-bras, pour couvrir ses épaules nues si jamais un frisson venait la parcourir lors de son entretien avec le Capitaine Aneldor. Son invitation était inattendue et incertaine car la Reine ignorait tout des raisons qui avaient poussé cet homme qu’elle connaissait si peu à s’exprimer aussi ouvertement, à formuler des vœux de loyauté exemplaires à son égard. Elle était curieuse, intriguée par le soldat et impatiente de s’entretenir avec lui. Quelque chose en lui la poussait à lui faire confiance. En quelque sorte, elle avait l’impression qu’elle pourrait trouver une épaule réconfortante en la personne de Nathaniel. Lorsqu’ils arrivèrent au lieu du rendez-vous fixé par la suzeraine, le garde s’avança et poussa la porte pour qu’Idril puisse s’introduire dans la pièce. Elle pénétra les lieux et une chaleur apaisante l’entoura alors. Elle avait choisi ce lieu car il était en général peu occupé, les nobles préférant les salons qui offraient une vue sur la cité d’Eralo. Celui-ci ne permettait que de distinguer les jardins du château. Idril s’avança de quelques pas et aperçut rapidement le soldat qui venait à sa rencontre. Elle le salua d’un signe de tête et tout en lui souriant comme lors de leur première rencontre matinale, elle confessa :

« J’espère ne pas vous avoir fait trop attendre. Installons-nous près de la fenêtre, je vous prie. Il me tarde de converser avec vous. »

Elle tendit la main vers lui, pour qu’il l’accompagne jusqu’à l’endroit qu’elle lui avait indiqué, sans se départir de son sourire, attendant une réaction de son interlocuteur.

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Nathaniel
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MessageSujet: Re: Amitié nouvelle et Intérêt grandissant [Nathaniel *]   Mar 13 Avr 2010 - 17:49

[ Navré du long, très long et tardif retard... ]


La reine qui venait à redessiner de ses splendides attraits un sourire d’une magnificence enchanteresse à son interlocuteur - qui lui apportait d’ailleurs toute l’attention du monde -, s’apprêta à quitter les lieux lors de leur première conversation dans la tour Ouest du palais : le jeune Capitaine salua sa majesté comme il se devait humblement. Une certaine assurance émana de ses gestes, tout en préservant le plus méticuleusement possible l’indifférence et le ressentiment d’une forte sympathie - en toute normalité - que pouvait éprouver le plus dévoué des sujets à l’égard de son souverain. Il inclina son dévouement et sa très grande loyauté avec une grâce resplendissante qu’il ne pouvait annoncer qu’envers sa Reine ; sa main droite posée sur le cœur et celle de gauche longeant la largeur de son dos, le poing serré contre celui-ci. Le brave homme attendait patiemment son retour, réceptif à tout appel, tout bruit qui résonnerait dans les couloirs de l’aile Est. Après une brève attente immobile, ses membres s’agitèrent légèrement mais hâtifs d’impatience et exposaient ouvertement leur envie de mouvoir quelque peu leur muscle. La position du jeune capitaine se voulait à la fois aisée et sérieuse : il se tenait fermement sur ses jambes mais relâchait le haut du corps ; la paume de sa main gauche s’appuyait, avec une affable et plaisante désinvolture, sur le dessus de la manche de son arme dont celle-ci détenait fièrement une délicate pierre précieuse, semblablement les couleurs d’un rarissime et exaltant saphir, anciennement déniché et fusionné à l’épée par les efforts fructueusement amassés de sa mère la forgeronne.

Il se délectait de percevoir à l’ouïe fine la résonance de pas récurrents qui se rapprochaient peu à peu vers le jeune capitaine, celui-ci dès à présent prompt de revoir sa Reine, Idril, et de s’entretenir enfin en sa sublime et des plus douces compagnie. Elle était si jeune et si belle, mais si haut placé. Ce qui empêchait formellement le jeune Nathaniel d’espérer une intimité au-delà de l’amicale ; bien que ce ne soit ni le moment, ni l’endroit d’accorder de l’intérêt à ce détail insignifiant, le capitaine qui ne souhaitait pourtant penser qu’à parfaire sa servitude et loyauté envers Idril, - à ses yeux - ne la voyait plus comme la souveraine de son peuple, de sa race, mais comme une jeune femme épanouie qui ne faisait que susciter en lui une profonde attirance, qui plus tard, a pu révéler en lui la naissance de concrets & forts sentiments. Il ne semblait pas la désirer, ni l’acquérir pour lui seul, seulement lui distinguer une aimable servitude de son altruiste personne et lui jurer fidélité et protection jusqu’à la fin de ses jours. Ainsi souhaitait-il les choses. […]


La Reine Idril fut somptueusement belle ; elle venait de franchir la porte qui reliait sa chambre aux couloirs de l’aile Est. Cette apparition stupéfia le capitaine qui n’était plus capable de détourner son regard : elle l’avait totalement séduit. Son cœur était déjà préalablement conquis. La tenue d’un soldat en fonction lui donnait une allure charismatique, mais la robe dont elle s’était vêtue s’accordait à tous les critères d’une divine beauté. Elle lui tendit alors la main, pour qu’il puisse ainsi la rejoindre et l’accompagner jusqu’à l’endroit qu’elle désirait aller, mais il laissa un bref instant avant de répondre à cette attente, sa stupéfaction expirée. Il s’approcha de la Reine qui ne faisait que lui adresser bonté et plénitude par ce sourire couvert de réjouissance qu’elle ne cessait d’exposer –pour le plus grand plaisir du jeune Nathaniel-, puis saisit adroitement avec grande délicatesse sa main si fine, si raffinée qui n’attendait plus que son escorte. Il l’a conduisit alors près de la fenêtre de cette pièce où sérénité se répandait dans les lieux allègrement ; une merveilleuse vue sur les jardins s’offraient à eux.

« Ma reine, jamais ma patience ne serait agacé de vous attendre, croyez moi. »
Il affirma ces paroles à l’aide d’un sourire d’autant plus chaleureux qu’évocateur. Mais l’expression de ce visage satisfait et apaisé se changea rapidement pour ne présenter alors, plus que l’expression d’un visage affichant une profonde anxiété. Il expliqua alors pourquoi, soudainement, il souhaitait s'entretenir avec elle.

« Un léger apaisement s’est conçu sur votre situation par la clémence du Conseil vis-à-vis de vos agissements. Il n’est pas néanmoins négligeable de penser à l’implication hypothétique des amazones sur le crime commis contre les nymphes. Et votre état m’inquiète de jour en jour… Vous paraissez si chatoyante, mais votre quiétude ne fait que voiler vos réels sentiments. Cela me préoccupe incessamment, je ne sais comment vous débarrasser de tout ce malheur qui côtoie dès à présent nos terres, un peu plus chaque jour. Malgré votre force de caractère, votre maturité, votre courage et votre bienveillance, vous êtes bien jeune pour supporter ce fardeau et toutes ces responsabilités qui s’en suivent. Votre Grâce, je ne souhaite que vous apporter mon aide, éternellement. »


Dernière édition par Nathaniel Aneldor le Sam 15 Mai 2010 - 20:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Amitié nouvelle et Intérêt grandissant [Nathaniel *]   Jeu 15 Avr 2010 - 16:08


[ Il n'y a pas de mal ]



La Reine inclina légèrement la tête pour recevoir le compliment que le Capitaine s’était évertué à formuler pour l’assurer de sa patience, tandis qu’un nouveau sourire venait éclaircir ses traits. Toutefois, tandis que sa main était saisie par celle du jeune homme, elle ne put que s’interroger sur le réel sens qu’il avait voulu donner à ses propos, comme si cette révélation n’était pas exempte de tout sous-entendu. Elle n’eut cependant pas le loisir de se questionner intérieurement, le soldat l’amenant à l’endroit désiré pour commencer l’entretien sans plus attendre. Son visage délicatement dessiné s’était soudain emprunt d’une gravité notable, ce qui poussa la souveraine à l’écouter avec une attention infinie. Et tandis qu’il expliquait les raisons qui l’avaient poussé à demander une audience, la jeune femme ne put s’empêcher de remarquer la beauté de ses traits. Les épreuves de la vie n’avaient pas accordé à cet homme un visage droit et austère, mais plutôt une figure fine et agréable au regard, dont le regard ambré faisait tout le charme. Sa silhouette, impressionnante, associée à son amabilité apparente, lui conférait une allure protectrice et rassurante qui plaisait à la reine. Elle qui n’était pas très grande pour une enfant de Freyja, se sentait ridiculement vulnérable en comparaison du colosse qui lui livrait avec une sincérité déroutante ses pensées et ses inquiétudes à son sujet. Une telle ferveur et une telle dévotion à l’égard de sa personne laissa d’abord la jeune femme sans voix. Il n’était pas rare qu’on se préoccupe d’elle, car elle suscitait bien des attentions en réalité. Toutefois, personne encore n’avait manifesté d’intérêt pour ses sentiments personnels. Elle était bien jeune, le Capitaine avait raison. Depuis la disparition de sa mère, qui s’était réellement intéressé à ce qu’elle pouvait ressentir ? Qui avait montré de la sollicitude à son égard, à part ses plus proches amis ? Qui n’avait pas oublié que quelques semaines encore auparavant, elle n’était qu’une jeune fille guidée par sa mère ? Tous la considéraient à présent comme la souveraine, sans tenir compte de son inexpérience et de sa jeunesse, lui tenant affreusement rigueur de tout ce qu’elle pouvait faire ou dire. Un frisson lui parcourut l’échine et elle ramena ses bras croisés contre elle, comme pour se réchauffer. Sa mine réjouie avait disparu, malgré un sourire plein de gratitude adressé au capitaine qui attendait désormais une réponse de sa part.

« Votre dévouement me comble, Capitaine. Soyez assuré de mon obligeance à votre égard.

Elle se détourna de lui et fit un pas vers la fenêtre. Elle regarda par la fenêtre et contempla silencieuse le paysage. Elle paraissait vulnérable et prête à s’effondrer. Pourtant, elle restait fièrement droite, le menton relevé, pleine de dignité et d’orgueil. Les secondes s’écoulèrent doucement, tandis qu’elle ressassait les pensées et idées qui lui venaient après le discours du soldat. La virulence de son Conseil s’était certes apaisé, mais pour combien de temps ? Et il y avait tant de problèmes à régler, et tant d’autres qui arrivaient sans qu’elle ait pu résoudre entièrement les précédents. Elle se sentait submergée et bien seule. Sans se retourner, elle reprit la parole d’une voix moins assurée.

- Je suis perdue, Capitaine. Mère me manque terriblement et ses conseils judicieux me font défaut. Je tâche de poursuivre ce qu’elle a entreprit sa vie durant, pourtant il semble que j’accumule les erreurs et les mauvais choix. Le Conseil déplore chacune de mes décisions et je doute chaque jour de la légitimité de mon règne. Je n’ai pourtant jamais que souhaiter la prospérité de mon royaume et le bonheur de mon peuple. Croyez-vous que je sois à la hauteur, Nathaniel ? »

Sans réellement en avoir pris conscience, la jeune souveraine avait laissé parler son cœur, pour livrer ses pensées intimes au soldat, s’autorisant même une marque de familiarité en l’appelant par son prénom. Dès qu’il lui avait adressé ses premières paroles, elle avait eu confiance en lui sans pouvoir en expliquer les raisons. Elle avait besoin de se confier à quelqu’un et elle pressentait que cet homme était bon et qu’il ne la trahirait pas.

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MessageSujet: Re: Amitié nouvelle et Intérêt grandissant [Nathaniel *]   Sam 15 Mai 2010 - 22:44

[ Réponse d'autant plus tardive que courte... désolé. ]



Un immense désespoir submergea le tendre regard de la reine tant attristée des erreurs fatidiques qu’elle pensait commettre. Pourtant, elle était bien l’une des rares personnes qui se soumettait à la corruption, au malheur et à la perdition ou tout autre sentiment qui ferait d’elle une mauvaise reine. Sans le savoir, elle voilait la magnificence de sa bonté et générosité par un manque de confiance en elle ; Idril avait simplement besoin d’avoir quelqu’un en qui donner entière confiance, quelqu’un sur qui elle pourrait se reposer nuit et jour… Elle avait besoin d’un immuable, profond et quotidien soutien, son règne n’étant pas assez affermi de conseils ou d’une main forte et épaule solide pour s’y reposer quelque peu. Le capitaine ne voyait guère son visage, ni la pensée de son regard, mais devinait à ses mots sa détresse et son angoisse qui la tétanisait un peu plus chaque matin, chaque réveil. Elle souffrait silencieusement de l’absence de sa mère, et ne fut pas la seule. Nathaniel s’était juré de tuer de ses mains l’abominable monstre qui avait assassiné leur reine. Depuis la disparition de celle-ci, le cœur de cet homme ne criait plus qu’haine et vengeance auprès du criminel qui avait commis l’irréparable – l’impardonnable. L’esprit de Nathaniel relatait ce douloureux souvenir, il compatissait davantage aux ressentiments d’Idril, elle qui devait tant souffrir sans l’amour maternelle à ses côtés pour la soutenir, la conseiller dans ses choix, mais surtout pour la protéger… Le capitaine touché de compassion, s’autorisa d’avouer une marque d’affection plutôt familière envers sa majesté : il s’avança vers elle et déposa avec une triste douceur sa main sur son épaule, essayant de dissiper tant bien que mal les sombres brumes qui l’entouraient incessamment.

« Majesté, vous êtes loin de manquer à vos devoirs de souveraine. Votre cœur est pur et d’une générosité sans pareil. Vous remplissez votre règne sur de bonnes intentions qui peuvent malheureusement être incomprises pour certains, mais ça ne fait en rien de vous une reine indignée de son trône.. Votre mère serait aujourd’hui fière de vos accomplissements et de l’incroyable jeune femme que vous êtes devenue depuis sa disparition. Je le pense avec certitude. Vous êtes à la hauteur ; je ne le crois pas, j’en suis sûr. »
Bien que les paroles de cet homme sincère se souhaitaient réconfortantes, elles faisaient néanmoins intégralement partie de l’opinion qu’il disposait d’elle.
Il contemplait la silhouette raffinée de la jeune femme qu’il ne réussissait guère à distinguer pleinement et pouvait sentir de sa position l’odeur délicate du parfum de sa chevelure lisse et dorée. Sa main sur son épaule pouvait témoigner d’une douceur délectable sur sa peau jeune et fraîche ; il n’osait s’en défaire, mais l’hésitation et la crainte d’être dévoilé par ses sentiments le fit revenir à la réalité. Il ôta alors sa main qui se replaça aussitôt à l’endroit où elle avait l’habitude d’être ; c’est-à-dire suspendue le long de sa hanche.
Nathaniel ne quittait plus son regard de la reine et ne pouvait s’empêcher d’avoir l’envie incessante de la prendre dans ses bras, ainsi la réconforter. Idril réclamait du réconfort et le capitaine ne fut apte de lui en donner que par des paroles, de simples et futiles mots, malgré lui.
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Amitié nouvelle et Intérêt grandissant [Nathaniel *]   Jeu 10 Juin 2010 - 15:56


[Cette fois-ci, c'est à moi de m'excuser pour le délai. Pardonne-moi pour cette attente]


Sans pouvoir l’expliquer, la présence de Nathaniel était rassurante. Il est parfois aisé de se confier à un étranger, qui de par son détachement, devient un confident inespéré. C’est ainsi que le ressentait la jeune souveraine et la douceur apparente de son interlocuteur ne faisait que l’inciter à se livrer davantage. Alors qu’elle restait stoïque devant la fenêtre, droite, majestueuse mais pourtant si seule, elle sentit le jeune homme se rapprocher d’elle, franchir d’une enjambée le gouffre invisible mais monstrueux qui le séparait d’elle. Puis comme pour matérialiser sa présence et son soutien, sa main puissante se posa avec une délicatesse insoupçonnée sur l’épaule fragile de la jeune femme. Le Protocole était strict, la Reine ne devait pas être touchée. Pourtant, l’intimité de ce geste n’était pas insignifiante et c’est avec beaucoup de reconnaissance qu’elle accepta la familiarité de son interlocuteur. Celle-ci n’était ni vulgaire, ni dérangeante. Elle était au contraire respectueuse, dévouée et sincère. Idril s’en étonna la première, bien qu’elle fut celle qui ouvrit un passage, qui tendit une main à son interlocuteur pour qu’il la rejoigne, en s’autorisant une apostrophe par son prénom. Cette main était chaude. Le contact plut à la souveraine, plus encore quand le jeune homme lui répondit avec prévenance et dévotion. Idril se demanda ce qui pouvait pousser un homme à un tel degré de loyauté. Avait-il réellement de la considération pour sa personne ou cherchait-il à attirer ses faveurs ? La jeune femme ne parvenait pas à douter de la sincérité de Nathaniel, elle qui d’ordinaire, était si méfiante. Puis le contact se brisa, la main du Capitaine glissa de cette fragile épaule pour rejoindre le long de son corps. Le gouffre n’avait pas totalement disparu et le titre de la reine restait une entrave à l’authenticité de l’expression des sentiments du jeune homme. Idril regretta instantanément ce réconfort intime et se retourna pour faire face à son interlocuteur. Son regard d’émeraude scruta les yeux dorés qui la contemplaient, comme pour y déceler un secret inavouable. Sa voix, encore vacillante, s’éleva doucement, chuchotante et caressante :

« Saurais-je un jour percer ce que cachent ces prunelles d’ambre ?

Son regard inflexible et puissant était inlassablement posé sur le visage angélique du jeune homme, inspectant chaque réaction, chaque détail de sa figure. Elle ne laissa guère le temps à son interlocuteur de répondre, reprenant à voix basse la parole.

- Votre loyauté à mon égard semble infaillible et infinie, Nathaniel. Je vous en suis reconnaissante. Et plus que tout, j’apprécie votre sollicitude. Mais comment pouvez-vous être si confiant ? Vous semblez ne pas douter de mes choix, ni ne remettez en cause mes décisions. Alors que moi-même, je suis persuadée de ne pas être assez instruite pour mener notre royaume à la prospérité.

Elle baissa pour la première fois les yeux. Dans un geste lent, elle saisit les doigts du soldat et ramena ses mains à la hauteur de son ventre, tout en plongeant une nouvelle fois son regard dans le sien.

- Jusqu’à quel point me défendriez-vous de mes détracteurs ? »


Ses mots étaient toujours chuchotés et son air, mélancolique et sérieux. Elle se sentait esseulée et voulait entendre le jeune homme promettre qu'il la protégerait. C'était sans doute naïf, stupide et dérisoire mais elle avait le profond désir d'être soutenue, épaulée et réconfortée. Elle avait besoin de chaleur et de proximité, ce dont la privait son statut depuis la disparition de sa mère... Elle avait besoin d'entendre qu'on se préoccupait de son état et de ses sentiments.

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MessageSujet: Re: Amitié nouvelle et Intérêt grandissant [Nathaniel *]   Sam 17 Juil 2010 - 3:04

[Je n'ai pas à t'en vouloir pour ton retard, je suis moi-même très fort en terme d'absentéisme, alors tu sais... ]


Un bref instant suffit, la reine se retrouvait face à son dévoué sujet. A ce geste, Nathaniel sentit son corps frémir d’une débordante sensation étrange et délicieuse. Ses yeux ne quittaient plus les siens ; comment ne pas succomber face à un tel regard ; ce regard d’émeraude pour qui le mystère et le chagrin furent maîtres : le visage somptueux de la jeune femme manifestant ce regard triste et lointain fit d’emblé, à Nathaniel, l’irrésistible envie de la consoler. Cela était néanmoins impossible, leur position hiérarchique avait construit une barrière qui empêchait tout contact physique entre les deux individus. Prendre sur soi, fut la chose la plus insupportable que Nathaniel vint à accomplir durant son existence ; il aurait préféré se retrouver face à un champs de bataille et partager avec d’innombrables ennemis les coups assaillants d’épées et de haches, les flèches enflammés et les javelots intrépides tombés du ciel d’une féroce et ahurissante vitesse… Il préférait cette situation et se retrouver le cœur et l’esprit vidé de tout autre sentiment que la haine et la rancœur, au lieu de ce ressentiment plus fort ; imprévisible, pénétrant silencieusement dans nos entrailles et se propageant à l’intérieur de soi, aussi dévastateur qu’un champ de bataille lorsqu’on n’assouvit pas ses moindres désirs, déchiquetant en mille morceaux nos tripes et notre cœur qui seront alors éparpillés dans un corps qui ne serait plus qu’un tas de peau et d’organes amorphes, avec l’âme du vivant mais sans l’esprit qui le fait vivre.
Bien qu’il lui était formellement interdit de commettre la moindre familiarité envers la reine – un agissement sévèrement puni par les lois des amazones – il ne se privait pas pour autant quelques pensées fictives : il s’imaginait se désarmer de toute sa frustration et prendre ensuite la jeune femme dans ses bras sans plus tarder, en lui chuchotant que jamais il ne perpétrait de déloyauté envers sa majesté qu’il aimait tant, lui jurant alors servitude et amour jusqu’à la fin de sa vie. Après ces mots prononcés avec sincérité étonnamment profonde, il lui déballerait ses sentiments véritables, sans craindre de personne, ni de quoique ce soit. Ce ne fut pourtant qu’un plaisir éphémère, car il ne pourrait jamais annoncer l’amour qu’il lui porte. Songeant incessamment à cela, il prétendait qu’Idril ressemblait à une rose couleur pourpre. Pourpre, rappelant la passion et l’étonnante conviction de la personne qu’elle était. Elle ressemblait inexorablement à une rose, pour sa fraîcheur, celle-ci évoquant le teint clair et pur de la jeune femme ; une rose en effet, pour son incroyable et ensorcelante beauté qui, inévitablement, enviait de nombreux regards ; une rose, pour la légèreté de l’odeur sucré de son parfum qui ne laissait de marbre, pour sa délicatesse ; ses épines quant à elles, retraçaient son audace, sa force et son courage uniques. Nathaniel aimait depuis toujours cette ravissante fleur.

Les premières paroles d’Idril vinrent à cribler de coups le cœur du capitaine, celui-ci extrêmement craintif que son secret ait été percé au grand jour, il sombrait dans l’inquiétude : son visage pâlit, ses mains moites ne s’arrêtaient plus de trembler. Pourtant, il ressentait à la fois la douceur de ces mots qu’elle prononçait, cela lui apportait horriblement beaucoup de bien. Sa reconnaissance qu’elle eut prononcée par la suite, apaisait efficacement son anxiété en la terrant dans une tranquillité somptueuse, au plus profond de son âme.
A sa grande surprise, elle lui prit soudainement la main. Nathaniel se sentit plus que jamais disposé à faire n’importe quoi pour elle, il était capable de lui donner sa propre vie - des années et des années d’existence futile - pour sauver la sienne et ainsi sauvegarder l’équilibre du peuple amazone qui s’est vu né par la famille Calafas depuis l’aube des temps, de génération en génération. Sans plus attendre, il s’agenouilla devant sa reine ; sa main liée à la sienne ne la quittait plus et la serrait davantage.

« Au péril de ma vie, je vous protégerai. Je me battrai pour vous, braverai tout danger s’il le fallait. Ma vie vous appartient, je vous servirai comme j’ai servi votre mère. Et je vous aimerai bien plus encore. »
Ses mots furent intenses, son ton, ferme. Son honnêteté, sans égale. Le capitaine fut d’ailleurs trop honnête et ne s’en était pas rendu compte…
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Idril Calafas
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MessageSujet: Re: Amitié nouvelle et Intérêt grandissant [Nathaniel *]   Mer 4 Aoû 2010 - 17:16

Le capitaine s’agenouilla devant sa Reine, lui promettant de l’aimer et de la protéger jusqu’à ce qu’il rende son dernier souffle ; son serment prenant les teintes d’une confession inavouable qui firent rougir d’émoi la jeune femme. Les propos du soldat semblaient cacher un sens autre que celui des vœux de loyauté pour lesquels ils avaient été prononcés, troublant les prunelles d’émeraude qui n’avaient pas cessé de l’observer jusqu’alors. La souveraine détourna son regard, confuse et prise d’un sentiment nouveau et inconnu devant cet amour courtois que semblait lui porter le jeune homme, sans pouvoir se résoudre à briser le contact qui l’unissait à lui. Sa main fragile ne chercha pas à se dérober à l’étreinte des doigts puissants qui l’enserraient avec une délicatesse insoupçonnée. Étonnamment, la jeune femme ne savait que répondre à la dévotion affichée par celui qui aurait pu être pris pour un courtisan en cet instant. Sa répartie était pourtant de renommée et beaucoup s’étaient laissé surprendre par la vivacité de ses paroles. Malgré cela, les mots restaient entravés dans sa gorge, l’émotion l’étreignant plus que de raison. Pourquoi son esprit s’était-il laissé troubler par la déclaration du capitaine Nathaniel ? Il n’avait fait que répondre à sa requête, exprimant sa loyauté à son égard avec ardeur et passion, quoi de plus ? Idril n’aurait su expliquer les raisons de son émotion, ni même pourquoi elle continuait de rougir, ses prunelles fuyant toujours celles du jeune homme agenouillé.

Il n’était pas rare que les hommes la complimentent et la courtisent, mais jamais en pareille circonstance. Elle n’avait pas l’expérience de l’émoi amoureux et n’y avait même jamais songé jusqu’à présent, peu intéressée par ces jeux là qu’elle laissait volontiers à d’autres. Elle ne s’était jamais regardée comme une femme à aimer, simplement comme un parti, un titre à courtiser. Elle n’attendait rien du sexe opposé, si ce n’est des relations d’amitié plus ou moins sincères, plus ou moins intimes comme c’était le cas avec son confident ombre. La déclaration du capitaine venait pourtant ébranler sa raison, en donnant naissance à des sentiments inexplorés, fruits d’une imagination fertile. Car il ne pouvait en être autrement. Les émois provoqués n’étaient que la conséquence d’une mésentente qui s’était formée dans l’esprit de la reine, désir de son inconscient, sans le moindre doute. Le soldat ne s’était pas déclaré à elle, comme elle avait cru le percevoir et il fallait mettre un terme à ces chimères de jeune fille en fleur, qui ne lui ressemblaient pas. Elle releva les yeux pour plonger son regard envoutant dans celui du capitaine, tandis qu’un sourire que la gêne rendait timide, venait se dessiner sur ses lèvres. Son trouble persistait, malgré sa volonté de se ressaisir et il lui fallut encore quelques instants avant de pouvoir incliner la tête et répondre dans un soupir caressant.

« Votre loyauté sera mon bouclier et votre amour, mon épée. »

Sans détourner le regard, elle exerça une légère pression sur la main qui tenait la sienne, pour inviter le jeune homme à se relever et se remettre à sa hauteur. Elle resta quelques secondes à le fixer sans ciller, captivée par ses prunelles d’ambre. Le soldat était bien plus grand que sa souveraine, aussi dût-elle se hisser sur la pointe des pieds lorsqu’elle voulut lui murmurer quelques mots à l’oreille, après s’être assurée que personne ne les observait. Sa main n’avait pas encore consenti à abandonner celle du jeune homme quand elle chuchota à son attention :

« Vous êtes une énigme à mes yeux, mon cher Nathaniel. Me laisserez-vous une chance de percer votre secret ? De toute évidence, je n’ai pas d’autre souhait que celui de vous connaître davantage. »

La jeune femme se recula doucement, pour reprendre sa place et faire face au soldat. Ses yeux brillaient d’un éclat malicieux et son sourire s’était reformé, tendre et avenant. Progressivement, elle retira sa main et vint replacer son bras le long de son corps. Elle n’avait nullement menti quant à son désir de revoir le jeune homme. Et elle espérait pouvoir passer du temps avec lui. Sa compagnie était apaisante, comme si sa seule présence allégeait le fardeau qui était le sien. Des pas se firent entendre, de plus en plus proches, obligeant la jeune femme à tourner la tête pour trouver l’origine du bruit. L’entretien touchait à sa fin, les obligations d’une souveraine étaient parfois bien peu accommodantes…

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Amitié nouvelle et Intérêt grandissant [Nathaniel *]

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